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Le pacifiste et le philanthrope [PV Byakuren Takamagahara]


Lun 8 Oct 2018 - 18:47
Hiver 202. Une cloche retentit au loin alors que défilent les bateaux marchands à l’horizon du port du Pays du Feu. Les pêcheurs se pressent sur les rivages pour transporter leur cargo de poisson à l’intérieur des terres, tandis que des passants viennent admirer le bleu grisé du ciel hivernal légèrement couvert par les nuages. Un bateau transportant des passagers à bord s’approche peu à peu et les travailleurs sur le quai s’organisent pour accueillir l’afflux de voyageurs. Il ne s’agit que d’une escale du bateau partant du sud-ouest du Pays de la Foudre qui a pour port de destination le Pays de l’Eau. Cependant, pour y arriver, il faut d’abord s’arrêter au Pays du Feu pour se réapprovisionner et déposer certains passagers. On peut déjà voir des individus se précipiter sur les extrémités du navire, impatients de poser pied à terre. Des enfants crient, les gens se bousculent légèrement, les sacs sont montés sur le dos. Au milieu de cette foule, Saji demeure calme et impassible, observant le port qui les accueille. L’amarrage s’effectue avec succès, la passerelle tombe, les gens descendent en file indienne et deux par deux à la façon d’une rivière qui se jetterait dans un lac. Le calme du port est interrompu par le bruit de fond de la centaine de personnes qui sortent du bateau, et qui se dispersent dans toutes les directions, soit pour attendre la fin du réapprovisionnement, soit pour voyager à l’intérieur du Pays du Feu. Tandis qu’une activité normale reprend son cours dans le port, Saji marche tranquillement tout en identifiant les commerces qui bordent le rivage. Il remarque des boutiques de souvenirs, des poissonneries, des restaurants et une taverne non loin d’ici. Il se décide à visiter la taverne pour se déshydrater et se poser tranquillement avant de reprendre la croisière.

Il pousse la porte qui grince légèrement, tandis que quelques clients à l’intérieur jettent un regard dans sa direction, curieux de savoir ce que ce ninja à la tenue étrange fait ici. Il porte un katana à la ceinture, un bandeau métallique (avec de fines interstices pour voir) autour des yeux et une ceinture d’armes ninja autour du torse. Saji continue sans prêter attention à ces regards curieux, passe au milieu des tables réparties au milieu de la salle, et s’arrête au comptoir qui se trouve au fond. Un homme d’une quarantaine d’années relativement bronzé est en train de nettoyer des verres avec un chiffon, celui-ci a le dos face à Saji qui n’a pas de moyen de l’interpeller car il est muet. Il prend donc son mal en patience et attend que le gérant se retourne et le remarque. De face, il a une barbe noire sauvage qui lui donne un côté rustique.

Gérant : « Oy, pardon je ne vous avais pas vu ! »

Il marque une pause quand il remarque la tenue de shôzoku noir de son nouveau client, qui masque complètement son identité. Mais étant donné qu’il voit de nombreux visages circuler, des touristes et des aventuriers venus des quatre coins du monde, il n’est pas plus surpris que cela.

« Je vous sers quelque chose ? »

Saji regarde devant lui, un large éventail de choix s’offre à lui sur les étagères. Son œil balaie les bouteilles d’alcool jusqu’à ce qu’il se décide à écrire une note sur le carnet qu’il sort de sa poche. Il déchire le papier et le fait glisser sur le comptoir pour le gérant. Ce dernier est surpris par ce geste puis commence à lire.

Saji a écrit:
« De l’eau s’il vous plaît »

Le gérant légèrement surpris lève les yeux vers Saji qui est complètement statique, attendant apparemment une réponse.

« Hum… pardon, on ne sert pas l’eau comme ça m’sieur, si vous voulez j’ai du thé ? »

Saji acquiesce de la tête.

« Vous pouvez vous asseoir à une table, je viendrai vous servir. »

Saji se retourne pour voir les tables de disponible, puis après quelques secondes d’observation, il remarque une table dans le coin près d’une fenêtre qui donne sur le port. La table est voisine à celle d’un autre homme aux longs cheveux noirs et qui est apparemment seul lui aussi. Saji passe alors devant lui, et va s’asseoir à la table d’à côté, puis pose son katana au fourreau noir ébène sur la table, en attendant d’être servi.

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Lun 8 Oct 2018 - 19:19
Le pays du Feu... Il le connaissait désormais comme sa poche. Point de passage important, le pays avait mainte et mainte fois jouer le rôle d’escale pour le petit prince qui voyageait au quatre coins du monde dans l’optique de venir en aide aux populations désolées. Sûrement son ultime stop avant plusieurs long mois. Sa futur direction était le pays du Vent. Première fois qu’il foulera le sol désertique du pays. Il avait entendu différentes légendes et mythes au sujet du Vent. Mais, il n’y allait pas pour ça. Le peuple était en perdition à l’exact opposé et personne ne semblait y prêter attention. Personne sauf lui. Son regard se balada sur les différents clients afin d’appuyer ses dires. L’homme était certes égoïste et ingrat. Il pensait avant tout à son bonheur avant de se soucier de ses frères. Takamagahara se devait de changer cela, il n’était pas l’émissaire des divinités pour rien.

Son regard se conclut sur l’apparition d’un nouvel acteur. Une tenue bien particulière, des armes qui ne laissaient pas de doute possible sur leurs fonctions premières. La situation se voulait intrigante. Il avait remarqué l’attente de cet invité, sans prononcer un mot à la manière d’un aveugle face à l’inconnu. Cette situation captiva l’attention du petit prince, un simple sourire se dessinait peu à peu sur son visage de chérubin. Son regard vint finalement se perdre face à l’horizon que laissait transparaître l’une des fenêtres proche de lui. Son ouïe, quant à elle, restait focaliser sur ce mystère.

Ce n’est qu’une fois l’homme installer que Takamagahara tourna sa tête en sa direction. Son sourire restait toujours gravé sur son visage. Visage d’une pureté éclatante qui venait illuminé quiconque porter c’est yeux dessus, à la manière de la lune. Le Byakuren se leva calmement avant de poser - délicatement - un verre sur la table du muet.

— Que la paix et le salut soit sur vous. Veuillez excuser le gérant. Il est assez à cran en ce moment, prenez donc cette boisson. Je vous l’offre. Si vous avez besoin de quoi que ce soit n’hésitez pas, j’insiste.

Quelques mots qui vinrent briser le silence quasi omniprésent dans ce coin de taverne. À peine avait-il fini, qu’il retourna à sa place. Replongeant son regard en direction de l’écume naissante...

Le gérant avait bien vu la transaction. Ce dernier connaissait le petit prince, comme beaucoup d’ailleurs dans ce bar. Une certaine réputation d’homme mystérieux ainsi qu’extrêmement bon le suivait. Le gérant revint finalement pour poser le thé au côté du verre d’eau sur la table de Saji.

— Excusez moi Takamagahara, vous savez je ne voulais pas ...

— Il n’y a pas de mal monsieur, compter c’est deux boissons pour moi.

Un bref échange entre le gérant et le petit prince. Une voix calme et mielleuse qui ne laissait transparaître aucune colère ou autres sentiments néfaste pour l’homme. Son regard resta plonger sur l’horizon tandis que le gérant reprenait sa place habituelle. Il n’avait plus de temps à perdre. Il reprendrait bientôt son chemin.

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Mar 9 Oct 2018 - 9:21
Une certaine chaleur et un sentiment de sécurité se dégagent de cette vision de l’activité au port. On pourrait presque penser que la guerre n’a jamais eu lieu au Pays du Feu, et pourtant, les civils sont les premières victimes des guerres de shinobis. Mais les pouvoirs ne s’en soucient pas, ou du moins pas assez. La lame se souille à chaque coup porté, le sang amène le sang et teinte le cœur des hommes. La décadence de cette ère est réelle mais peu de gens le remarquent. Ou bien la plupart ne s’en soucient pas. Comme s’il était honteux d’être moralement irréprochable ou de défendre des valeurs honorables. Qu’est-il devenu de notre conscience ? Qu’est-il devenu de nous ? Une réforme des mœurs est nécessaire afin de guérir le cœur des hommes et mieux organiser les sociétés. Lentement, Saji parcourt les pages de son carnet afin de relire ses notes philosophiques qu’il a noté au cours de son voyage.

Mais alors qu’il a l’esprit occupé par la lecture, son voisin de table s’approche avec une certaine grâce, et dépose un verre sur sa table. Maintenant qu’il est plus proche, on peut mieux voir son visage d’ange qui n’est plus caché par sa longue chevelure noire parfaitement lissée que même la gente féminine lui envierait. Une étrange apparition au milieu de ce lieu peuplé de personnes relativement communes. Le regard légèrement fasciné du sabreur reste fixé sur ce bienfaiteur inattendu. Voilà encore une chose rare de nos jours. Sans dire mot, Saji n’ose pas refuser ce verre déjà posé et incline poliment la tête dans sa direction pour lui montrer sa reconnaissance. Le fait de lui offrir un verre est un geste banal, c’est plutôt ce que cela dit sur la personne en face de lui qui l’intéresse. Un homme à l’apparence angélique qui vient parler à un inconnu à la tenue étrange, ça il n’en a pas l’habitude. Difficile aussi de devenir son âge, sa peau semble douce et jeune, et son apparente innocence le rajeunit encore davantage. Celui-ci salue Saji qui essaie de relever des indices, des détails qui pourraient lui en dire davantage, comme il a l’habitude de le faire. Le jeune homme s’adresse à lui en s’excusant du comportement du gérant et lui dit de ne pas hésiter s’il a besoin de quelque chose. A ces mots, il retourne à sa place comme il est arrivé et reprend le même air songeur.

Le gérant approche avec un verre de thé d’où se dégage une élégante fumée qu’il dépose délicatement sur la table de Saji, ce dernier fait un signe de tête pour le remercier. Une fois le client servi, le gérant se tourne vers la table d’à côté en présentant ses excuses à celui qui vient d’offrir le verre d’eau à Saji. La façon dont il s’adresse à lui suggère qu’ils se connaissent, ou du moins que l’homme mystérieux est connu. Cela ne l’étonnerait pas étant donné l’étrange aura qui se dégage de celui-ci. Alors que le gérant s’apprête à retourner au comptoir, une main se pose sur son épaule. Le ninja vêtu de noir est debout et lui passe un papier sous les yeux.

Saji a écrit:
« Un verre et une carafe d’eau. »

Le gérant lève les yeux et acquiesce de la tête, il retourne d’où il est venu pour ramener la nouvelle commande. Saji se sentirait mal de laisser son bienfaiteur avec une table vide, il se doit de rendre la politesse au moins pour la forme mais ici il le fait surtout pour exprimer son respect et sa volonté d’échanger. Toute sa vie durant, il a eu l’habitude d’être discriminé ou laissé de côté en raison de son handicap, voir quelqu’un se montrer aussi attentionné lui donne envie d’en savoir plus sur la personne. Toujours debout, il montre du doigt la chaise vide en face de l’inconnu pour lui demander s’il peut s’asseoir.

Saji a écrit:
« Merci. Je me demandais si vous aviez eu l’occasion de parcourir le monde, et vous ne m’avez pas l’air d’être d’ici, me trompé-je ? »

Après quelques secondes à écrire, il passe un autre mot.

Saji a écrit:
« Je suis curieux d’en savoir plus sur les récents événements dans le monde, afin de me faire une meilleure idée des fléaux de la guerre. »

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Mar 9 Oct 2018 - 13:57
Son regard quitta le creux des houles pour revenir sur l’homme mystérieux - sûrement amateur de soirée bdsm en raison de ça tenue loufoque. Il accueillit son visiteur de ce même sourire, capable de pourfendre les cieux, l’invitation fut acceptée et l’homme s’asseyait finalement face au petit prince. Un petit morceau de papier ne tarda pas à venir séjourner face au petit prince. Délicatement il s’en saisit avant de le lire.

— Vous avez bel et bien le regard vif. Je ne suis pas vraiment d’ici, nous partageons la même raison de notre présence en ce lieu, une simple escale avant de continuer nos chemins respectifs. Mais sinon... Le Yuukan commence à devenir un monde familier pour moi.

Une façon plus ou moins singulière d’exprimer sa connaissance du monde. Un second morceaux de papier fut proposé.

— Une question assez surprenante en effet. À Mizu no Kuni, Kiri a subit moult escarmouches fragilisant le village plus que jamais. La dernière est arriver il y a peu. Kaminari no Kumi se porte bien selon mes sources. Tsuchi no Kuni de même - malgré l’assaut des kirijins sur la capitale il y a de ça plusieurs mois. Hayashi - Joheki - Tetsu se portent de la même manière que leur homologue de la Foudre. Ame ce retrouve comme toujours profondément bouleversé par la criminalité quant à Kaze... Depuis la disparition du premier cercle, le pays sombre à son tour. Voila une petite analyse géopolitique de ce monde.

Le petit prince sirotait le thé vert qui siégeait finalement sur la table. Le costume était étrange mais il devait probablement cacher les hantises d’un guerrier. Son hypothèse se tournait vers un corps calciné. Il avait sans doute tort, le Yuukan possédait un grand nombres de personnages haut en couleur. Après une brève pause, il entama la discussion.

— Je vous pris de pardonnez mon impolitesse par avance mais où comptez vous vous dirigez ? De plus, de ce que j’ai pu constatez et cela sans vous offensez bien sûr mais êtes vous muet ? Ou est-ce un serment de mutisme pour une quelconque raison ?

Les paroles du Byakuren se voulait douce et mielleuse. Il ne voulait en aucun blesser l’homme. Uniquement savoir car il connaissait sans doute un moyen de lui venir en aide.

— Veuillez excusez mon impolitesse. J’ai omis le fait de me presenter. Je me prénomme Takamagahara

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Mar 9 Oct 2018 - 17:52
Confirmant son hypothèse, le jeune chérubin à la chevelure féminine explique qu’il n’est ici que de passage et qu’il s’apprête à partir tout comme lui pour reprendre sa route. Cet homme mystérieux n’est donc pas d’ici, et il semble effectivement connaître le monde shinobi mieux que lui, cela peut être une bonne opportunité pour lui de collecter des informations et mieux connaître cette personne qui l’intrigue. Le gérant arrive avec une carafe d’eau et le pose sur leur table. Saji le salue de la tête.

Saji a écrit:
« Disons que je suis à la recherche d’une personne proche qui s’est enfuie après avoir commis un acte immoral et même criminel. Je me suis juré de le poursuivre jusqu’au bout du monde s’il le faut. Mais je ne ressens pas de haine, ni ne cherche la vengeance. Je veux seulement des réponses, comprendre pourquoi il ressent cette rage en lui et comprendre pourquoi il a fait ce qu'il a fait. Je veux le remettre sur le droit chemin, car j’ai espoir qu’il reste toujours une once d’humanité en lui, quelle que soit la corruption qui ait rongé son âme. »

Sa main se fige, il marque un temps avant de reprendre.

Saji a écrit:
« Et j'avoue ne pas savoir encore ce que je ferais si jamais il décide de ne pas se repentir. Il reste mon frère d'armes... et mon frère de sang. »

Sa plume caresse la surface du papier avec une certaine rapidité, pendant que son interlocuteur attend patiemment la réponse à ses autres questions.

Saji a écrit:
« Je suis né sans voix, aussi ai-je appris à vivre dans le silence et affiner mon sens de l’observation. Le mutisme peut être un don, aussi bien qu’un handicap. Cela dépend de l’angle dans lequel vous le voyez. Pour ma part, j’ai vécu dans l’ombre, j’ai vécu dans le silence. Ce faisant j’ai cultivé ma patience et appris à être attentif au monde qui m’entoure, en évitant de briser son harmonieuse mélodie de ma voix discordante. »

Sa main ne s’arrête pas.

Saji a écrit:
« Je vous remercie en tous cas pour votre patience et votre ouverture d’esprit. Peu de gens accepteraient d’écouter mon histoire ou s’intéresser à mon idéologie. Celle-ci peut sembler désuète aux yeux du monde tumultueux. »

Le voyageur inconnu se présente sous le nom de Takamagahara. Un nom pour le moins insolite.

Saji a écrit:
« Et je suis Nobuatsu Saji, enchanté de faire votre rencontre. Mais j’espère ne pas vous avoir trop endormi avec mon histoire en cinq volumes. Donc permettez-moi de vous demander, que recherchez-vous dans votre voyage ? Et j’ai remarqué que le gérant vous traitait avec un certain respect dont les gens du commun n’auraient pas bénéficié, je suppose que vous êtes une personne relativement connue ? »

Il se masse le poignet et les doigts après toute cette écriture intensive. Il enlève le bas de son masque en tissu noir, juste assez pour découvrir sa bouche et se désaltérer. Il vide le verre de thé qui a eu le temps de refroidir pendant le temps où il a dû écrire. Il se sert lui-même un verre d’eau cette fois à l’aide de la carafe. Il n’a pas vraiment eu le temps de boire depuis le départ du port du Pays de la Foudre.

Cette conversation avec Takamagahara lui a permis de se purger d'émotions refoulées et de mettre des mots sur ce qu'il ressent, et le partager avec quelqu'un prêt à entendre son histoire. Cela le réconforte d'une certaine manière, et lui apporte une interaction humaine qu'il n'a pas l'habitude d'avoir dans ce monde peu tolérant vis-à-vis de personnes comme lui. Ce lieu de calme et de convivialité est parfait pour le muet qui peut prendre le temps d'écrire et s'exprimer.

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Mar 9 Oct 2018 - 19:44
La barrière de la langue ne semblait pas déranger le petit prince. Ce dernier parlait avec son homologue comme s’il n’était qu’un simple être humain - normal. C’est sans doute ce que le voyageur aurait préférer. Un troisième papier vient rejoindre la toute nouvelle collection du Byakuren pendant que le gérant apporte une carafe d’eau.

— C’est noble, très noble d’agir de la sorte. Malheureusement, il ne reste que très peu de personne dans votre genre dans ce monde ronger par la désolation. C’est une histoire dur à entendre, il faut être fort, très, pour pouvoir tenir et ne pas faillir... Il m’est difficile de me placer à votre place. Le pardon reste néanmoins une voie importante. La miséricorde n’entraîne que la miséricorde, la haine n’appelle qu’à la haine. Je ne saurais vous dire... J’ai toujours été attirer par la paix, éteindre la vie de quelqu’un, même d’une simple bête, est une épreuve.

Takamagahara avait bien entendu remarquer ce moment d’hésitation. Son regard se voulait chaleureux comme un ami soutenant un autre dans une situation difficile. Quatrième morceau.

— C’est une très belle façon de voir les choses. Il est vrai que le silence se veut dans certains cas beaucoup plus humains que de vaine paroles. Les samouraïs possèdent une maxime dans ce sens ; le stade ultime de la parole se trouve dans le silence. Vous n’avez jamais penser à rencontre un iryonin afin qu’il opère vos cordes vocales ? On dit que les ninjas médecins sont capable de faire repousser des membres... Ce serait peut être interessant pour vous, dans un futur proche.

Le petit prince marqua une légère pause.

— Non, personnellement, je la trouve noble. J’aimerais même vous aidez d’une quelconque façon - si besoin est bien entendu. L’échange entre simple mortel se veut rare de nos jours. C’est triste, nous nous préoccupons de nos petites vies pendant que des milliers meurt. C’est la moindre des choses que je puisse faire.

Le cinquième morceau détenait le patronyme de son congénère. Son nom ne découlait d’aucun clan connu - à ses yeux - un homme plus ou moins normal.

— Nobuatsu Sanji. Je n’oublierais pas votre nom. Ma quête... J’erre au sein du Yuukan afin de venir en aide à ceux qui en on besoin. Je suis bien loin d’être connu, il y a des ça des années maintenant j’ai aider bon nombre de c’est hommes à relancer leurs vies après la guerre. Cette taverne est l’une des pierres à l’édifice que j’ai pu apposé en ce monde...

Le petit prince laissa trainer ses mots en longueur, il n’y avait dans son comportement aucun signe de vantardise, il semblait surtout songeur.

— Mon prochain objectif ce trouve à Kaze. Et le votre ? D’ailleurs, dans le but de trouver cette personne, comptez vous devenir un shinobi ?

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Mar 9 Oct 2018 - 22:33
Alors que l’homme muet raconte son histoire, le jeune chérubin à la peau de porcelaine se montre compatissant et exprime sa profonde opposition face à l’immoralité que consiste à enlever une vie, même celle d’une bête. Il est un défenseur de la paix, tout comme lui. Une position sur laquelle Saji peut complètement se mettre d’accord. Tuer est facile, il s’agit d’un acte arbitraire sans fondement moral, quelle que soit la justification. Une âme peut toujours se repentir, du moins c’est ce qu’il croit sincèrement. Au contraire, épargner une vie, l’éduquer ou du moins lui laisser une chance pour se guérir. Là est le choix difficile. La vengeance n’amène que la vengeance, c’est un cercle vicieux dans lequel personne n’est gagnant. Mais il est plus facile d’en parler que d’appliquer ces maximes. Saji espère seulement que le moment venu, il saura faire ce qui est juste et restera suffisamment de sang-froid pour conserver son intégrité, et lutter contre ses penchants animaux. Et s’il devenait comme son frère ? Et s’il cédait à la haine d’avoir perdu son maître à cause de lui ? Il trahirait tout ce pour quoi il s’est battu jusqu’ici, toutes les fois il a épargné une vie, il ruinerait cela par un coup de sabre, rien de plus.

« Le stade ultime de la parole se trouve dans le silence » et cela est juste, car c’est moins par la parole que la moralité est avant tout liée à la pratique, c’est par l’acte qu’un homme se définit et se révèle en tant qu’être moral ou immoral. Car la parole est souvent trompeuse, elle ne révèle pas autant la vérité que le geste. Ce dernier peut trahir la pensée, révéler l’anxiété ou exprimer la joie. Le silence exprime aussi la capacité d’un homme à observer et rester à l’écoute de l’autre ou de son environnement sans chercher à les dégrader de sa parole dissonante.

Et puis retrouver la voix, est-ce vraiment nécessaire ? Certes, Saji en a relativement souffert lors de sa vie, quand il s’agissait d’interagir avec les autres, de se faire des amis ou même de demander des choses simples. Mais d’un autre côté, il a appris à voir l’avantage du handicap et s’adapter. Cela fait longtemps qu’il a accepté la réalité de sa condition et qu’il n’envisage plus de « guérir » sa voix. Mais sait-on jamais. « Un iryonin » a-t-il dit ? A vrai dire il n’en a jamais entendu parler, il n’est pas très informé sur le monde mais cela peut s’avérer utile à l’avenir. Saji acquiesce de la tête pour le remercier de cette information précieuse… mais il ne se permettre de profiter d’un tel élan de gentillesse de la part de Takamagahara, lequel propose de l’aider dans sa quête. Aussitôt le muet met les mains devant lui pour exprimer que cela n’est pas nécessaire, il est déjà suffisamment reconnaissant du partage de savoir.

Cette fois, c’est au tour du philanthrope de se présenter. Il souhaite parcourir le Yuukan pour aider les personnes qui en ont besoin. Il avoue aussi ne pas être connu et apparemment il ne fait cela pour la gloire ni la reconnaissance, mais seulement par pur altruisme. Il aurait ainsi contribué à aider les populations à se rétablir après la guerre, sa principale priorité est d’aider le peuple. Une noble cause pour sûr. Il confie également que le lieu où ils se trouvent actuellement fait partie « des pierres à l’édifice qu’il a pu apposer en ce monde » Cela explique donc pourquoi le gérant ainsi que certains clients curieux semblaient le connaître.

Saji se remet à écrire pour répondre.

Saji a écrit:
« Quant à moi je me rends vers le Pays de l’Eau pour l’instant, car j’ai eu vent que mon frère avait pris le bateau pour se rendre là-bas. »

Il réfléchit un instant puis reprend.

Saji a écrit:
« A terme oui je pense. Devenir shinobi relève davantage de la nécessité pour moi car j’ai besoin de devenir suffisamment fort pour combattre mon frère. Le connaissant, il s’entraîne jour après jour, comme lorsque nous étions sous la tutelle de notre maître de kenjutsu, davantage porté par le pouvoir et le pragmatisme que par les enseignements moraux de notre discipline. »

Il s’arrête et relève de nouveau son masque pour boire une gorgée d’eau comme s’il venait de parler et qu’il avait besoin de se désaltérer. Il reprend l’écriture.

Saji a écrit:
« Je me demandais comment vous aidiez les gens ? Par de simples tâches manuelles ? Par du mécénat ? Ou du conseil ? A vrai dire je suis fasciné par la pureté de vos actions. Si seulement tous les nobles pouvaient se montrer aussi généreux envers le peuple. »

Avant de continuer, il marque une pause en tapotant le papier avec son crayon.

Saji a écrit:
« Vous parcourez le monde en solitaire, mais n’avez-vous pas de famille ou bien un ami proche qui vous soutient ou vous accompagne dans votre projet ? De la lumière naît aussi l’ombre, aussi je suppose que des personnes jalouses de votre influence ont songé à vous arrêter dans votre entreprise ? Car en brillant d’une lumière aussi forte, vous contrastez avec le reste des gens au pouvoir qui apparaissent comme des êtres égoïstes et peu soucieux du bien du peuple. Peut-être avez-vous l’intention à terme de réformer le monde par le haut ? Peut-être est-ce le seul moyen de protéger la paix et la stabilité ? »


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Mer 10 Oct 2018 - 2:40
L’échange avec le muet était fort interessant. Tout deux se ressemblaient énormément. Du moins, c’est ce qu’il en déduisit de leur court échange. Il fut néanmoins quelque peu surpris de recevoir un refus pour sa requête sincère. Surprise qui ne dura que quelques secondes. L’histoire n’était pas si simple que cela. Il s’agissait de deux frères ayant prit des chemins opposés, dont l’un cherchait désespérément le retour à la raison de l’autre. S’immiscer dans cette affaire familiale pouvait être mal vue. Ses paroles étaient malheureusement déjà prononcés. Les petits morceaux de papier s’enchainait à un rythme constant, il était désormais habitué à ce fameux rythme. À tel point qu’il attendait la suite avec une certaine impatience, plus à l’image d’un enfant enchaînant les découvertes et les trésors.

— Le pays de l’Eau. Je comprend, dans ce cas passer par son village caché sera forcement une étape dans votre chemin. Si vous tombez sur un certain "Sendai Mūn" pourriez vous le saluer de ma part ? Cela fait maintenant plusieurs années que le banditisme n’existe plus réellement à Mizu, si votre frère cause des problèmes, vous le saurez rapidement.

Takamagahara eut un énième franc sourire en apercevant le morceau.

— Sachez tout d’abord qu’il y a aucune noblesse à venir en aide à ses confrères et consoeurs. Bien que, malheureusement, l’homme se penche vers son propre profit de nos jours... Le fait de tendre la main vers ceux qui implore l’aide est tout ce qu’il y a de plus normal, à mes yeux. N’y a t’il pas en ce monde une chose plus belle que la miséricorde ? L’aide que j’apporte englobe, généralement, tout les besoins requis. Allant de l’éducation jusqu’au tâches manuelles, j’essaye de faire en sorte que le simple homme que je suis parvienne à contenter ceux qui n’ont rien. Le sourire d’une personne, quelle qu’elle soit est si ... Si beau.

Une pureté de coeur affolante. Lui même ne s’en rendait pas compte. C’était claire comme de l’eau de roche.

Son regard cristallin fut voilé le temps d’un instant. Précisément au moment où il lu le mot famille. Ce changement de quelques secondes disparut aussitôt, laissant encore une fois, le sourire du petit prince brillait de mille feux.

— Je n’ai ni connu ma mère ni mon père. Je me considère comme l’enfant du monde, ce lien me permet de me rapprocher plus facilement de nos frères et soeurs. Malheureusement je n’ai pas d’amis non plus. Mais considérant chaque vies du Yuukan comme une partie de moi et de ma famille, je ne pense pas que ce soit nécessaire... Aussi surprenant que cela puisse paraitre je n’ai aucun souvenir d’un quelconque obstacle de la sorte. Le destin ma sans doute épargné pour le moment. Mon but bien qu’utopique, pour le moment, consiste belle et bien à mettre un terme aux maux de ce monde. Une entreprise de longue haleine, comme vous je pense que c’est plutôt par la paix que nous nous devons d’agir.

Le petit prince avait bien entendu omit une partie importante de sa vie. Non pas qu’il voulait cacher une quelconque vérité au Nobuatsu ou même qu’il voulait lui mentir. Non rien de tout cela, un serment le lié d’une quelconque manière avec les Byakuren. Fils bâtard-adoptif-illégitime, une telle succession de mots ne devait se savoir. Takamagahara était encore plus intéresser par l’homme. Bien qu’il ne se connaissait pas vraiment plus que cela, à ses yeux, Sanji était un homme bon.

— Que comptez vous entreprendre après avoir atteint votre objectif ?

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Mer 10 Oct 2018 - 18:46
A l’annonce du mot « famille », les yeux de Takamagahara changent d’expression, ce que Saji remarque. Il n’aurait peut-être pas dû évoquer un sujet aussi sensible. Il n’est pas dans son habitude d’observer les règles de bienséance, la faute à son manque d’interaction sociale depuis son enfance. Pourtant, son interlocuteur ne semble pas lui en tenir rigueur, au contraire il se montre très ouvert face à ses questions et lui répond volontiers. Un souvenir bouscule son esprit : « Veuillez excuser mon impolitesse. J’ai omis le fait de me présenter. Je me prénomme Takamagahara. » Soudain, il se rend compte qu’il ne connaît que le prénom de la personne, ce dernier n’ayant décliné qu’une partie de son identité. Etait-ce volontaire ? Ou seulement un oubli ? Mais s’il s’agissait d’un oubli, la coïncidence serait beaucoup trop grande. Il doit s’agir probablement d’une omission volontaire. Oui. Mais alors pourquoi ? Cherche-t-il à protéger ses semblables ? Ou à se protéger lui-même ? Il lui a lui-même confié qu’il n’a jusqu’ici jamais été menacé durant son entreprise philanthropique. Par élimination, l’hypothèse la plus probable est qu’il n’est pas reconnu par sa famille… ou qu’il ne souhaite pas être associé avec eux. Un conflit idéologique comme celui entre lui et son frère ? Il n’ose pas poser la question étant donné l’effort de son vis-à-vis à ne pas développer davantage au sujet de sa famille. Saji préfère alors respecter son intimité et continue à discuter de son désir pour la paix.

Saji a écrit:
« Vos actions rendent le monde shinobi meilleur et l’éclairent, dans un monde où l’individualisme règne en maître et les riches jouent aux échecs tandis que les pauvres en pâtissent. Peut-être suis-je trop idéaliste, c’est d’ailleurs ce que pensait mon frère, mais en vous rencontrant j’ai désormais l’intime conviction qu’avec suffisamment de volonté, nous pouvons faire changer les choses et améliorer la vie des gens du commun. »

Il prend un temps de réflexion avant de continuer à écrire.

Saji a écrit:
« Je vous avoue que je ne suis pas favorable au régime militariste de Kiri, mais si vient le jour où leurs actions dépassent ce que je peux moralement accepter, alors il est probable que j’envisage mon avenir sous de meilleurs auspices. »

Saji lance un regard sur le côté, en direction du quai. La passerelle du bateau est tombée, quelques passagers commencent à remonter à bord. Il est bientôt l’heure.

Saji a écrit:
« Si le chapitre avec mon frère se conclue, je vous avoue que je n’y ai pas pensé. Je souhaite défendre une cause que je sais absolument juste. Comprenez que je ne veux pas servir une autorité seulement parce qu'elle a autorité sur moi, mais parce que je crois en ses valeurs qu'elle incarne. Tout comme vous, je cherche à mettre mes compétences au service des personnes dans le besoin. Même si je ne suis pas nécessairement apprécié par eux en retour, en raison de ma différence. J’en ai souffert, mais je ne leur en veux pas. »

Ses yeux croisent ceux du jeune prince avant de reprendre l’écriture de son message suivant.

Saji a écrit:
« Sachez que si un jour dans votre quête vous avez besoin d'une lame, vous pourrez compter sur la mienne. Je suis peut-être insignifiant aujourd’hui mais je souhaite tout comme vous apporter ma pierre à l’édifice et proposer un avenir meilleur au peuple. A tous les peuples. Recréer la relation entre les nations. Restaurer le dialogue. Et enfin conserver la stabilité du monde shinobi pour nous sauver de nous-mêmes et de nos propres démons.»

Davantage de foule se presse près du quai, signalant que le bateau est bientôt prêt à partir.

Saji a écrit:
« Mais il semblerait qu’il nous faille nous séparer et reprendre la route pour suivre nos quêtes personnelles respectives. Sachez que je retiendrai votre nom, Takamagahara. Et je n’ai nul doute que j’entendrai encore parler de vous à l’avenir. Si vous avez besoin d’échanger, n’hésitez pas à me contacter, ce sera toujours un plaisir d’entendre des nouvelles de vous et de vos progrès. »

Il se sert un dernier verre d’eau puis le lève en direction de son nouvel ami, suite de quoi il reprend son katana laissé sur la table pour l’accrocher à la ceinture. Il se retourne pour payer l’addition pour tous les deux, quitte la taverne et se prépare à embarquer pour le Pays de l’Eau. Une rencontre intéressante en effet, peut-être une rencontre du destin ? Les années à venir en décideraient…

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Mer 10 Oct 2018 - 21:41
Cette rencontre n’était pas un hasard du sort. Le petit prince le savait. En connaissant même très légèrement son camarade, il sait qu’il pourrait le compter comme une future main tendue en sa direction afin de l’aider pour équilibrer ce monde. Au delà de la simple amitié naissante, le Byakuren le considérait comme un frère. Après tout... Tout les humains sont frères et soeurs.

— Nous vivons pour rêver, nombreux de nos desseins peuvent être considérer comme utopique. La masse généralement pensent ce genre de chose. Rome ne c’est pourtant pas construire en un jour. Je suis intimement convaincu, comme vous, que nos objectifs ne sont pas si inatteignable que cela.

La parole du petit prince se voulait plus sérieuse, son sourire cristallin était accompagné par une lueur mystique, le courage et la determination s’y joignaient pour ne faire qu’un.

— J’ai ouïe dire que Kiri ne cherche plus à garder l’image qu’elle possédait auparavant, elle veut se détacher du côté superpuissance militaire afin de se tourner vers les arts de la diplomatie. Vous pourriez sans doute tirer votre épingle du jeu, j’en suis confiant.

Le regard de son homologue ce tournait en direction du quai. Sans un mot, il comprit. Cette discussion touchait bientôt à son terme.

— Je vous comprend parfaitement. Nous pourrions sans doute partager la même cause d’ici peu. Qui sait ? Le destin ne fait point les choses au hasard ...

Les deux hommes, finalement, se ressembler beaucoup. Ils partageaient plus ou moins la même vision du monde. C’était rare.

— Vous êtes bien loin d’être insignifiant sachez le. Vos paroles ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd. Nos chemins se croiseront bientôt, très bientôt.

C’était la fin.

— Que la paix et le salut vous guide lors de cette existence terrestre. N’oubliez pas ce qui compte réellement, peu importe la situation. Ma porte vous sera toujours ouverte.

Takamagahara laissa finalement son invité s’en aller, l’accompagnant du regard ainsi que de son énigmatique sourire. Quelques secondes après sa disparition, les yeux du petit prince se noyèrent dans le tumulte incessant du maelström. Les vents et l’océan se livrait une terrible bataille... Son chemin ne pouvait s’arrêter ici. Pas maintenant en tout cas. Le globe-trotteur reprit sa route. Le pays du soleil couchant l’attendait impatiemment.

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Le pacifiste et le philanthrope [PV Byakuren Takamagahara]

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