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Ain't no rest for the wicked. [Sazuka]


Lun 12 Nov 2018 - 2:14

Ain't no rest for the wicked.

Être une scientifique, ça demande quand même beaucoup de travail. Beaucoup de réflexion, beaucoup d’attention et pas forcément beaucoup de sommeil. Chiaki en est à son premier jour de repos depuis ce qu’elle considère être des lustres. L’apprentissage en chirurgie est éprouvant, mais toujours terriblement intéressant. On pourrait la croire blasée, fatiguée, en proie à l’envie de lâcher prise, pourtant … Non. Pourtant, elle sait qu’il ne faut rien lâcher, toujours tenir bon. La motivation qui la porte écrase tout le reste, toujours. Se lever le matin, ne pas dormir de la nuit, être fatiguée, peu importe. Tant qu’au final, elle devient le chirurgien qu’elle a toujours rêvé d’être, alors ça lui va.

De toute façon, ce jour de repos n’est pas vraiment un jour de repos. C’est un jour de visite. Il y a bien longtemps que Chiaki a passé la première, il est temps d’y retourner. Sur son papier, il y a l’heure, le lieu, le médecin. Ikeda Sazuka. Une femme, en toute logique. Les médecins de l’hôpital en parlent, quelques fois. Ils se connaissent un peu tous, dans le milieu. Chiaki, encore un peu jeune dans le domaine, apprend tous les jours à connaître ceux qui peuplent le monde médical, ceux qui l’enrichissent et le rendent tel qu’il est. Ça tombe bien, aujourd’hui est à la fois jour de visite et jour de rencontre. La brune et le grand médecin, suffisamment grand pour lui apprendre des choses et faire sa visite. Quel grand intérêt !

Il y a un seul problème, cela dit. Un petit, ou très gros problème. Qu’est-ce qu’on mange ? Quand ? Parce que Chiaki a bien déjeuné ce matin, mais la faim revient vite, très vite. Si prise de sang il y a, nourriture se présentera. C’est une bonne idée, dis-donc … Peut-être jouer là-dessus, simuler l’anémie, agir comme si la mort se trouvait à deux pas … Peut-être, peut-être pas. Non, plutôt pas, en fait. Madame Ikeda s’en douterait. Manquerait plus que ça, s’attirer les foudres d’un grand médecin du village. Paye l’apprentie chirurgienne, après. Qui se trouve dans une merde absolue alors qu’elle voulait juste remplir le gouffre qui lui sert d’estomac. La vie est dure, si dure.

Chiaki pousse la porte qui lui fait face et pénètre dans le bâtiment. Elle se signale, puis s’installe tranquillement, attend. La politesse est une denrée rare, mais importante. Son père n’a de cesse de lui rabâcher que la patience et la politesse sont des vertus. La patience, ça se vérifie surtout durant les opérations. Un chirurgien pressé bâcle, fait mal son travail et peut causer la mort. Un chirurgien patient et précis, par contre, connaît un taux de réussite hautement supérieur. Quant à la politesse, ça se vérifie dans la vie de tous les jours. Ne pas dire bonjour ni au revoir à la boulangère, c’est se tirer une terrible balle dans le pied. Parce que si elle est pas contente, la boulangère, elle ne donne que des pâtisseries immondes. Pareil dans les restaurants. Être polie, souriante. Avec ce joli masque de clown qui ne la quitte jamais.

Ou presque.

Ici, le masque n’a pas sa place. Le sérieux est de mise. Chiaki a troqué sa blouse pour une tenue plus basique, une robe épaisse et un long manteau, avec des collants en laine et des bottes en cuir. Une vraie fille, loin de la chirurgienne. Un bruit retentit. Une belle femme, brune, apparaît face à la Genin. C’est peut-être elle, Sazuka … Elle s’approche. Oui, sûrement elle. Chiaki se redresse, remet ses vêtements en place. Pas de masque.

Être polie, souriante. Honnête.
« Bonjour, Docteur Ikeda. Sentetsu Chiaki, apprentie chirurgienne. Je suis là pour la visite médicale. »
Et c’est tout.

Spoiler:
 
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Lun 12 Nov 2018 - 20:25



Une bonne partie de la matinée passée à lire des rapports, et consulter d’autres dossiers. Une partie de mon travail de directrice, pas la plus intéressante mais nécessaire. Ceux-ci, ces dossiers ou rapports me permettaient de me faire une idée sur ce qui allait ou n’allait pas au sein du complexe, tous services confondus. Et même si j’avais pris l’habitude, maintenant, de me plier à cette tâche dont je m’acquittais volontiers, j’avais la chance –en fait- de pouvoir compter sur une femme, une assistante et infirmière, qui s’occupait de me « rappeler » tout ce que j’avais à faire, tout ce qui requérait mon attention ; jour après jour. Et tout ça, sur des petits « post-it » qu’elle collait sur mon bureau. Des genres de « to do list ». Et aujourd’hui, ces post-it étaient assez vides. Autrement dit, je pouvais faire à peu près ce que je voulais –même si c’était aussi vrai, de toute façon, le reste du temps.

Du coup, j’avais quitté mon bureau, celui situé au deuxième étage du complexe pour rejoindre le cabinet d’auscultation que j’occupais lorsque… j’auscultais. Habituellement, je quittais directement le complexe pour profiter de ce temps « libre », ou alors me rendais dans ses sols pour faire une visite surprise aux scientifiques qui travaillaient sur les projets de l’institut. Pas pour le mettre la pression, non ; mais j’aimais bien les observer travailler sans qu’ils sachent, à l’avance, qu’ils seraient observés. Tout l’intérêt de la surprise. Enfin… J’avais poussé la porte de la cage d’escalier menant au rdc me rendant donc à mon cabinet, duquel je m’attendais à voir la « salle d’attente » -quelques sièges alignés le long d’un mur dans un long couloir parsemé de portes- vide. Faisant signe à l’infirmière chargée de l’accueil, je m’engageais dans le fameux couloir, poussant une nouvelle porte ; battante et grinçante, celle-ci.

Je fus alors assez stupéfaite de voir une personne attendre, vraiment très proche de la porte de mon cabinet, dangereusement même. Enfin, des personnes qui se perdaient, cela arrivait. Peut-être cette jeune femme l’était-elle ? Je l’observais l’espace d’un instant, me rapprochant toujours, et la reconnu. Je ne la connaissais évidemment pas vraiment, mais je savais qui elle était dans les grandes lignes. Puis lorsque je fus à sa hauteur, elle m’interpella, enfin, s’adressa à moi.

-Hum… Oui, bonjour. Lui répondis-je d’abord en sortant le post-it d’une poche du pantalon noir que je portais… souvent. Une visite… médicale ? M’interrogeais-je en relisant tout ce qui était noté sur le carré de papier. Et, il n’y avait pas de visite annoncée, comme cela aurait dû être le cas. Tu n’es pas prévue à mon planning. Continuais-je en arquant un sourcil, d’étonnement. Je remis le papier dans sa poche, l’échangeant contre une paire de clefs. Reprenant mon chemin vers la porte, passant devant la jeune chirurgienne ; j’insérais la pièce métallique dans la serrure et déverrouillai la porte, l’ouvris. J’étais à la base venue chercher une autre paire de clefs ici, celles de mon appartement, que j’avais oubliée… Mais, du coup… Avant d’entrer, précédé d’un léger soupire ; je lui fis signe de me suivre. Maintenant que tu es là… Soupirais-je de nouveau.

-C’est une visite médicale pour… quoi ? Problème de santé ? Certificat d’aptitude ? Autre chose ? Lui demandais-je puisque visiblement je n’avais pas été mise au courant… Ce qui m’apprendrait à trop me reposer sur quelqu’un d’autre pour gérer mon « emploi du temps »… Je pris place derrière le bureau blanc, raflant au passage les clefs que j'avais laissé là, par inadvertance...



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Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois


Dernière édition par Ikeda Sazuka le Mar 13 Nov 2018 - 18:21, édité 1 fois
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Mar 13 Nov 2018 - 1:33

Ain't no rest for the wicked.

Tiens ? Aurions-nous toutes les deux été induites en erreur, alors ? La brune penche la tête et arque un sourcil aussi interrogateur que celui de Sazuka. Selon ce qu’il lui apparaît, Chiaki n’était pas prévue sur le planning du médecin. D’ailleurs, elle le lui confirme. L’apprentie chirurgienne n’a rien à faire ici, alors ? Et ce jour de repos qu’elle aurait pu passer à manger, on en fait quoi ? On le brûle, comme ça, juste histoire de dire que …

Non, non, il y a autre chose. Ce n’est pas juste une visite médicale inutile, ce n’est pas juste ça. Il y a autre chose dans ce rendez-vous qui n’est pas un rendez-vous. Il y a plus. Chiaki suit le médecin, silencieuse, presque gênée. Elle se triture les méninges. Que lui a-t-on dit, à l’hôpital ? Il faut se souvenir. Se souvenir. Réfléchir, réfléchir. Ce n’est pas si loin. Il faut d’abord chasser les mauvaises images. Enfin. Mauvaises images, quand il s’agit d’un gigantesque ramen, avec son bouillon chaud et réconfortant … Aaaah, non, ne pas y penser. Passer à travers. Voir ce qu’il y a au-delà. Au-delà de la bouffe … La visite … Oh, mais oui ! C’est ça !

Chiaki s’avance, derrière la brune, puis prend place sur la petite chaise qui lui fait face. Il y a de nombreuses raisons qui l’amènent ici. Il fallait juste se les remettre en mémoire, parmi le fouillis de nourriture qui se trouve là. Et, oh, mince alors. De la nourriture, il y en a beaucoup là-dedans. Quoi qu’il en soit ! La Genin lisse sa robe et dépose ses prunelles émeraudes sur Sazuka, pleine d’une assurance que peu lui connaissent.
« Avant toute chose, j’aimerais m’excuser. J’ai l’impression d’arriver comme un cheveu sur le ramen, et j’en suis vraiment désolée. Ensuite, je suis ici pour plusieurs raisons, à vrai dire. D’abord, on m’a envoyée vous voir pour faire le point sur mon état depuis mon arrivée au service de chirurgie. Cela fait un petit temps maintenant et mes supérieurs veulent vérifier que je vais bien, aussi bien mentalement que physiquement. »
Eeeeh, mentalement, ça va hein ! Un peu de bouffe ici, un peu là, rien n’a changé ! Juste que, maintenant, Chiaki a fait l’expérience de la mort, de la vie, du sauvetage. Elle a un peu tout vu, à vrai dire. Mais ça va. En théorie. Enfin, de toute façon, Chiaki va toujours bien. À croire que cette demoiselle ne peut être triste tant qu’il y a de la nourriture à proximité. Peut-être une façon d’endiguer le malheur à sa façon. Quoi qu’il en soit ! Il lui faut parler de la deuxième raison qui l’a menée là. La plus importante de toutes, probablement. La plus étrange, aussi.
« Quant à la deuxième raison … Certaines personnes à l’hôpital, mais aussi mon père, m’ont parlé d’une structure appelée ‘L’institut’. Je n’en sais pas grand chose et, de tous les médecins auxquels j’ai demandé, je n’ai obtenu que de maigres informations. »
Peut-être faire le point sur ces informations, déjà … Ce serait une idée. Peut-être que Sazuka n’y connaît rien, au fond. Ou peut-être qu’elle en sait un peu plus, et ce serait une aubaine.
« De ce que je sais, il s’agit d’une structure du village qui travaille un peu plus précisément sur la médecine et les sciences que nous pouvons le faire à l’hôpital. »
Chiaki se gratte l’arrière de la tête en rougissant.
« Bien maigre, comme informations, je vous l’avais dit … »
Ouaip, bien maigre … M’enfin. Au fond, ce brouillard paraît logique. Peut-être que les autorités ne veulent pas que cela s’ébruite, pour une raison ou pour une autre. Mais peu importe.
« Je vous en parle parce que je viens d’une famille de scientifiques, ma mère est obstétricienne et mon père généraliste. Du coup, comme la science et, surtout, la médecine est un peu mon domaine principal, j’aimerais en savoir plus sur l’institut et, si j’y arrive, peut-être le rejoindre ? »
La brune dépose ses deux mains sur ses genoux. La situation à laquelle elle fait face lui rappelle celle des entretiens passés quelques mois plus tôt, pour entrer à l’hôpital en tant qu’interne. C’était stressant et désagréable. Sazuka n’a pas l’air froide, au contraire même, peut-être un peu perplexe mais pas méchante pour un sou. L’apprentie chirurgienne soupire difficilement.
« J’ai l’impression d’arriver avec mes gros sabots de nulle part … Désolée, vraiment. » Elle sourit, gênée. « J’aimerais simplement que mes connaissances en médecine soient un vrai plus pour ce village. Être un peu plus que Docteur Sentetsu la chirurgienne. »
Tant d’histoires, tant de sérieux. C’est quand, la pause goûter ?
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Mar 13 Nov 2018 - 18:58



Un nouveau soupir s’échappe d’entre mes lèvres alors que la jeune chirurgienne m’expose les raisons de sa présence, aujourd’hui, face à moi. Ce n’était pas sa présence qui me dérangeait, loin de là, mais l’idée que ses « supérieurs » l’envoient vers moi pour faire un check-up de leur apprentie. N’étaient-ils pas au courant que j’étais, même si les apparences ne le suggéraient pas, très occupée ? Ils devaient sans doute se dire que la Directrice du complexe et plus ou moins indirectement leur patron, avait du temps à perdre.

-Des médecins, qui envoient un médecin passer une visite médicale au près d’un autre médecin… C’est… Dis-je en arquant les sourcils, l’exaspération sur le visage. Je ne trouvais pas de mot assez marquant pour exprimer mon ressenti à cet instant. Tu leur diras de se débrouiller ; et, je ne suis pas psy, mais docteure en médecine. Soupirais-je de nouveau en l’observant un instant. Et tu ne m’as pas l’air de souffrir de quoi que ce soit. Haussais-je les épaules. Oui, c’était un peu léger comme examen, j’en étais consciente ; mais le ridicule de cette situation, me dépassait. Heureusement, il y avait ce second point qui me donnait un peu moins l’impression d’avoir perdu du temps.

Je tirai alors l’un des tiroirs de mon bureau et fouillai à l’intérieur. Ce tiroir contenait une grande partie des dossiers « personnels » des médecins et autres employés de l’hôpital. Ceux-ci contenaient des informations relatives à leur activité, leur historique professionnel, et le reste. Puis, je trouvais celui de la Sentetsu que je posai devant moi, ouvris et parcourus ; recherchant certains points précis, notamment d’éventuelles erreurs, ou autre de ce genre… Mais à priori, l’apprentie chirurgienne, n’avait pas grand-chose à se reprocher ; ou tout au moins rien n’était mentionné.

-L’institut… Dis-je pensive. Eh bien… Tu as d’autres compétences que la chirurgie ? Lui demandais-je simplement, comme si la « chirurgie » ne valait pas grand-chose. Tu fais de la recherche ? Tu as des connaissances particulières dans un domaine ? Continuais-je de la questionner avant de reprendre. Descendre d’une famille de scientifique… ne fait pas tout. Ajoutais-je en fixant la jeune femme.

Bien sûr, je ne cherchais pas à la dénigrer; mais je devais bien savoir à qui j'avais affaire...


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Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
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Mer 14 Nov 2018 - 23:55

Ain't no rest for the wicked.

Sazuka n’est pas une personne bien commode. Les médecins qui ont envoyé Chiaki l’ont balancée droit dans la fosse pour s’offrir aux lions, sans préavis, sans explication. Ils l’ont simplement jetée là, puis maintenant ils doivent se délecter. L’apprentie chirurgienne hausse les épaules. Ce n’est pas de sa faute, au fond. Ils sont stupides, ils l’ont envoyée ici parce qu’elle est la mieux placée à la fois pour répondre à ses questions et s’occuper de la visite. Occupée, mais meilleure que la plupart de ceux qu’ils connaissent de toute façon. Alors, au fond, hein. Et puis heh, maintenant que Chiaki est là, elle est là. Trop tard pour reculer.

Un grand sourire étire ses lèvres quant au rapide examen du docteur Ikeda. Bien sûr que non, Chiaki ne souffre de rien ! Elle va très bien ! Son appétit féroce ? Naturel ! Sa grande passion pour la chirurgie ? Naturelle ! Ses petites piques ? Naturelles aussi ! Rien n’est forcé, rien n’est bizarre, tout va bien ! Enfin. Tout, sauf son estomac qui adorerait être rempli. Mais peu importe. Il faut persévérer. La mention de l’institut mène Sazuka a sortir un dossier. Le sien. Il y a écrit « Sentetsu », en haut. Alors, il y a quelque chose que la brune sait ? Ils avaient raison ? L’abattoir n’est peut-être pas juste un abattoir, mais peut-être aussi une très grande opportunité.

Les questions pleuvent, d’un coup. Plusieurs questions et une dernière remarque qui fait pouffer Chiaki. Elle hausse les épaules une nouvelle fois et plonge ses émeraudes dans les prunelles de Sazuka, absolument pas dégonflée. Au contraire.
« Si la famille de médecins faisait tout, je ne serais pas chirurgienne … »
Sazuka est une sorte de nouveau défi. Une personne à convaincre. Une forme d’entretien d’embauche, non ? Alors il faut se mettre en valeur. Balancer le masque de clown à la poubelle, vaincre la gentille Chiaki qui ne dit rien et obéit. Il faut tout donner. Parce que Sazuka sait quelque chose, définitivement. Elle ne lui poserait pas toutes ces questions, sinon. Elle lui aurait simplement dit qu’elle ne sait rien, c’est tout. Pas difficile à comprendre. La brune reprend place sur sa chaise, bien droite.

Trois, deux, un. C’est parti.
« Je m’intéresse à la fois à la chirurgie et aux différentes drogues employées dans les anesthésiants, ou toutes ces choses. Je suis une kunoichi, en plus d’être chirurgienne, j’aimerais donc être capable de mettre au point des poisons, qui pourraient servir en cas d’agression externe. »
Elle inspire doucement, puis réfléchit. Quoi d’autre ? Les réponses s’emboîtent dans sa tête aussi rapidement que lorsqu’elle est au bloc. Tout va très vite, tout s’enchaîne. Pas de pause, pas de réflexion.
« De la même façon, je m’intéresse aux drogues qui peuvent avoir un effet bénéfique. Peut-être pouvons-nous mettre au point des médicaments plus simples d’utilisation, qui permettraient à n’importe qui de s’en servir, dans n’importe quelle situation. Par exemple, nous connaissons tous les produits qui permettent d’améliorer la force de la personne qui l’utilise, mais … Ne pourrions-nous pas directement agir sur les molécules ? Peut-être en l’injectant ? »
Elle joint ses mains, du bout des doigts, formant une sorte de triangle, signe que ses idées dépassent d’un seul coup sa pensée et que, cette fois, Chiaki réfléchit.
« Pour vous donner l’idée sur laquelle je travaille, je pensais à une injection directe d’adrénaline. En chirurgie, il arrive que nous l’injections dans le cœur, directement. Si nous pouvons l’utiliser ainsi pour stimuler le cœur, peut-être pourrions-nous l’injecter ailleurs ? Avec une dose suffisante, cela permettrait à l’utilisateur d’avoir ses capacités portées au maximum et d’être insensible à la douleur tant que le produit agit. »
Les prunelles émeraudes plissent, plissent encore. Chiaki réalise. Elle a parlé vite. Beaucoup. Elle a énormément déballé. L’apprentie chirurgienne arque un sourcil et se mordille la lèvre inférieure. Peut-être est-ce une bonne chose, en fait.
« Je pense pouvoir trouver d’autres idées au fur et à mesure, mais voici les premières qui me viennent. Je ne suis donc pas cantonnée à ma chirurgie et mes parents scientifiques. Ce serait honteux pour moi, quand même. »
Un sourire amusé étire ses lèvres. La fierté de Chiaki, là, cette petite fierté. Brandir le titre d’apprenti chirurgien témoigne d’un travail de fond, d’un énorme travail. Un travail pour lequel la petite brune ne cessera de se battre, pour lequel elle fera toujours en sorte de sortir ses parents de l’équation. Avec autant d’amour que possible, cela dit.
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Lun 19 Nov 2018 - 22:16



Je l’observais, l’écoutais. Peut-être avait-elle raison, même s’il me semblait que par nature les enfants aimaient reproduire ce que faisaient leurs parents ; et plus ce que faisaient les parents était important, et plus les enfants avaient ce désir de « faire comme ». Ce n’était pas moi qui le disait mais des ouvrages de sociologie, ceux-là mêmes qui m’avaient permis de paraître plus humaine et sensible aux yeux des uns et des autres. Et comme je retenais absolument tout, par la force des choses, j’avais aussi retenu ça et ne pouvais m’empêcher de le mettre en opposition de sa remarque.

-Au contraire… Avais-je soupiré sans rien ajouter d’autre, ne souhaitant pas entrer dans un débat d’idéologie sociale et surtout pour ne pas parler de déterminisme, ou de choix… Puis, j’étais l’exemple sûrement le plus frappant que les « origines » ne déterminaient l’avenir. Bref. Ainsi je continuais d’écouter son long monologue, elle répondait à ma question en grande partie ; m’expliquant son idée qui toutefois, malgré l’aspect rébarbatif de la chose, parvenait à maintenir mon attention. Elle me parlait de chose que je connaissais et qui m’intéressaient tout autant.

Puis lorsque finalement elle se tut, ayant fini de me prouver plus ou moins adroitement l’intérêt qu’elle pouvait présenter pour l’institut, je pris la parole sans avoir jamais vraiment exprimé la moindre surprise, ou quoi que ce soit d’autre.

-Oui… ce sont de plutôt… bonnes idées. Répondis-je simplement. Je ne savais pas si c’était la façon la plus pratique d’améliorer artificiellement les capacités d’une personne sur le terrain, l’injection, mais au moins elle avait le mérite d’y avoir pensé. Après tout… me dis-je. Bien… Je suppose qu’il doit y avoir une place pour toi à l’institut. Nous avons besoin de personnes capables d’innover, et d’apporter quelque chose de… positif. Expliquais-je rapidement à la jeune femme tout en la fixant toujours de mon regard ambré. Tu te présenteras demain à la première heure à mon bureau, au premier étage. Ajoutais-je en me levant.

C’était plutôt court comme échange au final, et ce n’était pas si j’étais très avenante, non plus. Mais pour l’heure…

-On se voit donc demain. Je dois partir. Conclus-je aussitôt en me dirigeant vers la porte, l’invitant à sortir ; nous nous reverrions donc le lendemain.



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Mar 20 Nov 2018 - 14:37

Ain't no rest for the wicked.

Sazuka contredit Chiaki. Au fond, elle a sûrement raison, l’environnement familial modifie énormément de choses chez l’enfant. C’est ça qui va déterminer ce qu’il aimera ou non, ce qu’il voudra faire, quelles mimiques il reproduira. Du moins, dans de très nombreuses situations, cette théorie est vrai. Il existe néanmoins des exceptions, choses qui rendent cette théorie d’autant plus intéressante. Comment une personne peut-elle se différencier de l’environnement dans lequel il vit ? Qu’est-ce qui le pousse à changer ? À vivre différemment ? À changer de voie ? On pourrait considérer que cela est causé par un environnement hostile, mais les environnements hostiles font la même chose. Chiaki est très intéressée par ce que dit Sazuka, il y aurait beaucoup à en dire. Cette femme a l’air particulièrement calée, avec un avis sur plein de choses. Une énorme source de débats. Sauf que, là, elles n’ont pas le temps de débattre. Sazuka le signale en laissant un silence après cette petite remarque. Chiaki sourit et hausse les épaules. Elle n’est pas exactement comme ses parents. En réalité, ce qu’elle voulait dire par-là n’avait rien à voir avec ses choix – qui sont influencés par sa famille, évidemment – mais, justement, que le fait d’être chirurgienne et non obstétricienne ou généraliste diffère de sa famille. Elle aurait très bien pu être obstétricienne, après tout. Mais non. Peu importe.

La médecin acquiesce et approuve les idées de la brune. Ce qui la surprend le plus est la réaction qui suit. Elle lui indique qu’il y a probablement une place, pour elle, au sein de l’institut. Une place. Pour Chiaki. Une place pour l’apprentie chirurgienne, qui ne savait pas trop où aller. Un rôle à jouer, là, dans cette grande organisation dont tout le monde parle mais dont personne ne sait rien. Il y a une place pour Chiaki. C’est ce qu’elle a dit. Un gigantesque sourire étire ses lèvres, elle peine à cacher sa joie. Sazuka l’honore. C’est incroyable, ce qu’elle vient de lui dire, là. C’est un tel bond dans sa propre vie ! Un mouvement considérable dans la petite organisation de son monde. Bon. Cela va lui donner probablement beaucoup plus de travail, mais ce n’est pas grave ! L’institut ! C’est pas rien !

Chiaki hoche la tête, en contenant difficilement son excitation. Ses prunelles pétillent comme jamais. Demain, première heure dans le bureau de Sazuka. Demain, direct. Comme ça. Pas plus. Ce sera comme ça, demain. Le médecin se lève et invite l’apprentie chirurgienne à sortir, parce qu’elle doit désormais partir. Mais demain ! Demain il y a un vrai rendez-vous ! Une possibilité de rentrer dans l’institut ! Pour de vrai ! Oh mince, alors ! Chiaki hoche de nouveau la tête. Une fois à la hauteur de Sazuka, elle ne sait pas trop si elle doit lui serrer la main, ou simplement partir. Ne sachant pas trop, elle s’incline légèrement.
« Merci beaucoup, docteur Ikeda. À demain, première heure ! »
Chiaki sort du bureau et se dirige vers chez elle. Jour de repos particulièrement intéressant, dis-donc. Elle reviendra demain, le plus tôt possible et décalera ses obligations à l’hôpital. Une telle offre, ça ne se refuse pas ! Oh non, non, on ne peut pas passer à côté de ça.

Par contre, euh. Comment ça quelque chose de positif ? Chiaki arque un sourcil en rentrant. Bah ! Elle verra demain.

Le lendemain, la brune est là, comme demandé par Sazuka, à la première heure devant son bureau. Premier étage. L’excitation est grande, presque palpable. Chiaki est aussi excitée que stressée. Elle ne sait pas quoi dire, elle ne sait pas quoi faire, comment se tenir. Elle est juste, là. C’est tout. Pas plus, pas moins. Elle attend. La secrétaire lui a dit de patienter, l’attente est si longue, si longue.

Chiaki ne sait pas comment se comporter quand le docteur arrive. Dire bonjour ? Être extatique ? Serrer la main ? Ne pas serrer la main ? Ne rien dire ? Agir comme si de rien n’était ? Non, ça c’est juste pas possible. Il n’y a pas moyen de juste rester complètement stoïque. C’est trop le bazar dans sa tête, là. L’entrée en chirurgie c’était presque pareil. Le même bazar. Il faut se concentrer, respirer. Tout ira bien. Chiaki se saisit de son masque mental et le pose sur son visage. Mature. Calme.
« Bonjour, docteur Ikeda. »
Sa voix tremble d’excitation. Pour le calme, c’est raté.
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Ven 23 Nov 2018 - 20:06




Le lendemain arriva plus rapidement que je l’avais imaginé, à peine le temps de profiter de cette liberté que je m’étais octroyée que les rayons de cette nouvelle journée me réveillèrent, comme d’habitude, comme chaque matin. Vivre au rythme de soleil était une habitude qui m’était restée de Tetsu, vivre dans la nature, loin du tumulte des villes, des villages et de la civilisation y avait sûrement aidé. Enfin, tout ça pour dire que je me levais tôt et que la première heure signifiait pour moi « la première heure ». Ainsi je m’étais rendue au complexe, jusqu’à mon bureau au premier étage ; comme prévu, et j’y attendis celle que j’avais vu la veille : Sentetsu Chiaki.

Au moins, comme ça, il n’y avait aucun imprévu. Cela dit, j’aurais dû me douter que ma première heure n’était probablement pas celle de la jeune chirurgienne ; j’arrivais souvent avant bon nombre de personne qui se disait matinal ; mais en même temps, n’était-ce pas le rôle d’une directrice que de donner l’exemple à ses « collègues » ? Enfin, du coup, j’eus amplement assez de temps pour traiter les quelques dossiers que j’avais laissés là avant que je ne rencontre la brunette. Ce n’étaient que des rapports, un compte-rendu de l’avancée des projets menés dans les sous-sols du complexe.

Voyant le temps passer et ayant terminé la lecture de ces documents barbants mais néanmoins importants, j’eus la riche idée d’aller faire un tour, me disant que j’attendrais mon « rendez-vous » un peu moins longtemps ainsi. Et plus le temps passait plus le complexe se remplissait, avec le temps toujours, les personnes qui travaillaient ici avaient pris elles aussi une habitude, celle de me voir toujours présente, prête à accomplir mon devoir. Et forcément je m’étais laissée happée par mes occupations jusqu’à ce que je me rende compte de l’heure. J’étais donc retournée à mon bureau et vis celle que « j’attendais ».

Elle semblait un peu… nerveuse, ou quelque chose dans ce genre, enfin… je ne savais pas… peut-être un d’assurance, ou de confiance en elle ?

-Bonjour Chiaki. Dis-je en passant devant-elle en lui adressant un regard furtif. Je poussai la porte et l’invitai à entrer avant d’aller m’installer à mon bureau. Et fermes la porte derrière toi. Lui adressais-je. Je lui laissai le temps de prendre place et lançai le sujet. Donc… Dis-je en redressant la tête pour l’observer. Tu veux rejoindre l’Institut… Que sais-tu sur l’institut exactement ? Lui demandais-je pour débuter cet entretien.



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Sam 24 Nov 2018 - 20:50

Ain't no rest for the wicked.

Sazuka est une personne surprenante. Elle arrive tranquillement, fait sa vie, glisse un petit regard et la voilà partie pour continuer ses occupations. C’est … C’est particulier. C’est déstabilisant, même. Chiaki ne sait pas trop comment s’y prendre. Elle se met une pression énorme pour ne pas partir en cacahuète, tente de se tenir en place pour ne pas exploser de joie ou totalement succomber au stress. C’est une sensation étrange, qu’elle ressent presque systématiquement lorsqu’il lui faut passer un entretien ou quelque chose de ce style. Et la voilà, face à Sazuka, qui a l’air simplement de s’en foutre. Qui vit sa vie, point. C’est vraiment perturbant.

Chiaki entre dans le bureau, le même que la veille, ferme la porte et prend place aussi tranquillement que possible. C’est compliqué, toute cette histoire. Il va falloir parler, agir, défendre son petit bout de pain pour l’institut. Ou alors c’est déjà presque bon ? La brune ne sait pas. Elle hésite. Bon. Prendre son courage à deux mains. Ses prunelles émeraudes glissent sur Sazuka, qu’elle regarde longuement en hésitant. Ce qu’elle sait sur l’institut ? Pas grand chose, tristement. Mais la Genin décide de creuser au maximum dans tout ce qui a pu être dit autour d’elle.
« Eh bien … Déjà, ce que je sais, c’est que l’institut est, avant tout, quelque chose de plus ou moins secret au sein du village. Très peu de personnes savent vraiment de quoi il s’agit, ou alors ils jouent la comédie. Peu de personnes sont capables de donner des informations vraiment utiles à son sujet. »
Elle hausse les épaules.
« J’ai malgré tout pu regrouper quelques informations qui reviennent en permanence. »
Il est temps de commencer son exposé, de réciter sa leçon.
« L’institut est une des grandes institutions de Kumo, où sont mises en avant les techniques et, surtout, les sciences. Comme les sciences sont mon domaine de prédilection, je me suis surtout intéressée à cet aspect de l’institut. De ce qu’on m’en a dit, c’est là-bas que vous développez de nouvelles techniques médicales, mais je n’en suis pas sûre. D’autres personnes m’ont dit que l’institut est une sorte de laboratoire ultra secret où vous faîtes des expériences que le commun des mortels aurait peur de connaître. »
Chiaki se met à rire, aussi amusée que nerveuse. Cette situation ne lui échappe pas encore. Elle contrôle. Presque ? Elle décide de ne pas se laisser happer et continuer.
« Avec tout ce que j’ai regroupé, je pense que l’institut est une forme de laboratoire spécialisé, où se développent des techniques médicales ainsi que des outils pour les ninjas de notre village. Je ne saurais pas dire précisément ce que vous y faîtes, ni quelles sont les fameuses techniques médicales qui sont citées partout, mais voilà, je pense que c’est tout ce que je sais à ce sujet. »
Au fond, toutes ces informations sont … succinctes. Voire peut-être inutiles. Personne ne peut aller quelque part avec un tel brouillard. Néanmoins, si le brouillard est aussi épais sur l’institut, peut-être est-ce, justement, à raison ? Peut-être qu’il faut que cela reste secret, pour ne pas que cela attire tout le monde ? Parce que si tout le monde à Kumo est au courant, l’information peut fuiter. Et c’est clairement le premier problème de tout ce beau monde. Il faut maintenir l’équilibre. Garder le secret, pour ne mettre personne en danger. Kenshin avait raison : il faut parfois ne rien dire pour protéger les autres.
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Dim 25 Nov 2018 - 17:24



Eh bien, elle en savait sur l’institut bien plus que moi lorsque je l’avais rejoint, sans doute parce qu’elle avait vécu bien plus longtemps que moi dans cet endroit, à Kumo. Lorsque je m’étais rendue, à l’époque –même si ce n’était pas si vieux que cela- dans le bureau de Shizen pour parler de ce que je faisais au complexe et à l’hôpital, j’étais très loin de m’imaginer que je me retrouverai aujourd’hui à sa place avec un autre médecin devant moi. Enfin… Dans ce qu’elle disait, ou dans ce qu’on lui avait se trouvait une part de vrai et de faux, comme avec chaque rumeur, à vrai dire.

-C’est à peu près ça. Lui répondis-je donc, affirmant une partie de ce qu’elle venait d’exposer. Sauf que nous ne menons aucunes expériences « non-éthiques ». Enfin, pas que je sache me dis-je. Bien… Fis-je pensive. Je supposai que blablater encore ne serait pas plus productif, pas plus que d’entrer dans le vif du sujet, en espérant ne pas me tromper. Ainsi je m’étais levée de mon confortable siège et baissai un levier dissimulé qui fit s’ouvrir, comme une porte, la bibliothèque perpendiculaire à mon bureau, contre le mur. Cette porte trompe l’œil, découvrit un escalier, un passage secret, qui descendait.

Je fis signe à la jeune femme de me suivre et alors nous entamâmes notre descente dans les tréfonds du complexe, je repris la parole.

-Il y a quelques à règles à respecter. Tu ne dois évoquer ce qui est fait ici à personne, ni comment accéder à l’institut, ni que tu en fais partie. Commençais-je à expliquer alors que nous continuâmes notre descente. Aucuns travaux « interdits » ne sont tolérés, et pour compléter ce que tu as dit, nous travaillons autant pour les « shinobi » que pour les « civils ». Continuais-je tandis que nous passâmes la dernière marche du long escalier qui déboucha sur un couloir assez sombre au fond du quel une porte à code était fermée. Le long des murs de ce couloir, plusieurs autres « encadrements » et leurs escaliers bordaient nos pas, et enfin devant la porte, j’entrais un code qui la dévérouilla. Cette nouvelle porte, une fois ouverte, révéla un nouveau couloir, bordé celui-ci de plusieurs grandes baies vitrées.

Mais ce nouvel endroit, à la différence du précédent couloir, était comme… nacré. Eclatant de blancheur.

-C’est ici l’insitut. Il est divisé en trois départements : médical, biologique, et technologique.



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Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois


Dernière édition par Ikeda Sazuka le Mar 27 Nov 2018 - 2:34, édité 1 fois
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Lun 26 Nov 2018 - 15:43

Ain't no rest for the wicked.

L’institut, le grand mystère de Kumo. Le mystère que les scientifiques convoitent, qu’ils adoreraient découvrir. Tout le monde en parle, mais tout le monde ne fait que brasser du vide. Personne ne sait, tous nagent continuellement dans le brouillard, sans savoir où mettre les pieds, sans savoir ce qu’ils vont trouver. Chiaki a réussi à mettre les deux pieds droit dedans, par un heureux coup du hasard. Qui aurait cru qu’une simple visite médicale la mènerait jusque-là ? L’avantage, c’est que ses informations ne sont pas tout à fait fausses. Il y a un couac, évidemment ; le fait qu’il n’y ait pas d’expérience non-éthique, par exemple, mais ça … Chiaki s’en doutait. C’est la force et la faiblesse des rumeurs : elles peuvent parfois créer des choses complètement incongrues, complètement illogiques. Mais elles sont là. Elles sont dites, elles sont utilisées, elles sont répétées et, à un moment donné, on ne sait plus ce qui est vrai et ce qui n’est que rumeur. L’avantage, cette fois, est que Sazuka sait. Sazuka n’est pas porteuse de rumeurs. Elle est porteuse de vérités. Et elle a d’étranges pouvoirs.

La bibliothèque derrière elle bouge, dévoile un passage. Sazuka fait signe à Chiaki de la suivre, qui s’exécute. Les petites astuces, les petites cachettes comme ça … Ne sont pas que des mythes. Il y a une porte dérobée dans le bureau de Sazuka. Jusqu’où va la classe de cette femme ? Est-elle une agent secrète en réalité ? Va-t-elle sortir, hors de nulle part, un costume ? Partir en mission avec ? Cette femme est incroyable. La brune se ressaisit quand les explications reprennent.

Le secret est absolu, ici. Personne ne doit savoir, qu’il s’agisse de ce qui y est fait, comment on y va et surtout, qu’on y appartient. Chiaki hoche vivement la tête. Ça, ça va. Facile à comprendre. Ne pas parler de l’institut en-dehors de l’institut. Sazuka continue, en expliquant cette fois que les travaux interdits ne sont pas tolérés et que leurs projets profitent autant aux ninjas qu’aux civils. Ça, ça va. C’est pas trop surprenant. Chiaki poursuit son chemin, suit le médecin qui la dirige dans le dédale de couloirs, jusqu’à atteindre une porte bloquée par un code. Elle s’ouvre et dévoile un nouveau couloir, avec une baie vitrée. Chiaki ne peut s’empêcher de regarder au-dehors avec un très grand intérêt. Un endroit tout blanc. Magnifique. Le paradis des scientifiques.

Elle s’arrête un instant, perturbée par l’institut qui se dévoile sous ses yeux. C’est beau, c’est si grand, parfait. Même le paradis, en réalité, n’est pas aussi beau que cet endroit. Chiaki pourrait y passer sa vie, sans jamais en sortir. Mince, alors. Personne ne pourrait imaginer ne serait-ce que le quart de ce qu’est l’institut. Personne ne peut simplement s’en faire une idée. C’est impossible. Elle reprend doucement ses esprits et écoute Sazuka.
« C’est incroyable. »
Les mots tombent de ses lèvres, s’échappent. Chiaki n’a pas pu les contrôler. Son esprit est toujours perturbé par cette explosion de beauté, de bonheur devant ses yeux. Les gens qui travaillent ici doivent être si heureux, si honorés d’être là. Nom de Dieu. Elle décide de s’arracher à sa fascination.
« J’imagine que médical travaille sur tout ce qui est produits pharmaceutiques ? Qu’il s’agisse de poisons, ou de médicaments ? Dans ce cas, biologique travaillerait sur le corps directement, à la façon des chirurgiens ? Et technologique … Vous ne vous limitez pas aux outils médicaux, j’imagine … »
Chiaki dépose son index sur son menton, pensive. Beaucoup de questions explosent dans son esprit, d’un coup. Il y a tant à savoir, tant à découvrir …
« J’ai beaucoup trop de questions, Docteur Ikeda. Pardonnez-moi si je me montre trop curieuse. »
L’apprentie chirurgienne rougit doucement. Cette facette de sa personnalité n’éclate pas souvent au grand jour, mais là …
« Tout d’abord … Êtes-vous nombreux ? Y a-t-il beaucoup de projets en cours ? J’imagine que vous êtes spécialistes d’un domaine, mais que vous finissez par tout superviser … Cela se passe-t-il de la même façon pour les employés ? Oh, et … Qu’est-ce qu’un projet interdit, finalement ? »
Beaucoup, beaucoup de questions, d’un coup. Chiaki réalise, pose les mains sur sa bouche.
« Oh … Peut-être comptiez-vous y venir. Désolée. »
Petite fille au pays des jouets. Scientifique dans le paradis des scientifiques. Le bonheur est absolu. Grand. Incommensurable. Sazuka lui a ouvert les portes d’un univers merveilleux.
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Jeu 29 Nov 2018 - 4:15



A priori Chiaki était une jeune femme plutôt perspicace, ce genre de personne comprenant assez rapidement ce qui l’entourait et me facilitait la tâche. En même temps, il me semblait assez compliqué de se prétendre chirurgienne, même apprentie, et ne pas l’être ; perspicace. Puis, l’intérêt qu’elle montrait pour ce que je lui expliquais et lui permettais de voir conforter d’une certaine manière mon choix, même si je n’étais pas à l’abri comme tout humain, de faire des erreurs. Mais ça… l’avenir me le dirait ; Chiaki était-elle une erreur, ou pas…

-Le département médical développe des techniques médicales et des médicaments. Le département technologie met au point tout type… de technologies, pas que médicales, évidemment. Par contre, le département biologie… a un champ d’action moins… défini. Les scientifiques y travaillant étudient… les poisons, les antidotes, la faune et la flore… et le corps oui. Dis-je en guise de présentation des différents départements qui constituaient l’Institut. Et chaque « équipe » travaille ensemble sur différents projets. Dis-je en continuant de marcher dans le couloir.

Nous passâmes rapidement devant le labo médical, pour nous arrêter devant celui spécialisé sur la « biologie » où travaillaient trois personnes, devant des éprouvettes et des microscopes. Les questions de la jeune femme s’enchainaient les unes après les autres, me laissant relativement indifférente. Connaître le nombre de projets, de personnes travaillant ici… N’était pas vraiment pertinent à mon sens, et si elle était observatrice, elle finirait par le savoir.

-Ils travaillent sur les échantillons de bois que nous avons ramenés d’Hayashi, on va éviter de les déranger. Dis-je en me tournant pour rejoindre le troisième labo. Et ici, ils travaillent sur un nouveau moyen de communication, celui que nous avons présenté à l’assemblée il y a quelques jours. Peut-être y étais-tu. Dis-je accompagné d'un haussement d'épaules en observant l’équipe de Karui à l’œuvre. Il y a une hiérarchie assez stricte ici, comme ailleurs. Nara Karui, que tu vois là, est en charge du département technologie. Haruki ; qui n’est pas là aujourd’hui, s’occupe de la biologie ; et moi du département médical, en plus de l’institut. Repris-je mes explications sur un ton plutôt las. Toi, tu seras rattachée à mon équipe de travail.

Avais-je ajouté en retournant, rebroussant chemin vers le début du couloir.

-Il y a d’autres labo après celui de Karui, ils servent à mener des expériences, et d’autres études ; tout le monde peut s’en servir. Enfin… tout le monde. Rigolais-je en bifurquant à droite une première fois. Mon équipe est au courant de ton intégration à l’institut, comme le reste de l’institut d’ailleurs…. Ainsi que la Raïkage. Précisais-je tout de même en tournant une nouvelle à droite après avoir dépassé « l’entrée » de l’institut. Ici, tu peux trouver les bureaux des scientifiques travaillant pour l’institut. Puis après quelques pas je m’arrêtai devant une porte sur laquelle aucun nom n’était inscrit. Celui-ci sera ton bureau. Dis-je en poussant la porte dévoilant une pièce assez grande.

Je l’invitai à entrer et refermai la porte.

-Bien, ce qui est interdit… Qu’est ce qui est interdit selon toi ? Dis-je en la fixant droit dans les yeux, de mon regard ambré, sans doute la première fois depuis son arrivée ce matin-ci.



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Sam 1 Déc 2018 - 16:00

Ain't no rest for the wicked.

L’institut, ses bureaux, sa blancheur, sa grandeur. Cet endroit paradisiaque pour n’importe quel scientifique, que Chiaki découvre grâce à Sazuka. Elle la balade ici, puis là, puis ailleurs. Leurs pas n’ont pas de vrai sens, elle lui montre simplement les différents départements. Contrairement à ce que la chirurgienne aurait pu penser, la biologie ne s’occupe pas uniquement des corps, mais des poisons, antidotes, de la faune et de la flore. Donc la branche médicale s’occupe des médicaments et met au point de nouvelles techniques médicales. Une répartition intéressante, à vrai dire, qui permet sûrement une meilleure efficacité. Chiaki hoche la tête et écoute avec une très grande attention toutes les informations qui lui sont fournies. Au fond, malgré la répartition des tâches, tout le monde s’entraide, tout le monde coopère. C’est un gigantesque hôpital en plus poussé. En plus scientifique. Au moins, l’apprentie chirurgienne ne sera pas trop dépaysée.

Elles passent devant le laboratoire médical et s’arrêtent devant celui de biologie. À l’intérieur travaillent plusieurs personnes autour d’échantillons. Elles poursuivent leur route jusqu’à un autre laboratoire, où ils s’affairent sur un moyen de communication novateur. Chiaki en a entendu parler, mais sans plus, étant de garde le jour où il y a eu l’assemblée. La joie d’être une interne en chirurgie, c’est d’être en garde en permanence, de ne pas avoir de pauses et de devoir travailler comme un vrai larbin. Sazuka poursuit, explique la hiérarchie et donne les noms des différentes têtes qui gèrent les départements. Nara Karui pour le département technologique, Haruki pour la biologie et … Et Sazuka. Pour le département médical. Qui sera la cheffe de Chiaki. La brune hausse les sourcils, assez surprise. Comme ça, d’un coup ? C’est dit, c’est acté, c’est fait.
« D’accord. »
Et c’était tout. Rien à dire de plus, parce que, de toute façon, cette situation lui convenait très bien. Cela dit, voir que la brune qui l’accompagne partout est aussi haut placée ne surprend pas la chirurgienne. Mais, comme ça ? Déposer cette information et continuer son chemin sans rien dire ? Eh bien, euh, quand même ! M’enfin, c’est fait maintenant. Chiaki suit Sazuka en écoutant toujours toutes ses informations, qui sont nombreuses mais très importantes. La brune fait une forme de blague, un humour assez particulier qui tape n’empêche dans l’œil de la chirurgienne, qui répond par un sourire amusé. Tout le monde, c’est relatif. Mais tout le monde quand même. Bref. Une grosse pression tombe brutalement sur les épaules de Chiaki quand Sazuka lui annonce que tout l’institut ainsi que la Raikage sont au courant de son entrée à l’institut. Elles avancent, passent près de l’entrée, du début de toute cette histoire, jusqu’à atteindre des bureaux. Sazuka ouvre une porte et lui indique une nouvelle information qui fait exploser son cœur : ce bureau, là, sans nom, est le sien. Bientôt y sera écrit « Sentetsu Chiaki », alors ? Oh bah mince ! Son petit cœur rate un battement. Quelle folie. Tant d’informations.
« Mon bureau … », murmure-t-elle.
Chiaki entre doucement et regarde tout l’espace qui lui est attribué. Tout ça, là, toutes ces choses … Sont à elle. Ce bureau est à elle. Cette place dans l’institut n’est pas un mythe, mais une réalité. La porte se ferme et attire son attention sur Sazuka. Ses prunelles se mêlent aux siennes, dans une peinture mi-émeraude, mi-ambre. Chiaki réfléchit. Qu’est-ce qui est interdit, hein ? La brune croise les bras sur sa poitrine et dépose ses doigts sur son menton. Finalement, la question qu’elle a posée, parmi toutes les autres, aura une réponse d’abord par elle-même, puis sûrement par Sazuka.
« Un projet interdit … Quand on voit le rayon d’activité de l’institut, c’est une question difficile … »
Chiaki exhale un soupir, réfléchit. Qu’est-ce qui pourrait l’être ? Dans la médication ? Et les poisons ? Puis, les machines ? Qu’est-ce qui peut être interdit, dans tout ça ? Dans leur monde ?
« J’aurais dit, par déduction, que tout ce qui met en danger nos propres vies est interdit, mais les poisons sont tout de même des dangers pour le reste du monde, donc je ne sais pas … Je dirais que les projets sur la vie humaine en tant que telle sont interdits. Prendre un citoyen et s’en servir comme rat de laboratoire ne doit pas être accepté, j’imagine. J’avoue néanmoins que c’est la seule chose qui me saute aux yeux actuellement. Les projets interdits dans un domaine comme le notre est assez … compliqué. »
La brune se trouve face à une véritable colle, cette fois.
« Je ne saurais dire. »
Ouaip’, une colle.
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Ven 7 Déc 2018 - 2:49



J’appréciais les tentatives de la Sentetsu autant que sa franchise quant à la réponse qu’elle apportait à ma question. Cela prouvait une chose : que son esprit n’était pas trop perverti, ce qui était plutôt rare à Kumo. Je préférais qu’on me dise « je ne sais pas » plutôt qu’on tente de broder sur des connaissances approximatives que j’étais obligée de corriger, non pas pur humilier mon interlocuteur, mais simplement parce qu’il ne savait pas de quoi il parlait ! Enfin, à force, j’aimais à penser que les Kumojin évitaient de médecine avec moi, et encore plus quand ils n’étaient pas pertinemment sûrs de leurs propos.

-C’est bien d’admettre son ignorance ! Esquissais-je un léger sourire. Il y a des personnes qui pensent savoir, mais ne savent pas ; et se… braquent… Dis-je pensive. Lorsqu’ils se rendent compte qu’ils ont tort… Bref. Conclus-je ma remarque qui n’avait pour but que de souligner l’importance de dire la « vérité » plutôt de se dissimuler sous des inepties. C’est… l’éthique et la morale. Ce qui peut être fait, et ne peut pas être fait. Dans notre domaine… la frontière est mince entre les deux. Commençais-je donc, même si je n’étais pas la mieux placée pour parler de ça, à vrai dire. Et, effectivement, les expériences « humaines » en font partie. Il y a… beaucoup d’expériences qu’on ne peut et ne doit pas faire.

Evidemment, je ne les connaissais pas toutes. Une seule me suffisait, que j’avais reproduite des dizaines et des dizaines de fois ; mais… c’était une chose dont je ne parlais pas, pas parce que c’était immoral, non ; mais parce qu’ils ne comprendraient pas, de toute évidence. Ensuite, ce n’était que dans l’institut que tout ça était interdit, pour le reste, dehors ; je n’en savais rien, absolument. Chacun était libre de ses actions. Et voilà toute l’étendue de la réflexion de l’Ikeda.

-Tu as d’autres questions concernant ta prise de « fonction » ? Demandais-je finalement. Hum… Personnellement, je ne suis pas souvent au laboratoire. Tu t’adresseras à Ayatseru, pour… savoir sur quoi ils travaillent. Je n’étais pas complètement ignorante de ce qui se faisait dans « mon » département, mais je leur faisais assez confiance pour travailler sans moi, surtout lorsque j’avais autre chose à faire…



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Dim 9 Déc 2018 - 17:31

Ain't no rest for the wicked.

Sazuka sourit à Chiaki. Apparemment, l’honnêteté presque candide de la chirurgienne plaît à sa supérieure. Très rapidement, la brune compare la Genin à d’autres personnes, qui s’obstinent à énoncer des vérités qui n’en sont pas et, fatalement, se braquent quand elles sont corrigées. Selon la Sentetsu, la plupart des gens qui s’avancent ainsi et se vexent après-coup souffrent d’un profond manque de confiance en eux. Ils tentent de montrer leur valeur par de grandes connaissances et explosent quand elles sont contredites. Il n’y a pas de mal à ne pas savoir, pourtant. Elle ne les comprend pas. Apprendre, pour elle, est une des choses les plus intéressantes de la vie ; c’est pour ça que la médecine est un domaine qui lui plaît tant. Chaque rencontre, chaque personne, chaque corps, chaque chose qu’elle croise tous les jours est différente. Il y a toujours quelque chose de nouveau, d’inédit. Il faut se laisser porter par les choses qu’on apprend et désirer d’en apprendre toujours, toujours plus. Un sourire étire ses lèvres tandis qu’elle hausse doucement les épaules. C’est triste pour eux, voilà.

Les règles des expériences interdites finissent alors par apparaître. Des expériences qui doivent respecter l’éthique et la morale. Bien, au moins Chiaki n’évolue pas dans un domaine trop inconnu à ce niveau. La chirurgie est peut-être le domaine le moins éthique ou moral de ces années. Après tout, ne sont-ils pas des bouchers ? Ils torturent des corps, selon certains. Alors qu’ils les réparent, quelle tristesse. Les expériences humaines sont toujours soumises à bien des contraintes, c’est normal. De là à voir en eux des bourreaux ? Pas top, pas top. Chiaki hoche la tête.
« D’accord, pas d’expérience sur les vies humaines. Pas de surprise ici, mais merci pour les informations. »
C’est une base solide et claire. Chiaki va donc pouvoir utiliser ses connaissances pour développer de nouveaux médicaments. Être son propre cobaye ? Qui sait. Oh, non. Quand même. Ce serait étrange, après tout. Néanmoins, il y a ce nouvel horizon qui s’offre à elle : utiliser ses connaissances pour faire plus que de la chirurgie. Aller au-delà. Montrer ses compétences, les utiliser et en faire de belles choses. C’est un beau point de départ. Dernière question de la part de la brune, qui ramène la chirurgienne sur terre. Des questions ? Hum … Chiaki secoue la tête et prend bonne note de ce qu’elle lui dit pour finir.
« Non, ne vous en faîtes pas ! Je vais juste avoir besoin de prendre mes marques, au début. Mais Ayatseru saura m’aider, je pense ! »
La Genin sourit de toutes ses dents à Sazuka. Elle l’a déjà retenue assez longtemps, techniquement. Autant la laisser partir, maintenant. Surtout si c’est ce qu’elle attend. Chiaki avance dans la pièce et se rapproche de son bureau. Qu’est-ce qu’elle va pouvoir mettre ici ? Ses livres de médecine, peut-être ? Et ceux de chimie … Oh, oui. Il y a plein de choses possibles à mettre ici, vraiment plein de choses.
« Je ne veux pas vous retenir plus longtemps, docteur Ikeda ! Je pourrai me débrouiller à partir de là. »
Chiaki s’imagine déjà tout ce qu’il y aura dans cette pièce, ce qu’elle y fera … Et bon dieu, elle en rêve déjà.
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Mar 11 Déc 2018 - 18:28



-Bien. Dis-je à la Sentetsu en approchant la porte. S’il y a… le moindre problème, disons, d’ordre « humain », n’hésites pas à venir m’en parler. Ajoutais-je avec un léger sourire en empoignant la cliche de la porte. Et avant de sortir, je précisai une chose des plus importantes : Oh, concernant ton bureau, tu pourras formuler une demande de matériel auprès d’Ayatseru ; elle fera le nécessaire pour te le fournir. Finis-je en jetant un bref regard à la pièce vide et à la jeune femme. Les personnes aptes à rejoindre cette unité n’étaient pas… légion.

Maintenant, j’espérais seulement qu’elle parvienne à s’intégrer et fait fi des humeurs de chacune des personnes qui travaillaient ici. Personnellement je me fichais pas mal des états d’âme des uns et des autres ; tout ce qui comptait étant leur travail, mais j’avais compris avec le temps que certaines personnes étaient plus « sensibles » que d’autres… Bref, je ne m’attardai pas plus longtemps et laissai la jeune chirurgienne seule avec ses pensées ; certaine qu’elles devaient accaparer son esprit. Sur le chemin menant à la sortie, au bout du long couloir blanc, je croisais le Metaru. Je le saluai et, profitant de l’occasion lui demandai : Les oreillettes seront-elles prêtes pour le départ ?
-Je crains que non Madame la Directrice, nous rencontrons quelques problèmes avec le bois. Rien de grave, mais cela nous retardera.
-Bien… Nous ne sommes pas tenus par le temps, mais le plus tôt sera le mieux. Bonne journée Kenshin. Dis-je en m’éloignant.

Quelques jours plus tard, à l’institut, comme souvent pour une directrice… d’institut ; je me trouvais dans le labo de recherche médicale aux côtés de mon équipe. Nous travaillions sur un nouvel antidote en collaboration avec le labo voisin, spécialisé dans les poisons et autres « phénomènes » biologiques. L’heure était avancée, fin de journée, début de soirée et l’heure pour chacun de rentrer chez soi –ou pas, au choix- était arrivé. « Mon » labo se vida rapidement jusqu’à ce que je me retrouve seule avec Chiaki. Aucune inquiétude sur le plan physique, je ne mélangeais pas travail et loisir. Non, j’avais une autre idée en tête afin de tester… les connaissances de la jeune femme.

Je sortis d’une des poches de ma blouse un flacon contenant une substance translucide sans aucune inscription à sa surface, une fiole qui attendait dans cette poche depuis le début de la journée, alors, maintenant que nous étions « seules » ; dans ce labo tout au moins…

-Chiaki ? Tien. Lui dis-je en lui tendant la fiole. Je veux que tu analyses ça, et que tu me dises ce qu’il contient, afin d’en déterminer les effets. Un ordre évidemment camouflé en demande sympathique, manipulation que j’avais apprise à force de côtoyer certaines personnes… J’avais envie de savoir ce dont était capable cette femme que j’avais recrutée au pied levé. Déception ou satisfaction, voilà à quoi je m’exposais.

Evidemment je n’allais pas lui dévoiler ce que c’était, une chirurgienne, même apprentie, devait être capable de réaliser ce genre d’exercice ; et pour ce faire elle avait à sa disposition tout l’équipe de l’institut, microscope et autres appareils perfectionnés !

Spoiler:
 


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Aujourd'hui à 3:07

Ain't no rest for the wicked.

Le bureau ! La liberté, la vraie vie, tout ça. Le travail à l’institut. Chiaki hoche la tête à tout ce que lui dit Sazuka, distraite. Tout est presque prêt, tout est très bien. Ça va être génial, elle s’y voit déjà. Mais d’abord, sa première tâche va être de faire sa liste à Ayatseru. Des tas de choses qui vont venir s’ajouter à cette petite pièce et la rendre plus … Chiaki. Oh oui ! Et elle a déjà bien trop d’idées.

Le temps passe, le bureau est beau, le labo est bien. Chiaki travaille dur à l’institut. Déjà, il faut gagner sa place. Prouver sa légitimité aux autres. Agir de façon à ce que les gens lui fassent confiance, se rendent compte qu’elle n’est pas chirurgienne ni ici juste parce que ses parents sont médecins. Alors, évidemment, ils savent que leur boss ne recrute pas n’importe qui, n’importe comment, mais quand même. La brune met un point d’honneur à montrer qu’elle travaille très dur, qu’elle a des qualités et qu’elle peut être un atout de taille dans cette équipe. C’est pourquoi, quand le laboratoire commence à se vider, la chirurgienne reste pour finir ce qu’elle avait entrepris. Cet antidote lui prend beaucoup de temps, mais suscite un très très grand intérêt chez elle. Toutes les informations données, toutes les nouveautés, tout ce qui se passe dans cette pièce la mettent constamment en alerte et font griller son cerveau.

Néanmoins, quand tout le monde part et qu’il ne reste plus que Sazuka et elle, Chiaki se sent … libérée ? Moins de gens, moins de pression. Ça va mieux. Ça allait bien, hein, mais ça va mieux. Et là. La tâche revient ! Le travail ne s’arrête jamais. La chirurgienne se tourne et fixe Sazuka avec un très grand intérêt. Une fiole avec un liquide translucide, aucune indication. Elle hoche la tête et se saisit du contenant. C’est intéressant, ça.
« D’accord, je m’en occupe. »
Chiaki regarde à droite, à gauche. Tous les outils sont à sa disposition pour faire un très bon travail. Savoir ce qui se trouve dans cette fiole prendra peut-être un peu de temps, mais bon. La chirurgienne réfléchit un instant. Comment faire quand on est face à une anomalie, une fois en chirurgie ? Quand on n’est pas certain de ce qu’on doit faire ? Chiaki se met dans la même ambiance, réfléchit.

Elle prend un peu du flacon et le dépose sur une lame, qu’elle met au microscope. Le mélange lui apparaît comme étrange. Il y a au minimum trois composants là-dedans. Lesquels ? Chiaki recule du microscope et penche la tête, interrogative. Elle se lève doucement et va chercher son gros livre où tous les composants sont répertoriés. Intriguée, la scientifique commence à parcourir un peu à l’aveugle les différents noms qui lui apparaissent. Elle hésite.

Chiaki finit par se lever et emmener la petite fiole, avant de la disposer dans trois béchers différents, auxquels elle ajoute différents produits, qui vont révéler la composition du liquide. Quelques instants passent et l’un des composants auxquels la chirurgienne pensait se confirme. Un sourire satisfait étire ses lèvres. C’est un bon départ.

La brune revient jusqu’au microscope, prend un papier et note dessus « opiacés ». Elle repart aussitôt en direction de ses béchers. Le deuxième lui apparaît plus clairement, plus précisément. C’est une substance qu’on voit énormément en chirurgie. La scopolamine. Un sédatif. Mais alors, le reste ? Qu’est-ce que c’est ? Chiaki hésite. Elle réfléchit. Qu’est-ce qu’il peut manquer à cette substance ? Bon, déjà, que fait-on avec des opiacés et de la scopolamine ?
« J’ai deux composants. Je pense qu’il y en a trois. J’attends encore de voir lequel est le dernier. J’hésite beaucoup. »
Elle regarde Sazuka avec un sourire.
« Des opiacés et de la scopolamine. La scopolamine est un sédatif, qui va permettre de réduire l’anxiété de la personne qui en consomme. Mais ce n’est pas le plus important ! De ce que j’ai vu dans les livres ou pu entendre pendant mon apprentissage, on a déjà tenté d’utiliser cette substance comme un sérum de vérité. En ajoutant à cette substance les opiacés, on doit avoir un patient qui se trouve dans un état second, un « good trip » tellement puissant qu’il doit … »
Chiaki pose son index sur son menton. Elle réfléchit.
« J’imagine que cet effet permet de soutirer des vérités. »
Quelque chose la gêne, cependant.
« Néanmoins, je n’arrive pas à trouver la dernière substance – si c’est bien la dernière – qui compose cette fiole. Donc j’ai une partie du puzzle, mais pas sa totalité. »
Elle croise les bras.
« Je ne veux pas de réponse précise de votre part, cela dit. J’aimerais juste savoir si je me trouve sur la bonne voie. »
Un sourire simple étire ses lèvres. Cordial. Doux. Cette femme est son supérieur, mais aussi une personne que Chiaki tend à admirer. Elle est vraiment très intéressante.
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Ain't no rest for the wicked. [Sazuka]

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