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Phase 1 : Projet Institut.


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Mer 17 Oct 2018 - 23:51
Un homme tape à la porte en verre du laboratoire. Les pupilles fixés sur moi, il m’indique d’un signe de la main de le rejoindre. Calmement, je pose le stylo entre mes mains sur la feuille de calcul puis déambule dans l’atelier jusqu’à la paroi de verre. J’ouvre la porte puis passe de l’autre côté et la pousse sans toutefois la refermer, afin de ne pas déranger mes collègues travaillant à l’intérieur.

« – Tenez, lettre de la directrice.
– Bonjour. Je vous remercie. »


La lettre tendue d’une seule main, je la réceptionne des deux et hoche légèrement la tête. Le « postier » s’en va aussitôt, sans un mot de plus, vers un autre atelier. La politesse n’est pas le fort de cet homme… dont je ne connais même pas le nom. Mais après tout, là n’est pas son travail. Mon regard se détache de son dos pour se poser sur la lettre entre mes mains. Cacheté : elle n’a donc pas été ouverte depuis son départ. Sur l’autre face est inscrit mon prénom et mon nom, ainsi qu’une troisième inscription dont je ne connais pas le sens.
Etrange.
Un rapide coup d’œil au-dessus de l’épaule me permet de m’assurer qu’aucun regard ne se fait indiscret. Je retire le verrou de cire puis extirpe de la lettre la feuille de papier. Se dévoile devant moi un long message. Ainsi le directeur par intérim a fait part à la dame de mon besoin de matériau spécial afin de réaliser mon projet. Lesdits matériaux qui se trouvent justement dans le pays où est partie la Directrice Sazuka. La Raikage est au courant de l’avancée de leur mission sur le territoire du pays du Bois – quoi de plus logique – ce qui m’indique donc que c’est là-bas, à Hayashi no Kuni qu’elle se trouve. Un pays lointain, par-delà le pays du feu, avant celui de Kaze. La seule fois où je suis sorti des frontières – afin de rejoindre le tournoi international à Kaze no Kuni – nous avons réalisé le trajet par le nord, évitant le pays du bois. Le seigneur ne souhaitait en effet pas nous laisser passer afin d’atteindre nos destinations, quand bien même nos responsables ont tenté de lui expliquer que nous ne souhaitions pas rester. Craignait-il que nous envahissions son territoire ? Aucun risque vu l’ampleur que ce tournoi avait pris dans le monde. Tous à travers le Yuukan en avait entendu parlé. Nul ne l’ignorait. Ce pays qui vit donc en autarcie possède de telles ressources ? Voilà qui expliquerait bien des choses… Une expédition est donc nécessaire pour creuser cette information et découvrir toutes les richesses que ce pays recèle, expédition que la Raikage ne devrait pas refuser au vu des bénéfices à en retirer. Dans cette optique, la Directrice me confie la mission de retrouver un projet abandonné afin de le poursuivre et le mener à bien. Ce projet – dont elle ne cite jamais le nom – attribué au département technologique et plus particulièrement à moi se trouve être d’une importance capitale. Sans attendre, je replace la feuille dans la lettre puis me dirige à l’étage jusqu’au bureau de la Directrice, où se trouve probablement Nara Karui. Mes pas me mènent entre les ateliers jusqu’à l’escalier. Marche après marche, je grimpe les parois en pierre pour parvenir à celui où se trouve le fameux bureau. A force d’emprunter ce chemin j’ai appris où se trouvent les différents bureaux et surtout celui de la directrice. Je me dirige donc sans mal à travers le dédale de portes et de couloirs jusqu’à celle tant désirée. La lettre toujours dans ma main, je tape deux fois puis attend que l’on m’invite à rentrer.
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Ven 19 Oct 2018 - 1:07



Malgré qu’il fut chargé de la direction du complexe en l’absence de l’Ikeda, Karui semblait avoir du mal à se familiariser avec ses nouvelles tâches même si elles n’étaient que temporaires. Lui, était habitué à serrer des boulons, mettre les mains dans des endroits pas toujours très propres ou encore à effectuer des réglages via des moniteurs perfectionnés. Alors, être à un bureau avec toute une collection de documents à consulter, de papiers à remplir… et d’autres choses peu intéressantes à ses yeux.

-Comment fait-elle pour tout faire… Soupira-t-il juste avant d’entendre frapper à la porte, mais « côté » institut. Peut-être que cela lui permettrait d’esquiver ce laborieux labeur, l’espace de quelques minutes. D’une voix un peu lasse il permit à la personne d’entrer et vit apparaître derrière la porte le Metaru qui travaillait sous sa direction. Ah Kenshin ! Justement, je devais te voir. Posant ses yeux d’émeraude il reconnut le papier, le même que celui qu’il avait eu entre les mains. Tu es donc au courant, tant mieux ! S’exclama-t-il. Comme ça, il allait pouvoir éviter ce fastidieux travail un peu plus longtemps qu’il l’avait imaginé.

Il se leva de son fauteuil de directeur –par interim- et fit signe au Metaru de le suivre. Ils quittèrent alors le bureau par la porte dans le couloir du deuxième étage du complexe, là où étaient tous les appareils médicaux et autres salles d’opération et ils se dirigèrent vers la cage d’escalier empruntant la direction du rdc et ensuite de la sortie du complexe. Devant l’immense structure scientifique, tout en commençant sa descente le long des du grand escalier qui menait vers la rue, en contre-bas ; il reprit :

-La directrice veut qu’on reprenne un ancien projet. Je vois du quel elle veut parler. Dit-il enjoué visiblement content d’avoir quitté l’austère bureau. Dans ma lettre, elle me disait d’attendre que tu viennes m’en parler… Heureusement ça n’a pas trainé. Rigola-t-il de bon cœur en continuant de descendre les marches. Nous nous rendons à la bibliothèque, les plans sont entreposés dans les archives sécurisées. Expliqua-t-il. Là où finissait tous les projets inachevés ou abandonnés.

Traversant une partie du village ils arrivèrent rapidement à la bibliothèque. En entrant, précédent toujours le chuunin, Karui s’approcha du comptoir de l’accueil et s’adressa directement à la jeune femme qui tenait la boutique.

-Bonjour Akina-chan, comment vas-tu ? Demanda-t-il sans même attendre une réponse. Nous avons besoin d’accéder aux archives du département technologique, ordre de la directrice. La jeune femme acquiesça et les invita à la suivre derrière le comptoir. De nombreux livres étaient en attente d’étiquetage, de classement. Ils passèrent la porte située entre deux larges étagères laquelle les mena dans une autre pièce où étaient, cette fois-ci, en attente ; une dizaine d’ouvrages abîmés, au milieu de produits « chimiques » ou de pigments et autres encres et peintures nécessaires à leur restauration.

Après cette salle particulière un court couloir au bout duquel une nouvelle porte attendait. Métallique celle-ci ; et verrouillée par un boîtier à carte d’accès. Et alors qu'ils approchèrent, le Nara adressa quelques mots au Metaru.

-Ne pas garder tous ses œufs dans le même panier! S'amusait-il. Effectivement, les plans des technologies et autres œuvres Kumojin ou même Kaminarijin étaient gardés dans une pièce sécurisée; en dehors de l'institut. Si l'Intendante vérifiait l'accès à cette dernière et y guidait ses visiteurs; elle ne disposait pas non plus de la carte d'accès, laquelle était entre les mains du directeur du complexe... Mais seule l’intendante pouvait s'en servir...

Carte qu'il donna sans sourciller à la jeune femme à lunettes.


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Lun 22 Oct 2018 - 17:24



On n’en avait pas l’impression lorsqu’on l’observait, mais la Suzuri, intendant la Grande Bibliothèque avait toujours beaucoup à faire, que ce soit la bibliothèque elle-même, pour ses usagers ou encore dans le cadre de ses activités « shinobi ». Et ce jour-ci n’échappait pas à la règle. Alors qu’elle était en train de travailler sur la rénovation de certains ouvrages et le classement d’autres ; elle fut sortie de son train-train habituel par l’arrivée de deux hommes qu’elle plutôt bien. L’un pur l’avoir rencontré par le biais de la Directrice, et l’autre au cours de missions. Karui et Kenshin. Tous deux travaillaient au complexe scientifique, mais la jeune femme n’avait aucune idée de ce qu’ils y faisaient exactement.

Elle avait beau connaître l’Ikeda très personnellement ; cette dernière ne lui avait jamais parlé de ce qu’elle faisait là-bas, en dehors de son travail de médecin. Enfin…

-Bonjour Karui, bonjour Ken… Elle fut interrompue sur sa lancée par la Nara, comme à chaque fois et ne s’offusqua donc pas de son manque de courtoisie. Les Nara n’avaient pas la réputation d’être les plus individus les plus polis de Kumo ; sûrement un trait découlant de leur intelligence réputée hors normes. Les Archives sécurisées. Ce n’était pas souvent qu’on venait les consultait, d’ailleurs les seules fois où on lui avait demandé d’être conduit à cette fameuse salle, c’était avant tout pour y entreposer des choses… Jamais personne ne revenait pour… y retrouver un document. Ainsi elle les avait conduits jusqu’à destination, à quelques mètres de là, dans le fin fond de « l’arrière-boutique ».

Tendant la main pour récupérer le sésame ; et glissa délicatement la carte dans la fente de l’appareil magnétique qui après qu’un voyant vert s’illumina déverrouilla l’accès. On put entendre les différents mécanismes de la porte s’activer dans de nombreux cliquetis métalliques ; en attendant ; le Nara avait expliqué au Metaru le fonctionnement de ces mystérieuses archives. Puis la porte se déverrouilla finalement, s’entre-ouvrant d’elle-même.

Akina la poussa et invita ses visiteurs à y pénétrer. La jeune femme à lunettes ne connaissait pas vraiment la teneur des documents qui dormaient ici, et sans dire qu’elle ne s’y était jamais intéressée ; elle ne s’était jamais permise d’ouvrir l’un des cartouches. De toute façon, elle n’avait accès à ce lieu que lorsqu’un responsable du complexe y venait… Néanmoins, sans connaître avec exactitude ce sur quoi portait chacun de ces documents ; elle savait tout de même que cela concernait… « la science ». La technologie, et d’autres choses sûrement plus ou moins secrètes.

Par contre ce qu’elle savait…

-Vous cherchez quelque chose en particulier ? Tout est classé par ordre chronologique ; des documents les plus anciens aux plus récents. Les plus anciens sont dans le fond.
Informa-t-elle rapidement en sachant pertinemment que le Nara le savait. Mais Kenshin lui… Serait peut-être ravi de l’apprendre ? Bon, je vous laisse chercher, quand vous avez terminé ; venez me chercher. Je serai juste à côté, avec… les livres… Dit-elle en replaçant ses lunettes rectangulaires sur son nez. Ne mettez pas de désordre ! Avait-elle repris.

Puis elle s’éclipsa, emportant la carte d'accès avec elle, laissant les deux scientifiques à la recherche de leur trésor.

-Tous les plans, tous les documents, et autres notes ou informations relatives aux projets de l’institut sont ici. C’est notre banque de données. Bien, ce doit être dans la rangée… cinq. Je regarde à droite, et toi à gauche. Dit-il en s’avançant dans l’étroite allée centrale bordée de larges étagères métalliques. Si les documents étaient triés par date ; celle-ci n’était pas clairement indiquée sur chacun des cartouches, ou des boîtes. Et malheureusement, le Nara ne se souvenait plus vraiment de l’étagère où il avait déposé ces fameux plans. En revanche… On cherche un cartouche bleu… Il y en a plusieurs, n'hésite pas à les ouvrir pour vérifier. Les "bleus" indiquent un "plan" de construction, un shéma de fabrication... Dit-il.

On pouvait penser que ce système de classement, les boites sans nom ni indication était assez archaïque, et loin d’être pratique, ce qui était vrai en partie ; mais il permettait surtout de faire perdre un temps considérable à d’éventuels intrus qui parviendraient à accéder à cette pièce, malgré tout.



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Lun 5 Nov 2018 - 3:46
Aussitôt après avoir frappé j’entends la voix du Directeur par intérim m’inviter à entrer.

« Bonjour Monsieur. Je viens en effet de recevoir la lettre de Madame Sazuka. Elle y mentionne un projet sur un moyen de communication sur lequel vous et votre équipe avait travaillé sous la direction d’un certain Aburame Shizen. Nous devons reprendre ce projet afin de le mener à bien avant son retour au village. »

L’homme se lève sans un mot puis m’invite à le suivre. Il semble avoir aussitôt compris de quel projet la Directrice parle dans sa lettre. Un moyen de communication d’un genre nouveau ? Vraisemblablement. Nous arpentons les couloirs jusqu’à l’entrée de l’institut afin d’en sortir. Là Monsieur Karui dit en effet savoir de quel projet parle notre supérieure. Lui-même avait reçu une lettre de sa part mentionnant qu’il devait attendre que je vienne le voir pour lui en parler. Nous nous dirigeons donc vers la bibliothèque où se trouvent les archives sécurisées du Suken. Jamais encore je ne suis allé les consultées, ne sachant même pas si j’en possède les droits. Je pensais tout naturellement qu’elles devaient se trouver dans les sous-sols de l’institut… La réalité est tout autre. Pourquoi les placer ainsi si loin de notre surveillance ? Cela peut s’avérer être un risque… mais également un avantage considérable. Quand on y réfléchit, éparpiller la connaissance à divers endroits rendrait encore plus difficile la tâche à un agent infiltré. Il lui faudrait aller consulter les archives et donc justifier ses déplacements ce qui serait certainement surveillé et augmenterait les risques de se faire prendre.

Arrivé au niveau de la Grande Bibliothèque nous retrouvons Suzuri Akina, que je salue aussitôt que Karui l’eut fait.

« Bonjour Madame Akina »

Le directeur par intérim lui indique aussitôt vouloir consulter les archives, lui coupant par la même occasion la parole, ce qui ne semble aucunement la vexé. La jeune femme, de ce que j’ai appris d’elle, ne se vexerait pas pour si peu… Et elle doit également savoir que Karui a tendance à s’emballer et ne pas laisser le temps à ses interlocuteurs de répondre. Elle nous invite à la suivre derrière le comptoir, pour ensuite passer la porte située entre deux étagères et s’enfoncer dans une seconde pièce où s’entassaient quelques vieux ouvrages abimés par le temps ainsi que du matériel, servant probablement à les restaurer. De cette salle nous atteignons un couloir donnant sur une imposante porte métallique, tel un coffre abritant un trésor. Une trésor caché au milieu de tous... Le meilleur moyen de le garder cacher. Le Nara, dont la fierté ne fait aucun doute, tend une carte à Akina dont elle se saisit aussitôt pour l’enfoncer dans l’encoche de l’appareil magnétique situé à gauche de la porte. Les cliquetis et mécanismes de la porte se font entendre pendant tout le processus de vérification. Après quelques secondes celle-ci se dérobe enfin, laissant apparaitre son butin tant gardé. Et quel butin : une salle remplit de cartons et de documents. Ici réside donc toutes les recherches abouties, en cours et annulées du Suken. Une véritable mine d’or.

Notre guide nous demande ce que nous cherchons, indiquant au passage l’agencement de la salle et de son contenu. Les plus anciens dossiers se trouvent dans le fond de la salle tandis que les plus récents se trouvent au début. Une seule question se pose donc : de quand date le projet dont parle la Directrice ? Notre guide nous laisse à nos recherches et s’en va rejoindre ses livres, la carte d’accès toujours en sa possession.
Peut-on ouvrir la porte de l’intérieur ?
Cette question n’a le temps de faire qu’un tour dans mon esprit que Karui m’explique qu’ici réside toute la banque de donnée de l’institut, comme je le pensais. Il indique la rangée dans laquelle doit se trouver le dossier et prend un côté, me laissant l’autre afin que nous cherchions ensemble et plus efficacement l’objet de notre présence. J’acquise sans un mot puis me dirige vers la gauche. Je tire une première boîte, puis une seconde. A ce rythme cela risque quand même de nous prendre plus d’une heure. Monsieur Karui parvient cependant à se souvenir que le dossier que nous recherchons possède un cartouche bleu. De quoi suffisamment réduire les recherches pour écouter le temps perdu ici. Il m’explique par la même occasion que le bleu indique les plans de constructions, un projet donc dont des schémas ont été conçus… puis abandonnés. Pour quelles raisons ? L’odeur du papier usé parvint enfin à mes narines, odeur qui me rappelle mes longues journées passées entre les murs de la Grande Bibliothèque à lire toute sorte d’œuvre. Une époque où j’avais encore la possibilité de prendre du temps pour moi. Elle me parait si lointaine maintenant ! Le temps passe si vite… Trop vite. On ne se rend compte de la valeur des choses que lorsqu’on les perd. Cela vaut également pour le temps.

Je continue à tirer des dossiers et des cartons, concentrant mes recherches sur les cartouches bleus qu’ils peuvent contenir. Après une vingtaine de minutes de recherches infructueuses, j’ouvre un cartouche qui semble contenir des plans d’un appareil portatif, permettant à deux personnes de communiquer à distance. Une idée révolutionnaire ! Tellement révolutionnaire qu’elle en paraît presque loufoque…

« Karui, je pense l’avoir trouvé. Est-ce cela le projet dont vous parlez ? »
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Mar 20 Nov 2018 - 1:28



Après de longues recherches dans les archives de la bibliothèque, à retourner des cartons et des dossiers pour certains particulièrement poussiéreux ; le Metaru rompit le silence qui s’était installé. Il semblait avoir trouvé quelque d’intéressant, qui correspondait, à priori, avec leur recherche. Karui jusque-là accroupi devant les classeurs au premier étage de l’étagère se releva et jeta un œil au plan que Kenshin tenait entre ses mains. Il soupira de soulagement et avec un sourire répondit à son collègue scientifique.

-C’est ce plan qu’on cherchait. Parfait. On l’avait mis de côté car nous n’arrivions pas à le faire fonctionner, tout au moins pas sans qu’il soit raccordé à une source d’énergie. Expliqua-t-il. Cela avait été le problème majeur qu’ils avaient rencontré lors de ce projet. Nous n’avons plus qu’à refaire un prototype, maintenant. Dit-il comme si cela allait être la tâche la plus simple de cette exhumation. Le précédent a été… malencontreusement détruit. Rigolait-il nerveusement. Enfin… Il remit en place tout ce qu’il avait déballé et rejoignit la sortie.

Aussitôt fait, l’intendante de la bibliothèque revint, leur demandant s’ils avaient trouvé ce qu’ils voulaient. Karui confirma avec un léger sourire et laissa la jeune femme refermer la salle des archives, derrière. Un nouveau cliquetis se fit entendre jusqu’à ce le silence reprenne sa place. Sans un mot, Akina regagna se ouvrages, faisant signe aux deux hommes ; leur indiquant la porte menant vers le hall du bâtiment. Elle n’avait pas tant de temps que cela à perdre, le livres ne pouvaient pas attendre…

Une fois dehors…

-On sait comment émettre un signal ; mais les dispositifs actuels sont très… dépendants de « l’énergie ». Sous entendu de l’électricité. Cette radio doit nous permettre de communiquer sans en être dépendant, grâce au chakra. Le seul problème… C’est que nous n’avons que peu de moyens de faire circuler du chakra dans un tel appareil. Je soupçonne donc la directrice d’avoir trouvé un moyen de combler ce manque. Continuait-il de parler alors que les deux Kumojin se dirigeaient vers le complexe scientifique afin de commencer leurs travaux.

Le Nara avait déjà travaillé sur ce projet, il en fut même l’un des instigateurs. Ré-assembler un prototype ne serait donc pas le plus difficile, en fait ; la partie la plus sensible allait être le calibrage de l’appareil, et tant que l’Ikeda ne serait pas revenue avec sa « pile », il serait simplement impossible de l’achever.

-Nous avons le plan, nous avons déjà tout ce qu'il faut pour le construire... Cela devrait aller assez vite.



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Lun 26 Nov 2018 - 0:44
Karui vient dans ma direction, sans un mot, puis arrivé à mon niveau saisit le dossier que je lui tends. L’expectative laisse place au soupir de soulagement. Enfin nous étions parvenus à trouver les plans tant désirés. Ce plan avait été mis de côté car l’équipe qui s’en chargeait à l’époque ne parvenait pas à le faire fonctionner. Plus précisément, ils ne parvenaient pas à le faire fonctionner sans le raccorder à l’électricité. Or, impossible de les transporter et de s’en servir pendant un long moment. Impossible donc de s’en servir en opération d’où l’abandon du projet. Notre rôle consistait maintenant à recréer un prototype, puisque le précédant fut détruit. Pourquoi ? Par peur qu’il tombe entre de mauvaises mains ? Il est tout aussi risquer de garder des plans que de garder le prototype complet. Il est même plus risqué de garder les plans puisqu’ils permettent de créer autant de prototypes que l’on veut, tandis qu’il faudrait analyser le prototype pour en tirer un plan efficace, au risque d’échouer plusieurs fois avant d’y arriver. Est-ce par manque de place ? Probablement pas. Mais après tout, la réponse à cette question importe peu. Les faits sont là et nous devons maintenant nous en accommoder. Un hochement de tête en guise de réponse et nous nous dirigeons vers la sortie, notre but atteint. Akina revient aussitôt, nous demandant si nous sommes parvenus à trouver ce que nous étions venus chercher, ce à quoi Karui répond par un léger sourire. Avare en mots de toute évidence mais cela suffit à la jeune femme qui referma la porte derrière nous puis nous indiqua la sortie et regagna ses ouvrages sans un mot. Tous ici sembles avares en mots, moi y compris.

Une fois à l’extérieur Karui détaille les raisons qui ont poussé à l’abandon du projet. Les dispositifs étant dépendant de l’électricité pour fonctionner, l’équipe de l’époque avait essayé de palier à cette dépendance en la faisant fonctionner grâce au chakra. Une idée révolutionnaire en effet, mais qui n’avait pu aboutir par l’impossibilité de faire circuler le chakra et de s’en servir comme une source d’énergie. La Directrice aurait-elle donc trouvé un moyen de combler ce manque comme il l’affirme ? Si cela s’avère vrai, cette découverte pourrait permettre de grandes choses. De très grandes choses mêmes. Créer des systèmes portatifs alimentés par le chakra de l’utilisateur… J’y vois un nombre infini de possibilité. La joie émane littéralement de mon chef d’équipe, joie toute compréhensible. Terminé ce projet et le faire fonctionner serait une découverte capitale. Son nom serait inscrit à jamais dans les annales du village et plus encore. Une découverte qui en alimenterait bien d’autres.

Le plan en notre possession, nous devons maintenant créer un nouveau prototype afin d’être prêt pour le retour de la Directrice. Nous continuons notre chemin jusqu’à parvenir à l’institut, dans lequel nous nous engageons jusqu’à parvenir à l’atelier. Là, Karui rassemble l’équipe et leur explique la situation. L’excitation fait l’unanimité, tous comprennent ce que ce projet peut représenter. Ainsi nous formons une table ronde avec au centre les plans étalés. Ci la structure de l’oreillette, là la membrane permettant de transformer l’onde sonore en signal. Un seul élément manquant : la source d’énergie. Nous pouvons tester tous les composants séparément, mais nous ne pourrons pas tester l’appareil avant le retour de la Directrice. Nous ne pouvons que nous fier pleinement au plan et croire en leur véracité. Pour Karui cela ne fait pas l’ombre d’un doute, mais le doute se lit sur les visages, léger, mais bel et bien présent. Je recule et me mets en retrait quelques secondes. Ce matériau pour m’être profitable pour mon idée d’armure adaptable à tous. Idée que je me dois encore développer tant elle n’est qu’au stade embryonnaire. Des voix se font entendre, des discussions naissent, arguant de la meilleure façon de procéder. Karui ne tarde pas à faire taire le brouhaha et décompose l’équipe en petit groupe, chacun chargé de créer un élément du plan. Qu’en sera-t-il pour moi ?
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Dim 30 Déc 2018 - 21:51
Vérifier les calculs. Il semblerait que ce soit la mission qui me soit désignée d’office, est-ce là le travail que l’on donne aux bleus ? Quoi qu’il en soit j’accepte sans rechigner et m’attelle à la tâche. Après tout, ce n’est pas une tâche qui me dérange, bien qu’en effet ce ne soit pas la plus passionnante. Je m’évertue donc à vérifier tous les calculs et les mesures du plan afin de vérifier qu’ils sont conformes à ce que l’on pourrait attendre d’eux. Un travail qui nécessite du temps, temps dont je ne dispose pas assez aujourd’hui, comme en témoigne l’heure qui tourne beaucoup trop vite.

La journée terminée, nous sommes congédiés pour la soirée et je profite donc de ce moment pour aller me balader en ville, afin de prendre un peu l’air ainsi qu’un bain de foule. A force de travailler sous terre, on apprécie bien vite de se mêler à l’agitation du monde du dessus, ainsi que d’y respirer l’air frais. Déjà plus d’une demi-heure s’est écoulée et je décide donc de passer chez père et mère afin de leur une visite surprise qui, je le sais, les raviront. Nos contacts se font plus ténus, tant mon travail absorbe tout mon temps. Je consacre le reste de ce même temps aux entrainements, aux missions et à la paperasse… De fait je n’ai que mon unique jour de repos pour leur rendre visite et cela fait déjà quelques fois que je loupe ce rendez-vous.

Arrivé chez eux, j’ai le plaisir de pouvoir saluer mon père, déjà présent à cette heure-ci… Quoi qu’en réalité c’est plutôt moi passe à une heure tardive. Le temps passe si vite. Je dîne chez eux puis rentre afin de me reposer. Demain, une longue journée m’attend.

Le lendemain, de retour au travail, je continue la tâche qui m’a été confié. Toutes mes vérifications vont dans le sens des plans, à l’exception d’un point qui me pose problème, point pour lequel j’ai besoin de l’avis de Karui.


« Dans le plan, il est indiqué qu’ils utilisent un certain type de condensateur et de résistance. Mais, sauf si je me trompe, ils me semblent qu’ils soient obsolètes. »

De nouvelles versions ont en effet été produites, plus fiables et précises. Cependant qui dit nouvelles versions dit également coût plus élevé. Nous disposons d’un certain budget qu’il convient de ne pas dépasser, ainsi peut-être Karui va-t’il décider de les conserver ?
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Mer 2 Jan 2019 - 4:29



-Obsolètes je ne sais pas... Reprit le Nara en observant à son tour les plans. Tant que nous n’avons pas toutes les informations, c’est assez difficile à dire. Maaaiiis… En effet, il y a plus performant que ça. Mais savoir si c’est nécessaire de remplacer la pièce… C’est autre chose. A moins que les anciens modèles ne soient plus disponibles.

Ce dont il doutait évidemment. Après tout, il suffisait de demander à la raffinerie et son unité de production d’en produire de nouveaux. Mais pour lui le problème était autre. Nous ne savons ce qui alimentera à terme ces radios. Ce que la directrice nous a donné d’informations est assez… vague.

Il se doutait que si la directrice s’était intéressé à ce projet sans être une experte dans le domaine, c’était pour une bonne raison. Il ne la connaissait pas suffisamment pour dire si elle était « bonne » ou « mauvaise », mais il savait néanmoins qu’elle était très rationnelle. Peut-être un peu trop parfois.

Et donc qu’il y avait forcément une bonne raison derrière cette demande. Un moyen de l’alimenter ? Un projet ? Ou alors… de la simple curiosité. L’esprit de cette femme, même pour lui qui était Nara, paraissait insondable et davantage encore par le biais d’une simple lettre… Enfin…

-Nous pouvons concevoir un modèle, faire en sorte qu’il soit doté des meilleurs composants… Mais pour la suite, il faudra certainement attendre le retour de la directrice ; on en saura sûrement plus à ce moment-là. En attendant… On a du travail, du coup.

Karui n’aimait pas trop travailler de cette façon, sans avoir toutes les cartes en main. Cela voulait dire qu’il y avait de fortes chances de devoir reprendre leur travail pour le corriger, l’améliorer, l’adapter et encore plus pour le « calibrer ». Ce genre de technologie demandait… beaucoup de patience, et des nerfs d’acier. Il espérait donc que Kenshin, Metaru d’origine, saurait résister.

Ce fut ainsi que commença le développement le « l’oreillette ninja Kumojin ».




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