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Un appel au secours ─ Partie 1. [@Nara Seijiro]


Sam 8 Juil 2017 - 5:51

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Oh... bonsoir Invité, tout va bien ? Je suis bien content que tu sois dans les parages, j'ai un gros souci... je veux dire non, pas si gros, mais... aaaah. Je t'explique.

Tout bon narrateur se doit de veiller sans cesse sur la personne dont il raconte l'histoire, c'est la base de notre métier. Toutefois, tu as pu découvrir Angū dans mes précédents récits, il est particulier. Il a passé les trois dernières journées à composer des mannequins de bois, sans dire le moindre mot, juste à se balancer d'avant en arrière tout en taillant le bois de ses créations. Entre chaque création de bois, il écrivait sur de petits bouts de papiers. Il n'a fait que ça, pendant trois journées entières ! Je me suis donc permis... un simple petit somme. Oui, nous aussi les narrateurs, nous avons le droit de nous reposer un petit peu; mais voilà : là est le souci. Je n'ai fait que fermer les yeux cinq minutes et Angū avait disparu. Il n'y a plus rien dans sa modeste résidence, ni son amphore dans laquelle il transporte ses créations, ni les papiers, ni les mannequins, ni les crayons... plus rien. Tout s'est... volatilisé.

Je... je ne sais pas quoi faire. Peut-être que la présence d'un Nara permettrait de le traquer : il faut absolument que je retrouve Angū, il est vraiment instable et capable du meilleur comme du pire. Laisse-moi te donner le décor, je ne peux pas narrer quoi que ce soit d'autre sans mon petit protégé. Je vais faire en sorte de simplifier sa recherche en donnant tous les détails que j'arrive à percevoir de mon œil extérieur. J'espère le retrouver vite...

Des bruits de pas. La ville se veut muette en cette soirée, alors que la température alentours diminuent et atteignent des sommets encore inégalés pour un été dans la capitale du Pays de la Foudre. Habituellement traversée de sages et d'érudits en quête de connaissance, se rendant à la Grande Bibliothèque, cette fois, ce n'est pas dans ses bras mais dans ceux de Morphée que les citoyens se sont plongés. Néanmoins, les bruits de pas forment le leitmotiv d'une démarche masculine, imposante. Il s'agit de Nara Seijiro, qui se joint au scénario catastrophe tissé par un assassin pervers et malsain, hanté par des voix irréelles. Ces sons sourds, perceptibles par le silence alentour, résonne dans les petites ruelles adjacentes. Si toutes ces ruelles forment un labyrinthe dont les murs ne sont autres que des habitations peu onéreuses, un carrefour les rassemblant toutes s'éclaire en son cœur. Une seule lumière, usée et clignotante, éclaire un pantin de bois inanimé tenant en sa main une lettre. Sa posture, tombante, peut aisément rappeler celle d'une personne éreintée; à bout. Les écrits de cette lettre sont manuscrits et quiconque tâcherait de la lire tomberait sur un message alarmant.

? a écrit:
J'ai fait d'horribles choses. J'ai besoin d'aide. Je ne veux pas que cela recommence, je ne veux pas qu'Elles m'emportent. Je ne veux pas les écouter, je ne veux plus commettre de crimes. Je ne veux plus voir le sang couler. Si quelqu'un lit cette lettre, j'espère seulement qu'il comprendra mon tourment...

À gauche, une ruelle sombre. Il n'y a pas de lumière. Il n'y a pas d'espoir. Seulement le noir. Le néant. Le vide.

À droite, la fin de la ruelle s'illumine et s'éclaire. Il y a un espoir.

Devine qui je suis et tu sauras où je me trouve.
Trompe-toi et tu souffriras autant que je souffre en ce moment.

À gauche, au fond de la rue, ce sont les débris qui éclairent un petit pantin de bois. À droite, un pantin de bois est apparent, sous la lumière de la ville. L'un des deux est une pièce du puzzle, mais je ne sais pas ce que réserve l'autre.

J'espère que ta réflexion est grande, Nara...


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Ven 14 Juil 2017 - 10:26
Un frisson parcourut l’échine glacée de notre héros aux yeux blonds et au regard perçant comme Lucifer percerait l’âme de ses victimes. Ses yeux roulaient sur les lettres écrites avec un étrange manuscrit, comme calligraphique. Allait-il mourir ce soir ? Vous ne comprenez pas ? C’est normal, qui comprendrait ? Retournons à plus tôt le même soir. A vrai dire, une poignée de minutes avant, avant qu’une ombre ne menace le village, qu’une ombre ne menace le Nara dans une potentielle giclée de sang. Avant que la mort ne rencontre le chemin du Nara, avant qu’il ne lise ce qui l’emmènerait sans qu’il le sache dans une épopée macabre et ensanglantée, du sang n’étant pas le sien. Ou peut-être l’était-ce, mais il l’ignorait. Une pensée funeste lui traversait l’esprit alors qu’une corneille aux yeux argent ne se pose sur un lampadaire, sans croasser, fixant Seijiro dans les yeux. Le souffle de l’homme tremblotait, expirant de la fumée à cause du froid glacial dans lequel tout le village était planté. Etait-ce une coïncidence ?

Les températures avaient dangereusement et étrangement chutées alors que le peuple de Kaminari s’endormait paisiblement, chacun dans sa maison prématurément chauffée au bois. Certains étaient posés devant l’âtre de leur cheminée, la fumée s’échappait du toit. Un homme cependant marchait tranquillement, pas après pas, doucement pour ne pas brusquer son corps. L’homme revenait tout juste de mission à l’extérieur, il était fatigué, éreinté. Son chakra était quasiment vide, si ce n’était entièrement glacé à l’intérieur de ses méridiens comme son sang dans ses veines. Il marchait seul, sans bruit dans une grande rue normalement fréquentée à cette heure-ci, mais actuellement étrangement vide de vie humaine. Il y avait un chat noir sur le côté qui mangeait le cadavre d’un petit gibier fraichement capturé, une corneille sur la gouttière d’une maison qui croassait finissait de plonger notre homme dans le début d’une aventure macabre. Marchant lentement, il finit par croiser la route d’un homme pauvrement vêtu, posé en dessous d’un lampadaire, petit, dont la lumière vacillait de plus en plus faiblement. Il semblait lui aussi éreinté, il ne bougeait pas, peut-être dormait-il. Ou pire ? S’appochant, il se mit à sursauter, son cœur ne fit qu’un bond quand il découvrit de ce qu’il s’agissait.

Un pantin. Ce n’était qu’un pantin. Seijrio avait entendu parler de ces personnes aptes à utiliser le ninjutsu pour créer des fils de chakra avec lesquels ils pouvaient manipuler à leur guise des pantins de bois. Mais ici il n’y avait aucun marionnettiste. Lorsque Seijiro s’approcha, la tête du pantin tomba en arrière, preuve que personne n’était en train de le manipuler. Quelque chose dans sa main, un papier déchiré ou de l’encre dessinait des formes manuscrites. Une lettre. Un appel à l’aide ? Macabre message étrangement écrit, sous forme d’énigme : « À gauche, une ruelle sombre. Il n'y a pas de lumière. Il n'y a pas d'espoir. Seulement le noir. Le néant. Le vide. À droite, la fin de la ruelle s'illumine et s'éclaire. Il y a un espoir. Devine qui je suis et tu sauras où je me trouve. Trompe-toi et tu souffriras autant que je souffre en ce moment. » Etrange message, effrayant message. Reprenons donc où nous en étions resté au début de cette histoire.

Un frisson parcourut l’échine glacée de notre héros aux yeux blonds et au regard perçant comme Lucifer percerait l’âme de ses victimes. Ses yeux roulaient sur les lettres écrites avec un étrange manuscrit, comme calligraphique. Allait-il mourir ce soir ? Vous comprenez maintenant ? Il devait prendre une décision et la bonne. Comment agir ? Comment y réagir ? Etait-ce une blague ? Mais si c’était vrai. Il se devait de réagir. Il allait jouer, entrer dans le cercle infini du faiseur d’énigmes. Il les percerait. Levant la tête, il vit qu’a sa gauche des débris éclairaient un petit pantin de bois, mais tout était sombre, aussi noir que la mort. D’après la lettre, il n’y avait pas d’espoir. Tournant la tête à droite, il vit de la lumière, et à son bout, un autre pantin. Un choix était le bon, l’autre le mauvais. Un tel espoir existait-il réellement ? N’était-ce pas uniquement qu’une tournure de phrase ? Suivant la macabritude de cette aventure, il tournait le dos au pantin éclairé et s’enfonçait dans la pénombre de la ruelle dans laquelle le pantin n’était éclairé que faiblement. Tout espoir avait-il réellement disparu ?

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◊ Connais ton ennemi et connais toi toi-même; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux.
◊ Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales.
◊ Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par des défaites.
Sun Tzu
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