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De mille feux | Tensai


Lun 10 Juil 2017 - 3:48
C'était un contexte bien particulier, ce soir-là, que dis-je, ce jour-là plus précicément. La Hyuga avait arpenté les rues de bonne heure, elle avait l'air plus joyeuse qu'à l'habitude du moins, tant qu'il n'y avait aucun public. Devant les pavés de la rue en face de l'atelier de son artiste, à la manière d'une enfant, après un bref arrêt, un pas devant l'autre, jouant elle les enchainait sans déborder des limites de la pierre taillées. Quelle étrange prouesse pour une aveugle, peut-être que ses chaussures retenus entres ses petits doigts donnaient un indice de sa technique. Elle avait mis longtemps avant ca à tâter et éfleurer le sol du bout de ses orteilles. Légère, elle sautillait dans un rythme irrégulier, malgré son agilité, parce qu'elle dandinait peut-être un peu exprès, de temps à autre, elle vacillait sur un côté. Au bout de vingt pas de danse dans ce style, la balerine cessait son activité, son sourire laissait place à un soupir quelque peu décencerté, haussement d'épaules et la voilà entrée.

-Ne fais pas semblant de dormir feignant.

Elle tirait fort sur le tissu qui le couvrait avant de le jeter non loin du lit, sa face d'agancante au jour à peine levé. Toujours dans le même ménagement et la même diplomatie, elle chatouillait son bout de nez avec pour arme le pinceau même du créateur. La pire des emmerdeuses.

-Dans le genre artificier qui fait tout péter est-ce que tu es si mauvais que ca pour ne faire que sculter.


Sa tête se seccouait un peu, juste assez pour faire virvolter un peu ses cheveux et our être sûre de pouvoir finir son monologue, elle le fit taire en lui collant son outil dans la bouche.

-Pas étonant qu'on se foute de toi.


Elle poussait sur son front pour se relever et s'esquiver, s'était qu'ils n'avaient pas une relation très tendres et leurs caprices étaient à la hauteur de leur dangerosité. Parfois l'ardence de leurs flammes s'estompait, ils étaient comme des braises se ranimant à l'infini, même après avoir été assez sombres pour parraître du charbon. Des coeurs bouillonants.

-J'ai une nouvelle requête pour toi, un autre défi, est-ce qu'il falloir encore qu'on se bagarre des jours et des jours ? Ca serait contraignant, on aurait beaucoup à perdre tous deux, car c'est une surprise agréable que j'ai pour toi si tu sais me satisfaire. Encore une fois sauras-tu m'entendre.

La dernière phrase semblait importante, plus que tout le reste, puisque c'était dans cette dernière qu'elle avait mis le plus d'intonnation. Elle le pressait ensuite, même s'il n'aimait pas ca. C'était qu'elle avait mis beaucoup d'effort dans son projet d'aujourd'hui et s'il était égoiste comme souvent, il n'était à la fois d'une insoupconnée nature altruiste, mais il était trop tôt pour en parler, peut-être que cette folie serait avorté avant même d'avoir eu une chance d'exister. Cela ne dependait pas d'elle et ca la rendait un peu folle à vrai dire, mais elle avait misé là dessus et voulu y croire assez pour être capable de le traîner- de grès ou de force, sur le toit de son bâtiment.

Là haut, elle sentait la chaleur du soleil fraichement levé sur son visage et ses souvenirs tenaces aujourd'hui reproduisaient la lumière blanche et vive d'un éblouissement dans son esprit. Son imagination pouvait être remarquable parfois et ca lui donnait un sourire d'idiote, tandis qu'elle sautait vers le toit du bâtiment suivant, incitant son accolyte à en faire autant. Après plusieurs toits visités, et autant de fois où elle avait quadrillé la zone pour trouver le point exact de ses rêves, Sana' se décidait quand même à lui fournir un peu plus d'indications.

-Tu t'y connais en feu d'artifice ? Je veux dire t'es capable hein, rassures moi sur le fait que tu sois un vrai Chôkoku, pas une Hyuga ratée comme moi. Ca la faisait rire comme une idiote. Je suis sûre que oui et qu'ils te jalouseront très bientôt... Ah dame flaterie pour mieux faire passer la pillule. D'abord trouvons un chemin sûr pour ta scéne digne de ce nom, ensuite on pourrait peut-être aller faire quelques tests à l'écart, après quoi je t'offrirais à manger, où tu voudras. Rajoutait-elle un air malicieux. Ta surprise sera pour le soir, il faudra être patient. Alors ?



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Lun 10 Juil 2017 - 12:54
Depuis l'effusion de sentiments ils ne s'étaient plus revus. S'étaient-ils déjà lassés ? N'était ce encore qu'une Muse éphémère avec qui il avait joué afin de lui extraire toute sa puissance créative. Puis plus rien, une de plus une de moins. Était-ce vraiment cela. L'artiste n'avait pas encore la réponse mais son œuvre principale n'avançait pas du tout depuis qu'elle ne s'était plus manifestée. Il faut croire qu'elle était la pierre angulaire du nouveau créateur. Pour le moment il refuse de voir la vérité en face préférant employer quelques expression à la mords-moi le nœud.

« Une étroite collaboration. »

Il était dans son atelier en train de rêvasser sur quelques desseins extraordinaires lorsqu'il comprit qu'il avait de la visite et surtout ce fameux invité. Il ferma les yeux et se mura dans un absolu silence, comme ci son génie était à nouveau près de lui. Non pas qu'il n'avait pas envie de la recevoir au contraire mais il était en train de faire marcher son génie créatif. Même en position allongé c'est ce qu'il y a de fort avec l'imagination, c'est le dernier rempart de la liberté. Il ne tarda pas à faire les frais de ce mutisme. Un pinceau dans la bouche et quelques provocations plus tard il était enfin levé. Un peu embrouillé par un tel réveil, on l'avait tiré d'un songe pour le mettre en pleine torpeur. Pas n'importe quelle torpeur celle de Sana'

« Plait-il ...»

Encore une fois il demandait de l'espace, à cette jeune femme si entreprenante d'habitude c'était lui à la manœuvre de préférence avec vue d'ensemble. Elle le prenait toujours de court et le Chôkoku avait toujours que peu de temps pour se retourner. Parfois il n'en avait pas c'était peut-être cela son nouvel Art non pas éphémère et qui perdure dans le temps mais un Art spontané, des créations vivantes et virevoltantes. Sans les penser il les inventera, sans les dessiner elles viendront. Cette idée eut à peine le temps de germer qu'il devait faire face à Sana' elle n'était sensible qu'aux résultats. Elle le mettait au défi, encore une fois alors que le premier paris était toujours d'actualité. Leur relation serait peut-être un éternel jeu de cap ou pas cap. Un jeu d'enfant qui peut se terminer en trame.

« Qu'importe le flacon pour vu qu'il y ait l'ivresse »


Il la suivait aussi aveuglement qu'elle l'était, aussi bêtement qu'il l'était. Sauter de toit en toit quelle idée pensa t-il. Cela se voyait qu'ils ne se connaissaient pas si bien que cela tant c'était difficile pour Tensai de suivre le rythme soutenu de la jeune femme. Il n'était pas à l'aise dans ce genre d'exercice il manqua à plusieurs fois de tomber et c'est par grande chance qu'il arriva à bon port sans fracture. Essoufflé et les mains sur les genoux, l'artiste écouta sa Muse parler de manière énigmatique ce n'était pourtant pas son genre bien sûr il y avait ce zeste d'arrogance qui faisait son charme. Pour une fois elle prenait les devants elle se muait en meneuse de danse.

« Un pas puis un autre, non désolé votre rythme est faux; votre danse n'est mienne. Elle ne saurait l'être vous vous nous accaparez. Votre expression n'est pas notre. Je ne suis tiens. Ne Dansons plus jamais. Je ne vous permets point.Quel indignité »

Savait-elle lire entre les lignes et ces phrases dénuées de sens. Si lui parfois ne savait pas quoi dire et affabuler ce n'était pas le cas. Il n'en dirait pas plus et visiblement son interlocutrice n'avait pas compris. Tensai se devait de rebondir on lui avait parlé de surprise, sa conscience créative était titillée il voulait en savoir plus pour autant il devait suivre les règles de la Hyuga pour une fois. Le créateur répondit par un doux sourire à Sana. Il savait la force du sourire et qu'elle ne lui poserait pas de question. Il ne lui avait pas menti il avait juste omis de lui dire la vérité le fait que c'était aussi un raté pas capable de faire retentir des explosions si vives et puissantes nommées Fous-d'artifisses. Lui n'est d'autre qu'un usurpateur de ce titre; un artificier sans l'Art.

« Alors nous devons préparer cela. Nous avons peu de temps. Dépêchons nous. Le soir dis-tu. J'espère qu'on pourra le faire. »

Tensai était plus entreprenant que jamais il savait que pour couvrir son omission il avait du pain sur la planche. Il prit par la main l'aveugle pour la guider dans la galerie marchande. Il devait trouver des activités à faire pour pas que cela soit trop grotesque. La balade commença, une promenade effrénée comme-ci le temps manquait une course contre la montre. Qu'elle oublierait peut-être la raison de sa venue. Il voulait lui offrir les ivresses d'une vie rythmée. Ils faisaient les magasins sans les faire. Tensai lui offrait sa vision du monde et des choses à travers ses gestes. Ressentait-elle sa nervosité bien sûr il essayait de rien transmettre et faire paraître. Mais l'heure filait et il n'avait pas trouver la parade à son mensonge. Ils étaient désormais équipés pour faire ce feu d'artifice.

«Trouve ton endroit. Toute seule… Je le fais que pour toi. J'ai faim »

Du coq à l'âne, il avait évoqué son mal être brièvement, sans crier garde puis avait directement changé de conversation. Il avait avoué et ne voulait plus revenir dessus, elle irait trouver son endroit lui irait manger. Ensembles ou pas, c'était son prétexte pour avoir la paix pour disparaître. Se défiler face à ce problème qu'elle soulevait comme ci de rien n'était. Avait-elle sentie, Sanadara l'extra lucide qu'il ne pouvait pas réaliser cette prouesse ou bien c'était encore un caprice de jeune fille en fleur. Tensai était passablement énervé de son incompétence ambiante qui allait être révélée au grand jour. Perdre de sa superbe, perdre de sa crédibilité il préférait tomber dans l'oublie alors qu'il se dirigeait vers un restaurant. Il laissa échapper quelques mots. Dans le creux de ses mains quelques gouttes, d'autres perlaient sous ses yeux humides mais ça elle ne pouvait pas le voir.

« Je crois qu'on devrait en rester la. Il pleut. »

Un échec ou une victoire à Deux. Ce chiffre c'est tout ce qui importe.

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Lun 10 Juil 2017 - 21:45
-Suis moi.

Des mots qui glisssaient subitement hors de sa bouche, sans être passé par son esprit, directement extirpés du fond du coeur. Etrange sensation pour elle qui sentait le batement de l'inquisiteur de la future histoire la bousculait avec force. Non pas pour la blesser ou l'écrouler, plus comme un tambour d'encouragemant dans le fond du néant sans fin. Elle avait l'impression qu'en le suivant, elle s'en rapprochait. Etait-ce l'issue heureuse ou l'apât d'une fin malheureuse. Qui sait.

Elle le tirait sans qu'ils n'ait fini de manger, sans même régler les frais. Cette petite voix dans sa tête qui lui murmurait des mots différents de ceux que l'artiste disait, une sorte d'écho familier pour elle. Son élan semblait innébranlable, ses doigts serraient fort cette main artistique, comme si ils avaient peur de la perdre en chemin, comme si c'était un courage invisible et sans nom, un qui n'existait pas encore qui s'y puisait. Tous les mots, les siens, à elle, à lui se rejouaient à travers l'espace vide de son être profond, ils prenaient tout leur sens.

Et ils rejoignaient la scène, celle qu'elle avait choisi.

Le vent balayait son visage tout nouvellement découvert de son bandeau, la fille laissait la fraîcheur la carressait de nouveau et dans le crépuscule d'une lueur orange et rose, qu'elle ne pouvait plus voir et à peine se souvenir... Elle se retournait écartant sa paupière sur son cratère vide qui la défigurait, comme ci ses grands yeux blancs et espiègles d'antan n'avaient jamais perdu de leur sublime.

-La pluie compromait ma vie tous les jours, tard le soir quand le monde paisible s'est endormie. Je n'ai pas de parapluie et sa caresse, tendre ou poignardante, je l'apprécie dans tous ses instants, parce qu'elle est vie, quand il aurait été mieux que je meurs, il paraît. Je vois différement, mais je vois quand même, on a dit que ca n'arriverait plus jamais. Et je ne peux pas attendre de retrouver ce qu'on m'a volé pour exister.


Une pluie salée éclatait au sol même ici.

-Ce n'est pas le genre de pluie qui peut arrêter la magie d'un artiste, ni la folie d'une acharnée.

Enfin, elle libérait de sa ferme emprise de l'inspirateur, doucement, lentement, laissant ses doigts glissaient entres les siens, tandis que sa main libre pointait une silhouette recouverte d'une bâche. Ils étaient haut perché, sur un des plus grands bâtiments de la ville, et après lui avoir fait découvrir la bâche, elle s'approchait dangereusement du bord pour s'y asseoir, sa tête penchait en arrière pour voir le ciel qui n'avait encore aucune forme pour elle.

-Les vois-tu ? Ils sont là pour lui, donc pour toi, mais en vrai pour moi.

Elle parlait de la foule en contrebas, celle qu'elle lui avait brillament faite éviter en passant par les toits, celle à qui elle avait distribué l'info du feu de soir, sans expliquer ce qui se fêtait. Sa nouvelle année dans ce monde. Une date secrète que les siens semblaient avoir oublié, alors que fut un temps, tous se rassemblaient et on la traînait toute la journée à travers les étales pour qu'elle choisisse son cadeau. Et le plus merveilleux de ses souvenirs avait été le feu coloré dans le ciel. Elle ne le fêtait plus depuis l'incident, n'en avait jamais plus parlé à personne, mais elle destestait vivre ce rendez vous seule. Certes, elle aurait pu passer le temps avec l'idiot ou Moira, mais c'était trop triste, puisqu'ils ne pouvaient pas deviner, qu'ils étaient invariables... Mais pas lui.

-Tu peux choisir la facilité en utilisant les fusées, ils seront heureux et on les aura pas rassemblé pour rien, mais je ne pourrais qu'entendre et rien voir. Ou alors...

Elle laissait le reste de son corps tombait sur le sol du toit, ses mains croisées sur son ventre, atteinte d'une étrange sérénité en grattant une allumette qui s'enflammait entres ses doigts.

-Tu peux me montrer les couleurs du ciel changeant que je viens de rater, aujourd'hui ou l'année suivante, ou bien l'autre, peu importe, mais tu devras attendre que l'an s'écoule à chaque fois, c'est mon vingtième souhait.

Et elle soufflait la flamme, le silence s'installait et juste une bréve fumée dansait en naissant du brin de bout de bois que la Huyga jettait dans le vide...


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Jeu 16 Nov 2017 - 0:50
Le doute est inhérent à l'Homme cette ombre qui nous empêche de nous épanouir pleinement. Tensai es-tu réellement celui que tu prétends être. Un Artiste. Un si joli mot on obtient tout en l'associant de nos jours, la paix social le succès et le plaisir de la chair. Mais est-ce authentique ou c'est encore un faux semblant comme tu sais si bien le peindre à ton monde. Cette question pourtant fondamentale tu n'as jamais voulu te la poser tu es née d'une famille d'artistes tu possèdes ce même sang, tu es capable de faire la même chose qu'eux. Donc pour toi tu es un Artiste. Alors pourquoi cette interrogation maintenant. Ton âme commence à ressentir ce vide propre à l'incertitude et au doute.

Tes craintes, tes peurs, celles-ci ne ressurgissent pas sans crier garde il y a dénominateur commun. La fille à la crinière d'argent c'est elle qui te fait cet effet. Appréhendes-tu de ne pas être à la hauteur de cette prétention criée « Je t'offrirai un monde aux multiples couleurs. Les tiennes. Mon Art sera ton miroir, le reflet de ton âme. » Saches qu'être en dessous de ses prétentions avouées constitue un ridicule manifeste dont les petits esprits aiment s'abreuver. Regrettes-tu à présent de l'avoir fait entrer dans ta vie regrettes-tu ce chamboulement incessant qu'elle t'impose regrettes-tu sa présence simplement. Elle est venue, à dérangé l'ordre que tu avais établi et à présent rien ne pourra plus être comme avant. Ta première introspection n'avait pas été assez profonde pour t'ouvrir les yeux c'est pour cela que cet immuable doute s'accapare de ton âme. Tu n'avais fait qu'un voyage superficiel tu avais pris soin d'être le chorégraphe et le danseur. Qu'en est-il lorsque c'est elle qui mène les débats. Elle les survole tout simplement.

Trop embué par ces interrogations tu la laisse être maître de cérémonie. Elle qui semblait être une bonne cavalière se révèle dans ses nouvelles fonctions comme un formidable chef d’orchestre. Tu ne fais que la suivre mains dans la mains tu ne comprends plus tu ne vois-tu plus rien et n'y entends plus. Est-cela la liberté d'esprit créatif que tu prônes sans cesse. Sous cette pluie battante malgré le profond déchirement de ton âme qu'elle à causé tu ne refuses pas la balade bien au contraire celle-ci t’apaise mains dans la mains tu ne refuserais pas à une autre symphonie de sa part. Trop tard Tensai tu ne t'imposes plus face à elle. La promenade vient de s'arrêter brusquement comme la pluie qui coule sur ton visage s'efface. Lentement mais sûrement le poids de tes responsabilités t'accablent, ta promesse d'Artiste. Vas-tu la respecter ou te défiler et la laisser filer elle qui semble être la liberté incarnée. Comment peux-tu lui offrir quelque chose de si puissant alors que ton âme est empoisonnée par ce doute sur ta personne. Tensai que vas-tu faire. Reprendras-tu sa main pour une autre valse ou la laisseras-tu à d'autres.

Suspendu sur l'un des toits de la cité rocheuse, tu te penches pour voir la foule, à peine un regard qu'un sentiment d’oppression t’envahi. Cette jeune femme t'impose des défis quotidiens et pas des moindre en plus de devoir lui peindre un tableau pour son anniversaire il y a un public plein d'attentes à combler. Rien ne t'y oblige Tensai mais si tu le fais mets y tout ton âme sinon la magie n'opéra pas. Pour l'instant tu fais face à tes démons habituels, l'angoisse la peur et le doute. Ton corps semble être tétanisé, retenu par ton faible esprit. Tensai ressaisis-toi ou abandonne. Tes faiblesses peuvent devenir de nouvelles forces ou bien tire en trait sur cette personne tu te reconstruiras il y aura un avant et un après Sanadare. Tu te dois de choisir maintenant agir ou fuir les deux sont à ta portée les deux sont des choix difficiles à prendre. Il semblerait que tu ais choisi la fuite. Tu lui tournes le dos et ton départ semble être de mise.

Tensai surtout ne te retournes pas sois digne. C'est ton choix ta décision surtout ne l'explique une senseur comme elle le comprendrait que vous êtes trop compatibles sur trop de points pour pas que vos relations deviennent venimeuses. Ne l'est-elle pas déjà pour toi. Loin de ce Lys blanc aux reflets bleutés. Retires toi tout simplement.

Tu as failli. Tu t'es retourné, qu'as-tu pu lire en elle pour que tu fasses demi tour ainsi. Quelle force mystique celle louve a t-elle pu t'inspirer pour que tu puisses faire face à la foule. Qu'emporte désormais tu te dois d'être à la hauteur de tes ambitions avouées. Pour elle, pour le public mais surtout pour le salut de ton âme. Ne te trompes et créer à ta guise. Délaisses-toi de tout ces interdits ferme les yeux et juste créer, matérialise les profondeurs de ton être déchiré. Tu as enfin compris ne lui offre rien ce n'est pas un couché de soleil verdoyant qu'elle désire. Comprends son souhait, ce qu'elle veut vraiment fait lui ressentir la puissance des explosions mais pas que. Le souffle de tes œuvres lorsqu'elle implosent la chaleur qu'elles dégagent l'émotion que celles-ci apportent à la foule entre l’émerveillement et la joie. Ce bruit sourd et puissant que chaque explosion dégage. Pour la première fois de ta vie laisse toi totalement envahir par ces sensations ne retiens rien ne contrôle rien. C'est dans ta folie créative que tu pourras lui rendre la pareille. Elle vient de te faire découvrir ton potentiel d'Artiste le vrai pas celui que tu t'es forgé depuis tant d'années.

Il semblerait qu'entrevoir ce champ des possibles t'as beaucoup affecté. Tu créer sans même t'en rendre compte, ta démence créative fait peur à voir. Tu ne te contrôles plus et peu à peu tu te laisses immerger par cette ivresse totale. Il va de sois que les autorités commencent à agir pour arrêter ces festivités clandestines mais cet état de transe qui t'habite tu ne veux pas t'en défaire bien au contraire. Tensai ne franchi pas cette ligne ne devient pas cet idiot qui se brûla les ailes à vouloir défier les cieux. Imbécile encore une fois tu fais preuve de grande naïveté.

Qu'en était-il de ta spectatrice à t-elle ressentie le tableau que tu lui as offert. Vas-tu croiser son regard vas-tu la voir en pleur ou non émue par tes prouesses par l'image que tu lui as offerte. Mais après cette effusion de sensation tu as peur du regard de l'autre même d'une borgne. Non c'est autre chose tu sembles diffèrent ta démence passée tu sembles terriblement éprouvé. Ton corps semble te peser énormément et tu vacilles sur le rebord de ce toit tu aimerais croiser son regard. Tensai retiens toi ne fais pas ce demi-tour elle viendra d-elle même si elle a été touchée. Laisse la faire tu as été au delà de tes espérances et sûrement des siennes. Laisse la faire le reste n'oublie pas que c'est elle qui est à la baguette ne sois pas l'Artiste impétueux. Il faut croire que pour elle tu es capable d'en faire bien plus. Lentement tu déplaces ton corps vers elle, dans d'autre cas l'acclamation du public t'aurais porté tu ne souhaites que son approbation. Ce bruit assourdissant des applaudissements et des cris semble te porter préjudice, tu es trop désorienter ton ouïe te fais souffrir. Pour autant tel un funambule tu t’obstines à la rejoindre.

Il est déjà trop tard tel Icare tu n'as su t'arrêter à temps. Tensai tu trébuches au bord du toit tu as encore une chance de te rattraper mais une fois encore ta lucidité te fais défaut. Tu veux croiser son regard et c'est tout ce qui t'importes. Alors que tu cherches toujours à croiser cette pupille blanche tu ne comprends pas encore que ton corps se trouve dans le vide lorsque tu t'en rends compte il est trop tard. Tu lèves la main comme essayant de la rattraper, ta voix semble s'être éteinte dans cette chute. Il n'y a pas de peur dans cette descente vertigineuse tu sais ce qui t'attend. Tu préfères fermer les yeux ta tête heurte le sol en premier ce son glacial vient stopper net les acclamations de la foule. La stupeur et la terreur viennent s'accaparer des lieux. Tes os sont brisés et une marre de sang sort de ton crâne seul ton regard semble avoir gardé un brin d'âme. La faucheuse vient sonner à ta porte mais qu'importe tu es un Artiste plus accompli que la veille. Ton passage vers l'autre monde se fera sans regret.Tu sembles ne pas vouloir te battre et accepte ta destiné et la mort qui s'en suit. Tu vas pour fermer les yeux, une dernière image semble t'émouvoir avant que tu t’éteignes une silhouette familière...


N’éteints pas la lumière elle chasse le désespoir...

Spoiler:
 

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