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[Mission libre C] Une si calme patrouille [PV Chikara Meiyo]


Dim 4 Nov 2018 - 0:18
Mystérieux personnage ce Keisuke. A vrai dire, Saji ne s’était pas vraiment méfié de lui hier soir jusqu’à ce que son camarade Meiyo commence à lui poser des questions sur le caractère officieux de la mission. Il a raison. Pourquoi ne pas déclarer l’équipe auprès de l’administration si elle est formée… Cela peut signifier que la Mizukage n’est pas au courant, et pourtant, à en croire le jounin, elle lui laisse carte blanche pour effectuer les missions de reconnaissance et former les nouvelles recrues pour l’aider à accomplir ces tâches qui requièrent la plus grande discrétion. Il semblerait que leur existence même doit rester secrète, afin de ne pas attirer les regards, moins celui de Kiri que celui des autres pays. Et puis il se peut que des espions se cachent dans les alentours après avoir profité du tumulte et de la brèche ouverte par les Nuke-Nins en 202. Saji lui-même n’a pas vécu cet événement qui a bouleversé le village, mais peut-être que son coéquipier saura lui en dire plus à ce sujet sur le chemin.

La brume est épaisse en cette matinée hivernale. Difficile de voir les toits des maisons qui parsèment le village. Quelques passants marchent le long des commerces qui s’ouvrent timidement pour accueillir les premiers clients. Au milieu de l’artère principale qui donne sur les grandes portes de Kiri, un homme en shôzoku noir marche avec son sabre à la ceinture. Il se distingue de la foule environnante par sa marche lente et régulière, sa tête droite et immobile. Des enfants curieux passent devant lui, intéressés par l’attirail du shinobi. Saji s’arrête un instant. Il est habitué à ce genre de rencontre.

« Waaahhh vous êtes trop cool monsieur ! »

Un petit garçon aux cheveux bruns ébouriffés et qui ressemble trait pour trait à lui quand il était enfant se tient devant lui en compagnie de sa bande de copains. Les étoiles plein les yeux. Saji s’accroupit et se place à leur hauteur pour tapoter la tête du gamin. Ils sont ceux pour lesquels il se bat chaque jour. Il souhaite offrir un avenir meilleur à la génération de demain. Un Kiri plus fort dont ils pourront être fiers. Il se relève et continue son chemin car la journée va être longue, et il ne veut pas être en retard. Peut-être que Meiyo l’attend déjà. C’est un homme très discipliné il le sait.

Alors qu’il marche, il tire un bouquin de sa poche. Il l’ouvre et s’arrête à une double page sur laquelle on peut voir un alphabet avec des signes qu’on pourrait facilement confondre avec des mudrâs. En réalité, il s’agit d’une grille alphabétique de langage des signes. Il a bien fait de passer très tôt ce matin à la bibliothèque pour faire ses recherches. Naturellement, les livres au sujet du langage des signes se comptent sur les doigts de la main, étant donné qu’il s’agit d’un handicap très rare à Kiri, tout comme dans son village natal du Pays de la Foudre d’ailleurs. Jusqu’à aujourd’hui, et depuis qu’il est tout petit, il s’est habitué à écrire sur un carnet pour communiquer avec ses interlocuteurs. Il en a toujours été ainsi. Certes, il a déjà entendu parler de la possibilité de se servir de ses mains pour s’adresser à des gens mais tout le monde ne comprend pas ce langage, aussi a-t-il préféré se contenter de l’écriture qui est universelle. Il ne pouvait pas se permettre de perdre du temps à apprendre un alphabet inconnu de tous. Mais les circonstances sont différentes aujourd’hui. Son coéquipier Meiyo lui a fait cette remarque en sortant du restaurant hier soir qu’en situation de combat, échanger par écrit pouvait s’avérer très compliqué et qu’il aurait été préférable de se servir du langage des signes. Son confrère sabreur semble motivé à l’idée de faire l’effort de l’apprendre en même temps que lui pour améliorer leurs échanges et leur travail d’équipe. Une belle initiative de sa part, et Saji ne pouvait que l’accepter.



Tout en marchant, il tient le livre d’une main et de l’autre il essaie de faire les signes indiqués sur la double page. Certains signes comme le C, le L, le O, le V et le W sont très faciles à retenir étant donné qu’il faut juste reproduire la forme de la lettre avec sa main. En revanche il est aisé de confondre le M avec le N ou bien le A avec le S et le T. Saji se gratte la tête. L’apprentissage va demander beaucoup de pratique et de patience. Et malheureusement il ne sera pas le seul à souffrir dans cette épreuve, Meiyo aussi va en faire les frais. D’ailleurs le voilà déjà aux portes. Saji lui fait un signe de la main et lui donne une feuille avec l’alphabet pour qu’il ait lui aussi un exemplaire sous la main. Il va devoir entraîner son œil à reconnaître les signes tout en utilisant ce papier comme support. Tous deux auront largement le temps de s’exercer dans leur voyage dont la durée reste pour l’instant indéterminée.

Saji a écrit:
« Bonjour Meiyo-san, voici ce que j’ai pu trouver à la bibliothèque de Kiri au sujet du langage des signes. On pourra le lire pendant notre voyage et s’exercer pendant les itinéraires si tu veux bien. Je trouve que ton idée était brillante, on va pouvoir communiquer de façon plus efficace, et moi cela me servira sur le long terme avec les personnes qui me sont proches. Bref, la mission. Toi qui connais mieux le pays que moi, je me demandais si tu avais une suggestion de lieu par où commencer notre exploration ? »



@Chikara Meiyo

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Dim 4 Nov 2018 - 22:54
« Une si calme patrouille »




Encore un jour se lève sur le village caché de la brume qui ne semble pas usurper son nom en cette période de l'année. Un épais brouillard voilait la surface des bâtiments. L'hiver était là et son lot de désagrément aussi. Le froid, la brume, la neige. Toutefois le fait de voir la cime des arbres blanchir au fil de la journée lors des premières chutes de neige avait un côté poétique. Meiyo lui aimait cette période de l'année. Elle l'apaisait. Le froid freinait les frileux tandis que les plus aguerri bravait les basses températures simplement pour se refugier dans une échoppe. Résultat il pouvait apprécier le paysage dans le plus grands des calmes et non pas sous le chahut des badauds.

Il fit coulisser le panneau bois de l'entrée pour rejoindre l'extérieur. Sa maison culminait dans un petit coin perdu de Kiri. Il n'avait que pour compagnie l'écho qui vague qui se fracassait sur le port Naragasa et le bruit de son boken sur le mannequin en bois qu'il avait lui-même fabriquer. Il vivait un peu en ermite mais il aimait ce style de vie. Il posa un pied sur la terre légèrement craquelé par le gel de la nuit. Kimono sur le dos, un frisson parcouru son dos. Les matins se rafraichissaient de jour en jour. Il pouvait le sentir malgré les épaisses mailles de coton tissés qui composait sa veste. Il serra autour de sa taille une épaisse ceinture noir en coton tissé puis pris la route des portes du village.

En chemin il repensa aux conditions imposées pour la mission. Être discret. Plus facile à dire qu'à faire. Il est bien souvent plus aisé de tuer quelqu'un plutôt que de le faire parler. Puis il pensa à Saji. Il était le premier homme muet qu'il rencontrait et devait apprendre la langue des signes. Mais où allait-il pouvoir apprendre ce genre de langage ? Encore un problème qu'il allait devoir résoudre.

Il était arrivé aux portes en avance. Saji n'était pas encore là. Toutefois il n'eut pas à attendre très longtemps, a peine eut-il remis d'aplomb sa veste de kimono qu'il put apercevoir son confrère sabreur lui faire signe de la main pour le saluer. Il arriva à sa hauteur avec un livre en main. Il semblerait que ce morceau de papier soit leur nouvelle manière de communiquer. Meiyo leva un cil. Dans le fond tout ceci ressemblait à composer des mudras. Une broutille pour des shinobis. Mais dans la forme beaucoup de signes se ressemblaient. Il fallait être précis. Très précis. Meiyo dit poliment bonjour en s'inclinant puis répondit à Saji.

"Cher Saji, tu as fait une sacrée trouvaille ! Mais nos nuits risques d'être courtes pendant quelques jours si l'on doit tout apprendre et surtout tout retenir. Quant à la mission…Je dirais d'emprunter la route principale pour rejoindre un village vivant du commerce maritime près de la côte. Je pense que c'est un bon choix stratégique pour établir facilement un réseau d'espion et facilité les échanges. "

Les deux hommes se tournèrent face aux lourdes portes du villages qui s'entrouvrirent pour les laisser sortir. Main gauche posé sur le pommeau de son sabre, il foula la terre humide du pays de l'eau suivit de son camarade. Leur périple commençait.



Dernière édition par Chikara Meiyo le Mar 6 Nov 2018 - 23:35, édité 1 fois
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Lun 5 Nov 2018 - 14:54
Les deux confrères sabreurs et coéquipiers se retrouvent pour se lancer dans leur exploration de l’île principale de Mizu, et ils ont décidé de partir de bon matin afin de profiter de la lumière du jour pour éclairer leurs pas, sachant qu’en hiver les journées sont plus courtes. La brume continue de réduire leur champ de vision et s’étend à perte de vue, tandis qu’ils parcourent le chemin bordé d’arbres enneigés, les menant en dehors du village. Le froid est encore supportable. Mais la bonne nouvelle c’est qu’il ne neige pas et que la température reste supportable. D’ailleurs Saji est bien équipé dans sa combinaison en cuir noir, il ne peut pas en dire autant pour Meiyo qui porte sa tenue traditionnelle de kimono et ses sandales qui s’enfoncent dans la terre mouillée. Il doit être relativement confiant quant à sa résistance au froid. Son corps doit être entraîné à supporter toute forme de douleur et autres désagréments. Saji se frotte les mains en laissant de la vapeur s’échapper de sa bouche. Même si cela fait maintenant près d’un mois qu’il habite à Kiri, son corps n’est pas tout à fait adapté à cet environnement humide et désagréable qui tranche avec la fraîcheur des forêts du Pays de la Foudre. Certes, avant d’arriver au village il a eu le temps de s’habituer aux conditions du Pays de l’Eau pendant près d’un an lorsqu’il était à la recherche de son frère, et il est soulagé que le climat sur l’île principale soit moins rude que dans les régions qu’il a traversées sur les autres îles de l’archipel. Ce qui explique qu’ils aient choisi d’aménager le village de Kiri ici et pas ailleurs.

Le chemin commence à suivre un tracé sinueux les menant près de belles vallées enneigées. Même à Mizu, il peut y avoir de jolis paysages de carte postale, quand la laideur des marais et des tristes forêts sont maquillés par la blanche neige. Même si cette dernière reste fine et timide, cela suffit à embellir l’arrière-plan et rendre leur exploration plus agréable et moins monotone. Les deux compagnons de voyage tentent d’ailleurs de rendre leur marche moins ennuyeuse en essayant de s’exercer à reconnaître certains signes marqués sur leur feuille d’alphabet. Saji essaye d’abord les lettres plus faciles à reconnaître comme le C, le F, le O, le V et le W. Puis il essaye d’alterner entre le M et le N, puis le A, et le M, afin que Meiyo puisse bien les distinguer au fur et à mesure. Puis viennent les chiffres : il suffit de lever le nombre suffisant de doigts pour les chiffres de un à cinq. Mais à partir de six, les choses se compliquent car il faut lever certains doigts et en rejoindre d’autres de façon à exprimer le chiffre souhaité. Par exemple, coller le pouce et l’auriculaire pour le six, le pouce et l’annulaire pour le sept, le pouce et le majeur pour le huit, et enfin le pouce et l’index pour le neuf. Tout ce travail nécessite une certaine gymnastique avec les doigts de la part de Saji pour qui tout cela est nouveau. Il a toujours eu l’habitude d’écrire pour s’exprimer, et devoir épeler ses mots avec des signes lui semble très contraignant. Mais petit à petit, à force de persévérance, le muet arrive à se faire comprendre sur les lettres qui lui permettront d’épeler des mots-clés ou originaux. Sinon il existe aussi des mots du quotidien qui peuvent être signifiés par un seul geste. Par exemple : « Comprendre », « Attention », ou encore « Aider ». Des mots qui pourraient très utiles en situation de travail d’équipe. Désormais, son interlocuteur pourra identifier et comprendre les mots simples du langage des signes. Maîtriser les mots compliqués demandera beaucoup plus de temps et d’échange.

A la fin de la journée, leurs pas les emmènent à leur première étape, Horo. Il fait déjà nuit noire dans ce village de pêcheurs. On peut apercevoir un groupe d’habitations légèrement éclairées mais quasiment personne à l’extérieur. On dirait que tout le monde est déjà rentré pour dormir, tandis que les shinobis approchent, plutôt contents de pouvoir s’arrêter et prendre du repos. Ils identifient une auberge non loin de l’entrée. Ils y pénètrent. Dans le grand hall, quelques tables ici et là, plus ou moins remplis de clients. Certains d’entre eux arrêtent leur conversation en voyant les deux sabreurs passer devant eux avec leur katana à la ceinture. Les voyant approcher, l’aubergiste les accueille avec un air jovial.

« Bonjour messieurs, soyez la bienvenue à l’auberge d’Horo ! Que puis-je vous proposer pour vous réchauffer ? Une soupe de miso au saumon ? Une fondue ? Ou des boissons chaudes ? Nous avons aussi des chambres de libres si vous voulez. »

Saji laisse son compère s’occuper de la conversation tandis que lui reste en retrait. Ce serait aussi l’occasion pour eux de s’informer sur les activités et les événements du village. Ou bien d’identifier des personnes importantes auprès de qui ils pourraient se renseigner davantage. Le problème quand on tisse un réseau d’information, c’est de savoir où commencer. A qui s’adresser ? A qui faire confiance ? Peut-être qu’ils pourraient demander la localisation du chef du village, il devrait être le premier au courant si jamais il y a une activité suspecte dans la région. Ils auront tout le loisir de lui rendre visite le lendemain matin.


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Mer 7 Nov 2018 - 21:29
« Une si calme patrouille »




Ils se mirent en route. Fendant à grand pas la brume qui était descendu et réduisait désormais la visibilité des deux hommes. La température était relativement clémente par rapport aux paysages enneigé qui s'offrait à eux. Tout du moins la cime des arbres. Saji ne semble pas souffrir des degrés. Sa combi cuir moulante laissait peu de place au froid et à l'imagination. Meiyo quant à lui frissonnait de temps à autre lorsque le vent soufflait. Son épais kimono le protégeait du froid mais pas de la bise d'air qui s'engouffrait à l'intérieur. Par moment sa veste se gonflait tel une voile puis revenait plaqué sa plastique.

Afin de rendre le voyage agréable, il lisait encore et encore le morceau de papier qui lui permettait d'apprendre les signes. Mais tout le monde sait que la théorie n'égale pas la pratique. Saji lui l'avait très bien compris. Il s'exerçait en tentant de faire reconnaitre au sabreur en kimono certaines lettres. L'homme est attentif. Au fur et à mesure que le muet mime, Meiyo prends l'habitude et arrive à reconnaitre certaines subtilités comme le A du S. Il continue d'observer son partenaire en silence, tentant de suivre avec sa feuille d'alphabet. L'apprentissage sera long et fastidieux. Il soupira avant de se replonger dans le parchemin. La langue des signes n'allait pas s'apprendre toute seule.

Lorsqu'il releva le nez il fut agréablement surpris d'être arriver au petit hameau susnommé Horo. Il fait nuit et les rares éclairages servent simplement à baliser la route pavée qui chausse le village. Un peu plus loin on peut entendre l'écho des vagues qui se brise sur le rivage. Toutefois pour le moment c'était Meiyo qui était fracassé de son voyage, il n'attendait qu'une chose, se poser cinq malheureuses minutes et prendre un bon thé chaud. Son rêve sera peut-être bientôt réalisé. Une taverne leurs fait de l'œil et sans hésiter les deux hommes y pénètrent. Le sabreur eu un sourire en coin. Surement parce qu'il était satisfait de pouvoir se mettre au chaud. Le tavernier prit l'initiative et accueilli chaleureusement les compères. Saji resta légèrement en retrait. Il est évident que c'est à Meiyo de converser avec le gérant de l'établissement.

"Votre accueil nous honore. Nous prendrons deux soupes miso au saumon. Nous prendrons également deux chambres pour la nuit s'il vous plait."

L'aubergiste acquiesça avant d'aller derrière son comptoir pour préparer les commandes. Meiyo accompagné de Saji s'accoudent au comptoir tel des piliers de bar. Tandis que le tavernier se met au travail, le sabreur tente d'obtenir des informations. Il parle à voix basse afin que seul le trio puisse entendre.

"Dites…Vous êtes aubergiste, vous voyez forcément beaucoup de personnes passées. Toutefois avez-vous déjà vu (les vrais reconnaitront) des habitués de la maison ?"

Quoi de mieux pour un espion que de venir passer la nuit dans une auberge avant de repartir transmettre les informations le lendemain. Toujours la tête dans le guidon à préparer le repas, le grand homme ne releva pas la tête pour répondre. Il finissait de couper soigneusement le saumon en fine lamelle.

"Oh oui ça m'arrive de voir réguliers des têtes connues. Pourquoi ? Vous cherchez quelqu'un ? Vous êtes de la police ?"

L'homme ria avant de soupoudrer la soupe miso des lamelles de saumon qu'il venait de découper. Puis servis les mets aux deux clients. Il s'accouda au comptoir avant de regarder tour à tour Saji et Meiyo. Aucuns des deux sabreurs ne semblaient prendre à la rigolade la boutade de l'aubergiste. Ils le remercièrent toutefois pour son service.

" Simple curiosité…Nous comptions acheter une parcelle près du village mais impossible de trouver le chef. Vous savez où est ce qu'il réside ?"

L'aubergiste répondit puis donna la note au sabreur en kimono qui paya l'addition dans la foulée.

"C'est un bel endroit n'est-ce pas ? Bon en cette période c'est un peu triste mais pendant l'été c'est un vrai petit coin de paradis ! Vous pourrez trouver le chef dans sa résidence qui surplombe le village. Vous n'avez qu'à suivre le sentier principal et vous tomberez dessus."

"Merci pour vos informations."

Meiyo salua son compère et lui souhaita un bon appétit. Il prit ensuite un délicieux morceau de saumon avec sa baguette avant de l'enfourner dans sa bouche. Il savoura la délicieuse pièce de poisson avant de se tourner vers Saji et essayer de parler avec le langage des signes.

"A-L-O-R-T, Q-U'-E-M D-I-S S-U ?"

Il avait inversé le S et le T. Une erreur qui ferrait surement régulièrement. Il fallait qu'il se rentre le tout dans la tête. De même pour le M et N, les deux se ressemble et ne se souvient plus vraiment lequel est lequel.

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Mer 7 Nov 2018 - 23:59
Observant la main de l’aubergiste émincer le saumon sur sa table à découper, Saji a déjà l’eau à la bouche. Du parfum qui émane de la soupe jusqu’aux herbes aromatiques saupoudrées à la surface, les ingrédients sont là pour satisfaire l’estomac et réchauffer les cœurs. L’artiste garde les yeux rivés sur l’exécution du plat tandis qu’il écoute Meiyo d’un air distrait. Trop occupé pour répondre précisément à leurs questions, il se contente de faire une blague et leur donner une direction pour trouver la résidence du chef de village. C’est toujours ça de gagné. La note est déposée sur le comptoir tandis que l’homme en kimono paie l’addition pour tous les deux. Avec leur bol de soupe miso au saumon, ils vont se poser à une table pour manger et reprendre des forces. Saji retrousse le bas de son masque et saisit ses baguettes. Il imite son confrère et commence à manger. Il n’y a pas à dire, en hiver, rien de mieux qu’une soupe miso, et en plus avec du saumon frais, un vrai régal. Quelques minutes de silence s’écoulent pendant que les deux hommes prennent leur temps pour profiter de leur repas. La salle se vide peu à peu, et certains clients passent devant eux pour sortir, d’autres montent les escaliers pour rejoindre leur chambre. Saji regarde autour de lui. Etant donné qu’ils sont arrivés assez tard, ils sont les derniers qui restent dans la salle.

Au milieu du repas, Meiyo décide de mettre en application ce qu’il a appris lors de son apprentissage du langage des signes. Légèrement hésitant, il se met à faire des signes avec ses mains et les enchaînent lentement, essayant de se souvenir de chaque signe et éviter de tomber dans les pièges. Saji essaye de décrypter : « Alort, qu’em dis su » lui dit-il. Mais il en faut peu pour comprendre la vraie signification du message. Son partenaire s’est seulement trompé sur l’expression du S et du T qui se ressemblent beaucoup. C’est normal. Lui-même a du mal à les distinguer. Mais c’est à force d’erreurs qu’ils vont progresser. Saji acquiesce pour montrer qu’il a compris ce qu’il voulait dire. Il sort le livre de langage des signes de sa sacoche et le met à plat sur la table pour le montrer à son vis-à-vis. Il s’agit de quelques raccourcis qui permettent d’exprimer un mot sans avoir à l’appeler avec un signe pour chaque lettre. Ce qui leur permettra de gagner en rapidité, mais seulement sur les mots les plus courants. Il met ses mains à hauteur de ses coudes et ramène deux doigts de chaque main vers lui, comme pour dire de s’approcher. Meiyo devrait reconnaître ce que cela signifie. Mais pour l’instant, lui et Saji auront encore besoin de l’écriture pour se communiquer les messages plus importants, impliquant des explications plus complexes.



Saji a écrit:
« Je te prête mon livre de langage des signes, si tu veux relire la double page sur les mots raccourcis, camarade. Essayons d’avoir une bonne nuit de sommeil après ce long voyage à pied ! Bonne nuit Meiyo-san. »

Peut-être qu’il devrait aussi apprendre le mot « bonne nuit » pour la prochaine fois. Il se lève et va se coucher tout en le saluant de la main. Le lendemain, ils se retrouvent à table pour un petit-déjeuner copieux, lequel est composé de riz, de petit poisson grillé, de tofu à la vapeur et de fines algues marinées dans du vinaigre. Saji fait « Bonjour » à Meiyo avant de s’assoir. Ils mangent silencieusement, et prennent leur temps. Une fois rassasiés, ils se dirigent vers la sortie, quittant avec une pointe de regret la chaleur de l’auberge. Le froid leur tape à la figure tandis qu’ils ont une belle vue sur la côte où l’on peut observer des cabanes de pêcheurs et des pontons au-dessus de l’eau. Des barques circulent ici et là, témoignant de l’importance de la pêche à Horo. Pour autant, contrairement à la plupart des villages, on ne peut s’empêcher de remarquer une ambiance sonore plutôt calme.

Après avoir pu admirer la côte de jour cette fois-ci, ils se rendent désormais sur le chemin indiqué par l’aubergiste pour enfin trouver la maison du chef du village qui est bien plus grande que toutes les autres. La porte étant déjà ouverte, les deux hommes se permettent d’entrer tandis qu’un garde à l’intérieur de forte corpulence et portant une grande hache à l’épaule les remarque et se lève de sa chaise, leur barrant la route avec la paume en avant. Il leur dit d’une voix forte et grave.

« Vous ! On n’accepte pas de visite aujourd’hui. »

En entendant le vacarme à l’entrée, un homme assis dans l’ombre tout au fond de la salle se lève de son siège pour marcher en direction des étrangers. Maintenant qu’il se trouve à la lumière, on peut apercevoir son couvre-chef noir et son bel habit noble de couleur brune.


Takano Murai, chef du village Horo



« Attends attends Fumiaki. Laisse-les passer. Ils ne sont pas d’ici. »

« Raison de plus d’être méfiants chef. »

« Non pas la peine. Ils sont de Kiri, regarde leur bandeau. »

Le "chef" se tourne vers Meiyo et Saji pour leur adresser des excuses pour le comportement du garde.

« Excusez son impolitesse chers shinobis de de la Brume, nous sommes assez… occupés en ce moment. Voilà pourquoi Fumiaki est assez tendu. »

« On devrait leur demande de l’aide avec les pirates chef. »

« Toi… Ne parle plus sans mon accord compris ? Maintenant retourne à ton poste et laisse-nous discuter en privé. »

Le garde se retire et va se rasseoir aussi vite qu'il est venu. Le chef du village ouvre son bras vers l’intérieur pour montrer la voie aux deux shinobis. Il va se rassoir sur son trôle en bois au fond de la pièce tandis que ses invités restent debout. Il regarde Saji puis Meiyo, attendant que l’un des deux prenne la parole. Ne constatant aucune réaction de leur part il décide d'entamer les présentations.

« En tant que chef du village d’Horo, je vous souhaite officiellement la bienvenue. Je suis Takano Murai, petit-fils de Takano Naoya qui a fondé le village il y a presque une centaine d’années. Que nous vaut l’honneur de votre visite ? »

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Jeu 8 Nov 2018 - 23:54
« Une si calme patrouille »



Le repas se passe à merveille. Les morceaux de saumons s'enchainent et régale à chaque fois les papilles du sabreur. Il tente une communication avec son camarade malgré quelques erreurs de signe, celui-ci semble comprendre. Il acquiesce. Son confrère sort un autre papier. Celui-ci comporte des 'mots types' qui sont utilisé couramment. Un moyen de communiqué de façon rapide et précise. Il poussa le livre sur la table vers Meiyo puis se leva. Le muet souhaita une bonne nuit à son camarade puis se dirigea vers les escaliers qui mène à l'étage. Meiyo termina calmement son potage avant de rejoindre son logis.

Les deux hommes sont attablés face à un petit déjeuner gargantuesque. Chacun se salue avant de piocher un petit peu de chaque mets. Riz, poisson, tofu. Tout y était. Meiyo avale son repas rapidement. Il pense déjà à sa mission. Espérons qu'ils puissent avoir une entrevue avec le chef du village. Saji termine à son tour le repas. Tout deux quittent la taverne. L'agréable chaleur de la taverne laisse place au froid mordant de l'extérieur. Ils arpentent le sentier et atterrissent devant une magnifique villa. L'endroit est luxueux. L'accès est ouvert, les sabreurs s'immiscent dans la villa mais son stoppé par un colosse armé d'une hache.

Visiblement en colère, le géant leur ordonne de rebrousser chemin. Un second homme intervient. S'engage ensuite une conversation entre les deux. Meiyo croise les bras et vient tapoter ses doigts sur son kimono. Une fois la dispute terminée, celui qui semble être 'le chef' les invite à le rejoindre près de son trône, les sabreurs obtempèrent. Le seigneur attend une réaction de ses invités. Aucun ne réagit. Meiyo lève un cil. Qu'attendait-il d'eux exactement ? Murai prit la parole. Meiyo s'avance d'un pas et s'incline poliment.

"Seigneur Murai c'est un honneur pour mon camarade et moi-même de vous rencontrer. Vous n'êtes pas sans savoir que le village de Kiri tout comme le pays tout entier a subi quelques…Perturbations. Avez-vous remarqué des agissements suspect ces derniers temps ?"

"Certes. Le village de Kiri doit surement se remettre difficilement de cette tragédie hélas…Mais comme mon idiot de garde a pu le révéler, nous avons également subi quelques…Perturbations pour reprendre votre expression. Une horde de pirates sévi en mer et il arrive parfois même qu'ils mettent pieds à terre."

Meiyo semble étonné de cette réponse. Les gens ne semblaient pas vivre dans la terreur. La taverne était joyeuse et l'aubergiste n'a pas fait part de ces événements.

"Vous voulez dire qu'ils pillent le village ?"

"Eh bien...Hmm…A vrai dire les habitants ne sont pas au courant. Pour préserver le village je livre une importante somme d'argent tout les mois à ces brigands afin qu'ils ne touchent pas aux habitants et à leurs biens…Cela ne les empêches pas de couler certains de nos navires marchands lorsque ceux-ci croisent leurs chemin…"

Voilà donc la raison. Bien. On peut dire que ce type prenne son rôle de chef au sérieux. Ceci plaisait à Meiyo. Il protégeait son village quitte à en payer le prix de sa propre poche. Un sacrifice honorable. Le sabreur se tourna vers son camarade muet avant de regarder à nouveau le seigneur.

"Quels genres d'hommes serions-nous si nous refusions de vous apportez notre aide ? Nos épées sont votre. Toutefois. Nous aimerions profiter de votre hospitalité quelques jours dans le cadre de nos fonctions."

Le chef s'agenouilla devant Meiyo qui fut vraisemblablement mal à l'aise.

"Oh tout ce qu'il vous plaira ! Merci ! Merci infiniment !"

"Allons…Relever vous…vo…Vous me mettez mal à l'aise…"

Le sabreur ne savait plus vraiment où se mettre. Le chef continuait de le remercier chaudement. Meiyo tourna la tête vers Saji avant d'hausser les mains d'incompréhension. S'il avait pu lui dire 'Aide moi par pitié' en langage raccourcis, il l'aurait fait.

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Ven 9 Nov 2018 - 16:21
De fil en aiguille, les deux sabreurs de Kiri en découvrent davantage sur le nœud du problème qu’est en train de rencontrer le village de pêcheur d’Horo, contrairement à ce que pourrait faire croire la tranquillité qui s’en dégage. Le chef du village Takano Murai révèle une douloureuse vérité : il existe une bande de pirates qui menace de piller le village s’ils ne sont pas compensés par un tribut. Cela fait un certain temps qu’ils rançonnent Horo à un rythme mensuel, les vidant peu à peu de leurs ressources et sans qu’ils puissent se défendre. Et même avec ça, les pirates ne se gênent pas et abusent de leur supériorité de force pour prendre d’assaut leurs bateaux de commerce et les piller. Ils n’ont aucun honneur et n’ont de cesse de dicter leur loi sur la côte. Saji secoue la tête en écoutant cette triste histoire d’abus des plus forts sur les plus faibles. Lui et son confrère ne peuvent laisser passer une telle injustice et se doivent de régler ce problème au plus vite. Cela leur permettra de résoudre deux problèmes en un. Libérer la région de ces pirates garantira non seulement une meilleure circulation du commerce et donc la prospérité du village, mais aussi favorisera la circulation de l’information entre Horo et le village de Kiri. Si des pirates continuent d’empiéter sur sa bonne gestion de sa communauté, il est certain que Takano Murai ne prendra pas le temps de répondre aux demandes de rapport venant du village caché, trop embêté par les problèmes locaux. Il n’y a donc aucun doute sur la nécessité de leur venir en aide face à cette menace. D’ailleurs Meiyo profite du fait que le chef soit désespéré pour lui imposer une condition, celle de leur payer leurs chambres d’auberge. Un sacré négociateur ce Meiyo ! Il arrive même à faire s’agenouiller Murai et le faire salir sa belle robe brune. Saji voit son confrère qui le cherche du regard pour lui demander de l’aide avec cette situation gênante. Le muet est trop amusé par ce qui est en train de se passer pour faire quoi que ce soit. Il croise les bras et laisse les choses se dérouler telles quelles, jusqu’à ce que Murai ait fini de faire son mélodrame et se relève pour leur donner des informations utiles. Il tousse comme pour se redonner un semblant de dignité et de sérieux. Il explique la situation.

« Ces pirates se font appeler les Same no Mizo, cela se traduit par les « Eventreurs de Requins ». Ils sévissent dans la région et ont commencé par attaquer quelques navires au loin. Au premier contact, nous avons réagi en leur proposant immédiatement une trêve car nous ne disposons pas de milice ni les moyens encore pour engager des mercenaires. Nous avons envoyés des émissaires à Kiri mais aucune réponse. »

Il soupire et continue son histoire.

« Comme je vous ai dit ils reçoivent tous les mois un tribut. Et ils demandent de le déposer juste à côté de leur repaire. Ils ont beau être armés jusqu’aux dents ils sont loin d’être malins. Ils sont convaincus que nous n’arriverons jamais à les déloger et à les combattre sur leur propre terrain. »

Il quitte son siège pour passer dans une pièce à côté, d’où il ressort avec une bourse de pièces sonnantes et trébuchantes de la taille d’un melon. Il la dépose dans la main de Meiyo. Elle est bien plus lourde qu’il n’y paraît.

« Ne la perdez pas. Si jamais cela vous permet de les leurrer et leur faire croire que vous venez de ma part, montrez-la pour leur faire baisser leur garde. Ils vous accueilleront à bras ouverts. Après tout l’appel de l’argent brise toutes les défenses. »

Saji n’est pas vraiment d’accord mais il ne dit rien.

« Leur repaire se trouve dans une baie au nord d’ici, et vous pouvez la voir depuis le village. Il suffit de suivre la plage et ils se trouvent tout au bout. Impossible de les rater. Ils se sont abrités dans une sorte de caverne en partie submergée, creusée dans un escarpement rocheux. Ils doivent avoir des barques pas loin côté plage qui vous serviront à traverser la partie aquatique et aller plus loin dans leur antre, ils doivent bien se poser sur une bande de terre ou de pierre à l’intérieur. Ou qui sait, peut-être que cela vous mènera plus en profondeur dans la mer. »

Les deux sabreurs n’ayant plus de question, ils prennent congé de Takano Murai et quittent sa villa. Et comme on le leur a dit, la baie est visible de là ils sont. C’est même presque effrayant d’imaginer que les pirates peuvent les observer depuis leur repaire, même si celui-ci se trouve à plus d’une heure de marche, cela ne doit pas être facile de vivre sous une menace permanente, avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. En tous cas, le chef du village a peut-être pris la bonne décision de se soumettre aux demandes des Eventreurs de Requin jusqu’ici, qui sait ce qui aurait pu arriver à leur communauté ? Une razzia probablement. Qui aurait pu ruiner la vie de toutes ces petites gens. Saji est donc plutôt d’accord sur l’approche pacifiste. Mais maintenant, ils vont probablement avoir à employer la force pour dégager les pirates de la baie et les persuader d’une façon ou d’une autre d’abandonner leurs méfaits. Les tuer ? Hors de question pour le sabreur muet. Il est plus de l’avis de les neutraliser et les envoyer à la prison du village, et s’ils n’en ont pas, les envoyer tout droit vers Kiri. Ce serait l’idéal. Pas le plus pratique, mais l’idéal. Car respecter des principes n’est jamais la voie la plus facile ni la plus raccourcie.

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Sam 10 Nov 2018 - 18:08
« Une si calme patrouille »




"Merde fais quelque chose Saji…" Dit-il doucement en serrant les dents.

Le muet resta de marbre, presque amusé par la scène quasi surréaliste qui venait de se dérouler devant ses yeux. Une fois sa comédie terminer, le chef reprit un peu de son sérieux. Il toussa pour éclaircir sa voix puis mis à plat la situation…

Tout ceci ne pouvait plus durer. Le village et les navires se faisaient piller en toutes impunités. Cela allait changer. Ils allaient en finir directement à la source. Le repaire des brigands se trouvaient apparemment dans une caverne. Cet endroit sera leurs tombeaux. Ils n'allaient avoir aucunes échappatoires. La justice allait être rendu. Murai déposa une bourse dans la main de Meiyo qui fut surpris par son poids au premier abord. Elle faisait son pesant d'or (Badum Tss !). Il l'accrocha à sa ceinture afin de ne pas s'encombrer à la porter tout le long de leur voyage.

Les sabreurs tournèrent ensuite les talons et sortirent de la luxueuse villa pour retrouver le froid qui sévissait à l'extérieur. Il fallait désormais rejoindre la plage et naviguer en direction de la caverne qui était visible depuis les hauteurs du village où se trouvait la résidence de Murai. Meiyo prit une grande inspiration, il gonfla à bloc ses poumons afin de profiter pleinement de l'air frais puis expira lentement. Cette entrevue l'avait rendu nerveux. Il aimait travailler en extérieur. Les longues discussions en intérieur ce n'était pas pour lui. Rien ne vaut le calme et la pureté de la nature.

Ils descendirent le sentier qu'ils avaient emprunter à aller pour se retrouver près de la plage où attendait plusieurs embarcations. Meiyo regarda son partenaire. Pas sure que prendre deux barques soit très judicieux. Les deux hommes jettent leurs dévolue sur le premier bateau qui leur tombe sous la main. Ils le poussent hors de la bande de sable afin qu'il puisse avoir un peu de portance puis y mettent dessus tant bien que mal. L'embarcation gigote pendant quelques instants avant de retrouver un certain équilibre. A l'intérieur se trouve deux paires de rame. Parfait, ils pourront rejoindre leur destination plus rapidement. Kami ne les saisit pas tout de suite. Il détache le fourreau de son arme de sa ceinture et le dépose dans un recoin de la barque.

"Tu devrais également cacher ton arme Saji. Évitons d'éveiller les soupçons d'entrée." Dit-il avant de s'emparer de sa paire de rame.

Souquez les artimuses ! Dressez les escaboches ! Mirsouflez les artibans ! Meiyo se sentait comme un vrai capitaine de frégate dans son esprit bien qu'il n'ait pas le pieds très marin. Il ramait toutefois comme un démon, la caverne se rapprochait peu à peu d'eux. Un écho résonna dans l'immensité marine.

"NAVIRE ! NAVIRE EN APPROCHE !"

Ils étaient vu. Rien d'étonnant, ils devaient délivrer une somme d'argent, autant se faire remarquer le plus tôt possible afin de ne pas paraitre trop suspect. Ils arrivèrent à l'embouchure de la caverne. Un groupe de garde posté sur une bande de terre surplombant l'entrée les attendaient cimeterres en main. L'un d'eux pointa le bout de sa lame en direction des deux sabreurs désarmés.

"Regardez-moi ces deux peignes-cul ! Un homme en combi-cuir et un second en pyjama en hiver. Horo fait dans l'originalité décidément ! Il se mit à rire en cœur avec ses camarades. Allez magnez-vous, le chef vous attend !"

Les brigands suivirent au pas l'embarcations qui s'enfonçait de plus en plus profondément dans la caverne humide. L'immense cavité faisait résonner les pas des pirates sur le sol mouillé. Après quelques coups de rames ils arrivèrent dans une impasse.


Spoiler:
 

Le petit groupe de pirate rejoignit leur chef bras croisé. D'une carrure impressionnante, l'homme était assis et semblait déjà immense. Bras posé sur son genou, il arborait quelques cicatrices sur le visage. Il ruminait son tabac à chiquer avant de se relever et d'en cracher la totalité sur le sol. Il s'essuya la bouche.

"Bordel c'est pas trop tôt…La prochaine fois que vous êtes en retard on s'occupe de Monseigneur Murai. Grillé dessus, grillé dessous…Comme au restaurant." Il afficha un sourire carnassier.

Le ton était donné. Il ne restait plus qu'a rendre la monnaie de leurs pièce.

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[Mission libre C] Une si calme patrouille [PV Chikara Meiyo]

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