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[Arc n°5] La Prison Inavouée


Jeu 1 Nov 2018 - 19:05
« Mamushi reconnaît des shinobis des villages cachés s’approcher…
Il y a même des Kirijins. Il me semble que cette fois, ma couverture tombe à l’eau, admit Raonaka Ao, l’ancien Seigneur du Pays de l’Eau, avec un rictus qu’il ne tâcha même pas de dissimuler. »

Si certains parmi ces différents shinobis des villages cachés avaient réussi à arriver plus tôt que d’autres, ils n’eurent que le temps de voir tout un groupe de personnes aux vêtements plein de dorures – qui semblaient faire partie de la même famille – devant un large portail aux ondulations sinueuses. En réalité, c’était incontestablement une technique spatio-temporelle, du même calibre que celle qu’Iwajins et Kumojins avaient vu lors de l’assaut sur Hi no Kuni il y a quelques mois de cela. Mais aussitôt les quelques premiers Iwajins, Kirijins et Kumojins arrivés, le portail vacilla et fit disparaître la dizaine d’inconnus. Le portail, lui aussi, disparut avec eux.

Mais derrière, c’était une silhouette qui était apparue. En réalité, elle était là depuis le début. C’était même elle qui était à l’origine de ce portail qui venait très probablement de déplacer ce groupe de personnes ailleurs. Si l’ombre de l’homme qui s’approchait ne disait à priori rien aux ninjas, la forme de sa tête ou plutôt de ce qu’il y portait brisa le mystère.

« Vous arrivez trop tard et pourtant… juste à temps, annonça l’Homme au Chapeau. »

Le vieil homme s’était dévoilé et placé au centre de deux de ses lieutenants. Le premier, à sa droite, était Mamushi, celle-là même qui était responsable de la libération du monstrueux Dieu du Désert lors de la rébellion de Kaze no Kuni. Le second saurait choquer les Kirijins, puisqu’ils purent reconnaître sans souci Raonaka Ao, leur Daimyô sur lesquels des doutes planaient depuis l’attaque survenue sur le village caché de la Brume. Aujourd’hui, ils étaient fixés : leur Seigneur les avait trahis, mais depuis quand ?

« Ohana, je suis ravi que vous ayez pu venir. Je ne vous avais pas menti lorsque je vous avais promis le secret le mieux gardé de l’Histoire : voici la Prison Inavouée ! »

Alors que l’Homme au Chapeau s’écartait un peu pour montrer le paysage qui était derrière lui, la cruelle réalité revint aux yeux de tous les shinobis présents : ils étaient en face d’un immense bâtiment, désormais proie aux flammes et au sang. Sur les toits, le feu s’emparait des briques. A l’intérieur, on entendait les cris de rage et les lames s’entrechoquer. Et parfois, on voyait même des prisonniers se battre avec des gardes.

Il n’en fallut pas plus pour comprendre que l’Homme au Chapeau et ses lieutenants avaient pris d’assaut la prison et en avait libéré tous les prisonniers.

« Oh, je n’avais même pas remarqué la présence du Tsuchikage parmi nous, souligna le vieil homme en reconnaissant le visage du Yondaime d’Iwa, il en sourit même. Et dire que même vous, vous ignoriez tout de cet endroit. Mais laissez-moi vous compter son histoire. Après tout, nous sommes en présence de la journaliste qui s’empressera bien de le faire connaître au monde entier ! »

Jusqu’ici abasourdie par ce qu’elle voyait, Ohana sembla soudainement rattrapée par ses choix de vie. Elle sortit un parchemin sur lequel elle était prêt à écrire.

« Ce pays a été découvert il y a plus de deux siècles. Protégé par un brouillard naturel et des côtes aux rochers aiguisés, vous imaginez qu’il fut rapidement le fruit du désir des plus grands pays. Imaginez, deux îlots reliés en plein cœur du Grand Océan : quel atout militaire et politique ! De multiples batailles s’y déroulèrent, détruisant les peuples nomades et peu évolués qui y vivaient. »

La Prison Inavouée était en flammes, mais certains shinobis allaient pouvoir se faire la réflexion suivante : est-ce que la dizaine de personnes que l’Homme au Chapeau avait fait s’enfuir, étaient eux-mêmes des prisonniers ?

« Mais les conflits n’avancèrent pas et débouchèrent sur des pourparlers entre Seigneurs des pays impliqués. Parmi eux, l’un soumit une idée aussi farfelue que pleine de sens : et si ces îles restaient indépendantes et gardées secrètes aux yeux du monde entier ? Prisonniers, capturés, expériences : ce pays non-officiel pourrait être utilisé par tous les pays qui le souhaiteraient à condition qu’ils apportent argent et hommes pour participer à sa gestion. Cette idée réussit à séduire les Seigneurs et c’est ainsi qu’ils dissimulèrent la découverte de ces îles. Depuis ce jour, il est appelé Wasure no Kuni, le Pays Oublié. »

Ohana écrivait aussi vite, voire même davantage, que l’Homme au Chapeau contait les faits passés de ces deux îles. Et en réalité, elles n’en formaient qu’une : le passage souterrain ne faisait que relier les deux faces immergées de ce pays au cœur de l’océan.

« On y construisit et aménagea la grande Prison Inavouée, qui doit son nom à son inexistence officielle ! C’est ici que depuis plus de deux siècles, les Seigneurs envoient taire leurs opposants, faire croupir leurs criminels les plus dangereux et cachent les individus aux secrets les plus embarrassants ! Et tout ça, sans que l’opinion publique n’ait jamais été mise au courant ! Même les villages shinobis, dont nous avons de beaux représentants, ne savaient même pas pourquoi ils étaient venus ici ! »

Le criminel le plus redouté du monde se mit alors à s’esclaffer d’une voix toujours aussi rauque.

« Lorsque le chakra se développa et que les premiers shinobis apparurent, que pensez-vous que les Seigneurs de l’époque firent ? Effrayés par les pouvoirs naissants de certains hommes et de certaines femmes, ils en envoyèrent ici ! Les Assimilateurs sont même confinés sur l’île principale ! Pensez-vous que vos dirigeants vous font suffisamment confiance pour révéler de telles choses aux villages cachés, qui pourraient – s’ils le décidaient – tout renverser et s’emparer d’un tel pays s’ils le souhaitaient ? »

Il leva les bras comme pour saluer ce qui se passait derrière lui : la libération de tous les prisonniers de la Prison Inavouée.

« Ce monde est dirigé par ceux qui ne font que manigancer, mentir et cacher ! Et vous, villages cachés, ne faites pas mieux comme l’ont démontré vos actions et génocides à Kaze ou à Hi ! Il est temps que justice soit faite pour tous ces hommes et ces femmes à qui on a retiré jusqu’à leur existence, de déferler à nouveau sur le Grand Continent ! »

C’est sur ces paroles que certains parmi les shinobis des villages cachés purent regarder derrière la Prison Inavouée elle-même. Et sur les côtes, une vision d’horreur : celle de dizaines de barques qui s’échappaient en mer, toutes plus fournies en prisonniers les unes que les autres.

« Iwajins, Kirijins et Kumojins, qu’allez-vous faire ? Continuer de suivre les ordres de Seigneurs qui vous ont tant caché comme de fidèles chiens et tenter d’éliminer la journaliste qui s’apprêtera à tout révéler, vous attaquer à nous qui n’avons fait que réparer les injustices du passé ou vous guerroyer comme des bêtes cette nouvelle terre et tous les avantages qu’elle pourrait représenter ? Je… Nous sommes curieux ! »

L’Homme au Chapeau avait une nouvelle fois dit vrai : il n’était pas difficile pour les shinobis des villages cachés de deviner que leur mission consistait dès à présent à préserver le mystère de ce pays et de cette prison, et donc de faire taire la journaliste et les deux ninjas qui l’entouraient. Arrêter l’Homme au Chapeau et deux de ses lieutenants semblait mission impossible, mais auraient-ils la sagesse de le comprendre ? Que feraient-ils, eux qui venaient des trois villages cachés ?

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Jeu 1 Nov 2018 - 19:34
Le temps de réflexion était infime pour ne pas dire inexistant. Avec Kagami, ils avaient sans aucun problème pu accompagner Ohana et traverser les îles sans faire de mauvaises rencontres. Ils avaient évité les dangers grâce aux insectes de Kagami après avoir réussi à convaincre cette femme de les guider jusqu'ici. Et voilà qu'ils se retrouvaient face au célèbre criminel à découvrir le scoop du siècle pour la journaliste qui risquait alors sa vie si ces chiens des villages décidaient de se retourner contre elle pour éviter un choc terrible dans les villages et les grands pays de ce monde. Des actes atroces qui avaient été camouflés, bien pire que tout ce qu'avait pu faire la vampirette et tout ce qu'elle avait vu jusque là. Les plus grands défenseurs de la paix étaient ainsi les pires criminels de tous... Quelle ironie.

Un sourire moqueur au visage, la jeune femme commença directement ses mudras, s'armant d'un katana de sang et se mettant à gauche de Ohana, lui tournant le dos. Elle surveillait chacun des membres des villages cachés qui s'étaient présentés, ne craignant rien venant de l'homme au chapeau. Après tout, ils avaient aidé son organisation en infiltrant Kirigakure, s'il se retournait contre eux, alors elle ne comprennait plus ses actions qui jusque là avaient une certaine logique, celle de mettre les villages face à leurs défauts et leurs erreurs. Peut-être son moyen à lui de les faire s'améliorer et de rendre le monde plus juste ?

« Ohana-san, on a le scoop, on décampe maintenant ? Il ne faudrait pas laisser le temps à ces chers shinobis des villages cachés le temps de tout comprendre et qu'ils décident de nous faire taire une fois pour toute. Je suis assez confiance dans mes capacités mais là, ils sont beaucoup. Après si vous avez d'autres questionnements, on peut toujours essayer de gagner un peu de temps pour vous mais ça ne durera pas longtemps avant qu'on ne doive fuir pour nos vies. »

Elle serrait ses deux mains sur la garde de son katana rougeoyant, prête à agir, prête à se défendre. Ici tout pouvait s'arrêter, mais la vampire la plus connue de Kiri depuis son petit passage ne tenait pas à ce qu'on fasse le lien entre elle et ses balades dans les rues du village caché de Mizu no Kuni.

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Jeu 1 Nov 2018 - 19:40
Les choses se sont accélérées lorsque le trio Kirijin a trouvé ce qui ressemble à un garde sur l’île. Lui non plus n’est pas entré dans les détails, leur indiquant simplement la direction à suivre vers un passage sous terre en direction d’une… prison ? Le chûnin craint le pire. Une île effacée de l’histoire sur laquelle on place une prison ? Cela ne peut que sentir les magouilles des seigneurs. Cette idée est renforcée par le silence qui entoure cette mission. Même la Mizukage ne savait rien… Le trio emprunte un dispositif très impressionnant relie les deux îles en passant sous l’océan. Il n’y a probablement aucun autre moyen d’accéder à la seconde en raison du climat et de la géologie du littoral. Mais ils ont à peine le temps de quitter le tunnel qu’une énorme détonation retentit au niveau d’un grand bâtiment. La fameuse prison, certainement.

Une fois sur place, ils pourront constater que les autres villages ninjas sont également présents. Ils passent le temps à se faire la guerre pour qu’au final les seigneurs disposent d’accords secrets ? Devant eux, un spectacle surréaliste se met en œuvre. Une sorte de portail qui semble être incrusté dans l’espace-même. Une dizaine d’individus mais un qui centralise l’attention. Son accoutrement répond à un signalement très précis d’un individu particulier. L’homme au chapeau, l’ennemi public numéro 1 des grands pays ninjas.

Le flegme habituel de Wutu-Fuku est bien loin. Jamais il n’aurait cru être confronté à cet homme. Pas si vite. On dit de lui que même les Kage ne sont pas de taille à l’affronter. Il annonce aux ninjas qu’ils arrivent juste au bon moment, pour révéler à une certaine Ohana l’existence de cette prison secrète. La fameuse Ohana, directrice du seul journal indépendant du Yuukan ? C’est ça qu’ils doivent arrêter ? L’attention du Kaguya est de nouveau titillée quand l’homme au chapeau évoque la présence du Tsuchikage dans les rangs des Iwajins. C’est à n’y rien comprendre.

Comme il l’a visiblement promis, l’ennemi public numéro un révèle donc l’histoire de l’île. Grâce à son isolement et au brouillard naturel, il a été annexé par les grandes nations, tuant au passage les populations locales. Un secret commun et caché au reste du monde. Un lieu sur lequel on déporte les éléments gênants pour les seigneurs. Ces derniers souhaitent cacher les atrocités qui sont commises ici ? Hors de question que Wutu-Fuku participe à cette mascarade.

L’homme au chapeau reproche ensuite aux villages les génocides qu’ils ont commis. On peut dire qu’il généralise, puisqu’il n’est pas question de Kiri à ce sujet. Mais il a raison sur un point : suivre les ordres des seigneurs alors qu’ils sont dans l’immoralité la plus totale ferait d’eux des monstres. Que peuvent-ils faire de toute manière ? Ils ont beaucoup plus fort qu’eux en face. Mais même s’ils avaient une chance, Wutu-Fuku réagirait de la même manière. Que la vérité s’écoule sur le Yuukan comme la pluie est la plus juste des choses à faire. Si Ohana doit mourir de la main de quelqu’un aujourd’hui, ce ne sera pas de celle du jeune chûnin. Il tourne la tête vers cette dernière, l’air lassé.

-Faites ce que vous avez à faire pour révéler tout ceci au monde, je n’interviendrais pas.

Il se tourne vers le reste de l’équipe. Il n’a pas trop de doutes sur le raisonnement de Shyko mais Madoka reste une inconnue dans l’équation.

-Nous ferions mieux de ne pas trop nous éterniser ici, je pense…

Mais avant ça, le Kaguya est retenu… peut-être fait-il une erreure, mais il ressent l’irrépressible envie de parler à l’homme au chapeau. Un tel monument, presque un mythe pour le commun des mortels. Le jeune homme plonge ses yeux dans celui de l’homme le plus fort du monde.

-Mais… si vous saviez déjà pour Wasure, pourquoi ne pas l’avoir révélé vous-mêmes avant ?

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Jeu 1 Nov 2018 - 20:03



Tout s’expliquait finalement. Pourquoi ne nous avait-on rien dit, pourquoi Reiko même n’avait su nous donner d’autres précisions. Même cet envoyé de la seigneurie n’en savait probablement rien. A vrai dire, cette histoire concernait avant tout que les Seigneurs de nos pays respectifs. Leurs secrets, leurs problèmes. Une caste qui était la même partout, autant à Tetsu qu’à Kaminari. Et pourtant cette pensée, cette idée de renier mes liens avec un quelconque seigneur s’opposait fermement à l’engagement que j’avais pris auprès de Kumo.

Une question, plus importante que les autres, se posait alors. Nous, shinobi, devions-nous obéir déraisonnablement à des ordres formulés par des personnes n’ayant pas confiance en leurs propres forces armées ? Une fois encore ces seigneurs avaient placé leurs intérêts avant ceux de leur nation, de ceux qui acceptaient de les suivre. J’entrevoyais alors la solution qui s’imposait. Et pourtant, cette idée… me déplaisait. Mais il fallait, parfois, savoir prendre des décisions.

-Raizen, Kenshin ; ne faites rien. Leur ordonnais-je clairement. Je m’avançais d’un pas, de mon groupe, et devant tous ceux présents ici, les shinobi venus d’ailleurs. Si ce que vous dites est vrai… Monsieur, je n’ordonnerai pas à mon équipe de vous attaquer, ni de s’en prendre à cette journaliste. Assurais-je. Ce qu’il se passe ici, ce qu’il s’est passé ici ; est le fait d’hommes et de femmes n’ayant que peu de principe et dont les valeurs sont discutables. C’est… leur problème. Continuais-je en fixant et la fameuse Ohana, et l’homme au chapeau.

Nous n’avions reçu pour ordre que de rejoindre rapidement cet endroit qui nous était jusque lors inconnu, rien d’autre. Si l’ordre émanait du Seigneur de Kaminari… Il n’avait plus aucune valeur à mes yeux. Simplement. Seule Reiko pouvait m’ordonner de commettre ici des exactions ; et elle n’était pas là.

-Les seigneurs devront faire face et leurs exactions. Mais sachez que… que nous protégerons notre pays et ses habitants de toute attaque ! Ils n’ont pas à souffrir des décisions d’une poignée de personnes. Expliquais-je sans être sûre que cela ait la portée que j’escomptais. Que voulez-vous exactement ? Conclus-je. L’intérêt commun primait sur celui d’une seule personne. Eliminer un seigneur ne me posait pas de problème ; comme faire évoluer un système.

Sans doute mes origines, ce que j'avais fait par le passé; me laissait entrevoir cet homme redoutablement dangereux et son chapeau d'une façon un peu différente des autres. Il était l'ennemi mondial, l'homme à abattre; mais pouvait aussi faire partie d'un futur plus radieux. Cela dit, je n'étais pas persuadée que ces méthodes étaient les meilleures pour y parvenir.


Résumé:
 

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Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
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Jeu 1 Nov 2018 - 20:45
Déjà depuis l’étrange mystère de cette mission, Madoka sentait qu’il y avait un piège, qu’il y avait quelque chose de tellement vaseux et nauséabond, que les officielles n’avaient même pas pu dire quoi que ce soit sur ce qu’ils devaient faire. Aucune information sur le lieu, sur les actes, sur les détails de base, rien, car l’ignominie de ce qu’ils avaient pu faire dépassait toutes les normes acceptables, même pour eux. C’était sans doute pour cela que l’adolescente n’avait pas obéi, déjà qu’elle obéissait que rarement, elle ne s’était pas dépêchée. Elle avait pu alors admirer la magnifique explosion, ce qui ne la fit pas sourciller ou lui donner de la peine. Elle ne savait même pas ce qui avait explosé en même temps ! Une réserve de poudre ? Bref, peu importe. Un type rencontré sur la route avait parlé d’une prison, dans un coin pommé comme celui-ci ? Si elle était aussi sécurisé que celle de Kiri à ne pas avoir de porte qui ferme à clé, c’était normal qu’elle avait explosé !

Un passage exiguë pouvait y mener, ainsi c’était à cela que servait la petite ile à côté de la première, qui au final n’en formait qu’une très grande. Madoka était partie en éclaireur devant, mais avec l’explosion, elle se fit rapidement rejoindre par ses compagnons. Vint alors une longue traversée dans ce tunnel jusqu’à tomber sur une scène encore plus étrange. Un type avec un chapeau venait de procéder à une technique d’un tel niveau, qu’il avait pu faire déplacer une dizaine de personnes d’un seul coup. Il était une évidence, et ce sans technique de détection de chakra, que ce type devait être puissant. Il était également entouré de deux autres personnes, mais comme la tornade argentée de Kiri n’était pas comme les autres, elle ne savait pas du tout qui pouvait être tous ces types. Jamais, elle n’avait entendu parler d’un type au chapeau, et elle ne connaissait pas la tête du type que l’on appelait le Daimyo du pays de l’eau. Pour tout dire de toute manière, elle s’en fichait pas mal, elle avait d’autres préoccupations.

Madoka ne portait pas le symbole de Kiri à sa ceinture, mais il était évident qu’elle n’était pas là en touriste, surtout entouré de deux Kaguya notoirement connus. Il y avait la présence d’autres forces de villages cachés et également des nukenins dont une qu’elle connaissait pour le coup assez bien, liée à une sombre affaire. Il y avait fort à parier pour que ces trois personnes fassent toujours face à tous ces shinobis réunis, qu’ils pensaient faire le poids et y résister. C’était déjà une information intéressante en soi, car ils avaient très bien pu partir avec la dizaine d’autre, alors pourquoi rester à raconter sa vie ? La jeune fille observait alors le bâtiment brûlé au fond, des cris, de la douleur, des combats, et alors ? Quelle importance ? Qu’ils y brulent !

Datalia Madoka • « C’est sûr que là, elle va beaucoup moins bien marché … »


Commenta alors Madoka sur l’état et le secret de cette prison. Un tel spectacle de flammes et de sang ne provoquait rien au cœur de cette adolescente, qui avait déjà subi tant d’horreurs et de malheurs, qu’il n’y résidait que rage et colère. Les forts survivaient, les faibles mourraient, c’était ainsi que fonctionnait ce monde pourri. La force se déclinait en plusieurs versions, physique, politique, psychologique, et bien d’autres encore. Les pires étaient bien ceux qui dirigeaient le monde derrière leurs bureaux en signant des papiers, qui décimaient populations, innocents, et peuple entier uniquement pour quelques lopins de terres ou encore davantage de pouvoirs. Elle en était d’ailleurs la première victime à avoir perdu ses parents, sa vie entière, son cœur et ses espoirs d’enfants. Elle avait été plongée dans la boue cruelle la tête la première sur seule décision de quelques puissants et les acclamations de la foule ignorante. Elle avait toujours tu cette immense colère, cette haine, son ardente volonté derrière ses envies et pulsions d’enfants, comme si elle n’avait jamais grandi depuis ses événements.

Ce fut alors avec un tel cœur que Madoka écouta ce que cet homme au chapeau avait à dire la tête basse. Elle ne disait rien du tout, sagement. Ses longs cheveux argentés recouvraient la majeure partie de son visage plus sombre et sérieux que d’habitude. Elle nota tout de même la présence du chef du village caché d’Iwa. Plus l’homme au chapeau parlait, plus il révélait une nouvelle histoire encore plus sordide que les autres. Manipulation, corruption, utilisation d’homme comme des pions sans aucune espèce d’hésitation. En tant que ninja de pays dit civilisés, en portant les couleurs de ces forces, quelque part, ils devaient soutenir et défendre ce genre d’horreurs. C’était bien pour cela que jamais au grand jamais, Madoka avait porté le symbole de Kiri. Elle ne douta pas une seule seconde des dires de cet homme, tant cela lui rappelait quelque part sa propre histoire.

Cette prison était le lieu où se réunissaient toute la corruption et les pires faits que tous les grands pays dont le sien avaient pu commettre. Elle-même aurait sans doute pu finir ici, vu comme elle dérangeait, cela ne l’aurait même pas étonné. Sans doute que des expériences ont été faits ici pour créer des armes encore meilleures pour la guerre, les Yuki ? Les Kaguya ? Peut-être bien ! Les paroles de l’homme au chapeau ne pouvaient que faire échos dans son esprit, tant et si bien qu’elle ne put s’empêcher de rire.

Madoka ignora alors Katsuko et son katana de sang, elle n’avait pas du tout envie de se battre avec tout cela, pas comme ça, pas ici. Elle observa alors Wutu-fuku trahir les ordres de Kiri, cela aurait sans doute des conséquences d’une manière ou d’une autre, c’était un choix.

Datalia Madoka • « S’il avait parlé avant, les différents pays auraient renforcés la sécurité et ils n’auraient pas pu libérer tous ces gens prisonniers ici bien entendu … »


Répondit alors Madoka à son compagnon de route en haussant les épaules, c’était une évidence pourtant. Où pire, ils auraient eux-même détruit l’endroit et tous ceux à l’intérieur avec les gardes. Pas de témoins dans ce genre d’affaire. Les forces de Kumo présentes reçurent alors des ordres, ne rien faire. Eux aussi allaient alors trahir les ordres de leurs propres dirigeants ? Intéressant. En tant que membres d’armées de pays au service de leurs Daimyo, les ninjas étaient censés obéir sans sentiment ou pensée aux ordres.

Datalia Madoka • « Comme c’est puéril ! Vous portez fièrement des symboles de pays ! Vous dites que c’est horrible et pourtant ! Vous …y … restez ? Vous êtes quand même au courant que les villages militaires ont été formés et sont sous l’égide des Daimyos de nos pays qui ont fait ça … entre autre chose … Comment croyez-vous que ces mêmes Daimyos qui ordonnent à nos Kages vont réagir suite à cela ? Suites à vos décisions hein ? Comment vont-ils accepter votre … trahison ? Hehehehe … »


Madoka se mit à rire et comme si elle cherchait à répondre à sa propre question, elle pointa la prison en flammes. C’était une évidence pour la tornade argentée de Kiri. Ils n’hésiteraient pas une seule seconde, c’était évident. Si jamais l’homme au chapeau était devenu soit disant l’homme le plus recherché de tous les pays, c’était qu’il dérangeait, simplement. La blanchette se rapprocha alors suffisamment prêt de l’homme au chapeau pour regarder son visage, sans montrer aucun signe d’agression. Elle sortit le bingo book de Kiri, on lui en avait donné un exemplaire. Elle tourna les pages doucement en s’exclamant.

Datalia Madoka • « Ha bha oui dis donc … c’est bien lui … ben dis donc …. Ça en fait des zéros … On m’a dit que tous ceux-là dedans, je pouvais les tuer. C’est pour ça que j’ai dessiné d’autres têtes de type que j’aime pas, mais … j’aurais une question … Vous comptez simplement faire sauter des prisons ? Ce monde complètement pourri jusqu’à l’os … il faut faire bien plus que ça ! »


S’exclama avec violence Madoka avec un grand sourire.

Datalia Madoka • « Il faut faire sauter tout ce système qui ne fait qu’utiliser, broyer et détruire tout pour le plaisir de quelques-uns ! Les pays … les villages cachés … le système des ombres … tout ! Ces saloperies de ninjas à Kiri ont tout détruit à Kiri, ils ont provoqués des horreurs ! J’ai tout perdu ! Alors il faut faire beaucoup plus que ça ! Cependant … je ne suis pas encore assez forte …. Pas encore …. Mais vous … vous l’êtes n’est-ce pas ? »


Demanda simplement Madoka en penchant la tête sur le côté.
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Jeu 1 Nov 2018 - 21:47
Shyko était donc sur l'île avec ses camarades kirijins. Il le sentait bien que cette affaire de pays oublié allait vraiment mal finir, c'était l'évidence même. C'est pourquoi il était largement préférable de miser sur la prudence.

Cependant, lorsque le trio croisa un garde, ce dernier allait donner une information assez intéressante. Apparemment, il y avait une prison ici et c'était visiblement là-bas qu'il y avait du grabuge. Les choses semblaient enfin presque obtenir un sens, même si ce dernier n'était encore pas évident.

M'enfin à partir de là, les choses allaient quand même aller très vite. Une explosion retentit. Il était clair que ça avait du faire mal. Il s'agissait sans doute de la fameuse prison qui venait d'être réduit en cendres. Une chose était sûr, quoi qui ait provoquer, cette détonation, c'était un truc pas très très gentil. Il devait clairement avoir une très grosse puissance de feu. Il fallait espérer que ce ne soit pas un homme qui ait provoqué ça car il s’agirait sans doute d'un des plus puissants ninjas du monde. Et ça ne manqua pas ...

Suite à une sorte de jutsu spacio-temporel très puissant, les ninjas de la brume se retrouvèrent accompagné d'une dizaine de ninjas d'un peu de partout devant un homme étrange. Il s'agissait de l'homme au chapeau, ennemi public numéro un. Et surtout ... Que faisais l'ancien Daymiô du pays de l'eau avec lui ? Shyko ne comprenait plus rien !

C'est donc ainsi que le monologue du fameux ninja chapeauté commença. Visiblement, il détenait des informations plutôt cruciales sur cet endroit et clairement, le fait que tout soit divulguer par la presse au travers d'Ohana allait créer une sorte de scandale ... Mais ce n'était pas la guerre de Kiri selon le chef du clan Kaguya. Il y avait des horreurs tout les jours, seul un fou pouvait croire que ce n'était pas le cas et le fait que cette prison existe n'allait juste pas démentir ce fait avérer.

Ne vous y trompez pas, Shyko était un pacifiste, il ne cautionner pas ce genre d'actes mais ce n'est pas par le sang qu'il fallait régler ça selon lui. D'un calme olympien, il allait juste faire ce qu'il pensait juste, se retirer et faire son rapport ce qu'il se passe et ainsi laisser le soin aux autorités de faire ce qu'ils semblaient bons. Il n'était qu'un chûnin après tout, il ne déclarerait pas la guerre au nom de Kiri. Le village avait déjà suffisamment souffert comme ça.

C'est donc d'un oui de la tête que le verdâtre allait accepter la suggestion de son ancien élève, se barrer d'ici le plus vite possible. Sans se faire remarquer.

Mais quelque chose allait tout changer ... le Kaguya à lunettes allait complétement se décomposer lorsqu'il entendit la prise de parole de Madoka ... Elle n'était pas sérieuse hein ? ... C'était une mauvaise blague ... C'était impossible ...

"- Madoka ... Tu plaisantes hein ? ... "

Pour le coup et pour la première, on pouvait facilement sentir la voix fébrile du si habituellement souriant Shyko. Il savait que sa colocataire en avait gros sur le cœur mais quand même ... au point de littéralement encourager une éradication des villages ninas et des seigneurs et par la même occasion, accomplir un acte de haute trahison en se ralliant à ce genre de cause, c'était trop ...

"- Ne te laisses pas avoir comme ça ! Il ment ! Il a tué des gens lui aussi, a comploté contre nous et à même obtenu le statut d'ennemi mondial ! Si une solution doit être apporter pour que ce monde se porte mieux, s'il te plait, fais-moi confiance, elle ne viendra pas d'un type pareil ... "

Doucement, Le chef du clan Kaguya allait doucement tirer la manche de son amie, toujours tremblant et même avec une légère humidité dans les yeux à cause du choc.

"- Allez viens, rentrons ... Oublions tout ça ... Je ferais de mon mieux pour t'aider à faire en sorte que le monde ninja soit purifier du cycle vicieux dans lequel il est si tu veux mais pas comme ça ... Puis on a encore pleins de restaurants à tester hein ? "

Le sourire qui accompagnait cette petite boutade était très timide, voire hésitant. Il se doutait bien que comme d'habitude, elle ne l'écouterais pas ... c'est donc penaud qu'il allait juste la regarder prendre sa décision. Est-ce que celle qu'il considérait comme une amie allait le suivre ? ou finalement il allait se rendre compte qu'il avait juste donner sa confiance à quelqu'un qui n'en avait rien à faire ? ...

Enfin bref, dans tout les cas, ceci fait, il faudrait se replier et avertir Shiori. Que ce soit avec ou sans la blanchette ... Pas vrai ? ...

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Ven 2 Nov 2018 - 6:35


En aucun cas cette situation n’était agréable. En voyant l’homme presque enflammé être calmé par un garde de sécurité, Raizen ne pensait pas que cette situation prendrait une tournure aussi drastique. Parmi tous ceux qui étaient réunis, il était fort possiblement le premier à comprendre l’étendue de la situation. L’intervention première de l’homme au chapeau ne fit que confirmer ses soupçons. Soupirant, il connectait pour la première fois les fils entre l’attaque de Kaze et l’importance de l’homme au chapeau dans ce moment difficile qu’avait vécu Kaze. Aux côtés de l’icône internationalement connue pour ses méfaits étaient accompagnés de Mamushi et d’un étranger. Raizen avait fait le lien pour identifier l’homme au chapeau en fonction des informations partagées par ses coéquipiers et les compétences spatio-temporelles de l’individu.

À en juger par Mamushi et l’homme qui se dressait à ses côtés, il savait pertinemment que ce trio était excessivement dangereux. Même s’ils étaient plus nombreux, l’écart entre leurs niveaux était trop important. Même si le Raizen du passé était loin d’être le Raizen actuel, il savait pertinemment que Mamushi pouvait très bien les mettre tous hors d’état de nuire.

Savaient-ils qu’elle pouvait tous les commander d’un simple ordre ? Il était fort probable que ce n’était pas le cas. Après tout, il était le seul encore présent à l’avoir affronté par le passé et à avoir vu ce dont elle était capable de faire.

Prenant une longue respiration, il observa la scène, cumulant le plus d’information possible et réfléchissant. Entre temps, certains prirent les devants, dont Sazuka qui représentait son groupe. Étant la plus haute gradée dans le contexte actuel, elle se devait de prendre le dessus surtout devant un tel arbitrage. Étrangement, le tout sonnait comme une fatalité, quelque chose qui visiblement clochait. En passant en revue chacun des choix, Raizen en revenait toujours à la même conclusion : il n’y avait aucun choix réel qui était avantageux pour eux. Pire encore, on aurait presque dit que dans toutes les situations, l’homme au chapeau était grand gagnant de ce conflit. Quoiqu’il arrive, il semblait y avoir une situation le favorisant dans la quasi-totalité. C’était d’ailleurs dans ce genre de situation que Raizen pouvait véritablement mettre à profit son cerveau.

En partant de la rencontre avec le garde, il se souvenait avoir vu un prisonnier semi-enflammé se faire calmer par un sceau. Quel avait été ce sceau ? Était-ce un sceau pour lever un genjutsu ou était-ce tout simplement un sceau pour les calmer ? En tant que garde, la seconde option était beaucoup plus probable, mais bon, le tout entrait bel et bien dans sa réflexion.

Dans un premier temps, le but premier de l’homme au chapeau était fort probablement de les mélanger tandis qu’il venait indirectement de s’équiper d’une armée de prisonniers prêt à s’attaquer au continent à sa place.

Affichant un léger sourire, le Meikyû ne pouvait s’empêcher d’y détecter un stratagème intéressant. Reconquérir le Grand Continent en libérant des dangers potentiels était le moyen parfait de déstabiliser une population. La dernière fois qu’ils avaient vécus une situation du genre, c’était à Kaze et encore une fois, il y avait eu un concept de révélation à la population. Or, dans les deux cas, le danger était potentiel. Quels que soient les motifs ayant gardé ses êtres sur cette île, le Meikyû percevait un important danger. Autrement, l’homme au chapeau ne se serait pas donné tant de peine. Le pire dans tout cela était Mamushi. Apte à commander la totalité de cette armée de sa voix, l’homme au chapeau venait possiblement de leur donner un avant-goût de son armée.

Passant ainsi de l’homme le plus dangereux et recherché au groupe le plus dangereux, la nouvelle allait frapper fort. S’il était impossible de freiner l’homme au chapeau, il était pourtant possible de calmer la vitesse de propagation de la nouvelle. Pourtant, y avait-il une vraie raison de faire le tout ? Le Meikyû en doutait. La nouvelle finirait par s’ébruiter et aurait tôt ou tard l’impact voulu : la division.

-Raizen salue Mamushi et il voudrait confirmer l’identité des deux hommes avec toi.

Brisant la glace d’une formalité qui allait paraître étrange pour plusieurs, le Meikyû savait pertinemment qu’elle allait lui répondre. Il la connaissait suffisamment pour connaître ce phénomène. De plus, ça lui laissait du temps et lui permettait de montrer qu’il connaissait l’opposition, ce qui lui donnait plus ou moins un avantage.

-Raizen te demande si tu as influencé ses hommes d’une quelconque manière.

C’était de cette manière qu’il s’était adressé à elle par le passé et c’était aussi de cette manière qu’elle avait confiée ses objectifs. L’homme au chapeau pouvait mener une équipe, mais s’il y avait bien une chose sur laquelle il serait pris de court, c’était bel et bien le fait qu’il n’était peut-être pas aussi fûté que prévu.

-Entre le Dieu du Désert et les prisonniers, je dois admettre que j’ai aussi envie de savoir ce que vous voulez mis à part former une armée pour des raisons obscures.

Il avait été cru dans sa manière de rebondir sur les paroles de Sazuka. Il savait pertinemment qu’elle lui faisait confiance, d’où le fait qu’il avait osé prendre une initiative, mais il voulait surtout et avant tout lui communiquer le fait qu’il avait des doutes sur la situation.

L’homme au chapeau essayait-il de les faire s’entretuer tandis qu’il fuyait ? Il était beaucoup trop facile de se battre entre eux pour respecter ou non la volonté des daimyo tout comme il était trop facile de se battre pour vouloir gouverner cet endroit et avoir un avantage sur les autres villages. Pourtant, le seul élément qui ne semblait pas à l’ordre du jour, c’était bel et bien d’arrêter cette armée, puisqu’en aucun cas il n’allait les laisser faire, qu’ils soient en train de mentir ou pas, cette histoire n’était pas totalement véridique...

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Ven 2 Nov 2018 - 10:08




La prison inavouée



Le nécromancien arriva avec sa nué d’oiseaux virevoltant autour de la zone, ainsi que ses camardes d'Iwa, observant d’éventuelles troupes cachées, il observa alors le spectacle s'offrant à eux, puis, l’homme au chapeau, celui qui était vraissemblablement derrière tout ça, les autres shinobis, cet obscure mise en scène qui en disait déjà long sur les désirs de cet homme. Il croisa les bras, restant en retrait vis-à-vis du Tsuchikage, analysant simplement la situation comme il le pouvait. Il soupira un peu en secouant la tête de droite à gauche, quelque chose clochait dans tout ça.

- On est des outils au service des seigneurs, ça, beaucoup d’entre nous le savent au fond d’eux. Et je peux vous garantir, que seigneur ou non, on restera des outils. On à ça dans le sang, des machines de guerres. Et de vous à moi, l’homme chapeau, vous dites tout à vos outils ? J’en doute. Vous critiquez les seigneurs, mais qu’est-ce qui prouve que vous ne dissimulez rien, que vous ne comptez pas simplement effriter les liens entre les villages ici présent et déclencher ainsi une guerre à grande échelle qui VOUS sera bénéfique d’une façon ou d’une autre. J’en ai déjà vu beaucoup des hommes de ce genre.. Qui prétendent être du bon côté, mais qui dans le fond, ne font que manipuler l’audience pendant que durant ce temps, un homme fait le tour du village pour piller les maisons à l’abandon le temps du spectacle. Enfin, je suppose que notre présence ici était voulue.

Il regarda calmement du coin de l’œil ce bâtiment en feu, sans grand intérêt. Il n’était pas dupe. Ou bien les villages se rebellerait et se ligueraient contre leurs seigneurs, avec l’appui de cet étrange inconnu, ou ils refuseraient et tiendraient très probablement un conseil de guerre suite à cette opération critique. Dans ce monde, il y avait et aura toujours une élite qui contrôlera la plèbe et les militaires. Si ce n’est pas les seigneurs, ce seras les kages, si ce n’est pas les kages, ce seras des gradés aux intentions malveillantes.

- Vous mettez à feu et à sang une prison jusque-là à l’abris des regards.. Mais dans le fond, certains s’en doutait, et n’ont rien fait. Pourquoi ? Parce qu’ainsi va le monde. On est des soldats, on suit les ordres, même si ceux-ci ne sont pas souvent bons. Admettons par exemple que je sois d’accord, que mes collègues soient d’accords… Voir même que certains de nos amis kumojin et kirijins soient d’accord, qu’est-ce que cela changerait ? Nous somme une poignée de personnes contre un pays. Je veux bien qu’en tant que shinobi, je mets ma vie en jeu à ce moment même par ma simple présence ici, mais en tant que rebelle, je mettrais ma vie en jeu pour quoi ? La promesse d’une vie POTENTIELLEMENT meilleure ? Pensez-vous réellement que demander une révolte suffiras ? Plus.. Nous savons aussi bien tous les deux, que cela ne se feras pas en un jour, que dévoiler des secrets aussi gros ne resteras pas impuni. Pourquoi mettre ainsi votre vie en jeu ? Pour un monde sans domination politique ? J’en doute.. Quels sont vos véritables motivations, là est la véritable question. Pour ce qui concerne le journaliste, à moins d’un ordre direct de notre Tsuchikage, je n’en ferais rien. J’ai déjà massacré assez de civile dans ma vie précédente pour me dégoutter des meurtres barbares sans motivations.

Comme pour confirmer ses dires, il s’approcha légèrement, passant devant son Tsuchikage en fixant l’homme aux chapeaux et ses lieutenants. Pour être franc, la seule chose l’intéressant était le but de cet homme. Il avait du mal à croire que ses intentions étaient purement bonnes. Il activa alors sa technique de détection de mensonges, discrètement. Pour sa part, il était simplement curieux et préférait éviter qu’un mensonge ne remette tout cela en cause.

- Je possède pour ma part une petite technique forte sympathique, qui me permet de déceler la vérité du mensonge… Je peux donc ici-même et devant toute cette assemblée, dire si vous dites vrais ou mentez, prendrez-vous ce risque ? Celui de faire perdre toute votre crédibilité si vous cachez vous aussi des choses ? Si mon kage m’autorise, et que les autres villages sont aussi intéressés que moi par la réalité des choses. Donc, si quelqu'un à une technique pouvant vérifié qu'il ne tente pas de contrer la mienne.

Il attendit donc, croisant de nouveau les bras en fixant l’homme au chapeau, imperturbable, jetant ensuite un œil à son chef, cherchant son approbation. C’était une occasion rêver d’en savoir plus sur les véritables intentions de ce « rebelle » si l’on pouvait le nommer ainsi. Même si ses attaques étaient plus ceux d’un terroriste, mais bon… L’histoire lui avait appris que bien souvent, la frontière entre terroriste et rebelle était plus qu’infime.





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Ven 2 Nov 2018 - 13:19
L’air vibre sous la puissance de l’explosion. Au loin, un nuage de fumé monte au ciel, témoin du brasier qui doit sévir dans la prison. Sazuka ouvre la marche, s’enfonçant dans le tunnel qui mène jusqu’à l’autre île. Raizen lui emboite le pas et je fais de même. Une prison, une île prison même… Pourquoi avons-nous été envoyé ici ? Le Daimyo, commanditaire de cette mission doit savoir de quoi il s’agit… En est-il de même pour notre Raikage ? Pourquoi avons-nous été envoyé ici sans la moindre information à ce sujet ? Pourquoi même Sazuka ne possède-t-elle aucune information à ce sujet ? Un secret bien gardé… Que même notre transporteur semble avoir souhaité conserver jusqu’au bout.

La course est effrénée, je peine à tenir le rythme mais parvient à coller les talons de mes deux supérieurs. Au bout du tunnel, la lumière du soleil s’engouffre dans la sortie. La tension monte, la peur aussi. Nous devrons probablement combattre… Arrêter les prisonniers qui tentent de fuir ? Arrêter une attaque ? Mais pour qui ? Pour quoi ? Nos pas résonnent sur les parois, mon souffle se fait rauque, je dois garder mon calme, ne pas céder à la peur. Je ne suis plus le même qu’il y a deux ans. Je ne suis plus l’homme faible qui n’a su se protéger de la mort qui se précipitait vers lui. Aujourd’hui, ce sera différent.

Enfin, nous arrivons au bout. Le soleil m’éblouie, il me faut quelques secondes pour parvenir à distinguer les formes et les couleurs. Deux hommes nous font face. Derrière eux, une sorte de portail immense disparaît, faisant disparaître avec lui une dizaine d’homme que je n’ai pas le temps de distinguer. Une technique de déplacement rapide ? Non… Plus important encore. Un troisième homme se distingue alors. Il est là depuis le début… Mais je ne remarque sa présence que maintenant. Ces trois hommes me sont inconnus, mais il ne semble pas être de même pour mes compagnons d’armes.

Iwajins, Kirijins, Nukenins… Des shinobis de toutes les factions rejoignent en même temps les lieux. Nous tous ici présents sommes les représentants de nos pays. Nos pays… Tous nos seigneurs savaient donc pour cette prison ? Une cabale… sans aucun doute possible. Une conspiration à grande échelle regroupant toutes les personnalités les plus influentes de notre monde… Peut-être même cela concerne-t-il les seigneurs des autres pays ? Cela expliquerait la présence des nukenins… Mais à quelle fin ? Que contient donc cette prison ? Ces questions ne restent pas longtemps sans réponse. L’homme au chapeau – qui semble être le chef de ce groupe – prend la parole. Il s’adresse tout d’abord à la jeune femme qui accompagnait les shinobis indépendants, dévoilant le nom de cette prison : la prison inavouée.
Un titre riche de sens.
Les flammes dévorent les entrailles du bâtiment, surgissant de toutes parts tandis que les lames s’entrechoquant résonnant dans les couloirs et parviennent jusqu’à nous. Au loin, je distingue des hommes et des femmes qui parviennent à fuir les lieux. Des prisonniers. Ces trois-là… qui sont-ils ? Pourquoi ont-ils attaqué ces lieux ? Ont-ils d’autres soldats avec eux ? A cette dernière interrogation la réponse est certainement oui. Nous devons nous attendre au pire. Sur mes gardes, je ne fais aucun geste brusque, veillant à ne pas provoquer nos adversaires. L’homme au chapeau continue son discours, interpellant le Tsuchikage – que je rencontre pour la première fois – qui lui-même semble tout ignorer de cet endroit.
En serait-il de même pour Dame Reiko ?
L’histoire de cette prison se dévoile à nos oreilles. A l’origine, ces deux îles – qui n’en sont en réalité qu’une puisqu’elles sont reliés en sous-terrain par un passage – ont été découvertes il y a plus de deux siècles. Protégé par son environnement hostile, elle est rapidement devenue un point d’intérêt pour les pays. De multiples batailles eurent lieu ici même pour décider de qui en aurait le contrôle… mais aucun pays ne parvint à en prendre le contrôle. Les peuples qui y vivaient ont naturellement été massacrés… Ne représentant aucun intérêt pour les Seigneurs. Devant l’impasse qui se profilait, les seigneurs des pays impliqués décidèrent de signer un traité : l’île resterait secrète et tous, à condition de subvenir aux besoins en hommes et argent. Ils y construisirent la prison inavouée, où chacun était libre d’envoyer ses prisonniers. Shinobis renégats, opposants politiques, criminels notoires… Depuis ce jour, il porte le nom de Pays Oublié.

Mais plus encore que toute cette histoire, je découvre que les premiers shinobis, les premiers hommes et femmes à avoir ressenti le chakra et à avoir appris à s’en servir furent envoyé ici. A cause de la menace qu’ils représentaient, un inconnu qui effrayaient les seigneurs, ils furent déportés dans cette prison, sans que personne ne soit au courant, effaçant leur existence de ce monde. Est-ce donc la raison du brouillard qui plane sur nos origines ? Le manque de traces et de preuves ne serait donc pas une conséquence de l’histoire, mais bel et bien de quelques hommes ? Un crime terrible… Un génocide même… Un génocide sur nos ancêtres.

Tel est le but avoué de cet homme, libéré les victimes de la cabale et les faire déferler sur le monde pour qu’ils puissent le mettre à feu et à sang. Ses paroles sont-elles vraies ? Probable… Rien ne peut le confirmer, mais il serait étonnant qu’il mente dans la situation présente. L’ordre nous envoyant ici, le secret qui planait jusqu’à maintenant… tout vient appuyer ses affirmations.

Nous devons maintenant faire un choix : suivre les ordres qui nous ont été donné et tuer les prisonniers, ainsi que la journaliste, afin de garder le secret sur toute cette histoire, ou ne rien faire et laisser ainsi cette menace déferler sur le monde. Je scrute du regard ma supérieure, qui ne tarde pas à prendre la parole. Elle nous ordonne de rester sur nos positions, arguant qu’il s’agit là du problème des seigneurs ayant manigancé toute cette histoire et pas celle de Kumo. Est-ce juste ? Nous, shinobis, sommes censé protéger le pays. Nous sommes aux ordres de la Raikage elle-même aux ordres du Seigneur. Le Seigneur est par définition notre chef, au-dessus de tous les autres. La Directrice fait part de sa conviction à défendre le pays, mais pas celle de défendre son Seigneur, responsable de tout ce chaos. Mais la situation peut être résumé si facile ? Dans cette prison est certainement enfermé des gens innocents, mais des criminels notoires, des shinobis extrêmement dangereux doivent également y être enfermés. A-t-on le droit de décider de les laisser s’échapper ? De mettre en danger le Yuukan ? Notre pays ? Notre peuple ? A-t-on le droit d’agir de la même manière que notre Seigneur ?

Lui-même fait partie de la noblesse… Noblesse dont je fais part. Ma famille n’a jamais pu rejoindre les rangs de la noblesse du pays. Bien que très influente dans le village et dans le clan, jamais nous n’avons été considérés comme les nobles des pays. Pourquoi ? Parce que nous sommes des shinobis. Nous sommes paqués dans un village… Un village qui serait en fait une prison ?

Toutes ces pensées déferlent dans mon esprit. Je ne sais plus qui croire, quoi croire…

Les shinobis des autres villages prennent tour à tour la parole. La dissension se fait sentir à Kiri tandis qu’un ninja d’Iwa – précédent la parole de son Kage qui aurait normalement décider pour son village – décide d’interroger l’homme au chapeau à l’aide d’une technique de détection de mensonge et garantir la véracité de ses accusations. Raizen lui renchérit sur les paroles de notre supérieur. Moi, je me trouve là, désarmé, confus, ne sachant pas comment réagir. Par principe je suis les ordres de Sazuka et n’agit pas. Je ne parle pas. Je reste là, immobile, tiraillés par mes sentiments contraires. Pourquoi ? La noblesse doit-être au service du peuple, sinon nous savons tous comment cela va finir. Les secrets finissent toujours par éclater au grand jour, toujours. Pourquoi faire planer un tel danger sur nous ? Quelles convictions dois-je défendre ? Mon seigneur ? Mon village ? Mon clan ? Ma caste ? Je me retrouve devant un mur, un mur qui m’impose un choix que je n’ai jamais eu à faire jusqu’à maintenant. Un choix auquel je n’ai jamais réfléchi. Un choix auquel je ne suis pas préparé.

Seul.
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Ven 2 Nov 2018 - 17:47
La prison inavouée
Ft Ft participants alerte Wasure Pi

Keep your face to the sunshine and you cannot see a shadow.


Une route écourtée. Des cœurs étriqués. L'explosion avait fait trembler sols et cieux, son écho s'était perdu dans les nappes bleutées des mers environnantes. Le vent, le froid, le sourd, le grave. Les roches s’amenuisent dans des cris distordus.

Tes yeux sillonnent les landes en quête de réponses mais ils ne trouvent que de nouvelles interrogations. D'autres shinobis s'entassent sur ce lieu commun avec la même ferveur que votre groupe. Kumo, Kiri, les errants.. et vous. Une réunion hasardeuse des plus grosses enseignes du Yuukan. Les regards se croisent, se toisent, s'aiment ou se détestent. Chacun garde ses distances, les frontières sont tangibles même sur une île oubliée.

Vos hôtes paraissent graciles, vêtus d'opale et d'or, mais leurs silhouettes s’effacent aussitôt pour laisser place à une plus sombre réalité. Trois visages se dressent entre vous et un nouvel horizon. La beauté métissée et sauvage fait place à un mur de flamme tinté de rage. Un champ de bataille, une démonstration : Le véritable message qui vous était adressé.

Les choses, par la lueur du feu, s'éclaircissent soudain. Cet appel politique était depuis le début ambigu, pressé. Parce que la situation était presque déjà terminée, déjà vaine. Tout avait été calculé pour que votre arrivée ne se fasse que pour assister à cette révolution.

L'homme au chapeau, en maître d’œuvre, illustrait déjà la scène d'un récit qui prenait racine deux siècles plus tôt. Sous ton masque, ton visage s'éteint. Face au carnage, face à ces révélations, face aux aveux. Le chef d'orchestre dressait là le portrait d'un père que tu ne reconnaissais pas. Tu avais été élevée en entendant ses utopies, sa volonté de neutralité, de bienséance. Il t'avait choyée, dessinée, forgée pour lui ressembler, pour perpétuer ce qu'il prônait tout haut : Une vie de justesse, de justice. Une force silencieuse. Son rêve.

Brisé.

Par de simples mots, toutes tes vérités pouvaient disparaître. Si tout était vrai : Alors ton nom n'avait plus aucun sens, plus aucune valeur. Les autres spectateurs élèvent alors tour à tour la voix. Ils ne prennent pas parti, ils restent sur leurs gardes ; se méfient de la berceuse du loup. A chaque intervention, ton pouls s'affaisse. Vous assistiez à la création d'une armée, mais personne ne semblait en cerner l'ampleur. L'homme au chapeau accusait les seigneurs, mais en avait-il réellement après eux ?

Ton poing se serre pendant une fraction de seconde, puis se relâche. Sans comprendre pourquoi, ton corps avance de lui même, se rapproche du brasier qui voulait t'emporter.

- Si vos mots disent vrais, s'il s'avère que depuis des décennies, les Seigneurs jouent à un jeu macabre dans l'ombre de cette île, alors une réclamation par le peuple et pour le peuple devra se faire. Une déchéance, une mise à mort.

Sombre arrêt, plein de gravité. Tu parlais du pire comme s'il ne te touchait pas, comme s'il t'étais indifférent.

- Mais.

Une vois plus sèche, intransigeante.

- Si vous libérez aujourd'hui ces prisonniers dans leurs pays respectifs, vous savez que les plus touchés ne seront pas les coupables. Ce « déferlement » sur le grand continent sera un massacre engendré par une volonté de vengeance. En premier, il y aura les civils, ceux qui ne peuvent qu'assister à leur propre mort car incapables de se défendre. Ensuite, les shinobis affiliés aux villages, qui recevront les ordres de défendre les premiers concernés. Et c'est seulement après que vous trouverez votre réel ennemi, ceux qui dirigent.

Une brève pause, une respiration muette.

- Proclamez la guerre, et vous perpétuerez ce que vous pointez du doigt...

Souffle chaud, mains glacées.

- Ou choisissez l'audience envers les Seigneurs...

Tes doigts s'approchent du masque d'ébène qui cache tes traits désormais fermés. Le faux-visage tombe, s'arrache au rythme des explosions, des vents battants. La peau de loup laisse s'échapper ta chevelure opaline ; Ton regard azur plonge vers ceux qui clament la mort.

-… Ici, et maintenant.

Byakuren Yume reprend sa place ; elle se présente au monde avide des conquérants. Elle se propose à sa propre condamnation. Elle est fille de Daïmyo et monnaie d'échange. Elle est un met pour les affamés. Une solution pour négocier. Elle est le rêve qu'on veut briser.

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Shiroi Kujaku — I am blooming from the wound where I once bled
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Sam 3 Nov 2018 - 12:17
« Que crois-tu, jeune Kumojin ? Que Mamushi va te répondre parce que tu mimes sa façon de parler ? »

Pour la première fois depuis que tous les shinobis étaient arrivés sur place, c’était quelqu’un d’autre que l’Homme au Chapeau qui avait pris la parole dans le trio. Et les Kirijins purent aisément reconnaître et confirmer la voix de ce dernier. Raonaka Ao était sorti de son mutisme pour prendre la relève, considérant vu le regard que lui avait adressé son « chef » qu’il n’allait rien avoir à dire d’autre. Peut-être même qu’il considérait qu’en qualité d’ancien Seigneur d’une grande nation, son lieutenant saurait mieux répondre aux questions de leurs invités.

Des yeux de Meikyû Raizen, c’était bien vers ceux du Kirijin Kaguya que l’ancien Daimyô portait son attention.

« Il nous fallait des preuves et la stratégie nécessaire pour libérer ces prisonniers. Et surtout, il nous fallait des témoins. C’est pour ça que vous êtes là et c’est pour ça que nous n’allons pas tous vous tuer. Par qui devrais-je commencer ? »

Si le regard sombre du Raonaka tutoyait à tour de rôle ceux des différents shinobis présents, il ne pouvait que difficilement cacher son intérêt pour deux personnes. Il esquissa alors un rictus carnassier en remarquant la fille du Seigneur du Pays de la Terre se dévoiler à eux.

« Ce que je déteste le plus, c’est ceux qui sont trop faibles pour affirmer leurs valeurs ! Toi, la Kirijine assez bête pour penser qu'on a besoin d'alliés comme toi en plus d'être prête à te retourner contre ton village en nous voyant, pointait-il alors Madoka de l’index. »

Doucement son doigt vira du côté Iwajin, et s’arrêta sur Byakuren Yume.

« … et toi, qui ne peux t’empêcher de nous donner des leçons en prétextant ton sang et ton rang. Penses-tu vraiment qu'on aurait besoin de toi pour voir les Seigneurs ? »

Sur ces mots, le visage balafré de Raonaka Ao se tourna vers l’Homme au Chapeau, qui hocha un brin la tête. La confirmation que son lieutenant attendait. Il refit alors face à ses deux cibles, toujours ce sourire démoniaque au visage.

« Les autres, barrez-vous ! Mais ces deux-là sont pour moi… »

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Sam 3 Nov 2018 - 13:10
Depuis qu’ils avaient amarrés sur ce « pays oublié », le Yondaime Tsuchikage était resté dans un mutisme qui n’avait inquiété personne, puisque la situation était aussi simple qu’importante : se diriger jusqu’au fond de cette île principale et une fois sur place, trouver un moyen d’accéder à la seconde, bien plus petite. Mais plus que de la concentration, c’était bien un flot de questions et de souvenirs qui avaient tiraillé l’esprit alors tourmenté du chef de village.

Pour cause, avant de devenir la Quatrième Ombre de la Terre, c’était bien le chef militaire du Seigneur Byakuren que le Borgne avait été. Pendant quinze ans, Bakuhatsu Kyôshirô avait servi les intérêts du Daimyô de Tsuchi no Kuni jusqu’à en devenir l’un des principaux conseillers et amis. Difficile alors d’imaginer qu’il aurait été ignorant de toute cette affaire.

Et le Borgne le savait bien… puisqu’il avait depuis longtemps connaissance du dossier Wasure. Cette terre neutre, oubliée, quelque-part dans l’océan : il était au courant. Mais jamais il n’en avait su davantage et surtout pas tout ce que ça cachait derrière.

En arrivant devant ce spectacle horrifique, celui d’une prison aussi grande que dangereuse, totalement proie aux flammes et à la libération de tous ses prisonniers qui s’étaient enfui pour la plupart ou combattaient leurs gardes ; Bakuhatsu Kyôshirô avait eu la preuve formelle qu’il était à la fois connaisseur et étranger de Wasure no Kuni.

Ainsi, les Seigneurs des deux derniers siècles avaient donné naissance puis prolongé la vie d’un secret international suprême ? En y repensant, quel pays n’avait pas vu un de ses opposants ou criminels disparaître du jour au lendemain ? Combien d’affaires les milices locales avaient vu être non-résolues, sans savoir sans doute que leurs cibles avaient déjà été expatriées sur cette île terrible ?

Que penser, pour celui qui connaissait désormais autant les facettes de la politique des Seigneurs que l’obligation qui incombait aux villages shinobis ? Que défendre, lorsqu’une action que même si elle pouvait se justifier, avait été fait dans le dos du monde entier ? Qui blâmer, lorsque les initiateurs étaient morts depuis plus d’un siècle et demi et que leurs successeurs n’auraient pu briser cet accord international sans risquer une réponse de la part de tous les autres peuples ?

Il n’y avait qu’à regarder cette jeune Kirijine, perdue dans sa propre opinion, qui était à deux doigts de se rallier à l’Homme au Chapeau, personnage ô combien difficile à classer. Tout le monde semblait perdu, et l’ambiance pesante avait raison. Jusqu’à…

… ce que Yume enlève son masque et se révèle aux autres. S’il cherchait déjà comment agir de la meilleure des manières, Kyôshirô fut alors pressé, surtout vu ce que l’ancien Daimyô de Mizu no Kuni était prêt à faire. Il était hors de question que la princesse Byakuren périsse.

« Notre rôle n’est pas de juger les actions des Seigneurs, surtout lorsque ceux qui ont décidé de cet accord il y a deux siècles sont aujourd’hui des lieues sous terre. Et il ne nous appartient pas non plus de nous opposer à ce que le monde soit au courant de ce qu’on a voulu leur cacher. »

Il n’y aurait pas de trahison envers les hiérarchies. Il n’y aurait pas de vendetta de quelques shinobis contre leurs Seigneurs en ce jour. Et personne n’attenterait à la vie d’une femme qui, sans doute journaliste, voudrait faire son travail, surtout lorsqu’il n’invective aucunement les villages cachés.

« Shin et Gabushi, veillez sur Yume et rentrez. Pareil pour vous autres, Kirijins et Kumojins : je vous confie la mission de vous échapper de cette île. Il faut que nous chacun prévienne sa cité, de manière à ce que nous prenions au plus vite des mesures. Votre survie est primordiale. »

Sans trop les regarder, Bakuhatsu Kyôshirô fit les pas suffisants pour se placer devant les quelques shinobis des villages cachés qui – du moins il l’espérait – formaient de par l’évènement des alliés sur le moment.

Son unique œil tarauda ceux de l’Homme au Chapeau. Il lui était trop difficile d'oser se retourner pour regarder Yume une dernière fois.

« Je vous crois, monsieur, ayant vu à plusieurs reprises un dossier sur un pays oublié sans jamais en savoir plus. Mais c’est bien parce que vous dites la vérité que nous avons un conflit d’intérêts. Ces prisonniers que vous avez libérés, ils menaceront nos nations, nos terres et nos citoyens. Qu’il soit justifié ou pas, votre acte est un crime. Alors si en plus vous comptez vous en prendre à une Iwajine… »

Il se surprit à sourire lui aussi, poussant un ultime soupir pareil à un léger ricanement.

« … vous comprendrez, n’est-ce pas ? »

Aussitôt, on n’entendit qu’une détonation venant du Tsuchikage… qui était déjà arrivé à hauteur de l’Homme au Chapeau, armant une frappe en direction de ce dernier. Sans hésiter – et pourtant ressentant la peur de la réplique – il le frappa et derrière l’impact, donna naissance à une explosion qui souffla également Raonaka Ao qui était sur le côté.

Techniques utilisées:
 
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Sam 3 Nov 2018 - 14:46
Les réactions du reste de l’assemblée se succèdent. Les shinobis de tous les villages prennent la parole tour à tour. Ils sont peu disposés à réagir afin d’empêcher la propagation des informations concernant le Pays Oublié. L’immoralité de cette île touche les consciences de personnes d’horizons variés. Quand les Kumojins prennent la parole, le Kaguya reconnait d’ailleurs le fameux Raizen qui s’était démarqué lors du tournoi de Kaze. Et avec elle… cette femme médecin avec laquelle le jeune kirijin avait eu l’occasion d’échanger quelques mots dans la tente des soigneurs. Et ils se retrouvent ici après tout ce temps… drôle de coïncidence.

La réaction de Madoka est plus désagréable pour les Mizujins. Car cette dernière ne propose pas moins que de ce rallié à l’homme au chapeau. Une trahison ? Au regard des ordres des différentes seigneuries, ils sont de toute manière tous des traîtres puisqu’ils n’empêcheront pas Ohana de divulguer les secrets de ce pays. Shyko ne peut bien sûr pas rester de marbre devant la réaction de la jeune fille. Il semblerait qu’un lien ce soit formé entre eux. Bien qu’il semble à sens unique du côté du chûnin. Wutu-Fuku se sent plus mal pour son ancien maître que pour la genin.

C’est ensuite Raizen qui prend la parole, d’une façon bien étrange. Un iwajin propose à l’homme au chapeau de répondre à ses questions sous l’influence d’une technique de détection de mensonges. Difficile de croire que l’homme le plus recherché du Yuukan se pliera à cette demande. Puis une autre iwajin prend la parole, retirant le masque qu’elle portait jusqu’ici. Certains semblent la reconnaître mais elle est inconnue aux yeux du Kaguya. Une noble, s’il a bien compris. La réaction de l’un des hommes qui accompagne l’homme au chapeau ne se fait pas attendre. Il a le droit à une réponse : ils sont des témoins. Et ils n’ont pas besoin que tous les shinobis repartent chez eux en vie. La cible de cet homme : la jeune noble et… Madoka. Les autres survivront s’ils partent maintenant.

Laisser Madoka et partir en vie ? Une proposition alléchante. Un Kiri sans Madoka irait forcément dans la bonne direction. Mais Shyko ne laissera certainement pas cet homme faire. Et Wutu-Fuku refuse de le voir mourir aujourd’hui. Alors, s’il faut sauver Madoka pour sauver Shyko… Autant tenter le tout pour le tout. Quelque chose qu’il n’a jamais tenté jusqu’ici. Est-ce que cela fonctionnera ? Est-ce que cela servira seulement à quelque chose ? Trop tôt pour le dire. Le Kaguya ferme les yeux. Il voit Kuzan et Ito. Le premier a fait d’énormes progrès, il saura s’occuper du second. Il revoit Saji, et toute la jeune génération prometteuse de Kiri.

S’il meurt aujourd’hui, il mourra en suivant ses principes.

Wutu-Fuku s’approche de Shyko et pose une main sur son épaule, puis un regard entendu. Si quelqu’un peut récupérer Madoka, c’est lui. Wutu-Fuku fera diversion. Shyko est trop important pour l’avenir des Kaguyas. Son disciple, lui, n’est pas aussi indispensable. Mais avant qu’il n’ait pu faire quoi que ce soit, le Tsuchikage entre en action. Une attaque désespérée. Même un Kage ne peut rien contre l’homme au chapeau. Il charge vers la mort. Il est capable d’utiliser des explosions et compte bien s’en servir. L’occasion est trop belle, il faut agir maintenant.

Ou ils n’auront jamais l’occasion d’agir.

Pas le temps de retirer son kimono. Son fidèle kimono qui l’accompagne depuis si longtemps y passera donc. Alors que le jeune Kaguya se recroqueville, le tissu de son vêtement se déchire tandis qu’il hurle à la mort. Les os déchirent la chaire de son dos avant de former une main, puis une autre, puis une tête… pour finalement arriver à un squelette gigantesque qui approche les vingt mètres de haut. Telle une figure de mort, le géant s’anime, avant de reprendre la même position qu’a exécuté son invocateur quelques secondes plus tôt.

Aux grands maux, les grands moyens.

Les os poussent comme ils ont poussés plus tôt sur le dos du Kaguya. Mais cette-fois, c’est bien le colosse qui exécute la technique. Wutu-Fuku sue à grosse goûte. C’est son chakra qui est pompé en ce moment-même. Jamais il n’a fait un tel effort.

Un magnifique baroud d’honneur, qui sait ?

Le second squelette est dix fois plus grand que le premier, lui-même dix fois plus grands que le chûnin. Une diversion à la hauteur des adversaires qu’ils ont face à eux. Concentrant son chakra dans ses pieds, le jeune homme se propulse à l’aide d’une charge vers la direction du passage souterrain afin de s’enfuir, tandis que les deux squelettes sinistres d’avancent vers les individus en robes dorées. Le reste dépendra de Shyko… et de Madoka.

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Dernière édition par Kaguya Wutu-Fuku le Sam 3 Nov 2018 - 15:45, édité 1 fois
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Sam 3 Nov 2018 - 15:09




La prison inavouée



Le nécromancien lâcha un soupire en reculant, laissant la place à son kage, il se dirigea vers ses camarades, attrapant Yume comme un sac à patate sur son épaule droit pour l’emmener plus loin , vers les autres shinobis pour être exact, il composa une série de signe, faisant jaillir du sol plusieurs cadavres, profitant de la diversion de leurs chef.

- Vous avez entendu l’ordre, on se replis. Yume, tu gère la défense, Gabushi, tu t‘occupes d’attaquer à distance si besoin, moi, je m’occupe de détecter les menaces. Et les retarder. Les autres villages… Faites ce que vous voulez. Vous nous aidez à prendre la fuite et nous formons une coalition contre cette menace commune, ou vous partez de votre côté. On à pour l’heure un ennemis commun, à vous de voir si vous préférez jouer la fierté plutôt que la sécurité. Moi, j’ai mes ordres.

Il fit craquer sa nuque calmement par la suite et reporta son intention sur ses camarades de la roche. Puis sur l’homme au chapeau, un sourire au visage. Il secoua calmement la tête en observant la princesse et l’archère, calmement. Tout était parti en vrille à l’instant même où ce fichu barbu avait décidé de laisser parler sa soif de sang. Il soupira et laissa son archer squelette légèrement en retrait, et les trois zombies jaillissant du sol prendre une formation triangulaire devant eux. Il laissa donc ses zombies ainsi et regarda la direction du bateau qu’il avait pris en arrivant. Il secoua un peu la tête.

- Pour ceux qui sont d’avis de se souder, on part en direction d’Iwa, libre à vous de nous accompagner, ou fuir de votre côté. De toute façon, là on a pas trop d’option.. Soit on s’allie à lui, soit on rentre en guerre contre lui. Il est clair que suite à ça, les seigneurs ne vont pas rester sans broncher, et on sera en première ligne dans tous les cas, la question est maintenant, de quel côté du front on sera. Ou troisième solution… On devient indépendant.


Il soupira un peu d’ennuis… La politique ce n’était pas vraiment son fort. Mais là, même lui savait qu’il n’y avait pas de possibilités autre que la fuite pour le moment. Il ne doutait pas que leurs Tsuchikage pourrait retenir l’ennemis, mais pas indéfiniment. Il faudrait donc agir vite, et efficacement. Peu importe qu’il passe pour un lâche ou un fuyard, il avait ses ordres, et il comptait bien les respectés. Il regarda ensuite Yume et Gabushi, les fixant froidement.

- Je me répète, on à nos ordres. Si vous comptez désobéir, je n’hésiterais pas à vous assommer et vous ramener de force avec moi au village, peu importe qui vous êtes. On est des soldats, et que ça vous plaise ou non, un soldat suit les ordres, qui sont en l’occurrence, la fuite.

Il prit ensuite la direction de la foret sans plus attendre, laissant ses zombies en distraction. Il n’aimait pas vraiment l’idée de lâcher ainsi le Tsuchikage et s’en aller, mais un ordre reste un ordre, et il ne pensait pas qu’ils pourraient tenir tête au groupe face à eux. Après tout, ils étaient de villages différents, sans aucune connaissance des autres, tandis qu’en face, il s’agissait d’un groupe organisé. Il était supérieur en nombre, certes, mais dans ce genre de situation, ça ne suffisait pas. Mieux valait fuir, et réfléchir au calme à la situation. Le sacrifice d’une personne, pouvait sauver toute l’escouade, et c’est précisément dans ce genre de situation, que Shin avait appris à jeter son humanité à la poubelle pour assurer sa propre survie. Enfin, le Genin convoqua trois clone pour assurer leurs arrières et se battre afin de retenir le reste.






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Dernière édition par Karasuma Shin le Sam 3 Nov 2018 - 15:31, édité 1 fois
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Sam 3 Nov 2018 - 15:23
Shyko était dans un état de tension extrême. Il n'en revenait toujours pas de ce qu'il venait d'entendre. C'était au point qu'il n'entendait même pas ce qui était en train de se passer autour de lui. Les interventions des autres n'avaient aucun intérêt pour lui, il fallait juste trouver une solution pour se barrer de là !

Il n'en avait rien à secouer pour le coup qu'il y avait une noble et des hauts dirigeants d'autres villages. Il ne laissera pas son équipe être décimée ici. C'était une certitude pour lui. Même si le fait que Madoka n'avait encore trop rien dit lui faisait quand même assez mal.

M'enfin, ce qui allait vraiment tirer la sonnette d'alarme, c'était la prise de parole de l'ancien seigneur du pays de l'eau. Ce dernier semblait vraiment vindicatif. Il voulait laisser tout le monde partir, sauf Madoka et Yume, la noble.

C'est là qu'il y allait avoir une intervention presque providentielle. Le Tsuchikage en personne venait de passer à l'attaque et sa cible était clairement l'homme masqué. Fort heureusement, l'impact toucha aussi Ao qui fût secoué. C'était le moment idéal ! Il fallait partir maintenant ! De toute façon, ça serait trop dangereux de se battre avec une membre d'équipe ayant presque commit un acte de désertion quelques secondes avant.

Il y allait cependant encore avoir un retournement de situation. Wutu-Fuku s'approcha puis fit un regard accompagné d'un geste simple. Shyko ne savait que trop ce que cela voulait dire ... Rapidement, le plus mauvais flutiste du monde allait faire apparaître un colosse gigantesque en os qui allait lui-même en refaire un par dessus, ce qui donna au second une taille de plus de cent mètres, autant dire un sacré morceau.

Seulement, c'en était trop. Il était hors de question que Shyko laisse son apprenti mourir comme ça pour lui. D'un élan presque hargneux, Le chef du clan Kaguya allait faire une technique de clonage. Le premier clone allait lancer un partchemin explosif pendant qu'un autre allait attraper Wutu-Fuku par la taille pour ensuite executer une charge en direction d'en dehors de la zone de combat. Il n'était même pas question de demander et pour le coup, au moins, le fait que Wutu-Fuku venait juste de dépenser une très grosse dose de Chakra le rendrait bien plus docile dans cette sorte d'enlèvement. De la même manière, ce fut ce coup-ci le vrai Shyko qui agrippa Madoka violemment pour en faire de même. Il utilisait pour le coup le fait qu'il était entraîné et avait bien plus de force physique que sa colocataire mais pour le coup, c'était pour lui sauver la vie et il espérait qu'elle le comprendrait.

Il fallait maintenant fuir, le plus loin possible, sans se retourner. La demoiselle entendrait parler de ça de retour au village mais pour l'heure, il n'était pas encore temps.

Bientôt, en profitant de la vélocité naturelle de guerrier Kaguya, ils reviendrait sur l'île où attendait leur bateau. Il fallait maintenant prier que rien n'allait encore perturber leur échappée ...

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Sam 3 Nov 2018 - 16:31
La jeune fille s'était retrouvé là, dans un tourbillon d'événement qui la dépassait complètement et ce fut un peu par hasard. Si les choses avaient été autre, ce serait peut être Tenzin ou Hahn qui devrait encaisser les informations qui venaient d'inonder la pièce comme un raz-de-marrée. Mais non, c'était encore elle, elle qui avait déjà subis les évènements de Tetsu no kuni et la perte d'Iwajin dans une situation désespérée. Ce n'était pas vraiment la prison où ils se trouvaient tous en ce moment qui la perturbait ou même le mensonge systémique mit en place par des personnes qui étaient déjà morte depuis longtemps. C'était certes troublant, mais elle pouvait très bien comprendre et aller de l'avant. Les dirigeants discuteraient plus tard du pourquoi et du comment et trouveraient une solution à la situation gravissime qu'avait relevé le type qui portait un chapeau. Ce qui perturbait réellement la kunoichi, c'était le fait que la situation qui la hantait et la rongeait de l'intérieur se répétait encore une fois.
Les fantômes de pays du fer chuchotaient souvent à son oreille, elle n'avait beau pas être responsable de leur perte, c'était quand même à son esprit qu'il s'attaquait nuit et jour depuis son retour au village du pays du fer, elle qui n'était pas préparé à ça en quittant le village la première fois, n'était pas plus préparé pour la deuxième fois. Toujours dans le déni, elle n'avait pas rectifié cette faille dans son esprit qui était pourtant béante après les noms perdus dans la nuit, comme Sayuka.

Cette fois-ci, c'était le Tsuchikage qui s'élançait dans la bataille sans grande chance de survivre par la suite. Il avait donné un ordre, celui de se replier avec la princesse qui avait peut être ouvert sa bouche sans réfléchir une seconde au conséquence. Gabushi était du genre à instinctivement faire preuve de respect pour les personnes de la noblesse, elle avait été élevé comme ça, mais si les mots d'orgueil de la damoiselle qui ne devait pas être bien plus vieille que l'archère venait de tuer le Tsuchikage pour de l'esbroufe, elle perdait immédiatement tout respect que pouvait éprouver l'Ashikaga à son sujet.
Les choses étaient tout de même différentes cette-fois. Ce n'était pas Etsuko-sensei qui rampait devant l'adversité pour la survie du groupe malgré une justice immédiate à rendre. Le Tsuchikage avait fait un choix suite aux menaces et avait donné un ordre direct aux autres Iwajins. La replis était tout de même lourd de sens, ils allaient laisser le Tsuchikage affronter d'autre personne seul au risque de le perdre. Elle avait sa cible désigné par la plus grande autorité qui pouvait être, il était question maintenant de savoir si elle allait décocher sa flèche ou non. Shin qui semblait pas même avoir prit le temps de la réflexion était déjà décidé à ramener la jeune princesse au village. Elle respectait sa détermination dans un sens, il arrivait à suivre les ordres sans poser de question ou sans avoir peur des conséquences.

Gabushi était bien plus hésitante, qu'arriverait-il au village si le nouveau Tsuchikage périssait déjà au combat ? Allait-elle devoir affronter un fantôme de plus dans son sommeil ? Comment pouvait-elle espérer une justice pour le pays du fer, si elle n'arrivait qu'à accumuler les dettes de sang partout où elle passait ? Devait-elle aussi jurer sur une rétribution envers l'homme au chapeau et ses sbires, comme pour le nouveau shogun ?
Elle soupira, visiblement fatiguée de ces situations inextricables auxquels elle participait inévitablement. Elle savait ce qu'il lui restait à faire, le reste n'était qu'errance et questionnement, hésitation et divagation. L'archère se mit à contrôler sa respiration pour se calmer et dissiper les nuages dans son esprit. Inspiration par le nez, expiration par la bouche. Lentement, elle pouvait discerner clairement la cible qu'avait pointé du doigt l'ombre de la roche avant de s'élancer dans la bataille.

Il était temps de rentrer.

- Bien compris, Tsuchikage-sama. Dit-elle en chuchotant pour elle-même plus qu'autre chose. Elle jeta un regard vers Shin et Yume pour être sûre qu'ils étaient eux aussi prêt à prendre la tangente, avant de se préparer à un assaut possible d'un des sbires de hatman. Les abominations de Shin faisaient en sorte qu'ils étaient pour le moment en sécurité, mais elle avait entre ses mains les menaces à distances et se devait d'être préparer à contre-attaquer immédiatement. L'archère attrapa une de ses flèches et laissa son chakra futon couler à l'intérieur du bois pour rejoindre la pointe. Sa technique était prête, ils pouvaient décamper pendant la diversion si le destin l'avait décidé ainsi.

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Sam 3 Nov 2018 - 20:05
Datalia Madoka • « Plaisanter ? ben non, sinon j’aurai raconté l’histoire du pinguin et de la salade qui … bon heuu … plus tard hein … »


Répondit alors Madoka à Shyko lorsqu’il lui demanda si c’était une plaisanterie, s’en était pas une, mais maintenant qu’elle venait de parler de cette manière, il n’y avait plus vraiment de retour en arrière. Même avec une pirouette, cela deviendrait difficile n’est-ce pas ? Le problème était qu’elle pensait réellement ce qu’elle venait de dire, tout le système était complètement pourri, et ce même si elle en faisait quelque part partie, ce n’était pas une excuse pour ne rien faire contre cela.

Datalia Madoka • « M’en fiche s’il ne dit pas la vérité, tant que le résultat est le même … Il a tué des gens ? Hahahaha ! Moi aussi ! J’en ai tué des tas de gens ! Qui lui a donné ce titre d’ennemi numéro un ? hein ? Les seigneurs ? Tu m’étonnes … »


L’adolescente ne cherchait pas tellement à défendre l’homme au chapeau, c’était un type capable du pire, mais ce n’était pas dérangeant pour la blanchette contrairement à Shyko le chevalier blanc. Si c’était vraiment la bonne solution, alors tant mieux. Son logeur semblait vraiment atteint parce qu’elle venait de dire, s’en était presque émouvant. Elle l’aimait bien au fond, mais ce n’était pas pour si peu qu’elle allait réagir autrement malheureusement. Sans doute que le chef des Kaguya était arrivé trop tard dans sa vie, toujours dans la tourmente, on en payait le prix. Elle venait de clairement annoncée qu’elle était une traitresse à quasiment tout, comment Shyko pourrait faire autrement que la faire arrêter. Elle rejoindrait sans doute une prison de ce genre d’où elle ne verrait plus jamais la lumière du jour. Personne ou presque n’allait pleurer sur son sort jusqu’à la libérer.

Un drôle de type avec des cheveux blancs semblait enfin savoir ce qu’ils étaient tous ici, de simples outils, des pions, des jouets entre les mains de quelques puissants. C’était même ces derniers qui les avaient envoyés ici. Il tenta même d’espérer grâce à une technique de détecter les mensonges, comme si la vérité ou une vérité changeait quoi que ce soit. Ce genre de personnes était suffisamment habile pour dire ou faire croire ce qu’ils désiraient. La blanchette en contempla alors une autre qui faisait tomber la masque, se présentant comme si elle devait assumer une partie de toute cette sombre histoire. C’était très risqué de sa part, et c’était une preuve de courage ou de folie, mais ce genre de discours en semblait pas du tout être le genre d’apanage du style des Daimyo qui les avaient envoyés ici tuer et massacrer. L’homme au chapeau devait n’en avoir rien à faire de discuter avec les Daimyo des pays, tout ce qu’il cherchait était de libérer des distractions, le temps d’agir comme il le voulait par la suite. C’était une évidence aux yeux de la jeune fille, mais qu’ils le savent ou non, il fallait bien que les forces ninjas des différents pays stoppent tous ces prisonniers. Alors le résultat serait le même au final.

Datalia Madoka • « Allons ... votre plan ne fait que commencer … et bien sûr que oui, vous avez besoin de monde pour faire ce que vous voulez … J’en ai rien à faire de Kiri, rien du tout ! Ils m’ont utilisé depuis le début, et je ne leur dois rien du tout ! Et puis … ce n’est pas comme si tu étais bien placée pour parler de traitrise … »


Ce Ao avait désigné ses proies, il était vrai que le groupe de l’homme au chapeau n’avaient pas besoin de tant de témoins que cela. En tuer deux sur place, ne changerait sans doute pas grand-chose pour eux. Elle regardait de défi dans les yeux de cet homme, si elle devait mourir, ce serait les pieds devant et pas en montrant son dos. L’ombre de la roche semblait être un homme sage, étonnement, ce n’était pas comme cela qu’elle voyait les ombres. Il semblait à cœur de préserver le plus de vie possible, même à prendre des risques à s’avancer. Assez surprise pour le coup, cet homme provoqua une explosion en frappant en espérant troublée suffisamment les ennemis pour une fuite, mais en avait-elle vraiment envie ? Elle n’eut pas le temps de tellement réfléchir, car juste après l’explosion apparut alors un squelette géant de vingt mètres de haut, rien que cela ! Elle se doutait que cela devait venir de l’un ou de l’autre des Kaguya, des os en même temps ! Visiblement, les invocations ou animation d’os seraient là pour faire office de distraction également. Tout s’accéléra, Shyko se déplaça à une très grande vitesse pour l’entrainer de force vers la sortie, ce n’était vraiment pas amusant. Elle avait un corps frêle, alors inutile de tenter de résister d’aucune manière. Elle se demandait en tout cas si les paroles de cet Ao valaient également pour l’homme au chapeau. Elle le saurait bien un jour, mais pas pour cette rencontre visiblement.

Pendant qu’elle était emportée, elle forma plusieurs mudras afin de créer trois clones de l’ombre capable de procéder à n’importe quelle de ses techniques. Si un seul de ses clones se dirigèrent vers le groupe des trois ennemis au côté de l’ombre de la roche, les deux autres clones suivirent la véritable Madoka en direction du tunnel. Le clone de Madoka au front forma alors rapidement des mudras et elle sembla pousser un cri si puissant, que cela semblait être totalement irréel. Le clone ciblait évidemment le groupe de trois ennemis à l’aide d’une technique venant de la maitrise du son. Cette technique avait pour but de neutraliser l’équilibre, la coordination, troublant la vision et toutes sortes de problèmes.






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Sam 3 Nov 2018 - 22:21



Quand je parvenais à oublier ce que je n’aimais ni chez les shinobi ni chez les hommes ; toute cette bande me le rappelait. Ainsi tous marchèrent dans le plan machiavélique de l’homme au chapeau et ses acolytes. Les tentatives de pourparlers avaient été avortées par la simple volonté d’un seul homme, lui aussi un seigneur et je ne pouvais dire si je trouvais cela triste ou pathétique, mais une chose était sûre : le danger de la situation. D’une part une jeune femme issue vraisemblablement de la noblesse d’autre part une journaliste ; deux civiles au milieu de shinobi… et pas des plus « nets ».

Bien sûr, je n’avais pas pris en compte « l’ordre » de l’Iwajin, je ne le connaissais pas et n’étais pas sous sa responsabilité, mais comme je me l’étais dit alors que nos potentiels ennemis eurent énoncé leur vérité : tout ceci était un problème lié aux Seigneurs, pas aux shinobi œuvrant au sein des villages.

-Notre mission était de faire état de la situation. Ni plus, ni moins. Si le Seigneur de Kaminari avait voulu que nous nous occupâmes de ce « problème », il n’avait qu’à être plus… honnête. Rappelais-je au Meikyu et au Metaru. Notre mission est terminée. Repris-je en observant les premiers coups portés par les uns et les autres à leurs adversaires respectifs. Kenshin, Raizen ; nous partons. Dis-je d’un ton ferme, c’était évidemment un ordre. Il y avait ici de nombreux ninjas, sans doute forts ; s’ils ne parvenaient pas à venir à bout de leurs opposants ; alors notre présence n’y changerai rien.

J’avais écouté les uns et les autres… Et… Soupirai.
Je fis alors demi-tour, et m’éloignai, faisant signe à mes coéquipiers de venir. Je n’allais les contraindre à physique à quitter ces lieux ; ils pouvaient très bien prendre leur décision, reste ; et en tirer les conséquences par la suite, s’ils survivaient. Cela dit... Je fis plusieurs signes et fis apparaître une demi-douzaine de clones ; cinq d’entre eux rejoignirent l’affrontement, tandis que le dernier resta là, à bonne distance ; observant…

Trois clones se placèrent en retrait, alors qu’un autre rejoignit Yume et lui tendit une pilule.

-Tient gamine, prend ça. Et ne l’utilise qu’en cas de nécessité, pour te protéger. Dit le clone en restant à ses côtés alors que le dernier clone rejoignait Ohana.

Et je repris ma course, pour rejoindre nos montures qui attendaient notre retour.



Résumé:
 


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Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
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Sam 3 Nov 2018 - 23:19

Pendant un court instant, tout semblait se passer au ralenti. Raizen venait de lancer une balle et était attentif aux moindres détails. Allant des paroles de chaque personne aux trois principaux opposants, ses iris se baladaient comme si le temps s’était figé pour lui permettre de mieux distinguer la réponse spontané de chaque personne. S’attendant principalement à une réaction de Mamushi, celle-ci ne fit rien, se faisant sèchement coupée par son acolyte qui semblait motivé à l’idée de l’empêcher de parler. Faute grave ? Possiblement, sachant que pour Raizen, les gens étaient coupables jusqu’à preuve du contraire.

Dès lors, tout s’enchaina beaucoup trop rapidement pour ne pas violenter le derme du Meikyû de violents frissons. S’il y avait bien une chose dont il était certain, c’était bien que cette situation s’était grandement compliquée par rapport à ce qu’elle était supposé être au début.

Allant de découverte en découverte, la présence de la fille du Daimyô et de nulle autre que le Tsuchikage compliqua la situation. S’il y avait bien une chose qu’il aurait préféré ignorer, c’était bel et bien cette appellation puisqu’il avait ordonné à tous les membres présents de rebrousser chemin, fait que Raizen n’était pas totalement en accord. Certes, il était important d’avertir les principaux concernés des événements à venir. Or, le combat qui venait de se déclencher était beaucoup trop intense pour y laisser sa peau.

La stratégie mise de l’avant par un peu tout le monde ressemblait plus ou moins à un regret de ne pas pouvoir rester. Ils le démontraient tous avec une aisance assez démesurée, laissant respectivement leur marque en y plaçant leurs clones. C’était bel et bien la stratégie à mettre de l’avant sachant qu’ils allaient pouvoir récolter l’expérience et la connaissance de la scène pendant leur fuite. C’était intelligent, mais diviser sa force de la sorte ne semblait pas être quelque chose que l’homme au chapeau était inapte à contrecarrer.

Prenant une grande respiration tandis que tout le monde était en plein dans le feu de l’action, le Meikyû eut droit aux caprices de son opposante au tournoi de Kaze. Or, malgré ses caprices et sa manière démesurée de montrer qu’elle n’était pas tout à fait normal, celle-ci avait tout de même laissé un cadeau qu’il ne pouvait s’empêcher de reconnaître.

Pour l’avoir vécu, il savait pertinemment que ce cri était le signal idéal pour entrer en action. Dès lors, alors qu’il se concentrait, le Meikyû activa son premier sceau.


-Ce n’est pas la réaction de Mamushi que je testais, mais bien la véracité de la situation. Mamushi suit des directives et n’a aucun mal à répondre et le fait que vous l’ayez fait pour elle me prouve que vous avez fait quelque chose pour vous accaparer de cette armée de prisonniers.

Souriant, il était vrai qu’ils n’avaient rien à faire là. Ce n’était pas du tout de leurs affaires, mais cette situation était beaucoup trop unique pour qu’il puisse prendre les meilleures décisions dans l’absolutisme.

-J’ai bien le regret cher Tsuchikage de vous annoncer que Kumo vous soutiendra dans ce combat que vous le vouliez ou non. Les remords devront attendre que nous soyons de retour sur le continent.

Ses récentes paroles étaient typiquement représentatives de sa personne ou plutôt de l’art de montrer que l’Iwajin n’était aucunement crédible. Dire qu’il serait prêt à ramener n’importe qui de force alors qu’il était déjà en train de détaler comme un lapin était assez comique. Par chance, il y avait une certaine nuance dans le fait qu’il avait laissé certains clones pour participer à l’action. L’art de participer sans vraiment se mettre en danger. C’est d’ailleurs ce que Raizen décida de faire.

Bien que l’humour n’était pas supposé être au rendez-vous , cette situation était assez unique en son genre puisqu’elle s’était un peu transformée en battle-royale de clône.

-La prochaine fois que nous nous verrons, nous aurons la possibilité de terminer ce que nous avons jadis commencé Mamushi.

Puis avant de partir, son regard se balada sur l’homme au chapeau. Impassible, il observait la scène ce qui rendait plus ou moins Raizen furieux. Or, il savait que les gens l’ayant affronté n’avaient jamais vu quelque chose de la sorte. Si Hisao, son chef d’équipe n’avait réussit à le vaincre en groupe, il n’y arriverait aucunement seul. Malgré tout, il n’y avait pas que des guerres physiques. Le principe même de la guerre était de surprendre son adversaire pour réussir à avoir une position avantageuse ou le dominer d’une quelconque manière. Ainsi, sur le plan mental, l’homme au chapeau avait beau être ingénieux, mais à quel point l’état-il vraiment?

-Ah et avant que je disparaisse, j’admire véritablement vos efforts pour discréditer les Seigneurs. Par contre, ça ne fait que démontrer que vous avez absolument besoin de les diviser pour réussir à faire ce que vous voulez vraiment et en réalité, vous réussirez possiblement.

Souriant sur ses dernières paroles, il termina le tout comme lui seul savait le faire :

-Par contre, ce n’est pas parce que vous vous êtes emparé de manière artificielle d’un groupe de gens révoltés que vous gagnerez cette guerre. Viendra un moment ou vous regretterez d’avoir laissé filer certains témoins tout comme vous réaliserez que ces prisonniers finiront tôt ou tard par retourner là d'où ils viennent pour une raison. D’ailleurs, le Dieu du Désert vous passe le bonjour de sa prison.

Haussant les épaules, il concentra une énorme quantité de chakra dans son poing avant de la diriger vers un des bateaux en espérant pouvoir l’atteindre. Après tout, les prisonniers devaient savoir nager non?

Puis comme tout le monde, il forma un groupe de 3 clones. Le premier se dirigea aux côtés de Yume, le second rejoignit le second clone de Sazuka tandis que le troisième restait sur la scène. Raizen quant à lui était embarqué sur son cheval, ne lâchant pas du regard les trois ennemis dont ils risquaient fort probablement d’entendre parler tôt ou tard… Il regrettait de ne pas pouvoir couler les nombreux navires qui se dirigeaient vers leur continent, mais il savait que ce n’était que partie remise.

-Sazuka, tu sais tout comme moi que ce sera la guerre si ces navires se rendent sur notre continent et il frappera quand la nouvelle aura divisée tout le monde...


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Dim 4 Nov 2018 - 10:30







L a prison inavouée | Alerte | ???



Tout le monde était présent, on pouvait remarquer que chaque village caché avait fait sa petite enquête et que tout le monde avait était réuni au même endroit[, cette mystérieuse prison. L’Aburame n’était qu’un spectateur cette fois-ci, mais il pouvait agir à tout moment sous ordre d’Ohana. Il n’avait aucune prévision sur ce qui allait se passer prochainement, qu’allait-il se passer finalement ?

L’homme au chapeau… Le coeur de tous les problèmes du monde était en face de tous ces shinobis. Mais il ne semblait craindre personne, Ao, le daimyo de l’eau que le collectif avait prit en otage lors de l’assaut était lui aussi présent. Kagami décida de ne pas croiser son regard ou celui des Kirijins, pour ne pas raviver des souvenirs et créer plus de maux qu’il n’y en a actuellement. Le shinobi de la pluie ne savait que faire, il y avait trop de monde, trop de potentielles ennemis. Mais tout le monde avait plus ou moins prit la décision de battre en retraite, laissant de nombreux clone dans leur sillage.

Le manieur d’insecte avait prit la décision de laisser trois clones dans son sillage, après plusieurs mûdras, plusieurs copies de Kagami firent leur apparition, trois, pour être exacte. Une partie à l’encontre des villages, dans une démarche pacifique, l’autre essaya de partir, explorer Wasure-PI. Ce pays oublié. Ils n’en savaient que trop peu. Il fallait vraiment que Kagami en sache plus. L’homme au chapeau et Ohana semblait se connaître, Kagami espérait donc ne pas subir une attaque de cet homme, étant employé par cette femme.



Katsuko, elle, avait prit une position plus défensive, avec l’initiative d’attaquer quiconque qui tenterait de lui faire du mal. Elle avait raison, c’est pourquoi Kagami, après plusieurs mûdras, fit pousser deux bras aux couleurs sombres. Il ne voulait pas spécialement attaquer, il voulait se défendre, car actuellement, tout pouvait arriver. Le Tsuchikage l’avait comprit. Mais la vrai question était ? Dans quel camp est réellement Kagami et quel rôle allait-il jouer sur ce plateau d’échec ?



Résumé:
 


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Lun 5 Nov 2018 - 3:05
L’un des trois hommes qui nous fait face a tôt fait de se montrer agressif dès que la jeune Iwajin eut parlé. Ses propos… semblent indiquer qu’elle est en relation directe avec les seigneurs, tout du moins l’un d’eux. Qui est-elle ? Les personnes qui peuvent prétendre être en contact direct avec les seigneurs sont rares… très rares. A kumo seul la Raikage et quelques membres du conseil peuvent s’en targuer. A moins que ma mémoire ne me fasse défaut. La jeune Kirijin qui a émis le souhait de rejoindre leur rang est aussi prise pour cible. Ainsi ils ne semblent également pas apprécier les traitres… Mais n’en sont-ils pas eux-mêmes ? Nous ne sommes là que pour être les témoins de leurs exactions. Des témoins crédibles que les seigneurs ne pourront pas faire taire, à moins de se risquer à affronter les villages que nous représentons. Pourquoi ? Pourquoi nous avoir envoyé ici en premier lieu ? Si les seigneurs sont bien responsables de toute cette situation, ils doivent également être au courant de l’existence de ce groupuscule ainsi que de la possibilité qu’ils aient attaqué la prison inavouée. Ce ne sont pas de quelques shinobis dont il aurait fallu disposer mais de plusieurs équipes ! Ces hommes, bien qu’en infériorité numériques n’ont pas peur de nous. Leur chef possède des techniques spatio-temporelles que personne – à ma connaissance – ne possède dans le Yuukan. Bien que nous sommes loin de tout connaître, cela fait déjà bien assez pour nous faire comprendre que nous nous risquons à une défaite cuisante si nous restons ici.
Je ne veux pas mourir.
Encore et toujours, ma peur rejaillit des entrailles de mon être. Je me revois encore, sanguinolent, désarmé, gisant sur le sol. A la merci de la mort. Jamais plus je m’étais dit, jamais plus. Mais me voilà à nouveau devant cette mort, si proche… Je le ressens de tout mon être, je n’ai pas la place en ce lieu. Je suis encore bien trop faible pour pouvoir espérer rivaliser face à de telles êtres. Des êtres de la même catégorie que celle qui, deux ans plus tôt, avait failli me tuer.

Un homme – un Iwajin – prend la parole, arguant qu’il n’est pas de notre rôle que de juger les actions de nos seigneurs. Il est vrai que ceux qui ont signé cet accord gisent maintenant des lieues sous terre, mais ceux d’aujourd’hui l’ont pour autant accepté et perpétué. Ils sont aussi responsables que ceux qui l’ont signé en premier lieu. Ainsi il ne nous appartient pas non plus de juger si le monde doit ou non être au courant de ce qui lui a si longtemps été caché. Notre rôle ne consiste après tout qu’à suivre les ordres. Mais comment se satisfaire de cela ? Comment ne serait-ce que l’accepter dans une telle situation ? Il est bien agréable de se réconforter en se répétant que les ordres qui nous ont été donné mentionnaient simplement d’aller jusqu’ici, mais ce n’est que tourner les yeux face au problème, accepter d’être pris pour des idiots quand cela nous arrange… Mais n’est-ce pas ainsi que nous sommes jugés ? Je ne sais pas. Je ne sais plus.

L’homme, qui de par son comportement semble être le Tsuchikage, nous ordonne de nous échapper de cette île, vivant, afin d’en informer nos villages respectifs. De ses pieds nait une puissante détonation. Presque instantanément, le voilà devant l’Homme au Chapeau. Il arme son poing et donne un coup puissant soufflant tout sur son passage dans une détonation assourdissante. Quel est cette manière de combattre ? Tous ici présents dévoilent un panel de technique leur permettant de s’enfuir. Tous ici privilégient donc leur vie à la capture des criminels en fuites. Tous ici privilégient leur vie. L’une des deux femmes prise pour cible, qui semble encore plus déséquilibrée que nos adversaires, les attaque aussitôt.

Je décide de suivre Raizen et Sazuka dans leur fuite, tandis qu’ils laissent leurs clones derrière pour prêter main forte aux shinobis restés sur les lieux pour assurer notre fuite.

Est-ce donc ainsi que tout cela se termine ? Dans la fuite pour sauver nos vies ?

Non… Bien au contraire. Tout ne fait que commencer.
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Mer 7 Nov 2018 - 10:54
La prison inavouée
Ft Ft participants alerte Wasure Pi

Keep your face to the sunshine and you cannot see a shadow.


Les conséquences de ton arrogance allaient au-delà de tes imaginations. Tu savais ces véhéments fous et impertinents, mais de là à s'acquitter de toute forme de négociation… Ils étaient bien les chiens galeux qui ne sévissait que par la colère et les démonstrations de puissance. Ao salissait plus que quiconque son ex-titre. Il parlait des Seigneurs, mais en ternissait les desseins en décidant de s’en prendre avec fougue à des cibles faciles.

Il n’avait rien de démocrate, rien de méritant. Ce qu’il voulait il le prenait, de gré ou de force ; parce qu’il était incapable d’y parvenir autrement. L’homme au chapeau acquiesce à la demande du sauvage. Voilà ce qu’un chef prônait ? La défense des injustices d’antan par un massacre actuel ?

Peine perdue. Ces hommes n’accepteraient rien d’autre que leurs propres convictions. Ils seraient aveugles à la logique commune, aux concessions. Le feu qui les habitait avait terminé depuis longtemps de consumer leur bienséance. Cette vengeance sournoise aurait lieu. Ils menaçaient aujourd’hui une héritière, devant les yeux du monde, Ohana.

Soupir.

Les actes tardent, tu te pensais déjà condamnée. Tu avais accepté cette condition à la seconde même ou ton masque avait cessé de camoufler ton identité. La même proie facile, depuis toujours. L’oiseau qui sermonne les prédateurs : L’ironie de ta vie.

Jusqu’à ce que Kyôshiro décide de lui-même de ta situation, et de la sienne. Il avait ordonné une protection, avait foncé sans même te laisser le temps de répondre. Tu le savais réactif et attaché à ses principes ; mais son rôle était différent aujourd’hui. Il n’était plus le chef de la garde royale mais l’Ombre du village ; ses responsabilités envers toi s’étaient éteintes depuis que ton titre avait été officieusement remit en question. Si peu de monde à Tsuchi le savait, lui oui, car il en était le principal relais.

Un cri étouffé dans les explosions provoquées par cette stupide Ombre. Venait-il d’engager le combat contre un groupuscule dont on ignorait les ressources ? Son action devient alors l’entrée de jeu d’autres pions. En une fraction de seconde, comme si chacun s’était déjà résigné à ce que la tension implose, les ninjas s’employèrent tous à un repli improvisé.

Un squelette disproportionné, des morts ressuscités, des clones, des bourrasques, des bêtes, le feu, la haine. Et cette femme Kumojine qui te tend une pilule de dernière nécessite. Shin s’emploie à te traîner de force vers l’arrière. Ton corps se débat mais il est faible, ta voix scande mais elle se perd au milieu de apocalypse qui prend forme.Tu venais de déclencher une guerre d’idéaux, une bataille évitable, la croisée des sangs.

Tes mains se croisent, prient, implorent, invoquent.

Que cette guerre ne ravage pas les cieux ; quelle cesse ! Ce n’est pas ce que tu voulais ! Ni carnage ni assaillants. Ni victimes ni rivaux. Ce monde cruel n’avait besoin que de se l’avouer ; de voir son vrai visage pour se calmer. N’avaient-ils ni remords ni scrupules. Ne voyaient-ils pas leurs visages distordus comme tes yeux les décrivaient. Un théâtre déshumanisé, où les corps disparaissent, ou les morts combattent. Quel nom donner à cette conquête ? La folie. Le reflet des cœurs : Kokoro no Hansha.

Dans cette ultime détresse : un miroir naît, couplé à cette horreur grimpante. Ce que tu percevais ; ils devaient le voir aussi. Son dos vient cacher la misère humaine, il coupe court à ta vision. Son devant lui, serrait l’antre des révélations pour quiconque devrait apprendre à voir la réalité.

Spoiler:
 


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Shiroi Kujaku — I am blooming from the wound where I once bled
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Lun 12 Nov 2018 - 19:08
Ils furent si nombreux à parler. Comme s’ils pouvaient changer quoi que ce soit, pensait l’Homme au Chapeau. Encore et toujours, l’origine même du mal de ce monde s’exacerbait aux yeux fatigués du vieil homme. Face à lui, tous ces hommes et ces femmes qui tentaient d’argumenter, de s’opposer et même parfois d’oser attaquer : qu’est-ce qui les rendait si aveuglés ? Quel moment leur vie leur avait donné l’espoir de pouvoir rivaliser avec des forces dont ils ne connaissaient ni le niveau ni les motivations ?

Au départ fascinants, les shinobis étaient finalement des êtres dénués d’intérêt, puisque trop attachés à ce qui les différenciait des Hommes. Comme si le chakra était la réponse à tous les problèmes autant que la justification de tous les passe-droits qu’ils s’étaient octroyés depuis deux siècles ; ils n’avaient de cesse de se présenter n’importe où leurs intérêts personnels les conduisait. Et dire qu’aujourd’hui, une fois de plus, c’était face à des chiens de garde de décisionnaires dont ils ignoraient tout ou presque qu’il s’était retrouvé.

L’Homme au Chapeau et ses deux lieutenants avaient révélé la supercherie la plus importante de l’histoire récente et assiégé la prison la mieux gardée du monde entier. Mais pourtant, ils étaient là. Ces Iwajins, ces Kirijins, ces Kumojins, ces shinobis et ces kunoichis : prêts à se jeter dans les bras de la mort. Ils en oubliaient presque leurs rancunes. Mais ce ne pouvait être un espoir pour celui qui s’était juré de trouver la force de changer les choses.

Prêts à se battre oui, mais rapidement beaucoup semblaient avoir retrouvé la raison. Battre en retraite devenait l’idée de quelques-uns. Mais encore une fois, ils n’avaient pas eu cette prise de conscience seuls. C’était parce que le Tsuchikage s’était avancé.

Etait-il plus idiot que les autres, lui qui pensait avoir une chance en faisant face à tant d’adversité à lui seul ? Ou l’était-il moins, dans le cas où il avait pris la décision de se sacrifier ? Sans prendre le temps de réfléchir davantage à ces questions, l’Homme au Chapeau vit le Quatrième Visage d’Iwagakure no Satô se ruer avec vitesse sur le côté et frappa avec violence…

Une frappe dont avait résulté une explosion… étouffée. Et lorsque cette dernière se dissipa, elle dévoila un spectacle frappant.

« Kinton : Armement. »

Le Tsuchikage avait le poignet pris par le bras droit du vieil homme. Un bras totalement recouvert d’une couche épaisse grise : du métal. Pour les Kumojins ou ceux qui avaient assisté au « génocide » qui avait eu lieu à Hi no Kuni, c’était aussi terrible qu’à craindre : l’Homme au Chapeau était désormais capable d’utiliser le Kinton, ce même pouvoir qu’il avait pris au précédent Raikaga, Metaru Shûuhei.

« Mokuton : Mise en croix. »

D’un geste si simple de la main, l’Homme au Chapeau mima quelque-chose qui prit de la hauteur. Aussitôt, des racines fissurèrent le sol sous les pieds du Tsuchikage et sortirent pour l’enrouler. Accablées d’épines venant déchirer tissus et peau de l’Ombre d’Iwa, les racines avaient immobilisé celui qui n’avait plus d’autre choix que de rester dans la position, bras en avant, par laquelle il avait tenté de porter un coup fatal à l’ennemi public numéro un.

« Mamushi doit-elle les arrêter, maître ? »

Sa Lieutenante l’avait presque surpris. L’Homme au Chapeau se désintéressa un moment du Tsuchikage pour se tourner vers les shinobis. Ils fuyaient pour la plupart, mais avaient laissé derrière eux des tentatives désespérées. Certaines, comme l’explosif de Kaguya Shyko qui avait été détourné ou Datalia Madoka dont le cri avait été annihilé par l’Onkyôton de Mamushi, n’avaient pas eu grand effet. Mais d’autres avaient au moins eu le mérite d’être… théâtrales.

Que ce soit les quelques morts ramenés à la vie – sans doute nombreux sur ce pays maudit – de Karasuma Shin ou le squelette bien imposant de Kaguya Wutu-Fuku : les shinobis des villages cachés n’avaient pas lésiné sur les moyens pour battre en retraite. Certains avaient pris une grande vitesse ou même utilisé des clones. Mais c’était trop peu pour l’espoir que l’Homme au Chapeau attendait.

« Faut nous dire quoi faire, cria Raonaka Ao tandis qu’il s’occupait de frapper les cadavres de l’Iwajin ainsi que les clones. Je les rattrape ? Et pour ce squelette, je le dégomme ? »

Après une courte seconde de réflexion, l’Homme au Chapeau semblait avoir constaté ce qui lui était nécessaire. Il leva le bras droit et ouvrit grand sa paume en ciblant le squlette créé par l’un de ces Kirijins. Très vite, ce dernier perdit en taille, puis en stabilité, avant de redevenir un tas d’ossements de taille humaine sans rien d’animé. Il replaça ensuite son chapeau sur sa tête, tandis qu’il continuait de regarder au loin les shinobis prendre la fuite.

« Non, laissez-les fuir. La journaliste ne craint rien. Et puis… »

Il soupira.

« … nous avons une prise de choix. »


Les regards de Mamushi et de Raonaka Ao accompagnèrent celui de leur mentor. Tous furent dirigés vers l’autel de ronces dans lequel était prisonnier le Tsuchikage, luttant probablement déjà avec la douleur. Son sang coulait peu, mais à de nombreux endroits si bien que le nom « d’autel » avait tout de funeste. L’Homme au Chapeau s’en rapprocha.

« Tu penses que ton assaut suicidaire nous aurait empêché de faire ce que bon nous semblait ? Tu es bien un chef de village caché, puisque tu leur es même supérieur en naïveté. »

S’il n’avait probablement plus la force de lui répondre, le Yondaime d’Iwa soutenait encore son regard. Tant mieux, pensait l’Homme au Chapeau qui avait horreur de parler à ceux qui ne pouvaient l’entendre. Une perte de temps. Ironique et glaçante.

Le vieil homme était maintenant face à l’une des trois têtes pensantes du système shinobi moderne. Il s’abaissa comme pour être sûr que son interlocuteur le regarderait bien dans les yeux, sous l’ombre de son chapeau.

« Je veux que vos la fin de vos institutions telles qu’elles sont. Iwagakure no Satô a pour chef un proche d’un Seigneur qui sera sans doute déstabilisé dans les semaines à venir, frère d’un des ennemis et soutiens du nouveau Shogun. Et je ne parlerai même pas de ton oeil. Là-bas, ils sont presque moitié à ne pas reconnaître ton statut. Penses-tu que tu m’es plus utile en vie, ou mort ? »

Il esquissa un sourire, une façon terrible d’avoir fait comprendre à son prochain sa manière de penser. Et c’était vrai pour tout le reste : si les shinobis pensaient avoir cerné les objectifs de l’Homme au Chapeau, ils se méprenaient de la plus grossière des manières.

« Tu espérais une mort honorable ? Je vais t’offrir une vie honteuse. »

S’appuyant sur ses genoux, l’ennemi public numéro un se releva.

« Pour que la cité d’Iwa continue à être déstabilisée, il faut que tu restes à ton poste. Et pour rester le Tsuchikage, tu as simplement besoin de rester en vie… »

Dans le creux de la main droite de l’Homme au Chapeau, une sorte de lame en métal s’était formée.

« … mais tu n’as pas besoin de tes deux bras. »

Un mouvement aussi rapide que soudain. Le bras tendu du Tsuchikage tomba au sol. Au même moment, le cri d’un homme qui avait perdu, accompagnant les pas de l’Homme au Chapeau et de ses lieutenants qui s’apprêtaient à repartir.


« Mamushi se demande ce que c’est. Un miroir ? »

L’Homme au Chapeau s’arrêta et regarda le miroir de cristal. Après quelques secondes d’observation et d’autre chose, il poussa un rapide soupir.

« C’est une technique apprise par la princesse de Tsuchi. C’est une technique illusoire qui illustrera vos peurs. Si vous êtes curieux, préparez-vous simplement à sortir de l’illusion immédiatement. »

Raonaka Ao fut le premier à s’avancer et à plonger son regard dans le miroir de la Byakuren. Il vit deux silhouettes se former. La première était celle de l’ancien Seigneur de Mizu no Kuni, son premier mentor, à qui il avait ôté la vie. Le second… était l’Homme au Chapeau lui-même.

Mamushi fut la suivante. Elle vit aussitôt apparaître l’Homme au Chapeau dans le reflet du miroir. L’homme qu’elle admirait était aussi celui qui la terrifiait. D’ailleurs, c’était le seul.

« Vous l’avez fait ? »

L’Homme au Chapeau esquissa un rictus avant de se résigner et de s’avancer lui aussi vers la technique Shôton. Plongé dans l’illusion de ce dernier, il vit son unique peur s’y former.

« Je m’en doutais. »

Il ressortit de l'illusion sans difficulté, puis s'attaqua à la formation d'un portail dans lesquels ses deux lieutenants et lui s'engouffrèrent.

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Mar 13 Nov 2018 - 9:38




La prison inavouée



Les clones observèrent la scène, Shin se figea durant sa fuite. Il lâcha un profond soupire, l’un des clones saisissant le Tsuchikage tombant au sol en remerciant la Kirijin d’un hochement de tête silencieux. La ressemblance physique entre les deux était frappante maintenant qu’il y pensait, enfin, ce n’était pas vraiment la question. Les cadavres retombèrent au sol, inanimés, tandis que les trois clones escortèrent le Kage jusqu’au groupe de fuite. Observant son état, il pouffa de rire, un rire froid. Il regarda ses « collègues » Kirijins et Iwajins présent, un sourire sur le visage.

- Mes amis, je pense pouvoir affirmer que nous sommes en guerre. On à des informations intéressantes en prime… L’homme au chapeau utilise le Kinton ET le Mokuton. Un de ses lieutenants n’est autre que l’ancien seigneur de Kiri, si mes renseignements sont exacts. Plus avec cette attaque… Les daimyos vont prendre peur.

C’était certains. Après tout, l’un de leurs secrets, et probablement pas le dernier, venait d’être dévoilé. Une possible rébellion des villages ninja en résulterait, ou une alliance. La journaliste elle, se fera sûrement traquée suite à sa mise au jour de ces informations compromettantes. Aucun doute qu’elle finirait la cible d’un contrat, officiel ou non, sous peu, à moins de garder l’anonymat, chose difficile vu que l’homme au chapeau avait fait l’erreur de laisser tout le monde partir en vie. Son sourire s’effaça ensuite, l’ex mercenaire confia le Tsuchikage à Yume et Gabushi.

- Escortez le jusqu’au bateau, je vous rejoins tout de suite.

Il reporta ensuite son intention vers les divers shinobis d’autres villages encore présent sur les lieux, lâchant un soupire. Il croisa alors les bras calmement, respirant un bon coup avant de reprendre la parole, observant la petite troupe d’un regard sérieux.

- Ceux qui veulent rentrer, faites, mais je pense qu’on à besoin de discuter. Notre Kage n’est pas vraiment en état actuellement, donc je vais laisser un clone avec ceux acceptant cette entrevue, puis, à l’issue de celle-ci, je vous fournirais un moyen de communiquer avec moi sur le long terme. Je pense qu’on ne peut pas se permettre d’agir chacun de notre côté à la vue des récents évènements, et qu’il est d’une importance capitale d’en discuter. Je ne vous obligerais en rien, je comprendrais aussi que vous n’en voyiez pas l’intérêt de discuter avec quelqu’un comme moi. Je ne suis ni noble, ni haut gradé, mais en vue des circonstances, je suis le mieux que vous ailliez sous la main. Des heures sombres s’annoncent, et ce n’est pas en restant chacun de notre côté que l’on s’en sortira. J’espère seulement que nos chef sauront s’en rendre compte à même titre que je m’en suis rendu compte.

La conversation n’avait rien d’obligatoire. Aussi, sans attendre, il s’inclina légèrement, jetant un dernier regard à la jeune fille aux cheveux d’argent, puis s’en alla rejoindre son groupe, ne laissant sur place deux de ses clones qui attendait la suite des évènements. Pourquoi deux ? Et bien disons que si les villages présents venait à devoir se séparer, il aimerait garder le contact avec les deux. En supposant que la conversation soit entamée pour commencer.




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Mar 13 Nov 2018 - 10:05
@Datalia Madoka et @Karasuma Shin, nous apprécions fortement votre volonté à RP pour donner suite direct aux événements. Néanmoins, le fait que le spoiler du dernier PNJ indique que le RP était fini aurait du vous faire comprendre qu'il ne fallait pas poster à la suite. Ce n'était peut-être pas clair, la prochaine fois on tentera de le faire mieux comprendre.

Cela ne vous empêche pas de faire un RP (possiblement plusieurs, possiblement commun(s)) dans le pays.

Quant au Tsuchikage, son personnage n'est pas différent des autres. Si vous avez pris la fuite, ce n'est pas pour revenir comme par "miracle" ensuite pour le sauver lui ou son bras. S'il veut s'en sortir, il devra RP comme n'importe qui et faire quelque-chose de logique pour se sortir de lui-même de ce "cauchemar".

En bref, voici ce que nous vous demandons (avec nos excuses si ce n'était pas clair) :
- Copiez vos RP faits ici puis venir voir un Administrateur pour qu'il supprime vos posts sur ce sujet.
- Eventuellement les reposter dans un nouveau sujet dans le Pays Oublié.
- Adapter vos RP pour retirer toute mention liée au Tsuchikage : vous avez fui, vous ne pouvez pas revenir en arrière.

Encore une fois belle initiative ! Bon RP !
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[Arc n°5] La Prison Inavouée

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