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Les chemins mènent tous à Kumo.


Lun 10 Juil 2017 - 17:44

En cette fraîche soirée, je m'étais retrouvé à assigner en mission dans un des nombreux quartiers de Kumo. Le quartier où je me situais était tout simplement celui des résidences luxueuses de la ville. Les plus grandes et les plus riches familles de la ville vivaient dans ce petit coin de luxe. Des grands noms étaient inscrits que les portes des maisons, ceux des propriétaires de raffinerie ou de célèbre commerçant du pays. J'avais rendez-vous avec un autre Shinobi pour effectuer une journée de surveillance. Chaque jour, des genins comme moi était pris au hasard pour faire du repérage et surveiller les maisons de ses riches gens. J'avais reçu comme information que mon coéquipier de la journée était également un Génin. Notre point de rassemblement avait été prédéfinie par nos supérieurs lors de la création de l'ordre de mission.

Pour cette fois-là, je devais attendre mon camarade à côté d'une petite fontaine tout au nord du quartier. L'endroit était très calme à toute heure de la journée, mais encore plus à cette heure tardive. Je me remémorais ma semaine mouvement par l'épreuve secrète que j'avais eue avec Kahei en attendant sur le bord du jet d'eau. Je me disais que je pouvais maintenant profiter de toutes mes missions pour perfectionner mes capacités pour lesquelles j'avais été repérer par notre nouveau Sensei.

Je pouvais entendre au loin arriver la personne qui allait m'accompagner durant cette nuit. Bien que ma capacité spéciale ne semblât pas extrêmement puissante, elle était quand même un véritable atout dans quelques domaines. Relativement grand, des cheveux de couleur brune coiffés en épouvantail et un âge presque aussi avancé que le mien, je le regardais rapidement de haut en bas. Non pour le juger, mais tout simplement qu'il me disait un truc.

- Enchanté, je me nomme Ogawa Kintaro ! Lui demandais-je en attendant sa réponse.
- Excuse moi, mais tu ne serais pas un membre de clan Metaru par hasard .J'ai l'impression de t'avoir déjà vu quelque part, peut-être dans votre quartier quand je suis allé voir Kahei.


Les présentations effectués, je pris notre ordre de mission en main. Celui-ci n'indiquait pas grande chose. Seul l'écrit de la mission et une vague carte de la ville comprenant la zone qu'on devait surveiller. Notre but était clairement d'effectuer des rondes pour dissuader d'éventuel voleur ou de calmer les jeunes de ses quartiers souvent agités les soirs de week-end. En tout cas notre nuit risquait d'être calé, pas d'effusion de sang n'était prévue.

- Comment veux-tu programmer la nuit ? Tu as des préférences.


Je lui demandais ceci pour avoir un autre aperçu que le mien pour effectuer une zone donnée. J'avais bien mes propres méthodes, mais d'autres ne pouvaient que m'aider à acquérir de l'expérience et avant vers mon objectif.

- J'avais pensé qu'on pouvait commencer par une simple ronde à pied dans la zone pour montrer au citoyen notre présence se soir et vers la moitié de la nuit, quand les gens commencent à se coucher, de faire un circuit de garde en restant hors de vue de la population. Qu'en dis-tu ?


Je replaçais ma sacoche autour de ma taille tout en l'écoutant me répondre. Je réfléchissais déjà à comment regrouper nos deux phases d'approche de la mission pour que celle-ci soit un succès.

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Lun 10 Juil 2017 - 19:10

Et c'est reparti pour un voyage direct vers l'ennui. Monter la garde... Voilà bien l'une des occupations les plus ingrates que l'on puisse assigner à un shinobi. J'ai déjà eu ma dose de patrouilles dans le passé, lorsque je venais de m'engager dans l'armée et que je devais faire mes preuves. Ce retour en arrière est irritant en plus d'être indigne de mes capacités. Malgré tout les ordres sont les ordres. Et puisque j'ai tout intérêt à faire profil bas quelques temps, je n'ai pas vraiment le choix: je vais devoir obtempérer. Même si ce n'est pas de gaieté de cœur. Mais après tout si les autorités se souciaient des états d'âmes des soldats, ça se saurait...

Je remonte donc l'une des rues qui mènent aux quartiers huppés du village tout en shootant dans chaque cailloux que je vois. Une manière d'évacuer mon irritation qui n'est malheureusement pas suffisante pour effacer mon appréhension. Et la cigarette sur lequel je tire vigoureusement n'est pas non plus d'une grande aide. Heureusement j'ai pensé à emporter avec moi un sceau de stockage qui devrait rendre cette nuit plus agréable. Mais nous y reviendrons! Pour l'heure il s'agit avant tout de rejoindre le Genin avec qui je ferai équipe. Encore une ombre au tableau: comme si nous avions besoin d'être deux pour une mission aussi basique!

Je rejoins l'intéressé au niveau de la fontaine définie pour le rendez-vous et lève les yeux au ciel lorsqu'il m'assaille de paroles. Génial, je suis tombé sur une pipelette. Je hausse les épaules lorsqu'il se présente, lui indiquant que je ne compte pas l'imiter dans cette démarche. Puis je me contente d'un léger signe de tête positif pour lui signaler que je suis effectivement un Metaru, notant au passage le fait qu'il connaisse Kahei. Mon clan a un peu trop tendance à se mêler aux personnes lambda si vous voulez mon avis. Et si je comprends l'intérêt que peuvent avoir les inférieurs pour l'une des trois grandes familles de Kumo, je suis en revanche plus sceptique sur ce que les manieurs de métaux on a y gagner...
"Comment je souhaite programmer ma nuit, hein?" bonne question... "J'avais dans l'idée de m'isoler un peu pour picoler! Au sommet d'un toit par exemple! Là où je pourrai observer les alentours, m'assurer que tout va bien et, l'alcool aidant, éventuellement trouver du positif à cette soirée..."
Le tout pendant qu'il se chargera de faire le sale boulot, par exemple. S'il veut rassurer le bon peuple riche de Kumo, grand bien lui fasse. De mon côté je suis d'avis que moins on nous voit et mieux on fera notre travail. Si un éventuel problème se présentait, celui - ou ceux - qui en serait à l'origine ne commettrait sûrement pas l'erreur grossière d'agir alors que nous sommes là. La meilleure façon de chasser est encore de patienter jusqu'à ce que sa proie soit assez bête pour montrer le bout de son museau. Ou, en l'occurrence, de son nez!

Mais mon coéquipier semble vouloir opter pour une approche plus... traditionnel de notre travail. Comment lui en vouloir? La bleusaille se caractérise par son sens aigu du règlement après tout. Je soupire et glisse une nouvelle clope entre mes lèvres avant de l'allumer. Je recrache ensuite une bouffée vers les cieux avant de reposer le regard sur mon coéquipier. La question, dont le fond, est de savoir s'il me balancera si je m'adonne au programme que j'ai exposé quelques secondes plus tôt. La méfiance qui me caractérise me pousse à envisager cette option. Dès lors peut-être qu'une concession serait dans mon intérêt.
"Allons droit au but! Combien tu veux pour fermer les yeux et t'occuper seul de la mission? Tu pourras ainsi gambader dans les ruelles avec les poches pleines de ryos. Une telle perspective serait plutôt chouette pour quelqu'un.... et bien, de ta condition. Non?"
Je fouille dans l'un des étuis que je porte à la taille et en retire une bourse remplie d'argent. Voilà qui devrait suffire à acheter son silence. Du moins, je l'espère... Mais puisque il semblerait que tout le monde a un prix, il me suffit en théorie de trouver celui de ce Kintaro.
Ce ne devrait pas poser trop de problèmes, si?

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Mar 11 Juil 2017 - 18:13
Donc mon collègue de la soirée était ce style de personne, d'un caractère égoïste se plaçant au-dessus de tout le monde. Son regard en disait long sur ce qu'il pensait de moi, une personne insignifiante qui n'était utilisé qu'à faire ses sales taches. C'était dingue comment on pouvait facilement reconnaître ce genre d'individu, un coup d’œil sur la démarche et une phrase suffisait.

La clope aux lèvres, il me parlait de s'isoler dans un coin du quartier pour boire et dormir sûrement. Il fallait dire que Prince Metaru Kira ne pouvait pas faire ce genre de mission bien trop ennuyant. Je l'écoutais donc finir ce qu'il avait à dire sans interrompre, cela ne servait à rien d'essayer de toute façon.

Alors comme ça, il voulait me donne de l'argent pour pouvoir acheter mon silence et effectuer la mission tout seul. Bien, lui qui voulait m'acheter n'allait pas être déçu.

- Ok, je vais prendre ton argent. Durant le temps de la mission, je te propose d'aller quelque part où tu pourrais t'amuser. Je pense que ça ne posera pas de problème à ma condition de faire la mission seule.


S'il pouvait seulement se doute ce que j'allais faire de son argent, cela rendrait folle sa petite personne. Je ne voulais pas plus discuter avec lui, c'était bien le genre de personne que je ne pouvais supporter malgré ma grande tolérance. Prendre les gens de hauts et cracher sur le respect était les deux points les plus haïs de ma personnalité, mais j'étais bien plus intelligent que d'essayer de faire changer ces personnes.

Je prenais en main la bourse qu'il me tendait pour finir sur un saut histoire de m’emmener loin de ce prince. Avant que le début de ma mission solo commence, je repensais quand même à lui, bien déçu par ce genre de personnalité, je trouvais que le clan Metaru dont j'avais déjà rencontré Kahei et Shuhei devait bien avoir honte de lui.

Quelques dizaines de minutes plus tard, j'étais au milieu des quartiers riches de la ville. Bien que la richesse était mal vu dans ce pays, je comprenais très bien qu'il fallait des personnes de leur envergure pour faire tourner le village. Surtout que les plus riches étaient les Metaru et que sans eux, Kumo n'aurait pu exister. La seule différence entre un connard de Richard et un honnête homme était son humanité. J'avais pu voir pas mal d'individus de la haute prendre des mesures pour les plus dépourvus du pays. Notamment pour le village de Kunchu où j'avais récemment aidé à la reconstruction, celui-ci avait été entièrement financier par des familles Metaru et dont ils étaient venus eux-mêmes en tant que mains d’œuvres. Comme quoi, il n'y avait pas que des princesses dans ce clan et c'était plus que respectable.

Je profitais de ce début de mission pour saluer les individus que je croisais dans la rue. Je pouvais voir toutes les classes sociales arpenter le quartier. Certains étaient employés de maison, d'autres revenaient de leur dure journée de labeur, tout le monde se croisait sans poser problème sur les trottoirs. Jusqu'au moment où je pouvais voir une personne dans le besoin.

- Bonsoir Monsieur ! J'ai un cadeau pour vous, un membre du clan Metaru m'a chargé de vous donner cette bourse personnellement. Il espère que cela puisse vous aider dans les prochaines semaines.


Le regard du sans-abris me suffisait comme récompense. Il me remercia chaleureusement avec une belle poignée de main tout en me disant qu'il allait en profité pour aller dormir dans un petit hôtel pour la nuit. Heureusement que Kira m'avait donné un gros porte feuille, l'inconnu en avait pour au moins un mois sans avoir besoin de nourriture, ni à dormir dans la rue. Pour mon mensonge, il fallait bien que la population puisse croire en l'élite du village et en son système de shinobi. Parfois un mensonge était meilleur que la dur réalité. Je continuais ensuite ma ronde dans les ruelles du quartier sans même pensé à mon ex-coéquipier.

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Mar 11 Juil 2017 - 22:19

De manière générale les toits ne sont pas vraiment confortables. Pour leur défense on peut souligner le fait qu'ils n'ont - à la base tout du moins - pas été crées à cette fin. Ils offrent en revanche d'excellents points de vue sur les environs pour peu qu'on choisisse les mieux situés. C'est sur l'un d'eux que je me tiens, jambes ballantes dans le vide et un bras en appui derrière-moi. L'autre, de son côté, est occupé à tenir la gourde qui est à présent vide aux deux-tiers. Oui, j'ai une bonne descente. Suffisamment pour ressentir les premiers effets bienfaiteurs de l'alcool. Il est encore tôt mais l'obscurité me masque aux yeux des plus négligents. Et les plus curieux ne verront rien d'autre qu'un shinobi qui s'abreuve d'eau en remplissant son devoir. Aucun d'eux ne viendra vérifier l'identité réelle du liquide. C'est presque trop facile...

Je m'allonge sur les tuiles et observe un instant le ciel qui dévoile peu à peu sa multitude d'étoiles. C'est si placide là-haut... Personne pour vous faire chier et vous rappeler un quelconque règlement. Aucune loi, aucune contraintes. Du moins, à ma connaissance. Après tout il se peut que d'autres êtres vivent sur ce qui n'est rien d'autre que des points brillants pour nous. Comment est-ce chez eux? Ont-ils de l'alcool? Des guerres? Est-ce que les forts sont obligés de veiller sur les faibles comme ici ou la nature y impose-t-elle toujours ses règles les plus élémentaires? Des questions auxquelles je n'ai aucune réponse. Et si réponses j'avais, qu'est-ce que ça changerait dans le fond? Je suis de toute façon bloqué ici. À devoir remplir des tâches ingrates à cause de la mort d'un seul de mes hommes. Comme si cette disparition occultait les bienfaits que j'ai apportés à ce village ou le sang que j'ai versé pour lui. Que ce soit celui des autres ou même le mien...

Je porte le goulot à mes lèvres et vide une nouvelle longue rasade de saké. Elle bientôt suivie de bien d'autres jusqu'à ce que je me retrouve à retourner ma gourde pour constater qu'une seule maigre goutte se forme à son extrémité. Il va falloir que je me réapprovisionne. Je me redresse et choisi un point de chute jusqu'à ce qu'un détail attire mon attention. Un pauvre - reconnaissable à ses vêtements - qui porte en main une bourse et sur le visage un air semblable à celui d'un homme ayant goûté pour la première fois aux plaisirs dont les femmes ont le secret. Dites-moi que je rêve!

Je me laisse choir au sol et me réceptionne face à lui, avant de croiser les bras d'un air suspicieux. Si j'avais encore un doute le voici envolé: l'objet que l'inférieur tient entre ses mains est bien celui que j'ai donné quelques longues minutes plus tôt à mon camarade de mission. Ce dernier m'avait pourtant assuré qu'il acceptait le marché que je lui proposais. Peut-être qu'il tient d'ailleurs toujours et que l'autre, la main sur le cœur, a décidé de donner cet argent à plus mal loti que lui. Mais peut-être que ça signifie qu'il a décidé de me la mettre à l'envers. Ces deux options me semblent plausibles. Seulement il vaudrait mieux m'assurer que la seconde ne prenne pas le pas sur la première! La dernière chose dont j'ai besoin en ce moment, c'est qu'un foutu shinobi adepte du règlement fasse un rapport sur mes activités pendant mes heures de garde.
"Donne!" dis-je en tendant la main. "Ça m'appartient!"
"Mais... C'est le clan Metaru qui me l'a offerte! Je ne l'ai pas volée!"
"Tu m'en diras tant..."
Il ne m'apprend rien! J'attrape le poignet de l'indélicat et lui fait une clé de bras. Je récupère ainsi mon bien et le retourne, mettant bien le dessous de la bourse en évidence. Mes initiales s'y trouvent. Mais si ce n'est pas une surprise pour moi, l'autre semble en revanche frappé par un curieux mélange de curiosité et d'incompréhension.
"Metaru Kira, ducon!" je relâche mon étreinte et le pousse en avant. "Tu percutes? On m'a volé et je ne fais que récupérer mon bien! Allez, dégage avant que je décide de te balancer aux autorités. Les geôles de Kumo n'ont rien de bien accueillant, tu peux me croire. Je parle d'expérience!"
L'autre ne semble pas pour autant convaincu. Le regard qu'il me lance exprime le doute et celui que je lui renvoi se contente de les dissiper. Je l'invective une dernière fois pour lui signaler que s'il veut des ryos, il n'a qu'à travailler et à arrêter de compter sur la bienveillance des gens. Ces parasites sociaux ont déjà de la chance qu'on les autorise à vivre au sein d'un village fortifié alors qu'ils ne contribuent en rien à son développement. Et c'est d'ailleurs notre différence de statut qui m'assure qu'il ne causera pas de grabuge pour cette histoire. Il ne prendra pas le risque de se dresser contre un shinobi de la Foudre. Et si j'étais à sa place je ferais sans doute pareil.

Toujours est-il que le problème est en partie réglé seulement. Il me reste à trouver la personne qui est à l'origine de ce problème. Et il se trouve que j'ai une vague idée de sa localisation. Après tout nos ordres étaient de patrouiller dans le quartier huppé. Et c'est précisément là que je le trouverai. Bien en évidence pour que la population puisse le voir et se... comment déjà? Ha oui, se sentir rassurée. Je reprends donc de la hauteur avant de sauter de toits en toits et de rues en rues. Il me faut toutefois plusieurs minutes pour retrouver l'objet de ma colère. Je le rejoins sans grande difficulté et passe les secondes suivantes à éviter de lui écraser mon poing sur la gueule.
"Tu m'expliques?" dis-je en levant ma bourse de manière à ce qu'il ne puisse l'ignorer. "Je ne sais pas trop quoi penser: est-ce que le fait que je la retrouve dans les mains d'un clochard indique que tu as décidé de chier sur notre accord ou tu es simplement assez stupide pour te permettre d'être altruiste? Tu sais ce qu'il arrive quand on nourrit les parasites?"
Ils prolifèrent...

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Mer 12 Juil 2017 - 14:07
Je continuais mon tour du quartier tranquillement, tout se passait relativement bien. Je profitais d'être seul pour aider les personnes dans le besoin que ça soit un nécessiteux ou simple d'une femme cherchant son chemin. J'essayais de rendre Kumo aussi paisible qu'une douce rivière avec des petites attentions qui cumulées pouvait faire un changement dans les mentalités des gens. L'ordre des Shinobi n'était pas encore accepté par tous et moi qui croyais en cette diplomatie, je me devais de montrer à tous les citoyens que c'était une bonne chose.

Je m’apprêtais à finir de boucler ma ronde pour aller veiller sur le quartier cacher des yeux de tous quand le retour de super connard se fit entendre. Je pouvais l'entendre gueuler à un kilomètre et je sentais que je n'allais pas apprécier sa venue. Je me tenais debout en pleine rue en attendant patiemment qu'il arrive à mon niveau. Je voulais à tout prix garder mon énergie pour autre chose que de m'occuper de ce prince.

À quelque mètre de moi, il me montrait la bourse qu'il m'avait donnée pour mon silence. Il venait de le récupérer, sûrement par la force ou la menace à l'individu dans le besoin. D'un ton de voix plus qu'égocentrique, il osait me reprocher de gâcher mon argent en aidant le peuple. Mes bras croisés, j'écoutais le plus calmement possible. Je n'avais pas l'habitude de faire avec les types de son genre mais là, il allait trop loin.

- Tu oses revenir vers moi après avoir commis un vol d'argent. La bourse que tu tiens ne t’appartient plus ! Si tu ne vas pas la rendre et t'excuser envers la personne à qui tu l'as pris, je serais dans l'obligation de t'arrêter et j'espère pour toi que tu n'as pas osé toucher l'homme à qui tu l'as volé.
- Si tu décides de ne pas le faire et de te défendre, même si je me fais casser la gueule par tes soins, tu seras considéré comme un traître par le village et sera banni voir emprisonner pour tes actions.
- Tache donc de bien choisir ta prochaine action, elle pourrait jouer un grand rôle dans ton avenir.


Je n'aimais pas monter la voix et menacer à tout va, mais Kira allait vraiment trop loin. Plus je lançais mes menaces envers lui, plus j'osais le volume de ma voix. Sans même m'en rendre compte j'utilisais une technique de mes compétences à la fin de mon dialogue.

Je reprenais un peu de contrôle sur mon énervement et je répondais à une question qui avait fait écho dans mon crâne.

- Nourrir les parasites . Connais-tu seulement cet homme ? Connais-tu seulement le rôle des « parasites » comme tu le dis, dans la société ? La personne que tu as volée à aider le clan Metaru, TON CLAN, à devenir ce qu'il est aujourd'hui. Un ancien maître forgeron comme lui devrait recevoir le plus grand des respects venant d'un mec comme toi.


Il était vraiment allé trop loin, ma colère était presque hors de contrôle. Il ne restait que deux solutions à ce problème. Petit un, Kira redonnait l'argent qu'il venait de subtiliser à l'homme et continuait de ne rien foutre. Petit deux, il allait devoir l'affronter et l'arrêter en public. Je ne voulais pas en venir au deuxième mais je me devais de le faire si j'en étais contraint, c'était pour moi une question de vie ou de mort pour le village. Ce genre de comportement ne pouvait être toléré.


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Jeu 13 Juil 2017 - 16:41

Je le reconnais: je ne m’attendais pas à ce qu’il réagisse avec autant de véhémence. Je recule même d’un pas tant sa voix est puissante. Bel organe! L’espèce d’un instant j’ai eu l’impression qu’une force invisible me poussait en arrière. Mes tympans protestent et je glisse un doigt dans l’une de mes oreilles comme si je cherchais à la déboucher, n’obtenant pour l’instant qu’un simple sifflement persistant. S’agit-il d’un manipulateur du son ou d’un chanteur d’opéra ayant décidé d’embrasser la carrière de shinobi ?

La surprise passée, je garde un instant le silence tout en observant mon interlocuteur. S’il est vrai que je ne suis de loin pas exempt de reproches, en temps normal on évite de me répondre de cette manière. Ce qui est plutôt sensé lorsque l’on me connait. J’esquisse ainsi un large sourire qui se transforme en ricanement lorsque le Genin menace de m’arrêter. Il y a toujours une mince ligne entre le courage et la témérité. Et la capacité à composer avec cette mince frontière distingue souvent un homme vivant d’un homme mort.

Ce qui m’amuse le plus dans toute cette histoire c’est qu’il semble oublier qu’il n’est pas tout blanc, lui aussi. Les donneurs de leçons feraient souvent mieux de balayer devant leur propre porte avant de porter à tout va l’étendard de la moralité. Il veut me balancer? Il est vrai que cette option ne me plaît guère. Mais à quel moment s’est-il imaginé qu’il ne tomberait pas avec moi?
"Donc si je résume la situation tu comptes aller dire aux autorités que j’ai commis un… vol? Il te faudra déjà le prouver car aux dernières nouvelles cette bourse porte bel et bien mes initiales. Et puis ça sous-entendrait également que tu as accepté de l’argent contre la promesse de fermer les yeux sur le comportement inapproprié d’un camarade. Comment appelle-t-on ce cas de figure, déjà?" dis-je en faisant mine de la réfléchir. "Ne serait-ce pas un cas flagrant de corruption?"
Si j’étais lui je jouerais la carte du silence vis-à-vis des autorités. Mais il semble évident que nous n’avons pas grand-chose en commun. Serait-il prêt à s’incriminer dans le but de me faire tomber? Ce ne serait plus de l’altruisme à ce niveau-là mais bien de la stupidité à l’état pur. La faute, il l’a commise dès le moment où il a accepté de saisir la bourse que je lui tendais. Peu importe ce qu’il décidera d’invoquer pour justifier son acte, on ne le croira pas. Et je suis bien placé pour le savoir. Pour connaître la justice de la Foudre, je sais qu’elle ne s’embarrasse pas du moindre état d’âme. Et qu’elle n’a rien de bien compréhensif pas dessus le marché…
"Et non, je ne connais pas ce profiteur. Et je doute vraiment qu’il ait eu la possibilité de contribuer au prestige que mon clan connaît aujourd’hui. Déjà parce que les Metaru n’ont pas besoin d’aide lorsqu’il s’agit de faire ce qu’ils veulent des métaux. En quoi un forgeron, fusse-t-il un Maître, aurait pu nous être d’une quelconque utilité?" dis-je en ne cherchant même pas cacher ma condescendance. "Et puis si ce parasite – car c’est ainsi que l’on qualifie un animal ou un humain qui vit au détriment des autres – était si doué que tu le dis, comment en est-il arrivé à mendier dans la rue pour subvenir à ses besoins? T’es-tu seulement posé la question ou t’es-tu contenté de croire ce qu’il te disait sans faire preuve d’un minimum d’esprit critique?"
Il faut croire que non… Toujours est-il que cet échange peu courtois n’a pas l’avantage de faire avancer la situation. Je m’allume une clope et m’accorde quelques secondes pour me calmer. Il est vrai que je ne peux pas tuer ce Genin ici. Et le tabasser n’aurait pas grand sens non plus en présence de témoins. Car évidemment la puissance de la voix de mon camarade a attiré l’attention. Quelle merde…
"Il semblerait que nous soyons dans une impasse, pas vrai?" finis-je par reconnaître. "Alors? Dois-je partir du principe que notre accord tiens toujours? Avant de prendre ta décision sache que le parasite en question est toujours en vie. Je ne suis pas un monstre contrairement à ce que tu sembles penser..."
La balle est avant tout dans son camp, après tout… Que faire sinon m’adapter à cet irritant shinobi et à sa morale non moins agaçante?


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Jeu 13 Juil 2017 - 18:31

La tension entre lui et moi étaient à son maximum, nous étions là, en plein milieu de la rue en train de lancer une joute verbale. L'utilisation de ma technique sans le vouloir avait attiré l'attention de quelques passants. J'étais bien le seul l'avoir remarqué d'ailleurs. Kira m'envoyait en pleine tronche que j'étais tout aussi en tord que lui pour avoir accepté son pot-de-vin, mais avait-il seulement songé à mon rapport... Son discours me laissait sous-entendre qu'il avait déjà eu des problèmes avec les lois Kumojins et il espérait vraiment que je tombe avec lui . N'avait-il pas connaissance de la valeur des anciens jugés ? Intérieurement je rigolais presque à la situation et surtout à ses arguments, mais là, ça allait trop loin.

- Suis-moi, on va régler ça en continuant à faire notre mission !


Je m'avançais sur la route tout en continuant de l'écouter jacter. Sans un mot je ne faisais que retenir se soi-disant propos pour mieux lui rétorquer à la fin. Et comme je m'étais mis à marcher, il ne me bloquait plus dans ma mission.

- Crois-tu vraiment qu'il m'a raconté son histoire . Un homme honnête comme lui accepte simplement son destin. Si tu étais un peu plus attentif aux personnes à qui tu t'adresses, tu aurais sûrement remarqué l'état de ses mains. La peau épaisse, la taille de ses doigts et certains os des phalanges cassées par le temps et les chocs d'un marteau sur une enclume. Tout ça sont des détails qui ne mente pas ! Tu aurais également pu voir la longue cicatrice sur son bras qui peut laisser penser à une opération qui l'a empêché de récupérer son travail.
- Donc mon esprit critique est peut-être bien bas, mais mon esprit d'analyse surpasse considérablement le temps.


Après cette longue boutade, je pris une longue respiration. Kira en faisait de même en s'allumant une cigarette, encore un bien mauvais exemple que donne le ninja à la jeune population, mais je le gardais pour moi. Mon but était de l'amener à faire la mission avec moi. Il conclut que nous étions dans une impasse, elle était bien bonne celle-là. Je lui répondais avec une voix plus douce, car la tempête s'en allait tranquillement.

- Il n'y a jamais d'impasse dans la vie, un chemin est toujours présent même si nous ne le voyons pas sur le moment. Pour notre accord…


Une explosion survint au même moment.

A environ deux cents mètre de nous, une boule de flamme s'élevait dans les airs. L'onde de choc arrivait sur nous à toute vitesse brisant les vitres des bâtiments au fur à mesure. Juste avant l'impact, je mettais devant Kira et activais ma technique Boisu Gyajusousuru no Jutsu pour renvoyer les vibrations du son dans les airs et nous éviter de nous faire propulser en arrière.

- Ça vient de l’entrepôt des feux d'artifice Kira ! Il faut évacuer la population le plus rapidement possible avant une autre explosion.


Après ma demande, je me précipitais vers un homme qui avait été frapper par l'onde. Je l'aidais à le relever et lui demandait s'il pouvait se déplacer. Je regardais en même temps du coin de l’œil Kiri pour voir ce qu'il allait faire. J’espérais seulement qu'il n'était pas autant un enfoirer que ça.


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Jeu 13 Juil 2017 - 20:44

Et bien j'ignorais que l'état des mains d'une personne trahissait le métier qu'il pratiquait avant. S'il semble évident que des paluches abîmées parlent en faveur d'un travail manuel, comment désignent-elles aussi précisément la profession exacte? Les phalanges cassées peuvent simplement trahir un certain goût pour la violence et les cicatrices, si elles sont parfois impressionnantes, ne suffisent pas à confirmer qu'une personne a été forcée de remettre son tablier. Sans parler du fait que je ne vois pas très bien ce qui a pu convaincre Kintaro que ce clochard était honnête? Selon son propre aveux, il n'a guère échangé avec lui. Il arrive parfois que des personnes que vous connaissez bien vous mentent sans même que vous vous en rendiez compte. Que dire alors de celles que vous venez de rencontrer?
"Ta capacité d'analyse me semble surtout bien prompt à tirer des conclusions..." dis-je, moqueur. "Et lorsque ces dernières sont hâtives elles sont bien souvent - et par définition - fausses!"
C'est toutefois un dialogue de sourd qui s'installe et j'en suis conscient malgré mon amour des provocations. Vu la situation actuelle et les problèmes que mon camarade pourrait me causer je suppose qu'il vaut mieux calmer le jeu. L'intéressé doit être parvenu aux mêmes conclusions puisqu'il reprend d'une voix douce en optant pour ce qui me semble être une réflexion philosophique. Ce qui m'arrache un vague soupire tandis que je lève les yeux au ciel.

Une boule de feu illumine le ciel et j'ai l'impression l'espace d'un bref instant que le soleil s'est soudainement levé. Un bouclier d'acier se forme autours de mon avant-bras que je lève devant moi. Mon irritant partenaire décide cependant de me brûler la politesse et bloque l'onde de choc qui allait inévitablement suivre d'une façon un peu plus... subtile que la mienne. Et sûrement plus efficace aussi...
"J'espère que tu ne t'attends pas à des remer..."
Comme si j'avais besoin d'aide! J'en suis presque vexé... Le fait est que mon coéquipier semble davantage préoccupé par la situation que mes états d'âme sur la question. Assez pour me couper la parole puis se précipiter sur la veuve et l'orphelin pour leur porter assistance. Évacuer la population? À moins que ce village soit peuplé d'abrutis attirés par le feu et les explosions je suppose que nous n'aurons pas besoin de motiver les gens à quitter les lieux.
"Ne t'en fais pas pour les civils qui sont dans la zone. S'il y a bien une chose qu'ils savent faire lorsque les choses dégénèrent, c'est fuir."
C'est une constante avec les faibles. Et un mécanisme de survie octroyé par Mère Nature à ceux qui ne sont pas faits pour se battre. Et en effet des gens commencent à ouvrir les portes de leurs maisons et, se rendant compte de ce qu'il se passe, à s'éloigner prudemment. Et bien évidemment nous avons droit à des cris apeurés qui s'élèvent des quatre points cardinaux. Mes oreilles prennent décidément très cher, ce soir...

L'espace d'un bref instant je suis replongé dans le passé, aux côtés de Shiori. Les feux d'artifices qui illuminaient notre nuit n'étaient pas menaçants. Au contraire, ils s'accordaient à merveille avec la magie de l'instant présent. Les yeux dans le vague, j'observe les explosifs animés par le feu bondir en direction des cieux et agrémenter l'horreur d'une touche de féerie. Qu'est devenue la jeune femme? Pense-t-elle seulement à moi de temps à autre? Je n'ai pas pu lui écrire depuis bien longtemps. Trop longtemps. Situation à laquelle je me promets de remédier aussitôt que le calme sera revenu sur la Foudre...

Pour l'instant c'est bel et bien l'instant présent qui compte. J'éjecte ma clope un peu plus loin dans la rue et analyse les événements avec les éléments à ma disposition. C'est à dire... pas grand chose. Alors à défaut d'avoir suffisamment d'indices pour tirer des conclusions je décide de m'en remettre à la méfiance qui me caractérise:
"Visiblement mon avis ne t'intéresse pas vraiment mais je vais me permettre de t'en faire part si tu veux bien!" dis-je tout en observant de la tête aux pieds l'homme que Kintaro est en train de soutenir. "Il y a deux options qui peuvent expliquer ce bordel. La première, c'est qu'un crétin a approché une flamme des explosifs. Et je me plais à croire que ce village est peuplé de gens qui ont au minimum deux neurones qui se courent après!"
Les endroits comme ceux-ci sont sécurisés ou surveillés. Parfois même les deux. Alors il est effectivement possible qu'un employé ait été assez stupide pour oublier les règles de survie les plus élémentaires. Mais franchement j'en doute... Ce qui m'amène à l'option suivante:
"La seconde possibilité qui me vient à l'esprit est que tout ce grabuge n'est rien de plus qu'une diversion. Pour quoi? J'en sais rien du tout! Mais ce qui est sûr c'est que nous nous trouvons dans le quartier le plus riche de Kumo et que la plupart des shinobis vont se précipiter vers la source de l'explosion. J'imagine que je n'ai pas besoin de te faire un dessin et que tu vois où je veux en venir..."
Qualifiez-moi de parano si ça vous chante. Mais j'ai une estime tellement basse de mes congénères que j'ai tendance à envisager le pire. Et le pire, cette fois-ci, à part une attaque directe contre le village, serait encore que des criminels avec un semblant d'intelligence ait décidé de faire diversion pour s'assurer une relative tranquillité.
"De toi à moi, je ne suis pas très versé dans les arts médicaux. Et si tu sembles doué pour jouer les béquilles, c'est un talent qui me fait - et crois bien que je le regrette - cruellement défaut!" comme si j'avais que ça à foutre! "Par contre je suis plutôt bon pour casser des gueules. Alors..."
Là encore je suppose qu'il aura compris où je veux en venir. Nombre de nos collègues auront à cœur de se rendre au plus près de l'explosion pour secourir les blessés et contenir l'incendie qui illumine les cieux sombres de ses langues de feu. De mon côté je vais me fier à mon instinct. À tort ou à raison? L'avenir nous le dira...

Je tourne les talons et saute sur un toit proche pour obtenir une vue plus satisfaisante de la situation. Est-ce que Kintaro me suivra? Ou devrai-je me contenter d'un nouveau sermon sur la moralité et toutes ces conneries auxquelles il prête une attention un peu trop démesurée à mon goût? Là encore, le futur délivrera son verdict...

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Sam 15 Juil 2017 - 12:55

Bien que Kira m'énervait plus au point il mettait le doigt sur un point important. C'était vrai que l’entrepôt d'artifice était très bien réglementé et les employés de cette industrie étaient bien formés. Certes une erreur pouvait être la cause de l'explosion, mais il était peu probable que cela soit un problème technique ou même d’inattention vue l'heure de cet événement. Même moi, je me tournais vers la deuxième option qu'il avait proposée, celui-ci d'une diversion pour une quelconque action sur le village.

Bien que j'aie aidé la première personne à terre située en face de moi, je n'étais pas spécialisé dans ce genre d’exercice. Je n'avais aucune capacité pour soigner ou protéger des personnes, mais par contre j'étais spécialisé dans la traque et cela était parfait pour ce que je m’apprêtais à faire.
Kira sauta sur la toiture de la bâtisse devant nous, une fois l'homme que j'avais redressé était partie, je le rejoignais en sautant à mon tour.

Je suis d'accord avec toi. Essayons de trouver les coupables s'il y en a.
Cela ne me dérangeait pas du tout d'accepter les remarques de mon chieur de camarade. Je n'étais pas idiot et je savais reconnaître quand je devais passer à autre chose, même avec un débile balançant à tout va des réflexions sectaires.

Je regardais moi aussi autour de nous pour trouver des incohérences dans le quartier. Tout pouvait nous aider dans notre recherche, des personnes n'ayant pas l'air surpris par l'explosion, des vitres ou portes fracassées sur une maison ou même des bruits suspects venant d'une direction.

- Regarde là-bas !


Cent mètres devant nous, quatre individus étaient en train de sortir d'un des bâtiments du quartier. Ils enjambaient la fenêtre du premier étage avec chacun un sac à dos sur le dos, enfin cela y ressemblait. Quoi qu'il en était tout cela était clairement ce que nous cherchions. Surtout que le bâtiment en question était une des principales résidences du clan Nara. On pouvait de suite spéculer que la ressente élection du Raikage pouvait avoir un lien avec ce possible vol.

Je prenais mon élan pour sauter de toit en toit pour rejoindre le plus rapidement possible le lieu que nous avions identifié. Sans me retourner je savais que Kira me suivait, comme il le disait un instant, il était doué pour casser des gueules et c'était sûrement ce qui allait se passer.

Nous avancions très rapidement vers nos cibles et celles-ci ne nous avaient toujours pas détectés. Je pouvais déjà dire qu'ils allaient prendre chère et pour cause, j'étais accompagné d'un gros bêta sans cœur.

Je pris dans mes mains un de mes kunais pour l'envoyer vers les voleurs. Il toucha sa cible sans aucun problème, la lanière du sac d'un des individus se plantait avec mon arme dans le bois du mur par lequel ils venaient de sortir. L'effet de surprise était présent, c'était à nous de jouer !

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Sam 15 Juil 2017 - 17:26

On ne peut pas dire que la hache de guerre soit enterrée. Mais les événements ont au moins l'avantage de détourner notre attention vers des sujets bien plus primordiaux que celui qu'un clochard que l'on aurait privé de ryos. Je n'irais pas jusqu'à dire que cette explosion est bienvenue - quoique... - considérant le nombre de personnes touchées par sa déflagration. Mais elle est néanmoins appréciable d'un point de vue tout à fait personnel. D'autant plus qu'elle vient égayer une mission qui était vouée à l'ennui. De ce point de vue-là je pourrais carrément m'estimer chanceux.

Mon camarade me désigne un point à une centaine de mètres et je fronce les sourcils pour distinguer ce qui semble lui sauter aux yeux. Là, dans cette obscurité vacillante à cause des flammes, se trouvent en effet deux silhouettes à l'apparence vaguement humaine. Je décide de me fier à la vue perçante de mon partenaire et lui emboîte le pas lorsqu'il commence à se diriger dans leur direction. Si l'effet de surprise jouait jusque-là en faveur de ce qui doit être des voleurs, il est à présent de notre côté. Ils sont sûrement moins sur leurs gardes maintenant que leur petite diversion a échoué. D'ailleurs, s'agissait-il réellement d'une diversion? Peut-être qu'ils sont simplement profité des circonstances pour se faire un peu d'argent facile. Alors? Opportunistes ou organisés?

Nous aurons de toute façon la réponse assez tôt tant la distance qui nous sépare d'eux fond comme peau de chagrin. Kintaro est le premier à ouvrir les hostilités d'un kunaï judicieusement décoché. De mon côté je ne m'embarrasse pas de ce genre de subtilités. Je connais l'extrême majorité des membres du clan Nara. Et je suis prêt à parier que ceux-là n'en font pas partie, excluant ainsi une possible raison pour leur présence en ces lieux appartenant aux manieurs d'ombre. S'ils comptaient parmi leurs membres pourquoi se cacheraient-ils ainsi le visage? Ceux qui n'ont rien à se reprocher ne s'embarrassent pas de tels stratagèmes.

Celui que je choisis comme cible a eu le temps de voir le danger venir et me décoche une volée de shurikens qui j'esquive d'un bond avant d'en enchaîner un second qui m'amène à son niveau. Ma main se recouvre d'une couche d'acier juste avant que mon poing n'écrase littéralement la tête de mon adversaire contre la paroi derrière lui. Je jette un regard dégoûté aux morceaux de chair qui maculent ma main et ledit mur, satisfait de mon travail. Il faut toujours garder une personne en vie pour l'interroger. C'est ce que l'on vous apprend dès vos débuts en tant que shinobi. Et puisqu'on garde bien souvent le silence sur ce qui doit advenir des autres, j'en déduis que nous avons le droit de les faire disparaître.
"Mmh... J'y suis peut-être allé un peu fort!"
Sans déconner... J'ai sans doute été un peu trop enthousiaste sur ce coup-là. Fort heureusement je suppose que Kintaro fera balancier et que nous atteindrons un juste milieu. Puisque mon travail semble achevé je m'autorise une pause et m'allume une énième cigarette. Je ne compte pas intervenir dans le combat entre mon camarade et son adversaire. Après tout ce serait inégal. Et puis il trouverait encore le moyen de me reprocher mon ingérence, j'en suis certain.

C'est donc en agitant une main pour la débarrasser de ses restes humains et en usant de l'autre pour des bouffées régulières sur ma clope que j'observe le duel qui sera, je l'espère, divertissant. Finalement cette soirée n'est pas aussi chiante qu'elle pouvait en avoir l'air de prime abord. Et je ne vais certainement pas m'en plaindre...

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Lun 17 Juil 2017 - 17:06
Le poing de mon collègue brillait à la lueur du feu provenant de l'explosion. Celui-ci dans son élan déclenchait un jeu de lumière éblouissant sa cible. Venant s'exploser contre le visage du voleur, la boule de disco mobile illuminait maintenant les alentours d'un rouge pourpre. Kira venait littéralement de défoncer la tronche du voleur ne lui laissant aucune chance.

Quant à ma cible, l'homme en face de moi était toujours en train d'essayer de débloquer le sac du mur. Il n'avait pas vraiment fait attention à ce qui se passait autour de lui à cause de la panique de son immobilisation. Je mettais rapprocher de lui en même temps que Kira contre sa cible pour une plus grande précision dans notre combat. Ma bouche s'était collé contre son oreille et une puissante voix en était sortie. La vigueur et l'intensité du son qu'avait provoqué ma technique Boisu Yuma no Jutsu paralysait totalement l'homme en face de moi. Il se retrouva complètement tétanisé sur place ne pouvant plus s'orienter dans l'espace qui l'entourait. Les saccules et utricules de ses oreilles internes venaient d'être brisés par les vibrations de ma voix.

Je profitais de son état pour le mettre à terre et ainsi le contrôler. Je prenais dans ma sacoche des lanières pour lui sangler les mains et les pieds pour permettre de le transporter aux autorités compétence. Relevant ma tête pour regarder Kira, je pouvais remarquer qu'il venait de s'allumer une cigarette et qu'il était en train de me regarder faire avec mon adversaire. Sur sa main, des restes d'oreilles et sûrement ce qui pouvait s'apparenter à de la chair de mâchoire dégoulinaient sur le sol. Avec sa technique, il avait carrément réussi à arracher une partie du visage du criminel. En voyant tout cela, ma tête penchait de gauche à droite pour montrer mon aberration. Comment pouvait-il être si calme avec le sang et la chair sur sa main. Surtout que ce n'était qu'après qu'il faisait mine de nettoyer sa main en la secouant n'importe comment.

- Décidément Kira, on n'est pas de la même espèce. Mais par contre, on forme plutôt un bon duo ! Je dois l'admettre bien malgré moi...


Les deux hommes maîtrisés, je pouvais enfin prendre le sac à dos et récupérer mon kunai sur le bois. J'en profitais pour regarder le dit objet de la vole et ce qui avait amené à créer un bordel sans nom dans le village. Et à ma grande stupéfaction, ce n'était pas des bijoux, ni de l'argent, mais seulement un parchemin scellé par le clan Nara. Je ne savais pas ce qu'il contenait mais cela devait être d'une grande valeur pour mettre autant de moyen pour un case.

Je regardais Kira avec interrogation, je réfléchissais tellement qu'il avait dû remarquer ma tête en le fixant. Dans ma tête un conflit primordial était en train de se dérouler. Les voleurs devaient être remis à la police du village et le parchemin rendu à son propriétaire. Malheureusement, je n'avais pas confiance envers Kira pour faire l'un ou l'autre. Il était capable de laisser crever ces individus sans qu'ils ne pussent recevoir leur peine et Kira serait aussi capable de ne jamais rendre le document ou alors le rendre mais en l'ayant lu auparavant. Que devais-je faire ? ...

- Bon Kira, je pense que tout ça t'a bien fait chier ! Toi qui voulais passer une nuit tranquille avec ta bouteille. Je te propose donc que tu partes en toutes tranquillités à tes occupassions. Et pour ton aide, je t'en fais pas pour le début de soirée, exceptionnellement, je vais passer outre à tes actions que je trouve … enfin tu le sais maintenant comment je te trouve.


Ma solution était tout simplement de prévenir la police en restant ou j'étais et une fois les prisonniers emmenés par les forces de l’ordre, aller rendre le parchemin au clan.


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Jeu 20 Juil 2017 - 4:19

Ho, un compliment. Enfin... Si le fait de stipuler que nous formons une bonne équipe malgré nos divergences évidentes puisse être considéré comme tel... Visiblement il désapprouve la justice telle que je la conçois. Pourquoi donc? Tuer n'est pas une mauvaise chose après tout. Cela permet de séparer le grain de l'ivraie. Des abrutis capables d'enflammer un entrepôt bourré d'explosifs dans le but de dérober un parchemin à l'un des clans majeurs de Kumo ne méritent rien de plus que la peine capitale. Mais je ne m'attends pas à ce que Kintaro comprenne ma conception de la justice. Nous sommes en effet trop différents.
"Je reconnais que ton aide a été utile." finis-je lâcher, amusé. "Sans toi j'aurais sûrement salopé davantage mes vêtements..."
Déjà qu'il m'est difficile de retirer ces morceaux de chair chaude qui maculent ma main... Je continue donc de l'agiter avec un certain dégoût tandis que j'observe le second larron dont mon coéquipier s'est occupé. Il semble avoir son compte, tétanisé comme il est. Une méthode efficace. Peut-être un peu trop douce à mon goût. Qu'importe finalement. Le problème est désormais réglé. Reste à amener le survivant aux autorités pour qu'elles lui arrachent des aveux. Un exercice auquel je me ferais un plaisir de me prêter mais qui ne m'amuse plus vraiment. Torturer des gens qui ne peuvent pas se défendre n'a rien de bien distrayant. D'autant plus qu'ils finissent toujours par parler. On repassera pour le suspens. Et puis dans le fond je me moque pas mal des motivations de ces voleurs...

Visiblement l'Ogawa ne juge pas ma présence nécessaire. Il va même jusqu'à me préciser qu'il ne fera pas de foin pour mon comportement lors du début de soirée. Un brin étrange, non? Pour quelqu'un qui s'acharnait à défendre les inférieurs, la bourse que j'ai récupérée auprès de ce mendiant ne semble plus au centre de ses priorités. Souhaite-t-il s'accaparer le mérite de cette arrestation? Toujours est-il qu'il semble prêt à me couvrir, désormais. Chose plutôt appréciable...
"Quel bon prince tu es..." dis-je avec ironie. "Enfin, je te comprends: à ta place je suppose que j'essaierais aussi de me faire un nom. Et puis les bleus aiment faire bonne figure auprès de la hiérarchie. Ramène donc ce type si ça t'amuse. Tu peux même t'attribuer tout le mérite de cet... exploit!"
Je lui décoche un clin d'oeil. Je ne vois pas quelle gloire je tirerais en résolvant une simple histoire de vol, fusse-t-elle agrémentée d'explosions. J'ai passé l'âge de ces bêtises. Et quand on a goûté aux missions que l'on réserve à l'élite on ne prête plus une grande attention au menu-fretin. J'encourage donc mon partenaire à s'en aller d'un mouvement nonchalant de la main.

De mon côté je crois que je vais aller prendre une bonne douche et vider une bouteille dans mon canapé. D'ailleurs notre tour de garde est presque terminé. D'autres prendront le relais. Et s'il est vrai que les shinobis du village auront besoin d'aide dans les heures qui viennent pour prendre en charge les blessés, je ne suis pas du genre à faire du zèle. Qu'ils se débrouillent. Je ne dois rien à tous ces inférieurs que l'on qualifie de peuple.

C'est donc sous un ciel noirâtre, léché par les flammes qui s'élèvent encore du lieu de l'explosion, que je bondis sur le toit le plus proche avant de prendre la direction du quartier Metaru. À chaque jour suffit sa peine, non?



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Les chemins mènent tous à Kumo.

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