Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
Partagez | 

Masque rayé [PV Yasei Akane, Yuki Kuzan]


Dim 11 Nov 2018 - 16:30
Spoiler:
 

Plongé dans le noir. Un bourdonnement aigu lui perce les oreilles tandis qu’on entend en arrière-plan le bruit sourd des pierres qui s’entassent sur lui. Il ne sent plus son dos, n’arrive plus à bouger ses membres écrasés par les gravats. Ses paupières se ferment derrière le casque à moitié recouvert par les débris et la poussière. Le silence. Les ténèbres enveloppent sa vision. Puis plus rien. Sa respiration se ralentit tandis qu’il se laisse envelopper par la pierre, comme s’il se faisait envelopper d’une couverture moelleuse. La mort peut être si douce des fois. Ne pas avoir à se débattre, cesser de lutter. Seulement accepter d’être tiré vers le fond des abysses. On se laisse naviguer sur la rivière du Styx tandis que Charon navigue notre barque vers notre prochaine destination. Peu à peu, on se sent bercé par les quelques mouvements de vagues sur le fleuve calme et apaisant. Mais la traversée s’interrompt quand soudain il entend un bruit pourfendant le ciel infini et obscur. Comme si quelqu’un continuait de frapper à sa porte pour le tirer de ce destin tragique. Mais le muet est trop envoûté par le doux repos qu’il fait mine d’ignorer ces appels qui lui sont adressés. Le tambourinage se poursuit avec plus d’intensité, comme si cette présence à l’extérieur de ce songe insistait avec davantage de férocité. Mais il est trop tard, la lumière au bout du tunnel se révèle déjà, et son maître l’attend au bout, prêt à accueillir son élève et écouter le récit de ses courtes aventures. Mais la barque chavire, Saji tombe au fond de l’eau tandis que des mains l’agrippent pour le tirer encore plus en profondeur. Sa bouche lâche une nuée de bulles d’air qui remontent à la surface. Il se débat de toutes ses forces, se sert de ses bras encore libres pour s’échapper de ces âmes perdues qui veulent l’emporter avec lui. Peine perdue. On le ramène aussi vite qu’il remonte. Ses mains se relâchent, sa bouche grande ouverte, ses yeux inanimés… Il s’enfonce dans l’obscurité, jusqu’à s’évanouir dans les profondeurs. Ses paupières se ferment.

Non. Pas aujourd’hui. Pas encore. Il rouvre légèrement les yeux, désormais semi-ouverts. Il se voit allongé sur le dos, son corps se déplace tout seul au-dessus du sol. Il revoit les gravats qui l’ont écrasé tout à l’heure, le couloir s’effondre dans un amas de poussière. Il essai de sentir ses bras et ses jambes. Ses membres sont endoloris, il est incapable de se relever et pourtant, une force le tire en arrière. Sans comprendre ce qui lui arrive, il sombre de nouveau dans l’obscurité.

Après une longue errance dans le noir, il retrouve ses esprits. Ses yeux s’ouvrent sur du blanc, un plafond blanc. Il tourne la tête dans un sens puis dans l’autre, un grand rideau entoure le lit dans lequel il se trouve. Il tente de bouger mais au moindre mouvement une douleur vive au dos et à l’épaule l’en empêche. Il se demande comment il a pu arriver jusqu’ici, combien de temps a-t-il dormi ? Mais il est trop fatigué pour réponse à sa propre question. Il referme les yeux.

Il se réveille cette fois dans le noir. Il entend des bruits dans le fond de la pièce même s’il ne peut rien voir à cause des rideaux qui l’entourent, il devine à la distance qui le sépare des voix du fond que la salle dans laquelle il se trouve d’une grande superficie. Il aperçoit une petite lampe sur le côté posée sur une table de chevet, et juste à côté son sabre légendaire rangé dans son fourreau. Mais il n’aperçoit pas ses affaires personnelles : sa sacoche, son carnet, ses armes ninja… Son uniforme ! Il se touche le visage mais heureusement il se rend compte que son masque est toujours sur sa tête. Ce qui est étrange d’ailleurs vu qu’il a été déshabillé et que son torse est recouvert de bandages. Il ne sait pas qui il doit remercier pour lui avoir sauvé la vie. Il se souvient avoir pris une explosion de plein fouet dans l’arrière-boutique du Marchand, une salle qui était piégée. Il ne s’est pas suffisamment méfié. Il s’est bêtement fait avoir, et il en a payé le prix.

Maintenant qu’il est au calme, il réfléchit à ce qui a bien pu se passer ce jour-là. Pourquoi le marchand avait-il déménagé sans le prévenir ? Avait-il une urgence ? Etait-ce une coïncidence qu’il ne soit plus là le jour-même où il devait se rendre à la maison d’enchères pour approcher Anzai ? Non… Il y a probablement un lien. Il devra le découvrir lui-même, sans impliquer qui que ce soit d’autre dans ses problèmes. Il doit agir. Seul.


@Yuki Kuzan

_________________


Dernière édition par Nobuatsu Saji le Dim 11 Nov 2018 - 19:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4291-presentation-de-nobuatsu-saji http://www.ascentofshinobi.com/t4300-nobuatsu-saji-carnet-de-route http://www.ascentofshinobi.com/u779

Dim 11 Nov 2018 - 19:02

Akane avait regardé le sabreur gravement blessé être emmené par les médecins. Blessé par sa faute. Tournant la tête de droite à gauche, elle se maudissait d'être ce qu'elle était. Il était celui avec qui elle s'était le plus rapprochée à Kiri. Et il en avait payé le prix. Tous ceux qu'elle approchait de trop près finissaient par partir, la trahir ou mourir. Il l'avait repoussée et avait raison. Elle ferait plus attention désormais, et se retrancherait d'avantage derrière son bouclier d'impassibilité et de colère. Celui qu'elle avait de plus en plus abaissé depuis qu'elle était Kirijine. Mais elle ne ferait plus cette erreur.

Elle se tourna vers le magasin effondré et s'y dirigea, les poings serrés. Elle s'accroupit vers l'endroit où elle avait récupéré Saji, et entreprit d'ôter les gravats. Elle l'avait récupéré lui, mais pas une partie de lui. Car tout comme elle n'était pas complète avec cette Bête à l'intérieur d'elle-même, le sabreur était incomplet sans son arme. Et dans sa précipitation de le sortir du bâtiment avant qu'il ne s'effondre, elle en avait oublié cette moitié de lui.

Creusant dans les décombres, elle ne trouvait que des gravats. Encore et encore. Quelqu'un vint lui demander si elle avait besoin d'aide, si une personne était dessous. Mais elle l'envoya bouler. Ce qu'elle savait très bien faire. Et fini par arrêter de creuser, pour regarder autour d'elle. À genoux dans les décombres, elle soupira. Elle n'arriverait à rien comme ça. Comment trouver un sabre enseveli sous un bâtiment effondré ? Mais il n'était pas n'importe quel sabre. C'était un sabre légendaire. Alors elle chercha une éventuelle trace de chakra, mais n'en trouva pas. Déçue, elle tenta autre chose. Cette fois-ci elle traqua l'odeur de Saji. L'homme portait son sabre en permanence, il devait bien porter son odeur. Et c'était le cas, car bientôt elle repéra quelque chose. Alors de ses mains nues elle creusa, encore et encore. Jusqu'à en sortir le sabre-esprit, et son fourreau.

Soulagée, elle se dirigea alors vers l'hôpital. Elle devait lui redonner avant qu'il ne se réveille. Avant que Kuzan n'arrive et ne la croise. Elle se concentra une nouvelle fois sur son odeur pour trouver sa chambre une fois qu'elle fut arrivée à l'hôpital. Ne pas demander où il se trouvait lui ferait gagner du temps sur le Yuki. Marchant d'un pas pressé, la métamorphe se dirigeait vers l'homme qu'elle avait mit en danger de mort. Et quand, enfin, elle fut devant la porte, elle s'arrêta quelques instants. Pour vérifier qu'il n'était pas réveillé. Ce n'était pas le cas. Elle entra alors dans la pièce, et poussa le rideau pour le voir allongé dans son lit. Il était grièvement blessé, recouvert de bandages. Cependant, l'eisei-nin l'avait écoutée et ne lui avait pas totalement enlevé son masque. C'était bien là la seule satisfaction qu'elle avait à le regarder comme ça.


- « Je suis désolée. Tellement désolée. »

Et elle s'approcha pour poser le sabre dans son fourreau sur la table de chevet, à côté de lui. Se rendant ainsi compte de l'état de ses mains ensanglantées d'avoir trop creusé. Tout son corps était recouvert de poussière, et elle portait toujours ses vêtements qui avaient craqué lorsqu'elle s'était transformée. Elle était dans un état pitoyable, dans tous les sens du terme. Elle resta quelques secondes debout à observer le sabreur dormir. Il semblait si paisible ! Puis finalement tourna les talons en remettant le rideau en place. En sortant elle croisa une infirmière, visiblement surprise de la voir sortir de la pièce, et dans un tel état.

- « Vous avez besoin d'aide ? »
- « Non. Merci. »


Et elle sorti précipitamment, avant que Kuzan n'arrive. Avant que Saji ne se réveille. Courant presque pour rentrer chez elle. Où elle prit une longue douche, se nettoyant de sa saleté, de son sang, de ses fautes et de sa honte.

_________________
Tenue de kunoichi:
 



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4207-il-est-temps-de-sortir-des-ombres-et-de-se-diriger-vers-la-lumiere-en-cours#32416 http://www.ascentofshinobi.com/t4285-yasei-akane-carnet-de-route#32967 http://www.ascentofshinobi.com/u227

Dim 11 Nov 2018 - 20:16
Masque Rayé
ft Nobuatsu Saji & Yasei Akane

Une triste nouvelle

Sueur et essoufflement. L'entrainement du jour est intense et plutôt très fatiguant. Plus les jours passent, plus je m'entraine et plus je ressens la fatigue me gagner. Mes muscles sont lourds, tout comme mes paupières et mes nerfs semblent pouvoir lâcher à n'importe quel moment. Une situation stressante qui semble être fatale à ma qualité d'entrainement. Les shuriken et les kunai sont plus plantés sur le sol du Dojo que dans les cibles autour de moi. L'électricité s'échappe de mon corps avant de disparaitre dans l'atmosphère, comme le signe d'un entrainement fini.

Je me redresse alors, m'épongeant le front avec l'avant-bras. C'est alors q'un oiseau messager, portant une croix rouge sur fond blanc sur son dos, se pose sur le mannequin en bois devant moi. M'avançant alors afin de prendre le parchemin à sa patte, je découvre la note m'étant adressé.

Hisa, infirmière à l'hôpital de Kiri a écrit:
Yuki Kuzan Bonjour,

Je vous fais transmettre ce message afin de vous informer que Nobuatsu Saji a été victime d'une attaque lors d'une de ces missions. N'ayant pas de membre de sa famille au sein du village, c'est vous qui êtes mentionné en tant que personne à prévenir en qu'à d'accident grave.

Vous êtes amenés à lui rendre visite quand vous le souhaitez entre 8h et 18h tous les jours.

Bien à vous, Hisa.

Abasourdis, choqué, j'attrape mon sac et part immédiatement en direction de l'hôpital. Un sentiment de peur me prend au ventre, l'angoisse de le retrouver entre la vie et la mort me trotte dans ma tête. Lui, mon meilleur ami dans ce village, dans quelle galère s'est-il mit pour finir sur un lit d'hôpital. L'inquiétude s'empare de moi.

Entrant en furie dans le hall de réception du bâtiment médical, la sueur goutte de mon front alors que je demande la chambre de Saji. L'hôtesse me transmet l'information. Je continue alors mon chemin. En face de la porte de la chambre qu'il habite, la main sur la poignée, je prends quelques instants avant d'entrer. L'appréhension de le voir mal en point, comme mon mal être dans les couloirs d'un hôpital, me prennent au corps.

Prenant mon courage à deux mains, je me décide alors à entrer. Timidement, je pousse la porte de la chambre avant d'arriver devant lui. Recouvert de bandage, la moitié de son masque brûlé sur le visage, il est là. En piteux état. Blessé. Et souffrant malgré qu'à première vue, il est endormie. Ma surprise est sans san voix, en le voyant sur ce lit. Je ne sais pas quoi dire. La seule chose que je puisse faire, c'est m'asseoir sur le siège à côté de son lit pour lui apporter mon soutien. En espérant qu'il se réveille tout de même ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lun 12 Nov 2018 - 0:42
La première nuit à l’hôpital a été difficile non pas tant à cause de sa douleur et de son incapacité à bouger, mais du fait de la profonde solitude que l’on ressent une fois que l’on est cloué à un lit d’hôpital, loin du monde extérieur, tandis que les amis et les proches continuent de vivre leur vie. Il n’a pas l’habitude de rester immobile, lui qui est très actif et a besoin de s’entraîner tous les jours et sans relâche. Il a un programme d’entraînement strict qui alterne les séances de kenjutsu au Grand Dojo et du renforcement circulaire deux fois par jour. La fenêtre derrière-lui éclaire sa chambre, laissant pénétrer les premiers rayons de soleil du matin. Il reprend un peu le moral, après avoir eu du mal à fermer l’œil cette nuit, à se demander s’il a fait les bons choix la veille, s’il a peut-être été injuste envers Akane. Il soupire. Il baisse la tête pour avoir un meilleur aperçu de ses bandages sur le torse, maintenant qu’il peut y voir plus clair. Il rapproche sa main pour toucher mais la douleur vive qu’il ressent la lui fait retirer immédiatement. C’est plus grave qu’il ne pensait. Mais au moins il ne se sent plus aussi engourdi que la veille où il arrivait à peine à bouger le pouce ou à rester éveillé ne serait-ce que dix minutes. Il espère vraiment pouvoir se rétablir rapidement, il a le sentiment que chaque minute qu’il passe ici l’éloigne plus de son objectif, et que son frère en fuite continuera à lui échapper indéfiniment. Comment peut-il œuvrer à la réparation du crime commis envers son maître s’il n’est même plus capable de tenir un sabre de son bras droit, désormais inutilisable à cause de sa luxation à l’épaule ? Il serre les dents alors qu’il essaie de la bouger. Le pire c’est qu’il est droitier. Il va devoir apprendre à s’entraîner de l’autre main, et peut-être même écrire aussi de l’autre main. Il va faire en sorte de passer un maximum de son temps de loisir – surtout maintenant qu’il en a beaucoup, à écrire de la main gauche. Avec de la pratique et beaucoup de concentration, il espère y parvenir en un rien de temps.

Il lève son dos pour se mettre en position assise sur son lit. Il regarde sur le côté, sur sa table de chevet, il n’a rien pour écrire. Juste son sabre légendaire, toujours près de lui. D’ailleurs il se demande comment il s’est retrouvé ici. En regardant bien, il remarque que le fourreau est tâché de sang et de poussière. Impossible de dire s’il y était déjà quand il est arrivé ici ou pendant qu’il était inconscient. Il essaie de reconstituer la scène dans sa tête : il se voit découper la porte en quatre, entrer à l’intérieur de la salle piégée avec son sabre dégainé, puis se faire projeter en arrière par l’explosion contre le mur du couloir. Le sabre tombe lourdement au sol, produisant un son métallique, tandis que lui chute sur ses genoux et s’écroule sur son ventre. A partir de là, il n’a plus de souvenir. Ses yeux étaient fermés et il commençait à sentir le tas de débris de pierres qui commençaient à lui tomber sur le dos et l’immobiliser. Il secoue la tête. Non. Rien ne lui revient après ça. S’est-il réveillé entre-temps ? Il n’est pas sûr s’il s’agissait d’un rêve, cette vision qu’il a eue de son corps se déplacer tout seul et s’éloigner des gravats. Un rêve, où son âme quittait son corps pour rejoindre le monde des morts. Pourtant, tout semblait si vrai. Il pouvait sentir l’odeur de brûlé, il ressentait bien la douleur, le goût familier du sang coulant de sa bouche, le fracas des débris…

Il se tient la tête entre les mains, puis les repose sur le lit. A quoi bon. Il tombe la tête en arrière pour l’enfoncer confortablement dans son oreiller. Il se détend en s’allongeant complètement sur le dos, fatigué de toute cette réflexion qui ne mène à rien. Il lève les yeux vers le plafond, songeur. Il se demande ce que Kuzan peut bien faire en ce moment… La dernière fois qu’ils se sont vus, c’était à la mission de rang B au village de Fii, à deux jours de marche du village de Kiri. C’était il y a presque une semaine de cela. Depuis ils ne se sont plus parlés. Peut-être à cause d’un froid qui s’est jeté entre eux depuis qu’il a constaté les actes de cruauté de son meilleur ami, mais Saji l’a pardonné depuis longtemps, assistant lui-même aux excuses émouvantes de l’élève envers le maître. Après tout, peut-être que qu’il s’imagine des choses, et que son ami ne lui a jamais tenu rigueur pour son attitude moralisatrice. Il peut comprendre qu’on le lui reproche à force de le côtoyer.

Il ferme les yeux, et se rendort facilement en raison de son manque de sommeil suite à sa nuit difficile. A peine tombe-t-il dans les bras de Morphée que la porte de sa pièce s’ouvre et que Kuzan entre silencieusement à l’intérieur, inquiet de connaître l’état dans lequel son ami se trouve. Il constate que Saji est mal en point, des bandages partout sur son torse brûlé, une épaule droite immobilisée, et la partie inférieure du masque rongée par la déflagration. Heureusement, le fait de porter cette protection à la tête semble avoir protégé son visage. Cependant, cela n’as pas empêché une petite brûlure de laisser sa marque sous le menton. Un petit souvenir de sa mésaventure à jamais gravé dans sa peau. Quant à Kuzan, il fait en sorte de ne pas faire de bruit et s’assoit sans dire un mot aux côtés de son ami. Il le regarde, comme abasourdi de le voir si affaibli alors qu’ils ont l’habitude de s’affronter dans des combats d’une grande violence, sans pour autant tomber dans les vapes. Là c’était différent.

Presque deux heures passent. Saji ouvre un œil, puis l’autre. Il voit les rideaux devant lui, mais il entend un souffle sur sa droite. Quelqu’un qui respire. Il pivote légèrement sa tête sur la droite. Ses yeux s’ouvrent grand, alors qu’il découvre avec surprise que son ami est à ses côtés pour le supporter dans cette épreuve. Il esquisse un sourire désormais visible puisque la partie inférieure de son masque est déchirée. Toujours allongé sur son dos, et avec beaucoup d’effort pour surmonter la douleur paralysante, il lève lentement le bras droit avec sa main tremblante en direction de Kuzan, pour lui accorder une poignée de main ferme. Les mots ne sont pas nécessaires pour exprimer à quel point il est soulagé de le voir ici, alors qu’il se sentait seul. Comme il est agréablement surpris de le voir ici !

La surprise est d’autant plus grande qu’il ne s’attendait pas à ce que l’hôpital sache qui contacter. Ils sont amis, pas des proches de la même famille. En outre, il n’a jamais rempli de papier médical demandant une personne à contacter en cas d’urgence. Peut-être qu’un shinobi inconnu mais au courant de leur amitié a tout simplement informé le service de l’Hôpital Général, apprenant ce qui est arrivé à Saji. Mais l’important c’est que Kuzan soit là. Une infirmière passe à travers le rideau pour rejoindre les deux hommes, elle tient un plateau en métal avec un calepin et un crayon, ainsi que son petit-déjeuner constitué d’un verre de lait de soja, et d’une bouillie de riz aux haricots rouges. Un repas complet sur le plan nutritionnel mais pas très appétissant. Saji lève son dos pour se mettre en position assise, et pose le plateau sur ses cuisses. Il boit une gorgée avant de se saisir du calepin vierge qui vient de lui être remis. Il se met à écrire.

Saji a écrit:
« Content de te voir ici Kuzan. Qui t’a prévenu que j’étais à l’Hôpital ?»

Il marque une pause, hésite à parler de ce qui lui est vraiment arrivé. Il décide parler d’un autre sujet.

Saji a écrit:
« Comment vas-tu depuis notre mission sur Fii ? Des nouvelles de maître Wutu-Fuku ? Cela fait presque une semaine qu’on ne s’est plus vus. Désolé, on va devoir remettre notre prochain combat à plus tard. Comme tu peux le voir, je ne suis pas au meilleur de ma forme ! »


Un peu d’humour pour détendre l’atmosphère, cela n’a jamais fait de mal. Ils ne sont pas là pour se lamenter sur son état, mais se remonter le moral dans ce moment d’amitié.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4291-presentation-de-nobuatsu-saji http://www.ascentofshinobi.com/t4300-nobuatsu-saji-carnet-de-route http://www.ascentofshinobi.com/u779

Mar 13 Nov 2018 - 20:44
Masque Rayé
ft Nobuatsu Saji & Yasei Akane

Une triste nouvelle

Evanouie sur son lit de mort, il continue son périple dans les bras de Morphée, dans un gaz soporifique lui étant provoqué par les douleurs intenses qu'il ressent. Je n'ose imaginer le calvaire qu'il doit endurer, là, dans cette chambre. Qu'a t-il pu lui arriver ? Pourquoi lui, qui est si prudent et agile ? A croire que ce genre de malheur arrive même aux meilleurs d'entre nous. les blessures et les brûlures qui le recouvrent me rappellent, à force de le regarder, les dangers des conflits du monde. Mes maux remontent à la surface et tourmentent mes pensées d'ondes négatives. D'ondes noires me perturbant. Mon flux sanguin s'emballent et ma colère grandie. néanmoins, je ne dois pas céder à la vengeance. Du moins par pour le moment.

C'est alors que son oeil découvert de tissu s'ouvre, se tournant vers moi lentement à la suite d'un soupir me témoignant son réveil difficile. Surpris qu'il reprenne ses esprits si rapidement, je me tourne vers lui l'aidant à se relever au dos du lit. Je positionne l'un de ces coussins bien fournis dans son dos avant qu'il n'attrape son verre de lait amener par l'infirmière en tenue courte et noeud rose dans les cheveux. Une trainée de sang s'échappe de mes narines. En fait, j'adore les hôpitaux.

« Hm ... Vous allez bien Monsieur ? » demande t-elle de sa voix douce et merveilleuse.

Saji lui fait alors signe que tout va bien, se grattant la tête comme pour s'excuser d'un comportement inopportun. Le mien ? Je ne vois pas ce qu'il veut dire.

« Heuuuu Ouiii madaame ... » répondis-je la bave aux lèvres.

Elle s'échappe de la chambre et je reviens donc à mes esprits. Mon ami attrape donc son carnet que cette belle plante lui a apporté, avant de me notifier quelques mots, dans le calme de cette chambre d'hôpital. Me transmettant sa joie de me voir ici, je lui rétorque que ce n'est rien. C'est normal en tant que meilleur ami. Mais il s'interroge très rapidement sur la manière dont j'ai été mis au courant sur sa présence ici.

« Il semblerait que tu es mis mon nom en tant que référant. Ce qui me touche d'ailleurs ... » le choc a dû être violent pour qu'il oublie quelque chose comme ça. A moins qu'il ne pensait jamais mettre les pieds ici. Ce qui ne m'étonnerait pas venant de sa part, lui qui fait preuve de tant de prudence.

Une pluie d'interrogation s'abat alors sur moi de sa part.

« Et bah tu sais depuis notre visite à Fii, j'ai fais quelques missions, des entrainements, la routine quoi ! A oui, j'ai rencontré une fille qui s'appelle Haine aussi. C'est une genin fraichement débarqué mais bizarrement elle a disparue subitement. Et j'te promets que j'ai bien fais de louche cette fois-ci ! Peut-être un IRL trop chargé qui sait ... Pour Wutu-Fuku senpai on a été en mission sur l'île de Uka en compagnie de Shyko pour enquêter et arrêter des Nukenin. On vient de rentrer il y a même pas deux jours. Une sacrée aventure encore .. ! »

Et concernant nos entrainements communs ...

« Et ne t'en fais pas, une fois que tu seras remis sur pieds, je te remettrais une déculottée ! Hahahaha ! »

Mais une chose reste plus importante. Savoir comment il a atterrit ici dans cet état et à cause de qui. C'est après un long silence que je lui demande.

« Dis moi ... qu'est-ce qu'il s'est passé ? Ce mec est mort j'espère ... Sinon faudrait aller lui rendre une petite visite. Si jamais c'est à cause de quelqu'un... »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mer 14 Nov 2018 - 20:14
Egal à lui-même, Kuzan ne peut contenir son excitation au moment où la belle infirmière entre dans la pièce pour apporter le petit-déjeuner au patient. La mâchoire qui tombe. Le sang qui coule du nez. Les signes ne font aucun doute. La femme choquée par le drôle d’état du quarantenaire pervers lui demande s’il va bien. Certaines choses ne changent pas. Il y a un certain soulagement de savoir que des gens sont là pour vous, et vous offrent un sentiment de stabilité alors que votre vie est bouleversée. Il est content de pouvoir compter sur son meilleur ami en toutes circonstances. D’ailleurs, il s’interroge justement sur les circonstances dans lesquelles Kuzan a pu être indiqué comme référent en cas d’accident. Lui non plus ne sait pas qui l’a mentionné pour qu’il vienne le voir. Certes, il s’agit d’un petit détail mais qui suffit à susciter quelques questions… S’agit-il de Wutu-Fuku, il n’y a que lui qui sache qu’ils sont amis. Ou alors… Au moment où Saji s’apprête à arriver à une conclusion, il est interrompu dans ses pensées par Kuzan qui s’est mis à raconter sa vie. Depuis leur retour de Fii, il n’a pas fait grand-chose à part poursuivre l’entraînement et les missions. Il a oublié d’ajouter la consommation de brochettes et de boules coco dans sa longue liste. Il fait mention d’une nouvelle genin de Kiri qu’il aurait rencontré mais qui n’aurait fait qu’une apparition éphémère. Une autre victime de l’IRL no jutsu. Ça ou bien Kuzan l’a tellement inondé de rp que cela a suffi à la dégoûter à vie de faire du rp Naruto, il faut dire que la machine à rp suit un rythme de réponse effréné qui n’a de limites que sa soif d’accumuler de l’xp. Il revient d’une mission récente de chasse de déserteurs avec maître Wutu-Fuku et un dénommé Shyko. On peut dire que Kuzan sait s’entourer de personnes avec des drôles de prénoms.

Au moment où son ami lui demande ce qu’il s’est passé, une question tout à fait légitime, Saji marque un temps pour réfléchir. Il mérite de savoir, après tout qui sait ce qui pourrait lui arriver encore à l’avenir. Il pose sa main gauche sur le calepin, il lui faut deux fois plus de temps pour arriver à mettre des phrases lisibles sur le papier.

Saji a écrit:
« Je suis sur la piste de mon frère et j’ai eu besoin de me faire quelques connexions pour le localiser. Des connexions pas forcément très recommandées. L’homme qui était dans la boutique qui a explosé, il n’était plus là. Il m’a tendu un piège à mon arrivée. J’ai failli ne pas m’en sortir. »

Il se revoit projeté contre le mur et tomber inconscient sous les débris de pierre.

Saji a écrit:
« Je suppose que je suis chanceux qu’on soit venu me porter secours… Je suis même surpris d’être encore en vie à vrai dire. »

Il repense à la vision de son propre corps se faire transporter en dehors des décombres.

Saji a écrit:
« Je ne sais pas si c’était un rêve… Mais je me souviens avoir vu mon corps léviter au-dessus du sol, pour s’éloigner de la zone de danger. Au début j’ai cru que c’était ma forme spirituelle qui s’échappait de mon corps, mais … »

Il s’arrête d’écrire. Il n’y avait pas son corps dans le tas de pierres, ce qui est absurde.

Saji a écrit:
« Non laisse tomber, je dois m’imaginer des choses. C’est sûrement ce qui arrive quand on est aussi proches de la mort. »

Depuis cette rencontre à l’hôpital, Kuzan est revenu à plusieurs reprises lui rendre visite pour avoir de ses nouvelles et voir son état de santé s’améliorer jour après jour. Saji quant à lui a profité de son temps libre pour s’entraîner à écrire de la main gauche. C'est moins la fadeur des plats proposés par l'établissement que les journées entières à rester cloîtré qui l'ont usé. Mais il a pris son mal en patience, employant son temps pour méditer et travailler sa force et sa précision du bras gauche avec son sabre. Même si le personnel n'était pas très rassuré par la présence de son arme dans l'enceinte de l'hôpital, Saji faisait en sorte de rester discret la nuit pour ne pas se faire prendre la main dans le sac. Les journées s'enchaînent. Au bout de trois semaines de repos et de rééducation, il est de nouveau sur pied et prêt à reprendre du service.


Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t4291-presentation-de-nobuatsu-saji http://www.ascentofshinobi.com/t4300-nobuatsu-saji-carnet-de-route http://www.ascentofshinobi.com/u779

Masque rayé [PV Yasei Akane, Yuki Kuzan]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de l'Eau :: Kiri, village caché de la Brume :: Hôpital général
Sauter vers: