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Vers l’infini et au delà | Hohoemi Tsuki


Lun 8 Oct 2018 - 17:53
Une simple escale. Le temps de quelques jours tout au plus. Le petit prince était - encore une fois - de retour à Hi. C’était le principale point de passage pour se rendre dans les divers pays du Yuukan. Voila maintenant huit ans que le Byakuren à quitter son cocon familiale. Depuis, il erre dans la nature avec un but bien précis. Faire le bien autour de lui et plus généralement, apporter la paix. Bien qu’inconnu du grand publique, il se voulait l’émissaire des pauvres de ce monde. Il avait profiter de c’est longues années pour « voyager » et comprendre les maux de ce monde. De la neige éternelle provenant des montagnes de Tetsu à la forêt luxuriante d’Hayashi en passant par la pluie sempiternelle d’Ame , il connaissait - presque - comme sa poche ce monde.

Le Byakuren bivouaquait au plus profond de la forêt, éloigné de toutes formes de présence humaine. Il aimait se retrouvait seul face à la nature. Cet avatar de la lune était en parfaite communion tant avec la faune que la flore de la forêt. Bien qu’à des années lumières de la dangerosité ainsi que de la beauté d’Hayashi no Kuni, la terre qui l’avait vu naitre. Les forêts luxuriantes du Feu possédaient un certain charme, il fallait l’avouer. Tandis qu’il était en plein rêve éveillé, pensant à sa prochaine mission, un bruit suspect et non naturel vint l’interrompre. Son camp était placé de telle sorte qu’il ne devrait pas avoir affaires à des bêtes sauvages. Tout avait été - comme toujours - planifié avec une grande attention. Il n’y avait donc aucun doute possible, des hommes étaient proche. Il y avait peu de chance que de simples touristes passent par là, des mercenaires ou encore des braconniers. C’était la plus plausible des possibilités.

Assez rapidement, il quitta son camps afin de se diriger vers le bruit. Si bandits il y avait, il se devait de les prendre par surprise. Quoi qu’il devrait arriver, il n’était pas là pour combattre ou même verser le sang inutilement. Une silhouette féminine ainsi que quelque peu enfantine fut aperçut de la part de Takamagahara. Son appréhension commençait déjà à chuter. Une simple enfant. Il ne pouvait cependant la laisser ici.

— Que la paix et le salut soit sur toi jeune demoiselle. Que fais-tu seule ici ? T’es-tu perdu ?

Le petit prince apparut, finalement, en sortant d’une fougère. Il transpirait une certaine compassion inée et propre à lui même. Bien qu’étranger, il était difficile de le considérer comme un ennemie, il serait même difficile de le voir faire du mal à une mouche. Cependant, il dégageait une aura bien étrange.

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Mar 9 Oct 2018 - 18:36
vers l'infini et au-delà.

198.

Hi no Kuni. Vaste contrée où se trouvent les plus grandes forêts de tout le Yuukan. Le voyage de Tsuki a repris, après cette petite escale dans le village où elle a rencontré Shin. Désormais, il faut avancer, traverser ce si grand pays pour arriver à Kaminari. Le pays de la foudre … Apparemment, là-bas, il y a un village où la recherche scientifique est très développée, et où Papa pourra approfondir ses connaissances en médecine. Maman, quant à elle, pourra aussi travailler ses compétences et les utiliser dans un autre environnement. Pourquoi pas, après tout. De toute façon, ce n’est pas comme si Tsuki avait le choix. Il faut partir, c’est tout. Avancer jusqu’à ce fameux village, où sa nouvelle vie commencera.

Pour l’heure, il faut chasser. L’avantage du voyage, c’est cette possibilité de découvrir l’univers dans lequel ils vivent. Un monde gigantesque, où tout est différent d’un endroit à l’autre. Tsuki apprend davantage dans ce voyage que depuis sa naissance. Les différentes techniques de chasse, les comportements animaliers, les modifications climatiques ; tant de choses tellement intéressantes à étudier ! Hi no Kuni, avec sa végétation dense et ses forêts luxuriantes, offre à la blonde d’apprendre tant sur les animaux, que sur son propre comportement. Ne pas bouger, s’installer sur un arbre haut mais préservé des rayons du soleil pour se camoufler ; écouter les mouvements de la végétation pour pouvoir pister un animal … Maman lui a donné de si nombreux conseils tout au court de leur avancée dans le pays, tellement que la gamine serait probablement incapable de tous les citer.

Aujourd’hui est un grand jour pour elle ! Maman l’a laissée partir chasser seule, à condition qu’elle n’aille pas trop loin et se serve de ses capacités pour la prévenir. Leur campement, pas si éloigné de son terrain, se trouve au fin fond de la forêt, là où, en théorie, les bandits n’osent pas s’aventurer. Tsuki peut donc se concentrer tranquillement, en théorie – la précision semble importante – sur son activité préférée.

Mais la théorie est brisée.

Installée sur son arbre, à la recherche d’un animal à poursuivre, voilà que la blonde tombe finalement sur un homme. Drôle de créature, n’est-ce pas ? Au fond, il s’agit d’un animal, un peu particulier, certes, mais elle ne peut définitivement pas le chasser. Déjà, il est plus âgé, ensuite, elle ne sait rien de lui. Il n’apparaît pas dans son encyclopédie. Méfiante, Tsuki se met en position. On ne sait jamais. Il parle bizarrement. Enfin, pas bizarrement mais … Paix ? Salut ? Hein ? La méfiance de la gamine redescend, tombe à un seuil trop bas pour être remarquée. Il sort de ses fougères. Tsuki le regarde attentivement. Il est beau. Un sourire enfantin et des rougeurs apparaissent sur son visage. Il y a quelque chose de doux qui émane de lui. Une sorte d’aura étrange, incompréhensible. Mais elle ne se trompe pas sur un point : il est vraiment très beau. Une beauté intacte, simple, qui attire directement le regard.

Tsuki secoue doucement la tête et se reprend. Il parle quand même bizarrement ! Elle se redresse, puis se laisse gentiment tomber à ses côtés, avec toute son agilité naturelle. Une fois à ses côtés, la différence de taille se manifeste clairement. Si petite, la blonde, si petite. Mais elle ne se laisse pas débiner pour autant.
« Non ! Je ne suis pas perdue ! Je suis une chasseuse ! »
La demoiselle gonfle la poitrine et croise les bras, fière. Tsuki la chasseuse. Petite fille, certes, de petite taille, aussi, mais chasseuse quand même ! Grand potentiel dans ses muscles d’adolescente. Le sourire effacé revient, cette fois sous forme d’une mimique joyeuse, joueuse.
« Et vous, vous faîtes quoi dans les bois, tout seul ? Vous n’avez pas peur des bêtes sauvages ? »
Tsuki lève les doigts et les arque, comme un animal sauvage, accompagnant les gestes d’un « Grrr » empreint d’innocence. Elle se ressaisit rapidement après, lorsqu’elle comprend qu’il manque un très gros détail à toute cette présentation. Présentation qui, d’ailleurs, sans cela, est vide de sens.
« Oh, je m’appelle Tsuki. » Grand sourire enfantin. Fierté. « Tsuki la chasseuse. Et vous ? »
De sourire en sourire … Une rencontre particulière, au milieu des bois. Avec un grand et beau jeune homme. Danger, pas danger ? Seul le temps le dira …

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Dernière édition par Hohoemi Tsuki le Ven 12 Oct 2018 - 2:20, édité 1 fois
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Mar 9 Oct 2018 - 20:30
La jeune - très jeune - fille se trouvait perchée sur un arbre, sûrement trop occupée à faire un remake de Mowgli, elle ne tarda pas à redescendre de la cime grandissante des végétaux ligneux. Elle était haute comme trois pommes, un visage enfantin commençant à tirer vers l’adolescence, elle ne devait pas avoir plus d’une douzaine d’années. La situation était amusante aux yeux du petit prince, il y avait bien longtemps qu’il n’avait pas parler avec des enfants. Elle lui rappelait étrangement sa jeune soeur, Yume.

S’en suit alors une discussion pour le moins éxotique. L’enfant se décrivait comme une chasseuse - elle devait sûrement faire ce fameux remake de Tarzan finalement. Le point le plus important et celui qui capta son attention fut le fait qu’elle ne c’est pas dit perdue. Un tel enfant, dans une telle forêt, si il serait perdu, il le dirait. Ce n’était pas le cas. Elle devait être forcement accompagnée et pour qu’elle soit décontractée, c’est tuteurs étaient forcement proche.

— Oh une chasseuse ? Excuse moi, j’ai cru apercevoir une faible petite fille mais je me suis trompé. Tu es très forte finalement !

Petit rire cristallin, le petit prince aimait beaucoup la compagnie des enfants. Ils étaient toujours si pur, si blanc... Contrairement à un adulte, l’enfant était généralement loin d’être égoïste, il se souciait des autres. C’était triste qu’une telle empathie disparaisse avec le temps.

— Des bêtes sauvages ? Il n’y en a pas ici, voyons, les animaux sont mes amis du coup je n’ai pas à avoir peur d’eux ! Je suis en plein voyage en ce moment.

Second rire cristallin, le jeune homme transpirait une joie de vivre palpable. Il s’agenouilla pour arriver à la hauteur de la puissante amazone, cette dernière lui rappelait fortement Hippolythe, sûrement l’une de ses congénères. Il apposa une main sur sa tête avant de poursuivre.

— Enchanté Tsuki, je m’appelle Takamagahara mais beaucoup m’appelle uniquement Taka. J’imagine qu’une fière chasseuse comme toi n’est pas seule, si toi et tes proches avaient besoin de nourriture je pourrais vous en fournir, mon campement est tout proche. Et puis si vous avez besoin d’une quelconque aide vous pouvez toujours compter sur moi.

Son sourire se voulait extrêmement chaleureux, de ses propos ne découlait qu’une simple véracité formelle, il était sincère. Par simple déduction ainsi que par connaissances certaine, il savait qu’aucune tribu de chasseur n’habitait proche de son campement, de ce fait la possibilité que des touristes se baladent ici ne semblait pas si irréaliste que ça finalement, bien entendu, la piste de brigands n’étaient pas non plus exclus. Certains rivaliser en imagination, faire office d’une jeune fille comme d’un leurre serait surprenant mais pas impossible. Il faudra attendre un peu plus pour connaître la vérité.

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Ven 12 Oct 2018 - 2:34
vers l'infini et au-delà.

Son ego éclate. Un compliment, comme ça, d’un si beau jeune homme ? Ohlala ! Si la partie de chasse était déjà une super nouvelle, là, c’en est une de plus. Tsuki va défaillir ! Ses joues rougissent. Elle ne répond pas, ne sait pas quoi répondre. Cela ne ressemblerait qu’à un amas de bafouillements insensés, illogiques et inintelligibles. Alors tant pis, elle se contente de hocher vivement la tête. Et de se mordre l’intérieur de la lèvre, secrètement, pour enlever ces rougeurs de gamine. Il ne doit pas savoir, non non non. Les messieurs sont des messieurs, ils peuvent être dangereux, même s’ils sont beaux ! Alors ouste, les rougeurs, dehors !

Par contre, il explique qu’il n’a pas peur des bêtes et qu’elles sont ses amies. Que ? Mais l’Homme chasse les animaux, non ? Et s’il ne chasse pas, parfois il est lui-même chassé, c’est comme ça que ça marche, n’est-ce pas ? Enfin, en théorie. Selon ce que maman lui a appris encore et encore depuis son enfance. Chasser ou être chassé. L’Homme comme grand prédateur, parfois lui-même proie, qui doit se débattre pour ne pas mourir. Que dit cet homme ? Il rit. Plusieurs fois, il rit. Il est gentil, sincère. Donc Tsuki reprend : ce monsieur est grand, beau, gentil et il ne va pas l’envoyer aux bestioles, ni lui faire du mal. Ça aussi, pour l’instant, c’est encore en théorie. Mais ça se confirme petit à petit. La blonde penche la tête. Est-ce que c’est parce qu’il est beau à regarder que les animaux ne l’attaquent pas ? Non, non, au contraire. Sa chair doit être appétissante, justement. Il est propre, ne sent pas le moisi … Alors comment ?

Peut-être parce qu’il s’appelle Takama … Takaga … Taka … Takaquelquechose. Comment ça, les animaux ne se soucient pas de ce genre de détails ? Eh bien aujourd’hui, si, voilà ! Bon, s’il lui dit de l’appeler Taka, alors on peut dire que non. Ce n’est pas ça non plus. Alors c’est quoi ? Non parce que, vraiment, le suspense devient difficile à contenir. Parents. Parents ? Comment ça parents ? Tsuki tourne la tête et regarde alentour. Non, pas de parents ici, qu’est-ce qu’il raconte ? Oh ! Oh peut-être. Peut-être que. Elle refait le cheminement de sa pensée. Parents. Lui. Seul. Ici. Nourriture. Lui prêter nourriture à parents si parents besoin. Tsuki arque un sourcil et pose son index sur son menton.
« Dîtes-moi monsieur Taka … Pourquoi les animaux ne vous attaquent pas ? Comment vous devenez amis avec ? »
Et hop, la pensée Tsuki. Plus rapide que les calculs, plus rapide que la logique. La pensée Tsuki est comme ça, elle part, elle file. Elle arrive d’un coup, sans logique, sans substance, elle est là et c’est tout. Jusqu’à ce que la porteuse s’en rende compte et …
« Oh pardon ! Euh ! Mes parents sont un peu plus loin oui. Maman m’a dit que je pouvais chasser aujourd’hui si je rentre à l’heure pour manger ! C’est elle qui chasse notre nourriture. Moi, je n’aime pas tuer les animaux. » Elle fait une pause, reprend sa respiration. « Mais c’est très gentil de votre part, monsieur Taka, je leur dirais. »
Tsuki s’incline légèrement dans une courbette respectueuse. Ce jeune homme est vraiment super, il faut le dire. Il est ami avec les animaux, gentil, serviable, beau. C’est peut-être parce qu’il est si gentil que les animaux n’en veulent pas ? Ce serait faire du mal au Yuukan, quand même. Ne pas tuer monsieur Takaquelquechose. Parce qu’il est très gentil. Ou pas ? Comment fait-il, mince alors ?!
« Je sais que c’est répétitif mais … Comment on devient ami avec les animaux ? Et vous voyagez depuis longtemps ? Pour voir le monde ? »
Le retour de la pensée Tsuki. Fluide. Libérée. Maladroite, aussi. Et particulièrement curieuse. Pauvre monsieur Takaquelquechose.
Enfin. C’est peut-être mieux de tomber sur une petite blonde que sur des braconniers, n’est-il pas ?

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Ven 12 Oct 2018 - 17:03
Le comportement de la jeune chasseuse était très amusant. Les enfants étaient si pur... Reconnaissant quelques rougeurs de la part de Tsuki, le petit prince sourit de plus belle, amusé par la situation. Il était bien trop "naïf" et "candide" pour se rendre compte que c’était lui qui était l’instigateur d’un tel comportement. La jeune chasseuse souligna un point important, la relation entre le Byakuren et me monde qui l’entoure. En parfaite osmose avec la faune comme la flore, ce dernier n’avait jamais été assaillit par une créatures du Yuukan. Toujours agenouiller face à elle, un petit rire cristallin s’échappa dr ses cordes vocales. Cette jeune demoiselle était touchante.

— Ahah. C’est comme pour les humains. Il suffit de leur parler gentiment et calmement, comprendre leur besoins. Il ne faut pas dissocier l’homme de l’animal mais les aborder de la même manière !

La jeune renchaina sur ces parents. Finalement - et c’était préférable - il n’y avait pas de bandits ou autres groupes derrière cette rencontre.

— Surprenant, tu n’aimes pas tuer les animaux ? Moi non plus, c’est toujours une triste décision. Mais c’est étrange que ta famille passe dans ce coin si reculé, vous n’êtes pas d’ici c’est ça ? Tu penses que tu peux me dire vers où vous vous rendez ? Je pourrais peut être vous aider...

Malgré une question pour le moins curieuse, son envie d’aider l’humanité toute entière pouvait être largement visible sur son visage. Le jeune prince répondit tout aussi humblement à cette révérence.

— Ahah, si tu veux je peux te montrer, c’est assez simple, je suis sûr qu’une grande amazone comme toi pourrais y arrivé encore plus facilement que moi !

Le jeune homme marqua une pause entre deux éclats de rire.

— Je voyage depuis que j’ai ton âge ! C’est vrai que j’ai eu l’occasion d’aller partout dans le Yuukan mais ce n’était pas pour voir simplement le monde ! Je veux l’aider, il y a tellement de personnes qui ont besoin d’aide, si tu savais !

Bien que le jeune homme parlait à Tsuki comme si c’était une adulte - en ignorant ça condition d’adolescente. Le Yuukan possédaient des secrets néfastes pour la psychologie d’un simple enfant, il omit volontairement les tragédies auquel il avait pu assisté. Il passa doucement sa main dans son dos afin d’atteindre une poche. Il ressortit un objet luisant de mille feu et complètement transparent.

— Tiens, c’est pour toi !

Une rose de cristal parfaitement manufacturé laissant passer la lumière. Lui offrant les fonctions propre d’un prisme allié à celui d’un kaléidoscope. Les humains raffolaient de cadeaux et lui il aimait en faire.

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Dernière édition par Byakuren Takamagahara le Dim 14 Oct 2018 - 18:05, édité 1 fois
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Dim 14 Oct 2018 - 16:30
vers l'infini et au-delà.

Beaucoup de questions. Un personnage vraiment intéressant, qui relance Tsuki sur chacune de ses paroles, rebondit sur ses affirmations et pose des questions. Il est gentil, profondément gentil. Quelque chose de très doux émane de lui, un charisme incompréhensible pour la petite demoiselle. C’est un de ces hommes étranges qui parvient à parler aux animaux, à leur communiquer autre chose que la peur. Se comporter avec eux comme avec des êtres humains serait la clé pour établir le contact ? Est-ce que la condition de chasseuse de Tsuki ne rend pas cela impossible, cela dit ? Elle pose son index sur sa joue, hésitante. Peut-être n’est-ce pas compatible avec tout le monde, finalement. Ou peut-être que si. La seule façon de le savoir est d’essayer. Un jour, peut-être.

Tsuki arque un sourcil lorsqu’il mentionne ses parents. Où ils vont, hein ? Vu le personnage, peut-être qu’elle ne craint rien à lui dire, finalement. Dans un autre contexte, elle se serait braquée et aurait complètement rompu le dialogue. Ici, c’est une sorte d’adorateur de la nature, qui comprend qu’elle ne veuille pas de mal aux animaux et qui est capable d’établir une relation pacifique avec. Il a forcément du bon. Ce n’est pas un homme méchant, son instinct le lui dit. Et l’instinct, chez les chasseurs, est la première chose à suivre. L’instinct a toujours raison. Alors elle hoche la tête.
« Nous sommes de Tsuchi no Kuni, dans un petit village pas loin de Rokkusu. Mes parents ont décidé de partir en voyage vers Shitaderu. Nous sommes passés par ici car Hi est un pays avec une faune particulière, alors autant en profiter … »
Un sourire mélancolique se dessine sur son visage. Son petit village. Où elle a vécu toute sa vie, où elle a tout connu. Les animaux, les gens, la flore. Toutes ces choses qu’elle a quittées maintenant, pour aller vers un univers complètement différent, peut-être aux antipodes de son passé. Du haut de ses douze ans, la blonde perçoit ce déménagement avec un œil aussi curieux que triste. Partir, ce n’est jamais facile. Mais découvrir des paysages, rencontrer des gens … Tellement de choses si intéressantes, qui valent le détour !

Il la motive, lui explique qu’il pense qu’elle en est capable. Un grand sourire naît sur ses lèvres. Il est vraiment gentil. Il est de ces personnes qui donnent envie de continuer. De pousser la curiosité plus loin, de donner une chance au monde. Il est adorable. Tsuki hoche vivement la tête.
« Je veux bien essayer alors ! »
Gigantesque sourire, plus grand encore. Qui ne cesse de s’élargir. Il est vraiment adorable. Et il est beau. Il aime les animaux. Ce jeune homme est à un degré de perfection qui surprend la petite blonde. Ses joues rosissent de nouveau. Quelle rencontre particulière. Il rit, sincèrement. Un rire doux, aussi doux que le personnage. Tsuki le regarde avec attention. Il voyage depuis son âge. Son âge ? Sait-il quel âge elle a ? Peu importe ! Ses motivations sont à l’image de son comportement : honorables et particulièrement douces. Le monde a besoin d’aide. Peut-être. Tsuki ne sait pas encore. Enfin, si, mais elle ne prend pas la mesure de ce que cela signifie. Elle ne sait pas jusqu’où va ce besoin d’aide, ce SOS lancé par le monde. La petite blonde hoche la tête. Peut-être, alors. S’il le dit, il a sûrement raison.
« C’est beau, de penser comme ça … J’espère que tu y arriveras ! Et j’espère pouvoir aider aussi, un jour. Je sais pas encore comment, mais je finirai peut-être par le savoir ? »
Une rose. Il dégaine une rose de cristal et lui offre. Tsuki arque un sourcil. Pour elle ? Pourquoi ? Pourquoi faire un cadeau à une inconnue ? Pour l’aider ? Pour mettre de la gentillesse dans ce monde gangrené ? Peut-être, au fond … Elle rougit de plus belle, pivoine. L’adolescente ne sait pas comment fonctionnent les cadeaux. Elle sait que deux personnes s’en font pour certaines occasions, mais elle ne sait pas quoi en faire. Le matérialisme, tout ça … Des valeurs étrangères à la chasseuse.
« C’est très joli … »
Tsuki lève la rose pour la mettre sous un rayon de soleil. Elle reflète la lumière et des couleurs magnifiques illuminent ses prunelles incarnates. La fascination d’une enfant. Un sourire gigantesque sur les lèvres. C’est un cadeau, un cadeau discret, simple, venu du cœur. Un cadeau magnifique.
« Je ne sais pas trop quoi en faire, mais ! Merci beaucoup, c’est vraiment très joli. »
Pas très adroite, la petite Tsuki, mais ce qu’elle vient de dire est sincère. La blonde observe la rose attentivement, prudemment. Elle ne veut surtout pas la détruire, bien qu’elle ne sache pas quel est le degré de fragilité de cette matière.
« Où as-tu trouvé ça ? C’est vraiment, vraiment très joli … On dirait l’œuvre d’un professionnel. »
Cela lui rappelle Rokkusu, avec les joyaux et toutes ces jolies choses sur les étals. Comment fait-il ? Où l’a-t-il trouvé ? C’est tellement … wow.

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Dim 14 Oct 2018 - 18:51
Le petit prince remarqua assez facilement la mine mélancolique de l’amazone. Il était passé par là lui aussi, il y a plus ou moins une dizaine d’années maintenant. Il ne voulait pas que la jeune Tsuki s’afflige, il voulait qu’elle reste souriante.

— Oh toi aussi tu as habiter à Tsuchi ? Rokkusu est une ville magnifique avec un côté artistique surprenant ! Mais pour une amazone comme toi, Shitaderu sera parfait ! Tu pourras lire plein de livres sur la chasse et devenir la plus forte et la plus grande chasseuse de tout le Yuukan ! J’en suis complètement sûr.

Un énorme sourire se dessina sur les lèvres du jeune homme. Il était vraiment content qu’elle accepte de se prêter au jeu sans même avoir peur. Il agréa les paroles de la Fougueuse par un simple signe de tête.

— Qui sait ? Peut être que nos chemins se recroiseront un jour et qu’ensemble nous viendrons en aide aux gens et aux pays !

Son sourire ne le quittait plus désormais, il était constant et Tsuki en était le moteur principale. Bien qu’assez jeune elle était très remarquable. Si les gens pouvaient prendre exemple sur elle, nul doute qu’il n’y aurait pas autant de problèmes dans ce monde. Les enfants étaient si surprenant, à la fois direct et pourtant habitaient d’une compassions sans limite, c’était un mystère dans lequel le petit prince aimait se perdre. Il se répétait sans doute mais c’était dommage qu’il y ai un changement si abrupte entre enfants et adultes.

— Je te remercie, garde la précieusement, c’est un cadeau pour toi Tsuki. Il se peut que dans le futur cette rose te vienne en aide. Et puis... Comme ça quand tu seras devenue une fière chasseuse tu pourras me la rendre et me montrer tout ce que tu as appris à Shitaderu !

Une invitation déguisée dans un futur incertain.

— C’est moi même qui l’ai faite. Plus jeune j’étais un cristallier, j’ai gardé quelques anciens .

Soudain, un puissant craquement retentit dans la forêt. Au vue du bruit, le responsable était lourd, très lourd. Sûrement un ours - le destin faisait miraculeusement bien les choses.

— Tu as entendu ça ? C’est l’heure de te montrer comment on devient ami avec la nature.

Le petit prince se releva tandis que le colosse sortit des fougères d’un pas lent. Une machine de guerre, il faisait facilement le triple d’un ours lambda. La bête tomba nez à nez avec le duo. Il grommela une première fois avant de placer sur ses pattes arrières, sous cet angle, il mesurait facilement cinq mètres de haut. Il accompagna la position bipède par un puissant hurlement venant faire trembler les arbres eux même et s’envoler une myriade d’oiseaux. Et pourtant... Le visage du petit prince ne semblait nullement apeuré, son sourire cristallin et son regard énigmatique se posèrent sur la monstruosité.

— Accompagne moi doucement, ne fais pas de geste brusque et fais lui un grand et sincère sourire.

Il tendit sa main gauche à Tsuki pendant qu’il leva délicatement sa main droite en direction de la bête.

— Tout doucement, nous ne te voulais aucun mal, sache le, empereur des forêts.

Le jeune homme c’était mit à parler calmement avec le monstre, comme si tout les deux étaient de vieilles connaissances.

— Tsuki, quand je vais poser ma main sur lui et qu’il ne réagira pas brusquement alors tu feras pareil, n’ai pas peur.

Sans quitter le colosse du regard, le petit prince s’approchait à pas feutré vers lui, tenant solidement dans sa main celle de la jeune Hypolithe. Aucune once de peur ne semblait visible sur son visage, malgré la cruauté primaire de l’animal ce dernier semblait peu à peu redevenir doux. Une dizaines de pas se firent avant d’arriver à quelques centimètres du monstre. Et toujours avec cette lente délicatesse, sa main droite se posa calmement sur la gueule de la bête. Venant le frictionner et le caresser avec une douceur étonnante. La situation était clairement irréelle, en quelques mots et avec un puissant sourire il venait de dompter le courroux de ce funeste invité. Cela semblait beaucoup trop simple et pourtant... L’ours ne tarda pas à se rouler au sol à l’image d’un félin, il réclamait d’autre caresses.

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Mer 17 Oct 2018 - 18:25
vers l'infini et au-delà.

La plus grande chasseuse de tout le Yuukan. Après la rencontre de Tenzin, éminente puissance positive dans la vie de Tsuki, voilà Takamagahara. Un homme au nom plus long que la plupart des hommes, qui s’assure de marquer la mémoire non seulement par son prénom, mais aussi par son caractère. Un homme gentil, au caractère profondément optimiste, qui semble chercher la bonté dans le cœur des êtres vivants. Il semblerait que sa quête trouve un sens en rencontrant Tsuki, jeune demoiselle pleine de rêves et de douceur, confrontée à une réalité qui l’attriste, mais qui est constamment tirée vers le haut par les rencontres qu’elle fait. Quelle chance, n’est-ce pas ? Rencontrer quelqu’un comme lui, ici, maintenant. Après Tenzin, si longtemps après Tenzin – la perception du temps étant plus longue pour l’enfant, cela lui remet du baume au cœur. Un grand sourire étire ses lèvres. Il lui parle de la revoir, dans le futur, pour peut-être aider les gens ensemble. Elle rougit. Revoir monsieur Taka, plus tard … Sera-t-elle la plus grande chasseuse du Yuukan d’ici-là ? Aura-t-elle rempli son objectif d’être une ninja gentille, aussi ? Tellement de promesses faites, tellement de souvenirs créés. La petite blonde hoche la tête.
« Peut-être oui ! La chasseuse et l’homme qui parlait aux animaux … C’est rigolo ! »
Taka, gentil Taka, doux Taka. Taka, aux antipodes de Tsuki, qui pourtant lui offre des cadeaux et veut lui apprendre bien des choses. Taka, figure du positif, de la beauté des choses. Âme préservée du mal du monde, ou rescapée. Une âme d’argent. Magnifique, immaculée. Il lui explique que le cristal est un cadeau, qui pourra peut-être lui être utile … Et surtout, une rose qui servira de souvenir mais aussi de marque de leur pacte. Pour quand ils se reverront. Alors au fond, ce n’est plus une possibilité, c’est une forme de promesse. Une vraie promesse. Peut-être même une certitude, car Taka a utilisé le futur, pas un conditionnel. Il a dit « tu pourras », Tsuki le retient. Certes, elle n’a pas la perception précise des temps utilisés par Taka, mais il a dit « tu pourras ». Il en a fait une certitude. Ses lèvres s’étirent, plus loin encore. Un sourire radieux.
« D’accord ! »
Elle serre doucement la rose entre ses doigts, puis la range précieusement. La rose de cristal, magnifique rose de cristal, signe de cette très jolie promesse. Taka, Taka. Monsieur Taka. Les prunelles incarnates reviennent à l’assaut, se posent sur les iris du jeune homme. Elles s’y mêlent un instant. Tsuki rougit mais soutient le regard. Taka l’artiste, qui façonne du cristal et fait des cadeaux. Taka qui connaît Rokkusu. Taka, Taka, Taka. Elle ne baisse pas les yeux.
« C’est un très beau cadeau. Et je le garde pour notre promesse ! Ce sera notre preuve. N’y manque pas, hein ! Je m’en souviendrai. »
Le contact se brise, mais pas à cause de la gêne. Le contact est rompu par le bruit surpuissant qui s’approche. Le sol tremble, même les arbres semblent avoir peur du colosse qui arrive. Tsuki arque un sourcil, mais ne panique pas. Vu la puissance, vu le bruit, c’est un animal. Il est certain qu’il s’agit d’un animal. Il ne faut pas craindre l’animal, l’Homme est le plus grand prédateur. Même si là, oh, oui, là il est vraiment très gros. Lentement, la bête sort des fougères et leur fait face. Un ours. Pas étonnant. Le cœur de la petite blonde accélère. Elle murmure.
« L’Homme est le plus grand prédateur, l’Homme est le plus grand prédateur, l’Homme est le plus grand prédateur … »
Le souffle s’échappe, presque totalement inaudible. La panique gagne l’enfant, mais s’arrête aussi sec. La voix de Taka rattrape ses pensées et elle s’y accroche. Il lui dit de le suivre, de sourire sincèrement et de rester calme et douce. La main. C’est tout ce qu’elle retient : la main de Taka face à elle. La sienne s’y glisse et la serre, fort, très fort. Cette pression permet à la peur de descendre doucement, même si elle reste très présente. Ne pas être brusque, ne pas avoir peur, avancer tranquillement, ne pas être brusque, ne pas avoir peur … Taka s’approche, sans peur, puis lui caresse la tête et lui parle. Il lui parle.

L’Homme n’est plus un prédateur. L’Homme devient l’ami. Il caresse l’animal, réduit la distance qui les sépare, écrase la possible rivalité qui existerait. Il n’y a plus de violence, plus rien. Juste de la douceur. La douceur de l’animal qui se laisse tomber et réclame d’autant plus de caresses. L’Homme n’est plus prédateur. Comment ? Tsuki serre la main, plus fort. Elle ne comprend pas. Cela lui échappe. C’est … C’est tellement incroyable. Comment est-ce possible ? Ce n’est pas logique, ça n’a pas de sens !

Pourtant, c’est là. Sous ses yeux. L’ours réclame encore plus de tendresse. Un ours ami. Les costumes de prédateurs se déchirent, disparaissent. Comment ? Tsuki s’approche doucement de l’animal, tend la deuxième main. Elle se détache de Taka, arrive jusqu’à l’ours. L’Homme n’est plus un prédateur. L’Homme est ami. Tsuki est amie. Elle pose sa main sur la tête de l’animal, puis descend jusqu’au bas de sa gorge. La fourrure est douce, plus douce qu’on pourrait ne se l’imaginer. La bête est calme, douce. Elle se laisse faire, elle se laisse toucher. L’Homme … L’Homme a perdu son aspect prédateur. Il n’existe plus rien de tout cela. Ils sont amis. Amis ? Il existe une réserve, c’est certain, mais … Mais il ne l’attaque pas. Il accueille la petite fille, il la laisse toucher. Il accepte. Il grogne joyeusement. Tsuki est aussi heureuse qu’ébahie. Elle ne comprend pas.

La bête accepte les caresses un peu plus longtemps, puis repart dans le sens dans lequel elle est arrivée. Comment ? La blonde revient vers Taka, se tourne et le fixe.
« Comment ? »
Il n’y a que ce mot qui pend de ses lèvres, qui tombe. Il n’existe que ça. Son monde, tout son monde vient de s’écrouler. Ça n’a aucun sens. L’ours est un danger, l’ours est un prédateur au même titre que l’Homme. Ça n’a vraiment pas de sens, pas de logique. Comment ? Elle tourne, retourne, détourne. Le monde se défait et se refait, sans avoir plus de sens que précédemment.
« Je ne comprends pas … »
Cette fois il s’agit d’un murmure. Une réflexion pour elle seule. Tsuki, chasseuse depuis l’enfance, fille de chasseuse, entraînée pour être chasseuse, qui vit chasseuse et pense chasseuse, tombe sur les fesses. Elle ne comprend vraiment pas.

Perplexe. C’est tout ce qu’elle est, sur le coup. Perplexe.

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Jeu 18 Oct 2018 - 2:13
La petite Tsuki lui avait mis du baume au coeur. Une simple rencontre du destin qui se voudra sans doute capitale pour le futur du petit prince ainsi que pour ses objectifs. Elle avait du coeur, un enfant était toujours comme un livre ouvert, il y était toujours facile d’y naviguer. Une rencontre initier par le destin, sans aucun doute. Tsuki, douce Tsuki, il se souviendra d’elle.

Le petit prince s’assit au côté de l’amazone. Il ne voit qu’une chose dans son regard ; l’incompréhension. Et pourtant son sourire radieux prend de l’ampleur tandis que son regard placide s’appose et se fixe sur la jeune. Il avait atteint un but. La possibilité de lui miroité un destin tout autre. À quoi bon chasser et provoquer me décès d’une créature - aussi insignifiante soit elle, quant on pouvait tout simplement lui offrir bien plus encore ; la paix, l’amour et la sérénité. Il n’avait aucune idée de la porté de ses actes mais il espérait avoir pu atteindre le coeur de la jeune et qui sait... Peut être aura t’elle compris et vivra la chose différemment.

— Comment, pourquoi, est-ce que ce que je viens de voir est bien réel ? Pour tout te dire, je n’ai même pas la réponse à tes questions. Le monde est vaste et étrange. Je suis né à Hayashi. Faune et flore sont incroyable là-bas, Hi n’est rien comparer à ce pays. Je n’ai jamais eu une relation différente avec les animaux, je traite ces derniers comme mes frères et non comme des prédateurs. Je ne sais pas si ce n’est que moi...

Son visage s’attriste une demi-seconde. La vérité était ailleurs, il le savait au plus profond de lui. Mais le rêveur, l’utopique sommeillant dans sa conscience ne pouvait s’accorder à cette pensée. Un brillant rire éclate.

— Je t’ai dis que tu y arriverais ! Tu as vu comment tu as réussis à le caresser et sa réaction ? Tu viens de passer devant un nombre important de chasseur, avec ce simple contact te voila sûrement la meilleur des chasseresses ou au moins sur la route t’y menant. Ne m’oublie pas Tsuki.

Le petit prince se relèva doucement, à contre coeur. Il posa sa main delicatement et amicalement sur la tête de la petite Hypolithe. Les adieux devaient injustement se faire.

— Tu veux que je te raccompagne ou la fière amazone y arrivera d’elle même ? Je pense connaître déjà la réponse.

Son visage rayonne, illumine les environs. Il était à la fois la meilleur chose que le Yuukan ai pu porter... Et malheureusement la pire.

— Et surtout. N’oublie pas ma promesse, je ne l’oublierais pas !

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Sam 20 Oct 2018 - 13:48
vers l'infini et au-delà.

Il ne sait pas. L’Homme ne sait pas. Dans toute sa majesté, dans toute sa splendeur, sa douceur et sa capacité, il ne sait pas. Les réponses que Tsuki cherche, il ne les a pas. Il ne peut pas les lui donner. Pourtant, il est là. Et ce qui est arrivé est arrivé, la petite blonde l’a vu,l’a vécu. Et malgré tout, il n’est pas capable de lui expliquer comment. Il n’a pas de réponse. L’Homme est faillible, il ne sait pas tout, il fait ce qu’il peut quand il le peut. Et ce Takamagahara peut beaucoup, apparemment. Il est terriblement intéressant, très fort probablement et particulièrement beau. Dans l’âme, dans le corps. Il est beau. Il rayonne. Les prunelles incarnates suivent ces mouvements et, malgré une déception plus que visible, la blondinette ne se laisse pas abattre. Elle a trouvé, en ces vastes bois, une personne capable de la comprendre et d’aller encore plus loin qu’elle. Une personne qui parle aux animaux. Sans savoir pourquoi, mais qui leur parle depuis toujours, sans faire de distinction entre l’Homme et l’animal.

Il se laisse gagner par les doutes, son visage s’assombrit. Il ne rayonne plus. On dirait Tsuki, quand elle est perplexe. Pourtant, le cristal se remet à scintiller très rapidement, par un rire sonore et adorable. Le sourire de l’enfant revient. Il est contagieux. Il lui dit qu’elle est ainsi devenue plus forte que de nombreux chasseurs, meilleure. Simplement parce qu’elle a gommé cette distance entre l’animal et l’Homme. Le fera-t-elle de nouveau ? Peut-être, peut-être pas. Ce qu’elle sait, c’est que la main posée sur sa tête lui rappelle que cet homme lui a fait une promesse. Qu’il lui a offert une rose. Cet homme, là, cette petite partie de l’humanité, a réussi à attiser sa curiosité, à la faire éclater. Il lui a montré quelque chose d’incompréhensible, qui dépasse tout ce que Tsuki connaît. Il a réussi à montrer à la gamine que le monde ne se limite pas aux prédateurs et aux proies, il y a davantage. Il y a plus grand.

« Ne m’oublie pas, Tsuki ». Comment le pourrait-elle, de toute façon ? Comment effacer de sa tête une telle rencontre ? Comment rendre au monde une telle expérience et l’oublier ? Non, elle ne l’oublierait pas. Probablement jamais, d’ailleurs. Le bel homme de Hi no Kuni, avec le nom bien trop long pour qu’une petite fille puisse s’en rappeler. Monsieur Taka. L’homme qui a fait plier un ours. Qui lui a fait voir une facette de l’humanité qu’il ne connaissait pas. L’homme qui a montré à Tsuki une facette de l’animalité qu’elle ne connaissait pas non plus. Monsieur Taka. Alors quand il lui dit de ne pas l’oublier, la blondinette remue vivement la tête.
« Jamais. »
Et c’est tout. Parce qu’il n’y a pas d’autre mot à mettre sur cette rencontre et à l’impossibilité de l’effacer. En dire plus serait gâcher le moment. En dire plus serait ruiner le pouvoir de la rencontre et l’affubler de mots inutiles. Quand il lui demande s’il faut la raccompagner, nouveau signe de tête horizontal. Non. Pas besoin. Aujourd’hui, Tsuki est une femme forte. Un chasseur capable de dompter un ours sans l’attaquer. Une fière amazone !
« Tout ira bien pour moi ! »
Clin d’œil. Le clin d’œil Tsuki. Le fameux clin d’œil Tsuki. Elle hoche doucement la tête, puis s’arrête pour lui faire face. Ses prunelles se glissent dans les siennes. Les rubis rougeoient plus que jamais.
« Je ne l’oublierai pas non plus, Monsieur Taka. C’est une promesse sur une promesse ! »
Puis elle hoche la tête doucement, avant de partir. Taka. Monsieur Taka. Takamagahara. L’homme qui parle aux ours. Quel homme incroyable, n’est-ce pas ?

Quel voyage vraiment, vraiment intéressant.

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