Soutenez le forum !
1234
Partagez | 

D'un samourai à une autre [Hisa]


Mar 9 Oct 2018 - 20:36
Suite à leur échange de correspondance, Hisa-san avait accepté la requête de Toph de lui faire découvrir le vrai sens de la mort de Musashi. Toph n'avait pas bien compris pourquoi, mais les derniers instants de l'Homme lui revenait souvent en rêve. Sur le moment même, elle avait compris que c'était un moment beau. Mais elle ignorait pourquoi ? Le pourquoi de son sacrifice, oui, mais aussi pourquoi elle trouvait beau cette action.

Elle espérait que la petite samourai, genin comme elle, pourrait lui éclairer ses lanternes.

Le domaine Nagamasa était en deuil. Les pavillons étaient silencieux et les passant portaient le noir. La perte de Yoshitsune était certainement plus ressentie que celle de Musashi. Et que dire de la mort du précédent shogun ? Non, ce petit clan à Iwa aurait bien du mal à soigner ses plaies. Toph toqua à la porte et entendit vaguement un bruit qu'elle prit pour une invitation.

Elle ouvrit la porte et salua l'occupant, présent dans un fauteuil.

Bonjour monsieur.

Une bouteille (vide !) vola dans sa direction. Toph l'écarta au dernier moment de sa main et la repoussa au loin. Elle s'excusa avant de recevoir d'autres bouteilles ou objets dans sa direction. Elle fit de son mieux pour les esquiver, recevant parfois quelques gouttes sur elle. Au début elle pensait qu'il s'agissait d'un test. Un examen. Seuls les plus braves et les plus valeureux pouvaient le passer.

Mais avec l'odeur d'alcool qui titillait à présent ses narines, la kunoichi se rendit compte qu'il s'agissait uniquement d'un con, possiblement misogyne, certainement bourré.

Voulez-vous bien cessez ?

Il ne cessa pas. Il marmonna des choses qu'elle ne prit pas la peine d'essayer de comprendre.

Elle se retint de lui foutre une baffe magistrale, du genre à le mettre sur orbite. Elle était prête à exploser quand la samourai descendit des escaliers. Elle la salua en se courbant élégamment, avec un mince filet de vin qui dégoulinait de sa chevelure noire. Puis elle se hâta de d'ajouter.

Bonjour Hisa-san. Auriez-vous l'amabilité de faire cesser cette mascarade ?

L'odeur de l'alcool imprégnait rapidement les kimonos, et elle ne désirait pas rendre le sien irrécupérable avec tous les fonds de bouteilles.
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3493-hyuga-toph#26646

Mer 10 Oct 2018 - 9:18
Plongée dans mes livres à mon bureau, je ne pus entendre frapper à la porte. Ce ne fut que lorsque des bruits de verre se brisant atteignirent mes oreilles que je réalisai que quelque chose se passait en bas. Lorsque j’atteignis le sommet des escaliers, je réalisai la particularité de la situation. Toph venait d’arriver et n’avait eu le droit comme accueil qu’à mon père incapable de parler correctement et lui lançant des bouteilles de bières dessus.

— Père !

J’hurlais alors avec puissance avant de lui lancer dessus le livre que je tenais ente les mains. Ce n’était pas du tout mon genre d’agir de la sorte, mais c’était la première fois que son état portait atteinte, en face de moi, à une personne extérieure à notre famille. Malgré tout le respect que j’éprouvais à son égard, je ne pouvais le laisser jeter le déshonneur sur notre famille en manquant autant d’hospitalité.

Si mon livre eut raison de son agressivité pour le moment, il pouvait reprendre à tout instant. Je m’inclinai alors vers Toph, essayant de faire bonne figure au milieu de cette situation pitoyable.

— Je ne peux vous demander d’excuser le comportement de mon père, mais si vous pouviez passer outre et monter à l’étage, cela nous évitera d’avoir à l’endurer un peu plus.

Une fois dans les escaliers, hors de portée de mon père, je retrouvai mon calme, toujours embarrassée par la situation.

— Ravie de vous voir. Je suis désolée que vous ayez dû subir un tel spectacle... Il n’est pas toujours comme cela, même si cela ne va pas en s’arrangeant.

Je terminai ma phrase avec de l’amertume dans la voix avant de l’inviter à passer la porte qui menait à ma chambre. Un lit simple, un bureau, une bibliothèque et une armoire étaient les seules décorations arborant la pièce. Ce n’était pas très chaleureux, mais je me sentais plus sereine à travers la simplicité.

D’un geste du bras, je l’invitai à se poser sur la chaise de mon bureau tandis que je m’assis sur le lit jute en face.

— Alors, je suppose qu’il vaut mieux que vous commenciez par m’expliquer en détail ce que vous souhaitez de moi et ce que vous avez vous-même compris du comportement de Musashi.

Prononcer son nom à voix haute ne faisait pas le même effet, surtout en présence de la Hyuga. Toute la philosophie du monde ne pouvait m’aider à accepter facilement sa mort.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3775-nagamasa-hisa

Mer 10 Oct 2018 - 16:53
Hisa descendit de l'étage et sauva Toph d'une tentative de meurtre. Elle lui en était reconnaissante, car c'était le genre de crime qui n'était pas facilement effacé des registres. La jeune samourai était extrêmement gênée de la situation et invita la Pupilles Pâles à la rejoindre à l'étage.

Libéré ! Délivré !

Très bien, je vous suis.

Elles montèrent dans les escaliers, loin de l'odieux personnage. Hisa s'excusa du comportement de son paternel, ce que Toph accepta d'un hochement de la tête. Il n'y avait rien de plus à en dire, l'amertume dans la voix de son hôte était autosuffisante. Et ce n'était pas ses affaires. Elle se devait de laisser la zone de confort des autres personnes intactes. La chambre était plus petite que ce que le domaine Hyûga l'avait habitué, et plus sobre aussi. Le bénéfice d'être une princesse. Hisa invita Toph à s'assoir sur la chaise de son bureau, ce qu'elle fit.

Si ce n'est pas trop demander, j'aimerais avoir de quoi m'essuyer un peu les cheveux.

Il y avait, après tout, un peu de restant de bouteilles de bière dedans, et cela n'était guère agréable. Hisa demanda enfin d'en savoir plus sur la requête de la Hyûga - qui devait certainement lui paraitre étrange, voir peut-être déplacée.

Bien, hum...

Par où commencer ? Le sujet était aussi délicat que chaotique. Poser les bons mots étaient un exercice compliqué dans cette situation.

Comme je l'ai décris dans ma lettre, le sacrifice de Musashi-san... est difficile émotionnellement. Il y a de la tristesse, de l'amertume, de la rage aussi, mais également de l'admiration et du respect. Et je ne comprends pas très bien moi-même pourquoi je ressens ça. Enfin, la tristesse oui, car perdre des êtres proches l'engendre. L'amertume est une réaction naturelle face à sa propre faiblesse. La rage est le moteur qui amènera la justice. Mais pourquoi de l'admiration et du respect ? Je ne me l'explique pas et cela me torture. J'aimerais analyser ça et voir ces actes par la vue du Bushido.

Le Bushido... Musashi lui en avait parlé. Il avait refusé de lui prêter son sabre. Il parlait d'honneur, de devoir, de vertus. Mais dans le fond, Toph n'en savait rien. Si, elle savait qu'il s'agissait d'un code de conduite mais que cela ne s'arrêtait pas là. C'était une sur-simplification, et elle était honteuse de ne s'être jamais posé la question plus loin.

Rationnellement, ce que j'ai vu est la mort d'un ami qui aurait pu faire demi-tour, rengainer son sabre et rester en vie pour se venger plus tard. Je comprends la rage qui l'a poussé à agir, Yoshitsune et le Shogun était morts sous nos yeux. Nous-mêmes, nous n'avons pas pu rester inactif. Il fallait les venger, les faire payer. Mais quand Etsuko nous a ordonné d'arrêter, j'ai ressenti un profond conflit en moi. Je voulais suivre Musashi, venger nos morts. Honnêtement, la mort du Shogun me laissa de marbre, mais les autres iwajins ? J'ai juré vengeance, même si je n'ai rien pu faire. Et j'ai vu de la beauté dans les derniers instant du samourai. Qu'est-ce qui lui a donné la force d'agir de la sorte ? Le courage d'affronter la mort pour ses convictions...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3493-hyuga-toph#26646

Mer 10 Oct 2018 - 20:44
Face à la demande de Toph d’avoir quelque chose pour s’essuyer, je me précipitai vers mon armoire pour y saisir une serviette propre. Mon oubli d’une politesse aussi élémentaire était un nouvel échec de ma part. Je lui tendis ensuite en écoutant ses explications. Ces dernières me confirmèrent rapidement ce que j’avais pu deviner de sa lettre. Contrairement à certains, elle avait réussi à réaliser en quoi la demande de duel de Musashi n’était pas stupide. Il lui manquait simplement les clés nécessaires à une compréhension plus complète. Le simple fait de la voir chercher ainsi des réponses m’emplissait de satisfaction. Nombreux étaient ceux se permettant de juger notre philosophie sans chercher à la comprendre.

— Si Musashi a décidé de mettre sa vie en jeu dans ce duel, ce n’était pas par rage ou par ressentiment envers son adversaire. Le Bushido est une question d’honneur. En étant responsable de la mort du Shogun, chef du clan Nagamasa, Fugaku a déshonoré Musashi, moi-même et l’intégralité du pays du Fer et de notre clan. En tuant notre défunt Kage Yoshitsune, il a déshonoré le pays de la roche et le village d’Iwa. La finalité du Samouraï n’est cependant pas de chercher à corriger les fautes à tout prix. En rentrant au village pour devenir plus fort et remettre une vengeance à plus tard, nous avons fui ce que nous savions juste par crainte de la mort. Musashi fut le seul à agir comme il le devait.

Je fis alors une légère pause, pour reprendre mon souffle et la laisser encaisser mes mots. Si mes dernières phrases ressemblaient beaucoup à des reproches, j’étais la seule à qui j’en voulais. Suivre les ordres d’Etsuko en rentrant sans rien dire restait une décision qu’il m’était encore difficile d’assumer.

— Un samouraï ne craint pas la mort, il l’accepte à chaque fois qu’il tire sa lame de son fourreau. Sans entrer dans les détails de notre doctrine, je dirais que la Voie du Guerrier se concentre plus sur la méthode que sur la finalité. Une victoire accomplie avec malhonnêteté, malveillance ou irrespect ne vaudra jamais une mort honorable. Si le dernier acte de Musashi t’a touché, c’est probablement parce que tu as ressenti que derrière celui-ci, il n’y avait ni peur ni haine, seulement une volonté inflexible de faire ce qui est juste, qu’elles qu’en soient les conséquences.

Si les explications n’étaient pas compliquées en soit, je savais d’expérience que tout le monde ne pouvait pas saisir le sens de la Voie. Certains nous voyaient comme des personnes trop simples, à la vision trop absolue, ce n’était pas non plus sans raison.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3775-nagamasa-hisa

Mer 10 Oct 2018 - 22:28
Toph s'essuya les cheveux avec le mouchoir et se sentit directement mieux. Elle écouta attentivement l'explication d'Hisa. Mais elle n'était pas tout à fait satisfaite. Il y avait un grain de sable. Le discours du shogun résonnait encore à ses oreilles.

... Même s'il avait une légitimité à devenir lui-même shogun ?

La question portait lourdement sur le coeur de Toph. Se trompait-elle de Justice ? Etait-elle du côté du mal ? Cela serait déconcertant si c'était le cas.

Oui, j'avais le sentiment qu'il mettait son code à profit de la Justice. Quelles qu'en soit les conséquences. C'est une force incroyable que de pouvoir se lancer ainsi dans un but aussi noble sans regarder aux conséquences.

Une force que j'admire. Toph c'était fait la réflexion, tandis que Musashi marchait vers sa mort certaine. Elle s'était dit qu'elle espérait un jour posséder la force dont il avait fait preuve à ce moment là. Et ce n'était pas une force en terme de chakra, ou de capacité physique. Non, c'était une force de caractère. Une mentalité de braver une force de la nature, une catastrophe avec son sabre et rien d'autre.

Mais cela entrait en conflit avec ses enseignements ninjas ! Il fallait remporter la victoire. Et c'était rationnel dans un jeu où le penalty menait à la mort. Ou pire. Souvent, elle ne comprenait pas des actions de Musashi. Comment pouvait-il être shinobi et samourai ?

J'ai l'impression qu'il s'agit avant tout de cultiver une force de caractère. Une volonté. Où tracer la ligne entre la stratégie et malveillance ? Les samourais sont des guerriers, ils savent que les batailles ne sont pas gagné qu'en tirant les armes de leur fourreau. Le fait que vous diriger le pays du Fer en est une preuve. Comment concilier ruse et honneur ? Comment faire la balance entre la méthodologie et l'efficacité ?

C'était un questionnement important pour la Pupilles Pâles, car elle voulait savoir comment un tel système pouvait s'auto suffire et subsister, comme à Tetsu. La poursuite de la beauté ne devait pas prendre le pas sur une inefficacité totale. Tout ne se résumait pas aux duels.

Existe-t-il un code ? Une liste de vertus qui apprend à un samourai comment se comporter ? Qui trace ces lignes dans le granit ?

Cela faciliterait grandement sa compréhension. Même si Hisa essayait de simplifier pour elle, elle avait du mal à saisir l'essence. Ou peut-être avait été trop simpliste ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3493-hyuga-toph#26646

Lun 15 Oct 2018 - 19:18
J’écoutais attentivement les paroles de Toph. Elle avait du mal à saisir l’essence du Bushido, mais je ne pouvais le lui reprocher. Ces questions avaient été les miennes pendant longtemps. Si les Samouraï avaient tendance à démontrer de la certitude dans leurs actes, le doute était le soucis permanent de chaque homme censé.

« Pour la légitimité du nouveau Shogun, je ne saurais te répondre. Personnellement, je serais d’avis que cela ne changeait rien à la situation, mais la présence des Samouraïs à ses côtés montre que mon avis n’est pas universel. C’est le problème de tout enseignement philosophique, il n’y a pas de guide pratique pour chaque situation et une interprétation personnelle est souvent nécessaire, entraînant ainsi des divergences d’opinion.
— Comme tu le dis, associer la Voie avec le métier de shinobi n’est pas une mince affaire et chacun y trouve une solution personnelle. Je serais assez mal placée pour en discuter, mon expérience étant limitée, mais ce sont des questions que je me pose régulièrement. Il ne faut cependant pas mélanger ruse et malhonnêteté, la stratégie est un art que nous affectionnons grandement. La Voie du Guerrier n’implique pas de charger au combat sans réfléchir. Je ne pourrais affirmer avec certitude que personne au pays du fer n’a enfreint nos règles pour mener les Samouraïs au pouvoir, mais diplomatie et discrétion font partie de nos dictionnaires.
— Il n’y a pas de règlement inscrit dans le marbre, mais de nombreux écrits existent sur le sujet et certains font office de référence en la matière. Il existe cependant une base commune, les sept vertus à respecter. La droiture, ou justice, impliquant de toujours faire ce qu’on considère nécessaire. Le courage, permettant de faire preuve de justice sans craindre les conséquences de ses actes. La bienveillance, sans laquelle la vie n’aurait aucun intérêt. La politesse, rendant les autres vertus plus effectives. La sincérité, car sans elle tout n’est que vide de sens, les mots et les actes devenant inutiles. L’honneur, impliquant de cultiver sa dignité et rejeter toute honte de soi. La loyauté, car l’individu n’est qu’une simple pièce dans sa communauté.

Même en essayant de faire court pour ne pas surcharger mes explications, je réalisai bien vite que je parlais beaucoup, ma gorge commençant à s’assécher.

— Si tout cela t’intéresse, je peux te prêter des livres qui devraient être bien plus clairs que moi. En tout cas, si tu veux que je détaille un peu plus, il faudra que tu me laisses faire un peu de thé avant, sinon je vais avoir du mal.

J’offris alors un sourire à la jeune fille, curieuse de voir sa réaction à tout cela.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3775-nagamasa-hisa

Hier à 14:58
Toph buvait presque littéralement à chaque mot d'Hisa. Elle tentait d'en retenir un maximum. D'en comprendre les implications. Ce n'était pas toujours aisé, mais la jeune fille fit de son mieux et fut même surprise par ce qu'elle apprit. Le Bushido était bien différent de ce qu'elle pensait, sans doute à cause de romans à l'eau d'Etsuko ou de mauvaise fiction écrite par des auteurs n'ayant pas étudié le sujet.

Ce que tu dis est intéressant et pousse à la réflexion. Je pensais le Bushido plus strict et rigoureux, alors qu'il s'agit plus d'un guide, de lignes de conduites. Je m'attendais à du dur, je trouve du souple. Cela m'inspire, car j'ai l'impression que la réponse à mes questionnements n'est pas que dans la rigidité du doton. La justice est nécessaire pour tous, surtout quand on a la chance d'avoir la compétence pour la mettre en oeuvre. La bienveillance est la barrière entre les hommes et les monstres. Le courage se travaille et permet d'aller de l'avant. La sincérité est... difficile quand un clan se dote de parures pour parler et se comporter, mais je pense que cela me correspond mieux. La notion la plus alien est celle de l'honneur. Même si cela semble être la plus belle de toutes ces vertus.

Elle avait oublié de parler de l'une d'entre elle, mais qu'elle se souvienne des six autres étaient déjà un exploit, pas vrai ?

Toph avait terminé sur la note de l'honneur. Un concept de moralité orange-bleu, loin de l'axe noir-blanc usuel.

L'Honneur... la notion la plus étrange. Celle qui m'intrigue et m'attire. M'attire ? Toph naviguait dans une mer de notions étranges et inconnues, pourtant familières. Oui, tout ceci faisait un peu plus de sens. Musashi voulait rendre justice, avec courage et sincérité, et son honneur avait été bafoué par le refus du Shogun de l'affronter en duel. En y repensant, il avait toujours été poli, Musashi. Même quand il s'élançait contre sa mort. Mais la notion d'honneur semblait être plus importante que cela. Toph avait une idée basique de celle-ci. Elle désirait en savoir un peu plus.

Peux-tu m'en dire plus sur l'honneur ?

Puis, se rappelant qu'Hisa lui avait proposer quelques livres sur le sujet, Toph s'empressa d'accepter l'offre. La lecture n'était pas son activité favorite. Mais elle s'y plierait si cela pouvait l'amener plus proche de la Voie. Et la kunoichi était touchée qu'Hisa propose ce genre de savoir. Les Hyûga étaient nettement plus protecteur de leur savoir et de leur arts. Après, ce n'était que philosophie. Mais tout de même, il y avait de quoi être très reconnaissante.

Je t'emprunterai volontiers ces livres. Je les étudierais.

Il y eut un moment de silence. Toph semblait en grande réflexion intérieure. Elle se mordit la lèvre et se triturait une mèche de ses cheveux avant de finalement oser se lancer, d'une voix toute timide.

Est-ce que tu penses qu'une Hyûga peut suivre cette Voie ? Après tout, nous ne nous y connaissons pas du tout en sabre...

La question était sérieuse. Toph sentait comme un magnétisme envers cette philosophie, et elle se demandait si cela était compatible avec ses origines. Car elle ne pouvait pas renier qu'elle était Hyûga d'abord, envers et contre toutes.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3493-hyuga-toph#26646

D'un samourai à une autre [Hisa]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche :: Quartiers résidentiels
Sauter vers: