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Le sabreur muet [PV Kaguya Wutu-Fuku]


Dim 14 Oct 2018 - 1:00
Il est arrivé il y a très peu de temps au village de Kiri, et désormais il se sent un peu seul, n’ayant pas d’amis avec qui échanger, ni de partenaires avec qui combattre. Saji traverse les rues du quartier principal où il habite, et où le chantier de l’Académie est en train de se construire. Certains détours de rue lui rappellent ses promenades solitaires dans son village d’enfance, à courir entre les étals et à embêter les passants. Il se souvient aussi de son frère qui l’accompagnait pour visiter le stand du marchand de jouets et se procurer les figurines de la toute dernière collection. Il soupire en repensant à cette époque où il pouvait ne se soucier de rien et rêver à un avenir paisible. La réalité présente ne lui procure qu’anxiété et responsabilité. Il ne peut plus se détacher de sa mission de retrouver son frère enfui du village du Pays de la Foudre, chacun de ses instants est consacré à trouver le moindre indice qui pourrait pointer la direction vers Nobuatsu Ashikage. Il se secoue la tête comme pour reprendre ses esprits et décider ce qu’il allait faire pour occuper ses jours ici. Il a entendu parler de ce Grand Dojo qui accueillait les bretteurs de tous les continents pour les mettre à l’épreuve avant d’être définitivement acceptés en leur sein. Les Sept Sabreurs de Kiri. Voilà un titre honorifique en même temps qu’un accomplissement extraordinaire. Il se demande s’il a vraiment le niveau pour intégrer un tel clan dont l’origine remonte à avant la création des villages shinobis. Quand les clans étaient encore dispersés voire en conflit. Depuis la naissance du village, les clans Kaguya, Yuki et Sabreurs ont fait alliance pour mener à bien le redressement d’une communauté en proie à la criminalité. Aujourd’hui, celle-ci n’existe presque plus, ou du moins se montre beaucoup moins qu’avant. Avec l’entrée au pouvoir de la nouvelle Mizukage dame Watanabe, la politique est davantage axée sur la reconstruction et l’apaisement des relations avec les autres pays, surtout après l’attaque sur le village qui a provoqué la destruction d’un grand nombre d’habitation aux quartiers nord et ouest. Voilà un peu l’étendue de ce que sait Saji sur l’histoire du village depuis qu’il a mis le pied à Kiri.

Il tape à l’épaule d’un passant qui sursaute en le voyant. En effet ce n’est pas tout le monde qui s’habille intégralement en tenue de shôzoku noir avec un bandeau métallique qui couvre les yeux. Il peut comprendre. Il lui écrit un message que l’homme lit avec hésitation.

Saji a écrit:
« Pourriez-vous s’il vous plaît m’indiquer la route du Grand Dojo ? »

« Le Dojo des Sabreurs ? C’est par là, vous allez tout droit puis vous tournez à droite, vous pouvez pas le manquer. »

Encore légèrement secoué par cette rencontre inattendue, le passant jette encore un coup d’œil derrière lui tandis que l’homme en noir poursuit sa route dans le sens opposé, suivant les indications de son guide. Il a entendu beaucoup de choses sur les Sabreurs de Kiri, après tout qui n’a pas entendu parler d’eux ? Ils sont connus pour être parmi les meilleurs bretteurs au monde, à puissance égale avec les samouraïs du clan Nagamasa. La seule différence, c’est que ces derniers ne possèdent pas d’arme légendaire, tandis que les Sabreurs sont des bretteurs de talent qui se voient attribuer une épée avec un pouvoir spécial qu’après qu’ils aient passé une certaine cérémonie d’admission. Saji n’en connaît absolument pas la nature, et cela le rend légèrement nerveux. Il est fort probable qu’on lui demande de montrer quelques katas ou d’échanger des coups avec un autre bretteur du clan afin de tester son niveau. Et s’ils ne jugeaient pas seulement sur sa dextérité mais aussi sur son intelligence ? Des tests pour voir s’il était capable de résoudre des équations ou des simulations où il fallait faire le bon choix à chaque situation ? Il n’en sait pas plus. Il tourne maintenant à droite comme lui a dit le passant. Tout de suite, il aperçoit le Grand Dojo au loin devant lui. Des apprentis sabreurs sortent de la porte principale en tenue de kimono avec un katana à la ceinture. Leur séance est semble-t-il terminée et le grand hall à l’intérieur est vide une fois que Saji y pose son pied. Il s’avance, semble un peu perdu, regarde à gauche et à droite afin de trouver quelqu’un qui puisse l’aider. Mais il ne peut pas crier, il ne peut même pas parler pour signaler sa présence, car il est muet. Il tient au creux de sa main un papier sur lequel est écrit :

Saji a écrit:
« Bonjour, je m’appelle Nobuatsu Saji. Je souhaiterais intégrer le Clan des Sabreurs de Kiri. Sauriez-vous où et comment je pourrais passer le test d’admission ? »

Il attend de tendre ce papier à la première personne qu’il rencontre. A vrai dire il ne sait pas non plus ce qu'il se passe s'il possède déjà un sabre légendaire sur lui, leur en donnent-ils un autre? En tous cas son maître de kenjutsu lui avait dit que Baransu était un sabre légendaire, et il le croit, mais cela fait plus d'un an qu'aucun pouvoir ne s'est manifesté. Hormis la solidité de l'acier, il ne remarque rien d'exceptionnel au sujet de son arme. Peut-être un pouvoir qui reste à être éveillé...

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Dim 14 Oct 2018 - 19:12
La veille, Wutu-Fuku a eu une longue conversation avec Shyko au sujet d’un projet de caserne, une sorte de centre de formation pour les adultes. Ceux qui souhaitent entreprendre une carrière de shinobi mais aussi les ninjas déjà confirmés qui souhaiteraient affiner leurs connaissances dans un domaine. De manière à compléter l’académie qui verra le jour prochainement, soutenue majoritairement par le clan Kaguya. Et le chef du clan Kaguya souhaite que son ancien disciple soit le futur directeur de cette caserne. Ils ont débattu pendant plusieurs heures, jusqu’à ce que le chûnin aux cheveux verts réussisse à convaincre son disciple d’accepter ce rôle. Kiri souffre d’une pénurie de main d’œuvre depuis l’attaque des mercenaires quelques mois plus tôt. Les pertes du village font qu’il n’y a plus autant de ninjas confirmés qu’on en aurait besoin. C’est pour cela que le flûtiste a accepté ce rôle, sans grande motivation. Il l’accepte pour l’avenir du village, principalement.

Cette nouvelle responsabilité force le futur directeur à se former lui-même sur les processus pédagogiques. Les méthodes d’apprentissage au sein du clan Kaguya ne lui plaisent pas et il refuse d’imposer ce genre d’enseignements dans la future structure. Il n’a pas connu grand-chose d’autre, aussi va-t-il devoir, lui aussi, apprendre. Et l’institution qui se rapproche le plus de ce qu’il cherche est le dojo des sabreurs. C’est donc avec un carnet qu’il observe les séances d’entraînement du jour qui ont lieu dans la grande salle, prenant des notes sur les méthodes qu’il juge intéressantes. Des jeunes shinobis rêvant de rejoindre les 7 épéistes de kiri montrent ce qu’ils ont de mieux devant des enseignants rigides. Wutu-Fuku estime qu’il devra plus mettre l’accent sur le dialogue dans ses programmes. Ici, le contexte est différent : ces apprentis sabreurs cherchent à se démarquer de leurs camarades afin de rejoindre l’élite, un jour. Dans la caserne, il n’y aura pas cette notion de compétition. Les élèves y viendront pour s’améliorer, c’est tout.

Les cours se terminent. Les aspirants sabreurs quittent la pièce sans demander leur reste, tandis que le jeune homme met un point final à ses notes (et aux petits dessins qu’il a réalisé quand il se faisait chier lors du cours de calligraphie) quand il entend des pas dans la pièce. Certainement un disciple qui a oublié une partie de son matériel, se dit-il. Aussi ne lève-t-il pas les yeux dans un premier temps, sauf que les pas se rapprochent de lui. Il décide finalement de lever la tête pour voir un homme en combinaison noire lui faire face en silence. Les deux hommes se jaugent quelques instants dans un silence total, jusqu’à ce que le chûnin décide de le briser.

-Eh… oui ?

L’étrange individu ne semble pas décidé à répondre. Il tend néanmoins un papier au Kaguya, sur lequel est inscrit le nom de l’individu et la raison de sa présence dans le dojo. Il est certainement muet. Wutu-Fuku se gratte le menton avant de ranger son crayon et de répondre à l’homme.

-Je ne suis qu’un humble Kaguya, je ne gère pas ce genre de choses. Il faudrait voir ça avec le gardien du dojo, il me semble.

Les sabreurs ont leurs règles. Des codes très précis et des rituels obscurs, que le chûnin n’a que survolé rapidement.
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Dim 14 Oct 2018 - 21:01
Un homme en kimono se présente devant le sabreur muet. Quelques secondes s’écoulent avant que l’inconnu décide d’engager la conversation avec Saji qui lui tend immédiatement le papier pour l’informer de la raison de sa venue en ces lieux. Il ne semble pas se sentir très concerné par le message, déclinant immédiatement son identité. Il s’agit d’un membre du clan Kaguya. Un illustre clan fondé avant la création du village caché de la Brume et qui a fait partie de son histoire jusqu’à aujourd’hui. Tout ce que sait Saji à leur sujet, c’est qu’ils disposent d’un talent exceptionnel pour le taijutsu mais surtout, leur pouvoir héréditaire unique, la manipulation des os. Ils sont capables de produire et faire sortir des os d’une longueur incroyable de leur corps et s’en servir pour se battre, en les utilisant soit comme des épées soit comme des projectiles. Ils sont des shinobis aguerris qu’il ne faut pas sous-estimer au combat, et c’est un plaisir de rencontrer un de ces êtres exceptionnels en chair et en os. Il aimerait beaucoup tester sa technique au sabre contre un des membres de ce clan mais il craint ne pas être à la hauteur, du moins pas encore. Son kenjutsu est loin d’être au niveau. Mais ce n’est pas le problème aujourd’hui. La question qui se pose c’est s’il est suffisamment habile pour intégrer le clan des Sept Sabreurs. Mais là encore il n’a aucune idée des prérequis ni des éventuels tests auxquels il pourrait être soumis.

Le Kaguya rejette la requête du sabreur, dans la mesure où il n’est pas en charge de l’admission de ceux-ci dans le clan, apparemment il est ici pour d’autres raisons que le sabreur ignore. Peut-être fait-il partie des tuteurs chargés de l’entraînement des apprentis sabreurs qui viennent de sortir ? Ou bien est-il venu pour s’entraîner tout seul ? Des sandales tapent sur le parquet impeccable du Grand Dojo, chaque pas résonne et rythme sa lente marche. L’homme est vêtu d’un kimono blanc, il est de grande taille, avec une carrure impressionnante. On peut aussi remarquer le sabre près de sa ceinture qui permet de deviner qu’il connaît l’art de l’épée. Il s’approche des deux individus en train de discuter, puis pose son regard sur l’homme en noir afin de s’adresser à lui. Il semble avoir entendu la voix du Kaguya mentionnant « le gardien du dojo ».

« Bienvenue… dans l’enceinte du Grand Dojo. Où les Sabreurs testent leur métal pour montrer qu’ils méritent de posséder une épée légendaire. Je suppose que vous êtes là pour passer l’épreuve des Lames et faire partie des Disciples? »

Oui et non. D’après ce que Saji sait de cette épreuve, c’est qu’elle vise à passer un test qui lui permettrait d’obtenir une épée légendaire, mais il en a déjà une. Donc il ne sait pas vraiment comment répondre sur le moment. Dans le doute, il acquiesce tout en montrant son sabre Baransu jusqu’ici accroché à sa ceinture. Le fourreau noir ébène brille sous la lumière du soleil qui perce à travers les fenêtres de la salle. Une arme de haute qualité avec une poignée confortable une fois dans la main, et surmontée d’un pommeau aux ornementations d’or très subtiles. Il dégaine rapidement son katana devant le maître de kenjutsu qui reste sur place, quelque peu impressionné par cette possession unique.

« Intéressant. Je suppose que vous êtes là pour d’autres raisons… Ou peut-être souhaitez-vous nous rejoindre seulement pour le titre ? Ou pour combattre aux côtés de semblables passionnés du sabre ? »

Saji acquiesce.

« Très bien. Ne perdons pas de temps. »

Le sabre est tiré, le Gardien se met aussitôt en position basse, la pointe de la lame vers le sol et les deux mains fermement positionnées sur la poignée. Saji quant à lui est surpris par le caractère laconique de son interlocuteur qui est déjà prêt à se battre. Après tout, les bretteurs font connaissance ainsi et n’aiment pas perdre de temps avec d’inutiles cérémonies. A son tour, il se met en position avec une garde haute, le sabre levé vers le haut, prêt à frapper. Les deux adversaires restent immobiles un instant, se jaugeant du regard. Le gardien lève le pied du sol et charge immédiatement sur Saji qui bloque le coup de justesse et saute sur le côté pour asséner un coup de taille horizontal. Le gardien effectue une parade suivie d’une contre-attaque traduite par un coup d’estoc droit vers le ventre du candidat. Ce dernier surpris par l’agressivité du gardien effectue un saut en arrière par réflexe sans chercher à croiser le fer, il a cru voir sa fin arriver. Mais maintenant il comprend mieux l’esprit de ce combat, il s’agit davantage de voir sa capacité à faire face à son adversaire en situation réelle que de simplement échanger quelques coups. S’il veut montrer qu’il mérite de faire partie des Sabreurs de Kiri, il doit montrer qu’il peut défendre sa propre vie, car en défendant sa vie il défend un patrimoine sacré du village qui lui est confié. Le message est reçu.

Les deux bretteurs reviennent à la charge l’un vers l’autre avec beaucoup plus de volonté. Le premier choc des lames révèle que Saji ne retient plus ses coups dorénavant et il se bat comme s’il voulait abattre son adversaire. Il ne sait pas si c’est le même cas pour le gardien du dojo, il suppose que non. Autrement qui prendrait un tel risque de tuer un candidat ? Il doit sûrement avoir une telle maîtrise de ses coups qu’il n’a pas besoin d’aller au maximum de sa force. Les lames s’entrechoquent à un rythme effréné, libérant des étincelles orangées qui s’évaporent dans l’air. La salle est remplie de ce bruit métallique répété, d’autant que personne d’autre ne s’y trouve, ce qui renforce l’importance sonore du combat qui résonne même à travers les couloirs.
Après presque une minute d’échange ininterrompu, le gardien du dojo s’arrête et fait signe de la main à Saji que le combat est terminé. Les deux adversaires ne sont pas essoufflés mais ne peuvent s’empêcher de respirer avec un rythme plus rapide que tout à l’heure.

« Intéressant. Je ne sais pas si c’est votre lame ou votre dextérité. Mais quelque chose d’unique se dégage de votre jeu de sabre. J’avoue que je ne saurais dire quoi mais je pressens que cela pourrait être la bienvenue dans notre Clan. »

Il marque un temps.

« Par conséquent, vous êtes autorisé à passer la cérémonie sur l’île de Ue où vous serez confronté à l’esprit de votre sabre. Rendez-vous là-bas demain matin à dix heures. Ne soyez pas en retard. »

Sur ces mots le gardien du dojo s’éclipse, laissant le Kaguya et le jeune sabreur sur les lieux. Saji a failli ne pas le remarquer, mais le Kaguya est resté ici tout le temps de la rencontre.

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Lun 15 Oct 2018 - 0:15
Visiblement, les deux shinobis ne sont pas tout à fait seuls dans cette partie du dojo. Wutu-Fuku a à peine le temps de finir sa phrase que des bruits de pas retentissent, amplifiés par l’écho de la pièce vide. Il tourne la tête et reconnait le gardien. Il ne le connait pas spécialement mais il sait à quoi il ressemble. L’homme porte un kimono ressemblant à celui du Kaguya, mais est beaucoup plus massif que ce dernier. Malgré cette incroyable stature, il se déplace d’un pas léger mais puissant, comme invoqué par l’évocation de sa fonction. Ou alors il était planqué derrière une armoire depuis le début et n’attendait qu’une occasion d’être utile pour ne pas se dire qu’il n’a rien foutu de la journée. Le gardien se désintéresse rapidement du chûnin, le dénommé Saji a toute son attention. Il demande au muet s’il a l’intention de passer l’épreuve des lames pour entrer dans les rangs des apprentis. L’homme en combinaison intégrale fait oui de la tête et montre plus en détail l’arme qui l’accompagne.

-Ils vont se battre, c’est gros comme le nez au milieu du visage.

Le gardien prononce encore quelques mots, avant que les deux hommes ne dégainent leurs armes. Wutu-Fuku recule d’un bond en arrière afin d’être hors de portée du combat qui s’annonce. Après un instant d’immobilité, les deux hommes se foncent dessus et enchaînent les coups. Ils n’ont pas l’air de se retenir. Le jeune Kaguya grimace un peu, pensant déjà à la paperasse qu’il devra remplir si l’un des deux hommes venait à mourir. Il serait le seul témoin et il aurait certainement besoin de remplir plein de papiers. Il pourrait certes agir en cas d’urgence pour interrompre le combat, mais c’est un duel entre sabreurs, et ils n’apprécieraient certainement pas une intervention extérieure, fusse-t-elle nécessaire pour sauvegarder la vie de l’un des duellistes.

Le combat devient de plus en plus violent, au point que les chocs des lames provoquent des étincelles. Les impacts métalliques raisonnent également dans les couloirs vides du dojo. Le cirque continue pendant une minute, jusqu’à ce que le gardien lève le bras pour signifier l’arrêt de l’échange. Wutu-Fuku soupire de soulagement. Le maître des lieux est satisfait de ce qu’il a vu, et propose à son adversaire de passer la cérémonie sur l’île de Ue le lendemain matin. Il s’en va ensuite sans demander son reste, ayant certainement des tâches de gardien à effectuer, comme faire semblant de bosser ou lire des revues érotiques. Le Kaguya tousse pour rappeler sa présence. Ils en auraient presque oublié qu’ils n’étaient pas seuls dans la pièce. Il soupire, les bras croisés.

-Bon au moins tu es encore vivant. Si tu es obligé de demander des renseignements sur le dojo, je suppose que cela signifie que tu n’es pas à Kiri depuis très longtemps ? Niveau connaissance de l’archipel, ce n’est peut-être pas mieux. Ue est une petite île au sud de Mizu, je veux bien te servir de guide pour y aller (de toute façon j’ai des choses à y faire également).

Et puis ça l’intéresse d’assister à un duel entre un sabreur et l’esprit de son sabre. Wutu-Fuku tilt et se souvient qu’il a avec lui un rouleau récupéré lors d’une mission de bas rang, dont il ne sait pas quoi faire. C’est l’occasion.

-Tiens, prend ce rouleau si tu veux, je n’en ai pas l’utilité.
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Lun 15 Oct 2018 - 1:55
Le Kaguya qui n’a toujours pas dévoilé son prénom se rapproche du sabreur muet après le combat et s’adresse à lui. Il ne semble pas vraiment époustouflé par le duel de bretteurs, même plutôt embêté de devoir nettoyer derrière eux. Pourtant, il est resté depuis le début pour assister au combat, davantage pour veiller à la sécurité des combattants que pour admirer le spectacle. A travers son air relativement contracté se dégage une certaine confiance qui signifie qu’il doit sûrement être un adversaire redouble au combat, après tout c’est un Kaguya. Saji se demande de quel rang il doit être et quelles sont ses capacités. Il est curieux d’en apprendre plus, de la même façon qu’il aime s’interroger sur la qualité au combat de chaque personne qu’il rencontre. Car pour lui, rien n’est plus fiable qu’un échange de coups pour mieux connaître son adversaire. Il espère assister un jour au déploiement du Shikotsumyaku en personne. On dit que leur façon de se battre ressemble à une danse de lames.

" Bon au moins tu es encore vivant. Si tu es obligé de demander des renseignements sur le dojo, je suppose que cela signifie que tu n’es pas à Kiri depuis très longtemps ? Niveau connaissance de l’archipel, ce n’est peut-être pas mieux. Ue est une petite île au sud de Mizu, je veux bien te servir de guide pour y aller (de toute façon j’ai des choses à y faire également). "

Saji acquiesce. Il commence à écrire un mot.

Saji a écrit:
« Vous avez raison, je suis nouveau au village. J’espère m’intégrer à la communauté en devenant Sabreur pour Kiri. Etant donné ma passion pour le sabre, je pense que c’est le moyen le plus évident de rencontrer des adversaires et m’améliorer. Je serais honoré de vous avoir comme guide et je vous remercie. »

Il marque un temps puis reprend l’écriture. Ce n’est pas facile de noter quand il est debout, c’est pourquoi il préfère être installé confortablement à une table ou en position assise. Mais il serait bizarre de s’asseoir devant le Kaguya qui se tient debout devant lui devant les portes du Grand Dojo.

Saji a écrit:
« Retrouvons-nous devant la porte sud du village pour partir en direction de l’île de Ue. »

Tous deux conviennent d’une heure de rendez-vous en estimant le temps de trajet entre le village et l’île de Ue. Alors que Saji s’apprête à se retourner et rentrer chez lui, son interlocuteur l’arrête dans son élan et lui tend un rouleau fermé. Saji, légèrement surpris, regarde le rouleau puis lève les yeux vers le Kaguya. Il ne comprend pas jusqu’à ce que son vis-à-vis s’exprime.

"Tiens, prend ce rouleau si tu veux"

Un rouleau ? Pour quoi faire ? Ce soudain geste de générosité de la part du Kaguya l’étonne mais sans poser de question il accueille l’objet précieux dans la paume de sa main. Peut-être est-ce une sorte de récompense? Ou un signe de reconnaissance de son maniement du sabre? Qui sait.

Le papier est d’un blanc beige qui est agréable à l’œil, sa texture est parfaitement lisse et les doigts glissent parfaitement sur sa surface. Lorsqu’il l’ouvre, Saji peut déjà sentir l’odeur de l’encre lui arriver aux narines. L’écriture est belle et gracieuse, le rouleau a été préservé avec le plus grand soin et cela se voit. Il semblerait que le jutsu enseigné à l’intérieur de ce rouleau ne peut être appris pour l’instant, mais il n’a pas de doute que celui-ci s’avèrera utile à l’avenir. Il remercie le Kaguya et lui fait un signe de la main. Ils se séparent… en attendant de se retrouver le lendemain matin.

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