Soutenez le forum !
1234
Partagez | 

Babysitting en montagne [PV Seitamaro]


Sam 8 Juil 2017 - 17:31

Babysitting en montagne - ft. Chôkoku Seitamaro

Chronologiquement, cette mission se déroule tout juste avant l’évent en cours.

« Euhhh pardon ?! » L’atmosphère dans la pièce était soudainement tendue. Très tendue. Un silence de mort régnait maintenant dans la pièce, on se serait cru à un enterrement. Cependant, rien de macabre n’attendait Akimoto aujourd’hui. Mais oh combien pire était la situation pour l’imposant shinobi. « Humm..oui…humm..vous avez bien compris. On vous confit un Genin en observation pour votre prochaine mission. Cela fait partie d’une nouvelle initiative de formation. » Le vieil homme qui jouait le rôle d’intendant aujourd’hui se trouvait bien drôle. Derrière son bureau et sa montagne de rouleaux, il souriait bêtement, sachant pertinemment qu’il avait autorité sur Akimoto en termes d’assignation de tâches et de missions. En l’absence d’une Ombre – d’un chef – il en revenait à cette fourbe taupe d’assigner les ordres militaires aux différents shinobis du village.

Le Borukan quitta la pièce en claquant la porte. Dans sa main, il tenait deux rouleaux de parchemin. Le premier contenait ses ordres de mission : ‘Maître Obake Kinichi a besoin que l’on enquête sur une série d’actes de vandalisme sur l’une de ses mines dans les montagnes du sud.’ Et le deuxième contenait le profil de la recrue qui devait l’accompagner pour observer sa mission : ‘Chôkoku Seitamaro – Âge 11.

Non seulement on lui filait un gamin à surveiller, en plus c’était un Chôkoku ? Deuxièmes clans en termes d’importance avec les Borukan, les Chôkoku étaient l’antithèse de ce que son clan était. Si les siens représentaient la toute-puissance militaire d’Iwa, eux en étaient le savoir-faire commercial. Akimoto n’avait rencontré que très peu de ces manipulateurs d’argile dans un contexte militaire. La plupart des Chôkoku avec qui il avait eu à faire étaient des artisans et des commerçants – des tailleurs de bibelots comme il s’amusait souvent à dire en compagnie ses confrères.

Quittant les bureaux de l’intendant, Akimoto fit un petit détour par sa résidence dans les Hauts-plateaux pour chercher son équipement pour la mission. Il fourra quelques projectiles dans les pochettes latérales de son pantalon – un rouleau de parchemins explosifs dans une autre – et remplit son sac de quelques provisions et d’une gourde de saké. Voilà tout ce dont il avait besoin. Les mines de maître Obake Kinichi n’étaient pas très loin du village – une dizaine de kilomètres tout au plus – Akimoto espérait donc être revenu d’ici la tombée de la nuit, il empaquetait donc léger. L’envie de faire du babysitting ne l’enchantait guère. Tout juste avant de quitter son domicile, le Borukan fourra donc une seconde gourde de saké dans sa besace par précaution. Si ce gamin était ne serait-ce qu’un peu semblable à tous les autres mioches de son âge, Aki allait trouver la route longue. Il jeta sur ses épaules sa longue cape de voyage au col de fourrure et prit la direction des portes du village – lieu du rendez-vous avec le jeune genin.

L’aube venait de passer et le rouquin attendait avec impatience l’arrivée de Seitamaro. Plus vite ils pourraient partir, plus vite cette mission serait terminée. Si le gamin avait le malheur d’arriver en retard, Akimoto allait lui faire vivre un véritable calvaire. « Akiiimotooo-sama ! » Une voix perçante se fit entendre - brisant le silence matinal – et fit sursauter le colosse. Au bout de la rue, un petit homme ridicule arrivait aux pas de course. « Akimoto-sama ! J’espère que je ne suis pas en retard. » ajouta-t-il une fois arrivée au pied du colosse en essayant de reprendre son souffle. « Kinichi-san, que faites-vous ici ? Ne vous inquiétez pas, votre mine est entre de bonnes mains. »

« Oï ! Je suis là pour vous accompagner ! La route est tordue jusqu’à la mine, je serai votre guide. » Akimoto laissa échapper un long soupire. Comme si son calvaire n’était pas déjà suffisant. « Kinichi-san, je connais ces montagnes comme le fond de ma poche, pas la peine de perdre votre temps. » Le marchand tapota du doigt la poitrine d’Akimoto tout en rigolant. « Pffff ! Mais c’est un réel plaisir pour moi ! » Kinichi était affublé d'une tenu verdoyante - visiblement dispendieuse - et d'un énorme sac de voyage sur le dos. De toute évidence, il n'était pas habillé adéquatement pour un voyage de la sorte.

Le Borukan leva les yeux au ciel en soupirant une nouvelle fois. Il extirpa de son sac sa première gourde de saké et en but une grande gorgée. La journée serait longue…


Spoiler:
 

_________________

« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

Spoiler:
 


Dernière édition par Borukan Akimoto le Sam 8 Juil 2017 - 20:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t106-borukan-akimoto-100-termine http://www.ascentofshinobi.com/t722-equipe-3-shokugeki-iwa

Sam 8 Juil 2017 - 18:35
Alors qu'Akimoto discutait avec son sans doute acolyte, ce dernier semblait être surpris par une grande silhouette qui se dessinait derrière le corps robuste du roux. Sur le visage de l'individu se dessinait des yeux dont la couleur pouvait rappeler le vert de l'herbe. Son nez, pour le moins fin, faisait part de narines qui ne se dilataient que très peu. Quant à ses lèvres, elles étaient aussi fines qu'une lame de rasoir et sa bouche ne semblait pas marquer de bec de lièvre. Il avait des oreilles aussi hautes que l’œil et elles n'étaient ni lobées ni décollées. Néanmoins, elles semblaient de taille normale voir courte. Ses paraissaient s'étendre de manière désordonnée sur son crâne. De couleur rouge, ils étaient assez courts et ne paraissaient donc pas cacher une quelconque partie de son faciès. Ce qui était particulièrement remarquant chez lui était la présence de deux tatouages sur ses joues : sur celle de droite, une étoile et sur celle de gauche, une larme. Sa taille était d'un mètre quatre-vingt-sept, légèrement au-dessus des normes.

Il semblait que l'individu possédait de longs ongles. De même, il était pourvu d'une tenue principalement noire qui lui collait bien au corps. Il pouvait parfois se montrer orgueilleux et possédait à la fois un complexe de supériorité et infériorité, ce qui ne l'empêchait pas d'être sociable au strict minimum. C'était un perfectionniste en la matière : chaque jour pour lui était un jour de plus de progression.
De son regard méprisant habituel, il regardait le corps du colosse qui semblait lui aussi surpris d'une arrivée aussi furtive. Affichant un rictus, le jeune homme décida de prendre la parole.

< Bien le bonjour.. Akimoto-sama, c'est ça ? Je suis Seitamaro du clan Chôkoku, j'espère ne pas être en retard.. ♥>

Il avisait le regard stupéfait de l'adulte qui allait désormais l'accompagner durant cette fameuse quête. Tournant la tête de gauche à droite, il regardait brièvement le paysage. Seitamaro n'est pas un tendre et n'accorde réellement d'importance qu'au simple fait de pouvoir se mesurer à des adversaires redoutables. Le léger sourire sur ses lèvres se dissipait peu à peu, reprenant un air méprisant qui ne manquait pas de faire réagir les individus. Il était en pleine réfléxion intérieure, ignorant littéralement ses alliés pendant un court laps de temps, avant d'adresser la parole une seconde fois au rouquin.

< Ne perdons pas plus de temps.. voulez-vous ? Je ne suis pas n'importe qui. Si on me surnomme "Empereur de l'Explosion", ce n'est pas pour rien. Ah, au passage, ne vous traînez pas trop dans mes pattes. >

Aussitôt qu'il eut fini son court dialogue irrespectueux de toutes parts, il se mit à emboîter le pas en direction du chemin qu'il fallait prendre, ayant déjà été mis au jus de la direction. Il fit un signe de la main droite aux deux individus de le suivre.


Dernière édition par Chôkoku Seitamaro le Ven 14 Juil 2017 - 13:16, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t335-chokoku-seitamaro

Sam 8 Juil 2017 - 20:23

Babysitting en montagne - ft. Chôkoku Seitamaro

Akimoto discutait tranquillement avec Kinichi, tentant désespérément de dissimuler son exaspération face à la situation dans lequel il était maintenant fourré. Non seulement devait-il s’occuper de montrer les rouages du métier de shinobi a un jeune novice, mais en plus il allait devoir se coltiner le vieux bonhomme tout au long du voyage. Le marchand portait sur son dos un énorme sac de voyage presque aussi gros que lui, ce qui lui donnait un air plus que caricatural. « Alors, où est notre caravane ? Mon sac est plutôt lourd vous voyez, j’aimerais le poser au plus vite. » Kinichi était le genre de commerçant et d’homme d’affaires habitué à vivre dans le luxe. Akimoto allait se faire un malin plaisir à briser ses attentes par rapport au voyage. Avec un peu de chance, cela allait le décourager. « Pas de caravane aujourd’hui, nous voyageons à pied. Dans les montagnes, c’est plus rapide. » Le Borukan n’avait pas tort. Voyager avec une charrette dans ses montagnes, c’était une perte de temps. Il fallait avancer lentement en suivant les sentiers sinueux bordant les falaises, pour ne pas tomber ou renverser. Le rouquin n’avait pas l’intention de perdre ainsi son temps.

En apprenant la nouvelle, le visage souriant de Kinichi perdit son éclat. Du moins, c’est ce qu’Akimoto croyait. En réalité, il venait de voir une longue silhouette se glisser derrière le colosse. « Bien le bonjour…Akimoto-sama, c'est ça ? Je suis Seitamaro du clan Chôkoku, j'espère ne pas être en retard. » Le Borukan se tourna aussitôt et put porter son regard sur le fameux genin qui allait l’accompagner. La surprise d’Akimoto fut totale lorsqu’il constata que le gamin était en réalité une grande perche, mesurant à peine quelques dizaines de centimètres de moins que lui. Le Chôkoku avait réellement onze ans ? Il avait du mal à y croire. Akimoto le scruta de la tête aux pieds. Il y avait une certaine excentricité chez le jeune garçon ; des tatouages sur le visage, des cheveux rouges hérissés dans les airs, et un air complètement condescendant sur le visage. Il ne ressemblait définitivement pas à aucun Chôkoku qu’il ait déjà rencontré.

« Ne perdons pas plus de temps…voulez-vous ? Je ne suis pas n'importe qui. Si on me surnomme "Empereur de l'Explosion", ce n'est pas pour rien. Ah, au passage, ne vous traînez pas trop dans mes pattes. » Avant même qu’Akimoto n’ait pu dire un seul mot, le gamin tournait déjà les talons et se dirigeait par-delà les portes du village. Un peu hébéter, la montagne s’attendait à tout, sauf cela. Il ne savait pas trop s’il devait éclater de rire ou se mettre en colère. Avant que le gamin ne s’éloigne trop, le rouquin écrasa son imposante main sur son épaule. « Pas si vite gamin. » Une chose était sûre, Akimoto n’allait pas accepter un tel comportement de la part d’un genin sous sa supervision. « D’abord, je me fiche de savoir de quel surnom ridicule tu t’affubles, que ce soit l’Empereur des Explosions ou le Roi des Chiottes. Tu auras le droit lorsque tu auras fait tes preuves. Pour l’instant, tu n’es qu’un novice. » Le rouquin s’arrêta un instant, prenant une grande respiration pour être certain de ne pas perdre les pédales. « Deuxièmement, laisse-moi deviner, c’est ta première vraie mission ? Et je ne compte pas les besognes qu’ils vous font faire comme retrouver des chats perdus et aider les mamies à traverser la rue comme de vraies missions. Je parle ici de sérieux, de possible danger, de combat, d’une enquête, d’un crime à résoudre. » Il marqua une nouvelle pause. Son visage était crispé, visiblement Akimoto se contenait pour ne pas exploser de rage. « Ici, c’est moi qui décide. Tu es là pour observer et suivre à moins que j’en décide autrement. Si tu n’es pas content, tu peux rester ici. »

Peut-être était-il enfant unique, peut-être était-il habitué à agir en roi, ou peut-être était-il seulement un gamin avec un complexe de dieu – comme beaucoup d’autres Chôkoku d’ailleurs – mais peut-être, le rouquin n’allait pas se laisser manquer de respect de la sorte. « En réalité, je m’en fiche un peu. Tu peux bien avoir l’attitude qui te plait. Je n’ai pas plus envi que toi d’être ici ce matin. Je ne te demande qu’une chose ; tu me respecte et c’est tout. Si tu es capable de faire ça, on devrait s’entendre. Ou du moins, se tolérer jusqu’à la fin de cette mission. Compris ? »

Une fois la situation mise au clair, le trio allait pouvoir se mettre en route pour de bon. Akimoto prit une nouvelle gorgée de saké pour se calmer et prit les devants du groupe. « Allez en route, nous avons suffisamment perdu de temps. » La route n’était pas trop longue – le groupe devrait être en mesure d’atteindre la mine d’ici l’heure du diner – mais elle était sinueuse et dangereuse. Les escarpements étaient nombreux dans les montagnes et les éboulements fréquents. Il avait la chance de voyager de jours, donc le risque de tomber sur des bêtes des montagnes ou des bandits étaient relativement faibles. Mais Akimoto préférait être sur ses gardes. Il avait combattu les criminels de la région pendant presque vingt ans, il savait de quoi ces fourbes bandits étaient capables.


_________________

« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t106-borukan-akimoto-100-termine http://www.ascentofshinobi.com/t722-equipe-3-shokugeki-iwa

Sam 8 Juil 2017 - 21:38
Alors qu'il allait reprendre la route, il se fit attraper au niveau de l'épaule par l'homme costaud. < Pas si vite, gamin. > Il se retournait légèrement en sa direction d'une rotation de ses talons, d'un air toujours autant méprisant. < D’abord, je me fiche de savoir de quel surnom ridicule tu t’affubles, que ce soit l’Empereur des Explosions ou le Roi des Chiottes. Tu auras le droit lorsque tu auras fait tes preuves. Pour l’instant, tu n’es qu’un novice. > Dès cet instant, son rictus à ses lèvres semblait réapparaître de façon plus forcée, des veines se firent voir sur son front. Il manquait de peux de lui en foutre une, mais le roux semblait reprendre aussitôt rapidement la conversation. < Deuxièmement, laisse-moi deviner, c’est ta première vraie mission ? Et je ne compte pas les besognes qu’ils vous font faire comme retrouver des chats perdus et aider les mamies à traverser la rue comme de vraies missions. Je parle ici de sérieux, de possible danger, de combat, d’une enquête, d’un crime à résoudre. > Il ne préférait pas répondre à cela, restant hautain. Il cherchait à marquer une certaine distance avec lui, afin de bien lui montrer qu'il lui était supérieur. < Ici, c’est moi qui décide. Tu es là pour observer et suivre à moins que j’en décide autrement. Si tu n’es pas content, tu peux rester ici. En réalité, je m’en fiche un peu. Tu peux bien avoir l’attitude qui te plait. Je n’ai pas plus envi que toi d’être ici ce matin. Je ne te demande qu’une chose ; tu me respecte et c’est tout. Si tu es capable de faire ça, on devrait s’entendre. Ou du moins, se tolérer jusqu’à la fin de cette mission. Compris ? > Cette fois-ci, il semblait répondre d'un bref geste de la tête, n'ayant pour seule envie que de lui foutre un bon pain dans la gueule. < Allez en route, nous avons suffisamment perdu de temps. > Il le suivait, tout en ré-affichant un rictus on ne peut plus normal.

Alors que la route était traversée de manière plus vive et courte que prévu, Seitamaro s'amusait à foutre de grosses claques sur la nuque d'Akimoto, tout en faisant mine que ce n'était pas lui, sifflotant. Le vieillard, lui, semblait s'amuser quant à la situation présent. Les claques s’accélérèrent et se faisaient de plus en plus fortes. En ayant marre, le grand roux semblait lui attraper la main gauche, prêt à le frapper. C'est à ce moment là qu'une explosion semblait avoir lieu derrière le rouquin. En effet, des brigands des montagnes étaient prêts à le frapper dans le dos, mais Seitamaro - sans doute plus à l'aise dans la détection - avait déjà détecté ces derniers. C'était de sa main droite - celle disponible - qu'il avait une boule d'argile avant de l'élancer sur les individus. < Espèce d'idiot, tu ne les a même pas remarqués. > disait d'un air provocateur le jeune homme à l'homme devant soi, qui le tenait toujours fermement sous une rage extrême. Dès ces mots, l'explosion semblait avoir créer de grands éboulements aux alentours de la zone, ainsi que plusieurs effondrements. Manquant de tomber, il se rattrapa de ses mains à une pierre bien épaisse. C'était sûr : il fallait user d'un détour, désormais. < Je t'avais dit qu'on m'appellais l'Empereur de l'Explosion > concluait-il dans un énième rictus.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t335-chokoku-seitamaro

Dim 9 Juil 2017 - 2:42

Babysitting en montagne - ft. Chôkoku Seitamaro

Le petit trio insolite avançait d’un bon pas déterminé sur le sentier des montagnes. Akimoto marchait quelques mètres devant les deux autres, ce qui lui évitait de devoir converser avec eux. Le marchand avec son immense sac trainait un peu de la patte, laissant échapper ici et là quelques complaintes discrètes sur son poids. Ce n’était peut-être pas une bonne idée, mais le colosse avait déjà presque terminé sa première bouteille de saké. L’alcool le détendait, et il en avait grandement besoin aujourd’hui.

Concentrant son attention sur le chemin devant lui et sur les hauteurs bordant la route, Akimoto ne portait pas vraiment attention au jeune Seitamaro qui s’amusait à lui donner de petites claques sur la nuque pour le piquer. Tellement concentré à l’ignorer lui et le vieil homme, le rouquin crut que les premières claques étaient en réalité quelques mouches qui lui tournaient autour dans l’espoir de s’abreuver de son sang. Lorsqu’il se rendit compte qu’il s’agissait en réalité du gamin qui essayait simplement de joueur avec ses nerfs, Akimoto se retourna d’un geste brusque, saisissant sa main au vol juste avant qu’elle ne frappe une nouvelle fois. « Oh mais là ! C’est pas fini un peu ?! » S’il l’avait voulu, Akimoto aurait probablement été capable de le soulever tellement il était léger. Le gamin avait beau avoir une taille complètement démesurée pour son âge, il n’en demeurait pas moins qu’un gringalet.

Alors qu’il s’apprêtait à sermonner le Chôkoku pour son comportement déplacé, Akimoto entendit un bruit derrière lui. Une lame qui se dégainait ? Avant même qu’il ne puisse se retourner, Seitamaro, de sa main libre, envoya valser en direction du bruit une boule d’argile explosive. Le regard du géant changea alors, réalisant dans quel pétrin le gamin venait de les mettre. Explosion et montagne ne rimaient pas très bien ensemble. « Espèce d'idiot, tu ne les as même pas remarqués ! » Sans répondre au gamin, Akimoto le projeta vers l’arrière et il bondit pour plaquer le vieux marchand au sol. Une petite explosion retentit derrière eux. Peut-être petite, mais elle déclencha une réaction en chaîne qui entraina une bonne partie du sentier vers le fond du ravin.

Lorsque la poussière retomba, les trois hommes étaient de nouveau seul sur le sentier. L’explosion du gamin causa un éboulement qui avait détruit la route devant eux – et par le fait même entrainer les brigands dans le ravin. « Je t'avais dit qu'on m’appelait l'Empereur de l'Explosion. » ajouta le Chôkoku en riant. Furieux, Akimoto se releva d’un bond. « Tu es sérieux là ? Tu es fier de toi ? Tu aurais pu nous entraîner au fond du ravin avec eux ! » Le rouquin était capable de gérer un gamin capricieux, mais là, il venait de franchir une limite. « Tu vois ce bandeau ? » dit-il en tapotant le sien qu’il portait en guise de ceinture et en pointant celui du jeune homme. « C’est le symbole de notre village. D’Iwa. Lorsque tu le portes, toutes tes actions sont en réalité celles du village. Penses-y la prochaine fois. » Akimoto, comme tout bon Borukan qui se respecte, était un adepte de la destruction. En combat, il n’était pas rare que ses actions aient de petites répercussions, mais jamais il ne mettait la vie de ses compagnons ou d’innocents en danger. « Tu refais une bêtise pareille et je t’expédie à Iwa à grand coup de pied. »

Une fois la réprimande faite, Akimoto jeta un coup d’œil plus attentif aux dégâts. La route était complètement détruite devant eux, laissant place à un grand fossé d’une bonne trentaine de mètres. Ils allaient devoir faire un détour puisqu’il s’agissait de la seule route pour se rendre à la mine. Enfin…Il y avait bien d’autres chemins, mais pas à partir d’ici. Pour prendre les autres, ils auraient à retourner sur leurs pas, de quelques kilomètres, et emprunter une autre bifurcation. De là, deux choix s’offriraient à une ; traverser sous la montagne, par un vieux tunnel de service désaffecté ou passer en contre-bas, par le ravin. Le premier chemin était le plus court, mais n’était pas très sécuritaire, mais le deuxième leur prendrait une bonne journée de plus. Le Borukan n’avait nullement l’intention de prendre du temps, il choisit donc le tunnel. « Allez, on rebrousse chemin…On devra passer par le vieux tunnel. » Il marqua une pause de jeter un regard noir au genin. « Cette fois tu passes devant moi. Plus d’enfantillages. » La montagne aida le marchand à se relever, ce dernier avait encore l’air secoué par l’explosion. « Euh…hum…le tunnel ? Vous êtes sûr que c’est une bonne idée ? On dit qu’il est hanté par le fantôme des Borukan qui sont morts pour le creuser. » dit-il nerveusement en replaçant ses vêtements poussiéreux. « Bouhahah ! Ce ne sont que des histoires vieil homme. On les raconte aux gamins pour éviter qu’ils ne jouent et se perdent dans les tunnels. » Akimoto ricana un bon coup, puis il supervisa la remise en route du groupe.


_________________

« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t106-borukan-akimoto-100-termine http://www.ascentofshinobi.com/t722-equipe-3-shokugeki-iwa

Dim 9 Juil 2017 - 15:31
< Tu es sérieux là ? Tu es fier de toi ? Tu aurais pu nous entraîner au fond du ravin avec eux ! > Le jeune homme semblait garder son rire niais sur ses lèvres, regardant avec dédain l'homme qui l'avait entraîné derrière. Pour lui, c'était vraisemblablement un jeu pour essayer de cerner son supérieur hiérarchique. < Tu vois ce bandeau ? > < Il est à quelques centimètres de moi, bien sûr que je le vois. > répondait-il d'un air ironique. < C’est le symbole de notre village. D’Iwa. Lorsque tu le portes, toutes tes actions sont en réalité celles du village. Penses-y la prochaine fois. > Il n'en avait que faire, en réalité. Pour Seitamaro, la fin justifie les moyens, même les plus dangereux. Ses propres intérêts personnels passaient bien au-delà des intérêts de son village qu'il considérait comme pitoyable. Tout ce qu'il voulait, lui, c'était progresser. < Tu refais une bêtise pareille et je t’expédie à Iwa à grand coup de pied > [ Cause toujours, vieillard. ] pensait-il.

Après cette courte remise à l'ordre, il se dépoussiéra après s'être extirpé du roux. Il gardait un œil sur son apparence, était un perfectionniste en la matière. Avisant légèrement le résultat de sa dernière attaque, il affichant un long et large sourire sur ses lèvres. Une simple petite bille d'argile pour faire une si grande explosion ? Pour lui, c'était parfait et magnifique. Mais, tôt ou tard, il se dira que ce ne sera pas assez. < Allez, on rebrousse chemin…On devra passer par le vieux tunnel. > Le grand gaillard se tournait ensuite en sa propre direction. < Cette fois tu passes devant moi. Plus d’enfantillages. > Il opinait légèrement, comme s'il n'en avait rien à faire. Alors que le marchand lui répondait, Seitamaro en avait profité pour prendre rapidement les devants et s'éclipser d'eux.

Le groupe l'avait suivi un peu plus tard, et quand Akimoto l'avait retrouvé, il l'engueula encore une petite fois. Lors du détour utilisé, il n'y avait que très peu d'escales effectuées : ils atteignaient en un temps la fameuse grotte dont ils parlaient. Elle était assez grande et humide ; de même, des chauves souris volaient de toutes parts. Alors qu'Akimoto s'était retourné pendant un laps de temps, Seitamaro en profitait pour faire une farce : il balaya les jambes du marchand, qui tomba dans un bruit sourd au sol. Akimoto s'était retourné assez rapidement, alerté par le bruit : néanmoins, il ne se doutait pas que c'était le jeune garçon qui avait fait cela, ce dernier s'étant éloigné assez rapidement. Alors que le vieillard au sol allait prendre la parole, un bruit sourd retentissait au niveau de son dos. Le sol sous eux semblait s'effondrer rapidement, et lors de leurs chutes, des pics de pierre semblaient tenter de les embrochers. Les deux shinobis, eux, s'en sortirent avec quelques blessures : néanmoins, Akimoto en avait pris davantage au du de son physique. Alors qu'ils réaterissent au sol, dans une autre piece, le vendeur semblait se retrouver empaler au niveau de la jambe droite au sol par un nouveau pic de pierre, grièvement blessé. De même, il semblait avoir des troubles de la mémoire. Contre toute attente, une vingtaine de fantômes dont le vieil homme avait précédemment parlé semblaient entourer les deux individus blessés. Ils avaient tous le physique de membres du clan Borukan, et ils ne se firent pas attendre avant d'affronter frontalement au Taijutsu les ninjas blessés. Seitamaro, lui, essayait de garder une certaine distance pour user convenablement de son argile. Alors que nos deux shinobis étaient en grande galère pendant ce combat, une nouvelle menace semblait faire son apparition : l'effondrement de l'espace sous terrain de la grotte !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t335-chokoku-seitamaro

Lun 10 Juil 2017 - 17:36

Babysitting en montagne - ft. Chôkoku Seitamaro

Akimoto et les autres s’étaient rapidement remis en route. Le détour qu’il devait maintenant prendre – à cause des sottises du gamin – allait les ralentir considérablement. Si la route sous les montagnes pouvait être considérée comme un raccourci par quelques voyageurs insouciants, le tunnel était tellement vieux que le danger n’en valait pas la peine pour la plupart. À peine s’étaient-ils mis en route que le jeune Seitamaro avait pris les devants, disparaissant de son champ de vision. Ils mirent une bonne heure, en sinuant le long du sentier entre les promontoires rocheux, pour atteindre l’entrée du tunnel. Le gamin – à qui Akimoto se fit un réel plaisir de réprimander pour sa conduite – les attendait appuyer contre un rocher. Le tunnel était légèrement barricadé par quelques planches de bois et un panneau où on pouvait lire ‘Entrée interdite – Danger’.

Le rouquin se pencha sous l’une des planches pour se glisser dans la sombre grotte. Alors qu’il attrapait un vieux morceau de bois pour s’en faire une torche, il fit signe aux deux autres de le suivre. Plus ils s’enfoncèrent dans le tunnel, et plus l’odeur était infecte – un mélange d’humidité et d’excréments et de bestioles en décomposition. Tournant le dos au groupe, Akimoto ne remarqua pas la petite jambette que le genin fit au marchand pour le faire trébucher. « Faites attention Kinichi-san ! Regardez un peu où…. » Akimoto n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’un craquement se fit entendre. Un bruit qu’il reconnut immédiatement : la chute du vieux avait fait céder les poutres de soutien du plancher. Instantanément, le sol devant et sous leur pied se rompit, entrainant le trio dans une chute cacophonique. Heureusement pour eux, l’étage suivant n’était que quelques mètres plus bas. En tombant, Akimoto se prit sur la tronche de nombreux débris. Si ce n’avait pas été de sa constitution remarquable, il aurait pu prendre cher…comme le marchand qui était atterrit – la jambe embrochée – sur une poutre fendue.

Le colosse se releva plutôt péniblement. Il n’avait rien de cassé, mais son corps tout entier lui faisait mal et les parties exposées de son corps étaient couvertes de coupures. En essuyant le sang qui coulait d’une plaie sur son front, il remarqua que les trois hommes n’étaient plus seuls dans le tunnel. Autour du monticule de débris sur lesquels ils étaient juchés, de nombreuses silhouettes se dessinaient dans l’obscurité de la grotte. Une par une, elles allumèrent une torche, projetant des lueurs dansantes sur toutes les parois et illuminant leur visage. « Seitamaro, tu ne bouges surtout pas ! Et tu me ranges ces explosions tout de suite. Tu vas faire s’écrouler le tunnel tout entier si tu tentes ! » hurla rapidement le Borukan à son protégé avant qu’il ne commette une bêtise irréparable. « Borukan Akimoto…Jamais je n’aurais pensé te croiser ici un jour. » affirma une voix grave sortant tout droit de l’obscurité. Un homme à la carrure imposante s’avança lentement vers le cercle. Akimoto reconnaissait cette voix. Une voix qui l’avait hanté pendant longtemps. « Mon pauvre Kinichi, on t’avait bien dit de ne pas impliquer le village. On va devoir vous faire la peau maintenant. » ajouta-t-il en jetant un coup d’œil au vieux marchand, un peu comateux, qui essayait péniblement de se redresser. « Borukan Ryûko…C’est donc toi et ta petite bande qui terrorisez les mines avoisinantes en vous faisant passer pour une bande de spectres. Tu es bel et bien la disgrâce du clan. » Ryûko était un ancien compagnon d’armes d’Akimoto, ils avaient été envoyés tous les deux il y a des années dans la région pour pourchasser les bandits et aider à défendre les commerçants. Cependant, l’autre Borukan avait fini par trahir les siens. Une fois le travail accompli, il s’était rendu compte que la vie de sédentaire n’était pas faite pour lui et il s’était lui-même lancé dans la contrebande et le banditisme. « Pffff le clan…C’est vous qui avez trahi nos origines en acceptant de devenir de bête chien de garde. Ce pays nous appartient, nous aurions dû tous les écraser il y a des années. » Pour ses agissements, Ryûko et une poignée de Borukan qui le suivait avaient été bannis du clan.

Si les autres « fantômes » n’avaient pas l’air très dangereux, ils étaient tout de même très nombreux. Akimoto allait devoir trouver une solution – et vite – s’il espérait pouvoir faire sortir tout le monde vivant de cette situation fâcheuse. Tenter de les affronter directement serait une grave erreur. Alors que ses adversaires fonçaient tout droit sur eux, Akimoto prit une grande inspiration, malaxant son chakra dans ses poumons gonflés et recracha une gerbe de lave. Non pas directement sur ses adversaires, mais au plafond, sur une des poutres de soutien. Cette dernière – déjà dans un état lamentable – se mit à fondre instantanément sous la chaleur extrême de la lave du Borukan. Alors qu’une partie du plafond s’écroulait sur les bandits les encerclant, la montagne profita de l’ouverture. Il agrippa le marchand blessé et il fit signe au jeune Chôkoku de le suivre. S’il ne voulait pas les combattre tous directement, Akimoto espérait au moins pouvoir en perdre quelques-uns dans les tunnels avant de devoir les affronter – s’il le devait – et former un plan avec son jeune coéquipier.


Spoiler:
 

_________________

« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t106-borukan-akimoto-100-termine http://www.ascentofshinobi.com/t722-equipe-3-shokugeki-iwa

Lun 10 Juil 2017 - 20:35
Le groupe de shinobis d'Iwa était en fuite. Seitamaro, lui, arrivait à prendre bien plus de distance qu'Akimoto. Il souriait bêtement, pensant qu'il n'était plus nécessaire de fuir davantage. Après tout, un shinobi doit faire preuve de courage, non ?

Il s'arrêta net dans son sprint, tandis que des bandits qui avaient esquivé le flot de lave s'étaient considérablement rapprochés. Un d'entre eux fonçait droit dans le grand rouquin, mais ce dernier l'attrapa au cou de la main droite et le plaqua férocement contre le mur. Ce dernier brigand, néanmoins, répliqua en tentant de planter un kunaï dans son ventre. Dans le même instant, une autre de ces crapules tentait literallement de décapiter le grand roux de son katana sous l'oeil impuissant du colosse, occupé par l'attaque de son adversaire !

Seitamaro entre en jeu, tout en disant : < Occupe toi de celui contre le mur et admire le spectacle.. ♥ > Une araignée d'argile semblait tomber du plafond de la grotte en plein sur la nuque de celui qui tentant de tuer la montagne de muscles, avant qu'elle n'explose, tuant sous le choc l'individu. Étonnamment, l'explosion ne semblait pas avoir fait de dommage sur l'environnement, comme si le Chôkoku avait voulu maîtriser son explosion. Le sourire bête sur son visage se transformais désormais en un véritable rire de psychopathe qui pouvait intimider les plus fragiles psychologiquement. Il se propulsa en avant en direction des ennemis, avant de renvoyer sur les côtés deux des larbins du Borukan adverse par le biais de balles d'argile, l'explosion toujours aussi limitée qu'avant. < Et de trois. > Seitamaro poursuivait sa course comme une bête enragée.

De ses deux mains, il créait de petits oiseaux d'argiles qui venaient à foncer de toutes parts sur trois ennemis supplémentaires, qui s'écroulaient tout comme leurs collègues au sol, raides morts. Ryûko, lui, profitait de la fumée pour essayer de surprendre Seitamaro et de lui infliger un coup de poing au visage. Ce dernier, étant bien sensoriel, arrivait à éviter in extremis le coup de poing. Mais son adversaire était bien plus entraîné que lui et répliqua aussitôt d'un coup de pied gauche retourné dans la mâchoire, qui le fit traverser les murs de la grotte. Dans le même instant, les autres bandits semblaient se ruer de toutes parts contre Akimoto, qui lui, était bien blessé !


Dernière édition par Chôkoku Seitamaro le Ven 14 Juil 2017 - 13:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t335-chokoku-seitamaro

Mar 11 Juil 2017 - 17:11

Babysitting en montagne - ft. Chôkoku Seitamaro

La diversion d’Akimoto avait permis au petit groupe de prendre les devants pendant quelques minutes, mais les bandits, connaissant probablement les lieux comme le fond de leur poche, savaient très bien se retrouver dans les tunnels, contrairement au Borukan et ses deux compagnons. Leur mission venait considérablement de changer d’ordre. Au départ, les deux shinobis devaient se rendre dans la mine du marchand pour enquêter, mais par un hasard des plus complets, ils étaient tombés sur les malfaiteurs en cours de route.

Alors qu’il tentait désespérément de les semer en changeant constamment de tunnels, le reste des bandits finit par les rattraper. Cet endroit serait aussi bien que n’importe quel autre pour poursuivre le combat. Akimoto fit signe à Kinichi de s’écarter du chemin – ce que le vieillard fit sans hésitation – et se mit en position de combat. Le Borukan tourna les talons et fit face à ses adversaires. Un premier courageux s’élança, pensant probablement le prendre par surprise, et tenta de le charger tout bêtement. Ce que la plupart de ses adversaires sous-estimaient, c’était sa vitesse. Pour la plupart, voir une telle montagne de muscle était forcément synonyme de lenteur. Mais Akimoto s’était entraîné des années durant pour combler cette faiblesse. Ne laissant pas le temps à son adversaire de l’atteindre, le rouquin chargea à son tour, l’interceptant à mi-parcours. De sa main droite, le shinobi attrapa le bandit au cou d’une poigne de fer et il lui écrasa la tête contre la paroi de pierre. L’homme laissa échapper un soupir de douleur, mais il n’abandonna pas pour autant. Kunai à la main, il tenta de profiter de la proximité pour piquer Akimoto, mais ce dernier avait prévu le coup. De sa main libre, le Borukan saisit le poignet de son adversaire et d’un geste vif de torsion le brisa. Un craquement se fit entendre et l’homme lâcha son arme.

Dans tout ce brouhaha, Akimoto n’avait pas entendu l’avertissement de son jeune coéquipier. À vrai dire, s’il n’avait pas été là, la montagne aurait probablement été décapitée. En se retournant, après avoir lâché son adversaire, le Borukan put voir le second homme, le visage ravagé par une explosion, gire sur le sol, inconscient. Le Chôkoku se débrouillait plutôt bien. Ses adversaires n’étaient peut-être pas des shinobis expérimentés, mais ils n’en demeuraient pas moins des criminels endurcis qui auraient pu aisément lui faire la peau s’il n’avait pas été à la hauteur. Le gamin exécutait une série de petites explosions contrôlées et localisées pour vaincre ses ennemis. Akimoto avait beau ne pas apprécier le jeune, son talent n’en demeurait pas moins indéniable. Ce qui le troubla davantage, c’était les rires hystériques de Seitamaro. Visiblement, le garçon était dérangé. Comment un gamin pouvait-il prendre son pied en tuant ses adversaires de la sorte ? Comment un gamin pouvait-il prendre autant de plaisir à voir les autres souffrir, sans broncher une seule seconde ? C’est comme si, malgré son très jeune âge, il était déjà habitué à tant de mort et de sordidité. Aux yeux d’Akimoto, la situation était troublante, à la fois impressionnante et triste. Plus il voyait le genin agir et plus le colosse se disait qu’il se devait de faire quelque chose pour encadrer son évolution, pour la ramener vers le droit chemin.

Les petites explosions créées à répétition par Seitamaro – bien moins destructrice et plus contrôlées que les premières – faisaient trembler les parois du tunnel, soulevant par le fait même des nuages de poussière. Ryûko en profita pour passer à l’action. Lui qui était resté en retrait, laissant ses sbires mener la première salve d’attaques, profita du nuage de poussière pour dissimuler son approche. Le renégat ne s’occupa une seule seconde d’Akimoto et préféra charger le genin. Le rouquin n’eut pas le temps d’agir que le Chôkoku se retrouvait déjà la tête fracassée contre un mur. Si Aki ne l’aidait pas rapidement, Ryûko n’en ferait qu’une bouchée. Le genin n’avait aucune chance. L’exilé Borukan avait toujours été un combattant hors pair, rivalisant à une certaine époque avec Akimoto.

Il voulait agir vite, mais les derniers bandits fonçaient droit sur lui pour l’empêcher de venir en aide. Son dos lui faisait terriblement mal à cause de la violente chute de tout à l’heure, ses mouvements étaient diminués, mais le rouquin n’en demeurait pas moins prêt à en découdre. Akimoto dissipa rapidement du chakra dans l’ensemble de son corps, l’enveloppant d’une aura orangée. Aussitôt, sa peau se noircit - devant semblable à de la roche volcanique fissurée par la lave. Le Borukan esquiva une première attaque par un déplacement latéral, tendant son bras au passage sur la trajectoire de l’adversaire pour lui faire une corde à linge. Sa nuque frappa son bras de plein fouet, y laissant imprégner une marque de brulure sévère. L’aura de chakra ardente qui l’entourait freina la progression des autres – visiblement impressionné par la puissance du colosse. Akimoto se projeta sans attendre sur une deuxième adversaire qu’il envoya valser d’un grand coup de poing dans la poitrine. Se retournant, il en saisit un troisième à la gorge et le projeta sur le quatrième qui chargeait épée en main. Le cinquième s’immobilisa aussitôt – figé par la peur – et déguerpit dans l’autre direction.

Maintenant débarrassé de la vermine, Akimoto allait pouvoir venir en aide à son coéquipier. Haletant – le corps tiraillé par les blessures – son aura de chakra frétillant, il porta son attention sur Ryûko qui s’approchait de nouveau de Seitamaro. « Tu n’as donc plus d’honneur ? Tu t’en prends au faible maintenant ? Alors que tu as un adversaire digne de ce nom devant toi ? » Akimoto espérait pouvoir énerver suffisamment le Borukan pour le provoquer, pour qu’il porte son attention de nouveau vers lui plutôt que sur le jeune homme. Si le genin sous sa supervision venait à mourir ou à être blessé gravement, Akimoto ne se le pardonnerait jamais. « Bouhahaha ! Tu me fais bien rire. Regarde dans quel état misérable tu es. Rejoindre ce village t’a affaibli. » Ryûko enveloppa ses deux poings de lave et fonça vers Aki.


_________________

« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t106-borukan-akimoto-100-termine http://www.ascentofshinobi.com/t722-equipe-3-shokugeki-iwa

Mar 11 Juil 2017 - 18:42
Le véritable combat avait eu lieu. Les coups que s'échangeaient Akimoto et Ryûko étaient d'une extrême violence qui faisait effondrer les parois les plus sensibles du lieu. Ils étaient tout deux de forces égales : néanmoins, le Borukan traître semblait petit à petit prendre l'avantage lors de ce combat. Les lâches bandits qui accompagnaient ce dernier préféraient lancer des kunaïs en traître sur Akimoto pendant qu'il était occupé à se battre contre son ancien compagnon. Néanmoins, ces derniers étaient si fébriles que les objets tranchants qu'ils lançaient ne faisaient que trancher très légèrement la peau noirâtre du grand roux, qui était rentré dans une extrême frénésie. Alors que le combat semblait petit à petit revenir à forces égales, la moitié des crapules restantes se mirent à foncer de toutes parts en direction d'Akimoto. Mais, contre toute attente, de nouvelles explosions semblaient se former en plein sur leurs nuques, tandis que des araignées d'argiles étaient tombées sur eux. Alors que Ryûko avait complètement repris l'ascendant sur son adversaire et qu'il était sur le poing de lui porter un coup dévastateur, il fût obligé de reculer à la vue des explosions en chaînes. La fumée qui s'en suivait fût on ne peut plus suffocante. Dès lors que le combat entre les deux costauds allait reprendre, un rire faisant froid dans le dos semblait à nouveau se faire entendre.

Le corps de Seitamaro semblait se relever petit à petit, la poussière ayant grisé une grande partie de sa tenue. Ses mouvements étaient lents et las comme un vulgaire pantin, et quand son corps était totalement redressé, son visage était caché par une couche d'ombre. Lorsque ce dernier était totalement visible, il affichait un sourire terrifiant, du sang gisant de son front. Quand son adversaire essayait de bouger en sa direction, il sentait comme si quelque chose le dérangeait.



< Espèce d'imbécile.. HAHAHAHAHAHA ! Tu aurais dû rester sur tes gardes.. ton erreur te sera fatale ! >


En effet, Seitamaro avait réussi à éviter la plus grande partie du coup de pied. Il s'était propulsé lui-même contre le mur, et le faible choc qu'il avait reçu l'avait aider à cela. Le sang sur son visage n'était présent qu'à cause de la collision contre la paroi. Pendant ce laps de temps, il en avait profité pour créer des araignées qui s'étaient mises au plafond afin de contrer une éventuelle contre-attaques des criminels. Mais ce qui était présent sur le corps de Ryûko était quelque chose de bien plus petit et nombreux.. des cafards.
Sur tout le long de son corps, il y en avait des dizaines et des dizaines : ils étaient néanmoins positionnés assez loin de la lave de ses mains. Seitamaro ne voulait pas perdre davantage de temps.. et fit exploser ses créations, créant un véritable coup de grisou dans les galeries souterraines.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t335-chokoku-seitamaro

Mer 12 Juil 2017 - 17:29

Babysitting en montagne - ft. Chôkoku Seitamaro

Les deux colosses de lave s’échangeaient des coups à répétition. Chaque fois que leurs poings s’entrechoquaient, on avait l’impression que c’est la montagne tout entière qui tremblait. Akimoto fit un pas sur le côté pour éviter la frappe de son adversaire tout en bloquant du revers de sa main et – d’un même mouvement – décocha un tir du genou dans son ventre. Ryûko recula le souffle coupé. « Pas mal pour un vieillard. » Il se redressa et esquissa un sourire. « Mais pas suffisant. » Aussitôt, il chargea à toute allure sur notre protagoniste pour le plaquer contre le mur du tunnel. Le maintenant d’un bras contre la paroi, il le frappait violemment avec l’autre en plein ventre. Akimoto laissa échappe un cri de douleur. Il saisit le renégat par le collet et attira lentement son visage vers lui. Ses bras recouverts de lave le protégeaient peut-être contre la chaleur qu’irradiait son armure, mais son visage était à découvert. La chaleur qui émanait de la peau du Borukan était tellement grande qu’une partie du visage de Ryôku se mit à fumer avant même d’entrer en contact. Ce dernier poussa un rugissement de douleur – encore plus violent que celui d’Akimoto – avant de lâcher prise et reculer soudainement. « Ne me sous-estime pas. » se contenta de répondre le rouquin en essuyant une coulisse de sang le long de sa bouche.

Un sifflement se fit entendre à l’oreille d’Akimoto, suivit d’un tintement métallique. Un kunai venait tout juste de ricocher sur la paroi rocheuse derrière lui. D’autres bandits étaient revenus en renfort et tentaient lâchement de cibler le rouquin alors qu’il était occupé à combattre leur boss. Un deuxième projectile vint le frôler au niveau de l’épaule mais – fort heureusement – comme ça peau était toujours sous la protection de son aura de lave, il ne reçut qu’une égratignure. Décidément, les hommes de main du renégat d’étaient pas tous très brillants. Lancer des projectiles contre un adversaire en combat rapproché avec l’un des leurs n’était pas une très bonne idée. C’était même l’une des premières leçons qu’Akimoto enseignait à ses jeunes élèves : ‘À moins d’être absolument certain d’atteindre votre cible, évitez d’utiliser vos projectiles contre un adversaire à proximité d’un allié.’ En esquissant un petit sourire, la montagne profita de la confusion pour saisir Ryûko par les épaules - brulant au passage sa chair une nouvelle fois – et le plaça violemment entre lui et les projectiles qui fusaient maintenant de toute part.

Ryûko poussa un hurlement de colère, un cri si fort et si profond, qu’il en fit presque trembler les murs. Il entra alors dans une rage presque berserk, une rage qui était commune a beaucoup de Borukan malheureusement. Il hurla à ses compagnons de ne plus tirer – les insultants également au passage – et il contre-attaqua. Le rouquin reçut un puissant crochet du droit en pleine gueule. Puis un autre de la gauche. Puis un deuxième de la droite. Puis un uppercut directement sur le menton. Akimoto avait du mal à reprendre son souffle tellement son adversaire attaquait rapidement. L’exilé Borukan attaquait à présent avec une vitesse incroyable, beaucoup plus grande que ce qu’il avait montré précédemment. Malgré son armure de lave – qui commençait dangereusement à faiblir dû à sa grande consommation en chakra – Akimoto pouvait ressentir la chaleur qui émanait des poings de lave de Ryûko.

Au travers cette folie, le rouquin entendit de nouvelles explosions, suivit d’un ricanement à faire froid dans le dos. C’était le jeune Seitamaro. Il avait été conscient pendant tout ce temps ? Décidément, le gamin lui réservait bien des surprises. Peut-être que sous son masque de folie se cachait en réalité le potentiel d’un shinobi remarquable. Avec le bon encadrement, il serait à même de devenir quelque chose de bien. Ryûko détourna son attention d’Akimoto pour regarder le gamin à son tour – il était visiblement surpris lui aussi de le voir toujours debout. Comme toujours, le renégat avait sous-estimé son adversaire. Cela avait toujours été sa plus grande faiblesse se disait Aki. Même lorsqu’il était encore un jeune apprenti sous sa tutelle, il avait le même comportement. Et Akimoto lui avait toujours reproché. Aujourd’hui, cette faiblesse allait être sa perte.

Alors que Ryûko était distrait avec le retour du Chôkoku, Akimoto remarqua les petites bestioles d’argile grimper sur son corps. Devinant les plans de son coéquipier, il s’élança le plus loin possible pour éviter l’explosion. Celle-ci était beaucoup plus forte que les précédentes. Le souffle de l’explosion projeta des débris dans toutes les directions, faisant rompre les derniers supports dont le plafond et les murs disposaient pour tenir debout. Leurs adversaires avaient tous été mis hors d’état, mais maintenant le trio avait un problème plus grand. S’il ne se dépêchait pas, ils seraient ensevelis sous la montagne. Le colosse agrippa de nouveau le vieil homme – qui était resté caché tout ce temps en retrait du combat – et fit signe à Seitamaro.


_________________

« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t106-borukan-akimoto-100-termine http://www.ascentofshinobi.com/t722-equipe-3-shokugeki-iwa

Jeu 13 Juil 2017 - 17:53


Si Seitamaro se veut d'abord être un homme d'apparence cruelle, sans merci ni pitié et sans scrupule, c'est qu'il l'est tout simplement. Cependant, s'arrêter à une telle description d'un être au passé bien rempli serait assez simpliste. Il faut dire qu'en dehors de l'image de l'infâme individu qui lui colle bien, il reste un homme complexe. Seitamaro n'est pas un tendre et n'accorde réellement d'importance qu'au simple fait de pouvoir se mesurer à des adversaires redoutables. Pour lui il n'existe pas meilleure sensation que celle de réussir à vaincre son adversaire. La souffrance faisant partie intégrante de sa personnalité, il n'affectionne que les enjeux de tailles et les défis où sa vie est véritablement mise en jeu. Pour lui, ce combat n'était rien du tout.

Akimoto faisait signe à Seitamaro de le suivre. Ce dernier esquissait un grand sourire, avant d’exécuter un sprint pour dépasser le grand colosse. Dès qu'il fût assez loin des cadavres des défunts brigands (Ryûko compris) il envoya une dernière décharge d'argile en forme de sauterelles dans leur direction, afin d'être sûr de bien les achever. Cela accéléra le rythme d'effondrement de la grotte, tandis que des gros rochers manquaient d'écraser le trio. Le genin avait déjà pris une grande longueur d'avance sur les deux individus, zigzaguant dans tous les chemins possibles pour essayer de trouver une issue à une vitesse très haute. Afin qu'Akimoto sache où il était, il laissa des chauves-souris d'argile derrière lui. Il ne leur restait plus qu'une bonne minute avant que tout s'écroule.

En moins de trente secondes plus tard, il est finalement arrivé en dehors de la zone ravagée. Akimoto, lui, accompagné du vieillard, le rejoignait très peu de temps après. Ils s'étaient mis assez loin de la sortie de la grotte qui venait tout juste de s'effondrer. Mais il y avait une chose d'interpellant : comment Seitamaro a t-il su par où aller ? Sans doute par sa chance très élevée. Maintenant qu'il n'y avait plus de danger, un dialogue s'installa.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t335-chokoku-seitamaro

Sam 15 Juil 2017 - 19:04

Babysitting en montagne - ft. Chôkoku Seitamaro

L’effondrement des tunnels était digne du plus beau des cataclysmes. Alors qu’Akimoto courait vers la sortie en titubant à cause de ses blessures, il tirait désespérément le vieillard derrière lui. Ce dernier laissait échapper un petit cri de sursaut chaque fois qu’un rocher s’écrasait près de lui. Rapidement, il perdit de vue son jeune coéquipier qui avait pris les devants. Encore une fois, les méthodes extrêmes du Chôkoku les avaient mis dans le pétrin. Certes, grâce à lui, ils s’étaient débarrassés des brigands et avaient pu fuir, mais avec un peu de malchance, le trio d’Iwajin pouvait très bien se retrouver enseveli sous la montagne. Suivant les traces laissées par le manipulateur d’argile sur le chemin, Akimoto guida le vieux Kinichi jusqu’à l’extérieur de la grotte. Juste à temps puisque quelques secondes après leur sortie, l’entrée du tunnel s’effondra derrière eux. Voilà qui réglait un problème, plus personne ne mettrait les pieds dans ces tunnels maudits. Même s’il y avait très peu de chance pour que quiconque est survécu à cet effondrement spontané de la grotte, le fait de ne pas pouvoir confirmer la mort de Ryûko et de ses derniers hommes de ses propres yeux inquiétait le Borukan. Il connaissait bien le renégat et il ne savait que trop bien à quel point cette ordure était résiliente. S’il y avait une infime – même microscopique – chance de survie, Ryûko la saisirait pour s’échapper. Akimoto évacua rapidement cette pensée néfaste de son esprit, préférant compter sur la chance qu’il avait de toujours être en vie après une situation aussi rocambolesque. Avant de se remettre en route, le rouquin allait devoir mettre des choses au clair avec Seitamaro. Si cela ne lui avait pas fait plaisir de le voir l’accompagner aujourd’hui, Akimoto prenait tout de même son devoir de jônin à cœur. Et instruire et guider les plus jeunes faisait partie de sa description de tâche.

« Tu réalises à quel point tu es dangereux ? Tu aurais très bien pu tous nous tuer dans cette grotte, encore une fois ! » dit-il en s’énervant. Décidément, Akimoto avait eu droit au pire scénario possible. Seul point positif de tout ce bordel ; il avait encore le temps de rentrer avant la fin de la journée. Pour se calmer, le rouquin extirpa de son sac – maintenant en éventré et en lambeaux – sa deuxième gourde de saké et en prit une énorme gorgée. « Tu as du talent gamin, je le reconnais. » ajouta-t-il cependant. « Mais tu as besoin de retenue. Tu désir écraser tes adversaires par-dessus tout, créer la souffrance. Je peux le voir dans tes yeux. Tu es dominé par une sorte de folie guerrière. » Le Borukan connaissait bien ça. Trop bien même. Il avait grandi dans un monde où la stabilité n’existait pas, où les luttes entre familles et clans dominaient, où la guerre était maîtresse. « J’ai déjà été comme toi autrefois. Beaucoup des Borukan le sont à vrai dire…Mais un jour tu devras comprendre qu’être un guerrier impitoyable ne fait pas de toi un bon shinobi. Si tu terrasses tes adversaires sans égard pour les conséquences, pour la vie de tes coéquipiers et des gens que tu as juré de protéger. » dit-il en pointant du revers de la main le vieux marchand. « Eh bien tu ne seras jamais digne de porter ce bandeau. » Le rouquin avait pris un ton volontairement dur et sérieux. Il voulait que Seitamaro comprenne bien la gravité de ces gestes. Il ne connaissait pas l’histoire du jeune homme et son passé – et il n’avait pas besoin – mais il devinait aisément qu’il trainait avec lui un fardeau, un bagage, une certaine colère qui animait ses gestes extrêmes. « Tu as un incroyable potentiel. Ne le gâche pas. » dit-il sur un ton plus doux. Le rouquin éprouvait une certaine tristesse pour son coéquipier. Il ne savait que trop bien ce que c’était de vivre avec un tel fardeau. La mort de sa femme l’avait entraîné dans une spirale infernale jusque dans les bas-fonds les plus terribles. S’il ne s’était pas débarrassé de sa colère, jamais il ne serait devenu le shinobi qu’il est aujourd’hui. C’est pourquoi Akimoto avait envie de laisser une chance au gamin. Un ultimatum. « Lorsque je signerai mon rapport de mission de retour au village, deux choix s’offrent à moi. Je peux raconter les évènements comme ils se sont déroulés, et enterrer ta carrière de shinobi avant même qu’elle soit véritablement commencée. » Akimoto marqua une courte pause, pour laisser le temps à Seitamaro d’absorber l’information et sa gravité. « Ou bien je peux omettre certains faits et te donner une seconde chance. Une chance de te corriger et de te développer sous ma tutelle. La décision te revient, qu’en sera-t-il ? » S’il désirait l’épauler, il ne pouvait le faire que si le jeune homme acceptait son aide.


_________________

« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t106-borukan-akimoto-100-termine http://www.ascentofshinobi.com/t722-equipe-3-shokugeki-iwa

Dim 16 Juil 2017 - 20:01
« Tu réalises à quel point tu es dangereux ? Tu aurais très bien pu tous nous tuer dans cette grotte, encore une fois ! » Seitamaro le regardait d'un air hautain, les bras croisés. Affichant un sourire assez léger, il regardait avec mépris yeux dans les yeux, dans le but de l'intimider. Il s'en fichait littéralement de ses remarques à la noix. < Tu as du talent gamin, je le reconnais > < Arrête de m'appeler gamin.. je ne sais pas ce qu'on t'a donné comme fiche.. mais j'ai vingt aaaaaaaaans ! ♥ > Suite à cette révélation, le doute d'Akimoto avait enfin été effacé : il n'avait pas onze, mais vingt ans. Les fiches qu'il avait reçu étaient erronées. « Mais tu as besoin de retenue. Tu désir écraser tes adversaires par-dessus tout, créer la souffrance. Je peux le voir dans tes yeux. Tu es dominé par une sorte de folie guerrière. » Une folie guerrière, rien que ça ? Il trouvait les mots assez réducteurs, à vrai dire. < J’ai déjà été comme toi autrefois. Beaucoup des Borukan le sont à vrai dire…Mais un jour tu devras comprendre qu’être un guerrier impitoyable ne fait pas de toi un bon shinobi. Si tu terrasses tes adversaires sans égard pour les conséquences, pour la vie de tes coéquipiers et des gens que tu as juré de protéger.. eh bien tu ne seras jamais digne de porter ce bandeau. > Moment de silence.


< Tu as un incroyable potentiel. Ne le gâche pas > Ah, enfin ! Seitamaro aimait bien ces personnes qui selon lui "lui léchaient les bottes". Il garda son petit rictus présent sur son visage. Il était rempli d’excitation : en effet, le fait de n'avoir montrer qu'une infime partie de ses pouvoirs auprès d'Akimoto le rendait joyeux. Dire qu'au vu de l'état de ce dernier, il pensait qu'il pourrait le tuer. Mais il ne le ferait pas, par curiosité. < Lorsque je signerai mon rapport de mission de retour au village, deux choix s’offrent à moi. Je peux raconter les évènements comme ils se sont déroulés, et enterrer ta carrière de shinobi avant même qu’elle soit véritablement commencée. > Intrigué, il souriait toujours comme un enfant heureux. < Ou bien je peux omettre certains faits et te donner une seconde chance. Une chance de te corriger et de te développer sous ma tutelle. La décision te revient, qu’en sera-t-il ? > Il réfléchissait un instant. D'un côté, quitter directement son sois disant apprentissage ne permettrai pas à réussir un certain objectif qu'il se gardait de le dire. Il répondait aussitôt, toujours souriant.


< Eh bien.. prenons la deuxième propositiooooooon ! ♥ >


Aussitôt, de manière imprévisible, il tourna des pieds et marcha en la direction du village, faisant signe à Akimoto de le suivre, avant de mettre ses mains dans les poches.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t335-chokoku-seitamaro

Mer 19 Juil 2017 - 1:06

Babysitting en montagne - ft. Chôkoku Seitamaro

« Arrête de m'appeler gamin…je ne sais pas ce qu'on t'a donné comme fiche, mais j'ai vingt ans ! » Akimoto resta surpris un instant lorsque le Chôkoku l’interrompit. Il avait vingt ans ? Et non pas onze comme le disais son dossier ? Le Borukan fronça les sourcils. Cela faisait enfin un peu de sens. Un gamin de onze ans mesurant presque deux mètres s’était presque impensable. Et son comportement faisait un peu plus de sens, Akimoto ne concevait pas qu’un enfant débutant à peine son adolescence puisse agir de la sorte et posséder un tel ressentiment qu’il ait besoin de tout détruire de la sorte. À vingt ans, il devait avoir un peu plus de baguage derrière lui pour « justifier » les actes qu’il avait commis aujourd’hui – même si Akimoto ne les excusait en rien. Se devait être cette fourbe taupe d’intendant se disait-il. Il avait dû manipuler la fiche qu’il lui avait remis pour le mettre dans l’embarra. En revenant au village, le rouquin se ferait un malin plaisir d’aller lui rendre visite pour mettre les pendules à l’heure. Il allait regretter d’avoir voulu provoquer un Borukan.

Le trio reprit rapidement la marche en direction du village d’Iwa. Akimoto était pas mal amoché, son dos lui faisait terriblement mal, sa jambe était blessée et ton torse était probablement couvert d’ecchymoses. Une fois au village, il irait assurément faire un tour aux sources thermales pour se reposer. Mais tout juste avant, il engloutirait une bonne boite de brochettes épicées et une nouvelle bouteille de saké. Le rouquin en aurait grand besoin après une journée pareil.

Face à son ultimatum – la fin de son épopée ninja ou le début d’une tutelle – le jeune Seitamaro décida d’accepter son offre, à la plus grande surprise du géant. Le Chôkoku mis de côté son égo – du moins temporairement – pour entendre finalement raison. Akimoto était sérieux, s’il n’avait pas accepté, lors de son rapport, il aurait absolument tout déballé : sa folie meurtrière, son refus de l’autorité, son insouciance, son incapacité à travailler en équipe. Il aurait probablement même recommandé qu’il soit placé sous observation psychiatrique ou tout bonnement enfermé. Un élément aussi instable ne pouvait pas être laissé sans surveillance à Iwa. En désirant le placer sous sa tutelle, Akimoto prenait un énorme pari. Celui de le remanier vers le droit chemin, de le corriger, pour en faire un homme bien. Il ne le faisait pas que dans l’idée de fournir un bon guerrier pour le village – puisqu’il en était de toute évidence un – mais plutôt dans un souci de sanité pour le jeune homme troublé. S’il échouait dans sa tâche, non seulement il se sentirait coupable, mais il devrait encaisser les conséquences. Même si le pari était énorme, Akimoto n’avait pas d’autres choix. Il se revoyait, presque gamin encore, foncer sur les champs de bataille, à la poursuite de brigands, ses poings imbibés de sang, de la fureur plein les yeux. Si son mentor Borukan Kyokai ne l’avait pas ramené vers le droit chemin, qui sait ce que le rouquin serait devenu…Peut-être ne serait-il qu’un vulgaire bandit, comme Ryuuko, à la recherche d’action et de chaos.

« Très bien ! Dans ce cas, dès que l’Ombre du village sera choisie et que les nouvelles structures seront en place, je m’efforcerai pour que tu sois placé officiellement sous ma supervision. D’ici là, essaye d’éviter les ennuis, veux-tu ? Je te recontacterai pour commencer ton entraînement. » N’ayant plus la force d’argumenter ou de se battre, il laissa le jeune homme aller lorsqu’il tourna les talons pour prendre les devants. Maintenant seul avec le vieux marchand, qui avançait avec peine, Akimoto reprit une grande gorgée de saké. Il tendit la gourde à Kinichi qui se fit un grand plaisir de boire à son tour.


_________________

« A King must be greedier, laugh louder and be more furious then anyone else.
He must exemplify the extreme of all things, including good and evil. »

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t106-borukan-akimoto-100-termine http://www.ascentofshinobi.com/t722-equipe-3-shokugeki-iwa

Babysitting en montagne [PV Seitamaro]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Tsuchi no Kuni, Pays de la Terre
Sauter vers: