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Repentir d’un fils | Byakuren Masato


Ven 5 Oct 2018 - 3:15
Plusieurs jours étaient passés entre l’envoie de la première lettre destinée à sa soeur cadette et celle destinée à son père. Il n’avait pas su directement trouver les mots juste, il ne voulait d’ailleurs pas de tels échange entre sa famille et lui. Mais il ne pouvait faire autrement. Cette fois-ci la lettre de droite était terminée et comme son homologue, elle était aussi accompagnée d’un petit sachet en velours contenant un prisme à l’image d’un kaléidoscope cristallin ainsi qu’une poignée de sable rouge provenant d’un désert plus aride que le précédent.


Cher Père.
Je vous souhaite en premier lieu le salut et surtout la paix. À travers ces mots vous comprendrez sans nul doute qui se cache derrière. C’est bel et bien votre fils. Takamagahara.

En raison de notre passé et des différentes histoires qui me sont remontés je suis désormais au courant. Vous ne me considérez plus comme votre fils... Sachez toutefois que vous rester et resterai mon père quoi qu’il advienne. Je ne vous cacherais rien. J’ai pris contact avec votre fille, qui est à mes yeux ma soeur.

J’ai toutefois pris l’attention nécessaire pour ne pas lui révéler ni mon identité ni ma localisation. Voyait à travers cela le respect que vous avez pu m’apprendre plus jeune. Après c’est douze longues années sans donner de nouvelles je me permet de revenir m’enquérir de vos nouvelles - bien que je sois déjà au courant de nombreuses histoires.

La situation à Kaze no Kuni est telle que je ne peux me permettre de rentrer dès maintenant pour que l’on discute tout les deux. Le peuple, ici, bien plus qu’ailleurs, souffre énormément et comme vous le savez sans doute, vous qui m’avez élever et éduquer... Je ne peux fermer les yeux de la sorte.

Je vous demande l’autorisation de continuer à parler avec Yume. Je vous laisserais le choix de lui révéler ma personne ou non. Je compte bel et bien m’expliquer sur ma disparition soudaine et le mal que j’ai pu causer. N’y voyait à travers cette soudaine révélation aucun maux. Je ne recherche que votre pardon.

Votre fils,
Takamagahara


Contrairement à la lettre précédente, celle-là contenait une adresse exacte permettant à Masato de répondre - ou non - selon son bon vouloir. Le petit prince était assez mitigé, connaissant l’homme, il se doutait d’une chose : la lettre ne donnerait jamais suite. Mais l’espoir était tout ce qui pouvait lui rester. En plus de son nom en guise de signature, une empreinte de pouce faite à partir de son propre sang venait confirmer indéniablement la véracité de ses dires. La même qui était présente sur la lettre destinée à sa soeur.

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Mar 9 Oct 2018 - 18:12
Sous la tonne de lettres, une seule était restée non traitée. Masato l’avait ignorée jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’elle, sous le regard inquisiteur de sa garde royale. Même eux ignoraient tout de l’existence du fils caché, aujourd’hui destitué. Il avait pris son chemin en solitaire ; il continuerait donc ainsi.

Le Daimyo avait hésité entre l’ignorance ou le sermon. Mais la plume qu’il brandit marque le parchemin d’un tout autre mélange sentimental.

@Byakuren Masato a écrit:
Takamagahara,

Notre passé commun est indéniable, mais tu sais tout autant que moi qu’en quittant notre maison mère, tu as souillé notre nom. Ce que je t’ai offert, tu l’as renié. J’ignore l’objectif de ton retour soudain, mais n’oublie pas que tu n’as plus à m’appeler père, comme je ne t’appellerais plus fils.

Yume ignore tout de ton existence, raviver ses curiosités d’enfances serait un jeu dangereux. Ne cherche pas notre clémence, car nous ne sommes plus responsables de ta personne. Tu n’as plus de nom, Takamagahara : Il ne revient qu’à toi de t’en créer un nouveau et de cesser de vivre dans le passé. Je n’ai ni jugement ni juridiction sur ta vie actuelle.

En étant déchu, tu es devenu libre, mais comme tu peux le savoir, c’est un chemin sans retour.

Le Seigneur appose son cachet, la lettre est scellée. Les messagers récoltent les lots sans prendre gare qu’une lettre manquait, la seule qui serait envoyée personnellement par Masato. Son visage reste de marbre, intraitable. Le roi n’a point le droit aux remords paternels.
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Mar 9 Oct 2018 - 19:01
Une lettre possédant le sceau seigneuriale gisait sur le bois de son bureau. Un miracle venait-il d’avoir lieu ou était-ce l’apparition d’un signe annonçant une mauvaise augure ? Il ne tarda pas à le découvrir. Le petit prince était remplit d’espoir en entamant la lecture de la missive. Espoir qui se volatilisa tout aussi rapidement. Sa main se referma de manière mécanique sur la lettre. Un autre que lui serait sans doute rongé par la tristesse et la colère, il était different de la masse.

Seigneur Byakuren,

Je vous remercie en premier lieu pour cette réponse. Amer et froid, comme toujours, vous n’avez pas changé. Je respecte grandement ce trait de caractère qui vous compose. Certes notre lien est désormais rompu cependant pourrais-je un jour ne plus vous considérer comme mon paternel ? Je ne suis pas de c’est homme qui devienne ingrat. Vous resterez pour toujours la seule et unique que je rêverais de devenir. Bien que cela ne serve sans doute à rien. Vous trouverez plus bas les raisons de ma disparition ainsi que de cette soudaine apparition.

Yume... N’en saura rien. Je respecterais vos propos. Mais le monde lui, ne pourra me renier comme vous venez de le faire.

Malgré vos propos qui me désole, mon regard ne c’est jamais apposé sur le passé ni même sur le présent. Pour vous, je vous ai renié et j’ai salis votre blason. Vous êtes pour moi un un exemple cependant il y a bien un point qui nous différencie. Je ne suis certes pas l’héritier d’une dynastie de sang-bleu, je ne connais même pas mes propres parents, en ce monde je ne suis qu’un bâtard n’ayant de sens, à quoi bon vivre quand on est rejeté de tous ?

Aurais-je du rester à vos côtés pendant que la plèbe - dans le monde entier - souffrait ? Je ne n’ai jamais renié vos enseignements au contraire j’essaye de les transmettre aux personnes qui ont tout perdu afin de se reconstruire et cela marche. Aurais-je du vivre une vie tranquille à l’écart de la misère sociale et en possédant un voile sur le visage afin de ne pas prêter attention à ceux qui n’ont rien ? Pire encore - me moquer d’eux ?

Pendant c’est douze longue années je n’ai fait que d’errer dans l’entièreté du Yuukan afin de venir en aide à la population. Je ne considère pas cela comme souillé votre famille, père. Si je reprend contacte avec vous maintenant c’est uniquement car vous auriez sans doute voulu m’arrêter et cette simple pensée me traumatisait. Bien que je partage vos codes de noblesse je ne peux me permettre oublier nos confrères.

Je suis actuellement à Kaze, tentant le tout pour le tout afin de sortir cette populace de la déchéance. Personne sur cette terre ne connait mon nom, hormis vous. Je compte faire tout mon possible afin de bâtir un avenir stable pour les indigents... Si vous je parle de tout cela ce n’est ni par vantardise, ni comme un moyen de pression, ni comme une menace - loin de moi cette idée. Mais uniquement à la manière d’un fils montrant ses premiers dessins à son père afin de trouver dans son regard de la fierté.

J’ai malheureusement fais erreur, une seconde fois. Je vous demande donc pardon pour tout ce temps perdu. En ce funeste jour, notre lien disparait, à mon grand désarroi, ma proposition d’audience n’a donc plus lieu d’être.

Takamagahara...

Au fin fond de lui, il savait que répondre serait inutile. Le roi avait émit son jugement, les vassaux devaient s’y soumettre. Il voulait conclure cette histoire de manière respectable face à une personne qu’il considérait encore comme une figure paternel. La lettre se voulait sentimentale, il l’avait écrite avec son coeur.

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Jeu 11 Oct 2018 - 10:43
Byakruen Masato a écrit:
Takamagahara,

Tu as choisi toi-même ton chemin. Nos frontières sont les seules limites de notre pouvoir, si tu as décidé de les ignorer, c’est ce qui fait que tu n’es plus un Byakuren de nom. Tu sais plus que quiconque ce que cela implique : Je n’ai plus aucun droit de parole sur tes actions.

Ne t’excuse donc pas. Car je n’ai aucun pardon à te donner.

Si tu veux faire grandir les peuples par ta simple volonté, je te souhaite d’avoir le courage de ne pas tomber avec les déceptions. Pour un roturier, la route sera plus longue, plus ardue. Seules tes paroles ou actions détermineront ta dignité.

Tu connais mon avis sur la prise de pouvoir par le fer. J’ose aspirer que c’est une chose que tu sauras honorer à ta façon. Ton éducation, ton savoir : Si tu veux les transmettre et guider le monde qui t’entoure, sait le faire avec humilité. Ne prend pas position par facilité, n’oublie par les personnes qui t’aident.. ne leur pardonne par non plus leurs erreurs. Enlève toute forme d’utopie à tes discours : La paix n’existera jamais de façon unanime, il faudrait pour cela que les hommes arrivent déjà à être en paix avec eux-mêmes, or leurs maux sont des rongeurs d’entrailles qui font vriller les esprits les plus forts.

Je n’ai pas grand-chose à te souhaiter,
Si ce n’est que de te trouver, toi-même, dans cette recherche de stabilité.


Ultime signature, achevée avec énergie. Masato plie la lettre, la confie à son faucon blanc, l’unique messager qui lui garantissait une discrétion privée. Il avait donné ses conseils avec toute la neutralité qu’il se devait de donner.
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