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Sous la brise d'automne -Tsubaki/Hayate


Dim 30 Sep 2018 - 22:09
Il faisait aussi noir que la nuit. Comme à mon habitude, j’étais dehors. Je cherchais quelqu’un et je savais parfaitement où le trouver.
Perchée sur un arbre j’attendais ma proie qui ne tarderait plus.

J’avais ferré le petit oiseau quelques jours plus tôt. Il était tard le soir, 23 heures dans ces eaux là. Mais il était encore là, agenouillé au sol. Cela faisait près d’une semaine qu’il était là, ne bougeant pas. Il s’agissait d’un genin du village que j’avais déjà croisé plusieurs fois, un petit garçon brun qui passait à présent son temps devant la tombe de Nagamasa Yoshitsune.
Le kage d’Iwa était décédé quelques jours plus tôt au cours d’une bataille à Tetsu, le pays voisin. Son corps avait été rapatrié en hâte et enseveli avec les honneurs dû à son rang.
Depuis l’enterrement l’héritier Hyûga restait là, sans bouger.

Il passait ses jours devant cette pierre, à parcourir du bout des doigts l’épitaphe en long et en large. Comme un aveugle il serait capable de reconnaître chaque crevasse de chaque kanji de cette tombe.

Soyons honnête, je ne comprenais pas son dévouement. Pour moi ce village était semblable à mille autres villages, ses enfants à des milliers d’autres enfants, son maître à des milliers d’autres chefs. La mort de l’Ombre ne m’avait pas affecté, je ne l’avais jamais vu de ma vie et quand bien même tous les habitants de cette ville minable n’étaient pour moi que des insectes sans valeur.

Cependant…

Imaginez seulement… Que vous soyez seule depuis toujours et malgré vos tourments vous gardiez le cœur bon ; comment pourriez-vous supporter de voir un enfant pleurer..

Alors un jour j’ai décidé de faire quelque chose. Prenant une grosse poignée d’argile blanche et m’inspirant d’œuvre que j’avais déjà vues, je sculptais dans a terre un petit oiseau. Pourquoi je faisais ça ? J’avais vu une fille le faire avant moi, une très belle jeune fille aux longs cheveux blancs. Ca lui avait apparemment plu par le passé alors je l’ai copié. J’étais venue tôt le matin ou tard la nuit, quand le garçon n'était plus là pour sentir ma présence. J’avais déposé l’oiseau sur la pierre tombale non sans avoir gravé mon message sous ses ailes.

S’il l’avait lu, il viendrait.

Mais pour quoi faire ? Je veux aller à Ame. Ma mère est native de ce pays et elle y a laissé beaucoup de secrets dont celui de son pouvoir.. D’après ce qu’elle a bien voulu me dire, il y aurait d’autres personnes comme elle là-bas, des gens de ma famille que je ne connais pas. Ce village ne m’importe pas et le quitter ne me fait ni chaud ni froid.
Mais m’évader d’un village rempli de ninjas entrainés et constamment surveillé… C’est hors de ma portée. Mais peut-être pas pour un maître de la sensorialité.
Voilà pourquoi je fais cela.

Il ne restait plus qu’a attendre.
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Mar 2 Oct 2018 - 23:36
J'avais transporté Yoshitsune tout le trajet du retour.Après l'avoir couverts dans quelques vêtements j’en avais fait mon fardeau, ma croix. Je n'avais pas pu être la pour lui. Il avais déserté croyant bien faire, croyant gagner. Et c'est arrivé . Il est mort.

Je l'avais abandonné quand il en avais le plus besoin...Il n'a pas sur compter sur moi ce jour la, j’étais surement trop faible, trop chétif pour gagner le droit de savoir.Et un des hommes qui faisais de ma vie quelque chose de plus beau, c'etait éteint. Il était le père de mon héros en plus d’être mon héros. Je n'avais pas pu regarder Takumi dans les yeux une fois rentrés.J'avais juste plié bagage avant de commencer a aider aux préparatif de l'enterrement du kage.Et je passais chaque moment que j'avais sur sa tombe et sur sur celle de sakuya.

Encore le kage avais déserté mais elle elle était sous ma responsabilité, je n’étais le chef de cette équipe mais je l'avais encouragée a venir et cela me rongerais l'existence. Elle était morte uniquement par ma faute.Je déposais alors quelques fleurs sur sa tombe, une bien modeste faveur comparé a la vie qu'on lui avais odieusement volée. Ce shogun.
Il allais payer, je le tuerais de mes mains. Et de la pire façon qui soit .Mais bordel qu'est ce que tu raconte Hayate !?
Tu penses vraiment que le fait de tuer cet homme pathétique va t'apporter la rédemption?


Quand la nuit tombait je rentrais juste chez moi . Je savais que quelqu'un était là il m'observais souvent mais je n'avais juste pas la force de chercher qui ou pourquoi. Tout cela ne m'importait pas.Je n’étais pas digne d’être un jour Tsuchikage. J'avais le sang de ma camarade sur les mains. J'aurais du arriver plus vite.

Au bout d'un moment je n’arrivais même plus a pleurer, même les larmes on une fin contrairement a ce deuil que je n'arrivais pas a faire. Un jour je repérais une statuette en argile sur la tombe. Ça n’était pas la avant.Ce n'est pas non plus une conception de Diao. Malgré tout les efforts de l'artiste elle ne pouvait reproduire le style de l’héritière chokoku. Mon amie.

"Un petit tour au pays de la pluie de tente Hayate-kun?"

Tsubaki. C’était donc elle qui me surveillais. Je me mis alors en route pour sa demeure en espérant qu'elle y soit.Après avoir toqué a la porte j'attendis qu'elle m'ouvre avant de lui annoncer:

-Non Tsubaki je ne viendrais pas. Trouve quelqu'un d'autre.

je lui mis la petite statuette dans la main en commençant a me mettre en chemin pour le cimeterre et purger ma peine.
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Mer 3 Oct 2018 - 1:38
Je ne le vis pas revenir. Je n’étais pas devant la tombe du kage Yoshitsune ce jour là. J’étais ailleurs…
De bon matin je vis revenir le squelette qui gardait ma maison en mon absence. Il avait entre ses phalanges osseuses. Quand il arriva à ma hauteur, je me penchais pour mieux voir. Il s’agissait de… ma sculpture ! Il me l’a rendue ?! Il refuse !? Ce n’est pas possible !
J’arrachais la pièce d’argile des main de ma créature.
Je me levais et me rendais alors en direction du cimetière. Bien sûr qu’il était là, la petite tête brune était encore une fois agenouillé devant la pierre tombale.
Je marchais bruyamment vers lui.

« Hey toi ! » criais-je, irritée. J’attendis qu’il daigne se tourner vers moi.
Je tendis la statuette d’argile devant moi pour qu’il puisse l’admirer une fois de plus.

« Je ne sais pas comment tu as pu savoir que c’était moi ! »
J’affichais enfin toute l’étendue de ma colère.
« Je suppose que je ne vaux pas ta chère et tendre princesse ! » Hurlais-je. J’écrasais la statuette entre mes doigts. Je laissais couler l’argile blanche entre mes doigts serrés.
« Ta précieuse petite Diao tellement plus talentueuse et plus belle que tous l’monde ! »

Je jetais les dernières gouttes d’argile au sol.

« T’y tiens tant que ça à ton village ?! » Lui demandais-je. Je pensais qu’il pourrait me comprendre au moins.

« Réponds-moi !! » hurlais-je après avoir attendu sa réponse.

« Qu’est-ce que ce village a fait pour toi !? Réponds ! Oh tu ne sais que dire ? Tu aurais perdus ta langue ?! Moi je vais te dire ce que ce village a fait pour toi ! Il n’a rien fait du tout ! Tu as beau être de la branche principale de ton clan de minables personne ne te respecte ! Ils font mine de t’obéir mais il te considère comme un parvenu ! »

Je me calmais d’un coup. Je m’approchais de lui à pas de loups et m’agenouillait pour être à sa hauteur. Je posais ensuite mes mains sur ses épaules. Je soupirais en baissant la tête. Je l’a relevais ensuite, le regardant dans les yeux.

« Ta famille ne veut pas de toi. » Dis-je doucement.
« Pour eux tu es faible et sans importance, ils ne voulaient même pas que tu devienne un ninja… Ils ne voulaient pas que tu déshonores plus le nom de ton clan que tu ne le fais déjà en respirant. »
Je lui lâchais les épaules et me relevais, le dominant de toute ma hauteur.
« Tu n’a rien à gagner ici Hayate, et tu le sais mieux que moi. Tu refuse juste de l’admettre. »
Je lui tournais ensuite le dos, regardant la tombe de Yoshitsune.
« Regarde tes amis, tu leur manqueras pas. Même ton cher Tenzin va partir tu sais, et tu seras seul dans un clan qui te méprise perdu au milieu d’un village qui ne croira jamais en toi. »

Je passais ensuite ma main sur la pierre tombale.
« Mais moi je crois en toi. Je sais que tu peux devenir très puissant. »
Je le regardais encore une fois.
« Et puis… Je suppose qu’il y a un endroit que tu veux voir non ? »
Je pensais à une chose… Taki.
Le pays des cascades était l’endroit où avait vécu Diao autrefois. J’avais entendu dire qu’il rêvait d’y aller. Ce n’était pas vraiment étonnant.
Il a suffit que je m’intéresse un peu au clan Hyûga pour apprendre tout ça.
Un sentiment étrange m’envahi un court instant.
« Passez tes journées à pleurer ne te ramènera pas Yoshitsune. »
Après un léger sourire, je me tournais de nouveau vers lui.
« Mais moi je peux. »
Je laissais un silence pour qu’il puisse digérer l’information.
« Viens avec moi et je pourrais le ramener du monde des morts, pour de bon. »
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Jeu 4 Oct 2018 - 14:50
Parfois j'avais horreur d'avoir raison.Et ce fut quand j'entendis un voix qui masquait a peine sa colère et son tremblement que je savais que j'avais eu raison depuis le début.

-Hey toi !


Je ne me tournais pas, avais-je vraiment besoin de me retourner ?Je ne répliquais pas non plus ma décision était prise et elle le savais.

-Je ne sais pas comment tu as pu savoir que c’était moi !


-Pourquoi ce n'est pas le cas ?


-Je suppose que je ne vaux pas ta chère et tendre princesse !Ta précieuse petite Diao tellement plus talentueuse et plus belle que tous l’monde !


Mon cœur se serra et une vive douleur me traversa la poitrine. Une douleur de plus a ajouter a la collection que je tenais depuis peu.
Un bruit d'argile qui se brise agrémenta la colère de la jeune femme.Mais moi de mon coté j’étais comme anesthésié au sentiments. Cette douleur scella une partie de moi qui ne pouvais plus sortir tant elle fut mise a rude épreuve ces derniers jours. Mon visage se ferma alors et devint le masque de mon clan, sans émotions et d'une profonde froideur.Je me tournais enfin pour lui faire face. Non je ne pleurerais plus. Pas cette fois.

-Non, effectivement tu ne vaux pas la princesse chokoku. A aucun niveau. Et tu sais pourquoi ? Parce malgré tout les défauts qu'elle peux avoir elle essaye de se battre elle. Contre sa nature.Contre les a priori.Toi ? Tu n'a pas cette force. Tu ne veux pas essayer. Tu veux juste devenir ce que les gens disent de toi.


Je marquais une pause avant d'ajouter:

-Je savais que c'etait toi Tsubaki parce que tu est une des seules personnes qui veillent sur moi dans le village. Était ce si compliqué a comprendre ?


-T’y tiens tant que ça à ton village ?! Réponds-moi !!

-Oui, comme je tiens a chacun de ces habitants. Toi y compris.

-Qu’est-ce que ce village a fait pour toi !? Réponds ! Oh tu ne sais que dire ? Tu aurais perdus ta langue ?! Moi je vais te dire ce que ce village a fait pour toi ! Il n’a rien fait du tout ! Tu as beau être de la branche principale de ton clan de minables personne ne te respecte ! Ils font mine de t’obéir mais il te considère comme un parvenu !

Je ne bronchais pas marquais une pause pour reflechir a comment tourner mes mots:

-Tu as raison Tsubaki ce village n'a rien fait pour moi.Mais l'amour que l'on porte a quelque chose ou quelqu'un se doit d’être réciproque ?Es que lorsque tu aime quelqu'un il se DOIT de te récompenser pour ça ? Non.Certes personne ne me traite comme un ninja ou comme un prince Hyûga je n'ai pas la prestance de Toph ou la repartie de Yasuo ou encore ton anti conformisme. Je n'ai rien de tout ça et j'en sus conscient et je suis conscient que je suis aussi un "enfant-roi" un "parvenu" mais je me bat pour que un jour on me respecte. Chaque entrainement, chaque combat, chaque rencontre est faite pour ça.Enfin moi au moins j'essaie.

Je la dévisageais d'un regard empli d'une colère froide alors qu'elle me parlais tel un serpent qui s’enroulerait autour d'une victime potentielle.

-Ta famille ne veut pas de toi.


-Tu ne connais pas ma famille. Et si ma famille signifie mon père alors tu te trompe lourdement.

-Pour eux tu es faible et sans importance, ils ne voulaient même pas que tu devienne un ninja… Ils ne voulaient pas que tu déshonores plus le nom de ton clan que tu ne le fais déjà en respirant.

-Je ne vis pas pour mon clan. Je vis pour Iwagakure et je vis pour moi. Pour le chemin que j'ai emprunté.


-Regarde tes amis, tu leur manqueras pas. Même ton cher Tenzin va partir tu sais, et tu seras seul dans un clan qui te méprise perdu au milieu d’un village qui ne croira jamais en toi.

-Serais-je vraiment son ami si je ne le laissais pas être heureux ? S'il doit partir ce sera un au revoir et pas un adieu. Car nos destins sont entremêles.Car il en est ainsi.Et penses tu vraiment que je vais le laisser partir seul?Non, j'irais et je mourrais pour lui si il le faut. Mais tu sais quoi je pourrais même vivre pour lui. Car c'est ce que ça signifie être un ami.

Elle avança et posa la main sur la pierre tombale avant de la faire glisser dessus:

-Tu n’a rien à gagner ici Hayate, et tu le sais mieux que moi. Tu refuse juste de l’admettre.

-Oui, tu a raison. La mort de Yoshitsune ma fait prendre conscience d'une chose. Mon voyage doit continuer au delà des murs de Iwagakure pour y rechercher la force qui me permettra de protéger ceux que j'aime et de ne plus faillir comme a Tetsu.


-Mais moi je crois en toi. Je sais que tu peux devenir très puissant.

Je fus troublée par la réaction de Tsubaki pour une fois elle semblait sincère.Vraiment sincère.Un frisson me parcouru l’échine et me fis déglutir.

-Et puis… Je suppose qu’il y a un endroit que tu veux voir non ?


Mon esprit voyagea jusqu’à la grotte encastrée dans la falaise, le couloir, la salle aux piliers, l’œil.Je voulais le voir de toutes mes forces.Peut être que lui savais comment me rendre plus capable de protéger ce a quoi je tenais.

-Passer tes journées à pleurer ne te ramènera pas Yoshitsune.

Sur le coup elle avais parfaitement, mon kage était mort et bien mort.

-Mais moi je peux. Viens avec moi et je pourrais le ramener du monde des morts, pour de bon.

-Pour qu'il devienne ta marionnette ? Plutôt mourir. Laisse le en paix.Et puis tu na rien a exiger de moi je te rappelle que si tu veux sortir de iwa tu a besoin de moi. Ce qui signifie que tu ne peux pas me faire le moindre mal. Déjà d'un parce que si tu en avais rien a foutre de moi tu aurais deja tenté quelque chose. Je me trompe ?Mais ne t'y méprends pas Tsubaki. Je ne laisserais pas sortir quelqu'un qui a fait de la vie son ennemi . Qu'importe si c'est de son fait ou non. c'est peine perdue. Si tu veux vraiment sortir, il va me falloir me prouver ta valeur et me montrer que tu peux changer !


Ma voix montait en puissance et en colere:

-Etsuko ma parlé tu sais de toi?! Es que tu a la moindre idée de ce que ca a pu me faire a moi ? Nan bien sur que nan. Il n'y en a que pour toi .Tu n'en na rien a faire des autres. ceux qui tiennent a toi c’est du superficiel ? hein ? Tu ne t'es pas demandé a un seul instant ce que pouvais penser tes équipiers!Réponds moi Tsubaki ?

J'avais crié sur la fin, puis je reprenais mon souffle.J'avais vidé mon sac.

-Je rentre chez moi. Cet endroit a deja bien assez souffert nos disputes.


Je fis volte face la laissant la pantoise. Si cette discussion devait avoir suite cela ne serais pas maintenant. Pas ici.



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Ven 5 Oct 2018 - 15:25
-Non, effectivement tu ne vaux pas la princesse Chokoku. A aucun niveau.

C’est tout ce que je retins de la conversation avec Hayate. Je n’ais plus écouté un seul de ses mots après ceci.
Ca ma donné une sensation étrange… Comme une lame qui m’aurait transpercé le ventre. Pourtant le sang ne coulait pas. A chaque seconde qui s’écoulait depuis lors, la lame invisible semblait s’enfoncer encore plus profondément dans ma chair.
Je ne fis que dérouler mon texte sans y réfléchir, sans écouter de ce qu’il pouvait bien répondre. Ca m’était bien égal.
Ma main gauche commençait à trembler, chose que je camouflais par le tissu de ma robe. Je n’écoutais même plus ce que je disais, c’était comme si je ne faisais que regarder la scène dans laquelle je jouais pourtant.

Après sa dernière phrase je me réveillai. Comme sortie d’un cauchemar trop réaliste.
Je levais brusquement la main en l’air pour le gifler. Il le méritait !
Mais au moment de rabaisser celle-ci, elle se bloqua par-dessus mon épaule. Forçant pour la descendre, on pouvait voir ma main trembler, refusant de frapper.
Je laissais échapper un grognement de rage avant d’abaisser mon bras, ayant malgré moi épargné l’impudent.

« Sache que mes créatures ne sont pas des marionnettes sans cœur ! » Hurlais-je avant de tourner le dos.
Le liquide commençait à couler.
Une larme chaude roula sur ma joue.
Je partis avant que le gamin puisse comprendre ce qui se passait. Je lui avais tourné les talons. Je partis dans la direction du cimetière d’un pas assuré. Quand je fus à bonne distance je me mis à courir. Je voulais être le plus loin possible de cette tombe et de ce gosse insupportable. Sur le chemin mes larmes finirent par couler, dérangeant ma vue. Mais je connaissais bien l’endroit, même en courant les yeux fermés je savais où j’étais. J’enjambais les pierres tombales et je contournais les plus grosses à toute vitesse. J’arrivais bientôt à destination.
Ma crypte était juste là. Enfin ma crypte, celle que je m’étais appropriée.
Je descendis les escaliers à toute vitesse, me cachant dans mon refuge. En bas des escaliers, les murs étaient recouverts de sceaux puissants. Ceux-ci réanimaient tous les morts de la crypte dès que j’entrais dans le lieu.
Je me réfugiais au fond de celle-ci où es créatures m’attendaient déjà.
Je me laissais tomber sur les genoux.
J’éclatais en sanglots.
Les morts-vivants tournèrent la tête à l’unisson.

« Pourquoi y’en a toujours que pour elle ?! » criais-je entre deux sanglots. « Pourquoi personne ne veut de moi… »
Une grand-mère s’approcha lentement de moi. Elle s’agenouilla et me serra contre elle.
« Peut importe combien cette fille est aimée, elle n’aura jamais votre talent mademoiselle. »
« Tu parles…. »
La vieille me souleva le visage de ses doigts boudinés.
« Est-ce que cette fille est capable de ramener les morts à la vie ? »
« Non… »
La vieille me serra encore dans ses bras.
« Celui qui vous a dit ces choses est un idiot. »
« Et le seul qui… non rien. » dis-je en tournant la tête, les yeux embués de larmes.
Un des squelettes s’approcha de moi. En tournant la tête je vis la dizaine, non la vingtaine au moins de sculptures ratées que j’avais faites pour le gamin des Hyûga.
Je tournais la tête de l’autre coté.
Je pensais que j’avais au moins un ami ici…
Mais le squelette me re-tapota l’épaule, me tendant un petit objet. Il s’agissait d’une petite peluche en forme de lapin que j’attrapais sauvagement et que je serais contre moi.
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Mar 16 Oct 2018 - 17:14
Je crois que rien de ce que je lui avais dit ne lui avais plu, son visage s'empourpra. J’étais allé peut être trop fort avec elle. Elle leva la main pour me coller une claque mais elle pris ses jambes a son cou. En un instant elle disparu de ma vision.
Au moment de me frapper elle s’était arrêtée. elle tremblait. De colère.

-Sache que mes créatures ne sont pas des marionnettes sans cœur !

Pourquoi les nommaient t'elle créature alors ? Elle n’était même pas sure.

Pourquoi elle se comparait autant a diao? Qu'es qui avais bien pu se passer entre elles?Je voulais lui courir après mais quelque chose me disais que nos retrouvailles devaient se faire en douceur. Je pistais ma fugitive avec le byakugan tout en marchant.La trace avait été facile a suivre fort heureusement.
Les traces s’arrêtaient devant une crypte que je n'avais jamais vue.

-Tsubaki!!


Pas de réponse.

-Sort et viens me parler on a pas fini!


Quelque chose m'avais frappé tout a l'heure, elle qui semblait si sure d'elle. Elle qui se fichait de la facon dont les gens la regarde. Pourquoi pleurait t'elle? Elle ne devait pas avoir une meilleure opinion de moi. Moi le hyuga dans une famille hypocrite mais qui reste loyal. Moi le ninja que personne ne considère mais qui reste exemplaire en mission. Certes j’étais le larbin de mon village mais il le fallait. Et puis quoi a la fin? Elle se met a me juger maintenant ? Je pensais qu'elle était différente !

-Si tu viens pas je viens a toi. Peu importe le nombre de trucs que je devrais affronter pour te voir. Je m'en fiche de ce que tu a fait ! Je m’inquiète plutôt de ce que tu va faire !


Je m'engageais dans le passage. Ignorant la peur, les doutes, ce qu'elle avait pu faire. Elle restais vivante elle.
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Dim 28 Oct 2018 - 2:08
« Madame, quelqu’un vient. » marmonna un des cadavres.
Je relevais brusquement la tête. La plupart des cadavres avaient perdus leurs yeux mais ceux qui en avaient encore, regardaient le tunnel par lequel j’étais entrée avec terreur.
Je repoussais la peluche et me levas brutalement. Essuyant les larmes sur mon visage d’un revers de la manche, je leur donnais mes ordres d’une voix portante :
« Scellez toutes les issues de l’aile sud ! Activer les sceaux immédiatement et dispersez vous ! Vous savez quoi faire. »

A mes mots un squelette unijambiste s’empara d’un parchemin accroché au mur et l’arracha d’un coup sec. Aussitôt le plafond se mit à trembler, on pouvait entendre le bruit sourd des roches qui craquaient, prêtes à s’effondrer. Les cadavres se mirent à courir dans un silence olympien. Après tout ils n’avaient aucune raison d’avoir peur de mourir…
Le bruit se fit plus fort, le sol lui-même se mit à trembler. Je ne risquais rien. Seuls les boyaux conduisant à mon antre souterraine allaient s’effondrer. Je tournais les talons, laissant la peluche humide et les expériences ratées de sculptures derrière moi.
Je me mis à courir dans un autre boyau, mettant le plus de distance possible entre l’intrus et moi.
Le passage par lequel il ou elle s’était infiltré allait s’effondrer sous peu. Soit il serait bloqué dehors soit il serait enfermé dedans avec moi et mon armée de morts-vivants préparés à cette éventualité. Combien de mes morts ont rejoints mon armée de cette manière déjà ?
Je savais exactement où je devais aller.
Le boyau que j’avais pris me menait tout droit vers le domaine d’un clan discret d’Iwagakure.
Arrivée au bout du tunnel, je m’extirpais par un passage dérobé. A la force de mes petits bras je me hissais vers le haut, ouvris la trappe et respirais enfin de l’air frais. Je m’extirpais complètement du tunnel et le refermais derrière moi.
J’avais atterris dans un des nombreux ateliers du domaine Chokôkû. Autour de moi se trouvaient moult pinceaux et œuvres inachevées. J’espérais qu’il n’y avait personne…
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