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Caserne avec un grand C [Ft. les Kirijins]


Sam 10 Nov 2018 - 23:25
L’ouverture prochaine d’une Caserne à Kiri soulève bien des questions. Caserne avec un grand C, à différencier des casernes militaires habituelles. Une grande structure accompagnant les shinobis déjà formés a d’autres besoins qu’une académie destinée à former de jeunes élèves afin de leur apprendre la base des arts ninjas. Rien qui ne ressemble à cette structure n’existe au sein du village actuellement. Il n’y a donc aucune base de laquelle d’inspirer, il faut partir de zéro. Et de telles décisions ne peuvent venir de l’esprit d’un seul homme. C’est pour cela que Wutu-Fuku a décidé d’organiser ce soir une grande réunion ouverte à tous afin d’organiser une grande consultation et recueillir toutes les opinions afin de concevoir la meilleure Caserne possible.

Des affiches ont été placardées un peu partout dans la ville afin de prévenir les curieux du lieu et de l’heure de la consultation, qui aura lieu dans le quartier Kaguya. Merci à Shyko pour avoir privatisé un grand bâtiment pour la soirée. Les shinobis de tous rangs sont invités à s’y rendre. Le chûnin espère que les débats seront cordiaux. Car c’est certainement à Kiri que l’éventail des opinions est le plus large.

Alors que le soleil décline lentement dans le ciel dégagé de cette journée d’hiver, Wutu-Fuku finit d’installer les infrastructures dans l’intérieur du bâtiment, afin que tout le monde puisse s’asseoir. Une sécurité de taille est prévue afin de s’assurer que ce rassemblement ne se termine pas en attentat ou autre surprise peu joyeuse. Ces shinobis de garde ont aussi la fonction de gérer de potentiels éléments incapables de dialoguer dans le calme et la cordialité nécessaires à une réunion efficiente. Tandis que les premiers participants arrivent, le Kaguya va prendre place. Il se trouve sur une scène surélevée, assis derrière un bureau, faisant face au reste de l’assemblée. Devant lui, un certain nombre de documents mais aussi des feuilles vierges afin de prendre des notes. Enfin, il dispose d’un marteau similaire à celui des juges, qui servira à recadrer l’attention générale en cas de besoin.

Afin que rien ne lui échappe dans le feu de l’action, deux scribes sont disposés à sa droite et à sa gauche. Après une bonne demi-heure, l’horaire prévu arrive, il est temps de commencer. La salle étant occupée à ses bavardages et divagations pour l’instant, quelques coups de marteau sont nécessaires afin de signaler à l’assemblée que la réunion commence. Le chûnin se racle la gorge, balayant l’assemblée de son regard.

-Herm. Bonsoir à tous et à toutes et merci d’avoir effectué le déplacement. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Wutu-Fuku Kaguya, chûnin de Kiri. J’ai été missionné par Shyko Kaguya, chef actuel dudit clan, afin de mettre en place une structure d’apprentissage continue pour les ninjas déjà confirmés. Le nom de cette future structure est la Caserne. Certains d’entre vous, qui ont plusieurs décennies à leur actif, savent qu’on ne finit jamais vraiment d’apprendre… C’est l’intérêt de ce système. Alors qu’une Académie formerait surtout les jeunes à qui il est nécessaire d’inculquer les bases des arts shinobis, la Caserne s’adresserait justement à vous, pour aller plus loin.

Il attrape un crayon.

-L’absence d’établissement similaire à Kiri me pousse justement à consulter ceux qui seront les premiers intéressés par cette structure, vous. Même si l'organisation du Dojo des Sabreurs m'a déjà donné quelques pistes... Nous sommes ici pour recueillir les avis de chacun afin que l’on aille dans la meilleure direction. Tout le monde peut prendre la parole, tant que cela se fait dans le respect des autres. Si certains décident de jouer les perturbateurs, ils seront tout simplement expulsés avec rapport de comportement à la Mizukage. Des questions ?

Silence.

-Bien. Je déclare cette réunion ouverte ! La parole est à la personne qui lève la main, au fond. Levez-vous, n'ayez pas peur.

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Dim 11 Nov 2018 - 9:10
En revenant du Grand Dojo où il vient de terminer son entraînement au sabre, l’attention de Saji est attirée par des feuilles collées à un panneau d’annonces. Il s’en approche pour lire qu’une conférence se tiendra dans le quartier Kaguya pour discuter de la construction prochaine d’une Caserne pour Kiri. Quel que soit le rang, tous les shinobis sont autorisés à y participer. C’est l’occasion pour Saji qui vient d’arriver il y a un peu plus de deux mois pour s’intégrer et participer à la vie citoyenne du village. En apportant sa voix dans le débat il espère aider ce nouveau projet à aller dans la bonne direction. Avant d’arriver, il craignait la tradition militaire et belliciste du village, mais à en croire les nouvelles plus récentes, les tendances seraient désormais à l’apaisement, surtout depuis l’assaut des Nuke-nins sur le village l’an dernier. La Mizukage œuvre à présent pour la reconstruction et le renforcement des relations actuellement tendues avec les autres villages de Kumo et d’Iwa. Ce focus sur la sécurisation des traités et le travail pour renforcer les relations diplomatiques ont eu pour effet de mettre de côté l’un des points forts de l’ancienne Kiri à savoir la force de son armée. Deux tendances opposées commencent à se dessiner sur le paysage politique du village de la Brume. Le camp des shinobis en faveur de la paix est représenté par Kaguya Shyko, le leader du clan Kaguya. Malgré son statut de chef d’un clan marqué par la tradition du combat et de la guerre, il va à contre-courant en essayant d’inculquer de nouvelles mœurs auprès de ses confrères, des mœurs moins portées par l’hostilité envers autrui. Une position courageuse au milieu d’une majorité de la population plutôt favorable à la militarisation. En réponse à cette nécessité de se renforcer pour anticiper sur un conflit possible avec les deux autres grandes puissances, Kaguya Wutu-Fuku propose la construction d’une Caserne qui aura pour but d’accueillir des shinobis d’un niveau avancé. La caserne se distinguera donc de l’Académie toujours en construction et qui sera destinée à préparer des aspirants ninjas.

Connaissant personnellement Wutu-Fuku, Saji a confiance que le projet sera bien mené. L’ayant côtoyé lors de leur mission de rang B au village de Fii, il sait que le village peut compter sur son bon jugement afin de faire les meilleurs choix dans l’intérêt du village. C’est donc avec un très bon a priori qu’il décide de se rendre sur les lieux, dans un grand bâtiment du quartier Kaguya privatisé à l’occasion. Pour l’instant il ne voit presque personne dans les environs. Il arrive tellement en avance qu’ils sont à peine une dizaine dans la salle. Tant pis. Mieux vaut arriver trop tôt qu’en plein milieu de la séance avec le risque d’interrompre les personnes prenant la parole. Il prend place sur une rangée de sièges au milieu, afin de passer ni pour un fayot ni pour un auditeur désintéressé. Dix minutes plus tard, d’autres personnes entrent timidement dans la salle, une par une. Ensuite, ce sont des groupes entiers qui arrivent, et un brouhaha commence à envahir la salle qui s’est peu à peu animée. Il se retourne pour apercevoir quelques visages familiers, il leur fait un hochement de tête pour leur dire bonjour. Wutu-Fuku quant à lui arrive parfaitement à l’heure et s’installe entre deux scribes derrière une table sur laquelle se trouvent un marteau et des papiers. En l’apercevant, Saji est tenté de lui faire un signe de la main mais se retient pour ne pas le déconcentrer.

Les coups de marteau retentissent dans la salle, la séance va débuter. Se raclant la gorge, le chuunin souhaite bonsoir à l’assemblée avant d’expliquer en quelques phrases l’objectif de cette réunion. Il s’agit de discuter ensemble sur la mise en place de la Caserne, pas seulement sur le plan des infrastructures mais aussi et surtout sur le plan du système. Que faudra-t-il apprendre ? Par quels moyens ? A quel dessein ? Des questions simples mais qui donnent à réfléchir sur ce bâtiment qui relance Kiri sur le devant de la scène militaire. Wutu-Fuku souligne le fait que les personnes ici présentes seront les premières concernées par cette construction, il insiste donc sur l’importance de leur participation. Des regards s’échangent dans la salle, des petits murmures s’élèvent pour former un bruit de fond. Puis le silence revient quand le Kaguya parle fort pour déclarer la réunion ouverte. Mais il semblerait que personne ne réponde, laissant un long silence gênant dans la salle pendant une dizaine de secondes. Saji regarde autour de lui, et ne voulant pas laisser son mentor dans cette situation embarrassante, lève la main pour prendre la parole. Le reconnaissant immédiatement à sa combinaison noire en cuir, Wutu-Fuku fait signe à un homme à ses côtés de descendre de la scène pour prêter sa voix au muet. Ce dernier écrit un message sur son carnet qu’il confie à l’interprète, lequel commence à lire à voix haute.

« Bonsoir. Je trouve que la Caserne sera un bon moyen pour les shinobis de tous les horizons d’apprendre à se côtoyer, partager leurs expériences et compétences. Le travail d’équipe étant fondamental dans la vie d’un shinobi, tout ce qui pourra contribuer à favoriser le lien social sera un plus. Enfin, peut-être que les entraînements et les tests pourraient être axés sur la réalité du terrain, c’est-à-dire nous apprendre à faire les meilleurs choix en situation critique ... comme l’emploi de la violence dans le cadre de ses fonctions. »

En mentionnant ce dernier exemple, Saji pense à une situation réelle en particulier qu’il a lui-même vécu ou plutôt observé lors d’une mission avec son ex-chef de mission Wutu-Fuku. Ce dernier devinera sûrement de quoi il veut parler. Il est important pour Saji que la Caserne apprenne les shinobis à mieux contrôler leurs « pouvoirs » afin de protéger les civils, et ne pas les mettre en danger tant que cela n’est pas nécessaire. Il prendra très mal le fait que cette nouvelle structure ne soit orientée purement que vers le militaire, sans l’apprentissage en parallèle d’un code moral. Mais cette opinion sera sûrement controversée au milieu d’une foule de shinobis tenant à préserver leur liberté d’action, surtout quand on sait que le village de Kiri abrite les genins les plus violents et dérangés du Yuukan.

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Dim 11 Nov 2018 - 11:34
« Caserne avec un grand C »



Il ne sortait que très rarement. Vivant un peu à l'écart du village dans les hauteurs, le sabreur ne descendait en centre-ville que pour rejoindre le dojo qui lui était destinée afin d'améliorer ses compétences martiales et pour rejoindre ses camarades en cas de mission. Une fois chose faites il remontait immédiatement dans son logis ou partait dans la nature admirer les paysages. Il était un loup assez solitaire qui préférait le calme au brouhaha de la ville.

Mais aujourd'hui il bravait le froid et le tapage du village de son plein gré. Pas d'entrainement ni de mission. Aujourd'hui il allait participer à la vie du village. Une première depuis la création de Kiri. Bien qu'il lui soit entièrement dévoué, n'ayez pas de jugement trop hâtif, il donnerait sa vie pour le village de la brume si on en lui donnait l'ordre. Il aimait simplement ne pas trop se faire remarquer. C'est d'un pas sûr qu'il rejoint le lieu de rendez-vous. L'endroit semble se remplir rapidement. Il s'infiltre dans l'enceinte et jette plusieurs regards autour de lui afin de reconnaitre un visage connu. Cela serait rapide, il ne connaissait pas grand monde. Il vu toutefois son camarade Saji qui le salua de la tête. Meiyo lui rendit la pareille avec un signe de main. L'agitation gagnait la salle. Un homme posté sur une estrade s'éclaircissait la voix pour la prendre la parole. La réunion débuta.

Meiyo emmagasinait au fur et à mesure les informations qu'il entendait. Le nom du chef du clan Kaguya, le fait qu'il souhaite créer une caserne et surtout que celle-ci soit destiné à l'apprentissage et pas seulement à constituer une garnison. Meiyo était au fond de la salle adossé à un mur. Bras croisé il écoutait attentivement l'orateur. Une fois terminé, l'homme invita ses compatriotes à prendre la parole. Saji ne se fit pas prier et donne son avis. Comme à son habitude il était plein de sagesse. Le sabreur hocha la tête d'un air satisfait. Il resta adossé à son mur et tendit nonchalamment la main afin qu'il se fasse remarquer et qu'on lui octroie la parole. Une fois chose faites, il se redresse de son support et de part et d'autre du bas de sa veste de kimono pour la plaquer contre sa poitrine.

"Bonsoir. Comme vous avez pu le préciser, nous ne cessons jamais d'apprendre. Toutefois, acquérir une immense force de frappe et ne pas savoir s'en servir à bon escient pourrais se révéler désastreux. Je rejoins donc mon camarade Saji sur le fait que cet apprentissage doit être orienté la réalité du terrain…Merci à tous pour votre attention."

A la fin de sa prise de parole il revint s'adosser au mur les bras croisés. Il avait hâte de voir les avis des autres shinobis du village. Il était toujours intéressant de savoir la façon de penser des personnes avec qui il allait surement combattre cote à cote. Et surtout s'il allait pouvoir leurs faires confiance.

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Dim 11 Nov 2018 - 14:34
Ce jour-là la métamorphe n'avait pas fait ses occupations habituelles. Elle ne s'était pas entraînée le matin, n'était pas allée courir, n'avait pas rempli la feuille concernant son père pour les autorités de Kiri et ne s'était pas plongée non plus dans un de ces livres empruntés à la bibliothèque. Elle n'avait pas non plus accompli de mission. Non, aujourd'hui elle avait passé une bonne partie de la journée à méditer. C'était quelque chose qu'elle faisait régulièrement car ça lui permettait de s'apaiser.

Elle était arrivée il y a Kiri il y avait de ça quelques mois et n'en était encore jamais sortie. La forêt lui manquait énormément. Il y avait bien quelques parcs par ci par là mais rien de bien comparable. Et l'aperçut que lui avait offert Madoka l'avait rendue ivre de bonheur. Elle s'était plongée avec délectation dans l'illusion, savourant cette joie d'être dans son élément. Mais après coup, elle avait été encore plus frustrée.

Akane prenait sur elle depuis des mois. De ne pas pouvoir aller s'épanouir dans ce qu'elle considérait comme son milieu naturel. D'être enfermée entre ces murs. De ne pas avoir de règles clairement formulées à suivre. De ne pas savoir ce qu'elle avait le droit de faire ou non. De ne pas savoir quelle serait la punition si elle fautait sans le savoir. De calquer son attitude sur les gens qu'elle rencontrait afin de tenter de rentrer dans le moule. De ne pas comprendre comment se comporter avec les autres, ni ce qu'on attendait d'elle. D'être entourée d'autant de personnes mais de se sentir si seule. Elle n'avait pas été aussi libre depuis longtemps mais c'était angoissant pour elle de ne pas avoir d'explications claires. Elle se sentait complètement perdue dans ce nouveau monde.

Alors elle avait médité, au moins pour remédier à une de ces choses. Elle s'imaginait courir dans sa forme animale finale parmi les arbres. Tentant en même temps de la comprendre, cette chose en elle qui répondait toujours à son appel. Mais qu'elle ne montrait à personne, car elle savait très bien le regard que les gens auraient : de la peur, du dégoût. Et elle ne tenait pas à être rejetée de ce village qui l'avait accueillie alors qu'elle en avait besoin.

C'était déjà presque le soir lorsqu'elle se décida à sortir pour se dégourdir les jambes. Et aussi, pour prendre l'air, elle qui détestait être enfermée. Elle marcha dans les rues sans but particulier. Et tomba sur une des affiches. Elle se concentra pour la lire, et se dit que ce n'était pas une mauvaise idée d'aller y jeter un œil. Peut-être qu'elle y trouverait la réponse à certains de ses autres problèmes. Akane se dirigea donc vers le quartier Kaguya, et une fois la salle trouvée elle hésita devant. Ce furent les coups de marteau pour annoncer le début de la prise de parole qui finirent de la convaincre. Elle entra sans bruit dans la salle pour aller s'installer au fond, tentant de déranger le moins de monde possible. Et suivit avec attention ce qu'il se disait.

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Dim 11 Nov 2018 - 19:34
Tel un membre des Kid’s United, Wutu-Fuku ne constate que trop tard son erreur. Il reconnait le fidèle Saji, sabreur de son état, avec lequel il a déjà collaboré à plusieurs reprises. Enfin, ça pourrait être n’importe qui sous la combinaison intégrale noire portée par le bretteur en permanence. Mais il faudrait avoir un sacré culot pour voler les vêtements d’un shinobi. Quoi qu’il en soit, le muet ne peut bien sûr pas prendre la parole. Il commence à écrire sur son carnet tandis que le chûnin tourne la tête vers le scribe assis à sa gauche…

-Je le connais, il est muet… est-ce que vous pourriez… merci.

Le scribe, un vieux chauve moustachu, incline la tête avant de se lever et de trottiner jusqu’au mystérieux genin, avant de lire à voix haute la dernière page du carnet, sans dévier sur la liste de course rédigée sur la page précédente. L’idée globale de l’intervention de Saji évoque la possibilité pour tous les ninjas de se côtoyer pour apprendre les uns des autres. Il souligne également que l’établissement pourrait servir à former les shinobis afin de limiter l’usage de la violence à la stricte nécessité.

Un tel commentaire fait évidemment jaser, poussant Wutu-Fuku à procéder à quelques coups de marteau.

-Silence ! Ou je fais évacuer la salle !

Pour certains, la violence fait partie intégrante de la vie quotidienne. Mais il est plus facile d’inculquer ça à des jeunes aspirants qu’à des ninjas déjà pratiquants depuis des années, et qui n’ont eu comme formation que celle distribuée par un clan.

-Je n’en attendais pas moins de ta part, Saji. Il est vrai que, sans vouloir manquer de respects aux anciens qui sont avec nous ce soir, les formations internes aux clans mises en œuvre avant la création du village et la globalisation de la formation des plus jeunes n’ont rien à voir avec la formation des shinobis de nos jours. L’usage modéré de la violence n’est pas quelque chose que l’on apprenait par le passé, pour l’avoir vécu moi-même... Mais cela répondait aux besoins d’une époque différente, durant laquelle Mizu n’était pas unifié autour de Kiri et devait quotidiennement lutter contre les hordes de brigands sur ses terres… Un contexte différent, donc.

Il écrit quelques mots sur sa feuille avant de reprendre.

-Au-delà de l’aspect moral de l’utilisation de la violence, voyez également une plus grande attention à ce niveau comme un moyen d’obtenir une meilleure image auprès des civils du Pays de l’Eau. Mais aussi d’éviter les dépenses d’énergies inutiles…

C’est ensuite un homme adossé à un mur au fond de la grande salle qui fait un signe montrant qu'il souhaite donner son avis. Wutu-Fuku tend la main vers cet homme qu’il ne connait pas pour lui donner la parole, tandis que le scribe revient à sa place, ce nouvel intervenant n’était manifestement pas muet. Il désigne Saji comme son camarade, c’est donc qu’ils doivent se connaître. L’homme va dans le sens du sabreur muet concernant la nécessité de pousser l’apprentissage vers la réalité du terrain.

-Merci pour votre intervention. Evidemment, il est important de ne pas mettre les arts shinobis entre toutes les mains. Augmenter les capacités d’éléments difficiles du village pourrait se retourner contre nous, ce sera à cette institution de faire le nécessaire et d’agir au cas par cas. En accompagnant ces apprentissages d’une pédagogie adaptée ou, dans le pire des cas, restreindre l’accès à la Caserne si le risque est trop important... Ce que je préfère éviter, bien entendu, puisque c’est contraire à l’idée même de cette structure…
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Dim 11 Nov 2018 - 22:21
Le débat autour de la construction de la caserne de Kiri était tenu par un homme que la métamorphe ne connaissait pas. Il se présenta comme un Kaguya. Le projet consistait à créer une zone d'apprentissage continue, différente de l'académie qui, elle, était orientée pour les plus jeunes. Où ils apprenaient les bases. Là, ce serait d'avantage pour les adultes, ceux qui savaient déjà se battre mais souhaitaient poursuivre leur apprentissage. Le chûnin donna alors la parole à l'assistance.

Le premier à réagir fut Saji. Elle fut rassurée de voir qu'il allait bien. La dernière fois qu'elle l'avait vu, il se trouvait dans un lit d'hôpital par sa faute. Il semblait insister sur le fait d'apprendre à réagir en situation critique, en usant du moins de violence possible. Il parlait aussi de l'importance de l'échange et du travail d'équipe.

Meiyo, l'homme qui l'avait accueillie au village, appuya les « paroles » du muet. Il confirmait le fait d'apprendre à se servir de sa force, car ne pas le savoir pourrait être dangereux. On aurait dit que les deux hommes s'adressaient directement à elle. Elle n'avait pas de clan ni d'équipe active avec qui travailler ou discuter. Elle venait d'un milieu où elle n'avait pas apprit la notion de bien et de mal, et où la violence était un moyen comme un autre d'arriver à ses fins. Et ne savait pas vraiment contrôler cette Bête à l'intérieur d'elle. La métamorphe se renfonça dans son siège, se sentant directement concernée par leurs paroles.

Le Kaguya prit en compte leurs dires. Et il ajouta que l'usage de la violence était quelque chose d'utile à une autre époque. Époque qu'il dit avoir lui-même vécue. Mais que désormais, la paix était quasiment revenue et qu'ils devaient faire en sorte de changer l'image des shinobis au sein du pays de l'eau. Ainsi, changer la réputation de la brume sanglante, notamment auprès des civils. Il ajouta que les entraînements seraient accompagnés d'une « pédagogie adaptée » pour les « éléments difficiles ». Ce qui amena Akane à réfléchir. Elle regarda autour d'elle, et ne vit personne réagir à ça. Pourtant la salle était peuplée de monde. Il y avait même un peu trop de monde à son goût ici... elle prit une grande inspiration pour se donner du courage, et se mit debout en levant timidement la main. Au signal du Kaguya, elle prit la parole à son tour.


- « Excusez-moi, j'aimerais rebondir sur ce que vous venez tous les trois de dire. Admettons, par le plus grand des hasards, qu'un ancien criminel décide de venir à Kiri pour commencer une nouvelle vie et changer sa réputation. Qu'il soit complètement livré à lui-même dans un si grand village sans savoir ce qu'il a le droit de faire ou non. Qu'il ne sache pas vraiment jusqu'où et dans quelles conditions il peut utiliser la violence, parce qu'il ne connaît pas les limites morales... »

Il y eut à ce moment là un peu de mouvements et de murmures dans la salle, et la métamorphe tenta de garder son calme et son apparente assurance. Elle s'éclaircit la voix pour continuer.

- « Que cet ancien criminel n'ait aucun clan, aucune équipe ni ami pour lui enseigner quoi que ce soit. Est-ce que vous pensez que la caserne pourrait le prendre en charge dans une sorte de pédagogie adaptée, comme vous l'avez dit ? Est-ce qu'il serait possible de mettre en place un règlement, un code à respecter pour lui donner des limites claires à respecter ? Et que ce règlement soit donné à chaque Kirijin, et chaque arrivant ? Surtout ceux avec un passé... Violent. Afin que personne ne se sente... Perdu ? »

Bien sûr, la supposition qu'un ancien criminel soit à Kiri était faite dans un pur hasard... L'ancienne criminelle en question était curieuse de connaître la réponse du Kaguya. Car avoir des règles claires à respecter à Kiri, quand on en avait toujours eu jusque là, serait quelque chose de sécurisant pour elle. En restant dans ces limites, elle saurait ainsi apprendre à réagir en situation critique, en se basant sur ce règlement.

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Lun 12 Nov 2018 - 0:08
Une nouvelle personne prend la parole. Encore une inconnue. Faudrait qu’il apprenne à connaître les têtes de ses collègues, le Wutu-Fuku. Il lui donne la parole comme il l’a fait plus tôt pour les deux précédents intervenants. C’est déjà plutôt intéressant pour l’instant, le chûnin ne regrette pas d’avoir mené cette initiative. Pour une fois qu’on demande l’avis à la masse silencieuse des kirijins, ce serait dommage de s’en priver. La jeune femme pose des questions plutôt surprenantes… Elle demande ce qu’il se passerait si un ancien criminel, par le plus grand des hasards, décidait de venir vivre à Kiri et comment une telle personnalité serait prise en charge dans la Caserne. Tellement peu subtile que l’on grille à peine qu’elle parle d’elle-même. S’en est presque comique mais le Kaguya n’est pas là pour se moquer de ses concitoyens. D’autres n’ont pas la même retenue, au point que Wutu-Fuku donne un coup de marteau pour faire cesser les chuchotements, laissant l’intervenante reprendre.

Elle demande s’il y aurait à la Caserne un code à respecter avec des limites claires. Effectivement, elle semble un peu à côté de la plaque. Si elle ne sait pas ce qu’elle a le droit de faire ou pas, il suffit de se renseigner, ce n’est pas comme si on allait lui reprocher d’en apprendre plus sur la loi. Ce qui n’entrera pas à priori dans les règles de l’institution… Wutu-Fuku s’éclaircit la voix avant de répondre…

-Hé bien, dans un premier temps, je conseillerais déjà à cette mystérieuse personne, si elle ignore les lois du village, de se renseigner en allant dans un poste de police ou dans les espaces ouverts du Palais de la Brume, car Kiri a bien entendu ses propres lois, ce qui lui évitera de finir dans les geôles du village par mégarde… Bien que certaines soient contestables sous certains angles à mes yeux, mais ce n’est que mon avis et nous ne sommes pas ici ce soir pour parler de ça.

Partir dans des débats sur la justification de certaines lois internes au village ne pourrait que mal se finir.

-La Caserne n’a pas vocation à se substituer à l’administration du village au niveau législatif. Elle n’en aurait de toute manière pas le pouvoir. Elle aura bien sûr son propre règlement intérieur, mais rien qui n’est pas déjà mis en place par le village en lui-même, mis à part quelques spécificités propres au lieu. Ce qui couvrirait bien sûr le traitement de cas exceptionnels, comme ce dont vous parlez…

Un apprentissage mutuel basé sur la bonne volonté.

-Mais je conviens que cela puisse ne pas être évident pour de nouveaux arrivants. Aussi pourrions-nous envisager des modules spécifiques à l’apprentissage de l’histoire, des lois et des mœurs du village et plus largement du Pays de l’Eau pour ceux qui en auraient besoin. Tout en gardant le cap sur les problématiques d’usages de la force selon la réalité du terrain, afin d’éviter des dérapages…
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Lun 12 Nov 2018 - 0:09
Aujourd'hui un ninja que tu connaisait avais pris en charge l'organisation d'une conférence autour de la création d'un projet de caserne pour le Village de la Brume. Bien qu'il eu fort a faire depuis toutes ses années, le projet de création d'une institution formatrice de ninja aurais du être mise en place depuis un moment. Le fait est que dans tes souvenirs ou plutôt dans les souvenirs que tu avais des rapports sur les ninias, un certains Goten dont tu a reçu l'arme de la part d'un certain Hyûga Takumi avais proposé la mise en place d'une grande caserne avec un centre d'entraînement sur l'île de Ue. Tu commençais vraiment a te dire que ce ninja ne devait pas être vraiment très respecté dans ce village a force d'écouter toutes les histoires sur lui.

Mais soit tu avais décidé de prendre part a cet réunion sous une autre apparence, vêtu d'une tenue de chunin du village Militaire. Écoutant ce que chacun avais a dire tu pouvais reconnaître en tes nouveaux élèves une certaine sagesse. En effet ces derniers avaient déjà penser a l'aspect moral de toute cette institution. Un autre personnage que tu avais déjà mis a l'épreuve te prouvait toute son autorité en tenant bien cette conférence ou tout pouvait aller très vite.

D'autre ninja ce posaient d'autre questions d'ordre morales ce qui ne manquait pas de te faire sourire. Le village avais adopté une posture bien trop douce pour pouvoir faire face a la concurrence c'était un fait. Tu décidais de te lever et de prendre la parole en essayant de changer légèrement ta voix.

" Merci a vous Kaguya-san pour avoir pris l'initiative de mettre en place cette conference. Cette caserne devrait en effet être un lieux où tout ninja en âge d'exercer sa profession et tout ninja d'astreinte devrait pouvoir se retrouver. Dans ce type de lieu nous devrions pouvoir avoir le matériel pour nous entraîner et progresser et partager nos savoirs même si les équipes sont déjà là pour cela .Cependant il ne faut pas oublier que les nouvelles candidatures dans l'armée de Mizu no Kuni devront être approuvé par d'autres instances et si la création d'une Académie séparé de la Caserne existe, alors le fondement de la Caserne sera seulement de s'améliorer soit même et non de former les nouveaux ninjas. Dans le cas contraire fusionner les deux institutions semble être la meilleure solution. N'oublions pas que le pays a souffert du laxisme des précèdents chef du village et que ces nouvelles institutions devraient nous permettre de faire de cette armée une élite capable de porter le pays de l'eau vers de nouveaux sommets. Merci de m'avoir écouter.

Te rasseyant tu t'inclinais poliment avant d'écouter les autres parler.
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Lun 12 Nov 2018 - 16:53
Caserne avec un grand C
ft Kiri City Gang

Le village s'agrandit

Un nouveau soir d'hiver, un nouveau restaurant.

Yakitori, Udon, Ramen, Toriyaki. Un buffet et service à volonté qui ne me déplait pas. Une pile d'assiette devant moi, j'attaque les desserts accompagné d'une coupe de saké. Je vais me régaler. Mais alors que je déguste ces mignonettes, mon esprit me sonde sur un potentiel oublie que j'aurais commis. Néanmoins qu'est-ce que ça pourrait être ? J'en ai aucunes idées.

C'est alors que deux clients rentrent dans l'auberge et se pose au bar, discutant de tout et de rien.

« Tu as vu toutes ces affiches dans les rues ? »
« Ouais c'est destiné aux shinobi du village. Ils veulent construire une caserne ou je sais pas trop quoi. »

Ces perles de coco sont tout bonnement délicieuse. Leur goût et leur texture rendent le tout magnifiquement bon. Et les mochi ... les mots ne sont pas nécessaire pour décrire le plaisir qu'ils me procurent.

« Et puis il va y avoir pratiquement tous les plus actif du village. Il est même dit que ça peut faire de l'XP facile et rushable en un rien de temps ! »

Nani ?! De l'expérience à prendre facilement, où le sujet est déjà donné, où nous n'avons pas besoins de commencer et où on peut poster quand on veut ? Le restaurant voit l'une de leur table se vider à la suite d'un flash laissant des étincelles à mon assise, l'addition payé par petite monnaie. J'arrache alors une affiche coller à l'un des poteaux présents dans la rue et me rend là où cette petite réunion à lieu. Direction le quartier des Kaguya.

Sur place, poussant discrètement les portes de la salle d'audience, je me prends les pieds dans le tapis à l'entrée, en tentant de me faufiler à l'une des tables dans l'assistance. Une chute me laissant m'écraser le visage sur le parquet de la salle; ma maladresse me tuera un jour. Les yeux se tournent alors vers moi, les gens me fixent quelques secondes avant que je ne me relève une fois m'étant fait passer pour mort au sol. Le sang s'échappant de mon nez, je m'installe sans commettre d'impair, malgré le regarde noir de mon senpai, maitre de cérémonie. La poignée faire sur son marteau de juge sexy, je ressens son envie irrémédiable de me le coller en pleine face. Qu'il est marrant.

J'écoute alors et fait acte de présence.
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Lun 12 Nov 2018 - 21:40
Wutu-Fuku espérait avoir répondu aux questions de cette jeune femme. La Caserne que le jeune Kaguya a la tâche de créer ne doit pas se baser sur le rejet systématique de potentiels élèves. Dans certains cas, cela pourrait être obligatoire afin de conserver l’équilibre de l’établissement et ne pas rendre trop puissant quelqu’un qui ne devrait pas l’être… Le chûnin pense immédiatement à Madoka, qui est déjà bien assez puissante et difficile à contrôler comme ça. Pour le reste, il appartiendra aux différents cadres de la structure d’étudier les potentiels éléments difficiles au cas par cas. Mais ici, le sujet était surtout des personnes n’ayant pas encore assimilé les règles du village, pas des gens clairement nuisibles qui ont de mauvaises intentions.

Une nouvelle personne se lève, prenant ainsi la parole. Un autre inconnu, chûnin au moins à en juger par son accoutrement. Il remercie d’abord Wutu-Fuku pour cette initiative, ce à quoi le jeune homme répond par un hochement de tête, ne souhaitant pas interrompre cet homme. Il évoque d’abord l’aspect matériel d’une telle structure, un point qui n’avait pas été abordé jusqu’ici mais qui sera bien sûr central dans toute cette histoire. Il suffit de voir les ressources que le dojo peut consommer, par exemple, pour se rendre compte que l’aspect logistique n’est pas juste quelque chose que l’on peut glisser sous le tapis.

Il continue en précisant qu’il ne faut pas oublier que les candidats au rôle de ninja doivent déjà être approuvés par d’autres pôles du village, dont c’est la spécialité, et que la Caserne devrait se concentrer sur l’amélioration de shinobis déjà formés. Effectivement, c’est plutôt le rôle d’une Académie et ça tombe bien, c’est justement le projet de Shyko. L’intervenant parle encore un peu, avant de terminer. Wutu-Fuku répond immédiatement après.

-C’est moi qui vous remercie pour votre intervention. Vous soulignez un point important, concernant la conception d’une Académie. Je profite d’avoir en face de moi une partie non négligeable des effectifs de Kiri, peut-être que certains sont passés à côté de la nouvelle… Il n’aura pas échappé à certain que j’ai été formé par Kaguya Shyko, actuel chef du clan Kaguya. Il a pour projet, justement, de concevoir une académie qui prendra en charge la formation de nouveaux ninjas. Les deux institutions seront amenées à communiquer dans l’intérêt général… Dans l’idéal, elles seront rapprochées géographiquement… Peut-être en allant jusqu’à fusionner les deux structures dans de mêmes locaux ? C’est une idée à méditer…

Wutu-Fuku prend note. Il n’est pas certain qu’il y ait à Kiri un bâtiment assez grand pour accueillir autant d’élèves… Il faudra voir ce point avec Shyko. Tandis qu’il rédige quelques mots clefs, un bruit sourd se fait entendre. Un bruit de chute. Le chûnin lève doucement les yeux avant de voir Kuzan se relever entre deux rangées. Le choc a été assez violent pour le faire saigner du nez. Ou peut-être a-t-il vu une femme à son goût dans la salle ? Le mystère reste entier. Le Kaguya ne peut retenir un facepalm devant la maladresse de son élève, qui tente tant bien que mal de se faire oublier en allant s’asseoir.
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Ven 16 Nov 2018 - 17:16
Depuis l'intronisation de Shyko à la tête du clan Kaguya, Shitekka avait évolué au sein de Kiri. Si autrefois il débarquait au village sans aucun repère, il avait depuis fait des rencontres, des missions, s'était entrainé… bref, il s'était peu à peu intégré au mode de vie ninja. Néanmoins, ses angoisses les plus profondes subsistaient. Le Genin encaissait toujours ce malaise, ce vertige de la ville qui tranchait avec le kotan où il avait grandi. Pire, la politique de sécurité visant à empêcher la sortie de tout citoyen sans autorisation sonnait comme une mesure qui cherchait à mettre en cage l'homme de la nature qu'il était.

Son altercation avec ses pairs du clan Kaguya lui restait également en mémoire. Malgré sa rencontre salvatrice avec Shyko, Shitekka avait encore tout à prouver, en s'illustrant par des faits plus percutants que des rondes de nuit ou de simples missions. Ce fut donc en grinçant des dents qu'il avait appris qu'une réunion s'organisait dans le quartier du clan Kaguya autour de la création d'une Caserne. Pour le balafré, ce terme était nouveau: on lui avait expliqué qu'il s'agissait d'un bâtiment dédié à la formation et l'entrainement des ninjas. Les Kirijins étaient conviés à échanger et apporter leur point de vue autour de la construction d'un tel bâtiment, afin de choisir une orientation concrète à cet établissement.

Pour le Genin, difficile de se sentir concerné par un pareil projet: bien que conscient de son besoin d'intégration à Kiri pour pouvoir parvenir à ses fins, Shitekka était du genre à agir en loup solitaire. À son échelle, il ne pensait qu'à son développement personnel, et était incapable d'apporter une quelconque expertise dans le débat. Pire, le bâtard savait qu'il se sentirait mal à l'aise en intérieur, entouré par la foule. Pourtant, le sort en décida autrement.

Le sort, il, ou plutôt elle, s'appelait Seika. Seika Kaguya.

Spoiler:
 

En bonne Kaguya, elle en portait les principales caractéristiques: une chevelure opalescente qui descendait jusqu'au milieu du dos, un regard farouche et une carrure certes affinée mais lui offrant de la mobilité au combat pour se mouvoir de façon aérienne et meurtrière via les danses claniques qu'elle maîtrisait. Même sa tenue, assez sobre, trahissait d'un mode de vie tourné vers le combat, limitant les fioritures de la vie en société. Malgré un air fier et affirmé, elle n'en restait pas moins tournée vers son clan, sa famille et Kiri par extension qu'elle désirait protéger de tout son être.

Ce fut donc de promouvoir la construction de la caserne qu'elle fit la rencontre de Shitekka sur le chemin. La rumeur d'un bâtard couvert de cicatrices au visage avait fait le tour du domaine, aussi, lorsqu'elle dévisagea celui qui semblait être par conséquent le fils de sa sœur, son sang ne fit qu'un tour. Seika tenait en haute estime sa sœur, de par ses faits d'arme, et la considérait comme un modèle. Son avis sur le cas de son neveu divergeait par conséquent légèrement de ses comparses. Ce qui ne l'empêcha pas de ne pas retenir ses propos à son égard lorsqu'elle lui saisit violemment le bras pour l'emmener avec elle à la réunion:

— Si tu crois qu'en plus de salir la réputation d'ma sœur, tu vas rester ici à enculer les mouches, tu te trompes ! Tu vas venir avec moi de suite, c'est l'avenir du village qui est à la clé ce soir !
Sans avoir son mot à dire, Shitekka fut donc entrainé à la réunion. Là-bas, son entrée presque fracassante, encore trainé par la force de la nature qu'était Seika, fut couverte par les pourparlers déjà lancés par l'hôte de cette soirée, un certain Wutu-Fuku. S'il représentait un congénère pour Shitekka, ce dernier ne le connaissait guère pour le moment. Il s'installa donc avec autant de silence que possible afin de ne pas attirer l'attention. Placé à l'arrière de la salle, son regard alternait régulièrement avec l'extérieur et l'endroit où se tenait Wutu-Fuku. La masse de personnes présente pour l'évènement avait tendance à étouffer Shitekka, qui se demandait bien quand cette assemblée allait s'achever.

Si le bâtard préféra conserver son mutisme, faute d'élément pertinent à ajouter au débat, sa tante, elle, ne manqua pas de délier sa langue. La caserne représentait pour elle un enjeu important du village. Après les nombreux éléments qui eurent frappé la Brume, il était nécessaire à ses yeux de créer un symbole fort du pouvoir de Kiri. Un endroit qui fédérerait les troupes avec les mêmes bases, et aussi les mêmes valeurs. Ce fut donc dans cette optique qu'elle patienta que Wutu-Fuku termine son intervention avant de pouvoir prendre la parole, adoptant un ton moins grossier mais toujours empreint de vivacité.

— Je veux revenir sur ce qu'on dit mes camarades précédemment au sujet du rôle de la future Caserne. Kiri a besoin d'un symbole fort, d'un lieu qui cristallise nos valeurs que sont la justice, la force et le savoir ! En ces temps troubles où le village a connu de nombreux assauts, il est plus qu'urgent d'unir les Kirijins et les clans sous la même bannière, celle de Kiri. C'est par l'unité de tous et la volonté de chacun que nous pourrons avancer dans l'adversité !
Malgré le discours très patriote de la dame Kaguya, il y avait une part de vérité dans ses propos. Si à Kumo, la raffinerie et le complexe scientifique incarnaient bien le désir d'innovation tant technologique que scientifique du village, à Iwa l'organisation elle ne manquait pas de rappeler que la cité était toujours tournée vers le commerce. Kiri, elle, manquait d'une place forte qui se ferait l'étendard de la puissance militaire du village, et de son intention de faire régner l'ordre et la prospérité sur le pays entier.
— Voilà pourquoi la caserne devrait être pensée de telle sorte à inspirer nos valeurs aux ninjas qui la verront ou qui l'utiliseront. Si l'académie devra initier la jeunesse aux arts ninjas, et le Dojo aider à améliorer nos troupes, la caserne elle doit être là pour sublimer les efforts de chacun sous la bannière de Kiri. Kiri est née de l'effort collectif de ses clans fondateurs, aidés par de braves combattants. Aussi, je propose que ce soit des représentants de ces clans qui puissent contribuer à diffuser les idéaux du village en travaillant à la caserne. Bien sûr, ils seront là aussi pour former les Kirijins, vétérans de guerre ou non, pour qu'ils puissent être les égaux de ceux qui ressortiront de l'académie avec ces mêmes bases. Voilà comme je vois la caserne, c'est tout pour moi.
L'intervention véhémente de Seika n'avait pas manqué d'interpeller certains Kaguya, qui s'étaient reconnus dans ses propos. La kunoichi avait bien choisi ses mots, quoiqu'un peu maladroite sur la fin, ne maîtrisant pas les aspects logistiques autant que l'ardeur qui l'animait. Une ardeur qu'elle désirait communiquer et partager aux autres, car elle croyait fermement que c'était avec de fortes valeurs communes à tous que Kiri pourrait avancer. Elle avait connu les vagues de désertion, les attaques de Nukenins, et les tensions entre les différents clans, notamment Yuki et Hyôsa. Il semblait donc primordial pour elle que chaque clan soit reconnu à sa juste valeur, en unissant ses membres au reste de Kiri dans une caserne incarnant la grandeur de tout un village. Shitekka, lui, peu au fait des actualités sinistres ayant frappés au fil des mois et des années la cité des brumes, restait hermétique à la hargne de sa tante. Il n'en restait pas moins admiratif de sa détermination, qui n'avait rien à voir avec ce qu'il imaginait des gorilles du clan Kaguya.

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Lun 19 Nov 2018 - 23:02
Caserne avec un grand C
ft Kiri City Gang

Le village s'agrandit

Une entrée fracassante qui laisse la salle de marbre. Le Yuki est dans la place. JE suis dans la place. Je m'assois alors sur au fond de la salle et observe les personnes présentes, ce qui s'y dit. Saji est présent, tout comme Akane. Et Wutu-Fuku senpai est là, devant tout ce beau monde à plaider sur ce qui semble être le prochain coup de pouce de Kiri. Une caserne, un lieu d'entrainement où tous les shinobis sortant de l'académie pourront s'entrainer et s'améliorer entre eux.

Une aide dont le village à grand besoin depuis que l'on subit de nombreuse attaque. A croire qu'on porte malheur où que les autres nations nous en veulent. Comme le pays de la foudre qui souhaite nous attaquer alors qu'on a de potentiels prisonniers de Wasure no Kuni et des fanatiques, membres d'une secte bizarre qui veulent nous attaquer. Issou, ils ont vraiment rien compris.

Une question se pose lors de la réunion. Créer une caserne indépendante de l'académie ou en faire un prolongement pour qu'élèves et maitres se côtoient régulièrement et s'entraident ?

« Je pense, comme la plus part d'entre vous, qu'il est préférable de créer cette fameuse caserne en annexe de l'académie. » dis assis sur mon fauteuil, les pieds sur la table avant de me mettre debout. « Nous pourrions faire en sorte, ainsi, de mêler les jeunes shinobi sortis de l'académie à fréquenter nos vétérans et notre élite afin d'apprendre davantage sur les techniques de combat, d'infiltration tout comme nos méthodes stratégiques. Ainsi nous pourrions former une véritable armée, soudée, au sein de kiri. Je pense qu'en ce moment, et ce depuis quelque temps, il est plus que nécessaire de se serrer les coudes. Mais je sais que vous êtes déjà tous d'accord avec cet aspect-là. »

Je me dégotte une sucette au citron, tete quelques bouchées avant de me rasseoir.

« Merci pour votre écoute. »


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Dim 25 Nov 2018 - 16:47
La maladroite intervention de Kuzan ne passe pas inaperçue. Certains ne peuvent se retenir de souffler du nez. Heureusement, une nouvelle intervention permet de faire oublier rapidement cet événement malencontreux. Wutu-Fuku reconnait vaguement une compatriote Kaguya qu’il n’a vu que de loin pour instant. Un discours qui fait écho aux propos des précédents intervenants. Ce qui est une bonne chose puisque le chûnin n’a pas, pour l’instant, à affronter de farouches opposants au projet qu’il mène. En même temps, comment justifier une opposition à ce projet ? Etre contre l’unité du village sous la bannière de Kiri n’aurait aucun sens, à moins d’être opposé à la prospérité du village. Ou d’être un ancien, réfractaire au partage des connaissances entre les différents clans… mais les temps ont bien changé, l’époque où chacun pouvait vivre dans son quartier sans voir ce qu’il se passe ailleurs n’est plus. Les menaces qui pèsent sur Mizu, mais aussi sur les autres villages cachés, forcent à l’unification contre une menace commune.

Mais la Kaguya ne s’arrête pas en si bon chemin. Elle souhaite justement que chaque clan puisse apporter sa pierre à l’édifice. Ce qui était de toute manière prévu. Mais il ne faut pas non plus tomber dans l’obsession des quotas à outrance. Seront recrutés pour enseigner à la Caserne ceux qui auront les compétences pour, et ce sera toujours ainsi, du moins du moment que ce sera Wutu-Fuku au sommet de la hiérarchie.

-Le temps n’est plus aux rivalités claniques. Je ne pourrais bien sûr jamais forcer les différentes grandes familles du village à partager leur savoir avec le reste de la population. Néanmoins… Les temps ont changé, encore une fois. Je ne vais pas courir après chaque clan et négocier avec ce dernier pendant des jours pour qu’ils daignent finalement envoyer certains de leurs représentants en tant qu’enseignant à la Caserne. J’attends de chacun de la bonne volonté, dans l’intérêt supérieur du village.

Ce qui est dit est dit, il n’y aura aucun piston pour enseigner dans ce nouveau lieu d’apprentissage. Le Kaguya préfère engager une personne au nom de famille inconnu mais étant compétente plutôt qu’un membre de clan aveuglé par une gloire obtenue par la simple naissance, sans mérite.

Après cela, c’est Kuzan qui prend la parole. L’assemblée n’a pas oublié son entrée « fracassante », mais l’autorité du Kaguya présidant la réunion permet de conserver le calme dans l’immense pièce. Le Yuki n’est pas très chanceux puisqu’il propose des collaborations entre la Caserne et l’Académie. Un sujet qui a justement été abordé juste avant son arrivée fracassante. C’est littéralement le contenu de la dernière phrase du chûnin avant que son disciple n’entre dans le bâtiment. Mais ce n’est pas de sa faute en soit… simplement un malheureux concours de circonstances. Du coup, Wutu-Fuku essaye de ne pas trop l’enfoncer dans son malaise…

-Je suis content de voir que cette idée trouve un nouveau soutien avec ton opinion, Kuzan. C’est effectivement la meilleure chose à faire. Peut-être même qu’un tel système permettrait de faciliter la création d’équipes ninjas…
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Caserne avec un grand C [Ft. les Kirijins]

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