Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
Partagez | 

Un appel au secours ─ Partie 2. [@Metaru Kira]


Dim 9 Juil 2017 - 22:38

← RP PRÉCÉDENT

Cette affaire commence à prendre de l'ampleur, voire même à obtenir une tournure dramatique. Dans Kumo, le village caché des Nuages, la disparition d'Angū, le marionnettiste hanté, fait parler d'elle. Certains journaux en parlent même dans leurs lignes alors qu'en règle générale, le bouche à oreille est majoritaire, exprimant de la curiosité pour beaucoup mais aussi de la crainte.

Si une simple disparition se conclut par un comité de traque qui part en quête de celui dont on n'a plus la trace, cette fois, ce sont des petits messages qui ornent la ville, maintenus dans les bras de petits pantins de bois inanimés. Des créations de bois, taillées à la main avec une précision millimétrée, qui informe par le biais de jeux de piste la position de celui qu'on recherche. Malgré tout, si Angū pourrait simplement être ignoré ou passer en second plan, c'est l'allure morbide et dangereuse des messages qu'elle contient qui alerte la ville et commence à toucher les hauts supérieurs.

Souvent, les lettres parlent de crimes. De meurtres. D'horreurs. Des choses qui, d'après la graphie employée, sont faites contre le gré du scribe marionnettiste. Comme s'il était dirigé, employé par quelqu'un ou quelque chose. Jusqu'alors, une personne s'est mise en tête de retrouver le potentiel assassin : Nara Seijiro. Il n'est pas encore parvenu à trouver le camouflé, certes, mais il ne devrait pas être si compliqué de traquer un Genin... pas vrai ?

Maintenant, toi et moi Invité allons suivre l'aventure d'un étonnant Kumojin. Un jeune homme qui, contre sa volonté, se retrouve embrigadé dans un cycle infini de problématiques... du moins, s'il décide de se plier aux règles de ce jeu de chasse, dont la première partie serait une lettre, tenue par un pantin de bois tombant, une lettre pliée dans sa main. Celle-ci, scellée d'un mécanisme de bois précaire, prouve qu'elle n'a pas encore été lue ou même touchée. Si cette dernière se joint à la traque, elle pourra lire sur cette lettre...


? a écrit:
Les voix me parlent et je les entend. Cependant, je leur parle mais elles ne m'entendent pas... Leur ton est macabre, je perçois leur intention de me nuire... j'ai besoin d'aide.

Un pantin se situe en haut de la bibliothèque, sur les toits, entre deux briques cassées. À l'abri du vent, il est cependant coincé dans une position désagréable...

Le second se trouve hors de la bibliothèque, dans un pot de fleur près de l'entrée. Si son univers lui est agréable, le vent tranche sa chair...

Lequel sera le plus apte à t'aider ? Choisis-bien, l'un te mènera en erreur, l'autre te guidera...

_________________
Angū's Theme
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lun 10 Juil 2017 - 14:11

La lecture, ce n'est plus vraiment ma tasse de thé. Des mois de prison partagés entre l'entraînement physique et la découverte d’œuvres historiques m'ont quelque peu dégoûté de ce passe-temps. Pourtant c'est bien vers la Grande Bibliothèque que mes pas me mènent à présent. Lieu de savoir par excellence, l'endroit devrait me permettre de me tenir informé des événements qui se sont déroulés pendant que j'étais sous les verrous. Se tenir au courant de ce qu'il se passe est primordial. Ne dit-on pas, d'ailleurs, que l'information est une arme parmi les plus puissantes? Je partage en grande partie cet avis même si à mes yeux rien n'égalera jamais le kinton...

Je pousse d'un léger coup de pied les portes de l'établissement et me mets à arpenter les larges étagères à la recherche des journaux d'information. J'en aurai pour un moment, c'est certain. Mais l'autre option qui s'offre à moi est de faire mon travail de Genin. À cette heure je suis sensé patrouiller dans le village. Une occupation qui n'est pas digne de mes capacités. Entre l'ennui et la connaissance, le choix est vite fait. Et puis le temps a une agréable tendance à s'écouler plus rapidement lorsque l'esprit est occupé. Dès lors, quitte à glander, que ce soit au moins à des fins utiles!

Mes doigts se baladent sur les différents journaux qui n'attendent qu'un lecteur pour justifier leur existence. Je remarque alors un morceaux de bois un peu plus loin, dépassant du sommet d'une étagère. La curiosité l'emportant - comment pourrait-il en être autrement? - je bondis et saisit l'objet en question avant de me réceptionner sur le sol. Il s'agit d'un pantin. Une chose un brin étrange dans le mesure où les enfants ne sont pas légion en ces lieux. Je jette un regard à droite puis à gauche, à la recherche d'un indice ou de la présence d'une personne qui pourrait expliquer ce mystère mais l'allée est déserte. Je décide donc d'ouvrir la lettre que la créature de bois tiens dans ses bras.

J'exprime ensuite mon scepticisme par un froncement de sourcil: qu'est-ce que c'est que ce délire? Si les instructions sont plutôt claires le préambule, lui, me fait penser que la personne qui a écrit ces quelques lignes n'est pas saine d'esprit. Est-ce une blague née d'un esprit tordu? Une personne qui s'ennuierait assez pour créer un jeu de piste? Ou tellement en manque d'attention qu'elle se sent obligée d'avoir recours à ce petit stratagème pour en obtenir? Ma première réaction est plutôt simple: je froisse la lettre avant de la jeter par dessus mon épaule. J'ai plus l'âge de prêter attention à ces conneries.
"Et merde..."
L'humain étant ce qu'il est, la curiosité est souvent l'un des sentiments qui le caractérise. Je soupire et me baisse pour ramasser ladite missive et la parcours à nouveau du regard, cherchant entre les lignes un éventuel indice supplémentaire. Mais à part ce qui y est griffonné je ne distingue rien de probant. Il semblerait donc que je doive me plier aux règles édictées sur ce bout de papier. Pourquoi pas après tout... Ce que je suis venu chercher dans cette bibliothèque peut bien attendre. J'effectue donc une petite série de mudras et deux clones apparaissent face à moi dans un nuage de fumée.

Je n'ai pas besoin de leur expliquer ce que j'attends d'eux puisqu'ils le savent déjà. Je me contente donc d'un léger signe de tête pour leur indiquer qu'ils doivent se mettre immédiatement au travail. L'un d'eux se dirige ainsi vers la sortie et ce fameux pot de fleur tandis que l'autre se chargera d'aller récupérer le pantin qui est sensé se trouver sur le toit. La lettre stipule que je dois faire un choix. Mais comment choisir entre deux options si l'on ne sait pas de quoi il en retourne exactement?

Je suppose que l'instigateur de tout ceci s'attend à ce que l'on respecte les règles qu'il a édictées. J'accepte de rentrer dans son jeu mais je ne le laisserai pas dicter la conduite que je dois adopter. Je trouverai cette personne à ma manière. Je m'adosse à la paroi recouverte de livres et attends le retour de mes clones. Le tout en me demandant s'ils trouveront quelque chose ou s'il ne s'agit que d'une mauvaise blague. Le tout en me disant qu'au pire j'aurai simplement perdu quelques minutes de mon existence pour courir après une chimère. Il y a pire, dans l'existence...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t410-metaru-kira-uc

Lun 10 Juil 2017 - 21:48
Une stratégie de clones ? Oui, ça pourrait marcher... en tout cas, ça peut fonctionner.

D'un côté, l'un des clones se dirige vers le pantin se situant entre les briques de la toiture de la bibliothèque. Celui-ci est certes à l'abri du vent, mais les briques l'écrasent, le broient, sans que personne ne puisse le remarquer. C'est lui qui représente Angū : prisonnier de ses voix, métaphoriquement liées aux briques, mais seul dans son monde et à l'abri du regard extérieur. Bien évidemment, comme indiqué dans la précédente lettre, un petit message s'adresse au clone qui l'a découvert.


? a écrit:
J'ai besoin d'aide. Jusqu'alors, j'étais dans mon monde, je ne faisais de mal à personne et si les voix devenaient oppressantes, il me suffisait de m'exiler en prétextant me rendre en mission. Mais aujourd'hui, elles sont devenues bien trop fortes et il insiste pour que je les écoute. J'ai besoin que tout ceci s'arrête, c'est trop dur, je ne veux plus tuer. Aide-moi. Je me trouve face au soleil, le seul moment où je peux le voir ne faire qu'un avec l'horizon, dans le village, au pied de la maison la plus proche de lui.

... c'est bien beau tout ça, mais il existe deux moments où le soleil est bas : lorsqu'il se lève et lorsqu'il se couche. C'est une réponse à double-tranchant, qu'en penses-tu, Invité ? Je suis presque sûr qu'il parle du coucher du soleil... quoi que le lever est aussi plausible... je ne sais pas. J'espère que le Genin trouvera une solution à cette énigme, ou qu'un de ses clones y parviendra. J'espère aussi qu'il ne gaspillera pas trop d'énergie avec cette ruse, il pourrait en venir à bout. D'ailleurs, en parlant de clones, le second n'a pas subi le même sort. Déterrant le pot de fleurs dans lequel se trouvait un pantin, celui-ci contempla la lettre, qui était elle aussi porteuse d'un message.

? a écrit:
Je t'envie, toi qui estime que le monde autour de toi est beau. Je t'envie et te déteste, te sachant en sécurité alors que les tourments me tuent de l'intérieur à petit feu. Je te hais. JE TE HAIS !

La mine du crayon s'écrasait presque sur les dernières lettres, alors que son scribe avait clairement perdu le contrôle en écrivant ces mots. À la fin de la lecture de la lettre, c'est l'une des articulations des pantins qui s'ouvrit en dégageant trois senbons qui vinrent se loger dans le cou du clone, provoquant sa disparition, ainsi que la chute de la petite feuille de papier qui s'envolait au gré du vent, loin du pantin, seul dans ses fleurs. Une chose est sûre, si cette agression était faible, elle était suffisamment violente pour faire disparaître un clone : heureusement que ce n'était qu'un duplicata de son compositeur.


_________________
Angū's Theme
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mar 11 Juil 2017 - 22:20

La personne qui a écrit cette lettre n'ai clairement pas toute sa tête. Ça me rappelle les histoires glauques que l'on me racontait lorsque j'étais haut comme trois pommes. À cette époque les récits d'épouvantes avaient une certaine influence sur moi. Suffisamment pour m'empêcher de trouver le sommeil ou pour vérifier constamment qu'aucune créature ne se terre sous mon lit. Aujourd'hui ma vision des choses est différente: s'il faut se méfier de quelque chose, c'est de l'être humain et la de la cruauté dont il peut faire preuve. Le plus grand ennemi de l'humanité semble ainsi être - et c'est ironique dans le fond - l'humanité elle-même. Toujours est-il que je n'ai plus peur des monstres et autres inventions des adultes pour calmer leurs rejetons.

J'achève de parcourir la première lettre en tentant de faire un parallèle entre les lignes que j'y lis et une éventuelle connaissance au sein du village. Des tarés, j'en connais. Mais aucun qui me semble être atteint à ce niveau-là. Remonter cette piste ne sera sans doute pas facile d'autant plus que le responsable de tout ceci a un goût prononcé pour les énigmes. Mais au moins c'est amusant. Et puis les choses trop faciles n'ont que peu d'intérêt après tout...

Je relève la tête lorsque le vécu de mon second clone s'additionne au moins. Je me souviens avoir parcouru une seconde lettre juste avant qu'une douleur au niveau de la gorge mette fin à mon existence. Ou, en l'occurrence à celui de ma copie. Ainsi donc il ne s'agit pas seulement d'un bête jeu. Le danger est également bien présent. Je glisse une main à l'arrière de ma nuque avant de la faire craquer, fermant les yeux comme pour mieux savourer l'étirement musculaire. Puis un mince sourire apparaît sur mes lèvres tandis que j'achève de prendre ma décision.
"Ainsi donc tu souhaites mourir?" dis-je en aparté. "Soit!"
Je glisse le bout de papier dans la poche de mon manteau de cuir puis dépasse le clone restant avant de lui planter nonchalamment un kunaï à l'arrière du crâne. Ce n'était évidemment pas nécessaire. Mais c'est un moyen comme un autre d'évacuer l'irritation d'avoir été piégé. Car j'aurais très bien pu me faire blesser à la place de mon autre copie. Ce n'est plus un jeu désormais mais bien une traque qui se soldera avec la mort de la personne qui s'amuse à disséminer ces pantins.

Mes pas me mènent vers les étagères qui contiennent diverses cartes géographiques. Parmi elles, un plan récent de Kumo. Les différents dispositifs militaires n'y apparaissent évidemment pas, prudence oblige. Mais les bâtiments y sont fidèlement représentés. Mon doigt se balade un instant sur l'objet de mon attention puis je décide purement et simplement de l'arracher, la plier puis la glisser dans ma sacoche. On ne sait jamais; ça pourrait m'être utile dans d'autres occasions.

Je quitte ensuite ce lieu de savoir et marque une pause au niveau de son entrée. Le temps de m'allumer une clope, d'aviser un adolescent aux vêtements déchirés puis de prendre une décision et me voici à me rapprocher de lui. Je fouille dans mes poches à la recherche de quelques ryos et les compte rapidement dans ma paume avant de les tendre à l'intéressé.
"Tu veux te faire un peu d'argent?" pure rhétorique, les pauvres adorant les ryos. "Tu connais sûrement la maison abandonnée tout à l'Est de Kumo? Celle qui a pris feu il y a quelques semaines?"
Le signe de tête qu'il m'adresse et le regard envieux qu'il pose sur lesdits ryos ne fait que me confirmer que j'ai choisi le bon candidat. Pour être certain je lui désigne toutefois sur le plan la bâtisse en question.
"Je veux que tu y entres et que tu la fouilles attentivement. Tu me rapporteras ensuite tout ce que tu y as trouvé d'intéressant. Je serai vers l'ancien entrepôt désaffecté, de l'autre côté du village." il ne peut pas se tromper, si? "Ne t'avises pas de prendre cet argent si tu as dans l'idée de ne pas faire ce que je te demande. Je saurai facilement te retrouver si tu ne respectes pas notre petit contrat, vu?"
Dans un monde parfait je suppose que je n'aurais pas besoin de proférer de menaces. Seulement voilà, le Yuukan n'a rien d'idyllique. Dès lors... J'observe le gamin s'éloigner puis emprunte la direction inverse en direction du point le plus à l'Ouest et, donc, l'entrepôt qui s'y trouve. J'aurais pu envoyer un autre clone se charger du point Est mais... en quoi cela aurait-il été marrant? Il faut toujours se ménager une part de surprise, laisser à la vie l'occasion de vous surprendre.

Si je ne trouve pas ce que je cherche à l'Ouest alors je saurai où me rendre. Et ça signifiera probablement que ce gamin est mort. Si l'auteur de ce jeu de piste a piégé l'un des premiers pantins je n'ai pas de raison de croire qu'il n'en sera pas de même pour les suivants. Fort heureusement je sais maintenant à quoi m'en tenir. Au contraire de ma nouvelle recrue. Mourra-t-il?

Je suis en train de parier sur ses chances de survie tandis que je bondis de toits en toits vers ma destination. Qu'y trouverai-je? Avec un peu de chance ce sera le détraqué qui a disséminé ces pantins. Dans le cas contraire ce sera probablement des emmerdes...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t410-metaru-kira-uc

Mer 12 Juil 2017 - 5:22
Il hochait la tête.

C'était bien la dernière fois que le jeune garçon se permettait un sourire, discret, le regard émerveillé à la vue de ce qui pourrait peut-être sauver sa mère d'une maladie dont le seul traitement est bien trop cher pour un adolescent sans emploi comme lui. Après tout, le Yuukan n'est pas exclusivement constitué de ninjas, certains se doivent de survivre en faisant de basses besognes. Accomplir la tâche d'un autre en était une. Toutefois, qui aurait pu se douter qu'il s'agissait là du commanditaire involontaire d'un meurtre ?

Oui, Kira ne le savait pas. Mais moi, en tant que narrateur, je sais ce qui se passe partout tant que je peux suivre de mon regard et j'avais décidé de suivre le parcours du jeune garçon à la guenille. Il se nommait Zaôn et était le cadet d'une famille décimée par la guerre. Ils ont vécu le massacre discret que certains Metaru ont offert aux civils pour être sûr qu'une citadelle baptisée au nom de la métallurgie puisse fonctionner. Son père fut tué par les ninjas, tout comme ses deux frères. Il veillait seul sur sa mère, qui avait été contrainte de travailler dans la raffinerie de Kumo malgré ses lourds problèmes de santé. Un problème en amenant un deuxième, le contact prolongé avec le métal brut et d'autres métaux précieux infecta son sang, qui la clouait définitivement au lit. Sans ces soins, le sang infecté de sa mère allait progressivement se rendre jusqu'à son cœur et le ralentir dans ses battements jusqu'à l'horrible conclusion.

Cependant ça, Kira s'en moque. Il s'en moque car il ne connaît pas, il s'en moque car il n'imagine pas. Il s'en moque car de toute façon, il ne comprendrait pas : tout comme ne comprend pas le garçon plein d'espoir à la vue d'un décor qui n'avait pas sa place ici : une marionnette. Un joli pantin de bois, possesseur d'une lettre, qu'il s'empressa de récupérer. C'étaient les ordres après tout, il devait ramener tout ce qui pouvait être intéressant. Cependant, il était curieux et décida de lire la lettre pour s'assurer qu'il s'agissait bien d'un artefact précieux et non d'une babiole sans intérêt.

? a écrit:
Je n'ai jamais eu l'occasion de rester en ville lorsque le soleil se couche. J'ai toujours eu peur que les gens me voient, qu'ils me jugent. Je suis effrayé à l'idée de rencontrer qui que ce soit, pourtant, j'adorerai voir ce spectacle. Le crépuscule, ce doit être beau, n'est-il pas ?

Regarde-le. Le soleil est sûrement au plus bas, tu as la plus belle vue du monde pour le contempler. Si j'étais là, j'aimerai mourir face à ce spectacle pour ne jamais l'oublier.

J'espère que lorsqu'on se retrouvera, après la mort, tu pourras me raconter ce que tu as vu.

C'était chose faite. Un mécanisme s'ouvrit de l'une des articulations du pantin et propulsa un kunai qui se logea en plein dans la gorge du jeune garçon, qui ne pouvait plus ni respirer ni bouger, tétanisé par la mort. Il ne s'attendait pas à mourir si jeune et n'avait jamais eu l'occasion de dire à sa mère. Ses dernières larmes n'étaient pas celles de la douleur, mais celle de la peine. Il voulait que sa mère guérisse et le savait : en apprenant sa mort, la mère du jeune garçon mettrait fin à ses jours. Un dernier râle d'agonie. Un dernier soupir. C'en est fini.

Derrière lui, depuis le tout début, un Jônin avait assisté à la scène. D'abord amusé et intrigué, puis horrifié de voir un tel crime de sang froid. Sans chercher à lire la lettre, il fit appel à deux ninjas de son équipe. Le premier, un Chûnin médecin, chargé de faire au mieux pour stabiliser l'état du jeune garçon qui était pourtant dramatique. Le second, plus grand et nettement plus agile, se déplace comme une ombre aux côtés de son Sensei en direction du manieur de métal. Il ne leur fallut que cinq minutes, voire moins, avant d'arriver au pied de l'immeuble où se situait la victime d'un flux de coïncidences. Certes, il se trouvait à quelques pas de la marionnette; mais les deux ninjas protecteurs de leur village avaient décidé de ne pas le laisser bouger d'un millimètre.

Le Chûnin, armé d'une lame courbe, se tenait prêt à surgir en position offensive. Quant au Jônin, il déplaça sa main en arrière ─ depuis laquelle émanait de véritables lacérations de chakra Raiton, prête à perforer tout ce qu'elle impacterait ─ avant de s'adresser au désigné criminel.

"Essaye ne serait-ce que de bouger d'un cil et nous t'exécutons. Un lâche comme toi ne mérite même pas de porter le bandeau de Kumo. Soudoyer et assassiner un gamin, quelle honte pour notre village ! J'ai honte que le mot Kumojin nous désigne tous les deux de la même façon ! Tsk !", expulsait avec rage le Jônin qui n'avait clairement pas envie de laisser Kira s'en tirer si facilement.

_________________
Angū's Theme
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jeu 13 Juil 2017 - 16:44

Mon regard se pose sur la lame de chakra raïton puis sur son propriétaire. Je le dévisage un instant puis m’attarde un instant sur ce qui doit être son élève. Il est aisé de déduire que le gamin est mort grâce aux propos secs que l’on vient de m’adresser. Cela dit, loin de me démonter, je hausse un sourcil de scepticisme avant d’extirper la cigarette du coin de mes lèvres. C’est même un léger sourire qui finit par transparaître sur ces dernières tandis que j’éjecte la clope un peu plus loin.
"Si cela peut vous rassurer, être kumojin est bien la seule chose que nous avons en commun. Après tout… Comment un Eisenin pourrait-il être comparé à un Metaru autrement que par ce terme?"
Comment ose-t-il prétendre que nous avons des points communs ? Les manieurs de métaux sont l’âme de ce village, ceux sans qui la révolution industrielle et commerciale de Kumo ne pourrait avoir lieu. Si l’idée de partager quoi que ce soit semble le répugner, qu’il se rassure : ce sentiment est bel et bien partagé. D’autant plus que nous nous connaissons, lui et moi. Et que nos rapports n’ont jamais été agréables. L’homme doit sûrement se délecter de cette situation, pensant qu’il tient là une occasion rêvée de me renvoyer derrière les barreaux. L’imbécile…

Croit-il réellement que je suis assez stupide pour ne pas prendre un minimum de précautions ? Il semble évident que ces deux emmerdeurs ont assisté à la mort du gamin que j’ai envoyé à la recherche de l’autre marionnette. Mais si cette dernière était piégée à la façon de la première je doute qu’il ait eu le temps de leur confier quoi que ce soit. Autrement dit ils n’ont rien de probant contre moi si ce n’est des soupçons. Et fort heureusement nous vivons dans une société qui ne se contente pas de si peu pour châtier quelqu’un.
"Je regrette mais… pourriez-vous être plus clair quant à ce que vous me reprochez?" finis-je par demander. "Le seul gamin avec qui j’ai eu un contact aujourd’hui, je lui ai donné quelques ryos pour égayer un peu sa journée. Ce qui, arrêtez-moi si je me trompe, n’a rien d’illégal. Maintenant si vous arrivez à prouver que la charité dont j’ai fait preuve est directement responsable de la mort de cet enfant…"
Même s’ils ont entendu la conversation avec l’enfant ils ne peuvent décemment rien me reprocher. Que lui ai-je demandé sinon un service en échange de quelques ryos ? Je ne l’ai pas tué ni provoqué sa mort. Tout ce que j’ai fait, c’est lui proposer d’aller fouiller une demeure abandonnée et de me ramener ce qu’il trouvait. Si coupable il y a, il s’agit du sociopathe qui abandonne ses pantins. Non d’un Genin qui se contente de laisser sa curiosité s’exprimer…
"J'admire votre zèle mais... êtes-vous certain que c'est bien contre la bonne personne que vous le dirigez?"
Mon sourire s’accentue tandis que je glisse mes mains dans les poches…

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t410-metaru-kira-uc

Ven 14 Juil 2017 - 2:39
"Vous pouvez être aussi admiratif que vous le désirez, nous allons vous faire admirer le sol de plus près !" envoyait le jeune Chûnin, jusqu'alors sur la réserve. S'il avait fait preuve de calme, les phrases de Kira l'avaient blessé dans son égo. Il faisait partie de ces jeunes ninjas qui se sont dévoués corps et âmes pour leur village et la sécurité de leurs proches. S'il n'envisageait pas de devenir le plus fort, le plus connu, le plus riche ou le plus haut gradé, il avait ce but ultime d'instaurer une paix commune envers tous les membres du village. D'ores-et-déjà, voir et assigner un crime à un Kumojin était inadmissible pour lui, mais avec hautain d'aisance quant à s'en défaire les responsabilités, c'en était trop pour lui. Il fit un pas en arrière, prêt à fuser vers lui, avant d'être calmé par le Jônin.

"Sur ce point Zaô, il a raison. Nous ne pouvons pas le tuer, car nous ne l'avons pas entendu mentionner un quelconque piège. Il ne nous est cependant pas impossible de savoir s'il était au courant ou non de l'existence de ce traquenard : une partie de l'armée, une unité assez intime, possède des jutsus leur permettant de lire dans les pensées des détenus. C'est ainsi que nous pouvons recoller les morceaux d'une histoire. De ce fait jeune homme, tu vas nous suivre sans essayer quoi que ce soit : nous sommes deux, avons toute l'armée de Kumo en renfort, tu es seul... sans compter qu'au moindre faux pas, je te transperce à main nue. J'espère que tu as bien compris."

Il ne plaisantait pas. Son ton de voix était sombre, presque austère, inquiétant. Kira, tu t'es mis dans une galère bien noire... j'espère que tu trouveras une solution, sinon, je peux faire une croix sur la potentielle aide que tu pouvais m'octroyer dans la recherche de mon marionnettiste chéri. Courage.


_________________
Angū's Theme
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jeu 20 Juil 2017 - 4:20

Le gamin décide finalement de se manifester. Il était temps. Je me demandais quand son quota de patience serait atteint. Et en réalité c'est bien là-dessus que je comptais. Si nous devions nous battre, il serait ma cible prioritaire. Une fois maîtrisé je n'aurais aucun mal à faire plier l'échine à son maître. Du moins s'il tient un minimum à son élève. L'attachement est une faiblesse qui est trop aisément exploitable. Chose que je me ferai une joie de leur prouver pour peu qu'ils optent pour la manière forte. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que je ne compte pas me laisser faire docilement. Ce n'est ni dans mon caractère, ni dans mes habitudes.
"Me faire admirer le sol, mmh?" dis-je, un léger sourire au coin des lèvres. "Tu t'en crois capable? J'aimerais bien voir ça, tiens..."
Peut-être qu'il l'est, capable. Je ne fais rien de plus que mener une guerre d'apparence. Un conflit psychologique. L'assurance qu'on peut exprimer dans certaines circonstances peuvent parfois vous éviter bien des ennuis. Certains combats se gagnent avant même que le moindre coup soit échangé. Peut-être est-ce pour cette raison que le Jônin tempère quelque peu les ardeurs de son élève, lui qui est pourtant bien prompte à évoquer ses capacités ou le nombre qui parle à son avantage.

Cette fois-ci c'est bien un rire amusé qui quitte mes lèvres. Les arguments du shinobi sont parfaitement risibles. Toute l'armée de Kumo en renfort? L'autorisation de me tuer pour peu qu'il m'ait entendu mentionner un piège? Il tente clairement de m'impressionner. Sauf qu'il s'y prend mal. Comme si je ne connaissais pas notre système judiciaire... Ainsi donc le simple fait d'avoir évoqué les pantins piégés me vaudrait une condamnation à mort? Et ces deux bouffons seraient donc mes bourreaux autoproclamés? Allons bon...
"Tu n'arrêtes pas de me répéter que tu vas me couper en deux et que vous avez l'avantage du nombre. Tu essaies de te rassurer?" que je lui demande en tirant une bouffée sur ma clope. "Moi, je crois que si tu avais les moyens de tes ambitions nous ne serions pas là à échanger des amabilités..."
Ceux qui parlent le plus sont souvent ceux qui en font le moins... Il s'agit d'une règle quasi absolue chez l'être humain. Du moins si je me fie à mes expériences personnelles. Toujours est-il que je ne compte pas perdre plus de temps que je n'en ai déjà perdu. Je désigne donc d'un signe de tête la marionnette située derrière eux. L'ont-ils seulement remarquée, ces champions?
"J'ai déjà perdu trop de temps avec vous! Vous voulez une preuve de mon innocence? Regardez derrière vous!" dis-je en désignant la marionnette. "Un petit malin s'amuse à disséminer ces trucs dans le village. Jusqu'à présent je pensais qu'il s'agissait d'un simple jeu de piste mais d'après vos élucubrations j'en déduis que c'est plus que ça... Vous voulez un coupable? Commencez par chercher au bon endroit!"
Ils hésitent. Mais la curiosité l'emporte, comme il se doit. Ce pantin-ci n'est pas piégé. Il faut croire que j'ai fais le bon choix, donc. J'observe le duo lire le message qu'elle renferme avant de tendre la main. Après une nouvelle hésitation ils me tendent finalement le parchemin que je m'empresse de lire. Non sans garder un oeil sur mes... partenaires improvisés.

Message:
 

Seijiro? Ne serait-ce pas l'un des candidats à l'élection? Qu'est-ce qu'il vient faire dans tout ceci? Les choses deviennent de plus en plus étrange. Ce qui ne m'ennuie pas, bien au contraire. Après tout la mention de ce shinobi du clan Nara éloignera quelque peu l'intérêt que le duo me porte. Reste à exploiter ce cadeau tombé du ciel:
"Inutile de préciser que je n'ai pas placé ce message ici en anticipant votre intervention, je suppose? Ou encore que si un candidat est mêlé à cette histoire d'une manière ou d'une autre, il convient d'enquêter au plus vite?" ça me semble évident mais allez savoir... "Joignez-vous à moi! Vous garderez ainsi un oeil sur moi tout en résolvant une énigme qui peut se révéler mortelle. Du deux en un, en somme..."
L'offre est trop alléchante pour être dédaignée. Et c'est ainsi qu'après de nouvelles mises en garde ils acceptent de me laisser le bénéfice du doute. Pour le moment tout du moins. Je viens donc de gagner un peu de temps. Reste à savoir comment l'exploiter au mieux. Je ne tiens pas spécialement à faire du mal à des kumojins. Mais si je dois choisir entre cette option et une nouvelle peine de prison, la décision sera vite prise...

<==========<>==========>

Trouver la ruelle en question ne fut guère compliqué pour des personnes résidant dans le village depuis des années maintenant. Je suis le premier à trouver le pantin indiqué. Notamment parce que je commence à saisir la façon dont ce jeu de piste se déroule. Sans savoir réellement ou chercher, je sais qu'il faut se montrer observateur. J'ai ainsi l'occasion d'avoir la primeur du message que je découvre dans le mécanisme. Je rabats ensuite le bouclier d'acier que j'avais érigé en protection. Au cas où...

Message 2:
 

Et en effet, il y a des ruelles un peu plus loin qui correspondent à cette description. Je jette un regard à mes deux collègues qui continuent leurs recherches et choisis ainsi de leur fausser compagnie. Il me suffit d'une poignée de secondes pour pénétrer dans l'allée sombre, celle située sur la gauche. C'est ici que je me cacherais. Et puis sans connaître l'auteur de toute cette mascarade je suppose qu'il n'est pas du genre à aimer la lumière.

Je m'avance donc dans la ruelle, les sens en éveil. Reste à voir ce que le dégénéré à l'origine de tout ceci me réserve cette fois-ci...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t410-metaru-kira-uc

Un appel au secours ─ Partie 2. [@Metaru Kira]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Foudre :: Kumo, village caché des Nuages :: Grande Bibliothèque
Sauter vers: