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Phase 1 : Projet Institut.


Mer 17 Oct 2018 - 23:51
Un homme tape à la porte en verre du laboratoire. Les pupilles fixés sur moi, il m’indique d’un signe de la main de le rejoindre. Calmement, je pose le stylo entre mes mains sur la feuille de calcul puis déambule dans l’atelier jusqu’à la paroi de verre. J’ouvre la porte puis passe de l’autre côté et la pousse sans toutefois la refermer, afin de ne pas déranger mes collègues travaillant à l’intérieur.

« – Tenez, lettre de la directrice.
– Bonjour. Je vous remercie. »


La lettre tendue d’une seule main, je la réceptionne des deux et hoche légèrement la tête. Le « postier » s’en va aussitôt, sans un mot de plus, vers un autre atelier. La politesse n’est pas le fort de cet homme… dont je ne connais même pas le nom. Mais après tout, là n’est pas son travail. Mon regard se détache de son dos pour se poser sur la lettre entre mes mains. Cacheté : elle n’a donc pas été ouverte depuis son départ. Sur l’autre face est inscrit mon prénom et mon nom, ainsi qu’une troisième inscription dont je ne connais pas le sens.
Etrange.
Un rapide coup d’œil au-dessus de l’épaule me permet de m’assurer qu’aucun regard ne se fait indiscret. Je retire le verrou de cire puis extirpe de la lettre la feuille de papier. Se dévoile devant moi un long message. Ainsi le directeur par intérim a fait part à la dame de mon besoin de matériau spécial afin de réaliser mon projet. Lesdits matériaux qui se trouvent justement dans le pays où est partie la Directrice Sazuka. La Raikage est au courant de l’avancée de leur mission sur le territoire du pays du Bois – quoi de plus logique – ce qui m’indique donc que c’est là-bas, à Hayashi no Kuni qu’elle se trouve. Un pays lointain, par-delà le pays du feu, avant celui de Kaze. La seule fois où je suis sorti des frontières – afin de rejoindre le tournoi international à Kaze no Kuni – nous avons réalisé le trajet par le nord, évitant le pays du bois. Le seigneur ne souhaitait en effet pas nous laisser passer afin d’atteindre nos destinations, quand bien même nos responsables ont tenté de lui expliquer que nous ne souhaitions pas rester. Craignait-il que nous envahissions son territoire ? Aucun risque vu l’ampleur que ce tournoi avait pris dans le monde. Tous à travers le Yuukan en avait entendu parlé. Nul ne l’ignorait. Ce pays qui vit donc en autarcie possède de telles ressources ? Voilà qui expliquerait bien des choses… Une expédition est donc nécessaire pour creuser cette information et découvrir toutes les richesses que ce pays recèle, expédition que la Raikage ne devrait pas refuser au vu des bénéfices à en retirer. Dans cette optique, la Directrice me confie la mission de retrouver un projet abandonné afin de le poursuivre et le mener à bien. Ce projet – dont elle ne cite jamais le nom – attribué au département technologique et plus particulièrement à moi se trouve être d’une importance capitale. Sans attendre, je replace la feuille dans la lettre puis me dirige à l’étage jusqu’au bureau de la Directrice, où se trouve probablement Nara Karui. Mes pas me mènent entre les ateliers jusqu’à l’escalier. Marche après marche, je grimpe les parois en pierre pour parvenir à celui où se trouve le fameux bureau. A force d’emprunter ce chemin j’ai appris où se trouvent les différents bureaux et surtout celui de la directrice. Je me dirige donc sans mal à travers le dédale de portes et de couloirs jusqu’à celle tant désirée. La lettre toujours dans ma main, je tape deux fois puis attend que l’on m’invite à rentrer.
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Ven 19 Oct 2018 - 1:07



Malgré qu’il fut chargé de la direction du complexe en l’absence de l’Ikeda, Karui semblait avoir du mal à se familiariser avec ses nouvelles tâches même si elles n’étaient que temporaires. Lui, était habitué à serrer des boulons, mettre les mains dans des endroits pas toujours très propres ou encore à effectuer des réglages via des moniteurs perfectionnés. Alors, être à un bureau avec toute une collection de documents à consulter, de papiers à remplir… et d’autres choses peu intéressantes à ses yeux.

-Comment fait-elle pour tout faire… Soupira-t-il juste avant d’entendre frapper à la porte, mais « côté » institut. Peut-être que cela lui permettrait d’esquiver ce laborieux labeur, l’espace de quelques minutes. D’une voix un peu lasse il permit à la personne d’entrer et vit apparaître derrière la porte le Metaru qui travaillait sous sa direction. Ah Kenshin ! Justement, je devais te voir. Posant ses yeux d’émeraude il reconnut le papier, le même que celui qu’il avait eu entre les mains. Tu es donc au courant, tant mieux ! S’exclama-t-il. Comme ça, il allait pouvoir éviter ce fastidieux travail un peu plus longtemps qu’il l’avait imaginé.

Il se leva de son fauteuil de directeur –par interim- et fit signe au Metaru de le suivre. Ils quittèrent alors le bureau par la porte dans le couloir du deuxième étage du complexe, là où étaient tous les appareils médicaux et autres salles d’opération et ils se dirigèrent vers la cage d’escalier empruntant la direction du rdc et ensuite de la sortie du complexe. Devant l’immense structure scientifique, tout en commençant sa descente le long des du grand escalier qui menait vers la rue, en contre-bas ; il reprit :

-La directrice veut qu’on reprenne un ancien projet. Je vois du quel elle veut parler. Dit-il enjoué visiblement content d’avoir quitté l’austère bureau. Dans ma lettre, elle me disait d’attendre que tu viennes m’en parler… Heureusement ça n’a pas trainé. Rigola-t-il de bon cœur en continuant de descendre les marches. Nous nous rendons à la bibliothèque, les plans sont entreposés dans les archives sécurisées. Expliqua-t-il. Là où finissait tous les projets inachevés ou abandonnés.

Traversant une partie du village ils arrivèrent rapidement à la bibliothèque. En entrant, précédent toujours le chuunin, Karui s’approcha du comptoir de l’accueil et s’adressa directement à la jeune femme qui tenait la boutique.

-Bonjour Akina-chan, comment vas-tu ? Demanda-t-il sans même attendre une réponse. Nous avons besoin d’accéder aux archives du département technologique, ordre de la directrice. La jeune femme acquiesça et les invita à la suivre derrière le comptoir. De nombreux livres étaient en attente d’étiquetage, de classement. Ils passèrent la porte située entre deux larges étagères laquelle les mena dans une autre pièce où étaient, cette fois-ci, en attente ; une dizaine d’ouvrages abîmés, au milieu de produits « chimiques » ou de pigments et autres encres et peintures nécessaires à leur restauration.

Après cette salle particulière un court couloir au bout duquel une nouvelle porte attendait. Métallique celle-ci ; et verrouillée par un boîtier à carte d’accès. Et alors qu'ils approchèrent, le Nara adressa quelques mots au Metaru.

-Ne pas garder tous ses œufs dans le même panier! S'amusait-il. Effectivement, les plans des technologies et autres œuvres Kumojin ou même Kaminarijin étaient gardés dans une pièce sécurisée; en dehors de l'institut. Si l'Intendante vérifiait l'accès à cette dernière et y guidait ses visiteurs; elle ne disposait pas non plus de la carte d'accès, laquelle était entre les mains du directeur du complexe... Mais seule l’intendante pouvait s'en servir...

Carte qu'il donna sans sourciller à la jeune femme à lunettes.


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Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
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Lun 22 Oct 2018 - 17:24



On n’en avait pas l’impression lorsqu’on l’observait, mais la Suzuri, intendant la Grande Bibliothèque avait toujours beaucoup à faire, que ce soit la bibliothèque elle-même, pour ses usagers ou encore dans le cadre de ses activités « shinobi ». Et ce jour-ci n’échappait pas à la règle. Alors qu’elle était en train de travailler sur la rénovation de certains ouvrages et le classement d’autres ; elle fut sortie de son train-train habituel par l’arrivée de deux hommes qu’elle plutôt bien. L’un pur l’avoir rencontré par le biais de la Directrice, et l’autre au cours de missions. Karui et Kenshin. Tous deux travaillaient au complexe scientifique, mais la jeune femme n’avait aucune idée de ce qu’ils y faisaient exactement.

Elle avait beau connaître l’Ikeda très personnellement ; cette dernière ne lui avait jamais parlé de ce qu’elle faisait là-bas, en dehors de son travail de médecin. Enfin…

-Bonjour Karui, bonjour Ken… Elle fut interrompue sur sa lancée par la Nara, comme à chaque fois et ne s’offusqua donc pas de son manque de courtoisie. Les Nara n’avaient pas la réputation d’être les plus individus les plus polis de Kumo ; sûrement un trait découlant de leur intelligence réputée hors normes. Les Archives sécurisées. Ce n’était pas souvent qu’on venait les consultait, d’ailleurs les seules fois où on lui avait demandé d’être conduit à cette fameuse salle, c’était avant tout pour y entreposer des choses… Jamais personne ne revenait pour… y retrouver un document. Ainsi elle les avait conduits jusqu’à destination, à quelques mètres de là, dans le fin fond de « l’arrière-boutique ».

Tendant la main pour récupérer le sésame ; et glissa délicatement la carte dans la fente de l’appareil magnétique qui après qu’un voyant vert s’illumina déverrouilla l’accès. On put entendre les différents mécanismes de la porte s’activer dans de nombreux cliquetis métalliques ; en attendant ; le Nara avait expliqué au Metaru le fonctionnement de ces mystérieuses archives. Puis la porte se déverrouilla finalement, s’entre-ouvrant d’elle-même.

Akina la poussa et invita ses visiteurs à y pénétrer. La jeune femme à lunettes ne connaissait pas vraiment la teneur des documents qui dormaient ici, et sans dire qu’elle ne s’y était jamais intéressée ; elle ne s’était jamais permise d’ouvrir l’un des cartouches. De toute façon, elle n’avait accès à ce lieu que lorsqu’un responsable du complexe y venait… Néanmoins, sans connaître avec exactitude ce sur quoi portait chacun de ces documents ; elle savait tout de même que cela concernait… « la science ». La technologie, et d’autres choses sûrement plus ou moins secrètes.

Par contre ce qu’elle savait…

-Vous cherchez quelque chose en particulier ? Tout est classé par ordre chronologique ; des documents les plus anciens aux plus récents. Les plus anciens sont dans le fond.
Informa-t-elle rapidement en sachant pertinemment que le Nara le savait. Mais Kenshin lui… Serait peut-être ravi de l’apprendre ? Bon, je vous laisse chercher, quand vous avez terminé ; venez me chercher. Je serai juste à côté, avec… les livres… Dit-elle en replaçant ses lunettes rectangulaires sur son nez. Ne mettez pas de désordre ! Avait-elle repris.

Puis elle s’éclipsa, emportant la carte d'accès avec elle, laissant les deux scientifiques à la recherche de leur trésor.

-Tous les plans, tous les documents, et autres notes ou informations relatives aux projets de l’institut sont ici. C’est notre banque de données. Bien, ce doit être dans la rangée… cinq. Je regarde à droite, et toi à gauche. Dit-il en s’avançant dans l’étroite allée centrale bordée de larges étagères métalliques. Si les documents étaient triés par date ; celle-ci n’était pas clairement indiquée sur chacun des cartouches, ou des boîtes. Et malheureusement, le Nara ne se souvenait plus vraiment de l’étagère où il avait déposé ces fameux plans. En revanche… On cherche un cartouche bleu… Il y en a plusieurs, n'hésite pas à les ouvrir pour vérifier. Les "bleus" indiquent un "plan" de construction, un shéma de fabrication... Dit-il.

On pouvait penser que ce système de classement, les boites sans nom ni indication était assez archaïque, et loin d’être pratique, ce qui était vrai en partie ; mais il permettait surtout de faire perdre un temps considérable à d’éventuels intrus qui parviendraient à accéder à cette pièce, malgré tout.



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Akina [akina] n.f - n.p : Qui ressent de la joie en toutes circonstances
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Lun 5 Nov 2018 - 3:46
Aussitôt après avoir frappé j’entends la voix du Directeur par intérim m’inviter à entrer.

« Bonjour Monsieur. Je viens en effet de recevoir la lettre de Madame Sazuka. Elle y mentionne un projet sur un moyen de communication sur lequel vous et votre équipe avait travaillé sous la direction d’un certain Aburame Shizen. Nous devons reprendre ce projet afin de le mener à bien avant son retour au village. »

L’homme se lève sans un mot puis m’invite à le suivre. Il semble avoir aussitôt compris de quel projet la Directrice parle dans sa lettre. Un moyen de communication d’un genre nouveau ? Vraisemblablement. Nous arpentons les couloirs jusqu’à l’entrée de l’institut afin d’en sortir. Là Monsieur Karui dit en effet savoir de quel projet parle notre supérieure. Lui-même avait reçu une lettre de sa part mentionnant qu’il devait attendre que je vienne le voir pour lui en parler. Nous nous dirigeons donc vers la bibliothèque où se trouvent les archives sécurisées du Suken. Jamais encore je ne suis allé les consultées, ne sachant même pas si j’en possède les droits. Je pensais tout naturellement qu’elles devaient se trouver dans les sous-sols de l’institut… La réalité est tout autre. Pourquoi les placer ainsi si loin de notre surveillance ? Cela peut s’avérer être un risque… mais également un avantage considérable. Quand on y réfléchit, éparpiller la connaissance à divers endroits rendrait encore plus difficile la tâche à un agent infiltré. Il lui faudrait aller consulter les archives et donc justifier ses déplacements ce qui serait certainement surveillé et augmenterait les risques de se faire prendre.

Arrivé au niveau de la Grande Bibliothèque nous retrouvons Suzuri Akina, que je salue aussitôt que Karui l’eut fait.

« Bonjour Madame Akina »

Le directeur par intérim lui indique aussitôt vouloir consulter les archives, lui coupant par la même occasion la parole, ce qui ne semble aucunement la vexé. La jeune femme, de ce que j’ai appris d’elle, ne se vexerait pas pour si peu… Et elle doit également savoir que Karui a tendance à s’emballer et ne pas laisser le temps à ses interlocuteurs de répondre. Elle nous invite à la suivre derrière le comptoir, pour ensuite passer la porte située entre deux étagères et s’enfoncer dans une seconde pièce où s’entassaient quelques vieux ouvrages abimés par le temps ainsi que du matériel, servant probablement à les restaurer. De cette salle nous atteignons un couloir donnant sur une imposante porte métallique, tel un coffre abritant un trésor. Une trésor caché au milieu de tous... Le meilleur moyen de le garder cacher. Le Nara, dont la fierté ne fait aucun doute, tend une carte à Akina dont elle se saisit aussitôt pour l’enfoncer dans l’encoche de l’appareil magnétique situé à gauche de la porte. Les cliquetis et mécanismes de la porte se font entendre pendant tout le processus de vérification. Après quelques secondes celle-ci se dérobe enfin, laissant apparaitre son butin tant gardé. Et quel butin : une salle remplit de cartons et de documents. Ici réside donc toutes les recherches abouties, en cours et annulées du Suken. Une véritable mine d’or.

Notre guide nous demande ce que nous cherchons, indiquant au passage l’agencement de la salle et de son contenu. Les plus anciens dossiers se trouvent dans le fond de la salle tandis que les plus récents se trouvent au début. Une seule question se pose donc : de quand date le projet dont parle la Directrice ? Notre guide nous laisse à nos recherches et s’en va rejoindre ses livres, la carte d’accès toujours en sa possession.
Peut-on ouvrir la porte de l’intérieur ?
Cette question n’a le temps de faire qu’un tour dans mon esprit que Karui m’explique qu’ici réside toute la banque de donnée de l’institut, comme je le pensais. Il indique la rangée dans laquelle doit se trouver le dossier et prend un côté, me laissant l’autre afin que nous cherchions ensemble et plus efficacement l’objet de notre présence. J’acquise sans un mot puis me dirige vers la gauche. Je tire une première boîte, puis une seconde. A ce rythme cela risque quand même de nous prendre plus d’une heure. Monsieur Karui parvient cependant à se souvenir que le dossier que nous recherchons possède un cartouche bleu. De quoi suffisamment réduire les recherches pour écouter le temps perdu ici. Il m’explique par la même occasion que le bleu indique les plans de constructions, un projet donc dont des schémas ont été conçus… puis abandonnés. Pour quelles raisons ? L’odeur du papier usé parvint enfin à mes narines, odeur qui me rappelle mes longues journées passées entre les murs de la Grande Bibliothèque à lire toute sorte d’œuvre. Une époque où j’avais encore la possibilité de prendre du temps pour moi. Elle me parait si lointaine maintenant ! Le temps passe si vite… Trop vite. On ne se rend compte de la valeur des choses que lorsqu’on les perd. Cela vaut également pour le temps.

Je continue à tirer des dossiers et des cartons, concentrant mes recherches sur les cartouches bleus qu’ils peuvent contenir. Après une vingtaine de minutes de recherches infructueuses, j’ouvre un cartouche qui semble contenir des plans d’un appareil portatif, permettant à deux personnes de communiquer à distance. Une idée révolutionnaire ! Tellement révolutionnaire qu’elle en paraît presque loufoque…

« Karui, je pense l’avoir trouvé. Est-ce cela le projet dont vous parlez ? »
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Phase 1 : Projet Institut.

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