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Il faut bien commencer quelque part... [PV. Nakamura Ueno]


Lun 10 Juil 2017 - 11:20
C'était une journée comme les autres, le ciel était gris et chagrin comme en témoignait la fine pluie qui tombait sur mon visage. Je faisais mon habituelle promenade digestive dans le village et j'en profitais pour m’intéresser aux dernières boutiques qui poussaient comme des fleurs, les unes après les autres, dans les rues de la nouvelle Kiri qui avait au moins ça d'intéressant à proposer. Je sortais d'un magasin d'armement ninja avec un joli petit sac bien rempli étant donné que je venais de refaire le plein puis, machinalement, je me dirigeais en périphérie de la ville, vers un petit coin tranquille que certains shinobis avaient aménagé en terrain d'entrainement de fortune que n'importe qui pouvait utiliser. L'endroit était calme si ce n'était qu'il y avait une femme aux cheveux noirs qui cognait avec ses poings sur un mannequin qui s'avérait en réalité être plus une grosse bûche de bois suspendue au dessus du sol qu'un véritable mannequin.

Je l'ai observé un moment. Elle était plutôt motivée, tabassant son ennemi inerte avec précision jusqu'à ce qu'elle se recule, secouant sa main et se plaignant d'une douleur qui devait sûrement être due à une écharde qui s'était planté dans son doigt. Rien de grave en soit, sauf que ça lui a pas du tout plût. Elle a ramassé son épée au sol, la soulevait et s'est mit à défoncer le mannequin avec rage, le fracassant jusqu'à ce qu'il se détache de son pilier pour finir au sol où elle a terminé par le fendre en deux dans un dernier cri de rage. Et c'est là que ça m'a frappé... C'est à ce moment précis que je me suis rendu compte que je connaissais cette folle...

Je me revoyais, y'a de ça deux ou trois ans en pleine période de moisson. Comme à mon habitude, j'étais allé aider les fermiers à récolter surtout que cette année là, une partie du butin allait directement à Kiri pour y nourrir les habitants. Elle est apparue à ce moment là dans la ferme voisine sous les cris apeurés de ses occupants. Je suis arrivé juste à temps pour la voir enfermer un pauvre homme dans un sac de graines et le traîner au sol alors que sa femme implorer à l'aide. J'allais intervenir quand deux de ses partenaires sont venus pour la calmer et libérer la victime.

Cette fille, c'était tout ce que je détestais. Un danger sur pattes qui utilise sa supériorité pour blesser les gens normaux et qui possède, en plus de sa capacité à malaxer du chakra, une arme puissante et dangereuse à en juger par son apparence et la facilité avec laquelle elle a fendu la bûche en deux. Je disais que c'était une journée comme les autres ? Je mentais. Aujourd'hui commençait ma mission. Je pouvais pas laisser ce danger public en liberté et... A défaut de pouvoir la sceller, il ne me restais pas d'autres solutions. Je devais la tuer.

Hors de question de faire ça maintenant, en plein jour, en plein Kiri. J'étais plus malin que ça. J'ai payé un gosse d'une dizaine d'année pour qu'il la suive où qu'elle aille et qu'en début de soirée, il aille la voir en panique, prétextant que ses parents étaient en danger et qu'il avait besoin d'aide. Je lui ai dit de sortir le grand jeu, de lui dire qu'elle avait l'air très forte et surtout, j'avais donné au gamin une petite somme d'argent histoire de m'assurer qu'elle ne refuse pas de le suivre. Ensuite, il devait la conduire dans une grange abandonnée au milieu d'un champ en friche non loin du village. La nuit sera tombée et moi, j'aurais le temps de me préparer pour ce combat.

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Mar 11 Juil 2017 - 17:00
Je me sentais partir, j'allais craquer à coup sûr. Nous nous étions croisés cette après-midi là, lui et moi, mon ancien maître. Celui qui ne m'avait jamais acceptée comme j'étais. Celui qui voulait me brimer. Il m'avait fait prendre conscience que je n'allais pas bien, que je n'étais pas quelqu'un de bien. Je le croyais. En partie car j'avais peur. Mais finalement parfois je me demandais s'il n'avait pas simplement tort, et si je ne devais pas uniquement accueillir la fatalité. Accorder à mes démons toute la place qu'ils nécessitaient pour ainsi ne plus lutter, ne plus montrer cette fausse volonté qui me mènerait sur le bon chemin, celui de la protection des autres, du pays, et de la bienveillance. Enfant de l'ancien temps, je suis de ceux et celles qui portent les séquelles de cette ère.

Mais tout ceci semblait bel et bien révolu. Il me fallait me créer une nouvelle vie, comme une nouvelle essence et raison de combattre. J'allais à l'encontre de mes propres souhaits. Plus je forçais et plus ma barrière se brisait. C'était pour cette raison que depuis quelques heures j'arpentais les terrains d'entraînement. Tire de shuriken et de kunaï, course, musculation et en cet instant l'acharnement de mes poings sur cet bûche de bois superficiellement coupée et suspendue face à moi. J'avais réussi à bien l'abîmer, quoique mes phalanges semblaient être bien plus amochés entre les échardes, les égratignures et les petits saignements. Peut-être que j'aurai dû m'arrêter là. Peut-être que je le savais pertinemment. Mais ça continuait, les coups s'enchaînaient et je ne remarqua même pas la présence de cet espion.

Un petit tour au premier marchand de nourriture et une fois requinquée mes pas nonchalants et fatigués se dirigèrent vers mon domicile. J'y aurait retrouvé ma mère, mon père ainsi que mon cadet. Quelle plaie. J'étais loin de vouloir les voir, comme à chaque fois. Mais sauvée par le fruit du hasard un enfant vint à moi. La panique décorait son regard fripon et ses membres pareils aux gouttes de pluie s'écrasant au sol : froides et tremblantes. Le petit homme se précipita pour me divulguer ce qu'il voulait à travers ses bavardages incompréhensibles. Un ennemi. Un brigand qui s'en prenait à ses parents dans les besoin d'aide. A l'origine j'aurai refusé, même pour toute la richesse du monde, mais cette proposition garantissait de l'action. J'en voulais. J'en nécessitais. Une drogue. Je le voyais déjà, le sang qui allait se déverser. Le mien ou un autre.

J'arrivai en furie, sans même que le bonhomme ne puisse me suivre. Il m'avait donné le lieu et je m'y étais rendue. Mais il ne s'y trouvait rien. Ni enfant, ni parents, ni même brigand. Rien. Ce n'était qu'une apparence, une évidence qu'un secret se cachait dans l'ombre. Alors sur mes gardes j'empoignai le manche de Dokueki d'une main tandis que l'autre prépara un premier mudra. « Fini de jouer à cache-cache, sors de ta cachette. » En réalité je n'avais pas la moindre idée d'où l'étranger pouvait se dissimuler. Alors je gardai ma concentration et passai en revue les environs : « Utiliser un pauvre enfant innocent, quelle honte. » Ironie bien sûr. Et on disait autrefois que j'étais le monstre. Pourtant elle était bien tentante, la bête, j'avais envie de la voir à l'oeuvre et la laisser m'envahir. La patience n'était décidément plus à l'ordre du jour.

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Dernière édition par Nakamura Ueno le Mar 18 Juil 2017 - 22:31, édité 1 fois
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Mar 11 Juil 2017 - 19:09
Je fermais ma ceinture, je remontais mes gants puis je regardais mes mains. Hum. Rare de moi. Je tremblais. Je tremblais comme un gosse. C'est vrai, j'avais peur, très peur même parce que je commençais par m'attaquer à ce qu'on pourrait qualifier de "gros poisson" pour quelqu'un de mon niveau puisque cette fille avait déjà quelques années d'expérience dans les pattes, sûrement un paquet de combat à son actif alors que moi... Disons que peu de personne aurait parié sur ma victoire donc je tremblais. De peur, certes, mais aussi et surtout : Je tremblais d'excitation. Ça faisait tellement d'années que j'attendais ce moment que je me souvenais même plus de la première fois où j'ai rêvé que j'éliminais mon tout premier ninja sur une liste infiniment longue. J'avais sorti le grand jeu pour cette occasion parce qu'il était impossible que j'y aille avec ma tenue habituelle au cas où quelqu'un me reconnaîtrait donc je m'étais dégoté une tenue sombre qui cachait chaque parcelle de mon corps. Pour clôturer le tout, j'avais acheté un masque décoratif qui avait de la gueule et dans lequel j'ai fait un trou pour mon œil. J'aimais bien le côté flippant que ça me donnais et la crainte était l'un de mes précieux alliés. Finalement, je me relevais et j'enterrais mes autres affaires dans un trou près de l'arbre où je m'étais habillé afin que personne ne les trouve. Je partais vers la grange.

Spoiler:
 

Mes chances de la vaincre étaient faibles en combat ouvert et c'est pour ça que j'avais décidé de la combattre dans un endroit que j'avais choisi : loin du village, abandonné, à moitié en ruine et sans le moindre éclairage. J'avais un bon moment devant moi avant qu'elle n'arrive et, par chance, je venais de faire le plein d'objets ninjas que j'allais utiliser pour piéger l'endroit et rendre ma victoire certaine. J'établissais en même temps une stratégie : C'était une sabreuse alors mon seul moyen était de la priver de son petit joujou. La journée pluvieuse finit par laisser place à une nuit sombre, sans étoile et un bien bel orage se profilait à l'horizon... Il ne me restait plus qu'à l'attendre.

La tempête éclate.:
 

Comme prévu, elle est arrivée sans le gosse alors que la nuit était tombée et que l'intensité de l'averse avait encore augmentée. J'y voyais presque rien si ce n'était sa silhouette éclairée par le tonnerre qui me permettait de savoir qu'elle était sur ses gardes, tenant son arme d'une main, elle avait compris que c'était un piège. "Fini de jouer à cache-cache, sors de ta cachette" Je ne me laissais pas prendre au jeu et je restais tapis dans l'ombre en attendant qu'elle se rapproche assez près de la porte défoncée du bâtiment. "Utiliser un pauvre enfant innocent, quelle honte." Parfait ! Elle était précisément là où je voulais qu'elle soit !

D'un coup sec de kunaï, je tranchais la corde devant moi qui retenait une énorme poutre en bois filant à toute vitesse vers mon adversaire dans le but de la balayer. Une. Deux. Trois. Je lui envoyais trois shurikens en sautant sur les trois poutres qui me séparaient de la fenêtre de manière à la déstabiliser si elle parvenait à esquiver ma première attaque avant de m'élancer au travers du cadre pour lui tomber dessus depuis le ciel. Si tout se passait comme prévu, j'attrapais le manche de son épée de mes deux mains puis je la désarmais en me dégageant à l'aide de mes pieds poussant sur son dos afin de balancer son arme à l'écart du combat qu'on devrait désormais mener à égale.

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Dim 16 Juil 2017 - 20:52
L'attente commençait à être insoutenable. Mes membres tremblaient déjà à faible échelle et la pluie n'arrangeait rien puisqu'elle était si fraîche que mon épiderme s'hérissait. L'émoi s'y mêlant comme cela se devait et mes mains semblaient faillir. Un éclair ? Un coup de tonnerre fracassant. Visiblement l'orage n'était pas bien loin du village caché de la brume. Le brouillard habituel de cette partie du pays, à cette heure sombre, était handicapant. Une nuit aléatoirement foudroyante et floutée par la buée que dégageait ce drôle de village. Ironique soirée pour un combat. Car c'était bel et bien ce qu'offrait cette atmosphère, ce climat, une ambiance mystérieuse sous la mesure de la colère des cieux. Avec l'électricité qui se déchaînait mes doigts frétillèrent aux abords du balourd à l'extrémité de mon épée. Il n'y avait plus si longtemps à attendre. Il était là, tout proche. Je le pressentais, je pouvais en avoir le cœur net.

Poc. Je me retournai en un demi tour vers la direction de ce bruissement, de celui qui s'était distinct à travers l'assourdissante pluie tombante, celui qui était assez suspect pour captiver mon attention. Je glissai subitement sur le côté mes bras voulant se faire protecteurs. C'était une poutre défraîchi avec laquelle on avait tenté de m'assommer. On. Il fallait que je le trouve. Pourtant lorsque je relâchai la garde de mes avant-bras j'eus à peine le temps de voir ce qui s'abattait sur moi et je décalai mon visage avec mon corps légèrement sur le côté. Dans ce son métallique je sentis ma chair se déchirer précisément et superficiellement. Un, deux, puis trois. D'abord ma joue puis sur la droite de mon buste et enfin la hanche juste au-dessous. Je grognai discrètement pour ne rien laisser transparaître mais je relevai le regard avec un large sourire. Localisé. Je le perdis presque aussitôt lorsque je vis brièvement cette tignasse sous les éclairs qui notaient la fréquence de ses attaques. Du moins j'en avais l'impression. L'élan qu'il avait emprunté et ce coup de pieds qu'ils m'affligea me fit reculer à plat ventre sur le sol boueux.

J'étais sale, si sale. Je me relevai en douceur tandis que mes plaies me piquaient encore à cause du mélange sanguin et boueux qui frottait sur les coupures. Je m'étais à peine retournée vers mon assaillant lorsque quelque chose manquait à mon édifice. Dokueki ? Quand avait-il réussi sortir le serpent de son trou ? Je serrai les dents et les poings en sa direction. Ce jeune homme je ne l'avais encore jamais vu, pas même croisé. Je savais que j'avais peu de mémoire mais pour l'instant aucune identité ne déniait sortir de ma base de données. « Je veux bien que ma tête ne te revienne pas puisque c'est le cas de la tienne mais c'est pas une raison pour m'agresser, petit. » Je me voulais provocante et lorsque c'était le cas mon regard changeait. Il devenait vipère, venimeux. Où était mon sabre ? Je songeai à gagner du temps pour le repérer. « T'es qui ? Je t'ai fait quoi ? Que je sache si je te déchiquette ou si je te pardonne l'affront. » Je perdis cependant mon sourire quand mes pupilles se posèrent sur le fourreau de mon épée. Une petite seconde, éclairé par la foudre, je l'avais vu à terre. Je me préparai et tentai de chasser mes idées les plus noires pour rester maître de moi-même. Un kunaï sorti d'une main et de l'autre je lançai un shuriken attaché à un fil quasi-invisible à l’œil nu. Une première fois sur mon adversaire. Facile à esquiver puis je tirai sur le fil pour qu'il revienne et soit plus difficile à éviter. Au même instant je lançai mon premier kunaï en plein sur son visage. Lorsque mon shuriken revint à moi je le jetai droit sur le manche fait d'une mue souple, et bien qu'elle était résistante le fer se planta pour qu'ensuite je pêche ma lame qui se détachait de son fourreau lentement pour éviter que l'arme ne se détache de son emprise. C'était un gros poisson et son train bien trop long je me jetai sur ma lame en courant pour la récupérer, oubliant presque que mon adversaire était aux aguets.

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Lun 17 Juil 2017 - 17:51
Le déluge continu:
 

Parfait. Tout se déroulait parfaitement comme je l'avais prévu. J'avais déjà réussit à grandement déstabiliser mon adversaire voir, je l'espérais, à l'effrayer. Pff... Pas étonnant que ma tête lui revienne pas étant donné que je porté un masque qui faisait son travail comme un charme et c'était très bien comme ça, je sentais le doute monter dans sa voix. Elle me parlait mais je ne répondais à aucun moment. Je préférais rester impassible et totalement concentré sur le combat pour ne lui laisser aucun avantage, surtout pas celui de récupérer son épée que je gardais à l’œil à chaque fois que le tonnerre me permettait de l'apercevoir, au sol, dans la boue. D'ailleurs, les cieux semblait de mon côté ce soir là puisque l'orage gronda au moment où l'épéiste me lança un shuriken que j'esquivais sans problème. Merde. A en jugé par le bruit de frottement qu'il émettait, cette connerie était reliée à un fil ninja. Je me jetais au sol à défaut d'avoir une meilleure façon d'esquiver puis je me propulsais à l'aide de mes bras et de mes jambes pour me relever et me jeter corps et âme sur mon ennemie.

Noir total. Argh ! Craquement et vive douleur au front alors que je sentais mon sang chaud couler le long de mon nez jusque sur ma bouche puis sous mon menton. Elle m'avait leurré avec son shuriken pour me lancer un kunaï qui avait fini sa course en plein dans le haut de ma tête. Heureusement que mon masque avait amorti le choc, je serais sûrement mort si ce n'était pas le cas. Nouveau flash lumineux qui me permettait de la voir en position de garde d'une main, tirant sur quelque chose d'invisible avec l'autre main. J'avais compris : Elle essayait de ramener l'épée à elle à distance. Hors de question. Tout en poussant un grognement de douleur, j'arrachais l'arme qu'elle m'avait plantée puis je la jetais, couverte de mon sang, vers sa main. J'allais la toucher lorsqu'elle lâcha son fil pour esquiver mon attaque avant de s'élancer vers son sabre qui était maintenant tout proche.

Elle m'avait complètement mit dans le vent, je courrais comme un abruti vers elle en pensant qu'elle ne bougerait pas. Grave erreur. Je freinais difficilement sur le sol boueux pour tenter de la cogner mais c'était déjà trop tard, elle m'avait distancé. NON ! Je criais pour la première fois avant de tenter le tout pour le tout. En me servant de mes appuis, je me jetais sur elle pour la plaquer au sol ou tout du moins j'essayais de lui attraper le pied pour la faire trébucher. Elle tomberai juste à côté de son précieux katana mais avec un peu de chance, j'aurais le temps de l'empêcher de l'attraper.

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Mar 18 Juil 2017 - 22:11
Était-il satisfait cet imbécile ? Personne ne pourrait me séparer de mon dû. Un affront. Une action. Une réaction. Et il allait la sentir passer. Mais qui prétendait-il être pour venir me poser sous son guet-apens ? Ce masque me tapait sur le système. Je n'avais aucun moyen de deviner l'identité de mon ravisseur. Lui qui ne parlait pas. Lui que je ne voyais pas. Il ne semblait même pas respirant. Ça se trouve il n'était que le destin venu m'abattre pour mes méfaits. Drôle d'idée. Je n'en avais même pas peur dans le fond. Mais je savais qu'il n'en était rien. Autrement je l'aurai accueilli à bras ouverts. Cet individu masqué se protégeait, c'était donc qu'il pouvait être vulnérable. Écarter Dokueki du combat. Foutaises. Idioties. Cela n'avait qu'amener le danger sur le terrain, car je ne permettais à personne de me dérober mon bien le plus précieux.

Je manquai de trébucher plus d'une fois dans cette course effrénée. Il était à mes trousses. Je l'entendais grâce aux brouillasses spongieuses qui se remarquaient à allure régulière, bien qu'accélérant également. Je ne tournai même pas la tête, peut-être par crainte de ralentir et de louper le coche. J'avais perdu mon fil dans tout ça, l'ébullition d'avoir dans mon champ de vision mon katana qui ne devait même pas être là. J'inspirai au dernier moment pour enfin me faire attraper. Amateur. Je pris appui sur mon autre pied au dernier moment, or ce fut trop tard. Je glissai avec lui qui m'avait pêchée dans la compétition de celui-qui-le-prendrait-en-premier. Quelle honte de devoir subir ce cuisant échec. Mais ce n'était qu'une bataille, la guerre était loin d'être perdue puisque je ne me laisserai pas faire.

Me retournant aussitôt en tombant dans la boue, un éclair illumina mon assaillant. D'un cri de rage je lui attrapai les bras pour le repousser, accompagnant ces gestes de coups de pieds. L'un puis l'autre, et enfin les deux en même temps. Tous les moyens étaient bons pour faire plier le sot qui se trouvait dans sa cuirasse. Carapace de merde. Je réussis à dégager finalement une jambe de son poids tandis que je me hissai un peu plus vers le trésors à quelques centimètres. Tendant le bras avec souplesse je me mis à sourire lorsque je le touchai du bout des doigts. « Une dernière volonté l'ami ? » M'empressai-je de prononcer alors que ma main s'emparait faiblement de la base écailleuse de Dokueki.

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Mer 19 Juil 2017 - 11:55
Pathétiques. Nous étions absolument pathétiques. Rampant dans la boue, j'étais couvert de sang, de pluie et de sueur mais ça m'importait peu, je devais en finir coûte que coûte avec cette plaie ambulante. Il était beau l'honneur ninja, tiens. Loin d'être shinobis, on était rien d'autre que des clébards enragés se disputant un os et, en l’occurrence, cet os aurait pu me coûter la vie. Heureusement, j'avais réussi à la plaquer au sol et à jeter mon bras sur le manche de l'arme histoire de m'en débarrasser à nouveau. Merde. Elle était vive, la garce, mes doigts avaient à peine frôlé l'épée qu'elle me bloquait déjà les bras. J'avais beau me débattre comme un forcené, elle avait une force titanesque, pour une femme. Argh. Je serrais les dents. En plus de me maîtriser, elle me donnait des coups de genoux en plein dans le bas ventre et ça faisait affreusement mal. Nouveau craquement et cri de douleur. Elle venait de me briser une côte, c'était certain. Je reculais alors ma tête vers l'arrière et dans un cri de rage, je lui donnais un coup de tête de toutes mes forces en plein visage puis je recommençais encore et encore tout en supportant la douleur cuisante qui me lançait dans le ventre.

Nouveau coup de genou puis un coup de pied qui me repoussait afin qu'elle puisse se défaire de mon emprise. « Une dernière volonté l'ami ? ». Impossible. J'avais échoué ? Vraiment ? Je m'en étais peut être prit à trop fort pour moi ou pire, c'est moi qui avait été trop mauvais... Maintenant, je devais battre en retraite. Pour attraper son sabre, elle avait lâché l'un de mes bras mais gardé l'autre sous son emprise donc je me servais de ma main libre pour frapper du plat dans la jonction entre son bras et son avant-bras pour la forcer à me relâcher. J'étais libre, certes, mais elle était entière à présent. L'orage avait cessé depuis quelques temps maintenant, on avait dû ramper dans la boue pendant un long moment sans s'en rendre compte. Les nuages commençaient à se dissiper et la lune éclairait faiblement le champ de bataille, assez pour que mon adversaire me voit fuir vers la grange en titubant, la main plaquée sur la côte qu'elle m'avait emboutie.

Je retirais mes gants pour en libérer mes mains moites et je l'attendais, au milieu de la grange en ruine dont le sol était couvert de débris, de paille éparpillée ci et là, de morceaux de bois défraîchis. Je m'emparais de deux kunaïs que je serrais bien fort avant de me mettre en garde, ce ne serait pas de trop si j’espérais ne serait-ce qu'amortir le choc de ses coups. Je jouais le tout pour le tout. Viens, monstre, je t'attends.

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Dim 23 Juil 2017 - 16:45
Je n'y croyais plus à force de sentir la terre ramollie par la pluie qui était tombée en trombe. C'était bâclé, c'était bien laid même, cette bagarre de rue qui ne valait pas grand chose. C'était quoi son problème à cet abruti ?! Je lui avais rien fait. Du moins je ne le pensais pas. Non que me battre était déplaisant, mais pour pareilles sottises je pouvais avoir d'autres chats à fouetter. Il n'en méritait pas tant. Il ne méritait même pas que je sorte ma lame en vérité. Alors pourquoi me défendre pour elle ? La fierté. C'était un maux bien encré dans mon épiderme et dans mon esprit. Elle était directrice de mes agissements, et en l'occurrence elle était, dans une situation comme celle-ci, une évidence.

Je l'avais fait lâcher. Je l'avais arraché. Je l'avais rué de mes coups plus violents et puissants les uns que les autres. Il ne savait décidément pas à qui il se frottait. Quelle honte pour un ninja, en admettant qu'il en était un, d'attaquer un ennemi sans l'avoir étudié au maximum. Avait-il vraiment cru que Dokueki était mon seul atout ? J'étais une kunoïchi entraînée depuis deux ans, et qui avait su faire ses preuve. Je m'étais simplement égarée en chemin. Malgré que je ne sache toujours pas où aller, je savais qui j'étais. Nakamura Ueno ne se laissera pas abattre par un idiot en cuirasse de fer. Alors j'entendis à mon tour ce craquement sous mon poing, puis sous mon genou. Son cri me fit frissonner de joie. Une jouissance sadique. Je souris. Il ne pouvait en être autrement car mon visage s'exprimait seul. Mais je le regrettai bien vite lorsque son crâne vint s'écraser contre mon nez. Puis ma mâchoire. Mon front. Et enfin mon oreille. Tous à plusieurs reprises. J'étais sonnée, tant que je ne remarquai qu'un peu plus tard que mon nez ainsi que mes lèvres et mes gencives saignaient abondamment. Chien ! Sans foi ni loi, je le repoussai enfin. Je les tenais fermement, lui d'une main et Dokueki de l'autre. Ô ma douce amie, tu vas y goûter. Prépare-toi, ton festin est servi. J'élançai ma prise sur l'étranger mais celui-ci fut plus rapide que moi et se débrouilla même plutôt bien. Lâchant le manche suite à son appui placé, je grognai simplement et me rabaissai pour récupérer mon héritage. Je restai là, plantée comme un piquet, la lame entre mes doigts, et je le regardai. Dramatique entreprise que d'aller se cacher. J'en conclus dons que cette personne savait ce qu'elle risquait à présent.

Le large sourire sur mes lèvres silencieuses, j'allai rapidement récupérer le fourreau de mon sabre pour le replacer derrière ma hanche gauche. J'aurai très bien pu en rester là, prouver à tous que je pouvais aussi montrer de la miséricorde. Mais c'était bien trop fort pour moi. Mes jambes refusaient de faire demi-tour. Alors j'obéis. J'entrai dans la grange par une fenêtre cachée sur le côté de la bâtisse. La silhouette métallisée je l'apercevais plutôt sous les rayons de lune qui pénétrait de-ça de-là dans la maisonnette de paille. C'était tout simplement morbide comme lieu. En un soupir, je sortis de ma petite cachette et sautai pour aller lui faire face.
Cette fois, mon visage était lassé, pourtant Dokueki était brandie de telle sorte à me protéger en cas d'attaque quelqu'elles soient. « J'ai une proposition pour toi que tu ne devrais refuser. » Je marquai un temps de pause pour le scruter et remarquer qu'il avait retiré ses gants. Un sourire léger se dessina au coin de ma bouche et je poursuivis. « Si tu enlèves ton masque je te promets de ne pas t'amocher plus que tu ne l'es. Après tout tu sembles connaître le pouvoir de cette lame. Réfléchis-y. » Je ricanai par pure provocation car tout ça était finalement loin d'être amusant. Je voulais à tout prix savoir qui se trouvait blotti dans cet attirail. Pourquoi ? Toujours à cause de cette putain de fierté. Après tout j'étais déjà bien trop généreuse d'avoir émis l'hypothèse de le laisser en vie. Il fut un temps où il serait mort déchiqueté ou égorgé. Or, je m'efforçais de vouloir montrer que toute cette folie était terminée.

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Lun 24 Juil 2017 - 11:54
Le silence qui régnait était étouffant. Les pluies torrentielles et les grondements du ciel avaient laissé place à un calme lourd et pesant. On entendait seulement les flic-floc des gouttes d'eaux qui venaient s'écraser sur le bois déjà moisi de la grange. Je savais qu'elle arriverait. Cette fille était une forcenée avec une fierté sans égale, aucune chance qu'elle me laisse m'enfuir sans avoir le dernier mot. La vraie question n'était donc pas "Va t-elle venir ?" mais "Par où va t-elle venir ?". Elle ne passerait pas par la porte principale après le coup que je lui ai fait au début. Avait-elle encore la force de grimper pour me tomber dessus par en haut ? Tout ce que je savais c'est que moi, en tout cas, je ne m'en sentais plus capable alors je prenais le pari qu'elle non plus. « J'ai une proposition pour toi que tu ne devrais pas refuser. ». Je me retournais rapidement vers celle qui avait fait l'erreur de ne pas m'attaquer par surprise. Le bruit de l'eau était désormais amoindri par nos deux respirations profondes et saccadées. « Si tu enlèves ton masque je te promets de ne pas t'amocher plus que tu ne l'es. Après tout tu sembles connaître le pouvoir de cette lame. Réfléchis-y. ».

Je ricanais et prenais une voix plus grave histoire de lui répondre en restant anonyme. « T'essaies de me faire croire en ta bonne foi, pas vrai ? Pourtant tu l'as dis toi même, je connais les secrets de ton arme. » Je riais aux éclats sans la perdre de vue. « Tu ne veux pas m'épargner, non. Je pense plutôt que t'es entrain d'essayer de sauver ta vie, je connais tes capacités et tu es sur mon terrain de jeu, tu vois ou je veux en venir ? ». Franchement, je n'avais aucune foutue idée de ce que pouvait faire son sabre mais je pouvais pas me permettre de la provoquer en combat direct, je serais mort. Quel abruti j'étais... J'aurais dû mieux me préparer, j'ai agit sur un coup de tête. Les chances que je gagne étaient faibles mais ce combat m'avait au moins appris une chose : Je devrais être plus rusé à l'avenir. « Tu es coriace. Tu as mérité de voir mon visage. ».

Je plantais mes kunaï dans le sol pour retirer mon masque et dévoiler mon visage : Celui d'un homme d'une quarantaine d'années aux cheveux grisonnants et sales. Je n'avais pas réussit à faire disparaître mes plaies au visage et le sang qui en coulait, ma technique de métamorphose n'était pas parfaite mais je portais désormais le visage du fermier qu'elle avait agressé il y a quelques années. « Tu me reconnais maintenant, pas vrai ? Je suis ici pour venger tout ceux à qui tu as fait du mal. Je n'ai plus besoin de ce masque. » Je jetais mon masque presque brisé vers la sabreuse. Qu'elle l'attrape ou qu'elle le laisse tomber au sol, mon petit sourire narquois restait le même lorsque je formais un demi-tigre de ma main gauche et que je prononçais : « KATSU ». Le masque sur lequel j'avait collé un parchemin avant de m'en défaire explosa.

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Mar 25 Juil 2017 - 0:11
L'endroit lugubre ne présageait rien de bon. Le climat non plus d'ailleurs. Heureux étaient-ils que les torrents s'étaient calmés, ainsi que les grondements des cieux. Il n'y avait plus que lui. Il n'y avait plus que moi. Son armure, son masque. Mon sabre, Dokueki. Intérieurement je bouillonnais. Pourtant, pour mes propres émois, pour mon propre bien, je restai calme. Enfin en quelque sorte. Car je n'en demeurais pas moins une kunoïchi de Kiri, et qui plus est qui avait d'ores et déjà fait ses preuves, de la mauvaise manière certes, mais tout de même. Et je ne laisserais personne attenter à mon honneur. Pas plus qu'à ma vie.

Le manche écailleux de ma lame frétillait. Il l'avait senti. Il avait repéré la volonté de cette personne masquée. Il vibrait au creux de ma paume de main. Celle qui se faisait moite à force de trépigner sur place. Allez, qu'est-ce que tu attends au lieu de parler ? Attaque-moi. Viens te donner à moi, que je te fasse passer l'envie de t'en prendre à moi. Surtout dans cet accoutrement. Pourtant il capta mon attention. Enfin il se faisait entendre. Perplexe, je le fixai simplement du regard, en silence, et surtout à l'affût du moindre mouvement. Oui je voulais sauver ma vie, il avait bien vu juste. Mais ce qu'il n'avait pas révélé c'était que je voulais presque lui prendre la sienne. Juste ce qu'il fallait pour que jamais plus il ne vienne s'y frotter. Alors que je sentis ma tête me lancer étrangement et d'un coup interne je serrai les dents et empoignai mon épée fermement pour la brandir devant moi. Un deuxième coup et cette fois elle faiblit légèrement, la laissant s'affaisser un tantinet sur le côté. Il m'avait fait mal et en plus des saignements qui me chatouillait la folie d'esprit, je devais peut-être bien avoir une bosse et des bleus qui se formaient à chaque seconde qui s'écoulait. J'en aurai une belle à regarder de tête maintenant à cause de cet idiot.

Alors l'acte tant attendu arriva et il retira son masque. Je ne pus empêcher un premier faciès de surprise, et mes lèvres se détachèrent l'une de l'autre dans le but d'émettre, pour que finalement elle se referment presque aussitôt. En effet je me souvins de lui, mais quel affront aurai-je eu de l'oublier. Je ne comprenais plus rien. Un paysan, fermier qui plus est, qui venait attaquer une combattante bien plus jeune et en forme que lui, surtout à la vue de cette marque sur son œil gauche. C'était insensé. Trêve de réflexion. Le vioc voulait s'improviser justicier, alors il allait apprendre à ses dépends que sa place était bien dans cette grange mais enfouie sous sa paille, et non debout brandissant les points et un attirail ninja. Je ne ressentis même pas une once de culpabilité, c'était peut-être ça mon défaut, jamais je ne regretterais quoique ce soit.

Je ne bougeai pas, pas même lorsqu'il jeta son casque. En revanche je fis un pas en arrière quand je le vis faire un premier mudra. QU..?! D'instinct je recroquevillai mes avant-bras devant mon visage, tenant toujours ardemment mon arme. Tentant un saut de recul pour subir le moins possible de l'explosion, je sentis mes gantelets brûler, donnant un coup de chaud à l'échine de mes bras qui se retrouvèrent marqué et ensanglantés. Mes membres inférieurs y échappèrent principalement de justesse, seulement quelques marques légèrement enflammées, tandis que mon habit fut brûlé seulement au niveau de mon ventre mais sans que cela soit trop grave. Je sentais tout de même ma peau tirailler sous la chaleur qui se mêlait à la fraîcheur d'auparavant. Je m'étais propulsée à bien deux ou trois mètres suite à un petit coup de pouce et une effusion de chakra dans ma voûte plantaire. Je grognai une bonne fois de douleur tandis que mes membres étaient engourdi. Sans plus attendre que mon adversaire en profite, je fonçai à l'aveugle vers une potentielle sortie. Je me pris d'abord un mur au niveau de l'épaule avant de finalement quitter la bâtisse de bois. « Allez ! Ressors lâche ! Je croyais que tu étais venu m'abattre ?! Pourtant je suis là et je t'attends ! » Je tentais de sauter pour rejoindre la première branche de l'arbre derrière moi. Cependant mes jambes tremblantes me firent trépasser et je finis par perdre l'équilibre. Ma tête connaît de l'intérieur et mes bras me brûlaient. Heureusement pour moi ce trône d'arbre a core de la grange avait été un repos pour moi, pour me soutenir et m'éviter de m'écraser au sol.

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Mar 25 Juil 2017 - 18:46
Mon coup était fourbe, certes, mais il avait marché à la perfection. Je me baissais pour ramasser l'un des kunai que j'avais planté dans le sol et je m'approchais d'un pas lourd vers mon adversaire cachée dans la fumée et la poussière qu'avait soulevée l'explosion. Je m'étais planté sur son compte, elle était meilleure que ce que je croyais mais j'avais malgré tout réussit à la vaincre. C'était terminé, mon attaque l'avait touché de plein fouet et je n'aurais plus qu'à m'agenouiller pour lui arracher des excuses avant de lui trancher la gorge. Mon sourire ne cessait de grandir à mesure que je m'approchais, j'étais si fier d'avoir réussit que les douleurs, pourtant puissantes, que je ressentais ne me faisait plus souffrir. Tout était prévu : Comment j'allais me débarrasser de son corps et surtout de son arme trop dangereuse pour être laissé à la portée de n'importe qui. Ça y était, je n'étais plus qu'à un pas du nuage de fumée.

Merde ! Elle déboulait comme une furie hors de l'explosion, courant vers la sortie. « Reviens ici ! » Je lui jetais le kunai que j'avais un main, grognant de douleur en étendant mon bras au maximum pour mettre toute la force qu'il me restait dans mon lancer. Raté. Et de loin. Mon projectile avait lamentablement fini sa course dans un tas de paille tandis que la sabreuse sortait de mon antre en me provoquant. Pauvre folle. Personne ne se moque de moi de la sorte ! Je prenais appuis sur mes jambes et je m'élançais vers elle de toutes mes forces. Grave erreur. Après avoir était prit d'un vertige dû à ma côte brisée, je me ramassais la gueule sur le sol trempé et manquait de me péter une dent. C'était fini, je ne pouvais plus me battre. Mon visage âgé reprit sa forme originale pourtant loin d'être mieux dans mon état actuel, je l'attendais. Je restais allongé sur la pierre pendant de longues minutes, peut-être même une heure à attendre que mon adversaire revienne. En attendant la mort. A cet instant précis, j'étais résigné à mourir. J'allais enfin être libéré de cette pression que je m'étais mise sur les épaules puisque j'étais de toutes façons incapable de vaincre une débutante. J'avais mérité ma fin, ici, dans la boue sur le sol crasseux d'un bâtiment abandonné. Personne ne me pleurerai, et c'était très bien comme ça. Je fermais les yeux... Noir total.

Réveil en panique quelques temps plus tard avec un goût de sang et de paille dans la bouche. Il faisait encore nuit et j'étais toujours là, vivant, étaler sur la pierre comme une loque. La fille n'était pas revenue, peut-être qu'elle n'en avait plus la force ou, je l’espérais, peut-être que mon sermon avait ampli son cœur de regrets et qu'elle avait décidé de m'épargner pour commencer à se repentir. Cette pensée idiote me fit rire. Je me relevais enfin en gardant une main plaquée contre mes côtes, regardant le bazar qu'on avait mit dans cet endroit et boitant vers là où devait se trouver mon masque mais il n'y était plus, il avait dû exploser. Tant pis. Je sortais de ce taudis, personne en vue à l'horizon même si la lumière naissante du jour m'éclairait faiblement. Par la suite, je suis retourné à l'arbre où j'avais enterré mes affaires, m'étais soigné avec un nécessaire que j'avais laissé sur place puis j'étais rentré chez moi comme si de rien n'était.

Ne croit pas que j'en ai fini avec toi, Nakamura Ueno, la traque ne fait que commencer.

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Sam 26 Aoû 2017 - 10:26
Il semblait que je m'étais assoupie. Évanouie peut-être. Mais pour une courte durée. Et j'étais encore en vie ? Comment était-ce possible ? Les paupières allourdies, je glissai mes iris encore engourdies et peu fiables sur ce qui me semblait être le sol boueux et humide. Et lorsque la luminosité reprit son rôle pour me permettre de définir couleurs et formes, je le cherchai. Féline. Aux aguets. Pourtant terriblement amusée de cette situation. Alors je me levai. Les membres inférieurs tremblants, je pris encore quelques instants, adossée à ce tronc d'arbre, pour retrouver mon équilibre. C'était pathétique. J'étais ridicule, aussi fébrile que cela, honteux.

Mais après quelques mètres parcourus je dénichai l'agresseur. Pauvre fou de paysan. Il jonchait la terre flasque et collante, elle lui seyait même à ravir. Le regard remontant peu à peu de ses jambes à son visage je soupirai longuement à la vue de ce gamin. Il avait la même armure que ce pseudo vieil homme. Je metais faite avoir comme une novice. Mais pour m'en assurer, ne pouvant m'y résoudre réellement, j'attrapa la tignasse masculine pour la soulever et détecter cette même cicatrice. C'était bien lui. En effet j'étais comique dans cette position. Mais une question persistait. Ce n'était ce clochard de vieillard que j'avais autrefois humilié, que me voulait ce gringalet bien plus jeune ? Je photographiai sa face dans ma mémoire, observant très longuement. A force d'attendre là, à me demander si je l'égorgeais comme un agneau ou non, lair s'était réchauffée. Ce n'était pas le moment de replonger, je n'aurai fait que donner raison à sa bêtise. Et quelle meilleure punition que de le laisser avec sa haine, avec la lourde défaite d'avoir complètement raté son entreprise. Maintenant je savais qui il était. Je savais à quoi il ressemblait vraiment. La vengeance était, certes, un plat qui se mangerait froid, pourtant l'ignorance était dèslors bien plus lourd châtiment pour un jeune shinobi cherchant le combat. Mes pas dans la brume se levant, je tournai les talons et répartis en direction de mon chez-moi, mais sans un retour sur ce garçon. Je ne t'oubliais pas gamin, j'osais espérer que tu en ferais de même pour que, de ta provocation, je t'achève.

FIN DE L'ÉCRIT.

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Il faut bien commencer quelque part... [PV. Nakamura Ueno]

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