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Libre comme l'air [Acquisition kuchiyose faucon]

Metaru Kenshin
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Mar 6 Nov 2018 - 0:00

Libre comme l'air



Une brise vient caresser mon visage. Les yeux levés au ciel, j’observe les nuages traverser la mer d’étoile. Qu’y-a-t-il au-dessus ? Au-delà les nuages ? Plus haut dans les airs ? Je me prête à imaginer qu’un jour, peut-être, nous serons capables de rejoindre ces étoiles. Cette mer d’étoiles où résident tant de choses encore inconnues. Rien que l’idée me donne la chair de poule, un frisson me parcourt, je reprends ma marche. Vêtu d’un Shihakushō composé d'un Shitagi blanc sous lequel se trouve un Kosode noir et un Hakama noir tenu par un Hakama-himo blanc, je porte également un grand manteau blanc orné de dorures parcourant la frange. Les chaussures légères délaissées pour d’autres plus épaisses et adaptées à la montagne agrémenté d’un sac remplit de tout le nécessaire pour survivre en montagne, je suis prêt pour braver les épreuves de la montagne.

Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Enfin, après ces derniers mois surchargés, je prends du temps pour moi, pour me retrouver. Submergé de travail, je suis malgré tout parvenu à mener mes missions à bien. La fierté m’envahit rien qu’à cette pensée. De l’extérieur, rien n’en transparaît. Pourtant elle bien réelle, si intense, telle un brasier. Depuis cette rencontre avec la mort, son ombre n’a jamais cessé de me suivre. L’ombre d’une fin certaine, qui m’attendait au moindre tournant, au moindre virage mal entrepris. A chaque instant je me tenais sur mes gardes. Aujourd’hui encore je la sens, je ne suis pas encore prêt pour cesser ma veille. Mais j’ai compris que vivre ainsi ce n’est pas vivre. Vivre ainsi n’est que survivre, un discours que j’ai tenu quelques mois plus tôt à Yamiko. Un discours qui m’était tout autant destiné qu’à elle.

Je porte maintenant mon regard sur le paysage qui m’entoure. Parvenu au sommet des montagnes après une longue marche suivi d’escalade, toute la vallée s’offre devant moi, tandis que la montagne se tient fièrement derrière. L’hiver, bien qu’il arrive à son terme, recouvre encore le paysage de sa neige immaculée. La forêt elle aussi est recouverte d’un drap blanc, de laquelle s’extirpe quelques branches sauvages. La nature, bien qu’endormie, se fait pourtant active par endroits. Ici, un renard qui tient fièrement son butin dans sa gueule. Là, un faucon qui tournoie dans les airs à la recherche d’une proie. Mais pas un bruit ne se fait entendre. Le silence, total, complet, impénétrable. Seul le vent battant l’air vient briser la paix hivernale. Un vent glacial. Un vent que je n’avais jamais encore ressenti. La première fois que je vins en ces lieux, j’y ai rencontré une jeune femme du nom de Kinua Lua. Une jeune femme pétillante, intéressante, agréable qui disparut aussi vite qu’elle était apparue. Mais ainsi va la vie, faites de rencontre et de séparation. Au fond, nous ne pouvons jamais savoir réellement ce qu’il se passe dans l’esprit des gens. Nous ne pouvons nous en tenir qu’à nous-même et à ceux à qui nous avons accordé notre confiance.

Ainsi, je revins en ces lieux mes missions accomplies. Hayashi et l’appareil de radiocommunication portatif. Une suite de succès qui s’était enchainé. Une suite de succès qui venait enfin, après tout ce temps, conforter les efforts investis. Le travail fini toujours par payer. Bien que la chance ait un rôle très important, le travail lui est garant de la fierté que l’on peut ressentir à la fin.


Seul face aux éléments. Seul face à la nature. Seul face à moi-même. Le futur n’est que la poursuite du passé. Tout comme je fus en ces lieu une première fois pour me découvrir, je reviens aujourd’hui pour pouvoir réfléchir sur les événements récents, loin de l’agitation de la ville. Je comprends maintenant la signification de toutes ces histoires contant les balades dans la nature, loin de toute civilisation. En premier lieu : la peur. Notre corps et notre esprit reprennent leurs instincts primaires, sur leur garde, contre tout danger qui pourrait surgir. Puis vient l’acceptation, l’habitude et enfin, la liberté. Loin de nos semblables, de nos responsabilités, de ce monde d’en bas qui nous préoccupe tant, libéré de nos obligations. Lors de ma première venue en ces lieux, je n’ai pas pu enlever mon habit de noble. Est à cause de la force de l’habitude ? La présence d’une autre personne ? Ou tout simplement parce que c’est ce que je suis. De nombreuses questions furent posées, sans pour autant trouver de réponse. Des questions que je n’avais jamais pu me poser auparavant. Des questions qui me font me remettre en question, ce que je suis, ce pourquoi je me bats, ce que je veux devenir. Mes passions, mes joies, mes peines, mes peurs.

Au loin se fait entendre le cri d’un faucon, résonnant sur les parois de pierre. Cet oiseau vole, libre comme l’air, tandis que nous, humains, devront nous contenter de marcher sur la terre. Tels des fourmis nous créons des nids dans lesquels nous fourmillons et vivons. A la différence près que nous sommes les prédateurs et les oiseaux les proies. Bien que lointain, je discerne les différentes couleurs qui parsèment son plumage. Au bout de ses ailes de sa queue se prolongent des plumes plus grande et longues, grâce auxquels il vole avec tant de grâce et de dextérité.

Debout, perché sur un rebord, je lève à nouveau les yeux aux ciels.

Au fur et à mesure que les minutes s’écoulent, le vent se fait plus intense. La neige accrochée sur les flancs est balayée dans les airs, formant une brume blanche, de plus en plus épaisse au gré des bourrasques. Je dois trouver une caverne où m’abriter, avant la tombée de la nuit. En montagne, encore plus en hiver, la nuit peut tomber très rapidement. Se faire surprendre dans un environnement aussi hostile peut s’avérer fatale. Hostile… C’est ce que tout un chacun penserait naturellement, comme je viens de le faire. Mais à mes yeux la montagne n’est pas hostile. Elle est dangereuse, sans pitié, mais elle offre aussi refuge et protection à ses qui savent l’écouter, l’observer et la comprendre. Je me retourne puis continue ma montée. Aidé de mon chakra, je me maintiens scotché à la paroi tandis que mes mains et mes pieds prennent appuis sur les aspérités de la roche. Prise après prise je monte en direction du ciel. Mes chaussures, adaptées à l’escalade, me permettent de facilement prendre appui. Mes mains, elles, commencent à souffrir du froid. Bien que Shinobi, je reste avant tout humain.
Je dois trouver un endroit à l’abri et faire un feu pour me réchauffer.
Je continu ainsi tout en battant la paroi du regard, en quête d’une caverne qui pourrait m’abriter durant la nuit. Rien. Que de la roche et de la neige à perte de vue. Rien.

Puis enfin, j’aperçois un renfoncement sur ma gauche, à une quinzaine de mètres. Le vent souffle toujours plus fort, levant toujours plus de neige. Chaque mouvement se fait plus difficile, plus périlleux. A chaque prise, je m’assure d’être solidement accroché avant de m’élancer. L’une après l’autre, je me déplace latéralement jusqu’à ce qui se confirme être une caverne. L’entrée, partiellement enneigée, m’offrira une parfaite protection contre le froid et le vent. Je saisis une torche dans mon sac, que j’allume grâce à un pierre à feu, puis scrute l’intérieur afin de vérifier qu’elle n’est pas déjà habitée.
Rien.
Peu profonde, elle peut abriter trois à quatre personnes au maximum. Je distingue au fond des branches enchevêtrées. Un nid ? Un nid qui semble être abandonné. J’espère que son propriétaire ne reviendra pas réclamer son territoire, sans quoi je devrais le lui rendre, ou lui prendre le temps que le soleil ne parvienne lui aussi à escalader le ciel.


La caverne vérifiée dans ses moindres recoins, je profite du bois présent dans le nid abandonné pour faire un feu. Ma pierre à feu dans une main, le couteau dans l’autre, je frappe la pierre, collé au petit bois que j’ai placé au-dessus. Une fois, deux fois, à la troisième une étincelle fait naître une petite flamme, qui devient rapidement grande. Je place des pierres tout autour afin de le protéger des courants d’air et lui offrir un « nid » confortable ou vivre. Puis mes mains se rapprochent, en quête de la douce chaleur qu’il dégage. Les flammes dansantes m’hypnotisent mais le froid vient rapidement me rappeler à l’ordre. La neige s’est transformée en glace sous l’effet du vent, rendant impossible la créant d’un mur pour faire barrage avec l’extérieur. Je me sers donc de mon métal et créer deux murs, un sur chaque côté, afin de ne laisser qu’une petite entrée centrale à la caverne. L’air, confiné, se réchauffe rapidement. Le feu lui, bien que protégé, trouve de quoi se nourrir pour perpétuer ses flammes. Je me colle contre la paroi, puis m’accorde un instant de répit. Le silence a laissé place au vent et à la tempête. J’espère qu’elle se sera calmée d’ici demain, où mon escalade devra être écourtée et mon voyage ralenti. Fatigué par le voyage, je sens mes paupières se fermer. Mais avant de succomber aux bras de Morphée, j’extirpe de mon sac une ration militaire puis la mange sans grande envie. Bien que mauvaise, elle contient tous les nutriments nécessaires à la survie en terrain hostile et ce malgré les efforts entrepris. Mes réserves remplies, enfin, je m’abandonne au sommeil, paisible.


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Mar 6 Nov 2018 - 4:30
Un cri retentit. Je me relève brutalement et active le sceau pausé sur mon poignet gauche pour me saisir de mon katana. Les yeux grands ouverts, le corps prêt à combattre, je fixe la raison celui qui vient de m’extirper de mon sommeil réparateur. Un oiseau, un faucon, qui ne semble guère apprécier que sa demeure se soit ainsi fait envahir. Cette grotte était donc belle et bien habitée. C’est bien dommage, car il est trop tard – ou trop tôt – maintenant pour pouvoir en partir. Dehors, la tempête bat son plein. Sortir serait dangereux, bien trop dangereux pour que je ne me risque à entreprendre un tel risque. Un cri retentit à nouveau, perçant, strident. Ses gesticulations font battre les flammes de mon feu. A ce rythme il risque de l’éteindre… et avec ce froid je ne suis pas certain de pouvoir le rallumer. Immobile, afin de ne pas envenimer la situation, je tends une main, calmement, afin d’apaiser la bête. Rien n’y fait, le rapace continue de gesticuler tout en me dévisageant.

« Wow wow, calme toi. Je ne te veux aucun mal. »

Dans un réflexe inconscient, je cherche à instaurer le dialogue avec cet oiseau comme s’il s’agissait d’un être humain.

« Bien que je comprenne que ce soit ton nid, je ne compte pas te laisser ainsi le récupérer et sortir par ce froid. Je tiens bien trop à la vie pour ça. Permets-moi de rester pour la nuit. Sinon je n'aurai d'autre choix que de te combattre, mais je ne pense pas que cette option te soit favorable. »

Du bout de ma lame je pointe les parois de métal qui m’ont permis de cloisonner l’entrée. Le faucon ne semble pas réagir à mes propos. Evidemment…
Serait-il en train de se calmer ?
Impossible. L’oiseau ne peut me comprendre, tout au plus peut-il saisir mon ton qui, loin de se vouloir agressif, cherche à être apaisant. Pourtant, il arrête peu à peu de battre des ailes et les ranges sur son torse.
Ses yeux toujours rivés sur moi, il m’observe, me scrute, m’analyse. Je reste immobile, sans prononcer un mot. Après plusieurs minutes à me jauger, il me contourne – ainsi que le feu – et va se poser dans son nid, non sans crier lorsqu’il s’aperçoit que des branches manquent à l’appel. Ses yeux ne me quittent pas un instant, tout comme les miens ne décrochent pas de sa personne. Bien que petit, ce faucon ne semble pas me craindre. Se méfier oui, avoir peur également, mais la crainte ne semble pas être de la partie. A-t-il à ce point confiance en ses capacités ? Cette caverne, dont l’entrée est partiellement bloquée par mon métal, est une véritable cage. Un seul geste me suffirait pour la refermer, un second pour le tuer. Peut-être juge-t-il que je ne suis pas ce genre d’animal. Peut-être le sent-il. Quoi qu’il en soit, je me repose contre la paroi. Ma main droite rejoint le sol, tenant toujours fermement mon sabre, prêt à me défendre. La nuit va être longue… Et fatigante. Mais se reposer quelques heures en de pareilles condition est déjà un luxe. Je ne peux me permettre d’être trop difficile, impossible de faire la fine bouche en de telles circonstances.

Comment cet animal a-t-il pu survivre dehors pendant tout ce temps ? Au moins quatre heures doivent s’être écoulées depuis que la tempête s’est levée. Quatre heures durant lesquels il a dû braver les vents et la neige. Quatre heures à braver les éléments déchainés. Bien que légèrement blanchâtre, son plumage est parfaitement immaculé. Est-il parvenu à trouver un abri de fortune avant de se décider à rentrer ? Possible. Quoi qu’il en soit, le voilà maintenant obligé de supporter ma compagnie. Ses prunelles toujours posées sur moi, il s’installa néanmoins confortablement après m’avoir vu faire de même. Voilà un oiseau bien étrange.

Nos ombres dansent sur le plafond de la caverne au gré des flammes. Mon feu, bien que toujours vivant, semble s’essouffler. Mais il devrait tenir bon jusqu’au lever du soleil. C’est tout ce que je lui demande. Je possède bien quelques morceaux de charbon de bois dans mon sac, mais je préfèrerai les conserver pour un cas d’urgence, comme il peut rapidement y en avoir dans un tel environnement.

Les heures passent, mon esprit voyage de pensée en pensée, sans jamais parvenir à se fixer. Mon attention, partagée entre réflexion et observation, ne diminue pas, tout comme celle de ma rencontre de la nuit.
Enfin, les premiers rayons du soleil transpercent le ciel pour venir caresser l’entrée de la caverne. La tempête se calme peu à peu, laissant place à un ciel clairsemé. Mon feu, tétanisé, puise dans ses dernières réserves. La mort viendra bientôt mettre un terme à ses souffrances. J’effectue une suite de mudras puis désagrège mes murs afin de les faire disparaître. Le faucon, surpris par la manipulation se relève brutalement puis, comprenant ce qu’il se passe, se calme aussitôt. Pas une seule seconde ne s’est écoulé durant laquelle il a baissé sa garde. Un véritable veilleur. Doucement, je prends appuis sur le sol puis me relève. Mes gestes se font calmes afin de ne pas effrayer l’animal. Je marche, courbé, jusqu’à l’entrée de la caverne, sans jamais complètement tourner le dos à la bête. Puis, enfin, je lui jette un dernier regard et m’élance sur la paroi rocheuse.
Mon voyage peut continuer.
Je prends appui sur les aspérités de la roche et continue ma montée. Mon objectif est le sommet de cette montagne, sommet que je n’ai pas pu atteindre la dernière fois. Bien qu’encore très largement inexpérimenté dans le domaine de l’escalade, je ressens le fruit de mes entrainements quotidiens, ainsi que celui de mes recherches. Tout ce que j’ai pu lire dans les livres parlant du domaine se trouve être utile, me permettant de compenser l’inexpérience par le savoir. Rien ne remplace jamais totalement l’expérience, mais le savoir permet à minima d’y pallier.

Ma montée se poursuit ainsi pendant plus d’une heure, une heure durant laquelle j’ai pu apercevoir ma rencontre de la vieille roder dans le ciel. Attend-t-il que je rate ma prise pour se repaître de ma chair une fois attendrie par la chute ? Peu probable… Il doit simplement vérifier que je m’éloigne bien de son nid et que je ne cherche pas à y retourner. Après tout je suis celui qui a violé l’intimité de sa maison, si l’on peut parler de maison.

Arrivé sur un nouveau plan rocheux plat, assez grand pour que je puisse m’assoir dessus, je prends une pause pour remplir mes réserves en avalant ma ration militaire matinale.
Immonde.
Jamais je ne m’y ferai vraiment. Ces rations sont aux antipodes de ce que j’ai toujours mangé da ma vie. Noble de naissance, rares ont été les occasions où la nourriture fut mauvaise, quoi que bien plus nombreuses depuis que j’ai réincorporer les rangs de l’armée. Le vent complètement tombé, plus rien ne vient perturber le silence hivernal. Le ciel se dégage peu à peu des quelques nuages faisant encore de la résistance. Dans quelques heures, ce sera un ciel d’un bleu immaculé auquel nous aurons le droit.

La mer d’en haut sous ses plus beaux jours.
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Mar 6 Nov 2018 - 12:12
Ce ciel, cette montagne, ce vent. Tous ces phénomènes et bien plus encore sont tant de raisons qui m’ont poussé à intégrer l’institut de recherche scientifique, le Suken. Comprendre. Comprendre et rechercher ce qui n’est pas encore compris. Découvrir l’inconnue, propager la connaissance, aider le village, les habitants du pays. Nous sommes entourés par des phénomènes que nous ne comprenons pas. Bon nombre les attribuent aux dieux. Ainsi le vent est une volonté divine, tout comme la pluie. Les tremblements de terres, les typhons, les ouragans sont tant d’expression de leur colère, tandis que les printemps doux, les bonnes récoltes et les pluies salvatrices sont l’expression de leur bonne humeur à notre égard. Mais je ne pense pas que les dieux rythment ainsi notre vie. Ils sont présents, cela ne fait aucun doute. Tout comme le chakra nous habite, les esprits habitent les objets et les vivants. Les esprits malins comme bénéfiques influencent le cours de notre vie, mais je ne pense pas qu’ils l’influencent à ce point. Il doit y avoir une autre explication derrière ces phénomènes. Des explications que je n’ai pas et c’est bien la raison pour laquelle je n’en parle jamais. En bas on me traiterait de fou – sauf à l’institut – voir même de blasphémateur pour les plus endoctrinés. A mes yeux, je ne fais que poser des questions.

« Qu’y-a-t’il au-delà de la mer d’en haut ? »

Je ne cesse de me poser cette question, essayant de trouver des explications à ce qu’il pourrait s’y trouver. Est-ce un voile qui tapisse le ciel, un voile emplis d’étoiles ? Ou y-a-t-il quelque de plus profond, de plus grand encore ?

« Pourquoi ai-je en premier lieu voulu intégrer le Suken ? »

A l’époque je voulais aider le village en menant mon idée à bien : créer une armure portative que l’on pourrait stocker dans un parchemin. Chaque shinobi en serait muni et disposerait donc de cette armure de poche. Cela, en plus de nous donner un avantage certain sur le champ de bataille, permettrait de sauver des vies. Beaucoup de vies. Au fil du temps, j’ai peu à peu perdu de vue mon projet, dans l’incapacité de le mener à bien. Le travail s’est également accumulé sans que je m’en rende compte et je me suis trouvé tellement surchargé que je n’ai plus eu le temps de réfléchir à quoi que ce soit d’autre. Mais la découverte des richesses d’Hayashi m’ouvre de nouvelles possibilités, des possibilités que je dois creuser pour savoir si je dispose aujourd’hui des matériaux nécessaires pour créer l’armure de demain. La fin de ce rythme effréné me permet quant à lui de recommencer à réfléchir, à me poser des questions.

« La pause à assez durée, je dois continuer ma montée. »

Mes mains se joignent à nouveau à la paroi, mon corps ne vient faire qu’un avec la roche, l’escalade reprend. Un cri se fait entendre, celui-là même qui me surprit hier soir lors de mon repos. Mon compagnon de route, qui veille toujours dans les airs, semble préoccupé.
Qu’importe.
Je m’élance à l’assaut de la montagne. A ce rythme, une semaine ne sera pas suffisante pour parvenir au sommet.

Les heures se suivent sans que mon rythme ne vacille. Je me plais à prendre quelques minutes de pause, tant pour observer l’horizon que pour reprendre des forces, avant de continuer ma montée. Après plus de quatre heures, je décide de m’arrêter pendant plus d’une heure afin de refaire mes réserves, tant de chakra que d’énergie physique. Dans le ciel, ce n’est non plus un mais deux faucons qui veillent maintenant.
Etrange.
Entrerai-je sur leur territoire ? Les faucons sont pourtant, à ma connaissance, des animaux solitaires. Carnivores, ils possèdent et défendent chacun leur territoire, où ils peuvent chasser en toute sécurité. Je ne connais pas leur méthode de reproduction, peut-être s’agit-il d’un mâle et d’une femelle chassant ensemble ? L’un devrait pourtant rester au nid pour surveiller les petits. Mais la faim peut aussi les pousser à partir tous les deux. Des cris sporadiques naquirent pendant toute la durée de ma montée. Mais plus étrange encore, mon instinct me fait sentir un danger. Instinct de survie, instinct du shinobi, peu importe le nom qu’on lui donne, il ne semble pas avoir envie de me laisser grimper tout en haut. Serait-ce la peur du vide ? Ou à cause de la sensation d’être constamment observé ? Je ne sais pas. Mais rien de tout cela ne m’empêchera d’aller jusqu’au bout.

Mes mains viennent se placer devant moi pour que je puisse poser les yeux sur elles. Aucune blessure, tout au plus quelques égratignures. Elles sont cependant injectées de sang, l’effort couplé au froid ambiant.
J’aurai dû apporter des gants.
Chaque expédition est un apprentissage. Il ne s’agit que de la seconde, donc il est tout naturel d’oublier et de faire des erreurs. Ma tenue je m’en rends compte est inadaptée. Tous ces vêtements sont trop amples et me gêne dans l’effort. Mon manteau a quant à lui la fâcheuse manie de se prendre dans les rochers, m’obligeant à redoubler d’effort pour le libérer. La prochaine fois, j’abandonnerai les vieilles habitudes pour me vêtir plus chaudement et de vêtements moins amples.
Quelle température fait-il au sommet ?
Le rayons du soleil viennent réchauffer mon corps qui, en plus de l’effort, parvient à garder sa température. Mais si le vent se lève, ou si la température continue à baisser dans les hauteurs, je crains de ne pas pouvoir tenir. Ma détermination ne doit pas m’aveugler dans ma quête, au risque que je ne me brûle les ailes en me retrouvant bloquer dans les hauteurs, à la merci d’une mort certaine. La détermination ne doit pas remplacer la prudence, mais fait corps avec elle.

Mes yeux se scrutent mon manteau et mon pantalon. Tous deux semblent déchirés sur les bords… évidemment. Il ne s’agit pas là d’une grande perte, je pourrai aisément les remplacer, mais je n’aime pas gaspiller ainsi les objets que m’appartiennent. L’important et de ne pas se blesser ce qui en plus d’écourter ma randonnée me mettrait en danger. Je le suis déjà, je le sais. Mais c’est un danger mesuré, maîtrisé. Tout réside dans ce contrôle, ténu mais bel et bien présent.

Le vent se lève. A nouveau, une légère brise vient caresser mon visage. Une brise qui je le crains aura tôt fait de se transformer en bourrasque. Mes épaules s’abaissent pour laisser tomber mon sac sur la roche. Mes mains viennent s’en saisir puis en extirpent une couverture. Immobile, à la merci du vent, je risque de me refroidir. Je le sens déjà m’envahir.

Le temps est écoulé, l’heure est venu de reprendre ma montée.
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Metaru Kenshin
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Mar 6 Nov 2018 - 17:00
Mais tandis que je mes mains rejoignent à nouveau la paroi, deux cris se font entendre. Les deux moineaux qui tournoient dans le ciel semblent à nouveau manifester leur présence. Etrange. Je reste là, immobile, à moitié collé contre la paroi tout en les observant. Les secondes passent et un troisième faucon vient les rejoindre.
Tout cela n’a rien de normal.
Je me retire de la paroi puis les observe avec attention. Leur vol se fait distant, assez pour que je ne puisse les attendre tout en leur permettant d’agir si nécessaire.
Une distance de sécurité.
Serai-je en train de m’aventurer sur leur territoire ? Impossible. Il s’agit d’animaux solitaire… Leur vue perçante, leur bec et leurs serres acérés en font des chasseurs redoutables. Inutile pour eux de se regrouper pour trouver de la nourriture. Les autres oiseaux ne devraient être que de la concurrence indésirable… Une vérité qui force est de constater s’avère être fausse dans le cas présent.
Que dois-je faire ?
M’arrêter là ? Pourquoi ? Car des rapaces me survolent ? Ce serait grotesque… Mais je ne peux taire cette fois qui, au fond de mon esprit, me dit de faire machine arrière. Cette peur n’a pas lieu d’être. Tant que je reste prudent, je ne cours aucun risque de leur part. Dans le pire des cas j’ai largement de quoi me défendre et les repousser et ceux qu’importe leur nombre. Si je n’ai d’autre choix que de créer une lame pour chacun d’entre eux, alors tel sera le cas. Je reprends donc ma progression et continue mon escalade. Aux cris se succèdent le silence. A nouveau, la nature hivernale redevient paisible, si ce n’est les trois veilleurs qui me guettent perpétuellement. Pendant trois longues heures, je continue ma route jusqu’à parvenir à une seconde caverne. A nouveau j’allume une torche pour vérifier l’intérieur. Rien. Cette fois-ci, aucun oiseau ne semble en avoir fait son nid. L’intérieur, bien plus profond et exiguë, ne m’est pas accessible. De toute façon, qu’est-ce qui pourrait bien en sortir à une telle altitude ? Rien qui ne puisse me menacer.


« Ce sera un parfait abri pour la nuit. Le sommeil commence à tomber, le vent va donc bientôt se lever. »

Le froid me prend soudainement et mon corps tout entier tremble sous ses effets. Je me saisis de mon sac puis, à l’aide d’un bloc de charbon de bois ainsi que des morceaux de bois éparpillés dans la grotte, je prépare un feu que j’allume aussitôt fini. La douce chaleur vient irradier mon corps, tandis que la grotte se retrouve baignée par la lumière des flammes. A nouveau je me sers de mes techniques et créer trois murs. Un de chaque côté de moi et un devant moi, bloquant en partie l’entrée de la petite hutte que je viens de créer. Les plaques de métal se joignent partiellement au plafond, laissant un jeu à travers lequel l’air peu circuler. Mon feu doit pouvoir être approvisionné en air pour brûler. Je pose mon sac contre la paroi de pierre derrière moi et profite de cet instant pour me reposer.

« Pourquoi ces oiseaux me surveillent-ils donc… »

Car cela ne fait plus aucun doute maintenant. Je suis bel et bien surveillé. Chacun de mes mouvements épiés. Bien que je ne puisse les voir, je ne doute pas que les faucons attendent dans les airs que je sorte de mon refuge. Je sens leur présence, leur regard. Leur vieille. Ma main plonge dans le sac afin de se saisir d’une ration militaire.
Immonde.
Comme toujours. Mais tandis que je cherche le repos, je n’arrive pas à le trouver. Serait-ce à cause de l’anxiété ? Le fait d’être épié ? Probable. Mon instinct me dit de ne pas céder au sommeil, de ne pas baisser ma garde. J’ai beau le raisonner, rien n’y fait. La nuit va être longue.

Huit longues heures à attendre que le soleil ne se lève. Huit longues heures sans réellement parvenir à fermer l’œil. Huit longues heures qui n’ont fait qu’accentuer ma fatigue. Les rayons de lumières pénètrent dans la grotte, signal du départ tant attendu. Je me lève – déjà près depuis plusieurs heures déjà – et fait disparaître mes murs avant de me remettre en route. Comme prévu, les trois faucons sont toujours là, à voler dans les airs. Mais l’un d’eux… Semble différent. Son plumage n’est pas le même. Auraient-ils échangé ? Il ne s’agit donc pas seulement d’une surveillance inopinée, mais d’une ronde bien organisée. Sorti de mon tour, je me dresse dos à la montagne et leur fait face. Mon regard vient se fixe sur eux, plusieurs minutes durant. Puis je leur tourne le dos et continue ma montée, comme dans un signe de défiance.

Quelques minutes à peine après avoir repris mon escalade, j’entends un cri strident provenir de derrière. Je me retourne brusquement – veillant à ne pas perdre mes prises – puis découvre qu’un quatrième oiseau, bien plus grand celui-ci, s’est ajouté au groupe. Les yeux levés au ciel, je remarque qu’un large balcon se dessine une centaine de mètres plus haut, légèrement sur ma gauche. D’autres silhouettes se distinguent de la pierre. D’autres faucons ? J’entre donc bel et bien dans ce qui semble être leur territoire. Devrai-je faire machine arrière ? Ou vont-ils me laisser continuer, comme l’a fait le premier faucon que j’ai rencontré il y a deux nuits ? Il n’y a qu’un moyen de le savoir. Redoublant de prudence, je poursuis ma montée. Je vieille à ce que chaque prise puisse supporter mon poids, afin de pouvoir libérer mes autres membres et me défendre le cas échéant. Ma montée, bien que continue, se fait plus lente, plus prudente. Au fur et à mesure que je me rapproche de leur nid, des oiseaux se rajoutent au contingent, jusqu’à ce qu’une dizaine d’entre eux ne soit dans les airs. Loin de moi l’idée de rejoindre le balcon sur lequel le reste du « groupe » m’observe, j’opte pour un plus petit, à une vingtaine de mètres à droite afin de ne pas les provoquer plus que nécessaire. Après tout, je semble déjà avoir pénétré leur territoire, mais mieux vaut ne pas directement me rendre dans ce qui semble être leur antre. Enfin, après une dernière heure d’escalade, je parviens à mon but. Fièrement dressé face à la vallée, mon regard se projette sur l’autre balcon. Là, je comprends enfin toute l’étendue du groupe d’oiseau. Plus de vingt faucons y ont élu domicile, arrangé en nid d’un ou deux adultes, couvant leurs oisillons ou leurs œufs.
Voilà donc la raison de leur comportement. Quand bien même, leur comportement grégaire me surprend. Aucun livre, aucun roman ne fait étalage d’un quelconque regroupement de faucon, bien au contraire. Les batailles pour les territoires semblent les préoccuper plus que la survie de leurs frères et sœurs. Peut-être est-ce dû à la rudesse de la montagne, mais à quoi bon s’installer ici ? Ils se retrouvent certes protégé des prédateurs, mais leur source de nourriture se trouve également loin d’eux. En réalité… pas vraiment. Grâce à leur capacité de voler, ils ne sont en réalités qu’à quelques kilomètres de distance des plaines, rien de bien important pour ceux qui ont la capacité de traverser cela dans les airs. Non sans un peu d’appréhension, je reste là à leur faire face. Aucun ne semble montrer d’agressivité particulière, bien que l’anxiété se lise dans leur mouvements brusques et erratiques. Mieux vaut ne pas rester plus longtemps dans leur territoire. Sans attendre – bien que je sois fatiguée – je décide de continuer ma montée. Mais tandis que mes mains viennent à nouveau rejoindre la paroi, j’entends de multiples cris émaner du clan.
Une attaque ?
Je me retourne aussitôt et surprend le plus grand des faucons – qui doit avoisiner ma taille - me foncer dessus. Je crée un mur aussitôt mon mur de métal au bout du balcon, tandis que je me colle à la paroi. L’oiseau évite l’obstacle et passe au-dessus. Ses serres sont acérées tels des couteaux. Si je me fais attraper par ça, je serai déchiqueté. Revêtir mon armure ? Avec ce froid ce pourrait-être dangereux. Quelques secondes suffiraient pour que je me retrouve gelé sur place... Mon katana. Je repasse ma main droite sur mon poignet gauche et active le sceau apposé. Mon sabre apparaît aussitôt dans ma main. Toujours à l’abri entre la paroi et mon mur je guète leur mouvement. Mon assaillant rejoint le reste de son groupe puis reprend sa ronde dans les airs. M’empêcheraient-ils de continuer ma montée ? Pourquoi ? Si mes craintes se révèlent vraies et je ne doute pas du contraire, nous voilà dans une impasse.
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Metaru Kenshin
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Mer 7 Nov 2018 - 19:34
Les minutes s’écoulent, je reste immobile. Que dois-je faire ? Attaquer ? Continuer à me défendre ? Descendre ? Ces deux dernières possibilités ne me semblent pas acceptables et j’aimerai tout autant éviter la première. Peut-être… J’effectue une suite de mudra afin de prouver ma bonne foi puis m’exprime haut et fort pour tous puissent m’entendre.

« Mon seul but est de parvenir jusqu’au sommet. En aucun cas je ne cherche à vous nuire ! Mais je ne compte pas faire machine arrière et abandonner mon objectif. Permettez-moi terminer ma quête, je ne vous apporterai aucun problème. »

Les mots sont choisis avec minuties. Le ton, confiant mais déterminé, ne laisse aucune place au doute. Plusieurs minutes durant, les faucons continuent à m’observer, sans un bruit. Le soleil parvient à son zénith mais ses rayons ne parviennent à réchauffer mon corps fatigué. Je dois continuer de grimper, continuer de bouger ou je risque de succomber sous la température glaciale. Soudain, le même faucon qui m’avait attaqué auparavant s’approche de moi. Son vol lent indique ses intentions pacifiques. Je le laisse faire et l’observe se poser à côté de moi, non sans quelques hésitations. Nos regards se mêlent, chacun sondant l’âme de l’autre. Que sont donc ces oiseaux ?

« Humain. »

Invraisemblable… La voix provient-elle vraiment de ce faucon ?

« Tu te trouves ici sur le territoire du clan des Montagnes Sacrées. Nous sommes les Seinaru yama no ichizoku. Nous ne pouvons ainsi te laisser continuer à y bafouer notre montagne sacrée. Rebrousse chemin et nous ne te ferons aucun mal. Continue et nous serons dans l’obligation de t’attaquer. »

Plus encore qu’un oiseau qui parle, voilà un être dont l’intelligence semble rivaliser avec la nôtre. Abasourdi, je mets quelques secondes à reprendre mes esprits. Telle est donc la raison de leur comportement ? Tant leur surveillance que son assaut ? Voilà qui est bien gênant.

« Je ne savais pas que je me trouvais sur votre territoire, encore moins sur votre montagne sacrée. Je vous présente donc mes excuses. Cependant, je suis déterminé à aller au bout de ma quête et gravir cette montagne. Que dois-je faire pour que vous me laissez continuer ma route ? »

Les autres faucons cris, comme des humains criaient au blasphème. Celui qui me fait face émet un cri puissant tout en ouvrant ses ailes, étouffant ceux des membres de son clan. Le calme rétablit, il reprend une posture moins agressive.

« Cette Montagne est notre Montagne Sacrée. Nous ne pouvons laisser un humain fouler ainsi ces terres. Rebroussez chemin, ou nous vous attaquerons ! »

Mon interlocuteur ne semble pas désirer la mort. Son ton posé, bien que tranchant, ne sous-entend aucune crainte. Porte-t-il donc une telle confiance dans ses capacités ? Ou pense-t-il pouvoir gagner grâce au nombre ? Abandonner ou combattre sont-elles les deux seules solutions ? Je refuse de l’accepter.

« A nouveau je vous demande de me laisser continuer ma route. Je comprends qu’il s’agisse de votre montagne sacrée et qu’aucun humain n’y soit autorisé, mais il s’agit d’une étape primordiale pour moi. Je ne peux accepter de rebrousser chemin. Que pourrai-je faire ou dire qui pourrait vous faire changer d’avis ? »

A nouveau les cris se font entendre, aussitôt contrôlé par le maître des lieux, puis le silence s’installe. Il semble prendre le temps de la réflexion, jaugeant du meilleur comportement à adopter. Il ne s’agit pas là d’un simple caprice, mais d’une étape, d’un aboutissement. Il y a plusieurs mois j’ai escaladé cette montagne une première fois, sans pouvoir parvenir jusqu’au sommet. Aujourd’hui je suis prêt à tout pour y arriver. Par analogie avec ma vie depuis mon accident, je souhaite mener ce projet à bout, comme j’ai mené mes recherches sur l’appareil de radiocommunication et la mission au Pays du Bois à bien.

« Il existe bien une manière, humain, tu dois être purifier de la souillure du monde d’en bas. Mais pour pouvoir y prétendre, tu dois avant tout nous prouver ta valeur. Tu prétends vouloir atteindre le sommet, mais le peux-tu réellement ? Bats-moi et ainsi nous te croirons. »

Ainsi le combat est inévitable. Mais il ne s’agit pas à d’un combat à mort, mais simplement d’un test. Si je parviens à le passer, je pourrai continuer… mais de quel « purification » parlent-ils ?

« – En quoi consiste cette purification dont vous parlez ?
– Tu devras te purifier, ainsi que tes vêtements, dans les eaux au cœur de la montagne. Ainsi et seulement à cette condition, tu pourras pénétrer sur ce territoire. Il s’agit là d’une règle qui prévaut pour nous tous. Faucon ou humain, personne ne peut se soustraire à cette règle.
»

Ainsi il ne s’agit donc là pas que d’une exception à mon égard, mais bel et bien d’une règle préétablie. Voilà qui explique donc son soudain changement de comportement. Soit, si je dois me plier à leur rituel pour pouvoir continuer, qu’il soit en ainsi. Cependant, combattre en de pareille condition me sera très fortement défavorable. Recroquevillé sur mon petit balcon de pierre, je ne dispose d’aucune marge de manœuvre pour esquiver ses attaques. Je ne pourrai compter que sur mes défenses et mes attaques à distances… aucune de mes deux meilleurs techniques. Les faucons sont des animaux fiers. Serait-il trop demandé que d’avoir un combat plus équitable ?

« – J’accepte vos conditions. Mais je demande à ce que le combat se fasse sur un terrain moins… défavorable à mon égard. Y aurait-il un promontoire rocheux plus large ou je pourrai me placer ?
– Qu’il en soit ainsi. Suis-moi.
»

Le faucon prend son envol et vient se positionner un peu plus haut. Je grimpe jusqu’à la position qu’il m’indique puis me positionne au milieu de la petite scène qui s’offre à moi. Je ne vais pas pouvoir laisser le combat s’éterniser. La prise au vent est très importante ici, je ne résisterai pas longtemps dans un tel froid. Le combat doit se terminer aussi vite qu’il a commencé. La victoire, mon seul objectif. Mais je ne dois pas pour autant oublier de quoi il est question. La victoire à tout prix ne m’apportera rien de bon. Un acte de pitié face à un adversaire en difficulté me sera bien plus profitable qu’un acte de cruauté. Mais parviendrai-je seulement à le battre ? Oui. Il n'y a pas de place pour le doute, plus maintenant, pas après avoir traversé toutes ces difficultés.
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Dim 11 Nov 2018 - 16:02
Immobile, je l’observe virevolter dans les airs. Les secondes passent, nous nous observons, guettant le moindre mouvement de l’autre. Le vent souffle maintenant assez fort, levant une légère brume de neige au-dessus du sol. Rien qui ne nous gêne durant notre combat, mais cela me conforte dans l’idée que je ne vais pas pouvoir user de mon armure. Me recouvrir de métal ainsi… est le meilleur moyen de me refroidir en quelques minutes, signant par la même occasion la fin du combat. Soudain, l’oiseau fonce dans la direction.
Le combat commence. Un combat entre deux êtres que tout oppose.
Je passe ma main droite sur mon poignet gauche. Mon sceau activé, je saisis le sabre qui vient d’apparaître dans ma main et me met en garde. L’oiseau fonce sur moi, ses serres acérées se dressant face à moi. Ma lame vient au contact, dévie l’attaque et l’oiseau reprend son envol, continuant sa route derrière moi. Je me retourne puis effectue des signes, trente lames de métal se modèlent tout autour de moi et fondent aussitôt sur leur cible. Les projectiles fusent dans les airs, se rapprochant de leur cible. Mais celle-ci parvient à esquiver mon attaque, d’un puissant battement d’aile qui lui permet de prendre de la hauteur. Je reprends ma garde puis observe le faucon. Celui-ci continue sa montée, de sorte que je ne puisse plus l’atteindre puis fond vers moi. Les yeux rivés sur lui, j’attends le dernier moment puis esquive son assaut d’un bond latéral. Cet assaut… Quand il fond ainsi sur moi, il ne devrait pas être en capacité de changer sa course, tellement son inertie est importante. Encore une fois, il continue sa course et passe derrière moi. Je me retourne puis relève ma garde. Le faucon me fait face. Comment ? Ne devait-il pas avoir continué sa course ? Toujours dans les airs, à peine plus haut que le saut, il donne un puissant coup d’aile qui me propulse en arrière. Je tente tant bien que mal de résister… Mais mes pieds se dérobent. Je vol dans les airs sur quelques mètres et me retrouve à un mètre à peine du bord du précipice. Le vide… Mes mains raclent le sol, comme pour se rassurer que je ne continue pas sur la mort qui se dévoile derrière moi. La mort ? A nouveau. La voilà. Par deux fois elle m’avait appelée. La première fois je n’ai su lui résister, sauvé in-extremis par mes alliés. La seconde fois je n’ai su lui faire face… contraint d’abandonner. Et aujourd’hui ? Vais-je encore abandonner ? Plusieurs jours durant j’ai escaladé cette montagne, fier de mes réussites. Plusieurs jours durant je me suis répété que s’en était fini de ce passé qui me hante. Mais non. La vérité est toute autre. Ce passé sera toujours présent. Une ombre qui comme la mort revient me hanter. Je ne peux pas le fuir. Je ne peux pas l’oublier. Il est là, toujours présent et ne partira pas. Je dois l’affronter. Mais en suis-je capable ? Je… L’oiseau me reprend son envol tandis que je gis toujours à terre. Mes esprits revenus à moi, je me relève et reprend ma place au centre de l’arène de pierre. Je ne dois pas le laisser me projeter ainsi sur le sol, ou s’en sera fini de moi. Encore une fois, je le vois s’élever dans les airs puis fondre sur moi. En garde, solidement ancré sur mes appuis, j’attends le dernier moment puis esquive son assaut, tout en me retournant. Puis, tandis qu’il reprend les airs, j’effectue une série de mudras et lance une première salve d’une trentaine de lames. Une autre série de mudras et une deuxième salve apparaît pour fondre aussitôt sur sa cible. Le Faucon esquive la première salve avec un puissant battement d’aile, mais est surprit par l’enchainement et se fait toucher par cinq des trente projectiles de la seconde salve. Son cri strident se fait entendre, raisonnant sur la montagne. Les cris des autres faucons viennent se joindre à lui, ces derniers s’agitent mais gardent leur place. Perturbé mais loin d’être battu, il reprend son envol et regagne de l’altitude. Je me remets en garde, mon katana dressé, attendant son prochain assaut. Le vent souffle de plus en plus fort, les nuages reviennent, le ciel se fait menaçant. La tempête semble reprendre ses aises… moi qui la croyait parti vers d’autres cieux. Le mauvais ne serait profitable à aucun de nous deux. Le vent l’empêcherait certes de voler aussi gracieusement, mais il perturberait aussi mes projectiles, les déviants dans leur course. Le combat doit se terminer maintenant, ou le hasard aura une place bien plus importante dans les événements qui suivront.

Comme je le pensais, cet oiseau est moins fort que moi. Mais puisque je ne peux utiliser mes deux techniques les plus puissantes, voilà un combat qui s’en trouve équilibré. Maître de son clan, il doit être le plus puissant parmi tous les faucons ici présents. S’ils décident de tous m’assaillir… Ils ne feront qu’une bouchée de moi. Cet oiseau me paraît digne de confiance, mais qu’en est-il vraiment ? Que se passera-t-il si je parviens à le vaincre ? Je ne peux pas le savoir. Je n’ai aucun moyen de le savoir. Abandonner ? Encore ? Impossible. Inacceptable. Pas encore. L’oiseau fond sur moi. J’effectue une série de mudras puis projette à nouveau une salve sur lui. Pris dans son élan, il se fait touché par une dizaine d’entre-eux mais continue sa charge. L’attaque du dernier espoir ? A-t-il lui aussi compris la différence de niveau qui nous sépare ? La fatigue et le froid ont beau équilibré le jeu, il n’en reste pas moins déséquilibré. Ses serres dressées face à moi, je me mets en garde et me prépare à absorber le choc. Ancré sur mes positions, je sens une vague d’énergie me traverser. Ma garde brisée, ses serres elles continuent leur course. Une première vient se planter dans ma chair, au niveau de mon épaule, tandis que je parviens à esquiver la seconde. Je contracte mon bras droit et vient placer ma lame sous le cou du Faucon, tandis que mon bras gauche vient saisir sa patte, ses serres toujours planté dans ma chair.


« Abandonne, un seul mouvement et ma lame tranche ton plumage pour venir séparer ta tête de ton corps. »

La douleur est intense, si intense que je ne peux m’empêcher de grimacer. L’oiseau commence par s’agiter, puis se calme progressivement pour ne battre des ailes que le nécessaire pour rester en vol. Je le lâche et reprend ma garde. Un risque que je prends de laisser ainsi filer mon avantage, mais je compte sur la fierté de la bête pour avouer sa défaite. Ma plaie… n’a pas belle allure. Il faut que je soigne ça rapidement. Ma tenue déchirée, je sens l’air gelée fouetter mon corps. Le pire scénario. Je joue là mon atout. Les secondes passent, durant lesquelles nous nous faisons tous deux faces. Finalement le faucon se pose, veillant à ne pas se blesser davantage avec les pieux enfoncés dans ses chairs et commence à les enlever un à un avec son bec. Son plumage se teinte rapidement de sang. Rien que ne lui soit fatale, mais lui aussi n’aurait pas pu combattre bien longtemps.

« Je concède ma défaite, humain. »

Enfin, la victoire. Epuisé mais soulagé, je me laisse aller et pose un genou au sol.

« Ta plaie a besoin d’être soignée et toi de te retrouver au chaud. Puisque tu sors gagnant de ce combat et que tu as prouvé ta valeur, je t’invite à nous rejoindre pour le reste de la journée. La tempête qui se lève sera puissante. A moins que tu ne désires continuer en de telles conditions ? »

Voilà une proposition qui ne se refuse pas. Peut-être pourrai-je ainsi en apprendre plus sur eux. Ces oiseaux sont… loin de tout ce que j’avais imaginé de possible. Bien-sûr les animaux intelligents existent, quelques shinobis possèdent des pactes avec eux et il existe aussi les démons à queues… Mais jamais je ne me serai imaginé que l’on pourrait les trouver aussi proche de nous. A la fois si près et si loin.

« J’accepte volontiers. Je suis Metaru Kenshin, membre du clan du même nom et shinobi de Kumo. »

Les présentations auraient normalement du précédé le combat, mais face à une telle tension, nous avions tout deux omis de suivre les conventions.

« Je m’appelle Hayabusa, chef du clan de la Montagne Sacrée. »

Le faucon émet alors un puissant cri et tous ses camarades vont se réfugier dans leur caverne. Hayabusa reprend son envol et m’invite à le suivre. Un nouveau monde qui s’ouvre à moi, un monde dont j’ignore tout.
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Dim 11 Nov 2018 - 17:27
Arrivé devant l’antre je découvre une caverne bien plus grande que je l’avais imaginé. Ainsi ce grand balcon de pierre n’était que la partie immergée de l’iceberg. Mes mains et mes pieds me font souffrir, le froid ayant pris ses quartiers dans mes membres. Des chairs déchiquetées de mon épaules coulent mon sang chaud, laissant un peu plus s’échapper ma chaleur. Malgré cela, je veille à tenir mon rang, face à tous ces oiseaux qui m’observent tel un animal de foire. Pour certains d’entre eux il se peut que ce soit la première qu’ils entrent en contact avec un être humain, je ne peux leur en vouloir pour leur curiosité, bien que cela soit pesant. La douleur… Je fais signe à Hayabusa que je souhaite m’arrêter quelques instants puis saisit mon sac afin d’en extirper mon kit de premier secours. Une chaleur agréable règne maintenant tout autour de moi… chaleur toute relative mais comparé à l’air extérieur, chaleur néanmoins.

« Puis-je avoir quelques instants d’intimité pour m’occuper de cette plaie ? »

L’oiseau me regarde, l’air étonné, puis saisissant tous les regards posés sur moi comprend le fond de ma demande.

« Suivez-moi, je vais vous amener dans une petite caverne à l’abri des regards. »

Ainsi je suis mon guide à travers ce dédale de pierre alors que la pénombre envahit peu à peu les lieux. Ces animaux possèdent-ils un œil plus adapté à la vision nocturne ? Hayabusa ne semble avoir aucune difficulté à se déplacer à travers les roches. Peut-être est-ce l’habitude. Quoi qu’il en soit, je vieille à suivre ses pas, tâtonnant le sol de mes pieds pour ne pas me retrouver dans une situation inconvenante. Quand nous arrivons enfin dans cette petite caverne, je remarqué qu’un puit donne sur le ciel, bien qu’on ne sente aucunement l’air pénétrer jusqu’ici. Aidé des maigres rayons de soleil qui parviennent jusqu’à moi, je commence à penser mes plaies tandis que mon guide sort de la caverne et se place à côté de l’entrée. Chaque mouvement en ces lieux raisonne à travers la pierre, le moindre pas, le moindre geste. J’ôte mes hauts et observe ma plaie. Elle est en piteuse état… Je ne peux plus continuer. Abandonner ? Suis-je encore en train d’abandonner ? Non. Pas cette fois-ci, je me rends juste à l’évidence. Avec une épaule et un bras dans un tel état, impossible d’escalader la montagne jusqu’au sommet. La tempête qui fait rage n’est elle aussi pas prête de se calmer. D’ici là la plaie risque de s’infecter… Je dois redescendre au plus vite au village pour me faire soigner. Comment ? Ce combat… Les conséquences de ce combat sont bien plus importantes que je ne l’avais imaginé. Je dois descendre au plus vite avant que la tempête ne s’amplifiasse d’avantage… Je n’ai pas d’autre choix. Ma plaie bandée, je replace mes vêtements et sort de la salle, mon sac à la main.

« Merci. Je vais devoir malheureusement vous quitter, ma blessure n’est pas belle à voir et je crains qu’en attendant je ne fasse qu’encourir le pire. »

L’oiseau pose son regard sur mon épaule, puis passe ensuite à mes yeux, comme s’il cherchait à sonder mon âme.

« Dans un tel état tu ne risques pas d’en ressortir vivant. »

Le voilà qui se prend donc à me tutoyer ? Se sentirait-il coupable de la plaie qu’il m’a infligée tandis que moi je l’ai laissé en vie ?

« Nous sommes très méfiants vis-à-vis des humains qui viennent ici. Le plus souvent ils viennent ici pour nous tuer ou voler nos œufs. Tu es le premier que nous rencontrons qui nous traite avec respect. »

Cela expliquerait le comportement agressif du premier oiseau, ainsi que le défi lancé par Hayabusa. Ma première rencontre a dû les prévenir que je n’étais pas agressif, mais voyant que je voulais à tout prix entrer sur leur Montagne Sacrée, il n’a eu d’autre choix que de lancer ce combat à mort. Peut-être pouvons-nous tous deux tirer un arrangement de cette situation ? Si je suis sincère avec moi-même, je ne suis pas en état de redescendre et je ne peux pas non plus rester ici. A moins que cet oiseau n’accepte de me redescendre jusqu’en bas sur son dos, une mort certaine se profile devant moi. Mais acceptera-t-il une telle chose ? Non, à moins que je ne lui propose un marché qui en vaut la peine.

« Je n’ai jamais voulu vous faire de mal, comme vous avez pu le voir. Ecoutez, je sais que nous ne nous connaissons pas encore très bien. Je vais être honnête avec vous. Dans mon état, vous vous en doutez sûrement, je ne suis pas capable de redescendre. Si je reste ici en attendant que la tempête ne passe, je vais surement mourir. Là où en descendant de la montagne, demain. J’ai besoin que vous m’aidiez à descendre jusqu’au village, où tout du moins la plaine. En échange je vous propose de signer un pacte. Nous serons tous deux liés et je pourrai faire appel à vous comme vous vous pourrez faire appel à moi quand la situation le nécessite. Je vous aide à protéger votre clan, en échange vous m’aidez à survivre aujourd’hui et demain quand j’en aurai le besoin. »

Un marché qui n’a d’équitable que de nom. Le voilà avec ma vie entre les mains et la responsabilité de répondre à mes appels, tandis que je ne lui propose qu’une aide future, quand la situation le nécessitera. Mais Hayabusa m’a l’air d’être un bon chef de clan. Un chef qui s’emploie à défendre ses protégés à tout prix. Puisse son honneur peser en ma faveur. Le silence s’installe, seulement perturbé par les cris des autres faucons et la tempête qui raisonne dans la caverne. Jusqu’à ce que…

« Nous ne nous connaissons en effet pas. Mais si un humain aussi fort que toi, qui n’a pas le même sens du respect et de l’honneur, vient en ces lieux, nous courrons tous à notre perte. Ce n’est pas la première fois comme je te l’ai dit que des humains viennent nous attaquer… Alors même que nous sommes perchés si haut. Je ne peux pas laisser courir un tel risque. J’accepte. »

J’étais venu en ces lieux pour me dépasser, pour terminer ce que j’ai entrepris des mois plus tôt et gravir cette montagne, atteindre son sommet et parvenir à mon but sans fuir la mort certaine qui plane sur moi. Mais me voilà lié à un animal donc je découvre à peine l’existence, un animal… un être que je connais à peine, car tous deux, lui comme moi, avons besoin de l’autre pour survivre. Un marché pour la vie. Nous restons là, loin de l’agitation des autres faucons, quelques instants à peser l’intensité de ce moment. Puis Hayabusa reprend sa route vers la cavité principale et je suis ses traces sans un mot. Arrivé dans les lieux, il cris dans les lieux, engageant une discussion que je suis incapable de comprendre. Certains faucons semblent montrer de l’agressivité, signe qu’il doit certainement être en train de leur parler du marché que nous venons de sceller. Mais après plusieurs minutes, tous se taisent face à leur chef. Hayabusa fait apparaître un rouleau pour que nous puissions tous deux conclure le pacte qui va nous unir. Je me sers du sang de mon bandage imbibé pour teindre mes mains de rouge et sceller le pacte en les apposant sur le rouleau. Ainsi lui pourra m’appeler et je pourrai faire de même. Le moment, bien qu’intense, est brutalement interrompu par la douleur. Ma blessure me fait souffrir de plus belle, Hayabusa m’invite à le suivre jusqu’au balcon. Je ne peux rester plus longtemps ici. Mais je reviendrai, pour sûr. Je reviendrai, pour rencontrer à nouveaux le clan d’Hayabusa et je parviendrai à vaincre cette montagne. Je parviendrai à la vaincre. Parvenu au balcon, je monte sur son dos. Balayé par le vent, le ciel obscurcit, nous prenons notre envol jusqu’au village de Kumo.
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