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À l'aube d'un monde meilleur (pv Byakuren Takamagahara)


Lun 15 Oct 2018 - 15:08
平穏無事
À l'Aube d'un Monde Meilleur
Feat Byakuren Takamagahara


Vers la fin de l'An 194 — Un an avant la libération totale du Pays de l'eau

L'effluve de poudre et de sang embaume l'atmosphère après un combat remporter à grosses gouttes de sueur. Les corps des victimes des deux camps parsèment le sol du champ de bataille, abreuver de lame et de shuriken. Les derniers feux sont éteints par le biais de sceau d'eau, les blessés sont regroupés et soignés sous des tentes de fortunes monter pour l'occasion. Assis sur une pile de cadavre ennemi, je retire le katana d'un homme à mes pieds dernièrement tués, avant de m'allumer une clope pour décompresser de l'effort produit lors du combat.

« Oy ! Kuzan ! Une bière pour fêter la victoire ?! » émet l'un de mes frères de clan.
« Allez vas-y, envois ! »

Une bière fraîche pour fêter une nouvelle victoire est toujours la bienvenue. Malgré qu'elle soit artisanale au plus haut degré, ça reste de la picole de guerre, re-fermenter directement sur le champ de bataille après une victoire. Elle reste assez forte et amère, mais lorsqu'on la gèle un minimum par les capacités qui font de notre clan ce qu'il est aujourd'hui, on se doit d'apprécier ces petits moments.

Me désaltérant paisiblement, ma conscience me rappelle l'importance de cette guerre et les conséquences de son potentiel échec. Notre volonté à rendre le monde meilleur en débarrassant le pays de ces criminels reste notre meilleure atout en ces temps sombres. Notre chef de clan prend le temps alors de nous réunir au centre du feu de camps, pendant notre moment détente, afin de nous transmettre une information des plus capitales; la guerre touche à sa fin. Depuis plus d'un an, il est vrai que nous avons parcourus les trois quarts de la nation de l'eau à ratisser le moindre centimètre carré d'herbe présent. Les bandits sont de moins en moins présents et ceux qui restent fuient le pays lors de notre arrivée ou font preuves d'une folie sans précédente en se confrontant à nous.

Leurs échecs font notre plus grande bénédiction.

Bière après bière, blague après blague, les rires esquintent le calme insensible de la nature. La fête bat son plein alors que les tours de garde s'enchaînaient. En temps de guerre, il y a ceux qui fêtent chaque victoire et ceux qui préfèrent guetter les alentours, prévenant la moindre attaque ennemie. Profitant d'une vessie pleine, je m'abandonne quelques mètres au sein de la forêt bordant la plaine sur lequel nous avons établi le campement, pour évacuer le trop plein de bière.

Le jet puissant, j'arrose le buisson de mon urine, me soulageant d'un poids dantesque. Les yeux au ciel témoignant de l'apaisement que cela me procure, j'abaisse alors le regard vers la forêt, rangeant mon ustensile épidermique dans mon caleçon fraichement secouer, avant d'apercevoir au loin, une silhouette dans la pénombre, profitant de la lueur de la pleine lune pour s'avancer vers moi.

Sans prendre de précaution, je m'arme d'un kunai dans une main, l'index et le majeure joint prêt à user de mon chakra à l'aide de mon autre main, avant de sonner le premier avertissement.

« Qui va là ?! Dénoncer votre identité ou je serais contraint d'user de la force ! »

S'il est dans le camps adverse, la chance n'est pas en sa faveur, l'armée de la nation étant à quelques mètres derrière.
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Mar 16 Oct 2018 - 17:12
Quatre longues années étaient passé depuis qu’il avait quitté son foyer d’adoption. Malgré l’importance des leçons qu’il a pu y apprendre, il n’était pas encore préparé mentalement pour s’occuper des affres de ce monde. À peine âgé de seize ans et le voila de nouveau au pays du l’Eau, c’était la deuxième fois. Il n’était venu ici que pour une seule raison, aider à la libération du pays gangrener par la pègre, le banditisme et la piraterie. Il avait eu vent de l’armée révolutionnaire et en était même membre bien qu’il ne soit pas affilié au pays.

Une chose était cependant sûr. Le pays n’était plus le même. Il y a deux ans, jour pour jour, il avait visité le clan Umimori. Ils vivaient dans une paix remarquable et en harmonie avec la nature. C’était beau à voir, il avait rencontré de cette manière Fuka. Désormais, le pays était un no man’s land parsemer de dizaines, de centaines, de milliers de champs de batailles. Le Front était clairement à l’avantage de cette armée révolutionnaire. Certains bandits s’alliaient même avec l’ennemie. C’était comme ça qu’il avait rencontré Mūn...

Aujourd’hui, les hommes célébraient une victoire ta dis que les familles pleuraient leur martyrs. Le comportement du petit prince était bien loin de tout ça. Il préférait s’isoler dans la forêt et rester seul avec sa conscience. Bien qu’il participait à certaines actions, il n’utilisait jamais la violence pour résoudre ses conflits et cela même sur le champs de bataille.

Il errait dans la forêt, tel une ombre quand il entendit un bruit. Quelqu’un était proche. Doucement, il marchait dans la direction du bruit. Aujourd’hui était malheureusement un funeste jour... À l’ombre des arbres, seul sa silhouette était visible. Pendant que son homologue le menaçait, il fit un autre pas. L’horreur était dévoilée. Un simple enfant. Son visage était remplit d’une étrange voir mystique bienveillance tandis que ses yeux étaient rougeoyants - preuve de précédent sanglots. Étrangement, le jeune prince n’émettait aucune aura hostile. Cependant... l’horreur ne provenait pas de là. Ses habits, son épiderme, son visage... Étaient maculés se sang qui ne provenait pas d’une plaie qu’il aurait pu avoir.

La scène était singulière, beaucoup trop singulière, il tomba finalement à genoux après un second pas, sa tête ainsi que son regard se fixant sur l’immense astre éclairant les environs. Il semblait ailleurs. Son regard n’avait même pas encore croisé celui de l’homme. C’est après plusieurs longues, très longues secondes que le visage du petit prince suintant de cruor se tourna vers la personne.

— Taka...ma...ga...hara...Dé...so...ler.

C’était la première et la dernière fois qu’il laissait ses pulsions agir et lui dicter ce qu’il devrait faire. Traumatisé, il l’était. C’était lui qui venait de le faire... L’astre éclaira soudainement les alentours de la forêt. Plusieurs dizaines de corps étaient littéralement scindés en deux voir mêmes atrocement déchirés. Certaines avaient même fusionnés avec la végétation tant leur empalement fut profonds. Cervelles, chairs putréfiées et autre morceaux d’os jonchaient le sol. Un carnage innommable... Un oeil attentif pouvait aisement remarqué que ce n’était qu’une infime partie de l´iceberg. Le massacre continuait au plus profond de la forêt.

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Mar 16 Oct 2018 - 18:43
Parmi les nombreux faisceaux lumineux que nous octroie la lune, certains d'entre eux éclaire avec parcimonie la silhouette de l'homme s'avançant vers moi d'un pas timide et hésitant. L'éclairage se reflétant dans les surfaces aqueuses au sol, il me laisse alors découvrir la peur sur le visage de ce qu'il semble être, de loin, un adolescent. Les yeux alors rouge, dû à d'éventuelles larmes, il s'effondre les genoux au sol avant de m'annoncer son prénom par bégaiement d'anxiété. Syllabe après syllabe, je recompose ce qu'il me donne pour former un nom; Takamagahara. Et de plus, il profite de l'occasion pour s'excuser, très certainement en me voyant arme à la main, de peur que ce soit un nouvel ennemi.

Figé quelques secondes, je continue de scruter le jeune homme, au milieu de ce qui semble être une mer de cadavre, sur le sol mousseux de la forêt. Quel horreur cela doit être pour lui. Il n'est encore qu'un enfant. Même si en ce temps de conflit, certains hommes n'hésitent pas à pousser leurs jeunes héritiers au combat. Après tout c'est vrai ... n'importe quel individu capable de combattre est important dans les guerres qui nous occupent. Malheureusement.

Je m'avance alors vers lui, gardant mon kunai en main tout en le tournant de sens, montrant le côté défensif de ce dernier, afin de montrer à Takamagahara que mes intentions ne sont pas mauvaises.

« Oh ne t'excuses pas, c'est de ma faute. » lui dis-je d'une voix calme avant de reprendre plus sérieusement. « Mais je pense que tu te doutes que la nation est en guerre, on n'est jamais trop prudent et on se doit d'être sur nos gardes tout le temps, prévenant de potentiel ennemi. »

Je me dois d'être tout de même avisé quant à ses intentions, cela serait dommage qu'il me plante un shuriken dans le dos. Oui ce serait malheureux ...

Mais alors qu'il regarde l'horizon apeuré, je suis son regard et aperçois plus précisément les corps délaissés de la bataille qui a fait rage. Ces corps me sont ... inconnus. Est-il responsable de ce massacre ? Quoi qu'il en soit, je dois garder mon sang froid afin d'éveiller aucuns soupçons.Et Cela me fait prendre conscience qu'il est grand temps que cette guerre se termine, les victimes ne sont que trop nombreuse.

« Mais dis-moi, d'où viens tu comme ça ? Es-tu seul, Taka ? »

Je me demande bien ce qu'il peut bien faire seul ici, en pleine nuit, au beau milieu d'un champs de bataille. Prudence reste le mot d'ordre.
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Mer 17 Oct 2018 - 14:42
L’homme s’approcha à son tour, il y avait eu un quiproquo évident entre les deux potentiels alliés mais le petit prince était tellement effrayé par l’environnement qu’il n’avait même pas compris. Il n’avait clairement pas fait attention à l’arme qui fut tendu en sa direction. Ailleurs, il l’était complètement. Son cerveau était complètement emmêler, les informations tardaient à parvenir à son cerveau. Toute son attention était fixé sur une chose : la scène ne cessait de se répéter au plus profond de sa psyché. Seconde après seconde, il revivait le cauchemar. L’effroi reprit de plus belle, il se saisit de sa boite crânienne. S’infligeant une pression non négligeable, les images devaient s’arrêtaient. Les larmes commencèrent à couler.

— Je... Je ne voulais pas faire ça... Ils étaient nombreux... essayer de raisonner... Mais ils m’ont attaqué... Il est venu et les a ... Protégez moi... Il va revenir !

Le petit prince eut terriblement de mal à terminer sa phrase. Sanglots et bégaiement venaient l’interrompre à chaque mots. Un état de stress et d’effroi sans précédent pour le jeune adolescent. C’était sa première guerre et ses premiers morts. Il avait tenté de les raisonner quand’ ils se sont rebeller, l’abîme les engloutit, tous sans exception. La scène ce répétait une énième fois. Il en était l’acteur principal, l’hôte du désespoir. Une telle cruauté qu’il n’a su contrôler. Lui qui était en quête de paix... Oter la vie à ses confrères fut un grand choc.

Il mit un certain temps avant de se raisonner, l’homme tentait de la calmé de son mieux, il semblerait que ça marché. Après un long soupir dans lequel il reprenait quelques forces ainsi que du courage, il tendit son index en direction de la forêt en évitant de poser son regard sur le massacre et acquiesça d’un simple signe de tête. Son regard cristallin - bien que maculé de sang - vint s’enfoncer dans celui du guerrier. Le petit prince n’aurait jamais pu faire ça, il était visiblement clairement aux antipodes... Il ne ressemblait ni à un shinobi ni à un ba dit et encore moins à un bandit. Ses pupilles scrutaient la personne, son esprit plein de questions était à la bordure de la paranoïa. Et si le détenteur du kunaï faisait partie de leur groupe ?

— Vous... Vous n’êtes pas avec eux... Hein ?

La peur se reflétait dans son visage, qui sait ce qui pourra arriver ensuite. Une chose était néanmoins sûr, il ne voudra probablement plus utiliser ses compétences. Elles étaient bien trop destructrices... Mais pour cela, il fallait encore pouvoir contrôler pleinement sa conscience.

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Mer 17 Oct 2018 - 18:38
Apeuré, désemparé, ne cessant de pleurer en observant les corps sans âmes à ses pieds, le jeune Takamagahara semble ne plus savoir quoi faire pour arranger la situation. Ne cessant de murmurer des choses incompréhensible, je m'approche alors un peu plus de lui pour comprendre ce mélimélo de mot. Et à bien démêler ses dires, il se force à parler avec distinctions malgré quelques bégaiements tenaces.

La peine au fond de la gorge, il n'abandonne pas l'idée qu'il est l'auteur de ce crime. Est-il donc vraiment un ennemi ? En regardant de plus près, ce n'est qu'un gamin ... Et les corps à ces pieds ne font pas pas partis de nos effectifs. Dois-je donc en conclure qu'il est un potentiel allié ? Du moins, il n'en veut pas à la coalition de Mizu, c'est tout ce que je retiens pour l'instant.

Abaissant alors mon kunai, le rangeant dans l'une de mes sacoches, je réfléchis quelques instants à ce qu'il vient de me dire. Malgré qu'il les ai abattu, ces hommes avaient tenté de lui ôter la vie, mais pour quelle raison ? Certainement parcequ'ils étaient du côté des bandits et souhaitaient la mort d'à peu près tout ceux n'étant pas de leur côté. Ces hommes n'ont aucunes pitié malheureusement ...

Mais si l'anxiété du gamin était dû à cette attaque, sa peur semble bien dû à ce "il" ayant abattu ces hommes. Il n'est donc pas l'auteur de ces meurtres ? Et pourquoi un individu quelconque serait venu, les aurait tous tué sauf lui et serait susceptible de revenir pour l'achever ? Cela n'a aucun sens. Il devrait être mort avec eux.

Restons prudent, il vaut mieux.

« Non rassures toi, je ne suis pas avec eux. Il s'agit très certainement de brigands. Quant à moi, je fais partis des rebelles de Mizu no Kuni, chargés de libérer le pays des criminels qui foulent le sol de la nation. Et toi, dans quel camps es tu ? »

Mais avant qu'il ne puisse me répondre, de nombreuses interrogations me trottent en tête. Je me dois de trouver des réponses. Cette histoire n'est pas claire.

« Et pourquoi il ne t'a pas tuer et devrait revenir ? Qui est-il ?? Si tu n'est bel et bien pas avec l'homme responsable de cette attaque, il t'aurait très certainement tué aussi. Et si il t'aurait sauvé alors qu'ils t'attaquaient, il serait rester un minimum de temps à tes côtés pour s'assurer de ta protection. Je ne saisis pas très bien ce que tu essayes de me raconter, excuses moi.. »

La confusion dans ses dires est très certainement dû à un choc post-traumatique des combats, mais tout de même, je sens qu'il me cache des choses.
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Mer 17 Oct 2018 - 21:31
Un bruit. Des pas. Takamagahara entendait ce même funeste bruit, le même que précédemment. C’est pas étaient bien entendu audible uniquement pour le jeune garçon apeuré, c’était sa psyché qui lui jouait clairement des tours. Cet ignoble sourire, il l’avait désormais en tête. Les pas s’intensifièrent. Sa pupille se dilata, prit d’intense tremblement, il se releva. Il se saisit des mains de son comparses, la peur était bien plus marqué qu’avant.

— Pitiez, il revient pour moi ! Je l’entend... Aidez moi !

La scène pour un oeil externe n’avait rien de logique, le petit serait fou ? Avec une force insoupçonnée, sa poigne se resserrât un peu plus sur celle de son homologue. Ses mains tremblèrent. Les pas avaient cessés, il était là. Le petit prince ferma ses yeux. Il le voyait désormais. L’homme qui avait froidement massacré le bataillon entier. N’était autre que lui même ou du moins quelqu’un qui lui ressemblait. Son doppelgänger le fixa pendant le temps d’une seconde, un sourire terrifiant sur les lèvres. La seconde d’après il n’était plus.

Les mains du petit prince arrêtèrent de trembler d’un coup, son souffle saccadé ainsi que son rythme cardiaque élever avaient repris leur rythme habituel. Sa résistante poigne n’était plus, ses mains lâchèrent prise pour venir se poser le temps d’un battement de cil sur ses tempes. Finalement, son regard suivit d’un étrange sourire vinrent ce posé sur le rebelle. Quelque chose avait changé, il était difficile de savoir quoi. La peur et l’anxiété avaient fondu comme neige au soleil. Il essuya de ses mains le sang et les divers micro morceaux de cadavre sur son visage - en prenant le soin de poser un index ensanglanté sur sa langue afin de le gouter.

— Takamagahara. Nous connaissons parfaitement les rebelles, nous en faisons partie. Vous avez bien de la chance d’arriver après notre festin. Enfin, tant pis, une prochaine fois peut-être. C’étaient bel et bien des brigands, rien de grave.

La voix, le ton, le comportement, le caractère tout semblait different. Même son omniprésent sourire n’avait plus rien de bienveillant. Lui qui était si faible il n’y a de cela quelques secondes, le voila désormais à prendre l’homme de haut.

— Quand on réclame un nom, on en fait de même généralement. Nous n’avons pas besoin de vous faire un dessin pour que vous compreniez mon camps, j’imagine ?

Son regard arrogant s’enfonce dans ceux de l’homme. Un sourire à la fois malicieux masquant difficilement une cruauté sans nom.


Oubliez cette histoire, Nous avions peur. C’est passer désormais, je suis là, nous n’aurions plus jamais peur. Un bataillon suicide que nous avons intercepter dans la forêt. Ils voulaient attaquer quand tout le monde fêtaient la victoire, c’est ce que nous pensons. Trop tard pour avoir des regrets. Nous nous sommes nourris.

Le Dantesque jubilait clairement et ce sans aucune once d’honte. La faiblesse de l’humain ou plutôt leur vies étaient insignifiante à ses yeux. Après tout, il n’était pas de ce monde.

— Vous n’avez plus rien à faire ici. Laissez nous rêvasser auprès de cette majestueuse lune.

Son regard se fit beaucoup plus sérieux que précédemment. Sa misanthropie s’éveillait à son tour, il avait bu assez d’humains pour cette soirée.

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Dernière édition par Byakuren Takamagahara le Jeu 18 Oct 2018 - 1:41, édité 1 fois
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Mer 17 Oct 2018 - 23:20
Un nouveau vent glacial souffle à travers l'épaisse forêt tandis que la lune continue de l'éclairer avec parcimonie. Le gamin est soudainement prit d'une nouvelle peur, le terrifiant de plus en plus. Des pas, une personne en approche ? Je ne perçois rien. Mais il l'affirme, la cible est là, quelque part à côté de nous, elle arrive. Tout en saisissant ma main, il se sert de ma présence physique en tant que bouclier contre le démon responsable de ce massacre, responsable de l'angoisse qui le ronge. De gauche à droite, je pose mon regard sur les aléas de la flore environnante mais je n'aperçois rien. Je ne ressens aucuns chakra.

Ce gamin est-il fou ?

C'est alors qu'un frisson me parcours le corps, alors qu'il me relâche la main après de longues secondes d'entraves. Sa peur s'est dissipé laissant place à un sourire luciférien tout en prenant plaisir à essuyer le sang et les morceaux de chair sur son visage. Plongeant son doigt maculé de sang sur sa langue, il goute alors à la mort de ses victimes. Mais qui est-il réellement ?

Mes doutes vis-à-vis de lui m'ont été bénéfiques. Si je me serais laisser berner, il m'aurait surement prit la vie également.

Et sa véritable voix se porte alors à mes oreilles. Plus sérieuse, plus forte et plus grave, sa personnalité bifurque totalement d'aspect. C'est impossible ... Est-il schizophrène ou jouait-il simplement un rôle depuis notre rencontre.

Le masque tombe enfin.

M'affirmant son appartenance à la rebellion, il assure être le responsable de la boucherie à nos pieds et que ces martyr sont bel et bien des brigands. Mais l'absence de sa bienveillance me glace le sang, est-il un fou en liberté ? Il ne cesse de parler au plusieurs, en employant "nous" comme dénominatif. La piste de la schizophrénie est donc toute fondé. Pourquoi compter quelqu'un comme lui dans nos rangs ? Il pourrait prendre part à la folie durant notre sommeil et tous nous étriper ... Le danger lors d'une guerre est donc bien omniprésente.

Son vrai visage enfin dévoilé, je ne m'exécute pas à m'en aller de cette forêt comme il le souhaite. Je ne suis le chien de personne et si il faut recourir à la force pour avoir des réponses, alors je n'hésiterais pas. Je me redresse alors et fronce le regarde, montrant mon ignorance à son égard. Sa folie est peut être démentielle, mais elle ne me mettra pas à terre. Ô que non.

« Pourquoi faire endurer ça à un simple enfant ? J'entends bien parler à ton double maléfique. À moins que tu ne sois et que tu n'es qu'une seule et même personnalité, dans ce cas, pourquoi te faire passer pour ce que tu n'es pas ? Et essaye de me répondre avec sincérité si tu veux bien ... »

J'attends sa réponse et ne baisse en aucun cas les bras, il pourrait saisir la moindre occasion pour me défaire.

Le monde regorge de bien des monstres ...
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Jeu 18 Oct 2018 - 1:39
Son visage s’embrase d’un immonde sourire, une légère goute de sang perle de sa lèvre, un butin facilement acquis. Son ainé décide de lui tenir tête en restant à ses côtés, la décision l’amuse. Il pourrait libérer ce courroux qui sommeille au fond de lui, cette envie plaisante de destruction qui n’attend qu’une chose... Malheureusement il ne peut se laisser aller maintenant - bien que l’idée de réduire le soldat en jouet lui plait énormément. Simplement, il hausse les épaules. Il se joue éhontément de son camarade.

— Nous ne voulons que la paix dans ce monde. Aurions nous dû les laisser vous prendre par surprise et décimer les troupes rebelles ? N’as tu pas tuer lors de cette bataille ? Il n’y a pas de différence entre vous et nous. Nous ne sommes qu’un. Les assaillants furent prévenus et eurent une chance de s’enfuir... Mais l’homme est un pécheurs invétérer. Nous avons établit notre châtiment à leur encontre.

La paix. L’un voulait réduire le monde en cendre jugeant l’espèce humaine inapte tandis que l’autre portait un message d’espoir pour cette race. Une banale schizophrénie ou encore un trouble de l’identité ? Non c’était bien plus vicieux, plus profond, plus sombre. Un rire déchira les cieux, son rire.

— Inutile de gardez vos mains lever vieil homme. Vous ne nous intéressez pas. Mais ne faite pas de geste inutile contre l’un de vos alliés. Nous vous ferons perdre gros, l’humain est vraiment un grand négateur.

Il ponctua sa phrase d’un simple mouvement de main en direction de la forêt, le message était explicite. Plus un avertissement qu’une banale menace ses mots étaient néanmoins lourd de sens. Le Dantesque n’avait rien humain.

— Comptez vous nous coller durant toute la soirée, vos acolytes de beuverie vous attendent. Vieux mais téméraire, il faut savoir rester à sa place et ne pas chercher à en savoir plus. Si vous espérez trouver en nous d’autre réponses à vos questions inutiles, vous seriez sans doute bien naïf.

Le Misanthrope marcha quelque pas - s’enfonçant un peu plus dans la forêt - avant que sa carcasse ne vienne se poser délicatement sur l’une des souches. Assis sur son trône, les cadavres l’entouraient et ne semblait pas le déranger plus que ça. Les reflets lunaires accentuaient l’horreur de la scène et offraient un côté inhumain au monstre.

— Bien que nous aimerions connaitre votre patronyme, allez vous en, tant que vous le pouvez encore. Ne chercher plus à rester près de nous, je n’aime pas ça.

Une menace ? Sa voix bien que parsemer de quelques rires se voulait plus intense, plus forte, plus... Sauvage. Un nuage passa devant l’astre masquant l’entièreté de la forêt dans les ténèbres. Seul ses pupilles étaient visible, elles étaient habités. Par quoi ? Il était difficile de mettre un mot sur cela. Son regard le fusillait du regard.

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Jeu 18 Oct 2018 - 11:31
La paix. C'est ce qu'il prétend vouloir, l'idéal qu'il prétend défendre. Si il est vrai que comme lui, j'ai pu anéantir des clans ennemis entiers pour ériger une potentielle paix dans ce pays, je n'éprouve néanmoins aucuns plaisirs à tuer. Si j'enlève la vie de mes propres mains, c'est que j'y suis contraint, c'est pour défendre une paix que je crois juste qu'il m'est possible de fermer les yeux la nuit en ne me sentant coupable d'aucuns de ces actes primaires. Même si j'éprouve une quelconque exaltation lorsque je me bats, le plaisir de tuer n'est en aucun cas encré dans mes gênes. Contrairement à lui.

Dans sa folie, il continue d'arborer ce sourire démoniaque, l'accompagnant de son rire possédé. Que ses phrases soient neutre ou ayant un penchant un peu plus amicale, il garde malgré tout cet air satanique sur le visage, lui donnant tout ce qui n'est pas commun à une personne que l'on considère comme normale. Taka m'affirme alors que je ne l'intéresse pas, mais que si je m'autorise à faire le geste de trop, il n'hésitera pas à me faire subir le même sort qu'à ces bandits.

L'animal sous-estime un peu trop ses proies. Pense t-il posséder l'aptitude divine afin de décider qui a droit de vie ou de mort ? Le serpent profite de ses proies avant de se rendre compte qu'il se mort tout bonnement la queue.

Que Taka prenne garde tout de même ...

Et dans son aigreur psychotique, il me somme de partir, ne voulant plus que je le colle comme il le prêtant. Si je suis ici, c'est simplement pour m'assurer qu'il va bien, après l'avoir vu en pleure dans une marre de sang. Mais maintenant que je sais qu'il est responsable, je n'ai que faire de ce qu'il pense.

La solitude macabre au milieu de corps ensanglanté est son passe temps favori ? Qu'il en soit ainsi.

Détournant le pas, dos à lui, je m'allume une cigarette, prenant de ce temps de répit pour rejoindre les festivités.

« Tu veux être seul ? Pas de soucis, je te laisse. Moi les tarés c'est pas trop mon truc de toute façon ... Si tu es vraiment avec nous et si tu veux nous rejoindre pour fêter une victoire bien mériter, libre à toi. Allez ... Jane ! »

Coupant court à la conversation, je le salut de la main tout en m'éloignant de lui, lançant une bouffée de fumée dans l'atmosphère. En tout cas, je constate qu'il possède une personnalité plus forte que l'autre, celle dont j'ai eu a faire dernièrement, est très certainement la plus forte. Prônant le je pour le nous.

Quoi qu'il en soit, je verrais bien si il se hâte jusqu'au campement, sinon ce sera la fin de notre rencontre.
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Jeu 18 Oct 2018 - 17:29
L’Homme est si méprisable ainsi qu’un ardent négateur. Il pense toujours agir avec justice et clairvoyance, il se veut alors à la fois juge et exécuteur. Bien entendue sa vision est biaisée par ses propres intérêts et généralement va à l’encontre même de la moralité. Que dire quand celui-ci juge ses homologues en pensant que ce qu’il fait est different ou meilleur ? C’est un affront innommable que de le voir se répandre sur la terre. Il n’entraine que malheur et désolation... En ce jour une autre perception du monde était né au sein du petit prince, bien plus sombre et funeste. Aussi brillante soit elle - la lumière, elle produira toujours une part d’ombre, là ou cette dernière ne produit rien. Aussi éclatante puisse t’elle être, elle ne parviendra jamais à déchirer le voile de l’abîme. Venant tout juste de gouter à l’ivresse infinie de la puissance, il ne pouvait s’arrêter ici.

Le Dantesque ne prit même pas la peine de répondre au soldat. Leur rencontre se terminait ainsi. Il n’avait pas eu son prénom mais était-ce vraiment important ?

Sa route venait d’atteindre un objectif inattendu. Sa participation à la guerre du pays de l’eau ce termina aussi lors de cette soirée. Il avait désormais un but bien plus interessant et plus important encore. Sa conception de la paix n’était absolument plus la même, il ne cherchera plus à venir en aide au peuple aussi miséreux soit-il. L’Homme n’est qu’un destructeur proliférant à l’infinie. Sa mission n’avait rien de personnelle, elle était au dessus de ses simples envies. Il était désormais le garant de l’abîme et se devait de répandre le châtiment sur les impies. Il n’avait qu’une hâte, débuté au plus vite. Mais une force, au fond de lui, l’en empêchait. Être à la fois l’hôte de l’abîme et le messager de la paix, deux perceptions différentes d’un même monde...

Une chose était cependant certaine. Quand l’astre rougeoyant percera le crépuscule, il ne sera plus là. Ni lui, ni eux. Aucune trace. Aucune existence. Seule l’étrange discussion subsistera mais les mots eux mêmes ne sont jamais fidèles... Takamagahara sera libérer d’un joug bien supérieur à sa simple condition humaine.

Mais qui était-il vraiment ?

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