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La vie, c'est quoi ? [libre]


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Mer 17 Oct 2018 - 22:27
Si grandir se résumait à fabriquer des premières fois, certaines inaugurations semblaient vous fatiguer d'une bonne décennie plus facilement que d'autres. Perdue au milieu des vapeurs de l'alcool, assise au creux de ce passé comestible qu'était la nostalgie, Tsukiko laissait son âme s'allumer d'émotions au rythme de la musique de l'établissement. La routine prenait le dessus sur sa vie. Ses envies ? Fanées dès l'instant où son enfant devint un dessin sur sa mémoire. Une main invisible empoignait son cœur à chaque image de ce visage rond qui surgissait dans son esprit, et qu'elle s'efforçait de noyer d'une nouvelle gorgée d'alcool.

-" Un autre, Jun. S'teuplait." Interpella-t-elle le serveur tout en agitant son verre vide dans sa direction. Assise seule au comptoir, attendant sa consommation tout en oscillant sur son tabouret, la jeune femme laissa son regard balayer la pièce. Pas grand monde en ce début de soirée, quelques habitués qu'elle reconnaissait aisément, quelques visages familiers, surement croisés au détour d'une étagère de la grande bibliothèque. Rien d'intéressant, selon elle, qui ne méritait d'initier une quelconque discussion.

Remontant ses lunettes de l'index, elle farfouilla l'intérieur d'une sacoche de son autre main, à la recherche de sa dose de nicotine indispensable au caractère morne que revêtait petit à petit sa soirée. Mais elle n'extirpa qu'un paquet vide, immédiatement suivi d'un "Pffff..." consterné.

La vie, c'était quoi ? Une épuisette à emmerde. Du temps que l'on sème. La fadeur d'une journée sans couleur.

-"Tu peux déjà préparer le suivant, Jun."

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Jeu 18 Oct 2018 - 10:11
Le soleil est déjà couché que je sors à peine des entrailles de l’institut. Le temps s’étire au rythme de la fatigue. Aux longues journées se succèdent les longues nuits. Ce soleil revigorant qui il y a quelques semaines à peine m’accueillait n’est plus. A ses rayons chaleureux se sont substitués le vent frais la nuit, la main piquante de l’hiver.

La journée fut longue, très longue. Aucun de nos essais n’a fonctionné et nous ne sommes pas parvenus à améliorer l’oreillette en vue du départ à Hayashi. Le délai arrive à son terme, il ne nous reste plus qu’une semaine… et je crains que nous ne parvenions pas à réussir. Le doute se lit aussi dans le regard des autres scientifiques. L’excitation, la joie, l’envie ont laissé place à la frustration, la colère, la lassitude. Ce va faire un mois que nous travaillons d’arrachepied pour le bien du projet, sans compter nos heures, prenant le strict minimum de pauses. Les esprits s’usent à un tel rythme. Une usure… qui arrive bientôt à son paroxysme. Si l’esprit ne lâche pas, alors c’est le corps qui le fera. Je peux sentir chaque jour l’effet de cette surcharge de travail dans mon entrainement matinal. Mon corps tendu ne m’obéit plus aussi bien. Il se fatigue et se blesse. Lui aussi arrive à sa limite. On peut forcer l’esprit à avancer mais on ne peut pas forcer le corps quand celui-ci refuse de se lever. Une semaine… Je dois encore tenir une semaine. Mais après ça ? Le départ pour Hayashi viendra et je n’aurai là-non plus pas le temps de me reposer. Cette mission, d’une importance capitale, ne laisse pas la place à l’échec ou la demi-réussite. Si nous échouons à convaincre les dirigeants du pays du Bois, alors ce sera la guerre. Je ne veux pas de guerre, surtout par ma faute, par mon incompétence… Je dois me reposer. Je dois trouver un moyen de me reposer afin d’être prêt.

Au coin de la rue je distingue une petite échoppe. A travers les vitres, on peut voir que l’intérieur est quasiment vide. Etonnant. Pourtant… A cette heure il devrait déjà y avoir plus de clients. Mais puisque justement il est quasiment vide, peut-être est-ce l’occasion de me vider l’esprit une heure ou deux. Je n’ai pas pour habitude de me souler pour oublier mais je dois avouer que parfois, parfois cela aide. J’ai besoin d’oublier, de balayer toute cette pression ne serait-ce qu’une heure. Me reposer une heure. Je me redirige donc vers ce nid à poivrot. Une fois au niveau de la porte, j’entre – faisant sonner la cloche en ouvrant la porte – puis pars directement m’assoir au bar.


« Bonjour, une chope s’il-vous-plait. »

Ma tenue de scientifique abandonnée pour celle de tous les jours, je fais tâche dans ce paysage bien populaire. Un noble parmi le peuple… Des regards se posent sur moi. Je les affronte et ils deviennent aussitôt fuyant. Aujourd’hui n’est le jour où il faut me déranger.
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Ven 19 Oct 2018 - 17:23
Après l'assemblé, les concernés n'ont plus qu'une semaine afin de souffler, Hayashi no Kuni serait leur prochaine destination après cette semaine de relâche, le temps probablement de préparer le tout. Si elle n'en a pas poser lors de l'assemblée, Anzu a toujours des questions, plus en particulier à propos des oreillettes. Mais elle ne voulait pas trop demander ça en public, elle préfère allez voir le responsable de cette invention en personne : Metaru Kenshin. Si elle avait su qu'il était devenu un brillant scientifique depuis le temps ... elle se serait un peu plus intéressé à lui. Non pas qu'elle le trouvait inintéressant de base, mais quand elle l'a connu, c'était un noble qui cherchait à avoir une revanche sur la vie, en quelque sorte, le savoir maintenant avoir réussi à trouver un nouveau centre d'intérêt la rend heureuse pour lui. Mais elle ne veut pas venir le voir pour le féliciter ... enfin si, elle le félicitera bien sûr, mais elle veut avant tout savoir quelques deux trois choses en détail sur les oreillettes. Elle avait compris que ça marchait avec le chakra, donc en tant que Sendai, elle pense peut-être faire deux trois choses ... mais elle préfère le lui demander.

En lançant sa détection précise, elle arrive à détecter l'endroit où se trouve le Metaru, dans un bar populaire, voilà un étrange endroit pour un noble. Elle regarde le bâtiment, se demandant ce qu'il peut bien faire ici. Sans doute en train de décompresser, mais elle n'est pas sûre à 100%, peut-être a-t-il juste un rendez-vous avec une autre personne avant de partir au pays du Bois, dans tout les cas, Anzu entre dans le bar. Il y avait peu de personne, mais il fallait avouer une chose : pour un shinobi, Kenshin n'est pas doué pour le camouflage. Il est aussi visible que les couilles d'un bulldog si vous me permettez l'expression. Il était bien habillé, comme toujours, alors qu'il est entouré d'hommes de classe bien plus basse, donc avec des habits moins voyants. Enfin, elle s'approche tout de même, et il est vrai qu'avec son costard féminin, on dirait son garde-du-corps qui vient le protéger. Elle voyait que Kenshin n'avait personne à côté de lui, juste une femme avec des lunettes qui a visiblement le cafard, donc elle s'approche un peu du Metaru pour se mettre assise à côté de lui.

- He bien, tu n'as pas peur de te faire racketter mon cher Kenshin.

Elle rit, puis commande un verre de liqueur non alcoolisée, n'importe laquelle, juste, pas d'alcool. Kenshin savait déjà qu'Anzu pouvait se montrer plus ... ouverte et plus ... imprévisible, donc elle ne voulait pas lui coller une honte en public, il n'avait pas besoin de ça après toute la pression qu'il doit avoir sur les épaules en ce moment.

- Je te félicite pour ton nouveau travail en tant de scientifique, je n'étais pas au courant que ça t'intéressait autant.

A vrai dire, malgré son rendez-vous qu'elle a eu en commun avec Yahiko, elle ne sait pas grand chose quand même, juste qu'il souhaite aller de l'avant et sortir un peu du nid familial. Cependant, l'état de la jeune femme à lunette à côté de lui l'inquiète un peu ... devrait-elle intervenir ? Elle ne sait pas, sans doute est-elle elle aussi très peu tolérante à l'éthanol.

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Lun 22 Oct 2018 - 19:55
-"Nous ne sommes pas tous des voleurs, vous savez." Tsukiko s'était penchée vers les deux nouveaux venus. Deux spécimens qui contrastaient avec le reste du cadre. "Là vous avez deux charpentiers, ici des commerçants. Là-bas... indéniablement des musiciens..." son doigt parcourait l'assemblée de table en table, jusqu'à s'arrêtait sur le coin opposé de la pièce.

-"Bon... peut-être pas Takahiro. Et encore, c'est juste que personne ne sait vraiment ce qu'il fait." Le concerné, à l'entente de son prénom, se recroquevilla sur lui-même jusqu'à disparaître dans la pénombre que lui offrait la position de sa table, en fond de salle. Louche, certes, mais certainement pas un mauvais bougre.

-"Qu'est-ce qui vous amène dans les bas-fonds de Kumo..." son regard plongea alors dans celui de la jeune femme, "...où racketteurs, violeurs et autres déchets de la société rodent impunément ?"

Ces aprioris l'agaçaient, aujourd'hui plus qu'à l'accoutumer. S'était-elle permise, elle, de juger ce noble lorsqu'il s'installa au bar ? Il n'était pas moins à sa place qu'elle, ou n'importe qu'elle autre client présent ce soir là. Pourquoi les privilégiés ne parvenaient-ils pas à se défaire de leur prétentieuse suffisance ?

-"Désolée..." Finit-elle par souffler, se rendant compte entre deux pensées engagées de la tournure disproportionnée que prenait son discours. Elle porta alors son attention sur le noble et scientifique. "Les sciences n'ont pas l'air de vous emballer plus que ça aujourd'hui." Simple déduction au vue de son visage froid et fermé. Difficile de déterminer à quel moment exactement Tsukiko s'était rapprochée du binôme, mais elle se trouvait à présent assise avec eux, un plateau avec trois verres d'alcool entre les main, et un étrange mélange de mélancolie et de cynisme au fond des yeux.

-"Trinquons à nos échecs, à défaut de pouvoir les corriger. Noyons-nous dans nos regrets. Je vous laisse choisir la formulation comme votre verre." Attrapant un gobelet, la jeune femme le leva alors en direction des deux autres Kumojins "Kanpai ! et en déglutit une bonne gorgée. À cet instant, des présentations auraient tout gâché. Elle préférait garder le doux mystère d'un anonymat partagé autour d'un verre... ou plusieurs.
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Jeu 25 Oct 2018 - 23:16
D’autres regards se posent sur moi. Que cela m’agace… Les gens ne peuvent-ils pas s’occuper de leurs affaires plutôt que de s’intéresser à celles des autres ? Si j’avais pu je serais allé dans un autre endroit. Mais partout ailleurs on me reconnaîtrait et la dernière chose dont j’ai envie c’est bel et bien d’engager la conversation avec quelqu’un.
Et quand on parle des loups.
J’entends la cloche de la porte sonner. Des pas légers… Une femme ? Quelques secondes s’écoulent et aussitôt je vois une ombre s’assoir à côté de moi. Anzu ? Pourquoi ne peut-on jamais être seul quand on en a envie ! Mon visage fatigué reste de marbre, ne laissant rien transparaître de cette lassitude latente. Après tout la jeune femme s’est mû ici par de bonnes intentions. Une petite blague pour détendre l’atmosphère puis elle commande un verre. Surpris, je laisse tomber le masque, arquant un sourcil. Anzu, faire de l’humour ? Voilà un sacré changement. Depuis combien de temps nous sommes nous croisés… cinq mois ? Que dis-je… Une semaine. La jeune femme participait à la réunion de mise au point pour Hayashi.
Je ne peux me permettre de simplement l’ignorer. Je me tourne donc vers elle et la salue.


« Bonsoir Anzu. »

Quel changement…
J’avais oublié à quel point le corps de la jeune femme avait changé. D’une jeune fille… aux formes enfantines, la voilà devenue une jeune femme aux formes généreuses. Son visage lui aussi a changé, moins refermé, plus assuré. Qu’a-t-il pu bien se passer pendant ces cinq mois ?


« Je vous remercie. En effet je convoite ce travail depuis ma rééducation. Déjà lorsque nous avions dîner avec Yahiko j’étais membre de l’institut mais pas encore un scientifique dans le sens strict du terme. Aujourd’hui me voilà devenu l’un d’eux. Je… »

La femme à ma droite m’interrompt et nous attaque aussitôt sur la blague qu’a fait Anzu, arguant que tous ici ne sont pas des voleurs. Ne connaît-elle donc pas l’humour ? Pour qui se prend-elle ? Je me retourne vers elle et la dévisage, accusateur. Rien ne semble l’arrêter. Elle commence par décrire le travail de ceux présents dans la salle, puis se ravise sur un dénommé Takahiro et repart de plus belle. Clairement, nous ne sommes pas les bienvenues ici.
L’envie de sortir mon sabre monte…
Mais son attaque s’interrompt aussitôt. Les secondes passent et les excuses arrivent. Ainsi je ne suis pas le seul qui a passé une mauvaise journée. Mais au moins je sais me tenir, même en de pareilles circonstances. Je la laisse donc parler jusqu’à ce qu’elle soit terminée sa diatribe, sans répondre à sa proposition pour trinquer.
Passer sur son comportement est une chose, mais accepter de trinquer en est une autre.
Je laisse donc le choix à Anzu de suivre ou non son geste et me contente de lever mon verre, sans un mot. Le récipient vient rejoindre mes lèvres, le liquide coude dans ma bouche. La saveur de la bière se fait ressentir… désaltérante.


« Ce fut une jolie diatribe madame. Mais nous n’avons pas encore eu l’honneur de savoir à qui nous la devons. »

Mon ton parfaitement neutre, ne soulève ni agression ni inquisition. Je ne cherche ni le conflit, ni l’amitié. Mais… peu de chance maintenant que je parvienne à trouver la tranquillité que j’aurai aimé trouvé ici, alors autant occuper le temps.
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Ven 26 Oct 2018 - 16:56
Eh bien, on dirait que sa blague a eu de l'effet chez Kenshin, alors qu'il était blasé au tout début lorsqu'elle se met assise à ses côtés, probablement la fatigue, ce qui doit être normal après une journée dans un laboratoire elle imagine, le voilà totalement étonné, surprise, médusé devant la tentative d'Anzu de détendre un peu l'atmosphère, et on dirait que ça a marché. La Sendait sourit, il devait se demander ce qui s'est passé depuis la dernière fois qu'il l'a vu, c'est-à-dire ... pas mal de temps en vérité. Cinq mois ? Facile cinq mois, Anzu a donc commander une liqueur non alcoolisée, on lui ramène donc un thé froid, elle n'avait pas vraiment besoin de se rafraîchir avec ce temps qui court dehors, mais soit, c'était surtout pour avoir un verre devant elle pour discuter. Kenshin semble touché par les félicitations de la Sendai, mais alors qu'il allait expliquer comment et pourquoi il est devenu scientifique, il se fait interrompre par la jeune femme qui était de l'autre côté du Metaru. Elle semble avoir pris au premier degré sa blague, elle arque un sourcil en l'écoutant défendre les autres, qu'il ne s'agit pas de voleurs ou de racketteurs. Elle n'en doute pas, c'est juste une blague, ce n'était pas dit sérieusement ... et puis, elle ignore qui pourrait être derrière ce bar. Elle sait très bien que certaines personnes qui ont été arrêté durant une certaine mission sont maintenant en liberté conditionnelle.

- Ce n'était qu'une plaisanterie voyons, je ne pense pas sérieusement que cet endroit est une planque de malfrat de tous genre. Et puis, je venais juste parler un peu avec mon ami ici présent.

Enfin, au moins, la jeune femme s'excuse, Anzu les accepte sans trop de mauvaise foi. Elle hausse les épaules, sans doute aurait-elle agit pareil avant ... quoique, si quelqu'un sort qu'une bibliothèque est rempli de racketteurs, il a plus l'air ridicule que vraiment méchant. Et puis, l'intendante de la bibliothèque lui fera comprendre qu'il n'y a pas de mauvaises personnes à l'intérieur. Et oui, Anzu considère Kenshin comme un ami, même s'ils se voient assez peu, elle connait une partie de sa vie, assez pour être contente pour lui d'avoir ce rôle de scientifique. Enfin, Anzu trinque comme Kenshin avec la jeune femme, cependant, elle déclenche sa détection pour vérifier s'il s'agit bien d'un civil ou d'un autre kumojin, elle n'avait pas détecter d'autre shinobi en venant ici, mais valait mieux prévenir que guérir, et enfin, elle a la confirmation qu'il ne s'agissait que d'une civile ayant eu une mauvaise journée. Elle boit une gorgée, observe la jeune femme pour tenter de découvrir dans quel milieu elle travaille. Parfois, les gens ont certaines mimiques et toques qui sont propres dans leur milieu de travail.

- Sinon, ces oreillettes, cela venait de toi l'idée ? Et c'est toi qui les a - en partie ou totalement - conçues ?

Elle pouvait faire plusieurs choses en même temps, et cela ne venait certainement pas de ses chromosomes.

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Mar 30 Oct 2018 - 19:29
Fût-ce dû à un relent alcoolisé, ou à son pitoyable échec, mais une moue se dessina sur le visage de la jeune femme.

-" Sasayaki Tsukiko" Ainsi s'envola l'anonymat initialement souhaité par la brune, dès la première question, dans la honte et l'amertume d'une reddition. Question qu'elle ne retourna pas, sciemment. Libre à eux de se présenter à leur tour, à défaut son imagination comblera les vides.

Le plateau ne se vidait pas suffisamment vite à son goût, aussi Tsukiko décida de positionner un verre sous le nez de chacun des deux ninjas. Elle s'était assise entre eux, attentive comme une enfant se mêlant à une discussion d'adultes, prête à intervenir à la première occasion. Laquelle se présenta rapidement. "C'est quoi une oreillette ?" Demanda-t-elle naïvement à la Kunoichi.

Elle n'en avait jamais entendu parler et n'en comprenait pas le fonctionnement. Mais déjà, l'idée fourmilla dans son esprit alcoolisé, avant que la réalité ne la rattrape.

-" Hé ! Mais vous n'avez même pas pris une gorgée des verres que je vous ai apportés ! Vous n'aimez pas le saké ? J'peux vous offrir autre chose ? Histoire de m'excuser d'avoir pris au pied de la lettre vos propos, tout à l'heure."

Elle parlait. Beaucoup. Trop. Il lui fallut déglutir une nouvelle gorgée d'alcool pour s'en apercevoir, avant de se dissimuler dans le silence, ses yeux grands ouverts derrières ses lunettes. Elle ne saurait comment l'expliquer, mais elle voyait en eux deux un quelque chose de réconfortant, presque chaleureux.

À moins que ce ne fusse le saké... .

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Lun 5 Nov 2018 - 2:15
La réponse fut aussi courte que directe. Ainsi se dévoila la jeune femme du nom de Sasayaki Tsukiko. Anzu, qui de toute évidence cherche à nourrir la conversation, commet une faute très grave. En sa qualité de Chûnin elle n’est pas sans savoir que mon rôle au sein de l’institut est censé rester secret. De plus le projet des oreillettes et lui aussi top secret : seuls quelques responsables, les scientifiques travaillant sur le projet ainsi que les membres de l’expédition sont au courant. Mon front se plisse et mon regard inquisiteur vient se poser sur celui de la Sendai. La curiosité de notre invitée du soir éveillée, elle commence à poser des questions sur ce nouveau mot qu’elle vient de découvrir. Heureusement l’alcool commençait à prendre le dessus et mon verre de saké encore plein attira son attention. Mon regard toujours fixé à celui d’Anzu, je cherche le juste mot pour la rappeler à l’ordre sans éveiller les soupçons. Quoi de mieux pour se faire que de se baser sur la vérité.

« Une oreillette est un équipement ninja que nous utilisons. Nous préférons rester discret à ce sujet afin de ne pas divulguer d’information à de potentiels ennemis. »

Nous ne l’utilisons pas encore, puisqu’il s’agit encore d’un projet en développement, mais j’espère ainsi répondre suffisamment à sa question pour faire taire sa curiosité et puisque l’alcool semble attirer son attention… Je saisis mon verre et bois une première gorgée. Le saké me prend aussitôt, bien que je ne me retienne de réagir. Cela fait bien longtemps maintenant que je n’ai pas bu.

« Et vous, madame Tsukiko, que faîtes-vous dans la vie ? Vous ne me semblez pas être une shinobi, à moins que vous ne soyez peut-être nouvelle ? »
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Lun 5 Nov 2018 - 3:12
Oh, on dirait qu'Anzu ... a fait une gaffe. En effet, elle parle des oreillettes, mais cela devait rester secret ... hors, elle pensait que la demoiselle à côté était une employée de Kenshin, après tout ... elle ressemblait à une scientifique. Elle sent le regard inquisiteur du Metaru sur elle et ... la Sendai comprend tout de suite le message, elle se met donc à rire de manière assez ... gênée. Au moins ... elle est bourrée, donc elle n'aurait pas compris un seul mot. Enfin ... tout est de sa faute et ... elle compte réparé cette erreur du mieux qu'elle pourra. Qu'elle cruche ... sa curiosité a trop fait défaut, elle voulait en savoir plus et finalement ...

- Oui navré, j'aurai pas dû en parler en public ... Buvons plutôt ce saké, je suis sûre qu'il est délicieux.

Horreur, Anzu attrape le verre de saké, puis le bois d'un seul coup. L'alcool lui monte déjà à la tête, mais ... au moins, elle arrive à rester lucide, pas comme la dernière fois. Elle fait signe au barman d'en ramener d'autres, il fallait que cette fille ... oublie, et hormis un coup de massue ... mais c'était une civile, pas une shinobi donc ... fallait y aller mollo. L'alcool ça marche, même si cette stratégie est à double tranchant ... surtout qu'elle est obligée de boire du coup.

- Non, ce n'est pas une shinobi, la qualité de son chakra est très médiocre.

Enfin, elle boit le deuxième verre juste après avoir trinquer une deuxième fois, non sans tousser un bon coup. Bordel, il est fort leur saké ! Elle va plus savoir penser correctement après ça ... Elle espère que Kenshin ne va pas avoir à la supporter ... même si c'est mal parti.

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Lun 5 Nov 2018 - 19:24
-"Oh, je vois. Motus !" Portant une main à ses lèvres pincées, elle mima la fermeture d'un verrou imaginaire, avant d'en jeter la clef sur le côté. Le secret ainsi scellé s'enracina tout de même dans un recoin de sa cervelle enivrée, et finirait par en ressortir, tôt ou tard.

-"Hmpf ! Chakra pourri, c'est ça." Acquiesça-t-elle en manquant de s'étouffer dans son verre, pour appuyer la remarque de la kunoichi. Tsukiko accueillit avec un plaisir non dissimulé la nouvelle tournée de saké. "Très belle initiative" murmura-t-elle, plus pour elle-même que pour ses interlocuteurs, avant de répondre à la question du scientifique.

-"J'organise le "travaille" de femmes et jeunes filles...", penchée en avant, bossue, bras rabattus vers son corps, les doigts mal synchronisés... non, clairement, l'alcool ne l'aida pas lorsqu'elle tenta d'accompagner les guillemets par le geste. ...dans les bas quartiers de la cité, non loin du cimetière." Elle donna involontairement un double sens à sa phrase.

-"Mais trêve de blabla sur moi, Izanagi et Izanami," faute d'identités, elle les nomma selon le souvenir d'une lecture récente, un index pointé vers chacun des deux concernés, "à part des trucs top secrets et zigouiller de l'Hijin, comment occupez-vous vos journées ?" Les exactions des ninjas à Hi no kuni restaient encore présentes dans les têtes de beaucoup. Pour autant, elle ne les questionnait que parce que l'alcool inhibait ses dernières limites et retenues sociales.

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Sam 10 Nov 2018 - 22:16
Son « Motus » ne m’inspire aucune confiance. Je ne connais pas cette personne ni même si elle est digne de parole ou non. Des précautions s’imposent. La faute qu’a commise Anzu est une faute grave. Bien que cela puisse arriver à tout le monde d’être un peu trop bavard, un ninja ne peut en aucun cas divulguer une information secrète. C’est une grave erreur qui pourrait entacher son dossier. Je devrai normalement en parler à mes supérieurs et faire un rapport… Mais dois-je le faire pour une si petite erreur ? Si petite et si grosse à la fois. Peut-être pourrai-je régler cette petite fuite discrètement, en faisant signer à cette Tsukiko une décharge de non divulgation. Ainsi, si elle parle à qui que ce soit de ce sujet, elle passera devant la cour Martiale. Ce qui pourrait même l’amener sur la potence… Ou à minima à une longue peine de prison.

Anzu, qui de toute évidence tient toujours aussi mal l’alcool répond à la place de notre rencontre du soir. Ainsi la qualité de son chakra serait « médiocre » synonyme que ce n’est pas une shinobi ? Que cela signifie-t-il ? Cette remarque ne passe pas très bien auprès de la concernée, à juste titre. Nous, shinobis, avons la capacité de contrôler le chakra. Mais tous, humains que nous sommes, shinobis et non shinobis, possédons cette énergie en nous. Tout le monde possède le chakra, fruit de la fusion entre l’énergie physique et l’énergie spirituelle. Est-il cependant possible d’enseigner cette maîtrise ? Est-il possible d’éveiller les gens au chakra ? Voilà une question qui mériterait d’être réfléchie. Tant par les opportunités que cela ouvrirait que par le chaos que cela pourrait potentiellement engendrer.

Tsukiko se dit être une organisatrice du travail de jeunes femmes et jeunes filles… Une bien belle façon de se décrire tandis qu’elle n’est qu’une proxénète. Jamais je ne me suis « servi » de ce genre de service. Mais bien des hommes le font. Je n’ai jamais aimé cette idée de faire du sexe pour du sexe, sans réel sentiment derrière. Mais peut-être est-ce la raison pour laquelle je suis toujours célibataire à mon âge. Son bordel semble se situer non loin du cimetière, ou peut-être qu’elle n’en possède même pas et que ces jeunes femmes travaillent dans la rue. Rien n’est impossible. La juger trop vite peut cependant être une erreur. Que feraient ces jeunes femmes si elles ne travaillent pas ainsi ? Sont-elles consentantes ? Possèdent-elles toujours leur liberté ? Nombreuses sont les questions et je n’ai aucune envie d’en connaître les réponses. Pas ce soir. Mais cela aussi, je ne manquerai pas un jour, de le régler.

Ainsi je suis donc Izanagi ? Il est vrai que j’ai oublié de me présenter, honte à moi. Comment est-ce que j’occupe mes journées ? Je travaille au Suken sur des projets secrets visant à développer des armes pour le village ou des technologies pouvant profiter à tous. Je suis un scientifique. Mais tout cela aussi est top secret. Un secret qu’Anzu a déjà bien écorché. Seul quelques chûnins sont au courant, ainsi que la plus part des Juunins et autres hauts gradés. Ainsi je vais devoir me contenter d’être vague.


« Veuillez m’excuser, j’ai en effet oublié de me présenter. Je m’appelle Metaru Kenshin, Chûnin de Kumo. Comme tous mes collègues j’effectue des missions et protège le village, en plus de la paperasse à remplir. »

Qui peut se trouver être assommante.

« Êtes-vous originaire de Kumo ? Où venez-vous, comme beaucoup ici, de contrées plus lointaines ? »

Et me voilà en train de récolter des informations sur celle qui possède des secrets d’état. Décidément, quelle journée de merde.
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Mar 13 Nov 2018 - 20:16
La jeune femme ne semble pas avoir tant pris mal sa remarque sur le chakra, mais comme Kenshin, son "motus" ne lui dit rien qui vaille. Il allait donc falloir mettre le niveau supérieur. C'est une femme, une humaine, elle sait des informations trop confidentielles, et Anzu ne voit rien qui l'empêcherait de la tuer. Mais elle a tout de même un plan pour éviter d'en venir aux mains, et ce plan était simple : la bourrée. La rendre si ivre qu'elle n'aura aucun souvenir de cette rencontre, si ivre qu'elle ne saura même pas parler correctement, si ivre qu'elle serait obligé de rester ici car elle ne serait pas capable de marcher ou de s'éloigner de quelques secondes des toilettes. C'est risqué car elle va devoir boire aussi ... mais c'est sa punition.

- C'est bien bon le saké, mais il n'y a pas moyen d'avoir de l'alcool ... un peu plus fort ?

Elle souriait au barman qui ramène tout de suite un alcool bien plus puissant, il fallait accélérer un peu l'ivresse de cette fille. Pendant d'ailleurs que Kenshin parlait, Anzu avale quelque chose dans lequel elle a insufflé un peu de chakra. Puis, se fut son tour, de se présenter, la Sendai a fait son action dans le dos de la jeune femme, et elle n'y a vu que du feu.

- Je m'appelle Sendai Anzu, je suis aussi Chunin de Kumo. Je fais la même chose que mon collègue ici présent, mais avec de la paperasse en moins.

Enfin, Kenshin demande à la jeune femme si elle vient de Kumo avant de pousser le verre de la jeune femme devant elle pour qu'elle le boit, buvant le verre qui lui ait destiné sans hésiter. Elle attendait aussi sa réponse, mais elle voulait avant tout qu'elle boit.

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Dim 25 Nov 2018 - 14:52
Un sourire satisfait se dessina sur le visage de Tsukiko, lorsque les deux chuunins se présentèrent, sans offrir de réelle réponse à sa question. Un jeu étrange sembla alors s'installer entre eux, un jeu dont elle n'en comprenait pas réellement le but, mais lorsque l'unique règle se présenta dans le fond d'une bouteille de choum, l'envie de se joindre à la partie la poussa à attraper l'un des verres.

-"J'suis native du coin." Décidément très curieux celui-là, peut-être même trop. Tsukiko ne précisa pas davantage, estimant la réponse dépourvue d'intérêt réel. Elle laissa ses doigts pianoter le long du comptoir, tout en instaurant une nouvelle règle pour filtrer les banalités. "Une question, une gorgée. Sinon, personne ne répond !" D'un naturel honnête, elle se plia à sa propre règle en déglutissant un peu d'alcool avant de se tourner vers la Sendai.

-"J'ai l'impression de vous avoir déjà croisée à la Bibliothèque, à de nombreuses reprises. Y travaillez-vous, en plus d'être au service de la Kage ?" Certaines têtes furetées davantage que d'autres dans les rayonnages de la grande bibliothèque, elle-même en faisait partie. Mais sans vraiment se l'expliquer, sa mémoire lui rapportait des bribes d'images d'une fille semblable à Anzu dont l'attitude trahissait la besogne d'une employée. Ou bien était-ce déjà l'alcool qui œuvrait, au point de flouter ses souvenirs.

Pour le Metaru, son avidité d'informations fut plus rapide à venir et mieux ciblée. "Metaru... Metaru... je me suis toujours demandée l'ampleur des ramifications dont était constitué votre clan, Kenshin-san. Vous-même, par exemple, à quel degré de filiation vous trouvez-vous d'la Kage ?" La gorgée suivit immédiatement. À ce rythme, sa curiosité lui couterait une gueule de bois des plus sévères, ainsi qu'une chambre dans l'auberge d'en face, à défaut de se sentir capable de rentrer seule dans l'obscurité.

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Lun 26 Nov 2018 - 12:23
Tsuskiko dit être native du coin. Une réponse vague qui n’apporte aucune réelle information, outre peut-être qu’elle est effectivement originaire du pays de la foudre. Anzu a commandé un alcool plus fort encore, alcool se déverse maintenant dans nos choppes. Une soirée qui tourne dans un sens que je n’apprécie guère, qui pourrait bientôt aller jusqu’au vin triste ou euphorique. Pire encore, les vomissements. Trop peu pour moi.

Elle instaura un jeu : une question une gorgée, jeu qui peut rapidement tournée au n’importe quoi. Dois-je m’y plier pour obtenir des réponses ? Quelles réponses ? Cette femme tient sans aucun doute bien l’alcool, certainement mieux que moi. Me risquer sur ce terrain serait dangereux, inconscient. Mes pensées se font moins précises, plus floues… L’alcool commence à faire son effet. Une irrépressible envie de rire à tout, que je terre tout au fond de moi. J’engage toutes mes forces dans le combat à rester stoïque.

Les deux jeunes femmes se seraient aperçues à la bibliothèque. Etrange que je n’ai pas aperçu Tsukiko tant j’y pu y trainé des années durant avant mon service actif. Elle est mignonne à n’en pas douter, possède même un certain charme. Mais rien qui n’aurait pu me taper dans l’œil. Peut-être est-ce pour cela que je ne l’ai jamais remarqué ? Ou la fatigue, qui sait. Mon nom amène des questions : l’ampleur des ramifications de notre clan et ma filiation avec la Raikage. Pour la première question elle est bien trop vague pour y répondre ainsi. Pour la deuxième, je n’en ai aucune idée. La vérité fera donc parfaitement l’affaire.


« Je n’ai la réponse ni à votre première, ni à votre seconde question. Et ce en toute sincérité. »

Mais puisqu’elle parle de ramification, parlons donc des ramifications de son affaire.

« Et qu’en est-il de vos ramifications ? Des affaires que vous entretenez ici à Kumo, ou peut-être même dans le pays ? »

S’ensuit une gorgée de cet alcool, dont l’odeur s’apparente plus à celui d’un acide que celui d’un alcool. Voilà de quoi vous nettoyer le ventre et finir de digérer tout ce que vous auriez pu avaler. Voilà surtout de quoi vous donner une gueule de bois horrible le lendemain matin. Parfait pour le travail.
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Mer 28 Nov 2018 - 1:18
L'observant accepter l'alcool, elle se dit que tout va rentrer dans l'ordre si elle joue correctement les cartes qu'elle a en mains. Lui faire oublier tout ça ... c'était l'unique moyen qu'elle avait de faire passer cet accident sans risquer que ça lui retombe dessus. Tuer un civil n'est jamais bien vu, peu importe pour quelle raison, enfin, elle décidait de poser des questions, et en échange, ils devaient boire à chaque questions qu'ils posaient, donc elle commença en buvant deux verres, posant ainsi deux questions, un à chaque personne. C'est très bien, elle entre petit à petit dans son piège, la petite mouche s'approche de la belle toile d'araignée bien dressée sur son passage. Elle devait donc répondre dans ce cas ?

- C'est probable que vous m'avez vu là-bas, mais je suis plus une cliente qu'une employée.

C'était dit, maintenant, c'était à elle de trouver une question à poser. Que pouvait-elle demander ? C'était une bonne question, cette fille n'était pas si intéressante que ça en vérité. Bah, elle fera comme Kenshin, poser des questions assez basiques sur elle. Elle réfléchissait donc, il fallait que ce ne soit pas trop intime, ni trop peu insolite, mais elle avait une idée de quoi lui demander.

- De ce que j'ai compris, vous tenez une maison close, celle-ci est plutôt proche d'un petit cabaret ou d'un palace de luxe ?

Des questions sur son travail, ça serait pas mal comme question. Elle attrape donc un verre, puis le boit, grimaçant un petit peu. Pour de vrai ou pour de faux ? Ça, c'est une bonne question ...

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Lun 17 Déc 2018 - 22:15
Seconde question. Quelle seconde question ? Tsukiko ne se souvenait pas avoir posé au Metaru deux questions... aurait-elle triché involontairement ? Ne pouvant se permettre pareille transgression, elle déglutit une gorgée, mais manqua de s'étouffer lorsque Anzu parla de maison close. Elle ne put réprimer un fou rire, à s'imaginer en maquerelle. Du haut de son tabouret, l'équilibre se fit de plus en plus précaire, tandis qu'elle gloussait, jusqu'à ce qu'elle le perde et chute contre Kenshin. Son visage s'écrasa contre le pectoral du ninja, une main sur l'une de ses cuisses, l'autre sur l'épaule...

-"Oh !" Elle se releva d'un bond, rougie de honte et d'alcool et se rassit. "J'trempe pas dans le proxénétisme ma belle." Les dernières barrières sociales venaient de chuter avec Tsukiko, sans parvenir à se relever, elles. "J'aide des femmes à sortir du trou de misère dans lequel vos guerres y les... ont z'y... les y ont poussées." punaise que c'était dur. "Vos guerres..." répéta-t-elle d'un murmure apathique "C'est tombé sur vous, mais ç'aurait pu être n'importe qui d'autre vous savez... le chakra, au fond, n'est qu'un moyen, et non la cause. Je n'suis pas complètement conne, j'sais pertinemment que ce monde est rongé par la haine. Alors bon... un jour viendra où les Hommes se comprendront mutuellement. D'ici là..." Elle leva son verre, engloutit le contenu tête en arrière, avant de basculer à la renverse, s'écroulant lourdement sur le sol.

Sonnée.

Fatiguée.

Et saoule jusqu'à la moelle.

Son rire gras et ivre ralentit alors que l'obscurité l'embrassait. Elle parvint tout de même à lâcher un dernier "Kanpai", fière. Pour l'instant.


Spoiler:
 

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Dim 23 Déc 2018 - 14:50
Une maison close ? Non, de ce que j’ai compris Tsukiko est une proxénète, pas une tenancière de ce genre d’établissement. Il y a bien des façons de vendre des plaisirs charnels aux hommes, tant les clients sont nombreux et volontaires, les maisons closes n’en sont qu’un exemple. A ses mots Tsukiko manque de s’étouffer, s’en suit qu’elle tombe littéralement sur moi, sa tête contre mon torse. Cette main est un peu trop proche de l’intérieur de ma cuisse… une main que je ne désire pas voire ici. Mais pas le temps de l’aider à se relever qu’elle se redresse comme un « i » et se défend de tremper dans de telles histoires. Pas un proxénète ? Pourtant c’est exactement ce que veut dire : « organiser le travail de jeunes femmes », à n’en pas douter. Mais selon sa vision des choses elle ne fait qu’aider les âmes meurtries par nos guerres. Mais elle ne semble pourtant pas nous en tenir responsable, plaçant plutôt la faute sur la nature humaine. Elle a tout à fait raison. Nous ne sommes qu’une conséquence, pas la cause des guerres. Que ce soit nous ou d’autres personnes, le chakra ou de simples civils, les guerres ont toujours existé et existeront probablement toujours, malheureusement. Ainsi va le monde. Ce n’est que le jour où nous serons tous trop dépendant les uns des autres que les guerres cesseront, car elles causeront alors plus de tort à ce qui la font que de bénéfices. Mais je ne pense pas qu’un jour les hommes se comprendront mutuellement, il y aura toujours des personnes qui refuseront de faire l’effort de comprendre les autres. Et cette pensée… cette réalité est déprimante. Je m’accorde quelques gorgées de mon verre puis observe la civile s’étaler sur le comptoir, sombrant dans les bras de morphée… Ou plutôt de l’alcool. Ses convictions sont une information importante, elle ne semble pas en vouloir directement à Kumo ou au système, mais tente plutôt d’y survivre et de tirer son épingle du jeu. Cependant, il faudra garder un œil sur elle. Je ferai remonter cette information lors de mon prochain rapport, afin que le village garde un œil – ne serait-ce qu’éloigné – sur elle. En attendant, nous voilà avec une femme complètement saoul affalé sur le bar dont nous devons nous occuper. Aucune idée d’où elle peut habiter.

« Gérant, avez-vous une chambre pour une nuit ? »

La jeune femme semble bien partie pour dormir pendant plusieurs heures, le temps que son corps se débarrasse de tout l’alcool qu’elle vient d’ingérer.

« Oui, laissez-la là, je m’en occuperai, j’ai l’habitude de la voir finir dans cet état. »

Dois-je lui faire confiance ? Cet homme n’a pas l’air mauvais et de toute évidence elle connaît effectivement bien les lieux.

« Soit, je vous la confie. »

Je me tourne vers Anzu puis parle à voix basse afin que seule la jeune femme puisse m’entendre.

« Quant à toi Anzu, veille la prochaine fois à ce que tu dis. Je suis obligé de faire un rapport sur ce qu’il vient de se passer, au moins sur les informations que possède maintenant cette civile. Je ne vais pas t’y mentionner, tu risquerais d’avoir des ennuis, mais veille à ce que ça ne se reproduise pas. »

Je laisse une poignée de yens sur le comptoir puis me dirige vers la sortie, seule. Enfin seul, il n’y a vraiment que chez soi que l’on peut trouver la paix.
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Mar 25 Déc 2018 - 3:17
Elle sourit de manière satisfaite en voyant la jeune femme commencer à perdre petit à petit l'usage de la parole, cela était bon signe, avec autant d'alcool ingérer, elle ne se souviendra pas de leur discussion pendant un très très long moment, si ce n'est jamais. Si elle comprend bien, elle n'est pas proxénète, malgré la définition qu'elle donne de "son travail" qui consiste à "organiser le travail de jeunes femmes", elle ne sait plus penser correctement, ayant oublié ce qu'elle a dit avant, bon présage. Elle disait qu'elle sauvait les pauvres âmes meurtri par la guerre, elle se demande bien si c'est la bonne manière de le faire. Du travail ? Il y en a, pas besoin de devenir des objets de plaisirs, il y a des fermes qui ne demandent que des coups de mains, des scientifiques qui ne demandent que des mains pour les aider, et même certains établissements demandent des agents d'entretien pour nettoyer les lieux. Enfin, elle ne fait pas attention à la gourde de la jeune femme, l'observant juste sur le sol, trop saoul pour se relever, enfin elle va cesser de faire la comédie.

Kenshin lui dit qu'il doit faire un rapport sur ce qui s'est passé, sans mentionner son nom. Anzu ne répond que d'un mouvement de tête, montrant qu'elle a compris le message. Elle a intérêt à tenir sa langue la prochaine fois ... enfin, Kenshin part alors qu'Anzu aurait aimé en savoir plus sur les oreillettes ... tant pis, elle va devoir faire ça une autre fois. Elle soupire, puis part à son tour, s'arrêtant dans une ruelle, à l'abri des regards, pour pouvoir retirer un objet qu'elle avalait avaler et soigneusement attacher à une ficelle de chakra, un objet assez petit pour rentrer dans sa gorge sans que ça se voit et sans l'étouffer auquel elle a insuffler du chakra pour le rendre absorbant. L'opération pour l'enlever est douloureux et ragoûtant, mais une fois fait, elle oublie la pièce, noyer dans ce qui reste de son déjeuner.

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