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Les tumultes d'un voyage extraordinaire [Solo]


Mar 6 Nov 2018 - 23:28

Les tumultes d'un voyage extraordinaire



Chapitre I: Les raisons de ma colère




    Un ciel dégagé s'offrait à moi, en plein océan. Les lames de l'eau se conjuguaient avec les parties visibles du bateau et le Soleil à son zénith me réchauffait le cœur. Car c'est le coeur lourd que je suis parti de mon village natal pour Kiri, la ville aux milles facettes. Mon oncle Saji y était allé en quête de réponses sur son frère et c'est avec la pugnacité de ma mère à vouloir tout savoir que je me suis retrouvé dans ce bateau direction le village caché et ses terres de Mizu no Kuni. La paume de ma main entra en contact avec l'eau tempérée de l'océan et c'est à ce moment-là que je pris conscience de l'importance de ma fonction. J'étais un être conciliateur entre mes deux oncles. La fonction que prenait ma mère depuis tout jeune, je me devais de le prendre comme un héritage.

    Ces derniers temps, je m'occupais de ma mère qui n'avait plus les capacités de se soigner ni même de se déplacer correctement. Elle était assez faible physiquement suite aux blessures générés par l'altercation avec Ashikage, mon oncle. Mais sans cesse, elle me disait qu'il n'était pas un mauvais ninja. Elle s'empressait de dire à chaque fois que je pestais sur mon oncle:

    ►Tu sais, Yukio, nous ne sommes pas tous égaux devant la Fortune et c'est Ashikage en a plus bavé que n'importe qui. Ne sois pas si dur avec lui, il est juste devenu ce qu'on a toujours voulu qu'il soit. C'était à moi de lui montrer un autre chemin.

    Et à chaque fois, elle ne cessait de pleurer et de se lamenter pour le sort de son frère. Je n'ai jamais compris pourquoi. Il a fait des choses impardonnables et elle ne cesse de le protéger, même quand lui-même a touché à l'intégrité de ma mère. Elle le défend bec et ongle. Je ne comprends pas du tout. Toujours est-il qu'un jour, alors que je lui apportais des légumes frais venant du marché. Elle me regarda avec une tristesse affligeante, elle se reprocha et me toucha le visage. Puis quelques secondes après, elle me dit:

    ►Je t'aime mon fils mais je ne peux te faire subir ça plus longtemps. Tu te dois de vivre ta vie. Je demanderais à ton ami de m'aider aux tâches quotidiennes mais je ne peux supporter te voir gâcher ta vie pour moi. J'ai demandé à un collègue qui est venu me rendre visite de te trouver un bateau pour aller rejoindre ton oncle Saji à Kiri. Il va t'apprendre les traditions de la famille et en plus, il pourra t'apprendre un peu plus sur ton autre oncle. Certes, il est plus acerbe que moi sur les faits de son frère. Mais tu verras du bon en lui. Je sais que tu n'as que très peu connu tes oncles car je ne voulais pas te mêler à tout ceci. J'ai eu tort, car la famille c'est tout ce que l'on a de plus précieux donc, va rejoindre ton oncle et ne te fais pas attendre plus longtemps.

    Je voulais rétorquer quelque chose mais quelqu'un frappa à la porte, c'était celui qui m'avait hébergé lorsque ma mère était à l'hôpital. Il me demanda de préparer mes affaires pour déménager. Je ne savais quoi faire. J'étais perdu et en colère, je pensais que ma mère voulait m'abandonner. Je pris alors mes affaires en toute hâte et je partis sans dire au revoir à ma mère, le regard trop froid, très coléreux. Ma mère me fit un sourire et me souhaita un bon voyage. J'étais alors parti pour de nouvelles aventures.

    Maintenant, je regrette d'avoir eu qu'une expression de colère alors que je ne verrai ma mère que dans un petit bout de temps. Mais je sais qu'elle s'en fichait. Elle ne veut que mon bonheur après tout. Pensif, j'avais oublié que j'étais dans un bateau avec une vue magnifique. Lorsque j'ai repris mes esprits, je me suis mis à m'émerveiller du spectacle. De cette vue, de ce paysage de rêve, de ce temps chaleureux, j'avais l'impression que Kiri voulait me faire un accueil digne des Kages. Pendant un instant, j'oubliais mes tracas et arborait un large sourire.

    Une personne s'avança doucement vers moi et me fixa un moment. Je ne l'avais pas remarqué jusqu'à ce qu'elle s'approche assez de moi pour la voir dans mon champ de vision. Elle me salua et commença par me dire:

    ►Bonjour, je suis Kaminari et toi?

    ►Yukio. Tu es en destination pour Kiri toi aussi. C'est vraiment un accueil splendide, tu ne trouves pas?

    ►C'est un paysage de carte postale. Dis moi Yukio, tu es venu ici pour quoi faire?

    ►Je dois rejoindre mon oncle à Kiri, il doit m'aider à devenir un très bon ninja. Et toi?

    ►La vengeance ...



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Mar 6 Nov 2018 - 23:29

Les tumultes d'un voyage extraordinaire



Chapitre II: Kaminari




    Kaminari était une jeune kunoichi qui avait à peu près mon âge. Elle avait les cheveux longs qui ondulaient fortement, habillés d'un noir mystique. Ses cheveux balançaient par-ci, par-là, à la recherche d'un vent puissant pour le faire ses promener dans l'espace, le tout était contrôlé par un chouchou qui faisait voguer le navire capillaire envoûtant. Ses yeux était d'un noir pur, son visage très blanc et son sourire me faisait littéralement devenir inerte. Comment pouvait-elle être aussi mignonne et parler de choses aussi atroces? Je ne savais pas quoi répondre. Pendant que je cherchais une réponse intelligible, elle me rétorqua quelque chose dans ce genre:


    ►Tu as les mêmes yeux que moi, des yeux pleins de colère. Pourquoi?

    ►Je ne pense pas avoir des yeux pleins de colère, je suis juste quelqu'un qui est en proie au doute... Et toi, pourquoi et de qui tu veux te venger?

    ►Bah écoute, je t'en parlerai quand je serai prêt à en parler. Mais dis toi que j'ai envie de voyager et de voir du pays. Avant cela, je dois faire quelque chose ...

    Elle me regarda avec un profond sourire et me dit qu'il fallait qu'on aille s'amuser à l'intérieur du bateau. Je vis alors l'équipage au complet et la vétusté de l'endroit. Il y avait des toiles d'araignées au plafond, des rats nous rendaient visite et les membres de l'équipage avaient pour habitude d'interagir avec l'environnement. Malgré cette vie peu accommodante, ils avaient l'air heureux de partager cette vie avec leur camarade de mer. Je n'arrive pas à comprendre ceci. Quoique ... Peut-être qu'un jour, on arrivera à me le faire comprendre. Toujours est-il que Kaminari m'interpella pour la suivre. Nous nous en allions vers la partie mécanique du bateau. Je ne savais pas ce qu'elle faisait, ni où elle m'emmenait, mais alors qu'on était proche du mécanisme qui faisait avancer le bateau, elle me montra une chose:

    ►J'ai appris quelque chose venant de ma mère, regarde.

    Elle commença alors par faire quelques mudras avec quelques maladresses, puis une lame de vent sortit de sa bouche. J'ai juste réussi à l'esquiver mais la lame alla se réfugier sur un tuyau d'air comprimé qui se déchira, lui-même alimenté le moteur qui s'arrêta net. Elle me prit alors la main, dès que des voix de l'extérieur de cette pièce s'échauffèrent, elle trouva une autre porte de sortie et nous nous réfugièrent sur l'arrière du pont, faisant semblant de n'avoir vu. Elle se retenait de rire aux éclats tout en ayant un regard de gêne. Des marins nous demandèrent si nous n'avions pas vu d'éventuelles raisons à ce carnage. Nous répondîmes naturellement que nous étions pas témoins de ce genre de scène. Et au moment où nous nous sommes retrouvés seuls, elle explosa de rire pendant un instant. Mon cœur battait à cent à l'heure. Je ne sais pas si c'était parce que nous étions à deux doigts de nous faire repérer ou c'est parce que son rire me faisait fonder de désir de l'embrasser. Lorsqu'elle s'arrêta de rire, elle me regarda d'un air sérieux et me dit:


    ►Tu n'étais pas obligé de me couvrir mais ... merci. Cela faisait longtemps que l'on m'avait pas adressé une chose aussi gentille.

    Puis elle m'embrassa sur la joue. C'était sûr, j'étais liquéfié sur place. Je ne savais pas ce que ce voyage réservait mais en tout cas, il était forcément de bonnes augures. Jusqu'à ce que les marins reviennent nous voir pour nous dire:

    ►Nous sommes désolés de vous l'apprendre mais le moteur est en panne, nous sommes dans l'obligation de vous escorter vers une île pas très loin d'ici. La maintenance durera plusieurs heures. Veuillez faire comme les autres passagers et vous dirigez vers les canaux d'embarcation. Merci à vous.

    Nous étions alors embarqués pour une destination inconnue, mais après quelques minutes de flottement, nous étions proches de l'île. Je fis alors émerveillé de voir la richesse florale de cette île. Je crois avoir poussé un Wow d'émerveillement. Kaminari s'est mise à rire, mais ses yeux étaient aussi époustouflée que les miens. Au moment de toucher terre, une escorte s'approcha de nous avec à sa tête, un grand monsieur assez musclé et une allure de...


    ►Bonjour, je suis Miyamoto, roi de l'île aux Milles Plantes. Soyez la bienvenue ici !

    C'est bien ce que je pensais ...


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Mer 7 Nov 2018 - 19:55

Les tumultes d'un voyage extraordinaire



Chapitre III: Miyamoto et l'île aux Milles Plantes




    Nous étions escorté par une dizaine d'hommes aussi jeunes que moi. Ils avaient l'espoir dans leurs yeux et de l'énergie à revendre. Ce doit être un bon roi. Après quelques foulées dans la forêt d'une beauté luxuriante, nous vîmes le village. C'était un magnifique village plein de couleurs et en harmonie avec la nature autour d'elle. Des enfants commencèrent à nous rejoindre et arborèrent un large sourire de fierté. On était leurs hôtes. Une femme s'avança et nous offrit une boisson très rafraîchissante et très sucrée, et pendant que l'on buvait ce délicieux met, on arpentait le village avec une certaine curiosité. Il y avait école, forge, cabinet de médecin, atelier de couture et j'en passe. Chacun avait sa tâche dans le village et chacun était heureux de l'accomplir.

    Tandis que j'étais obnubilé par le fonctionnement de ce village, Kaminari n'esquissa pas un seul sourire. Je sentis même sa tension intérieur. Je m'empressa alors de lui caresser les cheveux et soudain, un sourire se figea sur sa tête. Je savais que quelque chose n'allait pas mais elle était assez discrète et je ne la connaissais que très peu pour pouvoir oser lui demander ce qui n'allait pas. Pendant ce temps, certains instituteurs du village nous expliquèrent que le roi Miyamoto avait rendu ce village prospère et hermétique aux attaques des ninjas alentours. L'île des Milles Plantes était saine et sauve grâce à lui. Il avait même construit diverses bâtiments de refuge pour des ninjas qui se sentaient perdus. Des sortes de maisons de repos. Tout ceci fonctionnait parfaitement. Puis lorsque vint la fin de journée et que les marins soient revenus nous dire que la panne était encore présente, qu'il fallait dormir au village, nous nous sommes rendus dans un temple en compagnie de Kaminari pour nous recueillir. Du moins, Kaminari avait ce besoin-là.

    Nous nous retrouvâmes avec le roi Miyamoto, il était en simple habit et priait devant une photo. Je sentis Kaminari alors très émue. Nous rejoignirent le roi pour commencer le recueillement puis je vis la kunoichi commencer à parler avec le roi.


    ►Si ce n'est pas discret, qui est cette personne?

    ►C'est une femme qui m'était chère. Et vous, vous êtes venus vous recueillir vous aussi?

    ►Oui moi aussi j'ai une femme qui m'est chère et je veux qu'elle passe les sentiers vers un endroit plus paisible, plus facilement et plus rapidement. C'est pour ça que je veux me recueillir ici.

    ►D'accord, vous arrive-t-il d'avoir des regrets du haut de votre jeune âge?

    ►Moi oui, je suis parti en colère de chez moi, alors que ma mère ne veut que mon bien. Est-ce que vous pensez qu'elle ne m'en voudra pas?

    ►Vous savez un parent, ce qui importe, c'est que l'enfant soit en bonne sante et épanoui. Notre bien-être importe peu.

    ►C'est ce que vous avez dit à ma mère aussi quand vous êtes parti lors de ma naissance ?

    En un éclair, alors que je pensais à une conversation intime et très pacifique, je vis les yeux pleins de colère de Kaminari, le kunai qui pointait vers la poitrine du roi et je pris conscience des choses. C'était une sacrée douche froide. Je n'avais compris l'ampleur de la chose et alors que je m'apprêtait à parler pour apaiser les tensions, la discussion continua son fil:

    ►Comment osez-vous vous recueillir sur la photo de ma mère? Comment osez-vous même penser à elle? Vous avez ruiné sa vie, ruiné la mienne, vous vous êtes enfui, car vous êtes lâche. Le village doit le savoir que vous êtes un salaud qui a abandonné sa famille. Savoir qui vous êtes réellement. Mais avant ça, je dois vous tuer car vous ne méritez pas de vivre.

    ►Tu as raison, je ne mérite pas de vivre... Achève-moi s'il te plait.

    Il mit alors à fondre en larmes et au moment où elle essaya de lui donner le coup fatal, son kunai fut projeté par terre avec un autre kunai. Je suivis alors la direction du kunai et j'ai pu voir l'origine de tout ceci. Un groupe de ninjas était dans le temple. Ils avaient l'air plus vieux que nous et beaucoup plus forts. Je ne savais pas ce qu'ils voulaient mais une chose est sûre, ils n'avaient pas l'air commode. Toujours est-il qu'ils se sont présentés comme ils se doivent, avec à sa tête, un ninja qui semblait être leur chef.

    ►Bonsoir, désolé d'interrompre votre petite réception mais je suis venu pour exterminer le pseudo roi Miyamoto. Nous, le groupe Settô, nous sommes venus prendre ce qui nous appartient depuis longtemps, c'est à dire ton argent. Nous avons préféré d'abord, mettre un bazar à ton village, c'est la dette va-t-on dire. Cela fait 16 ans que tu nous dois de l'argent, car tu devais payer l'eau que tu emportais chaque soir.

    ►L'eau était pour ma famille. Sans cette eau, j'n'aurais pu subvenir aux besoins de ma famille.

    ►C'est à mon père que tu devais cet argent, mais vu qu'il est mort, maintenant c'est à moi que tu le dois. Mais je crois que tu mérites de mourir donc nous allons mettre notre plan à exécution...

    Les yeux de Kaminari avaient traduit un sentiment d'incompréhension, elle était perdu et d'ailleurs, moi aussi. Le chef du groupe Settô s'approcha alors du roi et lui planta un kunai ...


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Mer 7 Nov 2018 - 19:56

Les tumultes d'un voyage extraordinaire



Chapitre IV: Settô et le choix de la troisième voie




    Replaçons donc les choses dans son contexte, car beaucoup d'éléments sont apparus en si peu de temps. Je pars pour un bateau direction Kiri, où une kunoichi de mon âge et du nom de Kaminari cherche vengeance auprès son père qui l'a abandonné. D'ailleurs, tout était prévu de sa part, elle cherchait à saboter le bateau pour se retrouver dans l'île où elle cherchait son père. Elle le retrouve, cherche à le tuer mais un groupe de ninjas cherchent aussi à le tuer parce qu'il a volé de l'eau pour sa petite fille naissante. Je suis dans de beaux draps moi qui n'ait absolument rien à voir avec tout ça. J'espère juste que tout le monde trouvera un accord. Après quelques minutes de silence, je vis le chef de l'organisation criminelle planter un kunai sur le roi. Le Roi de l'île eut juste le temps de mettre sa main devant pour ne subir que des dégâts légers.

    Il prit alors une bougie et la lança dans les yeux de son adversaire. Des kunais se lançaient de partout mais il les esquiva avec une certaine finesse de mouvement. Il prit alors Kaminari par la main qui elle-même me prit par la main et après quelques coups bien placés, nous nous sommes retrouvés à l'extérieur du temple. Le village était à feux et à sangs, nous avions une image d'épouvante, entre les bâtiments saccagés puis brûlés, les villageois complètement persécutés et même l'escorte du roi avait été massacré mais nous n'avions pas le temps pour voir s'ils y avaient des survivants autour de nous. Nous sommes donc partis en direction de la forêt pour un certain répit. Après qu'on ait pu voir que nous étions hors de danger, Miyamoto se confia:

    ►Je ne savais pas que tu me cherchais ma fille. Je suis désolé de te faire subir tout ça, mon but était de vous protéger, toi et ta mère.

    ►Ce n'est pas du tout ce qui s'est passé, Maman est morte de chagrin de ne plus te revoir. Je l'ai à peine connu et j'ai vécu en orphelinat un bon bout de temps... C'est égoïste ce que tu as fait, tu mérites que je te livre aux membres du groupe.

    ►Le jour de ta naissance, nous étions complètement fauchés et ta mère était épuisée. Tu étais là, toute petite, tu tenais dans ma main tellement tu étais chétive, toute mignonne et toute minuscule. Mais ta mère avait soif et je pense que toi aussi tu recherchais quelque chose à manger. Ta mère avait prévu de quoi te faire tenir pour quelques jours, mais nous n'avions pas d'eau. Je me suis alors proposé pour aller chercher de l'eau à la fontaine pas loin du village. Sur le périple, un vieillard me dit qu'il était payant de boire de cette eau et que c'était une organisation qui s'occupait de la transaction mais comme nous n'avions pas d'argent, je me suis servi sans demander la permission et je suis parti aussi vite que j'ai pu. Sauf que quelques jours après, ils ont retrouvés ma trace et m'ont fait comprendre que si je ne les payais pas, ils allaient s'en prendre à vous. J'ai décidé alors d'élaborer un plan pour vous protéger, à travers une révolte du village, je les ai fait expulser de ce village, mais en contre-partie, je devais partir de celui-ci pour que plus jamais, il ne puisse s'en prendre à vous. Je laissais alors des traces de fuite un peu partout dans le village. Des rumeurs indiquaient que lors de la révolte, vous étiez mortes et que dans un excès de folie, j'étais parti du village en quête de vengeance. Cela a fonctionné un temps, jusqu'à ce qu'il retrouve ma trace aujourd'hui ...

    Après un long silence pesant, je me rendis compte que les chemins des ninjas n'étaient pas si aisés, il n'y a pas un chemin vers le Bien, un chemin vers le Mal. C'est beaucoup plus complexe que ça et ça me faisait réfléchir sur le destin de mes oncles. Même mon propre destin n'était pas figé vers le Bien ou le Mal, il existe une troisième voie, celle du Juste. Miyamoto venait de me la montrer et je crois que Kaminari venait d'en saisir aussi l'importance. Elle avait les larmes aux yeux, mais se retenait par pudeur. Suite à ça, nous nous sommes dirigés vers le bateau. Les marins avaient entendu le grabuge dans l'île et s'étaient mis à bosser de nuit pour éviter les problèmes. Nous nous sommes rapprochés du bateau et lorsque la panne fut réparée, nous nous sommes hâtés à rejoindre le pont, nous partions vers Kiri sans même nous retourner, j'en étais presque soulagé. Mais Miyamoto avait le cœur meurtri. Jusqu'à ce que quelques mètres après avoir commencer à prendre le large, nous aperçûmes Settô avec un enfant du village entre les bras. Le chef de l'organisation commença alors à parler:

    ►Si tu ne te rends pas, je l'exécute sur place, sale enflure.

    Tout d'un coup, il regarda Kaminari et lui lança un "Je suis désolé" et sauta par dessus bord. Il commença par rejoindre la rive et d'un coup, d'un seul, il enchaîna les combats avec les autres ninjas. Kaminari pleurait toutes les larmes de son corps et elle-même dans un élan de bravoure sauta par-dessus le bateau. Elle alla aider son père, celui qu'elle avait toujours détesté et qui, maintenant, partage plus de choses avec elle, que n'importe qui sur cette Terre. Ensemble, ils combattaient vaillamment comme un véritable duo. Mais, soudain, un kunai atteignit le plexus solaire de Miyamoto, puis, suite aux déconcentrations de Kaminari, elle reçut aussi un kunai en pleine poitrine. Les marins ayant vu cette scène, ne pouvaient pas rester les bras croisés et chacun prirent les armes. Il ne restait plus que moi sur le bateau, mais, moi aussi j'voulais me battre. La rage coagulait dans mon sang. Et je suis parti en dehors du bateau rejoindre Miyamoto et Kaminari qui avaient survécu aux kunais jusqu'à ce que le chef de Settô assignent un coup fatal à Kaminari.

    Miyamoto et moi, nous poussèrent un coup d'effroi et tout deux, nous prirent le chemin du chef de Settô. D'un pas élancé et certain, nous plantâmes le kunai dans le torse du chef de l'organisation avec une synchronicité exemplaire. Il cracha du sang et se mit à rire puis mouru quelques secondes à peine après l'altercation. C'était fini... Mais Miyamoto avait aussi reçu un kunai lors du rixe, il était aussi vidé. Il se rapprocha du corps inerte de Kaminari et s'endormit paisiblement auprès de sa fille. Ils partaient tout deux en paix...


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Jeu 8 Nov 2018 - 20:15

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Chapitre V: Kiri et la lame du Destin




    Nous étions encore aux prises avec les membres de l'organisation qui, malgré la mort de leur chef, ne se soumettaient. Ils savaient qu'il y avait aucun issue et je pense que leur honneur les conduisit à ne pas lâcher de terrain. Mais ils tombèrent les uns après les autres, chacun avec une bravoure sans faille. Nous étions en plein combat, lorsque l'aurore se dessina dans le ciel et l'histoire d'un instant, le combat lui-même admira le spectacle. Puis, dans un élan de dernier espoir, un groupe de trois ninjas a réussi à piéger un marin. Ni une ni deux, je pris un bâton de bois qui se trouvait à proximité et je me mis à déséquilibrer tous les ninjas présents sur mon passage avec une étrange habileté. Esquive à gauche, coup de bâton à droite, saut pour contrer un kunai, puis glissade vers la droite et frappe chirurgicale avec le bâton. Les trois ninjas furent désamorcés et le combat prit enfin fin.

    Nous avions enfin terminé ce combat qui avait duré toute la nuit. L'endroit était un désastre et nous avions perdu beaucoup dans la bataille mais avant de partir pour Kiri, nous devions rendre un semblant de paradis à cette endroit meurtri. Les ninjas qui se sont rendus, nous ont aidés à remettre de l'ordre dans le village. Et après tout ceci, nous avons enterrés les morts et leurs espoirs. Quelques marins décidèrent de rester ici pour refonder un village paisible avec les survivants et une cérémonie s'effectua le reste de la journée pour admirer le courage du Roi et de sa fille. Ils ont été vaillants et à l'image du village, un petit bout de paradis terrestre.

    Vint l'heure du départ et tout ce qui en résulte, je ne voulais plus partir mais il le fallait. J'ai donc pris conscience de la valeur de la paix sur cette terre. J'ai pris la valeur de la vengeance, de la convoitise et de l'extrême méchanceté que peut héberger ce monde. Je ne serai plus là pour aider à vaincre mon oncle Ashikage par mon autre oncle Saji, je serai la troisième voie, celle qui leur montrera la voie de la conciliation et de la force des deux camps. Suite à ceci, nous étions repartis à travers les flots recherchant les rivages de la plage de Kiri ou du port. Le regard encore perdu dans la mer, un marin m'accosta:

    ► Hé petit, tu te débrouilles bien avec un bâton, est-ce que t'as déjà connus les légendaires Sabreurs de Kiri? Ce sont des maîtres du sabre et je pense que tu te défendrais pas mal avec un sabre. Si tu veux, je connais un Sabreur, je pourrais peut-être te le présenter, qu'est-ce que tu en dis?

    Je sais pas... Oui pourquoi pas.

    ► Va pour ça, petit! Je sais que c'était pas facile ce que tu as vu aujourd'hui, mais ne t'inquiète pas, c'est rare ces événements-là. Profite de Kiri, c'est une très jolie île, j'espère que tu y trouveras ton bonheur là-bas.

    Il n'avait pas tort, il fallait que je passe à autre chose, tout en ayant pas oublié cette aventure de dingue. Je voulais encore réfléchir sur certaines choses mais ... je me suis endormi. Lorsque je me suis réveillé, nous étions arrivés au port de Kiri. Il était immense et pleins de bateaux étaient arrivés en même temps que nous. Le marin conversa alors avec un ninja au loin, puis me fit signe de venir. Je m'approcha de sa direction le plus lentement possible, j'étais encore exténué du voyage.

    Cet homme avait un sabre et je pensais déjà le connaître, mais je ne savais pas d'où. Je me suis alors présenté le plus simplement possible et le marin commença un long monologue sur notre périple. Il compta aussi mes exploits auprès de cette personne puis dit qu'il devait faire un rapport à son capitaine. Il nous laissa seul à seul. Après qu'il soit parti, je commença alors une approche timide:

    Bonjour, je crois que vous n'avez pas donné votre identité. Pouvez-vous me la donner s'il vous plaît?

    Des mots à l'appel de nouvelles aventures ...


    [Fin ...]

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