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Le loup et la chasseuse [PV Hohoemi Tsuki]


Mar 9 Oct 2018 - 9:18
Hiver 202. Sur un chemin bordé de forêt au sud-ouest du Pays de la Foudre. Deux individus marchent côte à côte d’un pas tranquille alors que l’aube vient à peine de s’annoncer. L'air est froid, mais supportable. Ils viennent de sortir d’une taverne non loin d’ici où ils ont passé la nuit (séparément) avant de reprendre la route. L’un d’entre eux est un marchand d’une cinquantaine d’années avec une moustache noire et une grosse bedaine. Il porte sur son dos un sac contenant moult produits antiques et babioles en tous genres. Alors qu’il semble parler tout seul, il découvre ses dents jaunis et rigole à ses propres blagues. Il rigole si fort qu’on pourrait l’entendre à plusieurs mètres à la ronde. L’autre homme d’1,90 mètres fait une tête de plus que le marchand, et il porte un shôzoku noir le couvrant intégralement de la tête aux pieds. Un bandeau métallique couvre ses yeux et un katana au fourreau noir ébène est accroché à sa ceinture. Le fourreau vient taper contre sa cuisse gauche à chacun de ses pas. Saji prête une oreille à demi attentive à l’homme bruyant qui a continué à bavarder toute la journée, lui racontant comment il a dû s’enfuir de son village car il avait « récupéré » une amulette d’un homme tombé au combat et qu’un membre de la famille du défunt l’avait surpris à vendre l’objet précieux. En résumé, le marchand est donc en train de fuir les représailles et espère refaire sa vie dans un village vers le sud-ouest, où il pourra revendre ses objets trouvés en toute sécurité. Les deux hommes partagent un accord d’intérêt mutuel : le marchand sert de guide au ninja, tandis que ce dernier fait office d’escorte grâce à ses compétences au combat. Si le marchand a ses raisons pour déménager, Saji quant à lui a une idée précise en tête : retrouver la trace de son frère qui d’après sources a pris un bateau pour se réfugier dans le Pays de l’Eau. Il n’a plus de temps à perdre, chaque jour le sépare davantage d’Ashikage, chaque jour ses chances de le revoir diminuent.

Cela fait maintenant plusieurs jours qu’ils marchent ensemble à travers le pays, mais jusqu’ici ils n’ont heureusement pas rencontré trop de difficultés. Le plus souvent, il a fallu défendre le marchand contre lui-même dans la mesure où il entre rapidement dans un état d’ébriété tous les soirs alors qu’ils s’arrêtent à une taverne. Saji doit alors l’empêcher de crier sur les autres clients ou chercher la bagarre. Dans ce genre de situation, il se contente de l’assommer et le coucher dans son lit pour éviter que la situation ne dégénère. Il serait trop imprudent d’attirer l’attention de personnes mal intentionnées dans leur voyage, beaucoup trop tentés de racketter le marchand vulnérable. Il n’en reste pas moins qu’il est utile quand il s’agit de négocier le prix de leurs chambres ou encore engager la conversation à la place de Saji qui ne peut dire mot en raison de son handicap. Ce caractère complémentaire de leur relation professionnelle a réussi à motiver le ninja à rester en sa compagnie jusqu’à ce qu’il arrive à destination.

Marchand : « T’sais Saji, t’es pas mauvais comme gars, il faut juste que tu te détendes ! Respire un peu ! La vie est belle, les oiseaux chantent ! Ecoute ! »

Saji continue à marcher au même rythme tout en ignorant ses commentaires.

« Ok tu m’ignores mais… t’as de la chance qu’on ait pu obtenir cette ristourne sur l’alcool hier soir ! Et ça c’est grâce à qui ? »

Pas de réponse. Un alcool dont le marchand a surtout profité. Trop profité même.

« Alors ? On me remercie pas ? Haha ! »

Saji s’arrête net et place immédiatement son bras devant le marchand pour qu’il stoppe sa marche également. Il a cru entendre un bruit venant de derrière les arbres bordant le chemin. Un animal sauvage ? Cela fait un certain temps qu’ils n’en ont pas rencontré. Pas depuis cette attaque de loups d’il y a deux jours. A vrai dire, il ne sait pas quels types de créatures ils pourraient rencontrer ici, ce qui rend le danger encore plus grand. Le sabreur adopte une posture défensive face à l’origine du bruit tandis que le marchand va se cacher derrière lui. Sa main gauche tenant fermement le fourreau et le pouce poussant légèrement la garde du sabre, Saji est sur le qui-vive et prêt à dégainer.


@Hohoemi Tsuki

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Ven 12 Oct 2018 - 1:55

Le loup et la chasseuse.

Début 202.

L’hiver est une saison merveilleuse. Le monde enfile son manteau blanc, se recouvre de cette magnifique neige que les enfants aiment tant. Pour certains, l’hiver est synonyme de bonhommes de neige, de batailles en tous genres, d’anges aussi. L’hiver est vraiment une saison merveilleuse. Si les enfants y trouvent leur compte, les chasseurs aussi. Oh, oui. Surtout les chasseurs. À cause des différents mouvements migratoires et des animaux qui vont hiberner, de nombreuses proies sortent de leur tanière. Elles sont, certes, plus farouches, mais elles sont là. Elles n’attendent que d’être cueillies.

Tsuki et Rinka ont décidé de suivre ces mouvements pour voyager un peu dans Kaminari. Libre de ses fonctions pour environ un mois, la mère de la kunoichi en profite pour passer du temps avec sa fille. La transmission de ses capacités ne se fait pas seule et, même si la blonde est très douée, Rinka reste la maîtresse de la détection dans leur maison. C’est une excellente occasion pour passer du temps entre mère et fille, pour apprendre, grandir, profiter. Et puis, l’hiver. L’hiver, c’est froid, certes. Mais c’est si doux. La nourriture bien chaude, le plaisir de trouver son bol de soupe miso le soir, tous ces petits détails qui rendent cette saison presque parfaite.

Les voilà aux alentours de Hidshu. Tsuki est partie seule, aujourd’hui. Elle a décidé qu’il lui fallait mettre en application les conseils de maman mais sans maman. Si Rinka est toujours derrière son dos pour lui souffler la réplique, une fois sur scène la blonde sera complètement perdue. Autant prendre le taureau par les cornes et foncer au devant du danger ! Toutefois, comme à son habitude, la matriarche Hohoemi a bien spécifié à la kunoichi de ne pas trop s’éloigner du petit village où elles ont établi leur campement, de rentrer à l’heure pour le repas et, surtout – c’est très important – de faire attention à elle. Bref, les règles ne changent pas, qu’elles soient à Kumo ou ailleurs.

Petite Tsuki, crinière blonde et prunelles incarnates, est perchée depuis un instant sur une branche. Sa longue chevelure suit chacun de ses mouvements, à tel point que chaque fois qu’elle se déplace, une tache jaune semble troubler l’harmonie blanche et brune. Les quelques feuilles qui auraient pu subsister sont tombées depuis bien longtemps, il ne reste plus grand chose … Tsuki doit ruser. Utiliser ses capacités sensorielles non pour traquer, mais pour dissimuler. C’est un exercice intéressant, qui lui demande néanmoins une grande concentration et une parfaite immobilité. Pourtant, cela ne pose plus aucun problème lorsque la biche arrive. Elle est là. Faible. À portée. Elle attend. Sans le savoir, oui, l’animal attend l’arrivée de l’humaine. La blonde a caché son odeur et est encore invisible pour la petite bête.

Perdue, probablement, la voilà seule, sans troupeau, au prise avec un étrange prédateur. Après tout, ce n’est pas tous les jours que le chasseur mesure un petit mètre quarante-neuf. Mais cette fois, c’est le cas. Heureusement pour elle, ce n’est pas encore sa dernière heure. Tsuki a réussi à retrouver le troupeau. Pendant toute la matinée, la blonde s’est évertuée à tracer un chemin de clochettes qui mènera l’animal sur la piste de sa « famille ». Après une grande frousse comme elle s’apprête à vivre, elle finira par retrouver les traces de sa troupe et tout ira pour le mieux. Ô gentil, gentil chasseur. Mais avant le réconfort, il y a l’effort !
« Gyaaaaah ! »
Et boom !

Une petite Tsuki qui sort de la forêt, apparaît face à deux êtres, en chevauchant la biche. L’animal se débat furieusement, grogne, rugit, jusqu’à ce que la blonde se laisse volontairement tomber. À terre, elle signe des mudras et lance une simple rafale de vent qui secoue les clochettes. Comme prévu, l’instinct de l’animal le force à s’éloigner des bruits. Tout ira pour le mieux, c’est certain désormais.

Assise les fesses dans la neige, satisfaite, la blonde lève la tête. Qui sont ces gens ? D’où sortent-ils ? Comment se fait-il qu’ils sont là ? Si loin de tout ? Un grand sourire étire ses lèvres. L’un d’eux est habillé très bizarrement, l’autre a l’air stupide, mais ils n’ont pas l’air méchant.
« Eh bien, bonjour ! »
Ses dents se dévoilent. Véritable petite fille, perdue dans un monde d’adultes. Ou pas. Tsuki se redresse rapidement, époussette ses vêtements. Sa biche doit être bien loin maintenant. Quelle bonne journée ! Enfin. Ça dépendra de ces deux inconnus. Sont-ils fiables, malgré leur apparence ? Faudra-t-il faire preuve de violence ? Que vont-ils penser de sa petite partie de chasse ? Oh, mince alors ! Les joues de la blonde rosissent. Il faut dévier le sujet ! Quoique. En fait, vu comme se tient l’homme en noir, elle est peut-être déjà considérée comme un danger ! Bon. Pas le choix, hein !

Tsuki croise les bras sur sa poitrine. Elle ne se départit pas de son sourire, au contraire. Il va falloir jouer la carte du franc-jeu, malgré cette entrée en matière pour le moins … fracassante. Même si ! Elle marque des points ! La biche n’a pas été blessée ! Pas le moins du monde ! Pas une seule goutte de sang n’a été versée pendant cette chasse ! Ça devrait suffire à les convaincre, non ?
« Ne vous en faîtes pas, les êtres humains ne seront jamais sur mon carnet de chasse. »
Peut-être pas la meilleure façon de faire, m’enfin. C’est déjà ça. Elle enchaîne aussi sec, sans laisser le temps à ses interlocuteurs de reprendre.
« Vous n’êtes pas du coin, cela dit. Vous venez de loin ? Puis-je vous être utile en quoi que ce soit ? »
Là, par contre, elle s’arrête. La politesse, les questions, tout ça … Aaaah, mais il manque un détail dans toute cette histoire, non ? Eh oui. Elle comprend bien assez vite et lève un index pour rectifier le tir.
« Pardonnez-moi ! Je m’appelle Tsuki. Enchantée de vous rencontrer, messieurs. »
Voilà, là c’est parfait. En théorie.


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Ven 12 Oct 2018 - 16:01
La menace approche. Le feuillage des arbrisseaux continue à trembler, signalant une présence cachée. En plus de ces signes visuels, on peut entendre un son de clochette gagner en intensité. Le glas sonne-t-il déjà pour les deux voyageurs ? Non, il se le refuse. Sa quête n’est pas terminée. L’œil se plisse. Le sabreur est sur ses gardes, prêt à porter le premier coup pour sauver sa vie. Sa lame glisse lentement hors de son fourreau… Les muscles se tendent… Et soudain, un cri strident qui ferait trembler les poils du plus brave des guerriers met un terme au calme et à la tension. Il ne reconnaît pas ce cri, quelle bête dangereuse pourrait en être l’origine? Un prédateur volatile ? Pourtant il le savait… Il savait qu’il aurait dû mieux étudier la région avant de la traverser. Les mains du marchand apeuré sont tellement crispées qu’elles se tiennent encore plus fort au dos du son garde du corps. Alors que Saji s’attendait à rencontrer un ours ou un sanglier, c’est à sa grande surprise qu’une biche surgit hors des buissons avec sur son dos, une personne ! Comme une apparition extraordinaire au milieu de ces bois quasi abandonnés à la faune et à la flore, la jeune fille à la crinière blonde se manifeste, chevauchant cette monture inhabituelle à la façon des récits épiques. Une fois au sol, elle se met à effectuer des mouvements avec les mains. Il reconnaît immédiatement les mudras. Elle serait donc une kunoichi ? La biche prend peur au son de clochette, puis s’enfuit au loin. Intrigué par cette rencontre inattendue, le marchand désormais méfiant pousse le sabreur pour lui faire signe de vérifier si l’individu est hostile. Mais Saji reste immobile, souhaitant d’abord connaître les intentions de l’inconnue.

« Se… serait-ce un esprit de la forêt ?? »

Un esprit ? Les auteurs des récits ne décrivent pas les esprits de la forêt comme des petites filles à l’air innocent mais plutôt comme des créatures matriarcales mi-bête mi- femme. Saji fait signe au marchand derrière lui de ne pas avancer et de rester campé sur ses positions, observant l’inconnue qui se relève sur la surface enneigée. Il est pourtant originaire du Pays de la Foudre, mais il n’est pas au courant que la biche peut être utilisée comme monture. Non, ce qui le trouble davantage, c’est l’apparence physique de la jeune fille, des cheveux blonds, des yeux rouges rubis. Ses traits n’ont rien de commun avec les filles de son village d’origine au nord-est d’ici. Elle se met à saluer les deux hommes d’une voix amicale, ce qui décide Saji à lâcher prise sur son fourreau et reprendre une posture normale et décontractée. Elle confirme aussitôt son intuition en les assurant qu’elle ne leur veut aucun mal, elle leur propose même de les aider. Le marchand se met alors à sourire et montre son visage alors que jusqu’à maintenant il était resté caché derrière l’homme au shôzoku noir.

« Que la gloire et la richesse t'accompagnent chère enfant, nous ne sommes que de humbles voyageurs en déplacement vers le sud-ouest, nous cherchons à rejoindre le port en toute sécurité. »

« Je suis Ochi Hidehira, marchand itinérant, mais tu peux m’appeler Hide. Quant à mon compagnon de voyage coincé… »

Il reçoit un coup de coude au ventre avant de continuer avec le souffle coupé.

« …oof… pardon, quant au sabreur à mes côtés, il s’appelle Saji. Et comment dire… il est muet. Donc généreux comme je suis, je joue un peu son rôle d’interprète tu comprends. »

Tandis que le marchand échange avec elle, le muet commence à réfléchir sur les mots de la jeune fille. « Les êtres humaines ne seront jamais sur mon carnet de chasse », ce qui veut dire qu’elle est ici en qualité de chasseuse et qu’elle connaît potentiellement la région. Dieu sait qu’ils ont besoin d’assistance pour le chemin périlleux qui s’annonce. Ils ne peuvent se permettre d’avancer à l’aveugle. Et ils ne sont pas sûr du temps qu’il leur reste pour arriver à destination. Saji sort un carnet de sa sacoche et se met à écrire avant de déchirer une page, et la transmettre à Hide.

Saji a écrit:
« Demande si elle veut se joindre à nous. Nous avons besoin d’une chasseuse comme elle pour nous déplacer dans cette contrée sauvage. Ni toi ni moi ne savons ce qu’elle nous réserve. »

Le marchand acquiesce pour montrer son approbation.

« Mon ami se demande si tu veux nous rejoindre, il pense que tu pourrais être d’une grande assistance avec tes qualités de chasseuse. Qu’en dis-tu ? Hum… si tu veux je peux te proposer une compensation ? »

Il fait sonner sa bourse de ryôs devant la fille, dans l’espoir de l’appâter.

« On te paye la moitié ici puis le reste quand on arrive là-bàs ? Je suis assez flexible si tu veux haha !»

Saji quant à lui est en train de réfléchir combien de temps le voyage allait encore durer. D’après ses sources il n’y a plus de taverne ou de lieu de repos entre ici et leur point d’arrivée, ce qui signifie qu’ils vont devoir camper dehors si le trajet s’étale sur plusieurs jours. Et si c’est le cas, les compétences de survie de la chasseuse pourraient tomber à pic pour les deux voyageurs. D’autant que leurs provisions commencent à se réduire…

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Dernière édition par Nobuatsu Saji le Dim 14 Oct 2018 - 5:24, édité 2 fois
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Dim 14 Oct 2018 - 2:15

Le loup et la chasseuse.

Deux hommes. Un très particulier, couvert de la tête aux pieds, puis un autre, caché. Après avoir entendu qu’ils ne risquaient rien – qui se méfierait d’une demoiselle haute comme trois pommes, de toute façon ? –, le plus terrifié des deux prend la parole. C’est un marchand itinérant, il est avec l’autre homme et ils désirent se rendre au port, vers le sud-ouest … Ochi va pour présenter son compagnon, mais quand il utilise le terme « coincé », il s’en prend une. Tsuki ne peut s’empêcher de sourire. Quel couple intéressant. Saji et Ochi, le sabreur et le marchand, le muet et l’interprète. Après tout, pourquoi pas, n’est-ce pas ? Tsuki hoche la tête et sourit. Ils sont amusants, en tous les cas. Un peu bizarres, peut-être, mais terriblement amusants. Ils sortent du lot, c’est certain !

Le sabreur écrit sur une feuille, puis donne au marchand. Ce dernier hoche la tête et prend la parole. C’est donc comme ça qu’ils communiquent ? Intéressant. Tsuki est presque sûre que grâce à la manipulation du son, elle pourrait faire quelque chose pour lui, à long terme. Quoi qu’il en soit, la proposition est intéressante. Même si, l’argent … Tsuki a-t-elle besoin d’argent ? Au fond, le type qui se tient face à elle est un marchand, c’est sûrement sa façon de faire. Que faire ? Accepter ? Décliner l’argent mais accepter quand même ? La blonde hésite. La bourse résonne lourdement dans la poigne du bonhomme. Heh. Elle hausse les épaules.
« Peu m’importe, à vrai dire ! Si vous préférez me payer pour que cela vous paraisse réglo, faisons comme ça ! »
Tsuki hoche doucement la tête, en accord avec elle-même. Elle passe en revue les différents ports accessibles de Kaminari no Kuni, à la recherche d’un port au Sud-Ouest. La cartographie du pays revient comme un dessin dans son esprit. Le plus près nécessite de traverser la forêt, mais une fois que le trajet est accompli ils auront juste à prendre le bateau. Cette forêt n’est pas la plus connue de Tsuki, mais elle n’a aucun mal à s’y repérer et les Hohoemi l’ont déjà traversée. Autant dire qu’en une journée, cela devrait être réglé. S’ils marchent vite et n’ont pas peur des insectes. La demoiselle hoche la tête.
« Très bien ! Nous allons passer par la forêt, au Sud. Une fois sortis de là, vous pourrez directement atteindre le port. »
Il y a peut-être un problème, cela dit. Tsuki repense à ce que lui a dit sa mère. Si elle ne rentre pas pour manger, elle ne pourra pas avoir de dîner. Et surtout, Rinka risque de s’inquiéter. Si la nourriture n’est pas un si gros problème, l’inquiétude de sa mère en est un autre. Mais si la blonde parvient à les amener jusqu’à la moitié de la forêt, en gros, cela devrait aller. Surtout que le jeune homme a un carnet ! Il suffit de dessiner la fin du trajet, le tour sera joué ! Enfin, en théorie. Tout devrait bien se passer. Nouveau hochement de tête.
« Toutefois, si vous voulez me payer, il faudra le faire uniquement pour la moitié du trajet. Je vous donnerai des conseils et vous aiderai à chasser si vous le souhaitez, mais je ne pourrai pas aller plus loin. »
Elle inspire puis hausse les épaules.
« J’aurais aimé faire plus, mais ma mère m’attend dans un village voisin et si je ne rentre pas elle risque de vraiment s’inquiéter. »
Petite maman, mignonne maman … Tsuki n’a que seize ans après tout. Presque dix-sept, certes, mais cela reste très jeune pour cet univers. Pour partir seule et loin. Surtout sans prévenir. Le monde ninja regorge de nombreux dangers, surtout pour une chasseuse. Mais, quoi qu’il en soit !
« Bien ! Mettons-nous en route sans plus attendre si vous le voulez bien ! Plus vite nous sommes partis, plus vite vous arrivez et plus vite je peux rentrer ! »
D’un pas guilleret, la kunoichi se met en route vers le Sud-Ouest, pleine de bonne volonté. La forêt, ça la connaît !

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Dim 14 Oct 2018 - 10:26
Le marchand acquiesce. La petite fille ne semble pas être plus tentée que ça par l’appât du gain mais ne refuse pas non plus. Hide affiche un sourire jauni. Elle est plus futée qu’elle en a l’air, ou peut-être s’agit-il juste d’une ruse. En tous cas, pour l’âge qu’elle a l’air de faire – il lui donne entre quinze et seize ans, elle ne semble pas tarir de ressources. Il peut déjà dire qu’elle doit être très débrouillarde pour être arrivée jusqu’ici toute seule, sans avoir besoin de l’aide de personne. Bien que tous les deux ils n’aient pas rencontré trop de dangers sur la route, pour être venu de l’intérieur de la forêt, elle doit être sacrément confiante en sa connaissance du terrain et en ses qualités de chasseur. Existe-t-il un abri voire une communauté non loin d’ici ? Vient-elle directement du village caché de Kumo ? C’est l’hypothèse la plus probable d’après Saji. Etant donné qu’il a remarqué les mudrâs qu’elle a composés pour produire le son de clochette ayant fait fuir la biche. Elle est une kunoichi. Donc elle vient très probablement de là-bas.

Pendant ce temps, Tsuki prend un temps pour réfléchir sur le trajet qu’ils allaient suivre. Elle suggère de couper directement par la forêt au sud et donc dévier de la route principale. Elle connaît donc bien un raccourci. Parfait. Saji acquiesce de la tête en écoutant sa proposition mais son ami le marchand ne l’entend pas de cette oreille.

« A… A.. Attends, on va quand même pas passer par la forêt, si ? C’est pas un peu dangereux ? Qui sait quelles créatures s’y cachent ? D’ailleurs pourrais-tu nous dire les animaux qu’on va devoir affronter au moins? Juste pour être sûr tu vois… Hé hé…»

Le ton de Hide semble beaucoup moins confiant que lorsqu’il tentait de négocier l’aide de Tsuki avec sa bourse de ryôs. Sa peau devient pâle. Il baisse le regard comme s’il anticipait déjà sa mort prochaine. Il se souvient de l’attaque de loups qui avait failli lui coûter la vie. Saji lui met une claque au visage pour qu’il se réveille.

« Qu… Quoi ??? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? »

Le sabreur lui fait signe avec les mains de se calmer et de respirer un bon coup. Hide a besoin de garder son sang-froid face à la proposition de raccourci de la chasseuse qui peut être dangereuse mais qui présente ses avantages. D’abord, le trajet est plus court ce qui leur permettra de rejoindre la civilisation en un jour d’après elle. Par conséquent, ils seront sûrs de ne pas tomber à court d’eau et de nourriture. Et surtout ils pourront prendre le bateau plus tôt. Saji fait un mouvement latéral de la tête en direction de la forêt au sud, que le marchand comprend aussitôt.

« Très bien mon enfant, on dirait que mon ami te fait confiance pour aller dans la forêt. Mais ne reste pas trop loin de Saji, il est là pour nous protéger d’accord ? Il est là pour ça. Je ne voudrais pas être responsable si quelque chose devait t’arriver tu vois… »

Hide semble sous-estimer les capacités au combat de la petite mais quant au sabreur, il est le seul à avoir remarqué son jutsu Onkyôton, ce qui fait d’elle une kunoichi. Une très jeune kunoichi. Elle leur signale qu’elle ne compte les accompagner que pour la moitié du trajet pour enfin les laisser finir le chemin à deux, ce qui leur convient plutôt bien. Surtout que la mère de la jeune fille l’attend dans un village non loin d’ici, et elle doit être inquiète. Il y a donc bien un village près d’ici mais peut-être l’ont-ils manqué, peut-être est-il bien caché. Ils se tournent l’un vers l’autre pour acquiescer, ils comprennent qu’ils sont d’accord puis le marchand se tourne vers Tsuki de nouveau.

« Ok ! Saji est d’accord aussi ! Nous te paierons une fois arrivés à mi-chemin, ne t’inquiète pas ! »

Les voilà partis à travers la forêt du sud pour rejoindre le sud-ouest. Le marchand déglutit en repensant aux loups qu’ils avaient rencontrés il y a deux jours. Il a failli y passer la dernière fois et il espère ne pas répéter l’expérience, même s’il compte sur la dextérité au sabre de son compagnon Saji qui est toujours aux aguets pour le protéger, lui qui est toujours distrait. Mais maintenant il y a deux paires d’yeux pour le surveiller et faire en sorte qu’il ne soit pas en danger de mort.

Tandis que le marchand reste légèrement en retrait derrière Saji, ce dernier rattrape Tsuki qui a ouvert la marche devant eux. Le fait que cette fille soit capable de survivre au milieu de la forêt comme s’il s’agissait d’une promenade de santé l’impressionne beaucoup. Leurs pas s'enfoncent dans la forêt. Il suffit quelques secondes de route à la chasseuse pour qu'elle se rende compte que des bruits de ferraille se font entendre derrière, des bruits qui ne font pas certes un boucan infernal, mais qui sont suffisamment élevés pour attiser la curiosité de chaque être vivant dans un périmètre de presque dix mètres. Il s'agit du sac de babioles que transporte le marchand, et il sera donc difficile pour eux d'être discrets c'est sûr...

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Mer 17 Oct 2018 - 12:08

Le loup et la chasseuse.

La panique. Plein de questions, plein. Il enchaîne, sans transition, sans réflexion. Un véritable flot de peur s’écoule d’entre ses lèvres. Tsuki le regarde avec beaucoup d’amusement et s’apprête à répondre quand la claque part. Un son très brusque, très fort, qui brise le silence et la parole du marchand. La réaction instantanée de Tsuki est le choc. Ce sabreur muet sait comment se faire entendre. Le calme semble revenir, puis les deux hommes acceptent la proposition de la blonde. Le plus loquace des deux lui indique de rester derrière Saji, parce qu’il vaut mieux qu’elle soit protégée. S’il lui arrivait quelque chose, les deux hommes seraient bien embarrassés. La demoiselle joint ses deux bras sur sa poitrine. Alors comme ça, il faut qu’elle reste cachée derrière le sabreur, hein ? Un grand sourire étire ses lèvres. Il est marrant, ce petit marchand. Il ne l’a pas vue débouler sur le dos d’une biche ? Il n’a pas vu que l’animal n’a pas seulement fui sans raison ? Qu’elle a influencé cette cavale grâce à ses propres capacités ? Non, il n’a pas vu tout ça. Il était trop occupé à se cacher, à craindre l’inconnu. Aaah, ils verront bien.

Ils acceptent et décident de la payer une fois arrivés à mi-chemin. Ce n’est pas particulièrement important, à vrai dire. Il est intéressant de noter qu’ils ont accepté de suivre un chemin inconnu, avec des animaux particulièrement terrifiants, pour se rendre de l’autre côté de la mer. Enfin. Ils, non. Le marchand a plutôt été forcé d’accepter cette situation. Il n’a pas vraiment eu le choix. C’est particulier, parce qu’il suit le sabreur. Tsuki ne sait pas pourquoi, mais la raison de leur voyage a l’air très importante pour que Saji accepte de suivre la route proposée par une inconnue. Certes, elle est d’ici, mais ils ne la connaissent en rien. Ils lui font confiance à l’aveugle. Comment se fait-il qu’ils acceptent ainsi de prendre des risques ? Sans savoir, à l’aveugle ? Il y a forcément une logique derrière cette histoire. Quelque chose de particulièrement important aux yeux du sabreur. Enfin, peu importe au fond. Déjà qu’il s’agit d’une histoire personnelle, si en plus le jeune homme est muet, cela complique encore plus la chose.

Ils avancent, pénètrent dans la forêt. Tsuki avance la première, en bon guide de ces messieurs. Le marchand s’approche d’elle, désormais protégé par le sabreur et elle-même. Enfin, protégé. En théorie, il a peur aussi de la façon dont tout cela va se passer, étant donné qu’il n’a pas conscience des capacités de la kunoichi. Jeune, avec son apparence de gamine et sa petite taille, elle fait toujours cet effet. Un sourire amusé naît sur ses lèvres. Elle ne dit rien, attend. Mais quelque chose la taraude. Un petit bruit, répété, qui se répète à chaque pas. Gling, gling. Quelque chose comme ça. Elle tend l’oreille. Serait-ce le sabreur ? Non, il ne ferait pas un tel bruit. Pas un ninja. Gling, gling. Le marchand ? Mais il ne porte … Si, il porte quelque chose. Son sac. C’est forcément son sac qui fait un tel tintamarre. C’est chiant, vraiment. Gênant. Mais elle ne peut pas l’empêcher de balader ce précieux contenant. Il va falloir faire autrement. Néanmoins, comme Tsuki est Tsuki, elle ne peut pas se retenir.
« Vous savez … Vous avez peur de tout, mais vous vous baladez avec un sac qui fait plus de bruit qu’un mammouth … »
Le silence revient, mais il ne dure pas longtemps. Elle se tourne brusquement, alors que le marchand s’approche sans vraiment percuter. Et d’un coup …
« BWAH ! »
Les bras levés, les mains pliées comme des pattes de félin, la blonde menace gentiment l’homme qui la suivait. Sa réaction ne se fait pas attendre et Tsuki explose de rire. Les civils sont parfois si fragiles … Il risque de la détester avec ça, mais peu importe. La blonde s’amuse de cette situation jusqu’à ce qu’un vrai bruit attire son attention. Elle se tourne et tend le bras en direction du marchand et de Saji pour leur indiquer de ne pas bouger. De son autre main, Tsuki se saisit de deux clochettes, qu’elle tient entre les doigts. Un bruissement retentit, au loin. Pour l’instant, il est à bonne distance, mais il s’approche. Le sourire carnassier apparaît sur le visage de la petite blonde. Une chasse, ici ? Son instinct de prédateur se met à l’affût.
« Faîtes le minimum de bruit possible. Allons-y. »
Tsuki reste devant, toujours armée de ses petites clochettes. Cela ne paye pas de mine et il est probable que le marchand ne comprenne pas leur utilité, peut-être même que le Sabreur ne sait pas clairement où elle veut en venir, mais elles ont une grande importance. Importance qui se révélera si l’animal se montre.
La marche dans la forêt se poursuit, entre les gling, gling et les bruits de pas. Le bazar est très grand, particulièrement gênant. Ils sont de gigantesques appâts pour l’animal qui s’approche. C’est une grosse bête. Tsuki ne sait pas encore s’il s’agit d’un animal terrestre ou volant. Heureusement – ou malheureusement, tout est relatif – le bruit que fait le marchand avec son bazar ne tardera pas à faire surgir la bête. Il faudra alors la maîtriser, mais gentiment. Oui, oui. Gentiment. Ne pas la tuer. Surtout ne pas la tuer. Lui faire peur suffira.
« Quoi qu’il arrive, ne tuez pas l’animal qui approche. Lui faire une grosse frayeur suffira à le faire fuir. »
Parole de chasseuse. Parole indiscutable. C’est surtout que, s’ils tuent l’animal malgré tout, la blonde rechignera à les aider davantage. Il ne faut pas tuer gratuitement, surtout que la bête qui approche ne veut que manger, ou simplement s’intéresser au bruit qui remue dans la forêt. Un animal, comme un enfant, ne suit que ses instincts. À partir de là, le tuer simplement pour ça ne constitue pas un motif suffisant. Elle soupire et réfléchit. Ils n’ont pas ces données. Ils ne savent pas. Ils ne peuvent pas savoir.
« Dans le doute, donnez-moi un coup de main, mais ne vous en faîtes pas. Tout ira bien. »
Trois petits mots. Grands mots pour le marchand qui doit probablement repeindre ses vêtements, mais petits pour Tsuki. Oui, tout ira bien. L’Homme est le plus grand prédateur. Il n’a rien à craindre de personne. Les bruissements se rapprochent, plus bruyants, plus forts. Ils proviennent du ciel. C’est un animal volant. Rien à craindre à partir du sol, mais tout à vérifier dans les airs. Les bruits se rapprochent, brutalement.
« À terre ! »
La blonde se retourne, se jette contre le marchand. La surprise combinée au poids donné par l’élan suffit à le faire chavirer. Il se laisse écraser sur le sol, tremblant comme une feuille. Tsuki profite de cette situation pour lever les yeux au ciel : c’est un aigle. Il est massif, ses ailes sont terriblement grandes et robustes. Il doit passer souvent par ici et, surtout, il doit avoir très faim. À terre, la blonde relève les yeux et les pose sur Saji. Le marchand ne fera rien, il en est incapable, mais le Sabreur a déjà un plus gros potentiel destructeur.
« Quoi qu’il arrive, ne le tuez pas. »
Il sera plus compliqué de lui faire peur, cela dit. Mais pas impossible.

Tant que la règle d’or subsiste, tout ira pour le mieux.


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We live to make the impossible possible. ”
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Aujourd'hui à 10:11
La petite fille est espiègle. Remarquant l’état de terreur dans lequel se trouve le marchand, elle se retourne soudainement pour lui faire peur, imitant une bête sauvage et sanguinaire. A sa grande satisfaction, les poils du marchand se redressent et ses pieds décollent du sol. Il tombe au sol avec son gros sac de babioles. Son rythme cardiaque s’arrête pendant un instant. Saji dont l’oreille s’était habituée au boucan produit par le marchand après deux jours de marche, ne prêtait pas attention au bruit qu’il faisait. En entendant le cri bestial, il se retourne pour identifier la source du bruit. Il s’agit de leur guide qui souhaite juste s’amuser. Le sabreur souffle, soulagé qu’il ne s’agisse que d’une fausse alerte. A peine vient-elle de jouer un tour au marchand que déjà, un autre bruit attire son attention. Tsuki leur fait signe de ne pas bouger et se munit de deux clochettes. Pour quoi faire, Saji commence à s’en douter après l’avoir vu manœuvrer la biche au moment où ils l’ont rencontré, mais il n’est pas sûr. Elle semble avoir entendu quelque chose à laquelle les deux autres n’ont pas fait attention. On voit déjà la différence entre l’oreille entraînée d’une chasseuse et une oreille normale.

Elle dit de faire le moins de bruit possible et de la suivre. Elle guide leurs pas sans lâcher ses clochettes. Le regard du sabreur balaie les environs et revient de temps à autre sur les clochettes, intrigué par l’utilisation que la petite compte en faire. Elle leur fait signe de ne pas tuer l’animal si celui se montre devant eux. D’après elle, il suffirait de lui faire peur. Saji acquiesce. Si c’est ce qu’elle veut, soit. Il n’est pas dans leur intérêt de refuser les demandes de la chasseuse qui accepte de les orienter à travers la forêt. Et puis lui-même se refuser à enlever la vie, surtout aux hommes. Mais qu’une chasseuse leur dise de ne pas tuer d’animal ? Etrange. Contradictoire. S’agit-il d’une précaution pour préserver la faune pour les chasses à venir ? Ou s’agit-il tout simplement d’un acte de compassion envers les animaux ? Ou peut-être qu’aujourd’hui elle n’est pas là pour chasser mais explorer le terrain ? Aucune idée. Saji pensait les chasseurs comme des personnes sanguinaires qui tuaient pour le sport. Après tout il en a connu dans son petit village natal du Pays de la Foudre, des pères de famille qui chassaient pour subvenir aux besoins de leur famille, mais aussi des hommes riches qui se contentaient de tuer pour le jeu. Impossible de dire avec certitude à quelle catégorie Tsuki appartient actuellement, pas sur cette première rencontre en tous cas.

Plus loin, la petite fille leur demande de lui faire confiance et de l’aider si la situation se présente. Saji acquiesce et garde la main sur le pommeau de son katana, son fidèle Baransu. Puis viennent les battements d’ailes qui signalent un volatile en approche. Majestueux, mais aussi effrayant, l’aigle fait presque la taille du marchand par l’étendue de ses ailes. On dit que ces prédateurs ont tellement de force dans leurs serres qu’ils sont capables d’attraper des bêtes de différentes tailles, allant des petits rongeurs aux jeunes faons, pour enfin les emmener dans leur nid situé en altitude. C’est la première fois que le sabreur en voit un pour de vrai. Une belle bête.

« Ahhhhhhh !!!! Sauvez-moi !!!! »

Saji commence à tirer son sabre, le bruit du frottement de la lame se fait entendre et attire l’œil du prédateur qui vient de passer au-dessus de Tsuki et du marchand, désormais au sol. L’aigle prend de la hauteur et tourne sa tête en direction du sabreur qui n’a sa lame qu’à moitié dégainée. Alors que le prédateur fonce comme une fusée en sa direction, il se souvient subitement que la chasseuse lui a précisément dit de ne pas le tuer. Il va devoir ménager ses coups pour éviter de porter un coup fatal. Mais la première attaque aérienne est trop rapide pour trouver un bon angle, Saji fait une roulade rapide sur le côté pour esquiver. Il range la lame complètement dans son fourreau qu’il décroche de sa ceinture. Le marchand, la tête entre les mains, commence à crier en direction de son ami :

« Saji ! Attention il revient ! »


A ces mots, il se retourne. L’aigle prend de nouveau de la hauteur et charge de nouveau. Cette fois le sabreur fait un pas de côté et frappe avec le ventre de la bête avec le fourreau, ce qui lui fait perdre l’équilibre. Paniquée, la créature bat très rapidement des ailes pour rester au-dessus du sol et se mettre hors de portée du bretteur. Ce dernier ne perd pas son adversaire volant du regard. Ses yeux se sont habitués à sa trajectoire, et le prochain coup sera sûrement décisif. Troisième attaque, l’aigle descend en piqué avec l’espoir d’en finir avec cette proie difficile que constitue le sabreur. Mais ce dernier attaque de face avec la pointe du fourreau en avant frappant de plein fouet le ventre de l’aigle qui tombe au sol, tête la première. Robuste comme il est, l’aigle se ressaisit mais cette fois pour s’enfuir, abandonnant le combat pour aller chercher de nouvelles proies plus faciles. On le voit voler au loin, puis s’évanouir loin dans le ciel.

Suite à ce duel pour le moins inhabituel, Saji se tape les genoux pour en enlever la poussière. Il se retourne pour voir ses deux compagnons toujours allongés. Tsuki a pris soin de protéger le marchand du danger. La menace est passée, et l’aigle vit toujours. Il est peu probable qu’il revienne tenter sa chance ici. Le sabreur se rapproche de la chasseuse, incline légèrement la tête et lui tend la main pour l’aider à se relever.

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Le loup et la chasseuse [PV Hohoemi Tsuki]

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