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Deal with the devil [ Deku ]


Jeu 25 Oct 2018 - 19:05




自然 - Deal with the devil



« Hands blood. »

◐first blood◐

Début de l'An 200, Section d'interrogatoire et de torture d’Iwakagure No Sato


Le jour s’éteignait et le soleil gracieux, croquait les cumulus de ses rayons sanguins. La teinte rosâtre des nuages transformant le ciel en un tableau purement divin. Les ombres des saules s’allongèrent sans fins, semblables à de grands spectres se donnant la main.

Le Yasei fut tiré de son éternel quiétude, un rapacis messager lui ayant laisser un parchemin orné de l’emblème de la Roche et de celui du Triumvirat. Prenant connaissance de son contenu, en lisant rapidement les lignes qui défilaient sous ses yeux, d'un air quelque peu surpris. Il fallait dire que celui-ci avait fait d'énormes progrès à ce niveau, le défunt Shinobu lui ayant inculqué l'apprentissage de la lecture afin de le parfaire quant à son intégration parmi les hommes civilisés.

Sans attendre, l'Ostrogoth sans s'être réellement adonné à quelques préparatifs, claqua la porte de son modeste wigwam avant de se rendre en direction du bâtiment des interrogatoires du village.

La tâche qui lui avait été octroyée s'annonçait des plus palpitantes en terme d’expérience. En effet, il allait devoir assister interrogation menée d’une main de fer par un supérieur et maître en la matière. Formation obligatoire quant à la diversification des compétences du chûnin que représentait l’indigène.

Alors patientait, tandis qu’il fut convié à pénétrer dans le bâtiment, se faisant, celui-ci fut amené à emprunter les sous-sols, lugubres et sinueux. Pas un seul son ne sortait de la bouche du chasseur de bêtes, seuls quelques cris de douleurs retentissaient avec une curieuse odeur d’hémoglobines qui enivrait dès lors, l’atmosphère. « C’est ici, tu sera placé sous les ordres du commandant Deku, bonne chance gamin... héhé... »

La porte s’entrouvrit lentement, grinçant frénétiquement au passage, il y faisait un froid glacial - nichait en son centre, deux silhouettes se distinguant devant le shinobi tout juste confirmé au faciès peinturluré. Une ombre assise et ligotée accompagnée d'une seconde se tenant debout.

L'expression du visage du virtuose martial demeurait suspicieuse mais il n'affichait aucune crainte, perpétuellement stoïque face à l'inconnu, et, en tant que fier guerrier autochtone, la peur ne devait en aucun cas apparaître sur son faciès sous risque de se voir déchu.

« Deku-san ? Je suis Yaoguaï Senkū, chûnin chargé de vous assister durant cet interrogatoire. Yoroshiku onegaishimasu.* » Se présentait-il d'un rictus forcé.

Enchanté*

Le cauchemar pouvait maintenant commencer...



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戦士 - Densetsu no Senshi
«  A fighter, a real strong fighter, should always look dignified and calm, and I believe that any expression of aggression is an expression of weakness. A strong person will not be nervous and will not express aggression towards his opponent. He will be confident in his abilities and his training; then he will face the fight calm and balanced.»
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Dim 28 Oct 2018 - 10:41
. : Deal with the devil : .



Jour après jour.
Heure après heure.
Seconde après seconde.

Larme vermeille sur les doigts, devenant peu à peu écailleuse. Ce jardin des milles souffrances ; cette allégresse à chaque coupure aussi infime soit-elle. Un abandon volontaire aux forces chaotiques ; fer chauffé à blanc et scalpel rouillé. Certains Ninja auraient pu avoir une grimace au coin des commissures sanguines ; mais tu embrassais ce rôle avec une joie non dissimulée. C’était d’ailleurs pour cela que les grandes instances guerrières te laissaient dans ton coin pour le moment : malgré que le travail soit fait dans la férocité, la colère et la véhémence du corps, les tâches étaient accomplies pour la grandeur d’Iwagakure No Sato ; bénie soit cette sacro-sainte ville militaire.

Il y avait rien de plus formateur que la violence pure ; c’était le créneau de certains hauts gradés et par conséquence, un pacte avait été scellé entre ta personne et ces Grands Fous. Un concept d’orchestre macabre et d’apprentissage qui se faisait dans les organes libérés, l’odeur de la chaire et les hurlements isolés des prisonniers de guerre. La nuitée s’avançait lentement alors que l’arôme de l’hémoglobine gagnait peu à peu tes narines. Oui, ce soir promettait d’être une belle lune. Oui, la lune hurlerait de joie en voyant tes actes… Ou plutôt.
Jashin.

Cette pensée gagna ta colonne vertébrale, libérant un âpre frisson. Le prisonnier qui se tenait face à toi représentait Kiri ; du moins c’était ce qu’indiquait son bandeau frontal, maintenant au sol, saccagé par la frousse, l’épouvante mais surtout… Le désir. Ton désir. La porte s’ouvrit suite à cette pensée, à cette envie d’en finir au plus vite ; peut-être s’agissait-il de la chance pour l’émissaire Kirijin ou bien, le couronnement de son décès annoncé comme évident. Regardant ton Royaume dans la souffrance ; la silhouette imposante te laissa présager une forte brute importante. Les peinture de guerre renforcèrent cette impression et ce ne fut que lors de ces derniers mots d’enfants qu’un épais sourire gagna ton visage ivoire.

Bienvenue Senkû. Oublie les formes de politesse ici, tu n’es plus à Iwa. 

Le sourire gagna en puissance.

Tu es donc mon mouflet pour la soirée, magnifique, tu sembles… Sauvage. 

Regardant de façon presque malsaine ton nouveau coéquipier, tu observas l’enveloppe corporelle de l’humain. Une belle bête qui, par la suite, allait devenir un puissant ninja, sans aucun doute. Les muscles semblaient être veineux, le regard implacable, ayant déjà connu l’Art de la guerre. En oubliant presque le prisonnier de guerre qui marmottait dans son bâillon, tu posas une main ensanglantée sur l’épaule du jeune homme, plongeant ton regard enflammé dans le sien. Un geste qui pouvait être interpelé de différentes façons, mais qui avait de grande chance de mettre mal à l’aise le nouveau venu.

Avant qu’on commence, je dois te mettre en garde. 
Silence.
Ce que tu verras ici restera en toi, tu ne dois rien dire, que cela soit à ton Senseï, tes coéquipiers ou même à ta compagne du moment. Aussi, je te demande de ne pas perdre ta foi en Iwa ; ce que tu verras et ferras ici est dans le seul but de protéger notre village, notre Kage et la population du village. Nous oeuvrons pour notre civilisation, notre culture, nos idéaux.
Second silence.
J’aime Iwa et j’espère que tu l’aimes aussi. 

Tu laissas tomber mollement ta main, laissant une légère trainée rougeâtre sur l’épaule du dénommé Senkû. Tournant les talons, d’un geste presque expert tu ôtas la boule en fer de sa cavité buccale, le prisonnier toussota, reprenant une respiration correcte.

Sache aussi qu’ici, on n’utilise pas les Arts Ninja. 
Coup dans mâchoire.
Tu as seulement le droit à ton imagination, tes mains, et quelques outils à disposition. 
Le Kirijin cracha une volute de sang, le regard aussi goudronneux que les cieux d’Ame, tu sentais ses muscles se raidirent sous la pulsion guerrière, sous l’envie de meurtre, sous l’envie de t’étranger, de reprendre le contrôle.

Tu n’as pas besoin de savoir pourquoi il est ici, pour le moment en tout cas. 

De l’autre côté de la pièce se situait une épaisse armoire métallique sans décoration, ainsi que plusieurs tables médicales dont l’âme semblait être pervertie depuis la nuit des temps, si la curiosité piquait ; on pouvait apercevoir plusieurs ustensiles plus orignaux les uns que les autres voire même quelques bruissements d’animaux divers et variés. Un rapide aller-retour, pour une cuillère à soupe et une autre, à dessert.

Ça te dérange si tu tiens sa tête, il risque de geindre un peu… 

Même si le terme « Ça te dérange » était plus une forme de politesse cachant un ordre militaire pure et simple, il valait mieux mettre à l’aise les petits nouveaux intégrants de façon temporaire ton antre des symphonies monstrueuses. Plaçant la plus large des cuillères entre tes dents, tu étiras à l’aide d’une main les paupières de l’homme avant d’insérer celle à dessert par le haut, sous les hurlements et les bougonnements du Kirijin. Un mouvement de balance, un peu de grincement, puis l’objet convoité commença à sortir de sa cavité avant que tu ne l’attrapes de tes quelques doigts crasseux, un fil épais joignant l’orbite à son propriétaire. L’hurlement et le sang débloquaient un nouveau succès, celui de la réussite.

Il y a des bocaux vides au fond de la pièce, vers l’armoire. J’en ai besoin. 
D’un geste sec, tu arrachas le nerf optique.
Oh, et choisi un ustensile. 
Ricanement.
C’est ton tour. 

Aucune explication.
Aucune question.
Seulement de la violence.
Pour Jashin.
Pour Iwa.
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Lun 12 Nov 2018 - 15:37




自然 - Deal with the devil



« Hands blood. »

◐first blood◐

Début de l'An 200, Section d'interrogatoire et de torture d’Iwakagure No Sato


Des frissons accompagnèrent les dires du maître de torture. De son sourire carnassier, il posa sa main baignée du sang qui n’était pas le sien sur l’épaule du sauvageon qui constatait sans bronché les traces ensanglantés dégoulinant le long de sa peau hâlée.

L’homme à la chevelure rappelant la lune et ses rayons d’argents s’élança alors vers un monologue explicatif, sans aucune interruption spontanée de la part de son acolyte qui, apparaissait tout ouïe face aux paroles émises par son mentor.

Une mise en garde, aux allures de pacte méphistophélique entre les deux hommes naquit dès lors. Le Yaoguaï se contentant d’acquiescer d’un simple signe de la tête, ne se sentant aucunement menacé, bien qu’il trouvait le responsable de la faction, quelque peu suspect et complètement décalé.

La victime se voyait être un Kirijin tombé dans la toile abyssale de Deku, il ne pouvait imaginer pire sort pour mettre un terme à son existence. Un coup au niveau de la mâchoire lui fut asséner, amenant le Yaoguai à sourire légèrement d’un rictus malicieux. Ce petit cours débutait de plus bels et s’annonçait comme particulièrement excitant.

De nature curieuse, le pré-adulte zieuta autour de lui, une pièce lugubre avec posés sur les tables, d’innombrables outils prévus à cet effet, celui de la torture et de la barbarie. Senku s’approcha tout en examinant chacun des objets placé ne connaissant à peine le tier d’entre eux.

« Impressionnante collection. Ces objets, j'imagine que vous les avez déjà tous expérimentés... » Supposait-il intrigué.

Trêve de bavardage, le Chûunin fut directement amené à porter son assistance quant aux activités sanguinaires de son supérieur. Tenant la tête du prisonnier, il observa Deku dans ses œuvres, l’air étonnement surpris de par sa créativité.

En effet, à l’aide d’une simple cuillère, celui-ci venait de retirer l’oeil de son orifice orbitaires. Provoquant un hurlement de douleur qu’il n’avait encore jamais entendu. Cette homme Deku, était un grand malade, mais il était avant tout, un artiste au talent incompris et Iwa ne possédait son équivalent tant il paraissait exceller dans son art. Venant à peine de commencer qu’il impressionnait déjà l’ostrogoth, qui ravala difficilement sa salive suite à la vue du filet de muscle qui retenait l’orbite oculaire de la victime.

« Ou..oui. » Répondit le chuunin en donnant le bocal vide au maestro de la torture.

La scène ne l’avait pas dégoutté non, cela apparaissait loin d'un tel rendement. Il ne fallait pas oublier le fait que, le Yaoguai était issu d’un peuple autochtone connu à travers le pays pour capturer les étrangers s’aventurant trop près de leur territoire, ceci afin de les torturer et plus encore, aucun n'est jamais revenu vivant de leur domaine. Le jeune shinobi au faciès peinturluré avait la ferme intention de se délecter de la moindre parcelle de barbarie de l’artiste que représentait Deku, il allait ainsi pouvoir canaliser ses pulsions clanique et même réitéré dans le futur, à l’instar de celui qui allait tout lui enseigner.

Son tour était arrivé, un silence naquit dès lors, durant quelques instants alors que le guerrier atypique jeta son dévolu sur un ustensile assez particulier. Les regards s’échangeaient dans une complicité naissante entre disciple et professeur.

« Toi là, tu es Kirijin n’est ce pas ? Dans ce cas, je suppose que tu dois adorer l’eau.. héhé. *S'adresse à Deku* Retiens-le. » Lançait-il d'un air malsain et d'un ton sarcastique.

Le Yaoguai donna un coup de poing au ventre de la victime, profitant du fait qu’il ouvre la bouche pour y placer son récipient où une énorme quantité d’eau loin d’être potable fut verser continuellement pour étancher sa soif. Des cris incessants accompagnés d'étouffements se mélangèrent constituant une merveilleuse symphonie. Ironie poétique et sadique, que de voir un ressortissant du Pays de l’eau s’étouffer avec le même liquide qui définissait tant sa patrie.

Le brun ténébreux débutait doucement et apparaissait attentif aux moindres conseils et remarques de son professeur, qu’ils soient positifs ou négatifs, tout était bon à prendre.


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戦士 - Densetsu no Senshi
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Deal with the devil [ Deku ]

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