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[Mission libre B] FII CAUSE TOUJOURS DES PROBLÈMES... (Wutu-Fuku / Saji)

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Sam 20 Oct 2018 - 20:26
かるときょうだん
カルト教団

Fii et sa secte causent des problèmes

L'ennui.

Quand il montre le bout de son nez, deux options se proposent alors à nous; se laisser emporter par son obscure rigidité ou alors se battre, trouver une occupation et se sortir de cette flegme légendaire qui se construit en nous. C'est tout naturellement, qu'en ces beaux jours d'hiver sur la branche d'un des arbres massif du parc Yuki, je voyage dans mes rêves depuis bientôt trois heures. Ma flegme légendaire a eu raison de moi une nouvelle fois, à la suite d'un repas bien copieux. Et qui dit repas, dit forcement sieste à suivre, c'est indéniable.

Le vent frais m'envoute et les chants des oiseaux me bercent, aujourd'hui, c'est branlette. Revenant tout juste de mission, j'entends bien me reposer un minimum avant de repartir au service du Mizukage. Rien, ni personne ne pourra me faire bouger de cet arbre. Personne.

« Yuki Kuzan. Le Mizukage te demande sur le champs ! »

Tel un ninja, c'est un membre des services rapprochés de Madame qui s'annonce alors à moi. Pas un bonjour, pas un s'il te plait, rien du tout. Comme d'habitude, leur tact m'est tellement agréable... Mais quelle ironie, alors que reviens tout juste de mission et me promet de ne pas me remettre au travail avant un certain temps, on me demande de repartir. Petite différence cette fois-ci, Watanabe Shiori, Mizukage, me demande dans l'immédiat à son bureau. C'est la chance de ma vie ! Cette femme blonde au yeux, possédant la poitrine la plus convoité du monde, enrichie par son titre, est la femme la plus influente du pays ! Elle, la magnifique Shiori !

« Mizukage !!!!!!!? »

Les yeux en coeur, je me dresse comme un pique sur la branche et en saute aussitôt, partant e furie vers le palais de notre charmante dirigeante, laissant derrière moi une trainée de fumée conséquente.

« Shiori chériiii, j'arrrriiiiiiiiiive ! »

Personne ne peut me sortir de mon ennui,à part une femme.
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Dim 21 Oct 2018 - 1:12
Presque une dizaine de minutes s'écoulent dans le couloir du Palais. Plusieurs ninjas de rangs différents sont placés en file indienne devant le bureau, attendant de se faire attribuer leur mission du jour. Parmi eux, un homme en shôzoku noir portant un katana à la ceinture. Il est silencieux, et apparemment non accompagné. Saji regarde autour de lui. Il est relativement soulagé de s’être levé plus tôt que d’habitude pour anticiper l’attente. Autrement, il aurait sûrement pris trop de temps pour recevoir la mission et aurait manqué le rendez-vous avec leur chef de mission, Wutu-Fuku-san. Il jette un coup d’œil dans son dos. Il peut voir au moins une dizaine de têtes à la suite, ce qui équivaut à au moins vingt minutes de plus.

Quelques minutes plus tard. A l’intérieur du bureau, la Mizukage n’est pas présente, par contre une personne est là pour le recevoir, et elle est apparemment chargée d’attribuer les missions à sa place. En voyant Saji, elle s’adresse à lui après l’avoir regardé de haut en bas, puis de bas en haut, comme intriguée par son uniforme.

« Bonjour, vous êtes là pour quelle mission ? »

Après un hochement de tête pour lui dire bonjour, le shinobi muet sort un carnet pour écrire un message qu’il tend à la dame.

Saji a écrit:
« Je suis là de la part de Kaguya Wutu-Fuku notre chef de mission pour une mission de rang B. Il a dû vous prévenir de mon arrivée. »

« Ah oui en effet, tenez. »

Elle lui tend un rouleau fermé par un sceau rouge dont il se saisit avant d’acquiescer de la tête en signe de remerciement. Il quitte les lieux sans tarder. Mais à peine sort-il du bureau qu’il peut entendre de gros pas résonner dans les couloirs. Quelqu’un semble particulièrement pressé de bon matin. Il aurait dû le deviner, il s’agit de Kuzan-san, son ami et coéquipier pour la mission du jour. Il se demande pourquoi il semble si excité de venir au bureau ? Peut-être que Wutu-Fuku-san lui a demandé de venir le rejoindre directement et qu’il est comme exalté par le sentiment du devoir à accomplir envers son village ? Du Kuzan tout craché. Après l’avoir salué de la main, Saji s’approche de lui pour lui expliquer la raison de sa venue ici.

Saji a écrit:
« Je vois que Wutu-Fuku-san t’a aussi demandé de venir ! La Mizukage est absente de son bureau. J’en reviens. Par contre quelqu’un était là pour me donner le parchemin de mission. »

Il tient dans sa main un rouleau scellé qu'il lui montre, mais ne l'ouvre pas.

Saji a écrit:
« Wutu-Fuku-san m’a chargé d’aller chercher le parchemin de bonne heure. Il doit être en train de nous attendre devant les portes. »

Il fait un signe de tête vers la sortie du palais. Ils reprennent la marche.

Saji a écrit:
« Je remplace ton coéquipier pour la mission d’aujourd’hui, on m’a dit qu’il était occupé par une mission consistant à attraper un chat. Ton sensei que j’ai rencontré au Grand Dojo et qui m’a aidé pour mon intégration au Clan des Sabreurs m’a proposé de vous rejoindre. Et j’ai accepté. J'espère que tu n'es pas trop déçu! »

Une fois à l'extérieur, ils se dirigent ensemble vers les grandes portes de Kiri. Ils s'y arrêtent. Leur chef de mission ne devrait pas tarder désormais. Saji attend que l'équipe soit au complet avant qu’ils ne commencent à lire le contenu de la mission.

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Dim 21 Oct 2018 - 15:09
Wutu-Fuku consulte les documents relatifs au village de Fii. Un lieu étrange peuplé uniquement d’aveugles. Cette caractéristique est semble-t-il présente depuis longtemps, car les bâtiments présentent d’évidents défauts, conséquences directes du handicap des charpentiers qui les ont conçus. En clair : c’est un piège permanent à ciel ouvert. Heureusement que Kaya et ce fameux Zhou ont pu rapporter des données précises à ce sujet. Même si ce contexte se prêterait déjà à une mission en temps normal, c’est une autre raison qui pousse Kiri à s’intéresser à cette petite communauté. En effet, un homme aurait instauré un culte sur place, basé sur les sacrifices humains. Le gouru de cette secte promettrait aux locaux la guérison de leur cécité. Ce dernier ne semble pas être aveugle d’ailleurs, et maîtrise assez le chakra pour que l’administration du village juge utile l’envoi sur place d’une équipe ninja. Si les habitants endoctrinés seront un obstacle, c’est bien cet homme qui est la cible de la mission. Le neutraliser. La fiche de mission ne précise rien de plus. Il peut donc être arrêté ou tuer. Si la première option sera celle privilégiée par le Kaguya, il n’aura peut-être pas l’occasion de la mettre en œuvre.

C’est donc l’équipe 7 qui a été mobilisée pour mettre un terme aux agissements de ce culte. Néanmoins, Ito est semble-t-il occupé avec une mission qui consiste à récupérer un chat qui s’est échappé. Mission typique pou genin débutant. Au moins ce dernier ne sera pas en danger. Il est incontestablement moins expérimenté que Kuzan. Son remplaçant du jour est Saji, le sabreur que le chûnin a rencontré quelques jours auparavant. Le Kaguya lui avait dit qu’il penserait à lui si une place se libérait dans ses rangs. C’est donc logiquement qu’il l’a convié, via une missive envoyée au dojo, puisque le sabreur n’a pas pensé à lui donner son adresse. Même si au final, le temps de présence d’un épéiste de la brume au dojo pourrait presque faire passer la structure pour son habitation.

Le rendez-vous est donné aux portes du village, où les deux genins attendent déjà.

-Bonjour Kuzan, Saji. Merci d’avoir fait le déplacement. Je suppose que vous avez déjà étudié le contexte de la mission qui est la notre aujourd’hui, mais je vais me permettre une rapide synthèse pour que tout soit clair.

Il fait une pause, se repassant dans la tête les informations relatives à la situation à Fii.

-Fii est un village particulier puisqu’il n’est peuplé que d’aveugles. Mis à part un homme : le gourou d’une secte pratiquant le sacrifice humain. C’est notre cible. Mais ce n’est pas la seule menace. Outre la population complètement acquise à ce culte mortel, le village est une succession de pièges, puisque construit par des personnes qui ne voient pas ce qu’ils font. Ne considérez pas un toit comme une structure stable, par exemple.

Plus que jamais, il faudra être vigilant par rapport à son environnement. Ils n’ont aucun contact sur place, que des ennemis.

-Les locaux ne nous laisseront certainement pas arrêter leur chef sans rien faire. Ils sont aveugles, mais pas infirmes. Ils restent une menace très importante pour nous. De plus, grâce à leurs autres sens surdéveloppés, infiltrer le village risque de s’avérer très compliqué. De même que la collecte d’information au sujet de ce culte. Nous devrons agir vite et exfiltrer le gourou pour le ramener à Kiri, pour qu’il réponde de ses actes.

Le chûnin regarde tour à tour chaque genin, prenant un air plus sombre.

-Les villageois sont des victimes dans l’histoire, mais seront hostiles. Vous avez le droit de vous défendre bien sûr. Je vous demanderais juste d’éviter de tuer si vous le pouvez.

Le voyage jusqu’à Fii dure deux jours, aussi ne faut-il pas tarder à se mettre en route.
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Dim 21 Oct 2018 - 17:13
Le brouhaha de mes pas résonnent dans la ville et la fumée me suit jusqu'au palais de la capitale. Shiori-chan me mission et me demande personnellement dans son bureau, s'est-elle fait une raison et reconnait-elle enfin son amour pour moi ?

« J'arriiiive Shiori chériiie ! »

En trombe dans les escaliers puis dans les couloirs du dôme de notre Mizukage adorée, je me rue jusqu'à son bureau afin de prendre possession de la mission qui m'attends. Mais avant même que je puisse atteindre la pièce où ma reine se trouve, je croise la route d'un des mes nombreux amis; Nobuatsu Saji. Celui avec qui j'ai pu m'entrainer maintes et maintes fois, avec qui j'ai pu partir à la chasse au doudou et avec qui je sors dans les bars la nuit pour qu'il soit à deux doigts de finir la soirée avec un transsexuel, apparait devant, un rouleau de mission à la main.

Surpris, je le salut, un sourire aux lèvres avant qu'il ne me tende son carnet sur lequel il m'indique qu'il sera pour cette mission, mon compagnon d'arme en plus de Wutu-Fuku senpaï. Malgré l'absence d'Ito pour cette missive, la présence de Saji me réconforte tant bien son assiduité en mission est irréprochable. Mais alors je mon regard ne juge que par la présence de Saji et ce rouleau, j'observe sur la note qu'il me tend, la non présence de Shiori au temple.

Ô Rage, ô désespoir, mon flux sanguin s'agite, mon visage rougit de haine et mon cri de désolation déferle dans le bâtiment, résonnant aux quatre coins du village. Les bras ballants, les yeux pleurant toutes les larmes de mon corps, je descends alors les escaliers du palais en direction de la porte principale en compagnie de mon nouveau partenaire.

Mais mon malheur doit disparaitre au plus vite, lorsque j'aperçois Wutu-Fuku sensei. Saji me tapote légèrement l'épaule, comme preuve de réconfort avant que le chef ne nous salut et commence par le descriptif de mission. Ce qui nous est donc demandé, c'est de retrouver le chef d'une secte profitant de la naïveté de son soit disant peuple d'aveugle (au propre comme au figurer) afin de les sacrifier pour une cause encore inconnu. Le village entier est instable, même la moindre parcelle peut être soit disant un piège. Le bonus, c'est qu'il ne faut pas tuer si nécessaire. Une demande faite pour moi au dirait.

Une mission pleine de danger, un fou à capturer et une équipe de choc au rendez-vous ?

« Alors ... Qu'est-ce qu'on attend ?! »

Je m'envole alors à travers les plaines de Mizu en direction du village de Fii, prêt à rendre justice. Le poing serrer, une haine nait à l'intérieur de moi, à l'égard de ce bourreau profitant de la faiblesse des autres.

***

Après de nombreuses heures de route, nous nous arrêtons au sein d'un village afin d'effectuer une première pause. Peut-être est-ce l'occasion de récolter quelques indices à propos de Fii ? Malgré la distance qu'il nous reste à parcourir, les rumeurs peuvent parfois traverser les frontières. On ne sait jamais.
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Dim 21 Oct 2018 - 19:10
Sur la cime des arbres bordant leur chemin, une fine pellicule de neige commence à se déposer, rappelant les trois voyageurs que l’hiver est arrivé dans le Pays de l’Eau. La tête levée vers le ciel pour voir les mini flocons de neige commencer à flotter dans l’air et s’évanouir au sol, Saji est relativement bien couvert grâce à son shôzoku noir en cuir mais il ne peut pas en dire autant pour leur chef de mission en kimono. Quant à Kuzan le froid ne l’affecte en rien, comme il a pu s’en rendre compte en le voyant venir à maintes reprises à leurs entraînements en manches courtes quand la température était au plus bas. Il se frotte les mains pour se réchauffer. Espérons qu’il ne neige pas davantage dans les jours qui suivent, cela pourrait perturber leurs plans pour arriver au village le plus tôt possible. Alors qu’ils marchent et se rapprochent d’un village après quelques heures de routes, il explore les environs du regard. Blotti au creux d’une vallée gelée, le village semble à première vue très calme. De longues tresses de fumées s’échappent des chaumières aux toits de paille. Quelques villageois circulent ici et là se livrant à leurs activité quotidiennes : des éleveurs avec leur petit troupeau de bœufs, des commerçants traversent l’allée sur leur grand chariot de marchandises, des petits enfants jouent devant la porte des maisons sous l’œil vigilant de leur parents… Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Il s’agit de leur premier arrêt de la journée qui touche bientôt à sa fin. Le chef du village, le « shoya » est apparemment chez lui mais trop occupé pour pouvoir accueillir les trois shinobis de Kiri, et étant donné qu’ils ont besoin de trouver refuge pour la nuit, et compte tenu du fait qu’ils n’ont pas beaucoup de provisions sur eux, ils sont obligés de s’arrêter pour se réapprovisionner avant de poursuivre leur voyage. Après tout, une longue journée de marche les attend encore demain avant d’arriver à destination. Ils décident de se rendre vers l’auberge la plus proche. La pancarte annonce le nom du ryokan : « Le Bœuf Bouilli », un drôle de nom, sûrement lié au plat local et à l’humidité ambiante. Le hall d’entrée est large et tout est disposé de façon traditionnelle, à la façon d’un ryokan. Quelques clients sont assis sur des coussins disposés au sol tout autour des tables basses sur lesquelles ils mangent des plats divers. Les chambres sont aussi traditionnelles : elles comportent un tatami, un couchage futon au sol, et sont séparées les unes des autres par des shoji, des portes coulissantes en bambou.
En les voyant approcher, l’aubergiste se tenant au comptoir les salue et leur fait signe d’approcher avec un large sourire.

« Bonjour messieurs ! … »

Son regard se tourne vers Saji habillé avec sa tenue typique de ninja qui ne fait aucun doute.

« … laissez-moi deviner, vous êtes des shinobis de Kiri ! Un plaisir d’accueillir des voisins ! J’espère que la route n’a pas été trop longue, vos jambes doivent être toutes engourdies ! »

Il fait signe à une jeune assistante, probablement sa fille, de leur préparer une table au sol où se poser. Saji reste en compagnie de ses compagnons de voyage afin d’écouter l’ensemble de la conversation : le temps qu’ils arrangent la table, la réservation des chambres et posent les questions éventuelles. Il reste à l’écart pendant qu’ils parlent, tout en promenant son regard tout autour de lui.

Sans dire un mot, il se retourne vers leur table et attend la suite des consignes.

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Dim 21 Oct 2018 - 21:34
La durée du voyage impose au trio une halte à mi-chemin. Heureusement, les villages ne manquent pas sur la route, et c’est au niveau d’un petit village niché dans une vallée que les shinobis s’arrêtent, alors que le soleil commence déjà à descendre. Caractéristique de l’hiver, comme l’est la fine couche de neige qui a pu s’installer ça et là. Rien de bien méchant pour un Kirijin, et encore moins pour un Yuki. On ne peut pas en dire autant de Saji, qui est paradoxalement le ninja le plus habillé du trio. Le climat doit être bien différent au Pays de la Foudre, car le sabreur montre des signes d’inconfort liés au froid, au point de se frotter les mains pour se réchauffer.

Un modeste attroupement de quelques maisons, mais ce sera largement suffisant. Les gamins chuchotent, des étoiles dans les yeux, en voyant les trois shinobis marcher dans les rues du village, en direction d’une auberge. En raison de la taille du hameau, il est probable qu’il s’agisse du seul établissement de ce genre, ou pas loin. En raison du rôle qu’ont eu les ninjas dans la pacification de l’île, les civils ont plutôt une bonne opinion de Kiri. Comme en témoigne le ton très cordial sur lequel les ninjas sont accueillis par l’aubergiste.

Le choc thermique une fois la porte passée est assez violent : un feu crépite dans une cheminée au fond de la grande pièce. Voilà qui devrait plaire au pauvre Saji. Quelques clients déjà sur place se retournent pour détailler les nouveaux arrivants, avant de retourner à leurs occupations. Wutu-Fuku s’avance vers le comptoir. En sa qualité de chef d’équipe, c’est à lui de gérer ce genre de choses. Il échange avec le local quelques politesses et banalités.

-Vous avez l’œil. Nous marchons effectivement depuis le matin. Mais vous savez, il en faut plus pour nous fatiguer.

Il faudrait vraiment avoir un shuriken planté dans l’œil pour ne pas reconnaître des shinobis, de toute manière. Le tavernier, content de voir qu’il n’a pas affaire à des rustres, mobilise une de ses employées qui guide le trio vers une table libre. Une fois cette dernière préparée, les trois kirijins prennent place, tandis que la jeune fille prend les commandes et réserve les chambres pour la nuit. La commande de Saji ne pose aucun problème puisque ce dernier n’a pas oublié son petit carnet. Après une petite attente, c’est l’aubergiste en personne qui vient apporter les plats aux trois hommes. Kuzan a l’air le plus enjoué du trio devant son plat, tandis que Wutu-Fuku, perdu dans ses pensées, se demande s’il verra Saji retirer sa tenue intégrale.

Le tavernier, trop heureux de voir un peu de mouvement dans son village loin de tout, ne peut résister à l’envie de questionner les kirijins sur la raison de leur présence ici. Questions auxquelles le chûnin décide de répondre sans trop rentrer dans les détails.

-Nous sommes de passage, nous allons vers l’est.

-Ah ? Faites gaffe si vous ne passez pas loin de Fii, on raconte des trucs étranges sur ce village…

Wutu-Fuku hausse les sourcils. Il était resté vague au début, confidentialité oblige, mais si cet homme a des informations à leur donner, il peut en révéler un peu plus.

-C’est effectivement vers Fii que nous allons.

-C’est vrai ? Bon je ne me fais pas trop de soucis pour de braves shinobis comme vous l’êtes… Mais faites quand même attention, hein. Mon beau-frère est livreur de choux et il passait parfois déposer des commandes à Fii. Un bon marché, comme ils ne voient rien ils n’ont pas une agriculture très productive. Le seul truc qu’ils arrivent à faire pousser de manière régulière c’est une sorte de betterave amère avec laquelle ils font une boisson… Bref. Il n’y va plus parce que selon lui l’ambiance a changé ces derniers temps. Elle est devenue très oppressante et des clients qu’il avait l’habitude de livrer aux alentours de Fii ont mystérieusement disparus…

-Je vois… nous serons prudents. Merci.

Le tavernier retourne à ses occupations, tandis que Wutu-Fuku s’adresse à son équipe, à voix basse.

-Ils commencent visiblement à faire des rafles autour de Fii pour leur culte. C’est une information qui change notre plan… ça veut dire que malgré la cécité, ils arrivent quand même à kidnapper des gens à l’extérieur de leur village… Nous devons agir au plus vite. Nous partirons demain aux premières lueurs du jour. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser cette secte faire plus de victimes.
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Lun 22 Oct 2018 - 0:19
Dans les terres du pays, nous entrons au sein du village pour notre pause journalière. Déjà une grosse journée de marche et j'ai l'impression que mes pieds vont explosé. Le choix de garder mes tongs sans passer par la case changement à la maison est entrain de me trahir, mes orteils sont en feux. Mes plaintes et ma mauvaise foie sont heureusement entendue par le ciel, faisant flotter ces si beaux cristaux glacé que l'on appelle neige. Bientôt je pourrais plonger mes petits petons dans une mer de flocon frigorifier, c'est ce que j'appelle un panard total.

Nous entrons donc dans une auberge afin de trouver un lieu où dormir cette nuit, troquant le froid hivernale extérieur contre la chaleur accueillante d'une cheminée intérieur. Les braises crépitent et animent les conversations des quelques clients se trouvant sur les nombreuses tables du bâtiment. Saluant le maitre des lieux, il nous fait signe de nous installer, nous excusant pour l'attente, tout en nous montrant sa connaissance du monde en nous identifiant directement comme shinobi du village de la brume. Pas trop difficile étant donner que l'on porte nos bandeaux ninja; mission officielle oblige.

Tandis que Wutu-Fuku sensei affirme qu'il nous en faut plus pour être fatigué, dans son dos, assis sur l'un des bans, j'attrape mes pieds et souffle dessus espérant que la douleur que j'endure depuis plus de cinq heures s'estompe. Malheureusement, toute tentative tombe à l'eau.

Le tavernier en vient à mentionner le village de Fii nous demandant de ne pas trop l'approche comme nous nous rendons à l'Est. Seulement comme c'est l'objectif de notre voyage, le vieux se m'est à nous parler de son frère, de betterave et d'aveugle, après nous avoir servit la boustifaille. Mais j'entrave que dalle, étant trop affamé par notre voyage, j'engloutit les plats de secondes zones que la serveuse s'empresse de me servir à toute allure.

Mais en pleine orgie culinaire, le Senpaï se retourne alors vers nous et se met à chuchoter, comme si les responsables du complot se trouvaient eux aussi au sein de la taverne. Le Marabout en chef de Fii semble passer à la vitesse supérieur quant à l'ambiance qui semble y régner et que malgré le handicap de ses habitants, ils arrivent à kidnapper leurs victimes. Le problème est donc de plus grande ampleur. Si même les non-voyants arrivent à enlever des personnes, cela devient contraignant. Le plan change donc, nous obligeant à partir le plus tôt demain matin.

C'est alors que je termine ma bouchée, me penche vers notre chef d'équipe à Saji et moi, et me met alors à chuchoter à mon tour.

« Mais ... Wutu-Fuku senpaï ... j'ai beau avoir quarante deux ans, je n'ai encore jamais connu de personne aveugle capable de kidnapper ou de voler quoi que ce soit. Certes leurs autres sens se développent plus lorsque l'un d'eux est absent mais quand même. Est-ce qu'on a affaire à tout un tas de ninja sensoriel ultra performant pour pouvoir se mouvoir et faire ce qu'ils veulent comme s'ils voyaient naturellement ? Comment peuvent-ils faire ? »

Cette histoire soulève encore beaucoup d'interrogations et mon petit doigt me dit que ce n'est pas prêt de se terminer ...
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Lun 22 Oct 2018 - 1:22
Telle une ombre suivant Wutu-Fuku et Kuzan, le sabreur muet se fait silencieux mais tend l’oreille afin d’écouter leur chef d’équipe qui leur donne pour consigne d’être prudent à l’approche du village des aveugles. Des kidnappings ont eu lieu non loin de là, et naturellement les suspects sont les habitants de Fii qui sont d’après source sûre sous l’influence d’un chef de culte. Celui-ci les inciterait à opérer des sacrifices humains pour on-ne-sait-quelle logique conforme à leur paradigme religieux. Ils n’ont pas besoin d’en savoir plus sur leurs motivations, seulement qu’ils sont dangereux et ont déjà commis des crimes qui pourraient se répéter s’ils ne font rien… et vite. Tandis que Kuzan se remplit le gosier avec les plats qui leur sont gracieusement offerts par leur chef de mission, Saji mange avec davantage de cérémonie. Il commence par retrousser la partie inférieure de son masque en tissu noir, laissant apparaître sa bouche, puis se saisit de sa paire de baguettes sur la table devant lui. Enfin, il mange. Le reste de la soirée se déroule normalement, la conversation entre Wutu-Fuku et Kuzan se poursuit, et le muet continue d’écouter attentivement comme à son habitude. Il est d'accord avec les propos de son ami. Il semblerait en effet que ces individus à Fii ne soient pas des aveugles comme les autres.

Comme le suggère Kuzan, ils seraient dotés d’une perception auditive hors norme qu’il leur permettrait de compenser leur déficience visuelle. Curieux et en même temps familier. Car dans sa condition de muet, il reconnaît que son manque de voix lui a permis d’être davantage en retrait et d’écouter son environnement avant de parler. La parole discordante risque de troubler la mélodie que la nature nous offre. La parole est parfois ce bruit parasite qui trouble le flux de l’idée que quelqu’un cherche à nous transmettre. La parole source de l’échange devient paradoxalement la parole causant le chaos babélien. Si bien que le manque de parole peut être considéré comme un don, un cadeau des cieux qui lui a permis de développer des compétences d’un autre niveau, un stade supérieur d’éveil des sens. Peut-être que ces gens du village ont trouvé une philosophie qui les a conduit à cet état d’éveil sensoriel supérieur leur donnant la capacité de dépasser leur condition d’handicap, faisant de leur déficience un atout. Plongé dans ses pensées, Saji revient à la réalité et se remet à manger tandis que ses camarades conversent.

Les ventres sont rassasiés et tout le monde se rend dans sa chambre, Saji un peu plus tôt que les deux autres. Il incline sa tête en direction de Wutu-Fuku pour le remercier pour le repas chaud. Il se lève pour partir en direction de sa chambre. Alors qu’il s’apprête à quitter le grand hall, ses deux compagnons de voyage le regardent comme pour lui demander s’il n’a déjà plus faim. Il se contente de leur répondre d’un simple signe amical de la main pour leur souhaiter bonne nuit, après n’avoir dit mot de la soirée. Car il considère que tout a été dit par Kuzan et Wutu-Fuku, et qu’il n’a en réalité rien à rajouter. Il s’allonge sur son futon, garde son katana près de son torse tel un doudou et ferme enfin les yeux pour accueillir la nuit. Le noir absolu pendant quelques heures, puis une brève vision de Ran, sa voix douce et féminine... qui se déforme et prend progressivement une voix d'homme, interrompant son doux repos au milieu de la nuit. Il est en sueurs. Pitié, pas ce cauchemar, pas encore. Il se rendort.

Heureusement, le reste de la nuit se déroule sans soucis, et il se réveille au chant des oiseaux. Même s’il n’a pas l’habitude de dormir dans des lits traditionnels, il doit reconnaître que le confort de sa chambre est telle qu’il n’a pas senti la différence entre dormir sur un lit au-dessus du sol et le futon. Sans se presser, il est le premier à entrer dans le grand hall et à s’asseoir à une table déjà dressée pour manger son petit-déjeuner préparé par la serveuse. Saji hoche de la tête pour la remercier. II finit son repas à moitié et reste assis en tailleur avec son katana sur les jambes, attendant que Wutu-Fuku et Kuzan arrivent à leur tour. Cela fait quelques minutes que le sabreur muet est déjà prêt à partir. Il faut avouer qu’il s’est levé très tôt, peu de temps après l’aube. Il n’attend désormais que les consignes de mission du chef d’équipe pour entamer cette seconde journée de voyage vers l’Est.

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Lun 22 Oct 2018 - 23:15
La capacité d’aveugles à être assez autonomes pour enlever des civils pose évidemment certaines questions. Il y a fort à parier que le fameux gourou de ce culte n’y soit pas pour rien. Les documents que le chûnin a pu se procurer font bien état d’une utilisation du chakra de la part de l’homme au centre de cette sombre affaire. Le temps a passé, peut-être a-t-il eu l’occasion de former des habitants à l’utilisation du chakra dans un but de détection ? Rien n’est sûr pour l’instant, si ce n’est le fait qu’ils sont bien plus autonomes que prévu. Cela veut également dire que la résistance qu’ils rencontreront de la part des civils n’est pas à négliger. Ils pourraient avoir affaire à des combattants formés à utiliser des techniques ninjas. Ce sujet turlupine également Kuzan, qui aborde le sujet des miettes tout autour de la bouche.

-Les éléments dont nous disposons actuellement peuvent nous permettre d’arriver à cette conclusion, oui. Dans le rapport du fameux Momonga Zhou, il est précisé que le gourou est capable d’utiliser le chakra pour décupler sa force physique. Ce n’est pas sa seule capacité car il est également capable de ‘dessécher’ les corps qu’il saisit. Il n’est donc pas impossible qu’il ait formé un groupe d’habitants aux techniques de détections basiques, du moins assez pour leur permettre de se déplacer sans trop de problèmes. Vu le danger qu’il représente, je suggère une neutralisation très rapide de cet homme. Nous verrons le plan plus en détail demain, il est tard et vous avez bien mérité votre repos.

Comme il est prévu de se lever assez tôt, il faut également ne pas trop tarder pour aller dormir. Saji est le premier à quitter la table. Au moins, Wutu-Fuku a pu voir qu’il y a bien quelqu’un sous ce costume. Le Kaguya suit peu de temps après, souhaitant une bonne nuit à Kuzan. Il gagne sa chambre, sobre mais suffisant pour la nuit.

La nuit porte conseil, et permet au chûnin d’envisager les scénarios possibles du lendemain. Il est probable que le gourou ne se laisse pas capturer gentiment. S’il est capable de tuer au contact, il est hors de question de risquer la vie des deux genins qui l’accompagnent. Tant pis, il se donnera à fond dès que l’homme sera localisé. C’est le cerveau fumant qu’il finit par trouver le sommeil.

Lorsqu’il descend dans la grande salle le lendemain matin, il peut voir que Saji est déjà en train de prendre son petit déjeuner. Après les salutations d’usages, Wutu-Fuku l’imite, attendant Kuzan, qui ne devrait pas être très long vu qu’il est question de nourriture, et expose son plan une fois que le trio est réuni.

-J’espère que vous avez pu bien vous reposer. J’ai réfléchi hier soir à la manière dont nous devrions aborder cette mission. Il nous reste un jour de voyage jusqu’à Fii et comme nous sommes en hiver, nous arriverons de nuit au village. L’obscurité nous gênerait nous mais pas des aveugles, nous ne pouvons donc pas nous permettre d’agir avant le lever du soleil. En raison de leurs capacités sensorielles, nous serons rapidement repérés de toute manière, à moins que l’un de vous ne m’ait caché des capacités de dissimulation. Je suggère donc que nous temporisions le voyage, ce qui nous permettra d’arriver à Fii de jour et d’économiser nos forces. Vous avez des suggestions ?

Toute idée est bonne à prendre.
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Mar 23 Oct 2018 - 0:22
Des piles d'assiettes comment à s'empiler devant une fois mon monologue terminé, je continue de m'empiffrer de brochettes, de crêpes ainsi que de d'autres victuailles plus bonnes les unes que les autres. Un festin comme il n'en ai pas permis. Et alors que je me goinfre à gorge déployer, Wutu-Fuku senpaï va dans mon sens en confirmant la possibilité de ninja sensoriel très bien entraîner. Il confirme aussi l'immense puissance du bourreau, qui, si nous ne sommes pas un minimum méticuleux, pourrait nous faire commettre une seule erreur pouvant nous être fatale. Sa neutralisation est donc capitale et ce, le plus vite possible avant que d'autres personnes ne soient victimes de sa folie.

Saji se lève alors de table, nous saluant par la même occasion alors que le sentie le suit quelques minutes plus tard. A mon tour, je termine mon repas si copieux et me précipite dans ma chambre ,après avoir payé une bouteille de saké et quelques friandises au maître des lieux. S'endormir sans un petit saké et une boite de bonne perle de coco c'est malheureux.

Une fois au sein de la piaule, je déverse la liqueur dans un verre typique en bois pour ce genre de boisson et me le verse directement dans le gosier. Je m'allonge alors sur mon futon, l'esprit embrumer par l'alcool, je déguste quelques uns de ces mochi sucrés avant de tomber dans les bras de Morphée, le ventre remplit à son plein potentiel, du sucre plein les lèvres.

Cette nuit, les femmes seront dans tous mes rêves. Quant à la mission, je la laisse au monde réel.

Le lendemain matin, alors qu'une partie de carte endiablé accompagné de tout un tas de femme me laisse sur un petit nuage, une odeur de petit déjeuner vient s'immiscer dans mes narines, me sortant de ce doux rêves pour une bien meilleure réalité. Sautant alors dans mon short, enfilant mon teeshirt et ma polaire par dessus, je chausse mes tongs et déferle à tout allure les escaliers de l'auberge arrivant par magie à la table de notre équipe. Une fourchette dans une main, un couteau dans l'autre, mon ventre cri famine et les regards de mes coéquipiers s'écarquillent. Est-ce de ma faute si mon métabolisme est extrêmement rapide ? Je ne pense pas, c'est plus une question d'hérédité. Enfin, je crois ...

Mais le petit déjeuner reste cours, le soleil est déjà levé et il nous reste une longue route à parcourir. Avant de partir, Wutu-Fuku senpaï nous conseille de temporiser notre marche afin de faire une nouvelle pause à la tomber de la nuit pour arriver sur Fii au petit matin. Le danger de ninja sensoriel durant la nuit étant bien trop grand au vue des dernières hypothèse, aucuns d'entre nous ne contredit le chef d'équipe, tous deux acquiescent en sa faveur.

Nous partons donc de l'auberge, la neige ayant recouvert les plaines du pays pendant la nuit en partance pour l'Est. Remplissant mes poches de délicieuses gaufres chaudes, je suis le dernier à partir, les pieds dans la poudre de blanche.
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Mar 23 Oct 2018 - 17:36
Sur les mots de leur chef de mission, ils acquiescent sans poser davantage de question. Ils sont d’accord sur le principe, ils verront en cours de chemin s’ils peuvent trouver un autre hameau qui pourrait les accueillir pour la nuit. Ou alors ils devront camper à la bonne étoile, ce qui serait une très mauvaise idée étant donné les conditions météorologiques. Cela ne poserait sûrement aucun problème pour Kuzan, mais Saji n’est pas très acclimaté au pays de l’Eau, encore moins en hiver. Le paysage commence à se changer sous leurs yeux tandis qu’ils voyagent, le sol scintille alors que les flocons fondent au sol et reflètent les rayons de soleil du matin. Une douce brise glacée souffle sur leurs visages encore réchauffés par le confort de l’auberge, elle fait aussi danser les feuillages des arbres qui bordent leur route. Ils entament leur marche en direction de l’Est.

Le trio marche en silence jusqu’au milieu de la journée sans rencontrer d’obstacle. L’estomac de Kuzan commence déjà à gargouiller sous l’effet de la faim, ce qui sert aussi d’alarme pour annoncer que cela fait depuis environ quatre heures qu’ils marchent après avoir quitté le village. L’appétit de son ami hippie est incroyable bien calibré. Saji se frotte les mains pour se réchauffer, la chaleur du foyer le manque déjà. La neige commence à tomber avec davantage d’intensité, au grand dam du ninja originaire du Pays de la Foudre, bientôt ce qui était un shôzoku noir devient un shôzoku noir à pois blancs. Pour autant, il résiste et ne se laisse pas impressionner. Il marche et essaie tant bien que mal de ne pas montrer de signe de faiblesse devant le reste de l’équipe. Il pourra probablement tenir jusqu’au soir, mais pas plus.
Pour la première fois depuis quelques heures, notre groupe de shinobis rencontre un vieil homme sur la route, cheveux gris et barbu, avec un bandeau autour des yeux et un grand manteau qui le couvre. Le dos courbé, il marche tout en s’appuyant sur sa canne en bois. Le vieil aveugle s’arrête déjà alors qu’il est encore à une certaine distance du trio, tourne légèrement sa tête comme pour tendre l’oreille. Aussitôt, les trois shinobis de Kiri s’arrêtent aussi, surpris par ce comportement inattendu. Pourquoi a-t-il soudainement stoppé sa marche ? Après un long moment de silence et d’immobilité, l’inconnu décide d’ouvrir la conversation.

« Vous ! Je sais que vous êtes là. Que voulez-vous de moi ? »

Un moment de silence. Wutu-Fuku, Kuzan et Saji s'échangent des regards.

« D’accord, vous voulez qu’on joue à ce petit jeu encore longtemps ? Moi j’ai toute la journée vous savez. »

Le chef d’équipe se décide à prendre la parole. Ce à quoi l’aveugle répond.

« Moi, je ne suis qu’un humble habitant du village de Fii. Enfin… j’étais. J’en suis parti après que mon fils ait rejoint leur culte. Drôle de religion moi je vous dis. J’ai eu un mauvais pressentiment quand j’ai commencé à entendre mon fils me déballer ses sornettes. Je ne pouvais plus rester. Je ne suis pas arrivé à le convaincre de changer. Quelque chose de pas net est en train de se passer… Et le vieil homme que je suis a connu suffisamment de drames dans sa vie pour vivre de nouvelles péripéties. Je vais me réfugier dans le village d’à côté en attendant que les choses se tassent et que mon fils retrouve la raison. »

C’est une opportunité pour eux d’en savoir plus sur le village qu’ils s’apprêtent à infiltrer. Il y a peu de chances qu’il soit encore de leur côté étant donné qu’il vient de les déserter et qu’il dit avoir perdu son fils à cause d’eux. Mais sait-on jamais…

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Mar 23 Oct 2018 - 22:46
Les deux genins ne se bousculent pas pour faire d’éventuelles suggestions. Kuzan est trop occupé à avoir de la nourriture en bouche pour formuler la moindre parole compréhensible et Saji est fidèle à ses habitudes. Sans plus de procès, le trio lève l’ancre. Le chûnin va régler la note (plus élevée que prévue, la présence du Yuki n’y est pas étrangère), heureusement que c’est le village qui paie, puisque c’est un déplacement de mission. Quand les kirijins quittent l’auberge, ils subissent un bon choc thermique des familles : le mercure n’est pas monté. Pire, les flocons ont l’air plus gros que la veille. L’obstacle météorologique se renforce au fil du voyage, permettant à la neige de tenir. La visibilité est moins bonne et la marche, si elle n’est pas encore si difficile, peut rapidement devenir plus complexe si les conditions climatiques continuent ainsi, surtout avec Saji qui n’est pas encore habitué au temps de Mizu.

Continuant vers l’est, la semi équipe 7 progresse dans cette zone reculée de l’île centrale, ne croisant que quelques animaux sauvages aux portes de l’hibernation. Ce n’est que quelques heures plus tard que le trio croise un autre voyageur. Un vieil homme en apparence inoffensif, qui marche difficilement avec une canne pour soutenir sa démarche courbée. Mais il faut rester prudent, surtout que l’homme présente les caractéristiques d’un habitant de Fii, à savoir un bandeau sur les yeux, permettant raisonnablement de penser qu’il est aveugle. Cela se confirme rapidement, puisque le vieillard, après s’être arrêté à bonne distance des shinobis, brise le silence, précisant qu’il sait qu’il n’est pas seul. Un aperçu des capacités de détection des aveugles, surtout que celui-ci n’a pas l’air d’être formé aux arts ninjas.

-Nous sommes des voyageurs venant de l’ouest. N’ayez crainte vénérable, nous n’avons aucune intention hostile à votre encontre.

L’homme, visiblement rassuré d’entendre une réponse, commence à déballer sa vie. Il vient effectivement de Fii, mais prétend avoir quitté le village après que leur fils ait rejoint le fameux culte. Il souhaite trouver refuge dans le village voisin. Un bon lieu pour passer la nuit, à priori. Wutu-Fuku n’exclue néanmoins pas la possibilité que cet homme soit une sorte de rabatteur ayant pour rôle de ferrer des voyageurs imprudents vers des embuscades. Le chûnin regarde tour à tour les deux genins, profitant de l’absence de vision du vieil homme, afin de leur adresser un signe leur demandant d’être prudent. Puis il prend la parole à nouveau.

-Nous cherchons un endroit où passer la nuit. Peut-être pouvons-nous voyager ensemble ?

Le vieux ne réfléchit pas longtemps à la proposition, il est trop content de voyager avec une escorte. Même si l’archipel est pacifié, on n’est jamais à l’abri de bandits de grands chemins. Il reste malgré tout méfiant, et il a raison de l’être. Les trois kirijins ont tout intérêt à l’être également. C’est pour cela que Wutu-Fuku n’a pas précisé le fait qu’ils soient kirijins. La suite du voyage permet de briser un peu la glace, le chef d’équipe cherchant à collecter des informations sur Fii sans éveiller les soupçons.

-L’aubergiste qui tenait l’établissement où nous avons passé la nuit nous a également parlé d’événements étranges qui ont lieu à Fii et aux environs… est-ce que les villages alentours sont sûrs ?

Si le vieil homme pense trouver refuge dans un village proche de Fii, cela entre en contradiction avec ces histoires de disparitions.

-Vous parlez d’un culte… depuis combien de temps est-il en place à Fii ? Y a-t-il d’autres personnes comme vous, qui partent ou qui restent sans être fidèle à ce… culte ?
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Mer 24 Oct 2018 - 23:07
Les flocons cristallins descendent du ciel comme un don de dieu et parsèment la route comme des messagers ou plutôt comme le message qui nous confirme une chose certaine; l'hiver est bien là. Mais si la saison ne me choque guère, elle est davantage plus difficile à supporter pour mes confrères, notamment pour mon ami Saji. Lui qui vient du pays de la Foudre, là où il fait ni trop froid ni trop chaud, où la température est l'un des plus parfaite du monde, a décidément bien du mal à se faire au climat du pays de l'Eau. Mais s'il est ici, c'est une bonne raison et je pense que c'est ce qui fait qu'il persiste à y rester.

Sur le chemin, alors en pleine pensée, je ramène mon sac à ma poitrine et fouille quelques secondes dedans avant d'en sortir une sucette au citron. Ces merveilles sont devenus mon substitue en ce qui concerne les clopes. Grâce à mon sensei, j'ai réussis à arrêter et depuis, je ne cesse de lui prouver ma gratitude. Peut-être pas au maximum de ce que je pourrais faire mais au moins, je lui rends ça un minimum.

De nombreuses heures après notre départ de l'auberge, la fin de journée approche et une nouvelle pause s'annonce nécessaire si on s'en tient à notre plan du début de journée. Si on souhaites atteindre Fii le lendemain matin pour ne pas se faire prendre par ces fameux ninja sensoriels capables de nous repérer la nuit si jamais on s'y infiltre. Plus j'y pense et plus je ressens la même chose lorsqu'on y sera en journée. Dans tous les cas, je suis quasi sûr qu'on se fera repérer au moment où nos pieds fouleront le sol de cette ville ... Mais ça on s'y est préparé. C'est une mission de rang B après tout. Ici, pas question d'aller sauver le chat d'une petite vieille en haut d'un arbre, on a affaire à un psychopathe qui abuse de la faiblesse des autres pour profiter de ces rituels macabres et ça, on se doit de l'arrêter au plus vite.

Et c'est alors, qu'en fin de journée, nous croisons la route d'un ancien affirmant venir de Fii. S'il nous informe de sa désertion du village et de la secte car il y trouve un côté plus que malsain, les bandages qu'il porte sur les yeux, eux, nous confirme ses dires. Je dirais même plus, ils nous servent de preuve quant à son appartenance au culte. Cet homme est donc aveugle et la canne dont il se sert pour tâter la route et se diriger en est une nouvelle fois un argument plus que concret.

Mais alors que Wutu-Fuku senpaï prend le temps de parlementer avec lui, je reste songeur quant à la sincérité de l'homme. Il est vieux et à très certainement besoin d'une canne pour s'appuyer lorsqu'il se déplace, certes, mais de là à pointer le sol avec son bout de bois pour se déplacer me parait louche. Car comme on a pu le dire la nuit dernière, les serviteurs du culte de Fii sont tous aveugles mais assurément doué de dons sensoriels pour combler leur cécité visuel. Si je me base sur cet aspect, alors je peux en conclure qu'il joue la comédie et connaissait avant même de nous rencontrer notre présence ici et fait alors mine d'être un ciel homme faiblard.

Tout cela ne me dit rien qui vaille. Est-ce un espion ? Sa présence éloigné de Fii peut suggérer que la secte souhaite s'agrandir, en regardant plus loin que la zone où elle chasse déjà. Je fais alors signe à Saji, pendant que Wutu-Fuku senpaï continue de discuter avec l'homme, afin d'avoir le carnet de ce dernier. Sans discuter, voyant qu'il y a quelque qui cloche, il me le cède. J'y inscris alors une note, étant destiner à mes coéquipiers afin que le dit aveugle ne puisse soupçonner quoi que ce soit.

Kuzan a écrit:
C'est peut être un piège. N'oublions pas que les habitants de Fii sont très certainement des adeptes du sensoriel. Il peut jouer la comédie même étant aveugle. Le culte cherche sûrement à s'agrandir vu qu'il se trouve ici, à plusieurs dizaines de kilomètres de Fii.

Restons sur nos gardes.

Je repasse alors le carnet à Saji sans déchirer de page afin de faire le moins de bruit possible, cacher par les voix des deux hommes. Maintenant, il nous faut trouver un refuge avant la tombé de la nuit.
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Jeu 25 Oct 2018 - 0:20
« Certainement, je serais ravi de voyager avec vous, une escorte peut être la bienvenue, surtout quand on sait que des kidnappings ont lieu non loin du village de Fii. »

Les trois shinobis s’arrêtent pour se regarder. L’aveugle semble savoir au sujet des rafles, mais il n’a pas été cible de celles-ci. Une contradiction qui soulève beaucoup de questions… Mais comme s’il était capable de lire dans leurs esprits, il tourne légèrement la tête, sentant que leurs pas se sont arrêtés, et commence à répondre à une question qui n’a jamais été posée.

« Je sais ce que vous vous dites. Comment ai-je réussi à fuir ? Moi qui suis aussi vieux ? Et bien j’ai beau être d’un certain âge… Je ne suis pas bête. Je connais leurs habitudes. Tous les sept jours ils se rassemblent le matin pour prier dans un de leurs bâtiments religieux qu’ils ont récemment construit en honneur à leur divinité… Le Grand Zénith. D’ailleurs le prochain aura lieu demain matin. Le bâtiment dont je vous parle, c’est une église qui peut accueillir jusqu’à cent personnes. Au lieu de se rassembler sur la place, désormais c’est là que tous les membres du culte se rendent pour effectuer leurs activités secrètes. Pendant leur prière, les portes sont verrouillées, personne n’en sort et personne n’y entre pendant environ trois heures. Vous l’aurez deviné j’ai profité de cette ouverture pour me glisser à l’extérieur du village sans qu’ils ne s’en rendent compte.»

Wutu-Fuku lui pose ensuite la question sur le caractère véridique des kidnappings autour du village de Fii.

« Les kidnappings sont vrais, ce n’est pas une rumeur. J’ai été témoin de l’un de ces enlèvements lorsque j’étais dehors, je les ai entendu transporter des sacs dans lesquels on pouvait entendre des bruits étouffés de personnes qui criaient à l’aide. Une scène effroyable. Ils les emmènent dans leurs bâtiments religieux pour je ne sais quelle raison. Je préfère ne pas savoir. »

Le chef d’équipe souhaite aussi avoir d’avantage d’information sur la création du culte et leur développement durant ces derniers mois.

« Le culte… Il est là depuis presque un an. Peu de temps après sa création, des intrus ont entendu parler de ce qu’il s’y tramait et sont venus enquêter. Mais après avoir glané les informations dont ils avaient besoin, ils ont réussi à s’enfuir. On ne les a plus jamais revus. Certaines personnes ont déserté oui : certaines avec succès et on entend plus parler d’eux, d’autres échouent, et elles sont ramenées au village et connaissent le même sort que les kidnappés. Quel que soit ce sort… »

Il marque un temps pour réfléchir.

« A part ça, pas vraiment d’événement marquant hormis ce que je vous ai dit sur la construction de bâtiments religieux pour les prières du matin. Le problème c’est que seuls les membres du culte savent ce qu’il s’y passe. Mais on peut le deviner. Une fois, j’ai entendu des cris à vous glacer le sang… impossible de les oublier. »

L’expression de son visage devient plus grave.

« C’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Je me suis enfui. Mon fils n’a pas voulu me rejoindre donc tant pis. Me voilà donc en train de chercher refuge le plus loin possible de ce lieu maudit. »

Après avoir pris connaissance de toutes ces informations, le groupe des trois shinobis et le vieil homme continue leur route dans la même direction, vers l’Est. Bientôt ils arrivent non loin d’une auberge au bord de la route, il s’agira de leur dernier arrêt avant le village de Fii. Il s’agit du refuge le plus proche qu’ils puissent trouver dans les alentours. Aussi est-il légitime de se demander s’il n’a pas été affecté par les rafles. Au-dessus de la porte on peut voir une pancarte qui indique « L’Amour Aveugle ». L’aubergiste a certainement le sens de l’humour. Une fois à l’intérieur, leurs corps se réchauffent avec le feu de cheminée. L’intérieur n’est pas traditionnel comme le précédent qu’ils ont visité, mais beaucoup plus rustique et au confort rudimentaire. Le lieu dégage une légère odeur de renfermé qui monte dans les narines, à force qu’ils s’avancent. Le vieil aveugle qui les accompagne ne peut s'empêcher de le faire remarquer à ses compagnons de voyage, la puanteur est encore plus désagréable pour lui dont l'odorat est plus sensible. Le grand hall est rempli de tables en bois légèrement sales et vieillis par le temps, reflétant un certain manque d’entretien fréquent. Aucun client. Ils sont les seuls à entrer. On pourrait presque croire qu’ils se trouvent dans une auberge fantôme mais à peine l’idée leur vient à l’esprit qu’un homme tout au bout de la salle fait son apparition, il arrive d’une porte qui se trouve derrière le comptoir. Un homme portant une guenille en guise d’habit se frotte les mains en voyant les clients approcher. Il leur fait signe de venir. Il affiche un grand sourire, révélant ses dents jaunes.

« Bonsoir messieurs ! Un grand plaisir d’accueillir de nouveaux visiteurs ! »

Tandis que Wutu-Fuku et les deux autres font la conversation avec l’aubergiste, Saji reste en retrait comme d’habitude et regarde les environs, très méfiant sur la qualité du confort, mais encore plus inquiet sur le fait qu’ils soient tout seuls. Sont-ce les rumeurs d'enlèvements qui ont fait fuir la clientèle ?


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Jeu 25 Oct 2018 - 23:23
Le vieil homme est ravi de voir trois solides gaillards accepter de voyager avec lui. Il ne cache pas sa connaissance des enlèvements autour de Fii et prétend avoir réussi à s’enfuir en profitant d’une cérémonie hebdomadaire, qui aura d’ailleurs lieu le lendemain matin. Cérémonie pendant laquelle les pauvres sont visiblement sacrifiés dans une sorte d’église… le bâtiment doit être similaire au reste de Fii, c’est-à-dire plutôt sommaire en raison de la cécité des locaux. Le vieil homme continue son récit, et le chûnin est étonné de voir que le culte est déjà présent depuis environ une année. Les intrus dont il parle sont certainement les ninjas de Kiri Momonga Zhou et Yuki Kaya. Ils ont pu s’enfuir, contrairement à certains habitants qui se sont fait attraper, et vraisemblablement sacrifiés eux aussi. Les morts doivent se compter par dizaines, voir plus. Il est plus que temps d’agir. Et de sauver les paysans qui risquent d’y passer dès le lendemain.

La suspicion reste de mise. Kuzan, prudent, requiert le carnet de Saji sur lequel il écrit un message à destination du reste de l’équipe. Lui aussi pense à un éventuel piège. Le Kaguya hoche la tête. C’est une hypothèse à ne pas exclure. Mais pour l’instant, le quatuor continue à progresser sur les routes perdues de Mizu. Le voyage a été épuisant pour le corps et l’esprit et il est hors de question de lancer l’assaut sur Fii dans un tel état. Les chances de réussite seraient faibles, surtout qu’ils n’affrontent pas quelques bandits armés d’épées mais bien un homme dont on dit qu’il est capable de transformer les gens en momies par simple contact physique.

La marche du jour se termine finalement quand une auberge se dessine à l’horizon. Un établissement dédié à l’accueil des voyageurs de passage visiblement, à en juger par son emplacement stratégique au bord de la route. Pas le choix, il n’y a pas grand-chose d’autre dans les environs. L’écriteau indique « L’amour Aveugle ». Certainement pas un hasard. La chaleur de la cheminée est une nouvelle fois bienvenue. Mais un autre élément vient rapidement frapper les visiteurs : une odeur de renfermée puissante, au point que le visage du vieil homme aveugle se déforme quelques instants, comme dégouté. Il ne peut réprimer quelques mots à ce sujet. Le ménage n’est pas fait régulièrement, on dirait. Pourtant il n’y a pas foule. Et pour cause, il n’y a aucun autre client. Cela n’empêche pas l’aubergiste de venir les accueillir, avec des dents lavées aussi régulièrement que les tables de l’établissement. Peut-être même une haleine à la hauteur du reste, perceptible uniquement par les sens surdéveloppés du vieillard aveugle. Ce n’est clairement pas son jour. Mettant ses réflexes olfactifs de côtés, Wutu-Fuku s’avance et salue l’homme.

-Bonsoir, nous aimerions passer la nuit ici. Je crois que vous avez de la place.

Si les marchands de choux désertent les environs, il est probable que les touristes fassent de même. Déjà que ça ne doit pas être un coin très intéressant à visiter en temps normal…

-Ce n’est pas la saison des voyageurs, hein ?

Tente-t-il l’air de rien.
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Ven 26 Oct 2018 - 12:27
Le message est passé. Mais en vue des acquiescements de mes coéquipiers, ils se doutent eux aussi du potentiel danger que peut représenter le vieil homme. Juste au cas où, cette note est là pour rappel. Et si ils oublient ce détail, moi de mon côté, je le garde précieusement en tête. Il ne faut pas éponger l'idée qu'on a affaire à une secte qui plus est une organisation criminelle. Le danger, depuis que nous avons quitter Kiri est partout. Et cet homme ... en fait très certainement parti.

Pour le moment, nous continuons notre voyage en compagnie du vieillard à la recherche d'un lieu où dormir, ce que nous ne tardons par à trouver. S'appuyant sur sa canne alors qu'il entre sous le porche de l'auberge, notre guide passe le pas de la porte en premier, nous demandant de le suivre.

C'est alors une pension miteuse qui nous ouvre ses portes. Le bois à moitié pourri nourrit le sol et le plafond tandis que le mobilier semble dater d'une époque lointaine. un homme aussi propre qu'un porc un jour de pluie nous accueille alors que je ne peux m'empêcher de saisir l'odeur des lieux.

« Et bah mon vieux, y'a des rats crevés sous les meubles ? Haha ! ça sent l'vioc en fin d'vie ici ! Hahahahaha ! »

Taxe et Délicatesse. C'est tout moi.

Mais notre hôte ne semble pas le prendre mal, il rigole même de ma réflexion houleuse. A croire qu'il en a réellement l'habitude. Malgré tout ça, je ne prête pas vraiment attention au détail même si je remarque ô grand bonheur la chance, la joie sur les visages de mes compères quant au feu qui réchauffe la pièce. Personnellement, cela ne me fait ni chaud ni froid. Très de jeu de mot bidon, je m'assois à l'une des tables, au bord d'un banc, patientant l'heure du dîner alors que Wutu-Fuku senpaï discute avec le tavernier. Il y a discussion de tourisme et d'absence. Je comprends très brièvement que le tourisme n'est plus, depuis que le village de Fii et son dirigeant mettent sans dessus-dessous les terres environnantes.

« Du coup votre baraque est déserté depuis un peu plus d'un an ? Ça m'étonnerait que le bois pourrissent aussi rapidement et que la poussière recouvre le mobilier entièrement Hahaha ! Si ? » dis-je en rigolant avant de mettre la main sur la table où je suis, la main dans une toile d'araignée, dégouté par la saleté présente.
Très certainement mon côté royale du clan Yuki qui ressort ... Saletés d'origines.

« Mais vous n'aviez pas de clients fidèles ? Où ont-ils bien pu passer ? Vous avez entendu parler de Fii, l'homme nous accompagnant nous a déconseiller de nous y rendre, mais il se passe quoi là bas au juste ? »

S'il ne fallait pas éveiller les soupçons quant à notre mission, se fondre dans le décor tout en posant des questions comme de bons touristes niais est plutôt conseillé.
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Ven 26 Oct 2018 - 22:23
Notre groupe d’aventuriers entame la conversation avec l’aubergiste devant le comptoir. Le chef d’équipe Wutu-Fuku annonce que lui et ses compagnons souhaiteraient passer la nuit ici. Il enchaîne aussitôt par un commentaire sur le manque de voyageurs. L’homme lui répond avec un rire légèrement gêné, plutôt embêté qu’on lui rappelle que son business est en faillite.

« Ah ! On ne peut rien vous cacher monsieur! C’est vrai que les chambres ne sont pas combles en ce moment… Les kidnappings autour du village de Fii, tout le monde est au courant. Malheureusement je ne peux rien y faire, je ne suis qu’un humble aubergiste qui souhaite gagner sa vie. »

Il se tourne toujours avec le sourire pour réagir aux remarques de Kuzan.

« Et bien… Si. C’est juste que je n’ai plus les moyens nécessaires pour entretenir le mobilier, et payer les réparations. Les temps sont durs ! Mais rassurez-vous, les lits restent confortables et la cuisine vous satisfera ! »

Il répond ensuite à la mitraillette de questions.

« L’essentiel de notre clientèle est composée de voyageurs qui sont seulement de passage dans la région, qui à l’origine est peu fréquentée. Et à cela s’est ajouté le culte de Fii.. Certains aventuriers qui sont passés non loin de Fii m’ont raconté leur expérience. Et je dois dire que cela m’a donné des cauchemars… »

Il se rapproche comme s’il avait peur qu’on l’entende. Il parle plus lentement et avec une voix plus basse.

« Il y a quelques mois, un jeune homme est arrivé en trombe dans mon établissement, essoufflé et comme paniqué. Je lui ai alors demandé ce qui lui est arrivé mais il avait du mal à respirer. Il parlait par bribes de mots. Je l’ai assis à une table, et je lui ai donné un verre d’eau. C’est alors qu’il m’a tout raconté. Il venait de survivre à un de ces kidnappings. Les coupables… Des hommes et des femmes lambdas, comme vous et moi… »

Il regarde les trois shinobis qui lui font face.

« … enfin plutôt comme moi. Habillés en tenue de paysan, rien d’anormal a priori. Ses amis et lui les avaient abordés devant le village pour demander leur chemin, puis tout d’un coup les villageois leur ont sauté dessus, les frappant à mains nues et les assommant un par un. Ils ont rien pu faire, ils étaient pris par surprise. Quant au témoin de l’assaut, il a pris les jambes à son cou pour venir à mon auberge. »

L’aubergiste se gratte la tête pour essayer de se souvenir.

« Non, c’est tout. Les autres témoignages vont à peu près dans le même sens. J’avoue que j’ai eu du mal à m’endormir après ça. Vous imaginez, vous ? Marcher tranquillement sur la route et vous faire tabasser pour qu’on vous emmène je-ne-sais-où ? J’ai vraiment besoin que quelqu’un s’occupe de ce problème, autrement je vais devoir déménager…»

Après avoir écouté ses paroles, Wutu-Fuku, Kuzan et Saji se mettent à une table avec le vieil homme aveugle qui s’était déjà assis depuis un moment. Il se tourne vers eux tandis qu’ils approchent.

« Vous m’avez posé des questions sur mon village… Le village de Fii. Je pense qu’il est légitime de ma part de vous demander à mon tour : ce que vous comptez faire une fois là-bas ? Quelles sont donc vos intentions ? »

Il se tient immobile et silencieux, son oreille remue légèrement comme pour essayer de détecter le moindre mouvement des hommes autour de la table. L’aubergiste arrive avec les plats commandés qu’il dépose sur la table, avec des verres et une carafe d’eau. Les plats sont très simples et peu appétissants.

« Je voulais aussi vous accompagner dans votre voyage. Je vois que vous avez une affaire à régler au village de Fii et moi-même j’aimerais voir un dénouement favorable. Je ne peux pas laisser faire ces fanatiques, et ce chef de culte, depuis qu’il est arrivé il y a un an… Il faut l’arrêter. Je veux retrouver mon fils. »

Saji écoute la conversation avec attention, et encore une fois il est le premier à quitter la table pour aller dormir dans sa chambre. Il salue ses camarades. Ils doivent se lever tôt le lendemain matin.


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Ven 26 Oct 2018 - 23:52
L’aubergiste se plie tant bien que mal aux questions posées par les Kirijins. Ce dernier est conscient des kidnappings et précise bien que tout le monde est au fait de ces événements dans la région. La vraie question, c’est pourquoi lui reste ici alors qu’il risque sa vie. Tenir une auberge miteuse n’a pas l’air de valoir une telle prise de risques. Malgré ses différentes tentatives pour rassurer les « clients », Wutu-Fuku n’est pas convaincu pour autant par l’honnêteté de cet homme. Le chûnin arrive donc à la conclusion que tout ceci est bien louche. Pour être clair, il soupçonne même une complicité. Mais ce ne sont là encore que des suppositions. Quand bien même l’aubergiste dit être peu rassuré. Il est isolé et facile à attaquer dans un bâtiment. Si les aveugles de Fii le voulaient, ils auraient déjà pu le kidnapper, logiquement.

Alors que le quatuor se met à table, le vieillard de Fii souhaite en apprendre plus sur le trio avec lequel il a voyagé. Il fallait s’y attendre. De plus, il est possible qu’il puisse détecter les mensonges. Wutu-Fuku décide donc d’être honnête, mais juste ce qu’il faut. Depuis leur départ de l’étape précédente, ils n’ont pas été identifiés comme des shinobis de Kiri et il faut que cela reste ainsi le plus longtemps possible. Le Kaguya attend de voir le tavernier partir en « cuisine » pour parler au vieux à voix basse.

-La réputation de Fii s’est étendue sur toute l’île principale. Il faut bien que quelqu’un s’en occupe.

Le vieillard se fige un instant. Il a compris, visiblement. Les pièces du puzzle ne sont pas difficiles à assembler au final. Il s’apprête à parler mais chef de l’équipe 7 reprend avant qu’il n’ai le temps de finir sa phrase.

-Vous êtes des….

-Il ne vous arrivera rien s’il s’avère que vous avez été honnête avec nous. Notre objectif est de neutraliser la menace, pas de taillader des villageois embrigadés.

Wutu-Fuku est conscient qu’il en a révélé beaucoup, mais il était au pied du mur. Prendre le risque de mentir aurait pu leur faire perdre un allié potentiel. Et à choisir entre lui et l’aubergiste, le Kaguya préfère faire confiance au vénérable. Mais il ne faut pas baisser sa garde pour autant.

-Ne pensez même pas à quitter l’auberge. Je vous surveillerais toute la nuit. Cela n’a rien de personnel, c’est juste une précaution. Je n’ai pas encore confiance en vous, comme vous n’avez pas confiance en nous.

La conversation est interrompue alors que chef apporte les plats. De la nourriture comme on pourrait s’y attendre dans un tel établissement. Rien qui ne dégoutera Kuzan, en théorie. Même si ça a l’air peu appétissant, il faut reprendre des forces. Le groupe mange comme si de rien n’était, jusqu’à ce que le vieil aveugle cesse soudainement de manger. Puis il tapote légèrement sur la table avec un de ses couverts, poussant les shinobis attentifs à regarder dans sa direction. Ou plutôt son assiette. Une partie du plat est intacte. Des haricots qui baignent dans un jus. Il n’y a pas touché délibérément et a fait le choix de ne pas les avertir oralement. Impossible d’en savoir plus. Saji est comme d’habitude le premier à quitter la table. Le reste des voyageurs suit rapidement. Le Kaguya, comme prévu, s’isole dans une chambre avec le vieux pour garder un œil sur lui. Après avoir vérifié que la porte était bien fermée, l’ancêtre s’approche du shinobi, l’air préoccupé et est à la limite de lui chuchoté dans l’oreille.

-Je vois que vous avez compris mon message… il y avait quelque chose dans ces haricots. Je ne saurais dire quoi, mais ça n’avait rien à y faire.

Le chûnin soupire. Il va devoir rester éveillé. En voyant les cafards qui s’échappent du futon posé sur le sol, il ressent soudainement moins le besoin de dormir. Il s’assied en tailleur et surveille tour à tour le vieux de Fii, la porte, et les bruits alentours.

Dehors, la neige tombe avec plus d’intensité qu’auparavant, au point que le paysage est maintenant intégralement recouvert d’une épaisse couche de neige. Assez pour alerter l’aveugle, qui sursaute après une bonne heure.

-Quelqu’un à l’extérieur.

Il est aidé par les bruits de pas dans la neige, certainement. Mais Wutu-Fuku lui, n’a rien entendu, malgré l’attention qu’il porte à la situation. Ces aveugles sont des sensitifs redoutables. Une bonne raison pour ne pas commencer à se lever et marcher sur le plancher grinçant de l’auberge. C’est une trop belle occasion. Ils pensent leur tendre un piège ? Peut-être que c’est l’arroseur qui va être arrosé.

Le chûnin se concentre sur sa respiration. Rien ne doit laisser transparaître qu’il est éveillé et encore moins qu’il respire vite à cause de la pression. Il peut désormais entendre des bruits dans les couloirs de l’auberge, tandis que la poignée de sa chambre s’entrouvre doucement.

Le terrain est à l’avantage des aveugles. Seule la lune vient éclairer la pièce, et pas beaucoup à cause de la météo. Mais c’est largement suffisant pour voir des silhouettes s’engouffrer dans la pièce.

Quelques secondes plus tard, l’un des intrus quitte la pièce, mais par le mur qui la relie au couloir, créant un large trou dans ce dernier. Il a été projeté avec force par le Kaguya, prêt au combat. Les hostilités sont lancées.
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Sam 27 Oct 2018 - 11:34
Nouvelle auberge, nouveau repas, nouvelle chambre. A vrai dire, il n'y a qu'une nouvelle auberge ainsi qu'une nouvelle chambre. Le repas quant à lui semble très sommaire, voir carrément périmé depuis autant d'années que peut avoir notre hôte aux dents châtaigne. Une cuillère comme seul couvert, je touille la pseudo bouillie que l'on nous sert, constatant le même dégout sur le visage de mes compères. Étant un indicateur de qualité culinaire pour tous, voyant que je ne prends pas la peine d'en prendre une seule goutte, les autres font quasiment de même durant quelques minutes avant de se forcer. Car après tout il est vrai qu'après un tel voyage, on a besoin de reprendre des forces. Mais cela a l'air répugnant en comme comme il est répugnant visuellement. Que dois-je donc faire ? Manger parce que j'ai tout le temps fin, par simple envie ou tout simplement jeûner pour m'éviter une nuit au toilette ? Dans la situation actuelle, la pénitence alimentaire semble la meilleure solution. Quitte à être un peu faiblard le lendemain matin, je prends quand même un risque.

Pendant ce temps-là, toujours avec une oreille à l'écoute, je distingue la conversation entre Wutu-Fuku Senpaï et l'aveugle, alors que mon repas de midi remonte à la vue de l'assiette devant moi. Mais notre chef commet malheureusement une erreur et dévoile, sans le mentionner en détail, que nous sommes chargés de nous occuper de Fii ainsi que de son dictateur. Ce qui met bien évidemment la puce à l'oreille du vieillard, nous identifiant immédiatement comme des Shinobi de la nation de l'Eau.

Notre couverture est désormais compromise, tout comme notre mission. Semblerait-il que notre guide ne cri pas à l'ennemi en entendant cette nouvelle, peut être est-il réellement un potentiel allié ? Je me pose tout de même encore des questions et reste à l'affût. Tout comme j'observe l'aubergiste, nettoyant son comptoir d'une main ferme tout en laissant de temps en temps, ses yeux vitreux ne cessent de se poser sur nous toutes les quinze secondes avec insistance.

Il nous fixe, une moue haineuse au visage.

Peut-être que l'ennemi est plus proche qu'on le croit et que, depuis le début, nous nous fourvoyons sur l'identité d'une personne potentiellement néfaste à notre missive ? Je commence à avoir des doutes. Tout comme, alors que Saji décide de monter dans sa chambre sans trop toucher à son assiette lui aussi, l'aveugle fait signe à Wutu-Fuku que je remarque aussi, en direction de son assiette. Une insistance légère, il nous montre les haricots qui se trouvent dans son assiette comme dans les nôtres sans éveiller la curiosité de l'hôte.

C'est à ne plus rien y comprendre, l'un nous aide alors que l'autre semble louche. Où fait-il encore semblant pour ne pas griller sa couverture à son tour maintenant qu'il sait que nous sommes envoyés par Kiri ? Il possède un avantage sur nous, notre véritable identité. Et ça, ça nous coûtera certainement cher. Très cher même.

Cette nuit je ne dormirai, cette mission commence à me stresser de plus en plus.

Tout comme mon acolyte, je salue mon Senpaï et notre invité avant de sortir de table. Si l'ennemi est potentiellement à l'intérieur, il peut y être également à l'extérieur. C'est tout naturellement que je ressors dehors, me hissant sur le toit de l'auberge. Malgré la nuit tombante, je distingue très légèrement de la fumée à l'Est, en direction du village de Fii. Tournant sur place, j'observe les environs mais n'aperçois rien d'étrange, malgré un vent froid me traversant, me confiant un mauvais pressentiment.

La nuit va être longue ...

Allonger sur mon futon émanant des nuages de poussière au moindre mouvement, je dors sur le dos un kunai en mains sous ma couverture. Si jamais le maitre des lieux ou l'aveugle décide de nous tuer durant notre sommeil, autant rester sur nos gardes. Même si, à m'écouter, la paranoïa s'empare de moi. Je reste sur mes gardes, tandis que Saji, allonger dans le lit d'à côte semble dormir comme un bébé. A moins qu'il soit sur ses gardes tout comme moi. Ce qui ne m'étonnerait pas.

Mais en pleine nuit, le parquet grinçant sous les pas d'une silhouette perceptible sous l'espacement de la porte, nous réveille d'une micro sieste, trop faible pour pouvoir tenir une nuit blanche. Se dirigeant vers la chambre de Wutu-Fuku sensei entre dans cette dernière. Si je ne bouge pas immédiatement, je ne m'inquiète pas trop pour lui. Il peut être surprenant par moment et je ne pense pas que quelqu'un ici puisse l'inquiéter.

La lueur de la lune comme seule source de lumière, la nuit nous engouffre dans l'ombre dans un calme imperturbable. Le calme, avant la tempête.

C'est alors qu'un brouhaha retentit, semblable à l'explosion d'un mur. Ni une ni deux, je dégage la couverture sur moi avant de m'en presser de sortir. Mais ça c'était avant d'entendre les sifflements ressemblant trait pour trait à des kunai explosifs fonçant de l'extérieur, vers la fenêtre de notre chambre.

« SAJI !!! Derrière moi ! » Un cri dû au stress de cette attaque surprise, je frictionne quelques mudra rapidement ... « HYÔTON - MUR GLA.. ! »

Explosion.

Résumé du tour:
 
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Sam 27 Oct 2018 - 13:54
Deux groupes, deux chambres, avec deux personnes dans chaque chambre. Cette nuit-là, Kuzan et Saji dormaient ensemble sur des futons séparés. Le sabreur muet est rentré le plus tôt dans sa chambre pour pouvoir prendre du repos après leurs longues heures de routes. Cela fait environ deux journées de marche dans le froid, dans un climat dont il n’est pas habitué. Forcément, le corps le ressent même si l’esprit ne plie pas. Assis en tailleur et adossé contre le mur, les autres sont encore en train de manger. Il s’est contenté d’un verre d’eau et encore… Même l’eau laissait à désirer. Un arrière-goût de poussière, de l’eau aromatisée. Quoi qu’il en soit. Il faut s’hydrater pour préparer son corps aux épreuves de demain. Il entend des pas résonner dans le couloir qui sépare les chambres. Deux individus se rendent dans la chambre d’à côté, un coup d’œil rapide permet d’identifier Wutu-Fuku et le vieil aveugle, tandis que Kuzan arrive finalement dans leur chambre mais au lieu de s’allonger décide de s’asseoir, incapable de fermer l’œil apparemment. Il semble avoir ses soupçons sur l’auberge, ou du moins, il a peur qu’ils soient attaqués pendant la nuit. Saji acquiesce en sa direction et s’allonge sur son lit étendu au sol. Quant à lui, il va essayer de fermer l’œil pendant que son ami monte la garde.

Une heure plus tard, Saji commence à gesticuler dans tous les sens pendant son sommeil. Ran… Non… Non ! Il sent quelque chose caresser sa jambe. Puis il se réveille. Il ne s’agit que d’un cafard. Il le dégage du dos de la main. Il lâche un long soupir avant de se rendormir. Une demi-heure plus tard, un bruit d’explosion fait vibrer leur pièce et le tire de son repos. Un objet non identifié vient de frapper leur mur et de l’endommager. Encore à moitié conscient, la main de Saji attrape son katana posé à côté de lui par pur réflexe et se redresse avant de se mettre en garde. Il se force à lever ses paupières encore lourdes. Il tente de se rendre compte de la situation. Mais à peine essaie-t-il de comprendre que Kuzan, déjà debout devant lui, entre lui et la fenêtre, lui demande de rester derrière lui. Saji n’arrive pas à voir ce qui se passe de l’autre côté étant donné que son partenaire lui cache la vie avec son dos énorme et sec. Sans se poser de question, Saji s’exécute sous l’ordre de son ami et s’accroupit, s’attendant à un impact. Et ce dernier arrive en effet.

Les mains posées au sol, le Yuki invoque un mur de glace qui se dresse rapidement devant eux et fait obstruction. C’est in extremis qu’ils sont sauvés du kunai auquel est attaché un parchemin explosif. Inutile d’ajouter que la fenêtre a volé en éclats et qu’un trou dans leur chambre donne désormais immédiatement sur l’extérieur. Le souffle chaud de l’explosion fait voler des débris de bois dans les airs, suivi d’un vent froid d’hiver qui s’engouffre. Kuzan et Saji sont désormais à découvert. Mais la nuit est si noire qu’il est très difficile d’identifier les ennemis qui viennent de leur tendre une embuscade. Tandis que le mur de glace commence à se dématérialiser, ne pouvant être utilisé que pour un court instant, Saji essaie de réfléchir à leur prochaine manœuvre. Ils n’ont aucune idée de qui est en train de les attaquer. Mais s’ils devaient parier sur un ennemi, il s’agit probablement des aveugles du culte de Fii. Dans ce cas, ils ne peuvent être repérés qu’au son, au toucher et à l’odorat. Il est donc nécessaire de prendre en compte ces facteurs pour éviter de se faire surprendre par leurs capacités sensorielles.

Pour autant, Saji n’est pas spécialisé dans les jutsus de détection ou de dissimilation. Et à sa connaissance, son partenaire non plus. Il va falloir improviser et faire preuve de tactique s’ils veulent se tirer de cette situation qui est clairement à leur désavantage. Pour le moment, utiliser l’auberge comme une forteresse pour se défendre contre les attaques à distance serait une solution temporaire. Cela forcerait l’ennemi à se rapprocher et à les affronter au corps-à-corps. Oui. A moins qu’ils aient une infinité de munitions explosives, ils ne parviendront pas à faire s’écrouler tout le bâtiment, il serait donc plus judicieux de battre en retraite et inviter les proies dans leur tanière.

Saji tape sur l’épaule de Kuzan pour lui faire signe de le suivre à l’intérieur. Il tire la porte coulissante pour entrer dans le couloir, et soudain, il remarque que deux hommes habillés en tenue de paysan ordinaire, un turban jaune autour de la tête et armés de hachettes lèvent la tête sans pour autant croiser le regard avec eux. Leurs yeux sont gris, et fixent le vide. Il n’y a plus de doute, c’est bien eux. Les aveugles du village de Fii. Ils sont les premiers à attaquer, ils ont l’initiative étant donné qu’ils ont pu entendre les deux genins de Kiri sortir de leur chambre.

Saji bloque le premier coup de hache avec la lame de katana non-complètement tirée de son fourreau. Il profite de cette parade bien ajustée pour donner un crochet à la mâchoire de l’assaillant avec l’autre main et le faire tomber au sol. Le deuxième aveugle attaque à son tour avec une hachette, tandis que Saji effectue une autre parade et dégage l’ennemi d’un coup de pied. Celui-ci tombe en arrière et fait tomber son arme. Ils ont beau avoir un bon niveau de détection, ils ne sont pas très coriaces. Au bout du couloir derrière Saji et Kuzan, deux autres aveugles cassent la fenêtre et pénètrent à l’intérieur, le bruit de débris de verre est suffisant pour les avoir alertés. Au même moment, un des intrus est projeté à travers le mur séparant le couloir de la chambre de Wutu-Fuku et du vieil aveugle. Il semblerait qu’eux aussi aient été attaqués, et heureusement leur chef de mission était là pour protéger le civil. Les trois shinobis se rejoignent dans le couloir et s’échangent des regards, conscients de ce qui est en train de se passer. Les deux intrus qui viennent d’entrer par la fenêtre au bout du couloir profitent du fait que les trois hommes de Kiri soient désormais rassemblés pour les prendre de flanc et lancer deux kunaïs explosifs dans leur direction…

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Sam 27 Oct 2018 - 18:42
-Mains sur la tête et à genoux. Première et dernière sommation.

Assez fort pour être entendu par l’ensemble des aveugles, se dit-il. Ceux qui ont pénétrés dans la chambre comprennent qu’ils n’attaquent pas par surprise. Ils se figent un instant, avant que l’un d’eux commence à foncer sur le shinobi de Kiri, armé d’un marteau, plus proche de l’outil que de l’arme. Le Kaguya soupire. Il avait prévenu. La charge est grossière et même si la précision du mouvement est plutôt impressionnante pour un aveugle, il en faut plus pour mettre en danger un chûnin de Kiri. Wutu-Fuku se décale légèrement de manière à faire barrage entre les assaillants et le vieillard de Fii.

-Restez derrière moi.

L’aveugle arrive au corps-à-corps, et tente d’administrer un coup de marteau à la tête de sa cible. Wutu-Fuku pare le coup en frappant le poignet de l’agresseur avec un coup de paume. Puis d’un coup de pied puissant, il frappe son adversaire, qui quitte le sol sous l’impact pour aller traverser le mur de la chambre et finir par s’encastrer dans celui du couloir. Cela n’aurait bien entendu pas marché ainsi avec des murs bien résistants. Ceux de cette auberge sont bien plus sommaires. Mais un impact bien plus violent se fait entendre. Une explosion qui fait trembler tout le bâtiment. Hors de question de se déconcentrer, l’homme au marteau n’était pas seul. C’est tout un trio qui charge Wutu-Fuku, armé d’outils de paysans divers. Le premier à arriver au contact tente de l’embrocher avec une fourche. Le Kaguya se décale au dernier moment et saisit le manche de l’outil avec ses mains avant de le briser en deux d’un coup de genoux, ne laissant qu’un bâton cassé à son agresseur et l’autre partie dans les mains du kirijin.

Bien lui a pris, car la partie métallique lui permet de parer un coup de hache de bûcheron qui arrive rapidement sur lui. D’un coup de pied, il frappe le nouvel assaillant au niveau du coude qui tient la hache. Un craquement se fait entendre, rapidement couvert par un hurlement de douleur. La douleur est suffisante pour lui faire lâcher prise. Le Kaguya peut donc lâcher prise et se servir de sa partie de la fourche pour la lancer en direction du troisième larron, le frappant au niveau de la tête avec ce qui lui reste de manche. L’aveugle, en pleine charge, se prend le morceau de bois de plein fouet et s’effondre au sol, assommé. L’homme à la hache suit rapidement. Son attention focalisée sur la douleur à son coude, il ne voit pas venir un coup de poing du jeune chûnin dans son estomac. L’homme se plie sous le choc et tombe à genoux en se mettant à vomir. Un poing de Kaguya, ça fait mal. Reste l’homme à la fourche, qui tente ce qu’il peut avec son bâton improvisé. Rien de bien menaçant pour Wutu-Fuku, qui d’un geste, réussi à lui subtiliser le bâton, avant de faucher l’assaillant au niveau des jambes, le faisant chuter lourdement au sol.

Le jeune homme se tourne vers le vieil aveugle et lui dit de venir avec lui. Il retrouve à l’extérieur Saji et Kuzan. Il hoche la tête en direction des genins, content de les voir saufs, mais aussi content de les voir enfin en action. En tournant la tête, le chûnin voit deux hommes qui lancent dans leur direction des kunaïs sur lesquels sont attachés des parchemins explosifs. En première ligne, le Kaguya tend le bras et libère depuis son corps un large bouclier en os, sur lequel les parchemins explosifs viennent s’écraser, provoquant une baisse de visibilité dans le couloir à cause de la fumée.



Toute la difficulté résulte dans la volonté des kirijins de ne tuer aucun civil de Fii, alors qu’eux ne lésinent pas sur les moyens. Par chance, le bruit de l’explosion leur a caché l’apparition du bouclier en os. C’est donc surpris que l’un des deux aveugles entend son collègue s’effondrer au sol, assommé par le lancé de manche de fourche que Wutu-Fuku avait gardé dans sa main.
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Dim 28 Oct 2018 - 11:13
Le bois et le verre de la fenêtre jaillissent en un tas d'éclats, ne faisant de notre chambre plus qu'une ruine inhabitable. Si le kidnaping est leur spécialité, alors leur mode opératoire à radicalement changer. Exploser des auberges, je ne pense pas que ce soit leur vocation à la base. Leur culte est quelque chose de discret, souhaitant éveiller les soupçons le moins possible. Hors ici, c'est tout le contraire. Seraient-ils vraiment entrain de changer leur habitude tout en opération un peu plus loin de Fii chaque jour ? Une chose est certaine, nous devons y mettre un terme.

Le danger alors écarter, je relâche mon chakra au sein du bloc de glace qui, par chance, a réussi à apparaitre à temps pour nous protéger de la déflagration. La pièce est en piteuse état entre la glace fondue, la suie et les décombres mais ce genre de détail, on s'en occupera plus tard. Saji me fait signe de le suivre dans la couloir afin de pouvoir aider notre chef d'équipe, dont un boucan pas possible ne cesse de s'interrompre.

Dans cette allée faite de simple planche de bois, les dégâts sont considérables pour une simple auberge de campagne. Se dirigeant vers le couloir, nous tombons nez à nez avec Wutu-Fuku senpaï, maitrisant un homme à terre. Quant au civil, il reste à la porte de leur chambre, en arrière du Kaguya pour se protéger. Mais alors qu'on se retrouve tous les trois au milieu du couloir, le chef prend les choses en mains à l'arriver d'un groupe d'homme nous encerclant de part et d'autre.

Très vite, nous remarquons le vide de leur yeux grisonnant, marque d'une cécité visuelle. Tous habillés en tenue de paysans, un bandeau jaune sur le front, ces hommes se présentent comme homme de Fii et de leur "souverain". Un souverain ? Mon cul. La discutions ne traîne pas, leur volonté de nous abattre étant bien plus forte.

Présentant son bras devant nous, le maître nous ordonne de reculer, avant de se faire un à un chacun d'entre eux. Leurs armes volent en éclat, tandis que leur membre se font neutraliser par l'homme aux os. Peu de temps après, ce sont deux hommes qui rentres par la fenêtre au bout du couloir, en profitant de notre présence à nous trois pour nous lancer deux kunai explosif. A l'arrière du groupe, j'effectue des mudra peu de temps après, afin de nous protéger d'un nouveau mur de glace mais il est trop tard.

L'explosion retentit et créer une nouvelle déflagration faisant de ce couloir qu'un tas de cendre. J'en connais un qui ne va pas être content. Mais alors que je me couvre les yeux comme simple réflexe pour me protéger d'une attaque bien trop rapide, j'ouvres les paupières et constate que leur attaque a fait mouche tout en apercevant les un tas d'os en forme de bouclier se replier à l'intérieur du bras du Senpaï.

Le Clan Kaguya est vraiment spécial ... Puissant mais spécial ...

Pas le temps d'afficher un visage dégouté tout en étant heureux, qu'il faut à tout prix mettre la main sur ces hommes restant en face de nous, tentant de voir si ils nous ont eu à travers l'épais nuage de poussière qui stagne dans le couloir. Ni une ni deux, je saisis l'occasion pour une nouvelle fois, user de mes pouvoirs afin de les bloquer contre le mur contre le quel ils sont entrer.

D'importants pics de glace traversent le cumulus sans même leur laisser le temps de réagir. Se plantant dans leurs vêtements de toute part tout en propageant un minimum de glace sur le mur afin de ne pas les laisser s'échapper, les voilà désormais à notre merci. M'avançant vers eux, je fais signe à mes coéquipiers que je me charge de ces hommes.

Je m'approche alors d'eux les voyants gigoter tentant de s'échapper, ce qui est impossible au vue des lances de glace que je leur ai envoyé transperçant leur vêtement et leur peau de moitié.
Le premier homme se débat, je pose soudainement ma main ouverte sur le sommet de son crâne.

« Dis moi qui est à l'origine de cette attaque. Et je te conseille de te dépêcher si tu ne veux pas finir en bloc de glace et te disperser sur le sol en millier de morceau ... »

Petit à petit, ne voyant qu'aucune réponse ne sort de sa bouche, j'accélère mon grave sur lui, faisant du haut de son corps un glaçon géant. Est-ce trop virulent quant à la mentalité du Godaime ? Sûrement, mais je suis contre le mettre gratuit alors que Wutuf-Fuku senpaï et Saji retire cet air meurtrit de leur visage, la victime sera débarrassé de sa prison froide dans quelques heures.

Je m'approche alors du deuxième. Les gouttes de sueur quitte son corps à mon approche comme des rats que l'on déniche dans une cave miteuse. Une fois que j'aurais poser ma main dessus, j'obtiendrais tout ce que je veux.

« Nous ici pour tuer des Shinobi de Kiri en mission pour le village de Fii ! Notre maitre ne vous laissera pas détruire son culte si prestigieux ! GLOIRE AU MAITRE DIVIN ! »

Ou peut être qu'il me dira tout, tout de suite, la peur de se transformer en glace pilée ...

« Comment ?! Comment a t-il fait pour savoir que nous sommes en route pour Fii ? C'est impossible ! »
« Héhéhé ... » C'est alors que son rire mesquin retentit « Tu penses vraiment que vous pouvez vous approcher de l'empire qu'il battit sans même qu'il en soit avertit ? Vous, ninja de la brume, vous êtes les plus proches de nous, c'est tout naturel nous nous vous surveillons car IL sait que NOUS vous causons du tord ! Nous avons des espions partout ... ! »
« Qui est votre messager ?! Réponds ! » Dis-je tout en forçant mon emprise sur lui et en lui serrant de force ce qui lui sert de tête. Une fois gelé, une tête est bien plus facile à broyer qu'à l'ordinaire. Mais son regard se tourne vers mes collègues, tandis qu'il continue de rigoler.

Je ne peux avoir des doutes sur eux, c'est impossible et c'est alors que, dans l'ombre, j'aperçois le visage du vieil homme s'avancer une fois après nous avoir aider et de nous informer qu'il doit très certainement s'agir de l'aubergiste.

« L'aubergiste, ça ne peut qu'être que lui ! Rappelez vous les haricots lors du diner ! »

Quel enfoiré ... J'en étais sûr ! Saji étant le plus prêt de l'escalier menant à la salle principale, il se doit de l'arrêter. Il est notre seul chance.


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Dim 28 Oct 2018 - 18:21
Fusant dans leur direction, les kunaïs explosifs sont immédiatement stoppés par la création d’un bouclier d’os à partir du corps de Wutu-Fuku. Les lames se fracassent contre la paroi osseusse, Ce dernier vient de protéger les trois shinobis d’une attaque qui aurait pu leur coûter très cher. Suite à l’impact, un nuage gris de fumée se propage et les couvre l’espace d’un instant, réduisant leur champ de vision. Mais le bruit de l’explosion a eu le même effet de restriction sur l’ouïe des assaillants, eux-mêmes n’arrivent plus à entendre les mouvements des trois hommes de Kiri en raison du bruit. Pour des aveugles, l’utilisation d’explosifs est à double tranchant. Leur sensibilité auditive vient de les déstabiliser pour un moment, et leurs ennemis sont comme invisibles. C’est leur chance. Wutu-Fuku en profite pour jeter un bout de bois en direction d’un des lanceurs de kunaïs qui est sonné et s’écroule contre le mur. Quant à Kuzan, il envoie des projectiles de glace qui les clouent tous les deux définitivement contre le mur d’où ils sont arrivés, les voilà immobilisés. Une très belle réaction de la part du Yuki qui a fait en sorte de ne pas les blesser gravement. Il s’approche de ses cibles et tente de les faire parler, les menaçant de les transformer en glaçons s’ils refusent de coopérer.

Une action que n’approuve pas vraiment Saji mais il peut comprendre que l’urgence de la situation requiert des méthodes plus drastiques. C’est alors que le haut du corps de l’un des hommes se gèle progressivement, la terreur se lit sur son visage. Il ne peut pas voir son corps se transformer mais il peut très bien le sentir, trop bien même. Quant au deuxième, Kuzan s’apprête à lui réserver le même traitement. Mais celui-ci l’arrête en se mettant à crier qu’il est envoyé par le maître divin pour tuer les shinobis de Kiri. Ils savent donc qu’ils sont en mission pour arrêter le culte. Mais la question est de savoir comment ils ont reçu l’information. Même si tous les trois ils ont déjà une idée de qui il peut s’agir après avoir été avertis des haricots empoisonnés par l’aubergiste. Le fanatique continue à crier que « l’empire » de son maître est si large dans la région qu’ils sont au courant de tout, qu’ils suivent leurs mouvements depuis le début. Kuzan demande qui est le messager même si la réponse semble évidente : l’aubergiste. L’expression sournoise du fanatique confirme l’information. Saji acquiesce en direction de ses coéquipiers et il se retourne pour se rendre dans le grand hall. Il passe au-dessus des deux hommes à la hache qu’il vient de neutraliser puis descend l’escalier avec précipitation.

Il descend l’escalier en vitesse, il voit une silhouette noire devant le pas de la porte qui est sur le point de quitter l’auberge. Il s’agit très probablement de l’aubergiste. Mais il fait trop noir pour l’identifier. Saji se retient d’envoyer des projectiles, il ne veut pas blesser trop grièvement la cible, surtout qu’ils n’auront aucun moyen de le guérir. Il décide donc de simplement courir après lui pour l’appréhender. Il saute par-dessus la rampe d’escalier pour arriver immédiatement en bas, puis commence à concentrer son chakra dans les jambes, pour le permettre de courir plus vite et rattraper le fuyard. Mais à peine pose-t-il le pied dehors qu’une explosion a lieu juste devant lui. Un kunaï qui partait dans sa direction se plante dans le corps de l’aubergiste, lequel se trouvait sur le chemin. L’ennemi a dû sentir l’odeur de Saji et a eu le réflexe d’envoyer un projectile dans sa direction. Le kunaï intercepté se trouve sur le torse du civil qui tombe genoux au sol, avec un parchemin qui se met à brûler, un filet de sang coule de sa plaie… Il se retourne vers Saji qui s’est mis à couvert contre le mur de l’entrée. Le regard terrifié de l’aubergiste espion se pose sur le shinobi masqué tandis qu’il vit sa dernière seconde. Il explose en mille morceaux, et une pluie de sang s’abat sur la neige blanche. Un spectacle terrifiant. Les fanatiques sont donc prêts à tout pour les arrêter ! Saji vient d’obtenir des informations qu’il écrit immédiatement sur son carnet. Ils n’ont aucune considération pour les dommages collatéraux. Et ils peuvent repérer leurs ennemis grâce à l’odorat. Car ils n’ont lancé le kunaï qu’au moment où le shinobi de Kiri a posé le pied dehors, donc ils ont senti l’odeur étrangère et ont tout de suite attaqué.

Saji a écrit:
« Ils viennent d’abattre l’aubergiste sous mes yeux. Il se trouvait sur la ligne de mire quand ils ont tenté de me lancer le kunaï explosif. Ils attaquent sans sommation et ne prennent pas en considération la vie des autres civils. Et autre chose, je confirme qu’ils peuvent reconnaître toute odeur qui n’est pas familière. Ils n’ont pas lancé de kunaï lorsque l’aubergiste a posé pied dehors mais seulement quand mon odeur a été exposée à l’air libre. Ils connaissaient la signature de l’aubergiste mais pas la mienne. Au moment où je vous écris, ils sont probablement cachés dehors dans l’obscurité à attendre de nous tendre une embuscade pour nous réserver le même sort que l’aubergiste. »

Une fois le message rédigé, il reste à couvert derrière le mur, tentant de sortir très légèrement la tête pour essayer de voir combien sont les ennemis à l’extérieur mais impossible de ne voir ne serait-ce que leurs silhouettes. Il y a des buissons au fond de l’autre côté de la route qui borde l’auberge. Il est prêt à parier qu’ils sont planqués là-bas. Saji revient à l’étage pour transmettre le papier qu’il vient d’écrire au chef d’équipe Wutu-Fuku. Leur ennemi est quasiment invisible, tapi dans l’obscurité, prêt à les faire sauter. Comment se sortiront ils de cette situation ?

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Lun 29 Oct 2018 - 0:16
Kuzan ne laisse pas une seconde de répits aux hommes qui sont entrés par la fenêtre. Le Yuki fait une démonstration de son art en générant des pics de glaces qui viennent transpercer les vêtements des aveugles et les clouer contre le mur le plus proche. Le quarantenaire laisse voir un comportement qu’il n’avait montré à personne jusqu’ici. Il procède à un interrogatoire des quelques assaillants encore conscients. Le premier ne parle pas, aussi est-il congelé fissa. Le Kaguya pose un regard lourd sur cette méthode mais est « rassuré » quand il comprend que ce n’est pas une technique létale et qu’ils reviendront à leur état d’origine d’ici peu. Il passe à une seconde victime qui, souhaitant ne pas subir le même sort que son camarade, déballe ce qu’il sait.

Ils savent qu’ils sont contre des shinobis, et ils sont épiés depuis un moment déjà. L’attaque est néanmoins un échec. Ils ont sous-estimé les kirijins. N’est pas ninja qui veut. Ce n’est pas parce qu’on a quelques kunaïs et des parchemins explosifs qu’on peut se prétendre shinobi. Reste la question de l’espion qui a informé les membres du culte de leur présence. Les soupçons du vieil aveugle se tournent naturellement vers l’aubergiste, soupçonné d’avoir voulu droguer les voyageurs en mettant dans leur repas une substance novice. Saji, le plus proche de l’escalier menant au rez-de-chaussée, se précipite pour l’attraper avant qu’il ne puisse s’enfuir, suivi par le reste de l’équipe. Quelques secondes plus tard, une autre explosion se fait entendre. Heureusement, Saji n’a rien mais revient avec de mauvaises nouvelles.

Effectivement, l’aubergiste était un espion à leur solde, mais n’a pas eu le temps d’être appréhender. Il a été touché par le kunaï explosif qui a provoqué le choc un peu plus tôt. Il est donc probable qu’il y ait encore beaucoup d’ennemis autour des restes de l’auberge. Avec une telle météo et l’obscurité de la nuit, impossible de savoir où se trouvent des ennemis qui n’ont pas besoin de les voir pour les attaquer. La situation est complexe, d’autant plus qu’aucun des kirijins n’est doué en détection. Heureusement, ils ont un allié supplémentaire. Le vieil homme aveugle. Wutu-Fuku réfléchit, avant de se tourner vers lui.

-Ils ont tué l’aubergiste avec un parchemin explosif. On est probablement encerclés par des ennemis cachés dans les buissons et la nuit. On ne peut pas le voir. Peut-être que vous, vous pouvez les localiser ?

Les yeux gris du vieillard fixent le vide pendant quelques secondes.

-Ils savent que je suis avec vous donc ils sont prudent. Le bruit du blizzard couvre leur respiration. Je ne peux pas les localiser à moins qu’ils ne fassent de larges mouvements, au moins.

-Comme s’ils lançaient des kunaïs équipés de parchemins explosifs ?

-…

Le vieux semble savoir où Wutu-Fuku veut en venir.

-Je vais sortir.

-Non ! Vous êtes fo…

-C’est le seul moyen. Je survivrais.

Il lève la tête vers Saji et Kuzan, tout en retirant son kimono. Il sera plus à l’aise pour bouger et au moins il ne risque pas de l’abimer. Le voilà en short dans le froid de l’hiver, mais ce qui va suivre va le réchauffer de toute manière. Il tend son vêtement au vieil homme de Fii. C'est celui qui aura le moins besoin de ses bras.

-Je vais servir d’appât. Vous les localisez avec l’aveugle pendant que j’attire leur attention, et vous les neutralisez. Bonne chance.

Un plan très risqué, mais Wutu-Fuku est confiant sur ses capacités. Il descend les escaliers de l’auberge, dont seul le grincement vient perturber le silence de la nuit. Profitant de ces quelques secondes encore à l’abri, il active l’une de ses techniques lui permettant de gagner en vitesse et en agilité. Il en aura besoin.



C’est avec une vitesse largement supérieure à ce qu’un humain ordinaire peut montrer que le chûnin sort de l’auberge, dans le blizzard et la nuit. Un premier kunaï explosif est envoyé vers lui. Par chance, les étincelles de la mèche sont assez visibles pour lui permettre de distinguer les projectiles dans l’obscurité. Commence donc un balai d’esquive. Les aveugles sont précis, mais lancent leurs kunaïs comme des amateurs. Ils n’ont reçu aucune formation sur ce point. Il est donc aisé pour Wutu-Fuku d’esquiver les explosions pour l’instant.
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Lun 29 Oct 2018 - 15:31
Ma séance privée en compagnie de nos invités nous donne de précieuses informations quant à l'identité de la taupe à cause de laquelle nous nous trouvons dans cette situation quelque peu délicate. Des murs en morceau, une façade explosé et des débris jonchant le couloir du dortoir; c'est ce qu'on peut appeler une belle attaque surprise non moins défendu avec brio par notre cher équipe sept.

Le fait est que nous connaissons l'intrus, ce dont ce charge en quatrième vitesse Saji en descendant au rez-de-chaussée. Je me tourne alors vers Wutu-Fuku et notre civil aveugle dont mes doutes quant à son implication sur cette offensive disparaissent, mais une explosion m'empêche de prononcer le moindre mot. Comme un réflexe naturel, je sors un kunai de ma poche prêt à porter une attaque à l'approche de pas montant l'escalier. Mais mon flux sanguin s'étant accélérer se relâche, à la vue de Saji nous revenant une note à la main.

Une nouvelle attaque est survenue à l'entrée de l'auberge, mutilant notre hôte de l'entièreté de son corps, éparpiller par la déflagration. notre ami muet nous confirme qu'il était bien la taupe, avant de nous soumettre l'hypothèse très probable que l'ennemi est resté à l'extérieur, attendant que nous mettons les pieds dehors afin de nous assaillir de projectile.

C'est alors que le Senpaï prend connaissance d'informations auprès de l'aveugle, avant de prendre la décision de s'engouffrer dans l'obscurité de la nuit, par l'entrée fraichement détruite. Notre mission à Saji et moi-même ? Repérer les assaillants et les neutraliser pendant que le Kaguya servira d'appât. Une stratégie risqué mais qui payera alors que Wutu-Fuku use de son attribut héréditaire afin de rendre sa masse osseuse plus légère, lui procurant une vitesse nettement supérieur à la moyenne.

Fusant dans la nuit, il s'engage droit devant et essai déjà les jets ennemis en face de lui. Ils lui sont donc réservés. De notre côté, je demande à Saji de prendre le côté gauche pendant que je m'occupe du côté droit. En effet, ils nous encerclent.

Les parchemins explosifs volent dans l'ombre mais sont facilement repérable par les étincelles qui s'en dégage, prévenant d'une potentielle explosion. Ceci montre leur amateurisme dans l'art du combat.

En plein saut, deux de leurs kunai explosif m'atteignent, dévoilant la présence de deux ennemis potentiels. Avant qu'ils n'explosent, je profite de la dynamique de l'un d'eux pour le prendre en vol, le renvoyant à son propriétaire initial alors que j'esquive le second. La détonation retentit, faisant de l'un deux plus qu'un tas de cendre. Et avant de reposer les pieds au sol, mes mains signent une série de mudrâ avant de faire jaillir de mon encore une dizaine de pic gelé s'enfonçant dans le second détracteur, à peine visible. Mais facilement repérable après le lancer de son kunai étincelant dans la nuit.

Si certains d'entre eux sont des civils, eux sont de fervent combattant du culte, n'hésitant pas à prendre la vie pour subvenir à leur fin. Il doit en être pour nous aussi, la guerre ne laissant aucun répit à ses pions.

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[Mission libre B] FII CAUSE TOUJOURS DES PROBLÈMES... (Wutu-Fuku / Saji)

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