Soutenez le forum !
1234
Partagez

Effacer sa dette [PV Saji]

Yasei Akane
Yasei Akane

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Ven 2 Nov 2018 - 17:41
Assise sur son canapé, Akane lisait l'un des livres empruntés à la bibliothèque. Ou plutôt, elle redécouvrait le livre de son enfance avec ses yeux d'adulte. Elle le connaissait par cœur mais cela importait peu. Ce qui importait bien plus étaient les sensations que cela lui procuraient. De la nostalgie, de ces instants passés avec sa sœur. Un étrange sentiment de sécurité aussi, procurée par l'odeur du livre. Ça faisait longtemps qu'elle ne s'était pas sentie aussi... Apaisée.

Depuis qu'elle avait appris ne plus être poursuivie grâce à un sabreur qui l'avait aidée à trouver des informations, elle avait pu se relâcher. Relâcher un peu cette méfiance continuelle qu'elle avait envers tout et tout le monde. Car elle était désormais à peu près en sécurité dans le village shinobi de Kiri, qui l'avait accueillie malgré son passé. Ils l'avaient acceptée comme une des leurs. Même si elle ne se leurrait pas : si les autorités l'acceptaient, il n'en serait peut-être pas pareil pour les habitants lorsqu'ils apprendraient ce qu'elle était réellement. Ce qu'elle avait fait pour devenir ce qu'elle était aujourd'hui. Avoir une criminelle sous ses ordres était pratique et utile, mais en tant que voisine c'était autre chose. Pour le moment, personne ne lui avait encore fait de réflexion – mis à part cette enflure de Mûn -, mais ça n'allait pas tarder à se savoir. Car elle avait tout raconté aux autorités de Kiri.

Tout, elle avait absolument tout avoué de son passé au vieil homme qui l'avait interrogée. Mis à part le fait qu'elle était une métamorphe. Et elle se doutait bien que tous les gradés de Kiri en seraient informés aussi. Et quelqu'un finirait par en parler à un des habitants du village. À ce moment-là, la rumeur se propagerait et on finirait bien par savoir publiquement qu'elle avait aidé son père à étendre son influence dans tout le pays de l'eau, en l'obéissant bien sagement. En accomplissant sans sourciller toutes ses basses besognes. Rendant orphelins des enfants, veuves des femmes, qui vivaient peut-être désormais dans le village. Et alors elle serait bien obligée d'affronter le regard des gens. Ce même regard à cause duquel elle cachait la bête sauvage enfouie en elle. Des yeux emplis de peur, de haine, de dégoût. Elle serait rejetée...

Mais pour le moment elle se sentait soulagée d'un poids. Tout ça était derrière elle, et tout avouer lui permettait de tourner la page. Il faudrait tout de même qu'elle remercie Saji pour ça. C'était grâce à lui qu'elle avait pu apprendre que son père la laissait désormais tranquille. Grâce à lui qu'elle avait repensé à ce livre qui lui rappelait de bons moments. Elle lui devait beaucoup. Elle espérait qu'il retrouverait son frère. Même si elle ne savait pas pourquoi celui-ci était parti et qu'ils étaient séparés tous les deux. Mais s'il avait besoin, il pourrait compter sur elle. Et elle lui avait prouvé lorsqu'elle était venue lors de cette étrange matinée, quand elle avait cru qu'il était en danger.

Repenser à Saji et au fait qu'il était possiblement en danger lui rappela autre chose : quelqu'un l'avait menacé en lui disant savoir où il habitait. Quelqu'un à qui il devait une faveur, contre les informations reçues. Les mêmes informations qui lui avaient permit d'en avoir sur son propre père. Et elle avait confié tout ce qu'elle savait à Kiri... Si le village remontait jusqu'à l'informateur sans que le sabreur ait effectué la faveur due, il serait soupçonné et mis en danger. Saji était en danger à cause d'elle !

Et merde, merde, merde ! Elle se leva précipitamment, lançant presque le livre qu'elle tenait dans les mains. Puis elle consulta le morceau de papier où le muet lui avait écrit son adresse, et sorti en trombe de son appartement. Courant aussi vite qu'elle le pouvait, elle se dirigea vers la rue indiquée. Elle connaissait un peu mieux le village et n'avait plus autant besoin qu'avant de demander son chemin. Arrivée à quelques maisons avant, elle s'arrêta pour vérifier que personne de louche – autre qu'elle – ne traînait dans les environs. Puis elle se rendit devant l'adresse indiquée, avant de frapper trois petits coups à la porte. Pourvu qu'il aille bien !

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Banakane

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4207-il-est-temps-de-sortir-des-ombres-et-de-se-diriger-vers-la-lumiere-en-cours#32416 http://www.ascentofshinobi.com/t5328-equipe-9-shinpuu-vent-nouveau#42162 http://www.ascentofshinobi.com/t4285-yasei-akane-carnet-de-route#32967 http://www.ascentofshinobi.com/u227
Nobuatsu Saji
Nobuatsu SajiEn ligne

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Ven 2 Nov 2018 - 21:29
Assis sur son lit, Saji feuillète les pages de son carnet, à la reliure rouge, tâchée et écornée à certains endroits, rappelant son usage répété. Celui-ci, il a commencé à l’utilisé une bonne dizaine de jours avant d’être arrivé au village de la Brume, alors qu’il effectuait ses recherches à travers le Pays de l’Eau. Il a pu s’en servir encore quelques semaines après s’être inscrit au registre des shinobis du village de Kiri. Tout comme lui, ce carnet a une histoire, il a connu des rebondissements, est tombé à terre, s’est déchiré à certains endroits, mais toujours s’est relevé afin que l’histoire continue. Le doigt de Saji tombe sur une double page où il retrouve les messages qu’il a adressés à son allié de circonstance. Il s’en souvient. Il s’était mis dans le pétrin après être entré dans la boutique sans s’être bien renseigné sur le lieu. Il se souvient avoir informé le marchand qu’il était là pour des informations mais sa manœuvre s’était retournée contre lui. Naturellement, ils se sont méfiés. Saji n’avait pas le code nécessaire pour être reconnu comme l’un des leurs. Il s’était précipité, il n’était pas vraiment familier avec le milieu criminel, même s’il a pu infiltrer un réseau de contrebande une fois, afin de mettre la main sur des documents permettant de faire le lien entre Sanzô, Tatsuzô et Ashikage. Sans l’aide de la kunoichi, il n’aurait pas pu se sortir de cette situation épineuse qui demandait une certaine connaissance des ficelles du métier. Et puis il faut reconnaître qu’il n’a pas vraiment la voix pour s’exprimer et imposer son opinion, et donc sans qu’il puisse y faire grand-chose, il perd à toutes les négociations. Un beau travail d’équipe, du bon et du méchant shinobi. Ils ont réussi à convaincre le marchand effrayé par Tatsuzô de leur livrer une piste indirecte qui les conduirait vers une source proche, à savoir Sanzô. C’est ainsi que tous les deux, ils ont réussi à suivre la trace du mercenaire le plus fidèle de Tatsuzô. Il a appris plus tard de la bouche de Sanzô que l’homme qu’Akane recherchait n’était autre que son père. Cela n’était pas tellement surprenant étant donné l’émotion qui se dégageait de son regard et de ses mots à chaque fois qu’il était fait mention de cet homme. Mais on peut en dire autant de Saji, lui-même n’arrive pas à se retenir ses coups quand on lui rappelle son frère. Même s’il essaie de toutes ses forces de refouler ses émotions, il y a quelque chose en lui qui demande réparation. Un… désir… Non… Un besoin de vengeance. De justice. Pour rétablir l’équilibre perturbé. C’est cette personnalité qu’il cherche à rejeter, mais à chaque fois que l’image de cette nuit du meurtre de son maître revient en tête, il souffre. Il craint qu’un jour, toute cette souffrance accumulée ne le détruise et qu'il finisse par ressembler à son frère.

Il range cet ancien carnet rouge dans son tiroir, pour retirer celui qui est plus neuf, et dont il se sert actuellement. La couleur est la même que la précédente, mais plus vive, et la couverture n’est pas aussi abîmée. Il repense aux paroles de la kunoichi qui lui avait conseillé à la fin de leur première rencontre de se servir de deux carnets séparés : l’un pour communiquer, l’autre pour y noter ses informations. Lorsqu’elle le lui a dit, elle semblait savoir de quoi elle parlait. Aussi décide-t-il de suivre son conseil et range deux carnets de couleurs différentes dans sa sacoche accrochée à la chaise : une rouge pour les informations, une noire pour la communication. Pourquoi pas après tout, elle a raison. Cela l’évitera de se faire subtiliser ses informations lorsqu’il cherchera à échanger par écrit.

Il jette maintenant un regard sur la table en face de lui, une lettre déjà dépliée sur laquelle sont notées des consignes pour sa prochaine mission. Non pas une mission officielle, mais un « service » qu’il doit rendre au Marchand qu’il a rencontré dans la boutique d’armes. L’information qui lui a été donnée n’était pas gratuite mais facturée. Saji a désormais une dette envers lui et visiblement, ayant reçu cette lettre, glissée de bon matin sous sa porte, on sait où il habite. Il doit donc honorer cette dette, il n’a pas le choix. Sinon il ne pourra jamais vivre en paix dans ce village où il vient d’arriver et qu’il commence à apprécier. Il attrape le papier sur la table et commence à lire quand soudain, il entend frapper à sa porte. Trois petits coups rapides. Etrange, il n’a pas l’habitude de recevoir de monde, encore moins à cette heure. Que dit-il, il ne reçoit jamais personne. Même Kuzan ne vient pas, alors qui d’autre que les personnes venues demander à ce que le « service » soit accompli.

Il prend son temps. Il se lève et enfile son shôzoku noir neuf, celui qu’il a commandé il y a quelques jours, pas celui qui a été déchiré de toutes parts après la soirée et la gueule de bois au Cheval Aqueux. Il cherche son masque… Il regarde sur la chaise, puis sur son lit. Ah le voilà, posé sur le mannequin d’entraînement en bois. D’ailleurs il devra le changer une nouvelle fois, vu son état. Les entailles sont si profondes qu’un coup de plus risque de le mettre en pièces. Il enfile enfin son masque noir à visière métallique et se saisit de son sabre rangé dans son fourreau noir ébène. Il le tient fermement dans sa main, tout en préparant l’autre à attraper la poignée. Il est sur ses gardes au moment où il tire la porte. Et à sa grande surprise, c’est Akane qui se trouve devant l'entrée. Il ne s’attendait pas du tout à la voir ici. Non pas parce qu’il avait oublié qu’il lui avait confié son adresse, mais à cause de ce qu’il s’était passé la dernière fois qu’ils se sont vus. En effet, il lui avait envoyé un message d’urgence pendant la nuit – pourquoi à elle il n’a jamais compris, pour lui demander son aide pour retrouver son frère et pour l’informer qu’il était en danger. Elle était loin de se douter qu’il l’avait envoyé alors qu’il était complètement ivre. Inquiète, elle était restée pendant plusieurs heures à subir les commentaires et la puanteur du bar, sans aucun signe de lui. Ce geste l’avait beaucoup touché. Et puis elle s’était mise dans une colère bestiale qui l’avait fait prendre ses jambes à son cou. Mais très vite, elle s’est calmée et l’a retrouvé pour le suivre jusqu’à la fin de l’enquête. Ils se sont finalement quittés sur de bons termes. Enfin il croit. Mais elle ne lui doit rien, elle devrait même lui reprocher de l’avoir réveillée pour rien la dernière fois. C’est sûrement qu’elle veut lui demander de rembourser la dette qu’il lui doit. Elle est dans son droit après tout, c’est lui qui l’a proposé. A-t-elle des nouvelles de Tatsuzô son père ?

Leurs regards se croisent pendant quelque secondes dans un moment de silence. Tous deux paralysés l’espace d’un instant. Elle semble surprise de le voir aussi tranquille tandis que lui ne s’attendait pas à la voir de sitôt. Saji semble se réveiller de ses pensées et fait enfin signe à la kunoichi d’entrer dans son appartement exigu donnant immédiatement sur sa chambre. Il lui montre la chaise en face de la table avec la lettre dépliée, la priant de s’asseoir si elle le souhaite. Il sort le carnet noir de sa sacoche et se met à écrire un premier mot pour demander la raison de sa venue, et tend le carnet noir tout neuf :

Saji a écrit:
« C’est un plaisir de vous revoir. Je ne vous cache pas que je suis surpris de cette visite. Vous n’aviez pas besoin de vous embêter à venir jusqu’ici, je serais venu le plus rapidement possible si ça avait été urgent. Vous pouvez me faire confiance, enfin quand je suis sobre n'est-ce pas. Je suppose que vous avez eu du nouveau sur Tatsuzô ? »

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Sajisi10
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4291-presentation-de-nobuatsu-saji http://www.ascentofshinobi.com/t6015-kiri-equipe-06-onryo-esprit-vengeur-fermee#49416 http://www.ascentofshinobi.com/t4300-nobuatsu-saji-carnet-de-route http://www.ascentofshinobi.com/u779
Yasei Akane
Yasei Akane

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Ven 2 Nov 2018 - 22:24
Ce fut presque avec surprise qu'elle vit la porte s'ouvrir. Et quand elle fut face à face avec le sabreur, elle ne put s'empêcher de l'observer de haut en bas. Il avait l'air d'aller bien, et était même plutôt calme. Il avait même fait réparer son vêtement de cuir, qui n'avait plus ces trous sur le torse. Non, à l'odeur il s'agissait d'un neuf. Même à cette distance elle pouvait le sentir. Il la laissa entrer et elle le remercia d'un signe de tête. C'est avec un certain soulagement de le voir sain et sauf qu'elle le suivit à l'intérieur de l’appartement. L'entrée donnait directement sur la pièce principale, qui semblait servir à la fois de salon de cuisine et de chambre. Il vivait dans un endroit encore plus petit que le sien. Ce qu'elle ne supporterait pas, en raison de sa claustrophobie. Et il possédait un mannequin d’entraînement à l'intérieur, alors que pour sa part elle avait un râtelier d'armes.

Mais elle n'était pas là pour admirer l'endroit où il vivait, et se dirigea vers la fenêtre pour regarder au travers, cherchant d'éventuelles silhouettes tapies. Ne voyant rien de spécial, elle se dirigea alors vers la table, et surtout la chaise qu'il lui présentait, pour s'y asseoir. Elle y resta quelques secondes, puis se releva pour faire les cent pas, tout en l'observant écrire son message. Toujours aussi silencieuse – ce qui signifiait généralement qu'elle voulait dissimiler ses émotions -, elle s'approcha alors pour lire ce qu'il avait écrit. Il lui confirmait qu'il avait bu l'autre jour, ce dont elle s'était doutée. Mais elle n'aurait jamais cru ça de la part de shinobis de Kiri. Et encore moins d'un sabreur. N'avaient-ils pas une sorte de code à respecter ?

Elle laissa rapidement ces pensées de côté, pour se concentrer sur l'essentiel. Il pensait qu'elle venait pour Tatsuzô. Ce qui était plus ou moins le cas. C'était à cause de lui qu'elle l'avait mit en danger. Elle secoua la tête de droite à gauche. Les bras croisés sous la poitrine, elle arrêta soudainement de faire le tour de la pièce pour l'observer fixement, guettant sa réaction. Et d'une voix hésitante, elle prit enfin la parole.


- « Saji, je... J'ai fait une bêtise. Une grosse bêtise. »

Serrant ses bras encore d'avantage contre elle, elle poursuivit.

- « Vous pouvez vous fâcher ou me punir si vous voulez, mais... Je crois que je vous ai mit en danger. »

Elle s'arrêta quelques secondes pour observer le sabreur muet, s'attendant à une réaction violente. Mais rien ne vint alors elle poursuivit avec un peu plus d'assurance.

- « Vous vous souvenez de ce marchand à qui vous deviez une faveur ? Celui grâce à qui on a eu ces informations ? Est-ce que vous avez déjà effectué le travail qu'il vous a demandé ? »

Et elle attendit sa réponse, visiblement inquiète. Pourvu qu'il dise oui ! Ainsi tout serait réglé, et elle pourrait retourner chez elle, le laissant tranquille. Comme si rien ne s'était passé, ou presque.

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Banakane

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4207-il-est-temps-de-sortir-des-ombres-et-de-se-diriger-vers-la-lumiere-en-cours#32416 http://www.ascentofshinobi.com/t5328-equipe-9-shinpuu-vent-nouveau#42162 http://www.ascentofshinobi.com/t4285-yasei-akane-carnet-de-route#32967 http://www.ascentofshinobi.com/u227
Nobuatsu Saji
Nobuatsu SajiEn ligne

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Sam 3 Nov 2018 - 15:51
Que lui arrive-t-elle ? Saji remarque que les yeux de la kunoichi se promènent un peu partout dans sa chambre puis à travers la fenêtre, comme si elle cherchait quelque chose du regard, ou bien avait peur d’être observée. Même si son silence ne trahit pas ses pensées, ses yeux en disent long. Elle n’est pas à l’aise. Son appartement est l’un des plus petits du village, il comprend que l’on puisse se sentir à l’étroit ici. Mais lui cela ne le dérange pas tellement, tout ce dont il a besoin, c’est du nécessaire pour vivre. Peu importe. Elle n’est pas là pour une visite de courtoisie mais pour parler affaire. Elle a probablement besoin de lui pour avancer sur son enquête. Et lui a promis de l’épauler. Le message qu’il vient de lui donner via son carnet noir a pour but d’éclaircir la raison de sa venue. Car la connaissant, il ne comprend pas pourquoi elle prendrait le risque de venir jusqu’ici pour le voir alors qu’elle pourrait se faire repérer par les hommes de mains du Marchand, qui sont sûrement quelque part à le surveiller de loin. Cependant, se voir en face-à-face est peut-être plus pratique si l’on veut échafauder un plan à l’abri des regards. Elle est sûrement au courant des risques qu’elle prend, elle sait ce qu’elle fait, inutile de réfléchir davantage là-dessus.

Sa gestuelle la trahit de nouveau, elle essaie de dissimuler sa nervosité mais plus elle la cache et plus cela devient évident. Quelque chose ne va vraiment pas, ce n’est pas dans son habitude d’être aussi distraite. Il la voit faire les cent pas, secouer la tête de gauche à droite… Puis s’arrêter pour le regarder droit dans les yeux. Enfin, elle se met à parler. Akane confie à Saji qu’elle a commis une bêtise. Le choix du mot est assez étrange venant de sa bouche, puisqu’elle n’est pas vraiment du genre à faire des erreurs, du moins pas qu’il le sache. Maintenant c’est à son tour d’être inquiet et de ressentir la nervosité de la kunoichi. Mais elle ne va pas tout à fait droit au but et lui dit qu’il peut se fâcher, et même la punir car elle pense l’avoir mis en danger. Pas si vite. A aucun moment il ne sentirait le besoin de punir, ou de se fâcher contre quelqu’un. Il est bien trop gentil pour cela. Les deux seules choses qui le sortent de ses gonds sont les actes immoraux, et son frère. Il réalise qu’elle se fait du souci pour rien et secoue les mains pour lui faire comprendre qu’il n’y a pas de problème, alors qu’il n’a pas encore entendu la suite de ce qu’elle veut dire.

Akane marque un temps de pause comme si elle cherchait à observer la réaction de Saji. Mais ce dernier ne livre aucune émotion, caché derrière son masque. On aurait dit un jeu de poker entre les deux, sauf que celui-ci n’est pas très équitable. Elle se décide enfin à ouvrir sur le sujet du marchand à qui il devait une faveur pour leur avoir confié des informations menant à Tatsuzô et Ashikage. Elle lui demande ensuite s’il s’est déjà occupé de la tâche qui lui a été demandée. Il fronce les sourciles. Pourquoi lui pose-t-elle autant de questions à ce sujet ? Il était prévu qu’il s’en occupe tout seul, et elle ne s’y était d’ailleurs pas opposé à ce moment-là. Elle aurait très bien pu le laisser faire. D’autant qu’il considère qu’il a une dette envers elle. Il serait logique qu’il exécute l’ordre tout seul et qu’elle soit épargnée d’un danger inutile. Saji fait non de la tête et pose une main sur l’épaule de la kunoichi. Il écrit un message bref.

Saji a écrit:
« Soyez tranquille, j’apprécie beaucoup votre inquiétude mais ce n’est vraiment pas la peine de vous mettre dans cet état. La dette à payer ne me concerne que moi, et puis je vous dois bien ça. Vous devriez rentrer chez vous et reprendre vos recherches, à moins que vous ayez quelque service à me demander, dans ce cas je suis tout ouïe. »

Le ton de l’écriture peut être interprété comme sec ou bienveillant. Une ambiguïté qui reflète aussi la confusion du muet qui n’est pas sûr de comprendre ce qu’il se passe. Il sent qu’elle sait quelque chose que lui ne sait pas et cela le met dans une situation un peu compliquée.


Saji a écrit:
« Ecoutez, je sens que quelque chose vous tracasse et vous savez que vous pouvez tout me dire. A moins que vous ne me faites vraiment plus confiance depuis l’autre soir ? »

En écoutant la réponse de la kunoichi, il se rend compte qu’elle ne lâchera pas l’affaire et il soupire. Il se résigne. Il l’invite à ramasser la lettre dépliée posée sur la table à côté d’elle : il s’agit de l’ordre de mission de la part du Marchand qui lui demande de rendre visite à un homme envers qui il a une dette qu’il aimerait effacer. La feuille indique que l’homme s’appelle Shige Anzai, un riche philanthrope de Kiri qui a prévu de se déplacer à l’autre bout du village pour une mise aux enchères qui proposera des œuvres d’arts provenant de tous les pays. Il s’agit d’un événement biannuel important pour les passionnés d’art et les collectionneurs, et la salle sera probablement surveillée. D’après la lettre, il s’agit d’un des rares moments où l’homme prend le risque de s’éloigner de la sécurité de sa demeure extrêmement bien gardée, afin de se rendre sur une place publique. La consigne se résume en une phrase : « Vous devez convaincre Anzai d’effacer ma dette, peu importe le moyen que vous emploierez. » Saji fixe Akane du regard pendant qu’elle lit l’ordre de mission, cherchant à observer sa réaction.

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Sajisi10
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4291-presentation-de-nobuatsu-saji http://www.ascentofshinobi.com/t6015-kiri-equipe-06-onryo-esprit-vengeur-fermee#49416 http://www.ascentofshinobi.com/t4300-nobuatsu-saji-carnet-de-route http://www.ascentofshinobi.com/u779
Yasei Akane
Yasei Akane

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Sam 3 Nov 2018 - 17:22
Tenter de lire les réactions sur le visage de l'homme masqué lui était impossible. Tout comme essayer de les deviner au son de sa voix. Il était une énigme et elle devait attendre à chaque phrase ses réactions corporelles. Ce qui ne l'arrangeait pas vraiment dans le cas présent. Il fini par s'approcher et elle ne bougea pas volontairement, même si elle eut un imperceptible mouvement de recul. Mais il lui posa simplement la main sur l'épaule, comme il lui avait déjà fait le jour où il s'étaient rencontrés. Un geste qui se voulait apaisant.

Pourtant cela ne la calma pas pour autant, puisqu'il venait de lui répondre par la négative. De nouveau il se mit à écrire, et elle fini par prendre place sur la chaise qu'il lui avait proposée. Puisqu'il n'avait pour l'instant pas l'intention de la punir, elle ne risquait rien et pouvait s'approcher. Il fallait dire aussi qu'elle ne lui avait pas encore avoué pourquoi elle l'avait mit en danger... Il lui demanda presque de rentrer chez elle, et elle ne sut pas vraiment comment le prendre. La considérait-elle encore comme une alliée potentielle ? Surtout quand il ajouta s'il se demandait si elle ne lui faisait plus confiance.


- « Si, bien sûr que si ! »

D'accord elle avait attendu pendant des heures dans un endroit peu fréquentable et ça l'avait mise en rogne, mais il n'y avait pas eu mort d'homme. Ce qu'il faisait de son côté ne la regardait pas. Et pour le coup, c'était plutôt lui qui risquait de ne plus lui faire confiance après ce qu'elle lui avait fait. Il s'empara alors de la lettre présente sur la table et lui donna afin qu'elle puisse la lire. Retrouvant son sérieux, elle en lut attentivement le contenu. Pour finir par s'exclamer :

- « Hé merde ! Ils l'ont déposée chez vous ? Il faut aller le faire tout de suite ! »

Soit elle s’inquiétait trop, soit le timing était une pure coïncidence. Elle prit une grande inspiration et repoussa la lettre vers lui. Perdant de nouveau toute assurance, elle entreprit de lui expliquer la raison de sa venue.

- « Saji, je... Je suis allée tout raconter à Kiri. Tout ce qui concerne mon père, pour qu'ils m'aident à le retrouver et l'empêcher de continuer à nuire. Je leur ai dit tout ce que je sais sur ses lieutenants du cercle, sur ses caches et entrepôts. L'endroit où on habitait. Tout ce que j'ai pu faire pour lui. Tous ceux que j'ai volés, épiés, tués... Même la dernière cible que je n'ai pas pu me résoudre à éliminer. Je leur ai donné toutes les informations dont je me souviens. »

Guettant sa réaction, elle poursuivit. Sans réussir à le regarder dans les yeux pour autant.

- « Et donc aussi, tous les contacts que je lui connais. Même celui à l'intérieur de Kiri. Chez qui on s'est rencontrés... »

Peut-être voyait-il enfin où elle voulait en venir.

- « S'ils décident d'envoyer les autorités là-bas, il saura que quelqu'un l'a balancé. Et ce contact ne me connaissait pas. Vous, en revanche... »

Elle jeta un coup d’œil à la lettre, avant de le regarder de nouveau.

- « Il faut aller faire ça avant que vous ne soyez soupçonné de quoi que ce soit. Je suis tellement désolée de vous avoir mit en danger ! Je n'ai pas du tout pensé aux conséquences que ça pourrait avoir. »

Et avait complètement oublié cette fameuse dette qu'il devait au marchand. Tournant de nouveau le regard vers l'homme qui était toujours assis sur son lit, elle reprit :

- « Je n'ai... Jamais eu d'allié. J'espère que vous me faites toujours confiance ? »

Il n'avait pas de réactions agressives, mais peut-être qu'il ne voulait tout simplement plus du tout la voir. Ce qui serait logique, du point de vue de la kunoichi.

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Banakane

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4207-il-est-temps-de-sortir-des-ombres-et-de-se-diriger-vers-la-lumiere-en-cours#32416 http://www.ascentofshinobi.com/t5328-equipe-9-shinpuu-vent-nouveau#42162 http://www.ascentofshinobi.com/t4285-yasei-akane-carnet-de-route#32967 http://www.ascentofshinobi.com/u227
Nobuatsu Saji
Nobuatsu SajiEn ligne

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Sam 3 Nov 2018 - 19:10
A la vue de la lettre, les pupilles bleues d’Akane quittent le regard de Saji pour parcourir les lignes du message. Elle semble avoir retrouvé un moment de calme suite à ses paroles hésitantes. En attendant qu’elle finisse, Saji jette un regard en direction du masque de lapin accroché au-dessus de son lit. Un souvenir qu’il a précieusement gardé. Il observe ensuite le visage de la kunoichi, et se rappelle comment elle s’est mise en colère et l’a grondé comme un parent aurait grondé son enfant. Il ne peut s’empêcher de sourire. C’est un peu étrange qu’elle soit désormais moins ferme dans ses propos et en aille jusqu’à lui demander de la punir pour ce qu’elle lui a fait. D’ailleurs elle ne lui a toujours rien dit là-dessus. Son sourire s’efface. Il est vrai qu’elle peut se laisser emporter par la colère des fois, mais le reste du temps elle est très lucide. Il a pu s’en rendre compte lors de leur première coopération, lorsqu’elle a su négocier toute seule avec Tojo Botan tandis que lui était resté en retrait pour surveiller ses arrières. Elle sait garder son sang-froid, quand la situation l’impose. Si elle estime que ce qu’elle a fait est grave, c’est que c’est grave, probablement. Il hausse les épaules. Il en jugera lui-même. Il ne veut pas s’avancer trop vite. Akane finit de lire mais elle reprend son air inquiet. Elle pose précipitamment la lettre dans la main de son interlocuteur et se met à paniquer. Cette demande de paiement de la part du Marchand aurait dû la rassurer puisque celle-ci précise bien que Saji est celui qui est chargé de l’exécuter, et pas Akane. Dans ce cas, il ne voit pas de raison pour qu’elle continue de s’inquiéter. Il ne comprend pas. Mais elle met très vite fin à son incompréhension en lui racontant tout.

Dans le but d’augmenter ses chances de retrouver son père, elle a pris la décision de dire tout ce qu’elle sait à Kiri. Cela comprend : les informations directes sur Tatsuzô (ses avant-postes, ses lieutenants, etc.), le lieu où elle habitait avec son père, son passé de criminelle, et un dernier contrat d’assassinat qu’elle n’a pas réussi à honorer. Elle leur a tout donné, tout. Mais en confiant à Saji les détails de ce qu’elle avait raconté à Kiri, elle lui livrait aussi des informations que lui ignorait. Du moins il n’en était pas sûr jusqu’à présent et elle venait de tout confirmer. Il s’imaginait qu’Akane était pourchassée car elle en savait trop sur son père. Saji pensait qu’elle avait fui après le meurtre de sa sœur par Tatsuzô et qu’elle cherchait à lui nuire pour se venger. Mais aucun indice à ce jour ne lui a permis de confirmer qu’elle faisait aussi partie de ces mercenaires, accomplissant des contrats de toutes natures. Allant du vol jusqu’à l’assassinat. Elle, Akane. Elle s’est elle-même salie les mains, sous les ordres de cette ordure qu’elle cherche aujourd’hui à faire tomber. Même si au fond de lui, le sabreur muet avait ses doutes, entendre toute la vérité de la part de son complice est un choc. Il est moins inquiet de savoir qu’elle l’a mis en danger que d’apprendre qu’elle a eu un passé d’assassin avant de devenir shinobi de Kiri.

Il marque un temps de silence puis se lève de son lit. Il passe devant elle pour regarder la fenêtre, tout en écoutant le reste de ses propos. Saji semble plongé dans ses pensées ou bien en train de réprimer sa colère, difficile de dire en raison de son masque. Il regarde ailleurs, n’importe où mais ailleurs qu’ici. Il ramène sous ses yeux l’ordre de mission qu’il tient dans la main. Il avait besoin de se lever pour évacuer la tension. Elle lui raconte qu’elle a donné tous les contacts qu’elle connaît sans exception, y compris celui qu’ils ont tous les deux rencontré. Le Marchand risque de se venger sur Saji s’il est soupçonné d’avoir vendu la mèche aux autorités. Il secoue la tête. Non, ça il s’en fiche. Ce n’est pas ça qui le dérange. Il se retourne et se décide enfin à se rassoir sur son lit devant la kunoichi et écouter ce qu’elle propose.

Elle le met en garde et s’excuse de nouveau pour son erreur. Saji secoue la tête de nouveau et croise les bras. Il sort le carnet noir et se met à écrire. Au lieu de répondre directement à la question de son interlocuteur sur sa confiance envers elle, il choisit de répliquer par une question.

Saji a écrit:
« Dites-moi Akane, j’aimerais que vous me disiez en toute sincérité s’il vous plaît. Pourquoi n’avez-vous pas tué la cible de votre dernier contrat ? Etait-ce pour vous venger de votre père ? Ou bien pour une autre raison ? »

Elle n'avait pas le choix d'y répondre ou pas, mais seulement celui d'affecter leur rapport dans un sens ou dans un autre. Saji voulait qu’elle joue cartes sur table. La réponse de la kunoichi à cette question allait être décisive et avoir des conséquences sur leur relation sur le long terme. Il s’agissait d’un test. Pour vérifier la compatibilité de leur alliance. Si cela valait la peine de continuer ensemble. Saji ne veut pas qu’elle lui dise ce qu’il souhaite entendre, il préfère qu’elle s’exprime avec son cœur et lui avoue pourquoi elle a agi comme elle l’a fait. Pourquoi un jour a-t-elle fait le choix de ne pas tuer ? Qu’est-ce qui l’a réellement motivé ? Une telle question peut paraître mal venue étant donné l’urgence de la situation, surtout du point de vue de la kunoichi, mais Saji veut profiter de cette occasion pour mieux connaître son alliée. Il réalise qu’il ne savait rien d’Akane jusqu’à aujourd’hui et que son passé est peut-être plus sombre qu’il ne le croit… Peut-être que pour la première fois acceptera-t-elle de s’ouvrir à quelqu’un, ou au contraire, retourner dans ses habitudes solitaires. Quel chemin prendre ? Tout dépend d’elle à présent.

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Sajisi10
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4291-presentation-de-nobuatsu-saji http://www.ascentofshinobi.com/t6015-kiri-equipe-06-onryo-esprit-vengeur-fermee#49416 http://www.ascentofshinobi.com/t4300-nobuatsu-saji-carnet-de-route http://www.ascentofshinobi.com/u779
Yasei Akane
Yasei Akane

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Sam 3 Nov 2018 - 22:33
Une nouvelle fois, elle attendit la réaction de l'homme masqué. Il s'était levé pendant qu'elle parlait, ce qu'elle prit pour un mauvais signe. Il n'osait même pas la regarder. Elle n'arrivait pas à lire sur son visage mais son langage corporel était clair. Il avait même croisé les bras. Ce qu'on faisait quand on se protégeait de quelque chose. Il n'était pas content, et même sans l'entendre à sa voix, on pouvait le voir. Elle s'était livrée à lui bien plus qu'à n'importe qui – mis à part les autorités – et il allait la refouler.

Se refermant sur elle-même à son tour, elle attendit qu'il écrive sur son carnet. Que pouvait-elle bien faire d'autre, de toutes façons ? Anticiper ses mots et prendre la porte ? Et quand il le tourna vers lui pour qu'elle puisse le lire, elle fut assez surprise de sa question. Elle venait de lui dire qu'elle l'avait mit en danger, et tout ce qu'il retenait c'était ça ? Elle l'observa de nouveau, tentant de déceler quelque chose, de ses yeux entraînés pour ça. Mais encore une fois, elle ne devina pas grand chose. Il était entièrement couvert. Elle ne pouvait pas regarder s'il avait une veine qui palpitait quand il était nerveux, ou d'autres tics de ce genre. Akane lança un regard vers la porte, se demandant si elle devait en rester là et partir. Ne pouvant ni regarder la porte indéfiniment ni observer l'homme assis en face d'elle, elle baissa la tête pour réfléchir.

Effacer sa dette [PV Saji] Akanee

Il ne lui faisait plus confiance. À quoi bon ? Mais d'un autre côté, il lui laissait encore une chance de s'expliquer, et ne l'avait pas encore envoyée bouler. Et elle savait combien il avait été difficile de se livrer à quelqu'un jusqu'à en arriver jusque là. Le referait-elle de nouveau si elle partait maintenant ? Non, elle savait très bien qu'elle serait encore plus méfiante et seule qu'avant.

Mais elle n'avait pas forcément envie d'en parler. Tout raconter aux autorités de Kiri avait déjà été assez éprouvant comme ça. Ça avait fait ressortir tellement de choses ! Et le sabreur voulait encore qu'elle parle, une nouvelle fois. Sauf que lui, il la jugerait. C'était ça ! « En toute sincérité ». Il jugerait si elle était digne de sa confiance ou pas. Devrait-elle passer ce test à chaque fois qu'elle se ferait un allié ? Parce qu'elle ne risquait pas d'en avoir beaucoup, si c'était le cas. C'était bien trop contraignant. Mais elle en avait besoin. Il lui en fallait au moins un. Parce qu'elle se sentait terriblement seule depuis qu'elle avait perdu sa sœur. Et n'avait toujours eu qu'un seul soutien. Un seul allié suffirait...

Convenait-il pour l'être ? Devait-elle se confier encore d'avantage à lui ? Elle ne le connaissait pas vraiment. Voire pas du tout. Elle ne connaissait pas son visage. Tout ce qu'elle savait de lui c'était qu'il était un sabreur et qu'il cherchait son frère. Ainsi que son nom, son prénom, - qui pourraient être des faux -, et son adresse. Il ne portait pas non plus le bandeau de Kiri, et elle ne l'avait encore jamais croisé en mission. Il pouvait très bien être envoyé par son père pour lui soutirer des informations. Elle finit par soupirer, avant de prendre la parole. C'était le moment de vérité.


- « D'accord, je vais vous le dire. Mais ça ne me plaît pas beaucoup qu'un type dont je ne connais même pas le visage en sache autant sur moi. »

Son éternelle méfiance était bien là. Relevant de nouveau la tête pour tenter de voir ses réactions, elle répondit à ses questions. Et plus encore.

- « Quand mon père nous donnait une mission, à Misaki et moi, on ne partait jamais en même temps. C'était toujours soit l'une, soit l'autre. Parce qu'il savait très bien qu'on reviendrait chacune pour voir notre sœur. Et quand elle est... Partie, je suis restée quelques semaines à ne rien faire. Rien du tout. »

Le regard fuyant et les larmes aux yeux, elle prit une grande inspiration pour se reprendre, avant de poursuivre.

- « Mais père... Tatsuzô... M'a confié une mission. Il m'a dit que c'était très important, et que seule moi pouvait la faire. Il ne voulait pas la donner à un des mercenaires qu'il employait car il ne leur faisait pas assez confiance. Il m'a envoyée tuer le fils d'un de ses concurrents. Et j'y suis allée. »

Elle tourna la tête de droite à gauche.

- « Quand je l'ai vu... C'était qu'un enfant ! Il ne m'avait encore jamais demandé ça ! Alors je ne l'ai pas fait. Et je ne suis pas rentrée non plus. Mais ce n'était pas pour me venger. Je voulais juste... Ne pas y retourner. »

Ne pas revoir ce lit vide à côté du sien dans leur chambre. Ses affaires dans leur armoire. La fameuse brosse en soie animale qu'elle avait volée pour lui faire plaisir. Ne pas revoir tout ça. Elle se redressa sur la chaise, croisant de nouveau les bras sous sa poitrine.

- « Satisfait ? »

Ha, une légère pointe de colère ! Ça faisait longtemps... Elle lui en voulait de l'avoir forcée à raconter tout ça, et ne risquait pas de s'ouvrir à nouveau de si tôt. Surtout quand c'était aussi douloureux.

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Banakane

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4207-il-est-temps-de-sortir-des-ombres-et-de-se-diriger-vers-la-lumiere-en-cours#32416 http://www.ascentofshinobi.com/t5328-equipe-9-shinpuu-vent-nouveau#42162 http://www.ascentofshinobi.com/t4285-yasei-akane-carnet-de-route#32967 http://www.ascentofshinobi.com/u227
Nobuatsu Saji
Nobuatsu SajiEn ligne

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Dim 4 Nov 2018 - 18:10
Un ultimatum. Une confession forcée par l’homme masqué. La kunoichi se sentait obligée de répondre à sa question qui était clairement un test pour mieux la connaître. Suite à la révélation de du sombre passé d’Akane, Saji ne pouvait se permettre un autre faux pas, il devait s’assurer que sa nouvelle alliée avait complètement écarté sa vie d’assassin, de vol, d’extorsion… Une vie immorale sous la tutelle de son père qui l’a influencé depuis l’enfance certes, mais cela n’excuse pas complètement ses choix. En tant qu’êtres humains nous avons une part irréductible de liberté dont nous faisons usage pour agir, à moins que nous soyons mentalement incapables de comprendre la portée de nos actes, il faut considérer que chaque personne est responsable d’une certaine mesure de ce qu’elle fait. Autrement, plus personne n’est responsable, et plus personne ne doit répondre de ses crimes, et les rouages de la société dysfonctionnent. Tout devient chaos. Ce n’est pas pour autant que Saji considère qu’Akane est désormais inexcusable pour ses crimes, il croit aussi en la rédemption. Elle s’est montrée très modérée dans ses méthodes lorsqu’ils ont travaillé ensemble, et cela l’avait quelque peu conforté dans son choix de coopérer avec elle. Mais désormais, la graine du doute est plantée dans son esprit et il ne sera jamais définitivement certain qu’elle ne retournera pas à ses anciens travers.

Avant qu’ils n’aillent plus loin, il a besoin d’entendre la réponse de la kunoichi à sa question, aussi difficile soit la réponse… Ce n’est pas son intention d’être cruel… C’est juste qu’il doive le faire, pour le bien de leur alliance. Seulement pour l’alliance ? Lui-même n’est pas sûr. Il doit forcer sa carapace, elle est si fermée sur elle-même qu’elle est méfiante au point de rejeter tous ceux qui veulent lui tendre la main. Le caractère bienveillant de Saji l’oblige à agir ainsi. Il ne fait pas ça pour le plaisir de la mettre dans une position de faiblesse, loin de là. Il souhaite qu’elle ait au moins quelqu’un en ce monde sur qui elle puisse se reposer. Qu’elle ait enfin le droit de se confier, de se libérer du poids qui pèse sur son cœur. Il pense savoir ce qu’elle ressent. Depuis qu’il est enfant, le muet a dû vivre dans le silence et observer les gens sans les connaître dans leur intimité. Il n’a jamais pu s’exprimer pleinement avec ses émotions. Ce droit lui a été retiré dès la naissance en même temps que la voix. Mais dans le cas d’Akane, cette perte de la voix est un choix, il a le sentiment de se retrouver en elle, tout comme lui elle est une personne isolée, qui se marginalise de la société. Elle refoule toute sa souffrance, et a eu du mal à s’ouvrir aux autres… surtout depuis qu’elle a perdu sa sœur.

Les voilà assis, en face à face. Pour la kunoichi, cette situation s’apparente davantage à un interrogatoire qu’à un échange sincère. D’autant qu’elle n’apprécie pas de se confier, et encore moins à un homme qui cache son visage. Il comprend qu’elle doute de lui à cause de cela. Et pourtant, au lieu de choisir la porte, ou de refuser de répondre, elle fait le choix d’être honnête envers Saji. Cette réaction étonne le sabreur qui avait fait le choix de la placer devant un dilemme, elle était tout à fait dans son droit de le refouler et partir énervée. Et pourtant, elle est là, devant lui. Lui-même n’en revient pas, mais il est content qu’il en soit ainsi. Comme depuis tout à l’heure elle cherche à lire des signes à travers le masque noir, mais même une experte en détection comme elle ne peut rien faire. Elle doit se soumettre à cet exercice de sincérité, et elle ne peut pas adapter ses réponses en fonction des expressions du visage de Saji. Il y est immunisé.

Akane lui raconte que son père Tatsuzô attribuait des missions à elle et à sa sœur Misaki et qu’à la fin de chaque mission elles pouvaient rentrer à la maison pour se voir. Mais le jour où sa sœur est partie, sa vie n’avait plus de sens et elle a commencé à remettre en question tout ce qu’elle était, et tout ce qu’elle faisait. En particulier son travail au service de son père. Elle ne précise pas comment sa sœur est morte mais Saji se rappelle des mots du Marchand qui avait peur de Tatsuzô car il avait tué une de ses filles. Tout se confirme, et tous les indices se relient enfin. Akane continue son histoire, et plus elle avance dans les tréfonds de sa mémoire, plus elle est torturée par la douleur. Saji aurait pu l’arrêter là, mais elle a besoin d’aller jusqu’au bout de la catharsis. L’interrompre n’aurait pour effet que de la troubler encore plus et l’empêcher de se purger complètement de ses émotions négatives. Les yeux au bord des larmes, elle regarde ailleurs et souffle pour se donner du courage. Son père lui a confié une dernière mission très importante qui consistait à tuer le fils d’un de ses concurrents. Une fois arrivée sur les lieux, elle s’est rendue compte qu’il ne s’agissait que d’un enfant, elle n’a pas pu exécuter les ordres. Pas cette fois. Saji acquiesce. Il comprend mieux pourquoi elle n’a pas pu tuer la dernière cible désormais. Elle explique ensuite qu’elle ne l’a pas fait pour se venger de Tatsuzô, mais seulement pour ne pas revenir « chez elle », vers ce lieu où elle a partagé tous ces moments avec sa sœur désormais décédée. En revanche elle ne dit pas explicitement pourquoi elle n’a pas tué l’enfant. On pourrait dire que c’est une évidence, mais pas forcément pour les personnes les plus psychopathes. Réaliser qu’on lui ordonnait de tuer un simple gosse a dû éveiller un sentiment d’injustice et de révolte en elle, une flamme de moralité enfouie au fond d’elle.

Le silence. Akane se redresse sur sa chaise et c’est à son tour de croiser les bras, exprimant son mécontentement vis-à-vis de Saji qui il faut l’avouer lui a un peu forcé la main. Pour la première fois, elle s’est confiée. Et le plus étrange dans tout cela, c’est que la personne à qui elle choisit de faire le plus confiance est un homme masqué. Pourquoi ? Qu’a-t-il fait pour mériter autant de confiance de la part d’Akane ? S’agit-il seulement d’une intuition ? Saji lui-même ne sait pas, mais il a le sentiment qu’ils se ressemblent plus qu’ils ne le pensent, et que chacun peut bénéficier de la compagnie de l’autre. Et il se dit qu’elle le sent aussi d’une certaine manière, d’où sa coopération malgré le caractère brutal de la question. Mais elle a accepté de se prêter au jeu, et c’est ce qui compte finalement.

Saji hoche de la tête. Il se met à écrire un message en réponse à la confession de la kunoichi.

Saji a écrit:
« Vous avez le sentiment que j’abuse de votre position de faiblesse pour vous soutirer des informations. Comme un criminel extorquerait une confession à une victime. Je veux que vous sachiez, Akane, que je ne veux que votre bien. Mais les mots, le visage, la gestuelle, le ton de la voix, tous les signes qui trahissent l’homme lambda ne vous suffiront pas à vous rassurer et à avoir confiance en moi. En revanche, vous pouvez croire en mes actions, ce sont elles qui me définissent et font de moi l’homme que je suis aujourd’hui. Pas mon visage, ni mes origines ni mon nom. »

Il marque un temps et reprend l’écriture.

Saji a écrit:
« Je pourrais ressembler à n’importe qui, venir de n’importe où. Mais seule l’intégrité morale d’un homme nous permet de le juger pour ce qu’il est. Voilà pourquoi j’ai trouvé nécessaire de vous questionner au sujet de votre passé, pour mieux comprendre qui vous êtes, pour saisir la personne que vous êtes en réalité. Soyez assurée que je crois en vous désormais, maintenant plus que jamais. Vous dites ne jamais avoir eu d’allié… Sachez que vous pouvez en compter au moins un derrière ce masque. »

Saji ne veut pas la faire souffrir davantage en parlant encore de sa sœur, un autre jour peut-être acceptera-t-elle de lui en dire plus. Chaque chose en son temps. Il décide de se plier également à l’exercice et de se confier à la kunoichi. Il serait injuste qu’elle soit la seule à se mettre à nu. Une dette pour une dette. Une confession pour une confession.

Saji a écrit:
« Vous savez déjà que je suis à la recherche de mon frère Ashikage. Mais je ne vous ai pas dit pourquoi. Nous étions les disciples d’un même maître dans notre école du sabre dans le Pays de la Foudre. Des éternels rivaux, en même temps que des frères. Mais lui ne partageait pas la même vision que moi. Petit à petit, notre rivalité s’est transformée en querelle et il est finalement passé à l’acte la nuit où il a surpris mon maître me confier deux sabres légendaires. La jalousie s’est emparée de lui et il a tué notre maître de sang-froid cette nuit-là. Mais ce que je n’ai jamais dit aussi, c’est que ma sœur était présente sur les lieux. Notre grande sœur Mitsuko qui cherchait toujours à s’interposer pour éviter que l’on en vienne aux mains. Aujourd’hui, elle est couchée sur un lit d’hôpital, immobilisée. Et son fils Yukio veille sur elle. Je souffre en repensant à ce qu’ils doivent vivre en ce moment. »

L’homme au masque noir est immobile assis sur son lit, mais on peut le voir serrer les poings. Le seul indice de sa colère et de son regret. Il se dit que tout cela est de sa faute et qu’il aurait pu faire en sorte que sa sœur soit à l’abri de leurs querelles. Mais il a failli à sa tâche, il n’a pas pu la protéger… pas cette fois. Le traumatisme est d’habitude trop fort pour qu’il puisse ne serait-ce que l’évoquer. Au point que de façon inconsciente il s’est mis à oublier l’existence de sa sœur. Mais il sait qu’il ne peut pas fuir ses fautes. Elles sont indélébiles, imprimés dans son âme. Elles sont là, les Erinyes de son passé… elles courent après lui pour lui demander réparation. Sa sœur… Un fantôme de son passé. Il regrette de l’avoir laissé derrière dans l’état dans lequel où elle se trouve. Mais il doit courir après son frère, pour le ramener sur le droit chemin… Mitsuko… Désolé.

Malgré ses réticences, malgré sa difficulté à mentionner le nom de sa sœur, comme s’il s’agissait d’un mot tabou, le voilà qui parle de ses états d’âmes à la personne la moins loquace du village… Le muet et la taciturne. Peut-être sont-ils faits pour s’entendre après tout.




_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Sajisi10
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4291-presentation-de-nobuatsu-saji http://www.ascentofshinobi.com/t6015-kiri-equipe-06-onryo-esprit-vengeur-fermee#49416 http://www.ascentofshinobi.com/t4300-nobuatsu-saji-carnet-de-route http://www.ascentofshinobi.com/u779
Yasei Akane
Yasei Akane

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Dim 4 Nov 2018 - 22:03
Akane regarda de nouveau l'homme en train d'écrire, attendant qu'il ait terminé. Sa petite pointe de colère s'effaça rapidement, comme souvent. Ce temps de pause dans leurs conversations lui donnait le temps de s'apaiser et de revenir à son calme habituel. C'était assez déconcertant, mais cela ne la dérangeait pas, au contraire. Elle préférait avoir les idées claires plutôt qu'assombries par la colère, et risquer de faire du mal aux gens sans le vouloir. Elle ne devait pas oublier que sa Bête était toujours là, tapie dans un coin de son esprit, prête à surgir si elle la laissait faire. Même si pour ça, il faudrait la faire sortir de ses gonds bien d'avantage.

Elle lut en silence les mots couchés sur le papier du sabreur muet, réfléchissant en même temps à ce qu'il voulait lui dire. Il avait deviné qu'elle essayait de lire en lui sans y parvenir. Peut-être était-ce pour cela qu'il portait cette tenue qui le recouvrait complètement, pour cacher ses émotions. Ce qui la faisait avancer à tâtons dans leur relation, ne sachant pas ce qu'il pouvait penser de ce qu'elle lui disait. Elle ne pouvait pas s'adapter à son interlocuteur. Elle ne pouvait être qu'elle-même, en espérant que ça lui convienne.

Il lui demandait de plutôt se fier à ses actions, ce qui faisait ce qu'il était aujourd'hui. Sans le juger sur ses origines, son nom et son visage. Et avec ce qu'il écrivit ensuite, elle comprit le pourquoi de sa question. Il avait voulu juger si elle était digne de confiance, en prenant en compte l'ensemble de son passé et de son présent. Il avait apprit ce qu'elle avait fait et pas fait, et la croyait désormais digne d'être son alliée. Pour sa part, elle se demandait bien ce qu'il pouvait trouver de bon chez elle. Ses notions de bien et de mal étaient encore floues, et récentes, mais de ce qu'elle en comprenait pour l'instant elle ne se trouvait pas digne d'avoir la confiance de quelqu'un. Encore moins de la sienne. Plus elle le côtoyait et plus elle voyait combien il était intègre, bienveillant et patient. Malgré cette colère qu'elle avait perçue en lui le premier jour. Elle avait agit par égoïsme en ne prenant pas cette porte, parce qu'elle avait besoin d'un allié. Mais lui, avait-il besoin de quelqu'un comme elle à ses côtés ? Elle risquait de lui porter préjudice. De déteindre sur lui. Pourtant, il venait de décider en toute connaissance de cause. Et, au fond, elle espérait que ce soit lui qui finisse par influer sur elle...


- « Merci. »

Il poursuivit, parlant cette fois-ci de lui. Lui racontant pourquoi il était à la poursuite de son frère, et ce qu'il avait fait. Quant elle lut « la même vision », cela ne fit que confirmer ce qu'elle avait pensé un peu tôt. Il était profondément bon. Son frère, en revanche, ne semblait pas partager ce trait de caractère et avait tué leur maître devant lui, dans ce qui semblait être une crise de jalousie. Elle compris aussi que Saji avait certainement dû vouloir l'en empêcher, mais qu'ils avaient été séparés par leur sœur. Et elle en avait fait les frais, restant alitée depuis ce fameux jour. Le sabreur muet semblait en colère à son tour. Lui aussi n'aimait pas qu'on touche à sa famille. Mais quand c'étaient les membres de la famille qui se faisaient du mal entre eux, comment réagir ?

La métamorphe décroisa les bras pour avancer son bras vers l'homme qui souffrait visiblement. Il lui avait déjà touché l'épaule plusieurs fois pour l'apaiser, peut-être pouvait-elle en faire de même ? Mais elle arrêta son geste, ne sachant pas vraiment si c'était une bonne idée ou non. Elle avait l'habitude de consoler sa sœur avec qui elle était fusionnelle. Mais là il s'agissait de quelqu'un qu'elle ne connaissait pas beaucoup, et de plus, un homme. Elle n'osait pas, ne sachant pas comment il réagirait. Sa main resta dans les airs quelques instants, puis elle croisa de nouveau les bras.


- « Je suis désolée. »

Puis elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose, avant de se raviser. Après quelques secondes elle poursuivit, sur le ton de la confidence.

- « Ce serait plus facile et moins énervant de pouvoir les détester, et les considérer comme des ennemis, n'est ce pas ? »

Elle savait d'où venait sa colère qu'il cachait bien mieux qu'elle. Et qu'il comprendrait ce qu'elle voulait dire...

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Banakane

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4207-il-est-temps-de-sortir-des-ombres-et-de-se-diriger-vers-la-lumiere-en-cours#32416 http://www.ascentofshinobi.com/t5328-equipe-9-shinpuu-vent-nouveau#42162 http://www.ascentofshinobi.com/t4285-yasei-akane-carnet-de-route#32967 http://www.ascentofshinobi.com/u227
Nobuatsu Saji
Nobuatsu SajiEn ligne

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Lun 5 Nov 2018 - 16:50
Le pic de colère de la kunoichi se dissipe très vite lorsqu’elle lit les paroles du sabreur muet. Elle réalise qu’il lui fait confiance malgré le doute qui s’est instillé dans son esprit, il voit encore un espoir pour elle de se rétablir sur le droit chemin. Il lui explique que même en connaissant son visage ou ses origines, elle ne pourra vraiment le connaître tant qu’elle ne sait pas l’étendue de ses actions qui définissent son intégrité morale. Pourquoi cette confiance soudaine ? Ce n’est que lorsqu’elle a mentionné avoir épargné l’enfant qu’il a vraiment compris la voie qu’elle a choisi de prendre. Le fait qu’elle n’ait pas tué cet enfant prouve qu’elle respecte un certain code moral. Et pourtant, il serait tellement plus facile de s’en débarrasser pour vivre libre de toute contrainte. Elle n’a pas fait le choix facile. Elle le sait. Elle a fait des erreurs certes, mais les regrette-t-elle ? Elle n’a rien précisé à ce sujet. En tous cas, ce qu’elle a prouvé, c’est qu’elle n’était pas comme son père Tatsuzô. Elle s’est rebellée contre son cynisme, sa volonté d’arriver à ses propres fins qu’importent les moyens. Il souhaitait exécuter un enfant innocent pour obtenir un avantage concurrentiel. Tatsuzô, un monstre de père dont elle a refusé de suivre les traces. Ce dernier contrat, c’était la mission de trop. Ainsi a débuté son errance, mêlée à la tristesse de ne plus pouvoir revoir sa sœur disparue.

Son histoire résonne avec celui du sabreur muet qui raconte alors son histoire à travers la plume. Elle lit chacun de ses messages comme des extraits d’un roman, elle s’apaise à chaque moment de pause offert par la tranquillité de la lecture. Du silence. Beaucoup de silence lorsque c’est au tour de Saji de « prendre la parole ». Il commence aussi à se demander si cela ne la gêne pas trop, de communiquer de cette façon. Il réalise qu’il faut être patient pour attendre à chaque fois la réponse comme ça sur un bout de papier. Elle finit de lire. Un autre moment de silence. Deux individus assis sur leur chaise l’un en face de l’autre sans se parler. Face au témoignage de Saji, la kunoichi semble poussée malgré elle par un élan de compassion et tend timidement la main, avant de la retirer. Ce geste ne passe pas inaperçu dans la périphérie du champ de vision du sabreur qui baisse la tête pour réprimer sa colère. Il apprécie l’effort, il comprend que cela doit être dur pour elle de montrer des émotions. Elle les cache comme elle cacherait son jeu de cartes dans une partie de poker. C’est plus fort qu’elle, elle a été élevée ainsi par son père. On pourrait dire qu’il fait partie d’elle à travers ce comportement qui la définit. Cette méfiance, ce besoin de travailler seule, le caractère méthodique de ses actions, … Tout transpire Tatsuzô et elle n’y peut rien.

Elle hésite, elle ouvre la bouche puis se ravise. Et enfin elle se décide à lui suggérer qu’il serait plus facile de ne les considérer que comme des ennemis. Saji a peur de comprendre où elle veut en venir et par on-ne-sait-quel miracle il saisit le sens de sa question. Certes, leur cible a pour point comme d'être un proche en même temps qu'un ennemi. Ce qui rend leur tâche plus difficile, ils doivent tuer quelqu'un avec qui ils partagent un certain lien d'affection. Ils hésitent à aller au bout de leur action à cause de ce facteur qui entre en jeu. Ce que la vilaine Akane suggère, c'est qu'ils oublient toute forme de compassion à leurs égards, et les considèrent purement que comme des ennemis à abattre. Et cela Saji ne peut le tolérer. Il se met à écrire en réponse à cette suggestion qui mérite d'être au moins discutée.

Saji a écrit:
« Je ne sais pas quelle est la force de votre lien avec votre père, mais je sais l'affection que j'ai pour mon frère. La nuit où j'aurais pu l'arrêter j'ai hésité par amour pour lui, j'avais le réflexe pour stopper son attaque mais j'étais paralysé par la peur. Et très récemment j'ai compris qu'il s'agissait de ce lien familial, cet élément bloquant qui nous empêche d'aller jusqu'au bout de notre objectif. Malgré cette erreur, j'ose croire que je pourrai l'arrêter et ce en dépit de notre fraternité. Et vous? Pourquoi dans quelle mesure vous sentez-vous liée à votre père? Quel sera votre objectif une fois que vous l'aurez retrouvé? »

Il écoute attentivement, il hoche de la tête. Il se perd brièvement dans ses pensées jusqu’à ce que son regard se pose sur la lettre dépliée sur ses genoux. Il se remet à écrire.

Saji a écrit:
« Il serait peut-être temps d’y aller. Nous pourrions remettre cette discussion à plus tard si vous le voulez bien. Je ne sais pas pour vous mais toutes ces confessions m’ont donné envie d’un peu d’action. Qu’en ditez-vous ? Chère alliée ? »

Il se lève alors et ouvre la porte pour Akane, lui fait signe de sortir en premier. Il referme la porte derrière eux et tous deux se dirigent d’un pas pressé vers le lieu de leur mission pour le Marchand.

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Sajisi10
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4291-presentation-de-nobuatsu-saji http://www.ascentofshinobi.com/t6015-kiri-equipe-06-onryo-esprit-vengeur-fermee#49416 http://www.ascentofshinobi.com/t4300-nobuatsu-saji-carnet-de-route http://www.ascentofshinobi.com/u779
Yasei Akane
Yasei Akane

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Lun 5 Nov 2018 - 21:25
Elle avait hésité avant de poser la question, craignant de s'ouvrir de cette façon. Elle venait de lui avouer qu'elle n'arrivait pas à détester complètement son père, et lui portait encore une certaine affection. À cet homme qui avait tué sa sœur, les avait utilisées pendant plus de quinze ans et l'avait envoyée éliminer un enfant. Ça devait certainement être inconcevable pour un homme intègre tel que Saji de comprendre ce lien. Elle-même ne le comprenait pas vraiment. Elle voulait le détester, le haïr pour tout ce qu'il avait fait. Mais malgré tout il restait celui qui l'avait élevée durant tout ce temps. Celui qui lui avait donné un toit, nourrie, et permis de rester avec sa sœur.

Ce mélange de sentiments contraires l'énervaient. Parce qu'il l'avait trahie, alors qu'elle lui avait fait confiance. Elle avait été tellement naïve. Ça l'énervait parce qu'elle voulait le détester mais n'y arrivait pas, du moins pas complètement. Il y avait des jours où elle voulait simplement l'éliminer pour de bon pour venger sa sœur, tout en le faisant souffrir au passage comme il le faisait pour elle. Petit plus non négligeable, ça la défoulerait une bonne fois pour toutes. Mais d'autres jours elle voulait juste avoir une conversation avec lui, pour mettre les choses à plat et tenter de comprendre. Car malgré le fait qu'elle savait qu'il était responsable de la mort de sa sœur, elle n'arrivait pas à comprendre comment il en était arrivé là. Ni même à complètement assimiler cette information. Il avait prouvé par le passé qu'il les protégeait, à sa manière certes, mais les protégeait et tenait vraiment à elles. Il n'aurait jamais laissé quelqu'un leur faire du mal, et ne leur aurait jamais fait lui-même. Alors que s'était-il vraiment passé dans sa tête ?

Saji lui avait vu son frère sombrer du mauvais côté sans rien pouvoir y faire. Il avait certainement dû vouloir l'aider, lui tendre les bras afin de l'en empêcher. Mais lui aussi avait été incapable de sauver quelqu'un qu'il aimait. Lui aussi avait un lien compliqué avec un membre de sa famille. Lui aussi devait certainement être en colère contre lui-même de n'avoir rien pu faire, en colère contre cette personne qu'il aimait et qui avait commis l'irréparable. Endommageant à tout jamais ce lien entre eux, contre leur volonté. Il comprendrait ce qu'elle voulait dire. Se confiant ainsi volontairement à quelqu'un pour la première fois depuis des années.

Et il devina, mais ne parut pas partager son avis totalement. Il n'arrivait pas à considérer son frère comme un ennemi. Pour sa part elle s'était déjà imaginé plusieurs fois et de plusieurs façons différentes tuer son père. Passerait-elle réellement à l'acte un jour ? Elle n'en savait rien. Saji, lui, n'arrivait pas à se résoudre à le considérer de cette façon. Il croyait toujours pouvoir l'aider, le faire sortir de ce chemin dans lequel il s'était engouffré seul. Mais Ashikage et Saji avaient certainement reçu la même éducation. Pourtant, ils avaient prit des voies différentes. Pour sa part, on le lui avait imposée, et elle avait cru que c'était « bien ». Et même, pendant un temps, elle n'en avait rien eu à faire de ses actes, tant qu'ils lui permettaient d'être avec sa sœur et de la protéger. Ôter la vie ne lui procurait aucune émotion : pas de joie, pas de tristesse. C'était un boulot comme un autre. Mais elle n'avait pas fait le choix de prendre cette voie. Aurait-elle été une femme meilleure si Tatsuzô ne l'avait pas recueillie ? Elle n'en savait rien, et ne le saurait jamais.

Mais Ashikage n'avait eu aucune obligation. Personne ne lui avait imposé de tuer. Son frère avait choisi d'être bon, se tenant à ses principes. Le traître s'était jeté seul dans l'autre voie. Il l'avait choisie, en toute connaissance de cause. Saji n'avait pas réussi à l'arrêter, croyant encore pouvoir le sauver. Elle lui souhaitait sincèrement de pouvoir l'aider. Car sinon c'était lui qui se perdrait. On ne pouvait pas sauver quelqu'un qui ne voulait pas l'être. En revanche, on pouvait s'égarer soi-même en suivant l'autre pour le ramener. Mais il semblait en être conscient, et appelait son instant d'hésitation une « erreur ». Il lui posa des questions délicates, et elle essaya d'y répondre du mieux qu'elle le put.


- « Je lui en veux. J'aimerais le haïr autant qu'il le mérite. Il m'a enlevé celle qui comptait le plus au monde pour moi. Je veux lui faire payer. Mais d'un autre côté, je n'arrive pas à totalement le détester, et je voudrais juste comprendre son geste. Ça me paraît si... Irréel. »

Elle tourna la tête de droite à gauche, avant de poursuivre.

- « Je ne sais pas comment je réagirais quand je serais en face de lui. »

Peut-être qu'elle serait incapable de faire quoi que ce soit, comme le jour où Saji n'avait pas pu arrêter son frère. On pouvait élaborer mille scénarios dans sa tête, tout se passait différemment quand on y était pour de bon. Le silence s'installa de nouveau. Elle n'avait pas d'autre question à laquelle répondre, et n'osait pas forcément en poser à son tour. Saji proposa d'aller effectuer la fameuse dette, ce pour quoi elle était venue à l'origine. Et elle lui répondit par un chaleureux sourire quand elle lut les derniers mots. Ils sortirent ensuite à l'extérieur, se dirigeant vers la « mission ». Akane marcha silencieusement durant les premiers mètres, puis fini par oser poser la question qui lui brûlait les lèvres :

- « Ça ne vous dérange pas de faire ce genre de choses ? »

Au cours de leur dernière discussion elle s'était rendue compte à quel point il semblait bon. Et elle avait du mal à comprendre comment quelqu'un comme lui pouvait se résoudre à aller menacer quelqu'un qui n'avait rien demandé, sur l'ordre d'un autre.

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Banakane

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4207-il-est-temps-de-sortir-des-ombres-et-de-se-diriger-vers-la-lumiere-en-cours#32416 http://www.ascentofshinobi.com/t5328-equipe-9-shinpuu-vent-nouveau#42162 http://www.ascentofshinobi.com/t4285-yasei-akane-carnet-de-route#32967 http://www.ascentofshinobi.com/u227
Nobuatsu Saji
Nobuatsu SajiEn ligne

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Mar 6 Nov 2018 - 9:16
Un grand pas a été fait dans leur alliance. Malgré le doute de Saji sur la fébrilité morale de son alliée, sa réponse à sa question sur la dernière cible l’a quelque peu rassuré sur sa confiance qu’il lui a accordée. Elle était prête à tuer dans le passé certes, mais il faut aussi prendre en compte des circonstances atténuantes, comme le fait qu’elle avait été élevée ainsi par son père Tetsuzô et que dans une certaine mesure, elle n’y pouvait pas grand-chose. Il l’a modelé comme une machine à tuer. Pour elle chaque contrat était comme une corvée de plus à accomplir sur une longue liste de tâches, peut-être avait-elle arrêté de voir cette frontière morale entre le bien et le mal à force d’habitude ? Son cerveau a dû être tellement retourné par cet environnement malsain qu’elle a fini par perdre ses notions morales. Et pourtant, le déclic s’est produit lorsqu’elle dût tuer un enfant pour le compte de son père et elle ne put le faire. Probablement car au fond d’elle, une voix lui a dit que ce n’était pas bien, qu’il était injuste d’enlever la vie de cet être qui venait à peine de voir le monde et qui avait encore tant de choses à vivre. Même les personnes les plus cruelles et les plus impitoyables gardent un certain sens moral. Ce n’est que quand ils n’ont plus d’éthique qu’ils passent d’un homme à un monstre. Ils ne considèrent plus l’homme comme un semblable mais comme une créature d’une condition inférieure, au même niveau qu’un insecte. Ils n’évaluent plus la valeur de la vie humaine de la même façon. Saji se demande justement si pour Akane, toutes les vies humaines se valent, car si la question est non, alors on fait dans la discrimination et on s’éloigne de la moralité. On ne peut pas choisir les vies que l’on garde ou on ôte. En revanche, l’homme peut se permettre de faire en sorte de protéger les plus démunis et équilibrer la balance des riches et des pauvres, des forts et des faibles. Tuer est une hubris. Tuer, c’est se conférer le droit de décider de la valeur de la vie d’un individu et de s’élever au rang d’un dieu. On ne peut se permettre d’avoir ce pouvoir. Ce privilège ne doit appartenir à personne. La valeur d’un homme est inestimable, c’est pourquoi l’assassinat fait partie des pires crimes contre l’humanité. Et pourtant Saji décide de croire en une possibilité de rédemption de la part de sa partenaire, pourquoi ?

Une fois dehors, marchant côte à côte, Akane décide de poser une question sur quelque chose qui l’intriguait beaucoup chez son partenaire. Elle se demande pourquoi il est prêt à accomplir ces basses besognes alors qu’il est clairement quelqu’un de très attaché aux valeurs morales. Il est intéressant de relever une ambiguïté dans la phrase, à savoir « ce genre de chose », un sens vague qui traduit une forme intentionnelle de discours ayant pour but de le tester. C’est de bonne guerre. Lui-même l’a mis en position d’interrogatoire juste avant. Peut-être est-elle aussi en train de penser à tort qu’il est prêt à faire des choses immorales comme tuer, pour atteindre son objectif. Mais dans ce cas ils comprennent la moralité de façon différente : il n’y a pas deux poids deux mesures. Nous ne pouvons pas être relativement moraux, comme nous ne pouvons pas être relativement bons ou mauvais. Soit nous avons une éthique, soit nous nous n’en avons point. Ce n’est pas quelque chose qui se mesure comme le prix d’un objet. C’est ça, avoir des principes. Et c’est la raison pour laquelle Saji fait encore confiance en elle, c’est qu’elle a eu le principe de ne pas tuer l’enfant, c’est qu’il reste en elle le potentiel d’être quelqu’un de bon. Elle pourra se racheter une fois qu’elle aura compris que la moralité n’est pas une valeur qui se mesure mais quelque chose d’absolu.

Saji a écrit:
« Je suis prêt à aller très loin si cela me donne ne serait-ce qu’une infime chance de mettre la main sur lui. Mais cela ne doit pas m’empêcher de faire la part des choses. N’est-ce pas ? »

Par « ce genre de chose », Akane doit croire qu’il serait prêt à tuer ou à extorquer un homme pour le bien de l’objectif. Mais lui est résolu à ne pas employer des moyens extrêmes pour parvenir à ses fins. Pas comme son frère, pas comme Tatsuzô. C’est d’ailleurs ce qui le lie pour l’instant à son alliée, leur sens commun pour le bien. Cette notion est immuable chez Saji, même si cela le torture tous les jours. A chaque décision il est tenté de faillir à son intégrité mais il se retient, car autrement, ce qu’il fait n’a plus de sens, ce qu’il défend avec ardeur n’est qu’un tissu de mensonges et surtout s’il franchit le pas il ne vaudra pas mieux que son frère. Mais qu’en est-il d’Akane ? Où se situe-t-elle aujourd’hui sur le plan des valeurs ? Cette mission sera aussi l’occasion pour Saji d’évaluer son alliée pour ce qu’elle est, car seules ses actions peuvent la définir, et de belles paroles ne suffiront pas à le tromper. Une action excessivement violente de de la part de la kunoichi pourrait être mal vue de la part de l’homme masqué. Il stoppe sa marche, arrête sa partenaire. Il écrit.

Saji a écrit:
« C’est là. »

Effacer sa dette [PV Saji] Hasui-10

Une grande demeure rouge traditionnelle à deux étages. De grandes portes menant à l’intérieur, au rez-de-chaussée sans aucune fenêtre de face, tandis qu’on peut distinguer des fenêtres à l’étage supérieur. Devant la maison rouge on voit une femme en tenue traditionnelle noire et un écharpe violette s’approcher des portes, protégée par son ombrelle orangée. Plusieurs choix s’offrent à nos héros. Tenter d’espionner la maison de mise aux enchères depuis l’étage supérieure en essayant de ne pas se faire repérer, ou bien demander des informations à la femme qui se trouve devant eux, au risque de se faire connaître par elle. Il est aussi envisageable qu’ils se séparent pour que soit Saji soit Akane s’occupe d’espionner à la fenêtre du haut tandis que l’autre interrogerait la femme. Enfin, ils pourraient attendre discrètement dans le froid, et regarder la femme entrer, mais pas sûr que cela les aident beaucoup. Et qui sait quand le prochain invité se montrera pour entrer à son tour, ruinant leurs chances d’interroger ou d’obtenir un indice pour infiltrer la maison ? Surtout qu’ils n’ont aucune idée de ce qui se passe à l’intérieur, à part des enchères, ils ne savent pas le nombre de personnes ni leur répartition dans l’ensemble du bâtiment à deux étages. Et encore moins la localisation de leur cible Shige Anzai : premier ou deuxième étage ?


_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Sajisi10
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4291-presentation-de-nobuatsu-saji http://www.ascentofshinobi.com/t6015-kiri-equipe-06-onryo-esprit-vengeur-fermee#49416 http://www.ascentofshinobi.com/t4300-nobuatsu-saji-carnet-de-route http://www.ascentofshinobi.com/u779
Yasei Akane
Yasei Akane

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Mar 6 Nov 2018 - 22:17
La réponse à sa question était plutôt vague. Aller très loin pouvait tout et rien dire, selon son point de départ. Quelles étaient ses limites ? Elle n'en avait aucune idée. Il lui faudrait patienter, observer, pour le savoir. Tout en faisant attention à ne pas franchir elle-même ces limites qu'elle ne connaissait pas, pour ne pas risquer de perdre un allié. Cela ne lui semblait pas si aisé. Là encore, les règles lui paraissaient floues. Pourquoi personne ici ne disait noir sur blanc ce qui était permis ou ne l'était pas ? Tout serait si simple ! Elle devrait donc faire attention, en observant ses réactions qui n'étaient pas très évidentes à voir. Calquant son attitude sur la sienne. Akane hocha simplement la tête, avant de plonger dans ses pensées.

Ils marchèrent sans rien dire de plus, et bientôt Saji les arrêta pour montrer un bâtiment. Ils l'observèrent en silence, se camouflant derrière le mur d'une maison. Chacun devant certainement élaborer une stratégie dans sa tête. Ils devaient donc trouver dans ce bâtiment de deux étages qui était ce Shige Anzai, un riche collectionneur qu'ils devaient convaincre d'oublier une dette. Ici avait lieu une mise aux enchères d’œuvres d'arts, visiblement réputée. Il devait certainement y avoir une liste d'invités quelque part, les empêchant de se faire passer pour des collectionneurs pour entrer. Akane s'appuya dos au mur pour ne pas être vue, puis effectua quelques mudras en fermant les yeux. S'ouvrant d'avantage au monde, son ouïe parcourut alors le grand bâtiment à la recherche d'indices utiles. Au bout d'un moment, elle se tourna vers Saji :


- « La plupart des invités sont regroupés dans la même pièce, en bas. Certainement la salle des enchères. Il y a quelques personnes en haut. J'en compte au moins cinq. Ha, et les enchères à proprement dites commencent dans quarante minutes, d'après ce que j'ai pu entendre. »

Elle semblait observer la femme qui se trouvait devant la maison. Puis elle poursuivit  :

- « Je n'ai rien entendu qui puisse nous aider à repérer notre homme. Peut-être pourrions-nous aller discuter avec quelques invités avant que ça commence. Attendez-moi, je reviens. »

Et sans attendre sa réponse elle fit de nouveau un mudra. Bientôt une petite fille au large sourire s'approcha en sautillant de la femme qui prenait visiblement son temps pour entrer. Elle n'avait pas l'air très contente d'être là.

- « Bonjour madame ! Comme tu es joliiiie ! »

La femme se tourna alors vers elle, révélant un visage fardé de blanc.

- « Merci ma petite. Que fais-tu toute seule ici ? »
- « Une dame m'a demandé de vous emmener là bas. Elle a dit qu'elle voulait vous parler. »


Et elle montra du doigt un endroit au loin. La femme se tourna alors vers la maison, puis vers la « petite fille », semblant hésiter.

- « Je ne peux pas. Je vais bientôt aller travailler. »
- « Elle a dit que si vous venez, vous n'aurez pas à travailler ce soir. »


Cette fois-ci les deux silhouettes s'éloignèrent, sortant du champ de vision du sabreur. Il dût attendre de longues minutes avant que quelqu'un ne s'approche de lui de nouveau. Akane revenait seule, habillée de la tenue de la geisha, et visiblement maquillée comme elle.

- « Désolée, j'ai été un peu longue. Bon, je suis censée divertir les invités. Je vais voir si je peux délier quelques langues. Je vous rejoins en haut dès que possible, qu'en dites-vous ? »

Ainsi ils pourraient mieux cibler leur homme. Et elle pourrait lui amener en haut sans éveiller les soupçons. Mais peut-être que Saji avait une autre idée à lui exposer.

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Banakane

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4207-il-est-temps-de-sortir-des-ombres-et-de-se-diriger-vers-la-lumiere-en-cours#32416 http://www.ascentofshinobi.com/t5328-equipe-9-shinpuu-vent-nouveau#42162 http://www.ascentofshinobi.com/t4285-yasei-akane-carnet-de-route#32967 http://www.ascentofshinobi.com/u227
Nobuatsu Saji
Nobuatsu SajiEn ligne

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Mer 7 Nov 2018 - 16:08
Tous les deux réfléchissent sur la façon dont ils vont infiltrer le bâtiment qui comprend certainement des gardes… et beaucoup de témoins. Il faudra faire preuve de prudence afin de passer inaperçu et mettre la main sur leur cible Shige Anzai, qui est mêlé au reste des invités. La demeure aurait presque l’air d’une forteresse, tellement la double porte principale est impressionnante et solide. Impossible d’entrer par là sans une autorisation ou sans une très bonne distraction. Plus ils y pensent, et plus la mission qui leur a été attribuée semble délicate. D’aucuns diraient une tâche quasi impossible ! D’autant que l’infiltration n’est pas tellement le point fort de Saji, et il réalise qu’avoir Akane à ses côtés est plus que nécessaire pour mener à bien la mission. Il regarde son alliée qui semble pensive également. Mais il n’a pas le temps de suggérer son plan que déjà elle a une idée. Ce qui ne le surprend guère, l’ayant déjà vu à l’œuvre lors de leur première rencontre. Elle est plutôt douée dans les domaines de la détection et de l’infiltration. Contrairement à lui qui est plutôt versé dans l’art du combat rapproché. Un des avantages de leur alliance, c’est qu’ils sont relativement complémentaires.

Elle prend l’initiative de composer des mudrâs avant de fermer les yeux… Il l’observe, se demandant ce qu’elle est en train de faire. Elle les rouvre, et croise le regard de Saji. Elle l’informe que presque tous les invités sont regroupés dans la même pièce en bas où se déroulent les enchères tandis qu’à l’étage du haut elle a pu détecter au moins cinq personnes. Les enchères commencent dans quarante minutes, ce qui leur laisse un peu de temps pour repérer leur cible et éventuellement s’en approcher avant que tout le monde ne soit regroupé pour la séance imminente. L’isoler du reste du groupe pourrait les dispenser de beaucoup de complications. La dernière chose dont ils ont besoin, c’est de se faire remarquer par des gardes et des témoins pendant qu’ils discutent avec Shige Anzai qui n’appréciera sûrement pas qu’on l’intimide au milieu de tout ce beau monde. S’il se sent menacé, il cherchera probablement à interpeller tous les gens présents dans la salle pour venir à son secours, et ils n’arriveront pas à mettre leur plan à exécution. D’ailleurs les deux genins n’ont pas encore jugé nécessaire de discuter de leur méthode pour faire retirer la dette du Marchand. « Par n’importe quel moyen » mentionnait la lettre. Evidemment, Saji cherchera à suivre la voie la moins violente possible comme par exemple la négociation et à la limite le chantage (sans menacer sa vie), mais rien n’est moins sûr pour Akane dont il connaît le sombre passé. Il sera très attentif au choix qu’elle fera. C’est aussi pour cela qu’il préfère ne rien dire pour l’instant et attendre de voir son approche, il ne veut pas que l’initiative vienne de lui mais seulement d’elle. Il verra bien le moment venu, et peut-être s’en doute-t-elle que ses yeux sont rivés sur elle.

Pleine de créativité, la kunoichi compose un autre mudrâ cette fois pour prendre l’apparence d’une petite fille innocente qui sautille en direction de la femme. C’est un peu déconcertant d’imaginer Akane, aussi timide qu’elle est, se mettre à jouer la comédie et qui plus est, une gamine toute joyeuse. Après quelques minutes à rester caché derrière un mur, les regardant discuter, il les voit s’éloigner au bout de la rue, vers une maison en retrait. La jeune femme semble hésiter mais semble finalement convaincue et accompagne la mini Akane vers le lieu indiqué. Un petit moment d’attente, Saji se frotte les mains en réaction au froid qui commence à l’engourdir… puis il se tourne au moment où il entend quelques pas s’enfoncer dans la neige. Il lève les yeux vers Akane qui est retournée dans sa forme originale et qui porte désormais le kimino noir et l’écharpe violette de la jeune femme, laquelle n’est plus avec elle d’ailleurs. Elle porte même son maquillage. Il la regarde de haut en bas. La couleur lui va bien, même si c’est un peu serré on dirait. Mais il se garde bien de lui en parler, de peur de perdre un bras. L’essentiel c’est qu’elle ressemble plus ou moins à la femme de tout à l’heure, surtout grâce à tout ce tas de produit cosmétique sur son visage. Pas vraiment au goût du sabreur muet, mais elle sera sûrement plus appréciée par les riches messieurs à l’intérieur de la demeure. Une très bonne idée de se faire passer pour une geisha pour les interroger, mais attention à ne pas poser trop de questions en présence de témoins car cela pourrait éveiller des soupçons. Elle propose à Saji de se rendre à l’étage supérieur, ce à quoi il acquiesce. Ainsi ils se séparent. Elle prendra la porte principale tandis que lui l’attendra depuis l’étage supérieur.

Effacer sa dette [PV Saji] Dettem10
Aperçu de l'étage supérieur

Au tour de Saji de passer à l’action. Il regarde à gauche puis à droite et attend que la voie est libre avant de sauter sur le balcon à l’étage. Atterrissant le plus en douceur possible sur la surface en bois, il fait des pas de loup pour raser les murs et aller d’une fenêtre à une autre. A la première fenêtre, arrive à distinguer deux hommes assis sur des coussins qui semblent parler à un homme en face d’eux, mais l’angle qui lui est offert ne le permet pas d’identifier son visage. D’après les quelques mots qui ressortent de la conversation, ils sont en train de négocier un partenariat commercial entre leurs entreprises. L’homme au fond de la salle parle d’une cargaison d’œuvres d’art venant du Pays de la Foudre et il a besoin des deux hommes en face de lui pour acheminer la marchandise jusqu’à son entrepôt. Le tarif du transport semble poser problème et ils continuent de tergiverser sans pouvoir avancer dans les négociations. Ayant satisfait sa curiosité, Saji marche vers l’autre fenêtre de la salle et se baisse pour ne pas se faire repérer par l’homme du fond. Il continue jusqu’à la fenêtre suivante depuis laquelle il peut observer une pièce remplie d’antiquités et d’objets précieux. Une véritable salle de trésors. Il semblerait que tout soit entreposé ici dans l’attente de la mise aux enchères. Intéressant, cette information pourrait être utile pour plus tard. Il presse le pas et se rend à la première fenêtre de la salle suivante. Celle-ci est complètement vide. Il entre dans la pièce et plaque son dos contre le mur près de l’issue qui donne sur le couloir. A en juger par les bruits de pas derrière la porte coulissante, un garde se trouve de l’autre côté. Pour l’instant Saji est coincé en attendant que son alliée trouve une solution pour le faire entrer.



Spoiler:
 

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Sajisi10
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4291-presentation-de-nobuatsu-saji http://www.ascentofshinobi.com/t6015-kiri-equipe-06-onryo-esprit-vengeur-fermee#49416 http://www.ascentofshinobi.com/t4300-nobuatsu-saji-carnet-de-route http://www.ascentofshinobi.com/u779
Yasei Akane
Yasei Akane

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Mer 7 Nov 2018 - 23:23
Son plan élaboré en quelques minutes eut l'air de convenir au sabreur muet. Ils se séparèrent sur un signe de tête, et Akane se dirigea vers la porte. Elle put entrer sans problèmes, et se dirigea vers la salle où attendait déjà une petite foule. Se demandant bien quoi faire pour entrer dans son rôle, elle se dirigea vers une autre geisha. Celle-ci lui chuchota :

- « Te voilà enfin ! Suis-moi, nous devons saluer tout le monde. »

Et les deux femmes se dirigèrent vers les invités, leur souriant tour à tour. Glissant quelques petites phrases de bienvenue ou de remerciement pour être présent ici aujourd'hui. Akane calqua son attitude sur celle de la femme qui l'accompagnait. Elle distribuait des sourires savamment dosés à tout va. Elle notait mentalement le nom de tous les invités que donnait la geisha, qui les avait apparemment appris par cœur pour l'occasion. Ils semblaient d'ailleurs flattés qu'on les nomme et leur fasse un compliment personnalisé. Akane se réjouit mentalement de ne pas avoir à faire ça, elle aurait eut l'air bien embêtée. Marcher en ayant l'air classe tout en ne posant pas le pied sur son lourd kimono lui semblait déjà être un exercice assez difficile comme ça.

Quant elles eurent fini de saluer tout le monde, Akane s'aperçut qu'elle n'avait pas entendu le nom de Shige Anzai parmi les invités. Se trouvait-il en haut ? Elle devait trouver un moyen de s'éclipser pour s'y rendre. Et de voir où était Saji, en espérant que tout se passe bien de son côté et qu'il ait réussi à entrer. Mais pour le moment elle était coincée avec la geisha, qui ne la lâchait pas d'un pouce. Elle écoutait patiemment les conversations, cherchant un indice ou une occasion. Et elle en trouva une, lorsqu'un homme indiqua qu'il montait vérifier les œuvres d'art une dernière fois avant le début des enchères. Elle se dirigea alors vers lui en s'inclinant :


- « Excusez-moi, puis-je vous accompagner ? J'aimerais beaucoup voir cette collection de mes propres yeux. »

D'après ce qu'avait dit l'autre femme, il n'était pas un homme important. Elle avait compris qu'il n'était que celui qui s'occuperait de la vente aux enchères. Il eut l'air de la regarder de haut en bas, avant d’acquiescer. Elle le suivit donc dans les escaliers, soulevant légèrement les lourds pans de son kimono afin de ne pas glisser dessus. Une fois à l'étage, ils firent face à un homme qui leur barrait leur route. Celui-ci s'effaça et les laissa passer. Elle suivit l'homme dans une salle au fond. Ils firent l'inventaire des œuvres, et elle tenta tant bien que mal de placer quelques commentaires constructifs sur celles-ci. Et alors qu'il avait le dos tourné à regarder un vase visiblement ancien pour le cocher sur sa liste, elle chercha le sabreur muet. Elle avait mémorisé son odeur lorsqu'elle l'avait vu au Cheval Aqueux, c'est donc celle-ci qu'elle tenta de trouver. Se concentrant sur son odorat, elle le trouva dans la pièce attenante. Puis se concentra de nouveau vers l'homme qui faisait l'inventaire.

La porte d'en face s'ouvrit, laissant sortir plusieurs hommes qui semblaient avoir terminé leurs négociations. Ils se dirigeaient vers les escaliers. Leur homme se trouvait certainement parmi eux, et ils ne pourraient plus l'atteindre quand il serait parmi la foule. Tentant de trouver une excuse pour le faire rester, elle tenta à tout hasard :


- « Monsieur Anzai ? »

L'un des trois hommes se retourna vers elle :

- « Oui ? »
- « Pardonnez mon impolitesse, mais je tenais à vous rencontrer. J'ai tellement entendu parler de vous ! »


L'inventoriste qui avait terminé son travail soupira en voyant qu'il n'avait été qu'une excuse pour s'approcher d'un autre. Il descendit à la suite des deux autres hommes ainsi que les geishas qui les raccompagnaient. En minaudant, Akane demanda timidement :

- « Puis-je discuter avec vous en privé, monsieur Anzai ? »
- « Vous n'êtes pas censée faire ça. »
- « Je suis désolée, je ne suis encore qu'une maiko. J'ai choisit ce travail tardivement, et ne connaît pas bien toutes les règles du métier. »


Elle prit un air désolé, avant de continuer :

- «  En réalité, je voulais juste vous approcher... »

Et elle battit des cils dans sa direction. Il bomba soudainement le torse, et ordonna d'une voix forte aux deux gardes du couloir.

- « Allez en bas, et commencez à faire asseoir tout le monde. Je reste ici à discuter avec... Mademoiselle. »

Celle-ci lui adressa un sourire contenu, ressemblant à celui qu'elle avait vu sur l'autre geisha qui l'accompagnait au départ. Elle avait réussi à isoler leur cible, il ne restait plus qu'à espérer que son allié arrive maintenant. Avant que Shige ne prenne un peu trop au sérieux ses « avances »...

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Banakane

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4207-il-est-temps-de-sortir-des-ombres-et-de-se-diriger-vers-la-lumiere-en-cours#32416 http://www.ascentofshinobi.com/t5328-equipe-9-shinpuu-vent-nouveau#42162 http://www.ascentofshinobi.com/t4285-yasei-akane-carnet-de-route#32967 http://www.ascentofshinobi.com/u227
Nobuatsu Saji
Nobuatsu SajiEn ligne

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Jeu 8 Nov 2018 - 9:56
Pas le choix, le garde en face de la porte l’empêche de passer. Saji se demande combien de temps il va devoir attendre avant qu’il ne quitte son poste. Mais voilà qu’il entend des bruits de pas approcher, comme des pas qui seraient en train de monter à l’étage. Une. Non, deux personnes. Elles traversent le couloir, passent devant sa pièce pour aller tout au bout. Il entend une porte coulisser, il s’agit de la pièce d’à côté, où il a aperçu les objets de collection. Il est possible que l’heure des enchères ait été avancée, ou bien ils sont seulement en train de procéder à une vérification en préparation de la séance. Une autre porte s’ouvre, il s’agit de la pièce la plus éloignée. Saji colle l’oreille contre le mur. Il entend plusieurs bruits de pas, comme un groupe de personnes. Sans doute la pièce remplie des cinq personnes est en train de se vider, celle où se déroulaient les négociations. Tant mieux. Cela fait moins de témoins. Le groupe traverse le couloir et dépasse la pièce où il se trouve, quand soudain une voix résonne à travers le couloir. Une voix qui appelle Monsieur Anzai. Une voix qui lui est étrangement familière. Il tend l’oreille de nouveau, et n’entend que des bribes de mots. Le ton de la femme est maniéré et doux mais il n’y a aucun doute : il s’agit bel et bien d’Akane. Il a failli ne pas la reconnaître tellement il a l’habitude de l’entendre avec sa voix forte et assurée. Et pourtant l’illusion est parfaite, on aurait dit qu’elle a fait ça toute sa vie. Elle joue de son charme pour attirer leur cible dans un piège et l’isoler. Le plan parfait. Le couloir résonne de nouveau avec les bruits de pas du groupe d’individus. Difficile de dire de combien il est composé mais il dirait au moins quatre. Silence. C’est ensuite au tour d’une voix d’homme d’interpeller les gardes dans le couloir et de les ordonner de descendre en bas pour le laisser seul avec mademoiselle. Aussitôt Saji entend les deux hommes prendre les escaliers et quitter l’étage. Désormais, c’est le retour au calme. Il semblerait que la voie soit libre. Akane ne cessera jamais de le surprendre.

Rassuré par le silence qui de nouveau s’est installé, Saji fait très lentement coulisser la porte de sa salle tout en faisant passer sa tête dans le couloir, essayant d’identifier les personnes qui s’y trouvent encore. Il aperçoit un homme de dos en face d’une femme en kimono noir et portant une écharpe violette. Akane. Le dénommé Anzai fait un geste de la main et invite son admiratrice à entrer dans la salle où s’était tenues les négociations, il la laisse entrer d’abord avant de refermer la porte derrière lui. Saji voit une pièce en face de lui qu’il n’a pas encore visitée à cause du garde qui y était posté. Il met le pied dans le couloir et entrouvre la porte. Il découvre qu’une seule personne s’y trouve, c’est une femme en kimono rose. Non pas une geisha, mais une jeune femme de bonne famille en position de seiza, en train de faire de la calligraphie sur un grand rouleau de papier posé sur le sol. Elle semble très concentrée, si bien qu’elle n’a pas fait attention aux bruits du couloir…

Saji referme la porte et traverse le couloir à pas de loups pour atteindre la porte par laquelle sont entrés Anzai et Akane. Il ouvre la porte très doucement de façon à ne pas faire de bruit. Heureusement Anzai est toujours de dos et le regard de Saji croise celui de sa complice qui peut le voir d’où il est. Saji pose un pied à l’intérieur, puis l’autre… tandis que leur homme commence à être plus insistant et s’approche de plus en plus d’Akane, allant jusqu’à caresser son épaule. Il se met à sourire avec un air vicieux digne d'un Kuzan mais en plus tordu et mal intentionné.

« Aller on n’a pas trop le temps, montrez-moi donc à quel point vous m’admirez… »

Saji ferme la porte derrière lui et décroche son katana de la ceinture, tandis qu’il voit la main du vicelard descendre le long du bras d’Akane. C’est le moment. Il assène un coup avec le pommeau du sabre à la nuque d’Anzai qui tombe inconscient, mais la chute est retenue grâce à un geste réflexe du sabreur. Voilà une bonne chose de faite. Il n’y avait pas d’autre alternative, il faut le neutraliser immédiatement et le mettre dans une position où il pourra attirer le moins d’attention. Saji déchire un bout de tissu du pantalon de la victime et s’en sert pour la bâillonner. Il le tire ensuite par les pieds vers le coin de la pièce à l’opposé, pour l’éloigner le plus possible du couloir. Là, entre les deux fenêtres. C’est parfait.

Debouts devant l’homme inconscient, les deux ninjas réfléchissent à la façon dont ils vont essayer de persuader leur cible. Il leur reste encore un peu de temps avant la séance de mise aux enchères mais ils savent qu’une discussion peut être très longue, surtout avec quelqu’un qui refuse de céder. Le dialogue pourrait s’éterniser et ils pourraient perdre leur unique opportunité. Il faudra aussi gérer la panique d’Anzai une fois qu’il sera réveillé, éviter qu’il saute dans tous les sens et crie comme un forcené. Saji écrit dans son carnet et passe l’information à son alliée, au sujet de la femme qui fait de la calligraphie dans la pièce adjacente.

Saji a écrit:
« J’ai identifié une femme encore présente dans la salle à côté. Si on fait le moindre bruit suspect, on risque de l’attirer ici. Mais elle ne semble trop concentrée sur sa calligraphie et ne pas prêter attention aux bruits alentours. Je préfère qu’on ne fasse pas trop de victimes et qu’on décampe dès qu’on a obtenu ce qu’on voulait de lui. »

Effacer sa dette [PV Saji] Dettem11
Aperçu de l'étage supérieur

En espérant que tout se passe sans trop d’imprévus. Dommage qu’ils n’aient pas de corde sur eux pour le tenir ligoté. Il risque de poser des soucis s’il est plutôt du genre à sauter dans tous les sens en cas de panique. Le mieux serait peut-être que l’un des deux le tienne immobilisé tandis que l’autre s’occuperait de mener l’interrogatoire. Etant donné que l’un a une voix et l’autre non. La répartition des rôles est très vite faite. Saji met les deux bras d’Anzai dans son dos, le plaque sur le ventre tout en lui tenant les poignets et s’assoit sur lui pour l’empêcher de bouger. Sa force devrait être suffisante pour l’immobiliser complètement malgré ses efforts. Il met une claque sur la joue de l’homme inconscient pour le réveiller. Anzai lève lentement les paupières… et pose ses yeux sur Akane debout en face de lui tandis qu’il est ventre à terre.

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Sajisi10
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4291-presentation-de-nobuatsu-saji http://www.ascentofshinobi.com/t6015-kiri-equipe-06-onryo-esprit-vengeur-fermee#49416 http://www.ascentofshinobi.com/t4300-nobuatsu-saji-carnet-de-route http://www.ascentofshinobi.com/u779
Yasei Akane
Yasei Akane

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Jeu 8 Nov 2018 - 14:37
Leur cible était isolée, son plan avait fonctionné. Il la fit entrer dans la pièce où il était un peu plus tôt avec les autres hommes. Refermant la porte derrière eux. Et soudainement, elle eut l’impression que les rôles s'étaient inversés. Elle était devenue la proie. Et le pire c'était qu'elle ne pouvait rien faire sans éveiller ses soupçons car elle s'était piégée toute seule. Si elle agissait, la femme à qui elle avait emprunté les vêtements serait soupçonnée. Elle devait attendre que Saji arrive afin qu'ils lui demandent ensemble d'oublier la fameuse dette.

Alors elle prit tant bien que mal sur elle, mais ce fut bien difficile. Déjà car elle se trouvait enfermée dans une pièce. Ensuite, avec un homme qu'elle ne connaissait pas. Pour finir, elle n'aimait pas du tout son regard. Tout ce qu'elle voulait à cet instant c'était s'enfuir à toute vitesse. Mais elle resta là sans bouger, complètement crispée. Jusqu'à ce qu'elle voie Saji entrer à son tour dans la pièce et que ça la réconforte un peu. Elle n'était plus seule face à lui. L'homme toucha son épaule et elle eut un frisson de dégoût qu'il prit pour une invitation, lui lançant une phrase qui lui aurait valut de se faire couper un doigt par son père. Elle voulut reculer, mais prit une nouvelle fois sur elle car le sabreur approchait derrière lui, et il ne fallait pas tout faire échouer. Lorsque sa main descendit le long de son bras, elle fut tout à coup bien contente de l'épaisseur du kimono qui la gênait pour monter les marches juste avant. Il se fit assommer à ce moment-là.

Akane hésita entre l'envie de remercier son sauveur et celle de lui crier dessus. Elle venait d'échapper à un sort pire que la mort et devait extérioriser ses sentiments. Et il avait mit trop de temps à son goût. Mais jamais elle n'avouerait à voix haute qu'elle avait eu si peur. De plus il fallait rester discrets. Seul un soupir de soulagement s’échappa de sa bouche. Et elle se frotta les bras comme pour se réconforter, le temps d'observer silencieusement le petit manège de Saji. Celui-ci mit l'homme en place et elle les suivit au bout de la pièce. Là, il lui donna une information intéressante. Ils n'avaient pas intérêt à faire trop de bruit car il restait encore une femme en haut. Saji se positionna sur l'homme pour l'immobiliser avant de le réveiller d'une claque. Celui-ci ouvrit les yeux, qu'il posa sur elle. C'était à son tour de jouer, elle chuchota :


- « Monsieur Anzai, ne criez pas s'il vous plaît. C'était mon rôle de vous amener ici, pour vous piéger. »

Prendre une voix apeurée ne fut pas nécessaire car elle n'était pas encore tout à fait remise de sa mésaventure. Elle devait innocenter la geisha à qui elle avait emprunté le kimono, et poursuivit dans son rôle de victime :

- « Je vous en prie, donnez-lui ce qu'il veut qu'on puisse partir ! Je n'ai pas tout compris mais il s'agissait d'une histoire de dette envers un marchand à oublier. »

Il semblait réfléchir à quoi faire et quoi dire, et tenta de se dégager. Mais Saji le tenait trop fermement, ce qui lui confirma qu'il n'était pas là pour rire et qu'elle disait vrai. Akane avait toujours les bras croisés, même si elle ne les frottait plus, et elle le regardait en espérant une réponse de sa part. Mais il ne disait rien, cherchant un moyen de se sortir de là en se débattant toujours. Alors elle poursuivit, toujours en chuchotant, prenant un air apeuré  :

- « Il sait où j'habite ! »

Il cessa de se débattre pour la regarder, et elle poursuivit encore pour tenter de finir de le convaincre :

- « S'il vous plaît, dites-lui juste que vous allez oublier cette fichue dette ! Donnez-lui ce qu'il est venu chercher. »

Prenant cette fois-ci un air implorant, elle termina par :

- « Je veux juste rentrer chez moi... »

Et elle recommença à se frotter les bras. Elle voulait enlever tout ça et prendre une bonne douche.

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Banakane

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4207-il-est-temps-de-sortir-des-ombres-et-de-se-diriger-vers-la-lumiere-en-cours#32416 http://www.ascentofshinobi.com/t5328-equipe-9-shinpuu-vent-nouveau#42162 http://www.ascentofshinobi.com/t4285-yasei-akane-carnet-de-route#32967 http://www.ascentofshinobi.com/u227
Nobuatsu Saji
Nobuatsu SajiEn ligne

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Ven 9 Nov 2018 - 10:52
Anzai ouvre les yeux et la première chose qu’il voit est la jeune geisha qui lui faisait des avances tout à l’heure. Sa première réaction est de bouger mais il se rend vite compte que quelqu’un est assis sur lui et lui tient les bras derrière le dos. Il se secoue d’un côté puis de l’autre mais Saji ne lâche pas la pression, il le tient fermement par une clé de bras. Paniqué Anzai regarde à gauche puis à droite, il comprend qu’il vient de se faire avoir. Il passe de la panique à la colère vis-à-vis d’Akane qui lui a fait son petit manège pour le mener dans ce petit traquenard. Il essaie de crier mais n’y arrive pas, le bandeau couvre bien sa bouche et l’empêche d’exprimer autre chose que des bruits étouffés. Après quelques secondes à le voir se tortiller comme un ver, et à essayer de se libérer de l’emprise en vain, il s’immobilise et se résigne à écouter ce que la femme devant lui cherche à lui dire. Ses yeux sont toujours marqués par la colère cependant. Akane continue de rester dans son rôle si bien joué de la geisha affectée et fragile dans ses gestes, au point que Saji tombe presque sous le charme, mais son sens du devoir le ramène à la réalité et il garde le contrôle sur le forcené. Elle lui demande de se calmer et d’entrée de jeu lui explique qu’elle n’avait pas le choix, qu’elle devait le piéger. Une approche intelligente : faire croire qu’on avoue une vérité pour en cacher une autre… Il reconnaît bien la femme aux mille visages qui a réussi à bluffer face à Tojo Botan et le convaincre de leur livrer une information précieuse. Saji se demande ce qu’elle cache encore dans sa manche et comment elle a prévu de faire tomber la dette. Pour être honnête lui-même n’a aucune idée, il a davantage confiance en Akane qu’en lui-même sur ce domaine-là.

Elle se pose alors comme une victime du Marchand, qui l’aurait fait chanter de façon à ce qu’elle essaie d’agir en son nom pour retirer sa dette envers le philanthrope et collectionneur Anzai. Mais à première vue cela ne semble pas faire réagir ce dernier qui commence à réfléchir puis à se débattre en vain. Réalisant que cela ne servait à rien, il lève les yeux de nouveau vers la geisha qui se tient les bras avec un air de demoiselle en détresse. Pervers libidineux qu’il est, il semble tomber dans le panneau puisqu’il s’est soudainement calmé devant le récit de la belle. Saji par contre essaie de se mettre à la place d’Anzai, et il n’est pas sûr qu’il irait jusqu’à croire le moindre mot d’une femme qui vient de le manipuler, rien ne le garantit que ce qu’elle dit est la vérité après tout. Aucune preuve rien. Et pourtant le bluff d’Akane semble avoir son effet et l’homme allongé sur le ventre continue d’écouter avec intérêt. Maintenant qu’il y pense… Anzai essaie de tourner la tête pour voir qui est en train de s’assoir sur sa personne… Que fait cet homme masqué ici ? Pourquoi aide-t-il cette jeune femme ? Petit à petit l’histoire d’Akane ne devient plus très crédible à ses oreilles. La dette du marchand à oublier… La geisha victime qui n’a pas le choix… alors qu’elle se fait déjà aider par un garde du corps… trop de doutes lui traversent l’esprit et le témoignage s’apparente davantage à un récit monté de toutes pièces. Mais il ne dit rien et laisser parler son interlocutrice… il leur fait penser qu’il croit tout ce qu’elle dit et se met à hocher de la tête de façon exagérée alors que jusque-là son expression était relativement crispée et figée. Ces deux voyous ne vont pas l’avoir comme ça.

Soudain, Akane entend des bruits de pas approcher depuis l’escalier. Deux hommes armés. Il s’agit des gardes de tout à l’heure qui ont quitté leur poste. Ils reviennent après avoir installé l’ensemble des convives dans la salle, et maintenant ils viennent voir leur chef pour recevoir ses ordres. Saji est mis au courant par son alliée que des ennemis sont en approche. Il assomme Anzai de nouveau dont la tête s’affaisse au sol, afin de libérer ses mains pour sortir son carnet. Puis il se met à écrire rapidement un message qu’il tend à Akane, assez concis car ils sont pressés.

Saji a écrit:
« Anzai. Dans la pièce de droite près de l’escalier. »

Il espère qu’ils pourront poursuivre le reste de leur interrogatoire là-bas. Sans que sa partenaire n’ait le temps de lui demander des détails de ce qu’il a l’intention de faire, Saji tire l’homme par les pieds et le relève pour le faire passer à travers la fenêtre, avant d’enjamber la fenêtre à son tour.

« Monsieur ? Vous nous entendez ? »

L’un des gardes entrouvre la porte au moment-même où Saji retire son deuxième pied de la salle et disparaît dans le balcon. C’en était moins une. Il prend l’homme inconscient sur une épaule et rase discrètement le mur, passe devant les fenêtres de la salle de stockage, avant d’arriver dans la pièce vide où il dépose délicatement Anzai. Ils vont avoir besoin de quelque chose pour couvrir sa bouche et de quelque chose pour lui lier les mains, mais il ne voit rien ici qui puisse faire l’affaire. Il compose un mudrâ, se fait envelopper dans un nuage de fumée et réapparaît avec l’apparence d’Anzai. Il ouvre la porte et met un pied dans le couloir, il est tout de suite reconnu par les deux gardes qui se tournent alors qu’ils étaient en train de parler avec Akane.

« Mo… Monsieur Anzai ? Que… Désolé on ne savait pas... »

Saji ne pouvant parler, il montre un visage énervé pour exprimer son mécontentement, ce qui a pour effet de déstabiliser les deux hommes armés. Heureusement, ils semblent mordre à l’hameçon et déglutissent. Saji profite de cela pour leur faire un signe de la main vers l’escalier pour leur dire de partir. Ils acquiescent et font un pas, avant de s’arrêter. L’un des deux gardes vient de penser à quelque chose qu’il était venu lui demander ses instructions.

« Ah oui j’oubliais. Monsieur Shigeno vient d’arriver. Voulez-vous qu’on le fasse monter ? »

Saji fait signe de la tête que non. Face au silence de son chef qu’il sert depuis presque deux ans, il lève un sourcil, peu habitué à ce qu’il choisisse de faire des gestes plutôt que de s’exprimer haut et fort avec sa voix autoritaire.

« Vous êtes sûr que vous allez bien monsieur ? »

Effacer sa dette [PV Saji] Dettem12
Aperçu de l'étage supérieur

Au moment où le muet fait signe que oui. C’est le déclic qui change complètement l’atmosphère. Un silence gênant envahit le couloir, et les gardes ne bougent plus. Ils semblent se douter de quelque chose désormais, surtout celui qui a pris la parole depuis tout à l’heure, qui apparaît comme le plus expérimenté des deux hommes. Celui-ci essaie d’approcher très discrètement sa main du fourreau de son sabre… il est sur ses gardes. Voyant cela, Saji se prépare mentalement à agir, toujours avec l’apparence d’Anzai, mais il n’a pas son sabre sur lui. Il a dû le laisser dans la pièce qu’il vient de quitter pour ne pas paraître suspicieux avec une arme à la ceinture. Finalement cela ne l’a pas aidé et le voilà quand même quasiment démasqué… Personne ne dit rien mais tout le monde sait très bien que quelque chose ne va pas. Chacun des quatre individus est prêt à dégainer à tout moment. Saji quant à lui compte attaquer à mains nues le garde le plus proche de lui pour l’assommer, en revanche il ne sait pas ce que son alliée décidera de faire… L’idéal serait qu’elle initie l’assaut sur le garde tout au fond du couloir et qui est de profil par rapport à elle, pour profiter du fait qu’ils aient les yeux fixés sur Saji.


_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Sajisi10
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4291-presentation-de-nobuatsu-saji http://www.ascentofshinobi.com/t6015-kiri-equipe-06-onryo-esprit-vengeur-fermee#49416 http://www.ascentofshinobi.com/t4300-nobuatsu-saji-carnet-de-route http://www.ascentofshinobi.com/u779
Yasei Akane
Yasei Akane

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Ven 9 Nov 2018 - 18:45
La cible semblait comprendre ce qu'Akane lui disait. L'homme se calmait. Il ne lui restait plus qu'à croire ce qu'elle disait sur l'homme qui le tenait en respect, et à confirmer qu'il allait oublier la dette. Saji s'enfuirait en jouant le rôle du méchant, elle pourrait repartir par la porte en disant être trop bouleversée pour rester et aller rendre le kimono à la geisha. Et tout serait terminé. Mais bien évidemment, ça ne se passa pas comme ça. Elle entendit des bruits de pas dans le couloir, et fit un signe à Saji pour le prévenir que des gens arrivaient. Cet abruti d'Anzai avait mit trop de temps. Ils allaient se faire prendre alors qu'ils y étaient presque, c'était rageant !

Saji prit les choses en main en assommant de nouveau leur cible, avant de lui écrire un message l'informant d'un endroit où l'emmener. Et de s'enfuir avec par la fenêtre. La laissant plantée là, toute seule dans la pièce sans savoir quoi faire. Avec un garde qui se tenait à la porte. Celui-ci jeta un coup d’œil dans la pièce, cherchant probablement l'homme qu'il servait. Ne le trouvant pas, il s'adressa à elle :


- « Où est monsieur Anzai ? »

Elle réfléchit à une réponse plausible, tentant d’échafauder un nouveau plan rapidement. Mais rien ne lui vint. Le garde réitéra sa question, cette fois-ci d'une voix plus forte. Et elle bredouilla quelque chose d'incompréhensible avant que l'autre garde ne repère Saji déguisé. S'ensuivit une discussion à sens unique. Le handicap du sabreur n'étant pas guéri avec une métamorphose, la conversation s'avérait compliquée. Bientôt un blanc s'installa, durant lequel chacun s'observait avec suspicion. Akane réfléchit une nouvelle fois aux différentes possibilités qui s'offraient à elle. Peut-être pourrait-elle s'emparer d'un de ses saï qu'elle avait glissés dans des lanières de cuir attachées à ses cuisses. D'ici, elle pourrait facilement tuer celui en face d'elle. Mais elle doutait fortement que Saji soit d'accord. Et elle allait avoir un peu de mal à s'approcher discrètement pour en assommer un avec ce foutu kimono qui pesait lourd et traînait au sol. Elle était trop loin pour le toucher directement.

Heureusement, ils avaient pour l'instant tous les deux les yeux rivés sur leur « patron », se désintéressant totalement d'elle. C'était vrai qu'elle n'était censée qu'être une geisha. Inoffensive, donc. Alors doucement, en faisant le moins de bruit possible et sans attirer l'attention du garde le plus proche, elle remonta les pans du kimono pour les porter dans ses mains. Et une fois que ses jambes furent suffisamment dégagées à son goût pour être à l'aise, elle se mit à courir vers le garde qui se tourna vers elle juste à temps pour voir venir un violent coup de pied. Le coup le repoussa dans le mur dans lequel il se cogna avec un bruit sourd, et l'homme glissa au sol. Akane s'approcha de lui, et en tenant son kimono à une main elle prit le pouls de l'homme de l'autre. Il avait prit un sacré choc mais était juste assommé. Saji s'était occupé de l'autre pendant ce temps. Elle prit quelques secondes pour écouter si quelqu'un montait les marches, alerté par le choc du garde cognant contre le mur. Et elle marmonna un :


- « Fait chier ! »

Entre ses dents. Montrant du doigt la pièce où Saji avait emmené leur cible, elle y courut avant de refermer la porte derrière eux. La geisha alertée par le bruit sortait dans le couloir, et en voyant les deux gardes assommés elle donna l'alerte. Akane poussa ce qu'elle put devant la porte pour la bloquer et empêcher les gens d'entrer, avant de répéter la même chose qu'avant. Leur plan était complètement tombé à l'eau. S’adressant à Saji, elle chuchota :

- « Il faut l'emmener ailleurs ! »

Elle doutait fortement qu'il soit d'accord avec l'idée d'un enlèvement, mais avaient-ils vraiment le choix ? Ils étaient repérés, et les gardes entreraient dans la pièce d'un moment à l'autre. Et s'ils s'enfuyaient sans lui maintenant, ils n'auraient plus jamais d'autres occasions. Répétant une troisième fois la même chose, elle se dirigea vers la fenêtre, et le kimono toujours maintenu dans ses bras, elle sauta en bas. Laissant le soin à Saji de porter leur cible, ou non.

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Banakane

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4207-il-est-temps-de-sortir-des-ombres-et-de-se-diriger-vers-la-lumiere-en-cours#32416 http://www.ascentofshinobi.com/t5328-equipe-9-shinpuu-vent-nouveau#42162 http://www.ascentofshinobi.com/t4285-yasei-akane-carnet-de-route#32967 http://www.ascentofshinobi.com/u227
Nobuatsu Saji
Nobuatsu SajiEn ligne

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Ven 9 Nov 2018 - 23:02
La confrontation contre les deux gardes était inévitable. Tant bien que mal, Akane parvient à relever les pans de son kimono et engage le combat en assommant l’homme en face d’elle. Il se cogne violemment contre un mur avant de tomber raide mort. Elle se précipite vers lui pour vérifier son pouls et s’assurer qu’il est en vie. Saji n’a pas le temps de se préoccuper de l’état du garde neutralisé. Il profite de l’ouverture laissée par sa partenaire et donne un coup avec la tranche de la main sur la nuque du garde en face de lui qui s’est retourné, le laissant inconscient lui aussi. Il chute lourdement au sol, produisant un bruit dans le couloir qui ne manque pas d’alerter la geisha encore à l’étage. Akane ayant ses sens en alerte signale à sa façon à Saji qu’ils viennent de se faire repérer. Ce qui était assez prévisible compte tenu des bruits de fracas répétés. Le sabreur muet hoche de la tête et rejoint Akane dans la pièce dont elle ferme l’entrée. Elle enjambe la fenêtre et chuchote qu’il faut emmener leur cible ailleurs. Voyant Saji hésiter, elle répète à plusieurs reprises la même formule. Mais finalement elle décide de sortir et descendre du bâtiment pour sauver sa peau.

Les bruits de pas se rapprochent, et le temps est compté. Il décide de passer par la fenêtre et courir sur le balcon pour rejoindre la pièce où il a déposé Anzai. Pendant ce temps, il entend des gens se diriger dans la pièce où ils s’étaient barricadés. Il n’oublie pas de ramasser son sabre et de l’attacher à la ceinture. Il marque un temps pour réfléchir et se demander s’il est bien sage de l’emmener avec eux. Pourront-ils passer inaperçus avec un homme sur l’épaule ? Probablement pas, et puis ils sont en plein cœur d’un quartier, et en plein jour. Tant pis. Il détache le bandeau de Kiri qui servait à bâillonner Anzai et se retire de la pièce par la fenêtre. Il saute en bas et va rejoindre Akane les mains vides. Ils viennent d’échouer la mission, inutile de prendre d’autres risques inutiles et d’aller jusqu’à kidnapper quelqu’un. Il hausse les épaules et fait signe à sa partenaire qu’il faut partir. Ils se retirent tandis que la maison de mise aux enchères est en proie à la panique générale. Tous deux vont retrouver la geisha qui a prêté ses vêtement à Akane, Saji fait le guet tandis qu’elle se change et rend ses habits à la dame. Il est d'ailleurs agréablement surpris que sa partenaire a choisi de ne pas avoir recours à la force et préféré lui demander gentiment d'échanger ses vêtements avec elle. Pour être honnête il ne s'y attendait pas du tout, il pensait qu'elle l'avait simplement assommée et laissé dans un coin. Ils reprennent la route d’un pas pressé, le plus loin possible des lieux. Heureusement, les personnes à l’intérieur ne semblent pas comprendre ce qu’il se passe et n’ont pas pensé à pourchasser les fuyards dehors.

Sans qu’ils aient besoin de dire quoi que ce soit, on sent une certaine frustration après être rentrés bredouilles de leur infiltration. Saji est égal à lui-même silencieux. Il marche droit devant lui sans ressentir le besoin de parler de ce qui s’est passé et peut-être que son partenaire n’est pas d’accord avec son choix de laisser cet homme derrière. Il assume son choix. Et il est fort probable qu’il sera le seul à subir les conséquences de cet échec étant donné qu’Anzai a pu voir son uniforme noir facilement reconnaissable. Saji n’a réalisé que trop tard qu’on le reconnaîtrait de toute façon et qu’il était impossible de s’en sortir indemne. Il espère obtenir une deuxième chance de la part du Marchand dont l’intention a été en plus communiquée à Anzai. Comment réagira-t-il face à cette nouvelle ? Il doute qu’il soit chaleureusement accueilli. Leur cible est désormais sur ses gardes et sait que sa vie est menacée par le Marchand. Au milieu du chemin vers la boutique d’armes, l’homme masqué se tourne enfin vers sa partenaire pour lui écrire un message, et après avoir mûrement réfléchi :

Saji a écrit:
« Je vais prendre le relais à présent. Comme je vous l’ai dit la dernière fois, si vous souhaitez encore de mon aide pour votre père, je serai disponible. Vous pouvez partir Akane, c’est moi qui suis endetté envers le Marchand. »

Sur ces mots, il continue sa route vers la boutique d’armes et disparaît derrière la porte. A Akane de voir si elle décide de le suivre ou de rebrousser chemin, surtout avec le ton assez ambigu du message. Impossible de dire s’il en veut à sa partenaire de l’avoir laissé derrière, s'il se sent coupable lui-même ou bien s’il veut prendre congé d'elle pour la protéger. C’est un peu le problème de travailler avec quelqu’un portant un masque!

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Sajisi10
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4291-presentation-de-nobuatsu-saji http://www.ascentofshinobi.com/t6015-kiri-equipe-06-onryo-esprit-vengeur-fermee#49416 http://www.ascentofshinobi.com/t4300-nobuatsu-saji-carnet-de-route http://www.ascentofshinobi.com/u779
Yasei Akane
Yasei Akane

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Sam 10 Nov 2018 - 14:24
Saji la suivit sur le balcon, et elle l'observa se diriger vers l'autre pièce à partir de l'extérieur. Le suivant en même temps d'en bas, car les gardes arriveraient bientôt à ouvrir la porte, et ils regarderaient forcément par la fenêtre. Et c'est avec un certain soulagement qu'elle le vit finalement revenir, seul. Elle n'ajouterais pas l'enlèvement à sa longue liste de méfaits. Le sabreur lui indiqua qu'il était temps de partir, et elle ne se fit pas prier. Le chemin se fit dans le silence, et pas seulement parce que Saji était muet. Akane lui demanda de retourner voir la geisha afin de retourner lui donner ce qui lui appartenait. Celle-ci attendait patiemment, et en la voyant arriver elle la questionna avec espoir :

- « Vous lui avez donné une bonne leçon, à ce pervers dégoûtant ? »
- « Si on veut. »


Prenant un air désolée, elle ajouta :

- « J'ai échoué. Je n'ai pas réussi à faire en sorte qu'il vous croie innocente. »

La geisha fit un petit signe de la main, comme pour chasser ses paroles.

- « Ce n'est pas grave, j'ai bien réfléchi et je crois que je vais arrêter ce métier. Même si je ne sais pas ce que pourrais faire d'autre. »
- « Vous trouverez bien. Vous pouvez toujours commencer par vendre ce kimono. Il est de très bonne qualité. À mon avis vous devriez en tirer un bon prix, je ne crois pas l'avoir abîmé. Ça vous donnera de quoi pouvoir rebondir. »


La geisha lui sourit, et Saji se retourna pour qu'Akane puisse enlever son déguisement qui la mettait mal à l'aise. La femme lui enleva aussi le plus gros de son maquillage comme elle le pouvait, et elles se saluèrent. Les deux shinobis se dirigèrent ensuite vers le marchand, afin de leur donner leur compte rendu échoué de « mission ». Mais alors qu'ils étaient presque arrivés, Saji s'arrêta pour se mettre à écrire. Elle cligna des yeux plusieurs fois à la fin de sa lecture, avec l'impression que quelque chose lui comprimait la poitrine. Et il la laissa là, seule. Elle parvint à articuler d'une voix plus étranglée qu'elle ne l'aurait voulu :

- « Désolée. »

Il la rejetait. Elle avait échoué, tout avait raté à cause d'elle, et lui en voulait. Comment pouvait-on avoir un monstre comme allié, de toutes façons ? Elle s'éloigna mais sans partir pour autant, pour se camoufler dans une ruelle non loin. Réfléchissant à tout ça, les pensées s’enchaînaient dans sa tête. Elle revoyait tous ces mots qu'il lui avait déjà écrit, y repensait. Et en arriva à la conclusion qu'il l'avait juste prise en pitié. Il l'aiderait pour atteindre son père, mais pour le reste elle n'était qu'un poids. Quant ils s'étaient rencontrés, il lui avait donné de quoi la contacter. Mais comme elle l'avait compris aujourd'hui, il était bon : il devait juste se sentir redevable. Quant il l'avait appelée au secours au Cheval Aqueux, il lui disait l'avoir « embarquée là dedans sans le vouloir », et qu'elle pouvait « ne pas en tenir compte ». Insistant même avec un « S'il vous plaît ». Elle avait prit ça pour une formule de politesse, mais n'en était maintenant plus si sûre. Peut-être avait-il juste voulu insister pour qu'elle comprenne et le laisse tranquille. Il était trop gentil pour lui dire directement de partir. Et quand elle avait voulu lui adresser la parole, il s'était enfui. Il n'avait pas voulu d'elle, et s'était pourtant imposée.

Pareil aujourd'hui, elle s'était rendue chez lui et il lui avait dit que ce n'était pas la peine d'y venir et qu'il était surpris de sa visite. Et lui avait directement parlé de son père. Il avait aussi insisté sur le fait que la dette ne concernait que lui et qu'elle ne devait pas s'en inquiéter. Pourtant, il lui avait aussi dit qu'il était ravi de la revoir. Était-ce là aussi une formule de politesse ? Dans tous les cas, il n'avait fait que la repousser, et ne l'avait pas compris. Pas jusqu'à maintenant. Où il insistait bien encore une fois sur le fait qu'il ne l'aiderait que pour son père. Elle l'avait mit en danger, avait fait rater sa mission, et en plus s'était imposée dans sa vie. Comment pouvait-il ne pas lui en vouloir ? À sa place, elle n'aimerait pas que quelqu'un s'impose de cette façon, sans comprendre qu'on n'en veuille pas à ses côtés. Elle avait trop baissé sa garde avec lui, s'étant faite leurrer par le mot « allié ». S'était même confiée, le laissant voir une partie de ce qu'elle cachait à tous. Mais maintenant, elle le laisserait tranquille. Elle n'irait le voir que pour son père, elle avait compris le message. Cependant, elle l'avait tout de même mit en danger et ne pouvait pas se permettre de le laisser comme ça. Alors même s'il ne voulait pas d'elle, elle veillerait quand même sur lui. S'il ne la voyait pas, il ne pourrait pas lui en vouloir. Se camouflant d'avantage dans la ruelle, elle mit ses sens à contribution pour écouter ce qu'il se passait dans le bâtiment où était entré Saji.

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Banakane

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4207-il-est-temps-de-sortir-des-ombres-et-de-se-diriger-vers-la-lumiere-en-cours#32416 http://www.ascentofshinobi.com/t5328-equipe-9-shinpuu-vent-nouveau#42162 http://www.ascentofshinobi.com/t4285-yasei-akane-carnet-de-route#32967 http://www.ascentofshinobi.com/u227
Nobuatsu Saji
Nobuatsu SajiEn ligne

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Sam 10 Nov 2018 - 23:02
Cet échec, il doit l’assumer seul, et éviter les dommages collatéraux qui peuvent être évités. Si Akane peut être épargnée par les retombées de la mission avortée, alors soit, il encaissera les coups, comme il l’a toujours fait. Il n’y peut rien. C’est dans sa nature de jouer les preux chevaliers, même si cela peut paraître désuet voir presque niais. Il est même fort possible qu’elle ne réalise pas que telle était son intention. Et vu le dernier message qu’il a donné à son alliée, il ne la reverra peut-être jamais, ou du moins pas avant longtemps. Il soupire alors qu’il fait un pas à l’intérieur, poussant la porte ce qui déclenche la petite cloche qui tinte au-dessus pour signaler la venue d’un client. Sauf qu’il ne s’agit pas d’un client mais d’un homme qui s’avance vers l’abattoir, prêt à recevoir sa sentence. Il s’arrête devant la porte qui se referme lentement derrière lui, et produit un long grincement peu rassurant, fini par un claquement qui aurait réveillé un mort. Mais Saji ne sursaute pas, l’esprit trop occupé à repasser les événements de tout à l’heure. Il relève la tête et regarde en direction du comptoir. A sa grande surprise, personne ne l’y attend. Il s’avance alors avec prudence, fait un pas après l’autre tout en empoignant son fourreau de la main droite, le pouce appuyé sur la garde du sabre. Ses yeux regardent à gauche puis à droite, balayant à plusieurs reprises l’intérieur de la pièce. Le silence est pesant et beaucoup trop suspect pour que cela soit une pure coïncidence. Le lieu est si calme qu’il a l’impression que ses pas sont devenus plus lourds et bruyants. Le visage de Saji est tendu derrière son masque. Il atteint finalement le comptoir tout en se préparant à dégainer mais rien ne l’y attend. Il se penche en avant pour regarder de l’autre côté mais pas une trace. Il saute de l’autre côté du comptoir et colle son dos contre le mur, s’approche doucement du seul de la porte qui mène vers l’arrière-boutique. Sa main est prête à tirer le sabre de son fourreau. Il fait un pas devant le seuil de la porte, et continue dans le couloir menant dans la petite pièce d’entrepôt dans laquelle il s’était rendu la toute première fois. Ses pas résonnent dans le couloir vide. Si quelqu’un l’attend dans la pièce d’à côté, il a sûrement été alerté par le bruit. Si une menace doit tomber sur Saji, c’est ici et maintenant. Il voit que la porte de salle de stockage est fermée. Il tourne la poignée mais l’issue est bien verrouillée. Il colle son oreille contre la porte comme pour essayer d’écouter ce qui se trame à l’intérieur… Rien, pas un bruit. En même temps, à quoi pouvait-il s’attendre ? Si l’ennemi sait qu’il est là, alors ils feront en sorte de dissimuler leur présence. Mais bon, sait-on jamais.

Saji fait un pas en arrière et empoigne fermement son sabre qu’il tire complètement de son fourreau, laissant échapper un son strident qui fait écho dans le couloir. Il se met en position d’attaque, tandis qu’il concentre une grande quantité de chakra dans son bras. L’énergie se diffuse ensuite dans sa lame, lui conférant un meilleur tranchant. D’un geste vif, il effectue deux coups de taille en croix qui tracent deux diagonales dans la forme rectangulaire de la porte. Les lignes de coupure sont très propres et il suffit au bretteur de donner une très légère poussée avec son pied pour faire tomber la porte comme un château de cartes. Les triangles de bois tombent au sol tandis que l’homme en noir enjambe les débris parfaitement découpés. Il tourne la tête de gauche à droite pour essayer de détecter un élément suspect… Il voit quelque chose. Ou du moins l’absence de quelque chose. Des papiers, sur les étagères. Des documents ont été retirés, les informations précieuses servant de monnaie d’échange pour le Marchand. Pourquoi ce dernier quitterait-il son repaire avec ses affaires les plus importantes ? Il n’y a qu’une réponse. Une et une seule. Il a déménagé vers un autre lieu. Mais pourquoi quitterait-il soudainement sa boutique, et pourquoi ce départ coïncide-t-il avec la fin de sa mission avec Anzai, et qu’il vient tout juste de terminer ? Il se pourrait que le Marchand soit parti bien avant, entre le moment où il a reçu la lettre ce matin et les événements dans la maison d’enchères cet après-midi. Quand bien même. Le temps entre les deux reste trop court pour que tout cela ne soit qu’une coïncidence. Pourquoi ne l’a-t-on pas précisé le nouveau lieu de rendez-vous pour lui faire son rapport ? Car il est clairement indiqué sur la lettre « Une fois que vous aurez fait le nécessaire, revenez à la boutique d’armes pour en informer le Marchand. » Plus Saji enchaîne les questions, et plus il s’approche de l’hypothèse la plus plausible.

Il entend un clic venant d’un tas de carton posé au centre de la salle. La déflagration emporte tout sur son passage, pulvérisant tous les objets entreposés à l’intérieur. Quant à Saji il est directement touché par le souffle de l’explosion, si bien qu’il est projeté en arrière et hors de la pièce. La brûlure le touche directement au torse, pénétrant le tissu sur une large surface pour atteindre la peau rougie. Son dos heurte le mur du couloir, laissant une grande fissure témoignant de la puissance de l’impact. Il retombe au sol, genoux à terre… Ses yeux se ferment sur l’intérieur d’un bâtiment qui tombe en ruines, alors qu’il est peu à peu couvert par les morceaux de pierre. Des images lui reviennent en tête. Des souvenirs qui défilent qui annoncent l’imminence de sa mort. Il regrette… il regrette tant de choses. Mais les choix doivent être assumés. Il se revoit au milieu de cette rue devant Akane qui lui adresse ce regard déçu en même temps qu’attristé, il l’entend lui dire d’une voix étouffée « Désolée » comme si on venait de la poignarder au cœur. A son tour, il s’imagine lui répondre, il s’imagine lui dire de sa voix miraculeusement restaurée : « Non Akane... c’est moi qui suis désolé. »


_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Sajisi10
Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4291-presentation-de-nobuatsu-saji http://www.ascentofshinobi.com/t6015-kiri-equipe-06-onryo-esprit-vengeur-fermee#49416 http://www.ascentofshinobi.com/t4300-nobuatsu-saji-carnet-de-route http://www.ascentofshinobi.com/u779
Yasei Akane
Yasei Akane

Effacer sa dette [PV Saji] Empty
Dim 11 Nov 2018 - 13:33
Rien. Elle n'entendait rien, si ce n'étaient les bruits que faisaient Saji. Elle ne capta aucune autre respiration à l'intérieur du bâtiment. Le sabreur avançait prudemment, et il avait bien raison car c'était louche. Même si à ses oreilles il faisait énormément de bruit en marchant. Elle le suivit à ses bruits de pas. Entendit le bruit de la poignée fermée à clef. Et lorsqu'il tira son sabre de son fourreau, elle sorti de sa cachette pour courir devant le magasin. Mais mis à part le son d'une chute de morceaux de bois, à en juger par ce qu'elle comprenait, il n'y avait pas d'ennemis à combattre. Brièvement rassurée, elle resta cependant devant la porte, à écouter la suite. Prête à intervenir si besoin.

Et la suite lui prouva qu'elle avait raison d'être sur ses gardes. Car il y eut le bruit de quelque chose se déclenchant, puis le son sourd du corps du sabreur projeté contre un mur. Celui du feu, aussi. Elle entra en trombe à l'intérieur, faisant tinter vivement la sonnette, pour le chercher du regard. Il était là, sous quelques gravats qui commençaient à tomber. Se tenant à genoux, quasiment évanoui. Non, non, non ! Il était hors de question qu'il meure là, sonné et enseveli. Et encore moins à cause d'elle. Comme à chaque fois qu'elle était en situation d'urgence, elle fit appel à la Bête à l'intérieur d'elle.


* Aide-moi !*

Et comme à chaque fois, celle-ci répondit à son appel. Comme une sorte d'ange-gardien qui serait toujours là en elle pour l'aider. Même si elle ne la voyait pas vraiment de cet œil la plupart du temps. Se voyant plutôt comme un horrible monstre. Et la jeune femme se changea en quelques secondes en une forme plus grande et puissante. Des griffes lui poussèrent au bout des mains et des pieds. Ainsi qu'une queue, coincée derrière le tissu. De la fourrure apparut sur tout son corps, partiellement découvert par ses vêtements se déchirant par endroits. Son visage mua également, obtenant des crocs. Ses pupilles virèrent au jaune et ses oreilles devinrent poilues et pointues. Ses réflexes se firent aussi plus vifs.

Alors dans cette forme humanoïde, à mi-chemin entre l'animal et l'humaine, elle se précipita vers Saji, qui semblait avoir perdu complètement connaissance maintenant. Elle balaya les débris sur son dos d'un ample geste de la main. Puis elle s'accroupit à ses côtés et le prit sur son épaule comme s'il ne pesait rien. Elle ne savait pas vraiment s'il était conscient ou pas, puisqu'elle avait cessé d'écouter ses battements de cœur au moment où elle s'était transformée. Elle ne maîtrisait pas encore assez sa Bête pour faire ces deux choses à la fois sans perdre le contrôle. Mais peu importe ce qu'il verrait ou sentirait, elle pourrait toujours lui dire plus tard si il lui en parlait qu'il avait halluciné pendant qu'il était dans les vapes...

Le sabreur récupéré, il s'agissait maintenant de sortir avant que tout ne s'effondre sur eux. La métamorphe parcourut alors les quelques mètres qui la séparaient de la sortie le plus vite qu'elle le put. Ne prenant même pas la peine d'ouvrir la porte : emportée par son élan elle fonça carrément dedans de l'épaule libre, pour passer au travers avec son « paquet ». Une fois dehors, elle s'écarta un peu du bâtiment pour se mettre à genoux au sol dans la rue et redevenir humaine. Elle allongea doucement Saji par terre et reprit son souffle. Les badauds commençaient déjà à arriver, venant aider ou juste assouvir leur curiosité. Elle avait fait ce qu'elle avait à faire, et n'avait plus besoin de rester là. Alors qu'elle se relevait, il lui prit le bras. Elle se pencha alors au-dessus de lui, inquiète :


- « Saji ? »

Mais il n'eut pas d'autre réaction. Il oscillait entre temps d'éveil et inconscience. Sa main retombait au sol. La jeune femme se mit debout, et alors qu'une eisei-nin arrivée sur place tentait d'ôter le masque du muet pour voir s'il était blessé au visage, elle l'arrêta.

- « Non. Laissez-le respirer, mais ne l'enlevez pas complètement. »
- « D'accord. Nous allons l'emmener à l'hôpital et faire les premiers soins. Vous voulez nous accompagner ? »


Elle secoua la tête de droite à gauche.

- « Non. Il ne veut pas de ma présence. »
- « Dans ce cas, pouvons-nous prévenir quelqu'un ? Et pouvez-nous nous dire de qui il s'agit ? »


Elle réfléchit à la première question, et n'eut pas de mal à trouver la réponse.

- « Il s'appelle Nobuatsu Saji. Et vous pouvez prévenir Yuki Kuzan. Ils sont amis. »

La femme hocha la tête et bientôt le sabreur fut emmené à l'hôpital. Akane resta là, même si quelqu'un lui demanda si elle avait aussi besoin de soins au vu de ses vêtements déchirés et de la poussière qu'elle avait sur elle. Elle le regardait, lui et ses blessures qu'il avait obtenues à cause d'elle. Et plus elle le regardait, plus elle se disait qu'il avait raison de la repousser. Lui, l'intègre sabreur de Kiri avait été gravement blessé à cause d'une criminelle. Elle devait sortir de sa vie avant qu'il ne la perde. Ce qui lui fit penser à quelque chose. Le sabreur n'avait plus de sabre. Elle se tourna vers le bâtiment désormais effondré, et entrepris de fouiller parmi les décombres. Il y avait encore quelque chose qu'elle pouvait faire pour lui. Avant de le laisser tranquille, comme il le voulait.

Spoiler:
 

_________________
Effacer sa dette [PV Saji] Banakane

Revenir en haut Aller en bas
http://www.ascentofshinobi.com/t4207-il-est-temps-de-sortir-des-ombres-et-de-se-diriger-vers-la-lumiere-en-cours#32416 http://www.ascentofshinobi.com/t5328-equipe-9-shinpuu-vent-nouveau#42162 http://www.ascentofshinobi.com/t4285-yasei-akane-carnet-de-route#32967 http://www.ascentofshinobi.com/u227

Effacer sa dette [PV Saji]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de l'Eau :: Kiri, village caché de la Brume
Sauter vers: