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Entre pansements et petites histoires. [Anzu]


Lun 12 Nov 2018 - 16:20

Entre pansements et petites histoires.

Une belle journée, avec de magnifiques rayons de soleil. Pour une journée d’hiver, c’est un miracle. Le soleil parvient à percer les nuages et imposer sa volonté. Le souci, c’est de ne pas pouvoir en profiter. Pourquoi ne pas pouvoir en profiter ? Enfin, en réalité, si, Chiaki peut en profiter, mais … Derrière les grandes vitres de l’hôpital. D’un coup, ça fait moins envie, n’est-ce pas ? La dure vie d’interne. Qu’elle soit en chirurgie ou ailleurs, Chiaki aurait dû rester là de toute façon. Au moins, elle ne se trouve pas au bloc, aujourd’hui. Après une bonne semaine à y courir, à assister à de nombreuses opérations, la brune avoue qu’un peu de repos ne lui fait pas de mal. Aujourd’hui, c’est sutures, compresses et autres petites choses amusantes de la vie de soignant. Alors, hop, elle a enfilé sa blouse et a commencé à déambuler dans l’hôpital.

La voici désormais aux urgences. Un grand nombre de personnes malades défilent. Elles ont chacun une petite affection différente. Certains ont mal au ventre et envie de vomir, d’autres terriblement mal à la tête et des courbatures. Parfois, certains ont pire encore, comme une petite écharde coincée dans le doigt, ou … Oh, des choses drôles comme la patiente, là, qui vient d’expliquer en devenant rouge pivoine qu’elle n’arrive pas à aller à la selle. Bref, des tas de joyeusetés auxquelles n’importe quel médecin s’habitue petit à petit. Chiaki ne bronche même plus, à force. Elle appelle les patients, leur explique la marche à suivre, remplit le dossier. Et ça continue comme ça jusqu’à ce qu’on l’appelle au bloc. Bref, l’amusement est total.

Vivement la pause bouffe.

Chiaki repose le dernier dossier qui lui a été confié et balaie la salle des yeux. La prochaine patiente se nomme Sendai Anzu. Elle est présente pour un renouvellement de pansements, pour diverses blessures. Ça, c’est un patient intéressant. Quelque chose qui sort clairement de l’ordinaire. Ah, bah voilà ! La brune s’avance dans la salle d’attente, armée de son dossier.
« Sendai Anzu. »
Une jolie violette tranche un peu avec le reste de la population. Vu sa posture, elle n’est pas à l’aise du tout. Différemment de ce que Chiaki voit habituellement. Le mal est grand. Profond. Bien. Il va falloir être plus douce avec celle-ci que les autres. La brune s’approche lentement, un doux sourire aux lèvres.
« Je peux vous aider à marcher, si besoin. »
Chiaki tend doucement la main, délicate. Une vraie patiente. Qui ne vient pas juste parce que ses yeux pleurent quand elle se sent pas bien. Ou une autre qui a envie de vomir parce qu’elle a mangé des sushis pas frais. Celle-ci a l’air vraiment malade, vraiment mal en point. Mais que s’est-il passé ?
« Nous allons dans la salle 11, puis vous me raconterez ce qui vous est arrivé, d’accord ? »
Toujours le sourire doux et avenant. Une patiente intéressante. Sendai Anzu. Cette journée au soleil n’est peut-être pas passée dehors, mais elle est intéressante quand même.

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Mar 13 Nov 2018 - 19:47
Cela fait moins d'une semaine qu'elle a sur elle l'empreinte d'une dure vengeance de Yahiko, une vengeance peut mérité, venant de nulle part, et qui a failli tuer Anzu sur le coup. Si quelqu'un ne l'avait pas vu ce jour-ci ... elle serait morte, elle serait probablement six pieds sous terre et son "cousin" se délectera de sa mort comme un vautour. Elle est ici, dans cet hôpital qu'elle visite plusieurs fois depuis, elle devait changer régulièrement ses bandages et ses visites sont quotidiennes pour que les médecins l'inspecte. Elle est encore ici, assise le plus confortablement possible pour elle, ses côtés lui font mal, ses hanches lui font mal, son ventre lui fait mal, elle pouvait encore senti cette douleur qui la dévore intérieurement comme si Yahiko lui a injecté un puissant venin, un venin qui la rend furieuse, qui stimule la haine d'Anzu. Elle qui a tant fait d'effort pour s'ouvrir au monde, voilà le remerciement du Sendai. Elle lui a montré les bases du clan Sendai, elle a accepté de venir à son rendez-vous avec Kenshin, elle a accepté de venir le voir dernièrement pour lui parler du ressenti de cette mission. Tout ça, pour qu'il tente de l'assassiner, lui, l'homme qui voulait la paix dans le monde, voulait la tuer. Elle est un obstacle sur sa route, elle ignore pourquoi, mais Anzu craint le pire : Yahiko veut sa mort, elle est certaine, mais s'il approche, c'est sur lui que s'abattra la profonde haine que couve Anzu comme un oiseau couve son œuf. Oiseau ou tout autre animal ovipare.

Elle est tirée de sa réflexion par la femme qui vient s'occuper d'elle, elle entend son nom retentir dans son oreille et elle lève la tête. Chaque visite c'est un médecin différent qu'elle rencontre, et ce coup-ci, c'est une jeune femme aux cheveux noirs qui vient s'occuper de ses bandages aujourd'hui. Devant combien de personnes elle doit se déshabiller à moitié pour qu'on observe les évolution de sa blessure et qu'on change ses bandages, combien de personnes elle doit répéter que c'est le fruit d'un entraînement qui s'est mal passé ? Enfin, ce n'est pas un entraînement, c'est une tentative d'assassinat. Elle est persuadée que c'est ça ... mais elle n'a pas de preuves ... elle en aura, s'il le faut, elle lui arrachera la langue pour l'obtenir.

- C'est gentil de votre part, mais je peux encore marcher. Ce sera juste pour me lever et m'asseoir que j'aurais probablement besoin de votre aide.

Elle sourit, puis, elle se lêve de sa chaise péniblement, grimaçant à chaque fois à cause de cette fichue douleur. Elle respire un bon coup, c'est une shinobi, il lui faut plus que ce venin pour la faire flancher, elle peut tenir encore ... mais c'est vrai qu'à la longue, cela commence à être lourd de devoir porter ce fichu boulet accroché à son ventre. Une fois sur ses deux jambes, elle suit la jeune femme, salle différente, mais même façon de le préciser. Encore une fois, elle va devoir dire pourquoi elle est blessée.

- D'accord.

Elle est donc dans cette fameuse salle, elle attendait les instructions de la jeune femme avant de lui dire ce qui se passe, même si la Sendai est un peu ailleurs avec toute cette réflexion sur son soi-disant membre de la famille.

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Jeu 15 Nov 2018 - 0:55

Entre pansements et petites histoires.

Seulement pour s’asseoir et se lever, très bien. La petite violette est très mal en point. Pourtant, sur le dossier, il est indiqué que ses blessures remonte à quelques jours déjà. Normalement elle devrait se remettre un peu mieux. Comment se fait-il qu’elle n’ait rien pour soulager ses douleurs ? Chiaki entre avec elle dans la salle et ferme la porte. Ses yeux parcourent le dossier avec une grande attention. Les médecins qui l’ont soignée précédemment l’ont maintenue sous médication pendant son séjour à l’hôpital, pour être certains que tout irait bien, mais n’ont pas jugé bon de lui donner davantage de pilules une fois son retour chez elle. Bon. Chiaki soupire, puis passe une main délicate dans le dos de la jeune Sendai. Elle se remet face à la violette pour ne pas la brusquer, un grand sourire aux lèvres.
« Bien, je sais que ce que je vais te demander est très embarrassant, mais je n’ai pas le choix. Pour te procurer les meilleurs soins possibles, j’ai besoin que tu sois en sous-vêtements. »
L’apprentie chirurgienne lui laisse le temps de s’acclimater à tout cela, puis décide de détendre l’atmosphère. Cette petite demoiselle doit être baladée partout, tout le temps, à voir plein de médecins différents qui lui demandent toujours la même chose et pourtant ne lui donnent pas la joie et le délice de ne plus souffrir. Ils la voient tous, la font défiler comme tous les autres et c’est tout. Changer des bandages, c’est bien beau, mais vu la violence de la douleur … Enfin bon.
« Comme cette situation doit vraiment te peser à force, je te propose de t’aider un peu en te parlant de moi. Tu auras moins l’impression d’être traitée et vue par une parfaite inconnue. »
Sourire avenant, tout doux. Chiaki range le médecin trop sérieux et décide de briser la glace, doucement, tranquillement. La brune se tourne vers les armoires et récupère le matériel dont elle aura besoin pour traiter Anzu. Dans le même temps, elle lance une première perche vers elle.
« Je suis le docteur Sentetsu Chiaki. Je ne suis pas à proprement parler un médecin, ni même une infirmière. Je suis ce qu’on appelle une ‘interne’ en chirurgie. »
Chiaki exhale un petit rire amusé.
« Chaque fois que je le dis, je suis aussi fière que j’ai l’impression d’être ridicule. Mais voilà, comme je suis une petite jeune, je dois faire un peu de tout dans l’hôpital. Certains disent que c’est le ‘sale boulot’, mais … ça nous permet de découvrir un peu comment tout se passe tout autour de nous. En-dehors de notre bloc, avec tous nos outils et nos masques … »
Petit haussement d’épaules. Son bazar maintenant prêt, Chiaki revient vers la violette, souriante. Elle est bien préparée pour la soigner et a prévu quelques pilules qui lui permettront de faire passer la douleur, au moins temporairement.
« Ca me permet de rencontrer des filles comme toi, qui ont ce genre de blessures un peu étranges et bien trop grosses pour leurs petits corps. »
Chiaki pose un regard avenant sur la violette. Un entraînement, hein ? Un entraînement ne finit jamais comme ça. En théorie.
« Bien, dis-moi quand tu seras prête, je t’aiderai à t’installer puis je commencerai à regarder tout ça. Tu me raconteras ton histoire et, à la fin de tout ça, je te donnerai des pilules pour ne pas que tu souffres trop quand tu n’es pas ici. »
Elle penche la tête.
« Tout ira bien. »
Parce que tout ira bien, oui. Toujours.

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Ven 16 Nov 2018 - 17:45
Anzu se retrouve donc dans son cabinet, et la première demande est la même à chaque fois, toujours avec ce petit "ce que je vais demander est très embarrassant". L'avantage est qu'elle n'est tombée que sur des femmes, donc ce n'était pas devant des hommes qu'elle allait devoir se mettre en sous-vêtements, mais c'est vrai qu'à chaque fois, elle est très gênée de devoir s'afficher avec uniquement sur elle un soutif et une culotte. Mais c'est pour son bien, donc elle accepte, et puis, ces médecins n'ont pas le choix, elle doit pouvoir leur montrer ses blessures pour qu'ils puissent l’ausculter. Elle commence donc par retirer ses gants, les joues rougis par ce qu'elle doit faire une nouvelle fois, puis commence à déboutonner sa veste alors que la médecin se présente, elle voulait qu'Anzu soit plus tranquile en se faisant aider par une personne moins inconnue, c'est vrai que les autres médecins se présentent à peine avant de faire leur boulot. Une bonne initiative en soit qui fait sourire Anzu malgré son embarras alors qu'elle retire sa veste, puis sa cravate d'un mouvement de mains.

- Enchanté docteur Sentetsu Chiaki.

Elle se sentait déjà un peu mieux, elle pensait à autre chose que cet enfoiré de Yahiko qui vient à chaque fois lui bousculer ses émotions, cette brave jeune fille qui prend un plaisir fou à soigner les gens malgré sa place assez basse dans la hiérarchie de l’hôpital l'aide à oublier tout ça. Du moins, pendant un moment, moment assez long pour que la Sendai retire ses bas en ne gardant que sa culotte noire.

- Vous avez l'air de vous amuser en tout cas malgré votre boulot.

Brave, brave jeune fille qui n'a d'ailleurs pas la notion de taille et de corpulence de la violette. En retirant finalement son ample T-Shirt, elle exhibe non seulement son épaisse poitrine camouflé par un bout de tissus et sa blessure enveloppée dans des bandages recouvrant tout son ventre, mais aussi une carrure très carrée. Elle est musclé Anzu sans pour autant perdre sa féminité hélas. C'est maintenant qu'elle est embarrassée, qu'elle doit montrer ces deux énormes masses gélatineuses qui ont poussé elle ne sait pourquoi pendant les trois mois qui ont suivi l'histoire de Tetsu no Kuni.

- Je ... je suis prête ...

Quel embarras, et dire que ça fais déjà plusieurs fois qu'elle est comme ça, qu'elle est à moitié nue face à une personne qu'elle connait à peine ... et elle n'est pas habituée. Ceci dit, encore heureux qu'elle n'est pas habituée ... Enfin, Chiaki l'aide à s'installer sur le brancard, assise, lâchant des grognements de douleurs en se mettant dans cette position.

- C'est un entraînement qui a mal tourné ... c'est tout.

Elle ne voulait pas en dire plus, pas tant qu'elle n'a pas de preuves assez clairs et tangible pour l'inculper de quelque chose ...

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Lun 19 Nov 2018 - 17:09

Entre pansements et petites histoires.

La violette est … amusée par l’histoire de Chiaki ? Quelque chose comme ça. C’est assez étrange, en réalité, mais très drôle. Une apprentie chirurgienne, au beau milieu de tout ça, qui décide de mettre sa patiente à l’aise et qui, concrètement, est plus un clown qu’un médecin. M’enfin, Anzu a l’air d’être plus à l’aise. Gênée, très probablement, mais moins qu’avec un autre médecin. Chiaki tente de son mieux de l’aider à ne pas se sentir trop mal, surtout vu son état originel. L’enfoncer dans un mutisme gênant, passer une visite entière à regarder au loin, à se toucher à peine, merci mais non.
« Oui, on s’amuse plutôt bien quand on le prend comme ça ! »
Chiaki rit doucement et retourne vers Anzu. Elle l’aide à grimper sur le lit d’hôpital. La patiente grimace, geint et ne peut retenir toutes les marques de douleur qui suivent. Installée ainsi, Chiaki a un œil sur le carnage. Les bandages sont tout autour de son ventre, donc cela montre l’étendue des blessures. Anzu a beau dire qu’il ne s’agit que d’un entraînement qui a mal tourné, cette brutalité et ces stigmates sur son corps ne mentent pas : il y a eu autre chose derrière cette attaque. La brune s’approche et débute son travail. Il faut enlever petit à petit les bandages, lentement pour ne pas la blesser.

Quand le tissu se défait, la peau pleine d’ecchymoses se dévoile. Une peau couverte de taches qui ont jauni, petit à petit. Bon, même si la douleur est une donnée plus que visible, les bleus commencent à disparaître, donc cela va dans le bon sens. Un sourire étire les lèvres de l’apprentie chirurgienne.
« Bon. Déjà, une bonne nouvelle. » Elle montre les marques sans les toucher. « La couleur de tes hématomes montre que tu récupères plutôt bien. » Ses prunelles émeraudes remontent et se mêlent aux iris d’Anzu. « Comme tu peux le voir, ils sont devenus un peu jaunes marrons, une couleur pas très jolie pour le commun des mortels, mais pour nous c’est extrêmement encourageant, parce que ça veut dire que ça s’en va. »
Son examen continue. Chiaki regarde les os, qui vont plutôt bien, donc ils se sont remis, mais il reste de nombreuses égratignures un peu partout. L’avantage, c’est qu’elle arrive longtemps après la tempête, les blessures sont presque complètement réparées. Il faudra encore quelques temps avant que les blessures ne s’en aillent, c’est certain, mais Anzu a traversé le plus gros et y a survécu. Maintenant, ce n’est plus qu’une question de temps. Chiaki recule doucement et regarde le tableau. Des égratignures qui se referment. Des ecchymoses qui disparaissent. Bien. Que faire de tout ça. Elle se retourne, pour ne pas donner l’impression à Anzu de la dévisager. La brune hoche la tête, ce qui secoue sa crinière. La réflexion faite, elle se retourne et fait face à sa patiente.
« Vu l’état encourageant de tes blessures, je ne vais pas te remettre de bandage complet. Tu vas pouvoir t’en sortir sans. »
Chiaki sourit gentiment à la jolie Anzu. C’est une demoiselle adorable, laminée par une personne inconnue, qui l’a laissée pour morte au beau milieu de nulle part. La voilà face à l’apprentie chirurgienne, qui doit désormais travailler pour aider à sa réparation et la remettre sur pied. Quel bazar. Mais ce n’est pas plus mal ! Chiaki apprend à connaître une personne qui a plus ou moins son âge, puis elle travaille et découvre de nouvelles choses. Aucun inconvénient, aucun. Chiaki retourne vers ses armoires et récupère un tube de pommade pour les ecchymoses.
« Je vais te demander de t’allonger, Anzu. Je vais d’abord regarder les blessures, m’occuper de les désinfecter si besoin, puis je mettrai des pansements dessus. »
La brune brandit le tube qu’elle tient plus haut, le pose à côté du brancard, à côté des désinfectants et autres outils médicaux.
« Ensuite, la pommade que je vais t’appliquer va être très froide sur le coup, puis ça te chauffera. Une fois que les sensations seront passées, tu ne sentiras presque plus la douleur. »
Chiaki s’approche de la violette. Elle pousse le tabouret car, autant être honnête, si la brune s’installe dessus elle sera bien trop petite pour s’occuper d’Anzu.
« Je sais que c’est gênant, comme tout le reste, mais tout ira bien. Et ce sera sûrement la dernière fois que quelqu’un te touchera ainsi. »
L’apprentie chirurgienne se saisit de compresses et de sparadrap, puis regarde plus attentivement les blessures. Il n’y a pas de blessure ouverte, mais certaines, si elles ne sont pas recouvertes d’une croûte, sont toujours plutôt vives. Chiaki décide de ne pas recouvrir celles qui ne menacent pas de s’ouvrir et met des pansements sur les autres. Anzu ressemble désormais à un joli patchwork. Les blessures, c’est parfois amusant à regarder, quand on devient une sorte de momie.
« Voilà pour ça ! »
Chiaki dépose ses outils et regarde les ecchymoses d’Anzu.
« Je me demande qui t’a causé de telles blessures, cela dit. » La brune réfléchit un instant. « Oh, d’ailleurs. Tu peux tout me dire. Ici, à l’hôpital, nous devons respecter ce que l’on appelle le ‘secret médical’. C’est-à-dire que nous n’avons pas le droit de répéter tout ce que vous nous confiez. Donc, même si ton histoire est atroce, je ne pourrais rien dire à qui que ce soit, ce sera entre toi et moi. »
Elle lui sourit gentiment.
« Je ne peux pas te forcer à me parler, bien entendu. Mais je voulais que tu saches que tu peux le faire, tu ne risques rien. Et la personne qui t’a fait ça non plus, en réalité. » Chiaki dépose ses mains sur ses hanches. « Tu as des questions avant que je commence avec la pommade ? »
Aller vers l’autre, toujours aller vers l’autre. Surtout dans ce genre de situations.
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Mer 21 Nov 2018 - 3:40
Les examens commencent, la docteur l'aide à se mettre confortablement en position pour qu'elle puisse jeter un oeil sur le carnage. Elle retire doucement les bandages qui sont presque devenus une seconde peau pour la Sendai, elle ne les a que depuis quelques jours, mais ils sont si serrés, si proches de sa peau, si lisses que la violette a fini par les assimiler. C'était un peu comme si elle retirait les croûtes que son corps aurait créé suite à une petite blessures qui est ouverte sur une plus ou moins petites parties de la peau. C'était douloureux, les bandages collés à ses nombreuses bleus les réveillaient pour lui prévenir qu'ils sont bien là. Mais elle avoue avoir moins mal que la première fois, sans doute la plus douloureuse des fois. Heureusement que, pour préserver un peu son corps, elle ne se trimbale pas avec son Kanabo, elle aurait fini par écrabouiller plus d'un docteur suite à ses douleurs. Enfin, Anzu arrive quand même à se contrôler, ce n'est pas une personne plutôt sensible à la douleur, après tout, elle est shinobi. Et puis ... elle avoue qu'une claque venant de sa Senseï est bien plus douloureux que ce qu'elle vit actuellement ...

Enfin, les nouvelles sont bonnes au moins : elle guérit bel et bien. La docteur lui affirme qu'elle récupère bien vu la couleur de ses ecchymoses. C'est vrai que leur état sont très ... rebutants, une couleur jaunâtre pas très glamour. Mais c'est une preuve qu'elle est presque en bonne santé, tant mieux, elle va pouvoir se rendre utile au village une nouvelle fois, pouvoir reprendre son entraînement, et surtout, pouvoir avoir l'esprit libre quand à une probable attaque de ce fichu Yahiko qui doit bien l'attendre dans un coin de Kumo pour la poignarder. Elle continue l'examen de ses blessures, passant aux os, c'était encourageant, elle aura le droit à moins de bandages, tant mieux, elle ressemblera moins à une momie.

- Et quand est-ce que je pourrais retourner en mission ?

C'était une bonne question ça, les docteurs se contentent toujours d'être très vague, "d'ici quelques jours", "dans très peu de temps", "quand ce sera mieux" ... jamais ils ne sont précis, pourtant, c'est leur boulot, ils savent comment les blessures guérissent et si certes ils ne peuvent rien savoir dès leur première rencontre, les prochaines ils savent très bien comment récupère leur patient, alors pourquoi ne pas donner des données précises. Enfin, la demoiselle veut savoir qui a fait ces blessures, elle peut le dire ... si elle ignore les raisons de pourquoi Yahiko s'est mis à tenter de la tuer, elle sait que ça vient bien de lui.

- Je peux dire son nom, c'est Sendai Yahiko, un "cousin", mais je ne suis pas sûre que ça te sauras utile ... et puis, j'ignore qu'est-ce qui l'a poussé à faire ça. Je ne veux pas me mettre à dire des choses sur lui qui se révèlent fausses.

Même si ... elle sait qu'il la haïssait sur le coup, il l'a senti, cette haine ... cette violence ... cette colère grondante qui l'a guidé dans son coup. Ce n'était pas un coup pour la faire chuter ou un coup surprise pour continuer le combat en prétendant être tombé par terre. En y repensant, ses bras se positionne au-dessus de son ventre, le recouvrant d'ombre comme pour le préserver de quelque chose de néfaste. Yahiko n'est plus l'ami qu'elle pensait avoir depuis le début ... c'est un traître, un monstre, un imbécile qui pense ramener la paix dans le monde par des moyens qui auront sur le long terme l'effet inverse. Enfin, elle ne peut pas encore savoir ce qui l'a poussé à faire ça, elle ignore ce qui l'a poussé à rompre aussi brutalement son amitié comme il a rompu ses os.

- Non, j'en ai aucune.

C'est bon, c'est l'heure de la pommade, elle lui sourit en oubliant temporairement tout ça pour éviter qu'elle sente toute sa colère inutile se déverser pour rien ... comme cette andouille de Yahiko.

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Sam 24 Nov 2018 - 19:01

Entre pansements et petites histoires.

Il y a une question, en médecine, qui revient très souvent. Les docteurs s’occupent de tous les patients, peu importe leur rôle dans le village, peu importe leur occupation. Mais, quand ils s’occupent de ninjas blessés ou malades, les médecins entendent toujours la même question : « Quand pourrai-je retourner en mission ? ». Ils n’ont que ça à la bouche, ils n’attendent que ça. Les ninjas vivent pour les missions, vivent pour ce grand rôle qu’ils ont dans la société. Un sourire s’affiche sur les lèvres de Chiaki, qui ne peut s’empêcher de pouffer. Anzu n’échappe pas à cette grande loi qu’est celle des shinobis : elle veut, elle aussi, savoir quand elle pourra retourner en mission. À croire qu’ils ont tous une part similaire, au fond. Pour bien se faire comprendre, la brune montre à sa patiente ses blessures, du bout des doigts.
« Concrètement, je peux te dire de retourner en mission dès maintenant. Tu seras plus molle et tu risques d’avoir mal, mais rien ne te l’interdit. Cela dit ! Et c’est important de s’en souvenir, si tu te blesses de nouveau, la convalescence sera encore plus longue. Ce que je te conseille, du coup, c’est de te remettre en mission quand tu n’auras plus aucun bleu. Quand tu ne verras plus les vilaines taches jaunes sur ton ventre, alors tu pourras repartir. » Elle montre la plus grosse blessure, cachée sous le pansement. « Quant à celle-ci, elle est impressionnante mais ne te causera pas le plus de problèmes. Faisons donc comme ça : Quand tu n’as plus aucun bleu, tu reviens me voir, on fait un bilan rapide et efficace, puis tu pourras retourner en mission, d’accord ? Cela devrait être rapide, maintenant. Ton corps a fait le plus gros du travail. »
Les ninjas, ahlala. Ces personnes qui ne veulent jamais s’arrêter, même quand leur vie en dépend. Même quand il faudrait qu’ils restent calmes et ne forcent pas trop. Mais peu importe, elle s’est tenue jusque-là. Pour le reste, ça devrait aller.

Chiaki prend bonne note de ce que lui dit Anzu. Sendai Yahiko. Il est la cause de toutes ces blessures. C’est intéressant. Cela dit, la violette a raison. Cette information ne sert à rien à Chiaki en tant que telle, seulement satisfaire sa curiosité. Elle ne peut rien faire à part prendre en note et avancer avec. Du coup, toutes les questions explosent dans sa tête : pourquoi ? Comment ? Qui est ce Yahiko ? Apparemment, ils sont cousins. Donc Anzu est aussi une Sendai ? Cela signifie qu’ils maîtrisent tous les deux le chakra pur, cette chose un peu étrange dont Chiaki a entendu parler plusieurs fois, mais qu’elle n’a jamais vue en réalité. Elle hoche la tête, enregistre. Cette situation est étrange, mais la brune ne peut rien en faire de toute façon. Confronter Sendai Yahiko ? À quoi bon ? Pour lui dire qu’il est vilain d’avoir brutalisé Anzu ? Sans aucune information supplémentaire ? Non, non. Pas logique. Pas intéressant. Peut-être qu’ils se croiseront et en parleront, mais, c’est tout. Et encore. En réalité ils n’en parleront pas. Secret médical oblige.

Chiaki décide de ne plus en parler et de s’atteler à la tâche. Il lui faut désormais masser les ecchymoses de la jolie Anzu, pour les aider à passer et calmer la douleur. Elle se saisit de la pommade et en met dans le creux de sa main.
« Ça va être froid au début, puis ça va chauffer. Mais ça fera du bien, promis. »
La petite brune s’approche de la violette et applique doucement la pommade. Elle lui laisse un temps d’adaptation, puis commence le massage. Lentement, doucement, en étalant bien le produit. Chiaki décide d’insister un peu plus sur les bleus, mais masse l’intégralité du ventre, pour ne pas laisser une chance à la douleur de revenir à peine Anzu sortie de la chambre. Le massage dure plusieurs minutes, l’apprentie chirurgienne est concentrée sur sa tâche. Une fois finie, elle se redresse.
« Tu ne bouges pas, un instant. Ça fait du bien ? »
Chiaki maintient les mains droites vers le ciel, comme avant une opération. Elle regarde Anzu en souriant, puis tourne les talons pour aller vers le lavabo, où elle fait couler l’eau pour nettoyer ses mains. Propre, libérée de toute cette pommade qui colle, Chiaki revient près d’Anzu.
« C’est bon, pour la pommade. Si tu veux, tu peux remettre tes vêtements. Je peux t’aider à te relever. Après, je te donnerai les médicaments dont tu auras besoin et nous pourrons parler d’autre chose, si tu as des questions. Même des questions sur moi, d’ailleurs. Je te répondrais. »
Il est vrai que la ninja n’en a pas beaucoup posé. À part, évidemment, si elle peut repartir en mission.
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Jeu 29 Nov 2018 - 17:26
Elle pouvait donc continuer les missions, mais elle ne sera pas en forme, logique. Si Anzu comprend bien, elle devait attendre que ses bleus finissent par partir avant de repartir pour de vrai en mission. Enfin, elle devait encore attendre du coup pour être sûre de ne pas tomber dans une convalescence plus longue. Cela la frustrait de ne pas pouvoir aider la population à cause de sa blessure au ventre. Mais bon, c'est le jeu, c'est ainsi que va la vie : Yahiko qui s'en est bien sorti grâce notamment à elle qui a aussitôt diminuer la puissance de sa technique et couverts ses blessures a maintenant presque une semaine pour planifier son prochain meurtre, une semaine, c'est assez pour se faire un alibi, pour bien se faire voir, pour qu'on dise "mais jamais il aurait fait ça". Anzu se demande si elle faisait partis de ses personnes, ses alibis, ceux qui pouvaient dire que Yahiko n'était pas une personne capable de tuer sans aucunes raisons ... finalement, elle est passée d'alibi à cible, reste à savoir pourquoi ce changement si soudain, ça n'a pas de sens ! Elle se creuse la tête, se demande pourquoi telle ou telle explication ne marche pas ...

Bref, ça lui donnait presque un mal de tête soudain de repenser à ça, cette histoire la rendait presque folle, elle veut savoir pourquoi il a agit comme ça. A-t-il paniquer ? Non, il était haineux, elle le savait, elle le sentait dans son poing. A-t-elle heurter une corde sensible ? Sur quoi ? Elle n'a rien dit qui pouvait le déstabiliser, elle est juste venue le voir pour le soigner et savoir pourquoi il n'a rien dit sur le fait qu'il ne pouvait pas encaisser une telle attaque. Anzu l'aurait fait ! Et Anzu se serait adapter ! Elle voulait savoir les efforts qu'il avait fait depuis tout ce temps ... et finalement, tout ce qu'elle a, c'est une épée de Damocles sur la tête qui menace de tomber à tout moment. Cette épée, c'est lui, c'est son "cousin", enfin ... elle voudrait bien arranger les choses, mais comment elle peut faire ça ? Et pourquoi se serait à elle de s'excuser ? Il a failli la tuer ! Enfin, la doctoresse vient lui dire que la pommade sur ses bleus sera froid, puis chaud par la suite, mais que ça fera passer la douleur. Bah, Anzu pouvait bien supporter deux secondes de douleurs pour un jour de bonne conscience.

- Bien, on verra ça.

Elle restait de marbre lorsqu'elle sentait le froid s'installer sur ses blessures, enfin, de marbre, pas comme il y avait trois mois. Elle était toujours souriante, toujours l'air gentillet, puis, lorsque la chaleur arrive, elle restait encore de marbre ... même si la chaleur stimulait ses muscles pectoraux. Résultat, Anzu se retrouvait avec une tablette de chocolat sur le ventre, de quoi mettre dans l'embarras n'importe quel homme vu les jolis détails qu'il y a dessus. Anzu ne sentait pas de douleur particulière mais ... elle était un peu embarrasser que son corps de contracte après que la chaleur s'installe sur son ventre.

- Eh bien ... je suppose ? C'est normal ça ?

Étonnante réaction, enfin, une chose est sûr : la douleur est nettement supportable maintenant. Elle se demande pourquoi il a fallu attendre si longtemps pour que quelqu'un lui mette cette pommade ? Sans doute justement à cause de cette stimulation qui lui aurait fait plus mal qu'autre chose, bah, maintenant, elle attendait quelques secondes, le temps que Chiaki se nettoie les mains, puis lui dis qu'elle peut s'habiller, avant de lui dire qu'elle va lui prescrire des médicaments.

- Est-ce qu'il y aura des effets secondaires ?

C'état une bonne question ça, elle est passé par différentes médications différentes, tous avec des effets non voulus plus ou moins chiants ... à croire qu'avec toute l'inventivité de Kumo, on n'est pas capable de faire des médicaments sans effets non voulus.

- Parce que les premiers médicaments m'ont empêcher de dormir le soir et les autres m'ont coupés l'appétit, et on m'a jamais prévenu.

Du coup, elle attrape sa chemise blanche, puis l'enfile, au moins pour cacher ces deux masses gélatineuses qui sont la source de plusieurs fantasmes masculins.

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Sam 1 Déc 2018 - 17:07

Entre pansements et petites histoires.

Anzu est très curieuse, perturbée par tout ce qui lui arrive. Dans une telle situation, la violette ressemble à une enfant. Les patientes de son âge qui posent autant de questions sont particulièrement rares. Cela fait sourire Chiaki. Son corps qui se crispe à cause du massage ? Les espèces de crampes et de fourmillements avec la pommade ? Eh bien, peut-être, peut-être pas ? La chirurgienne s’amuse de sa réaction. À vrai dire, Anzu réagit plutôt bien au traitement, quand d’autres se tordent à cause du chatouillement qu’ils peuvent ressentir. Pour une fois, la patiente est docile, voire même agréable. Chiaki sourit à la violette.
« Tous les corps répondent différemment, à vrai dire. Je pense que c’est parce que le tien réagit bien. C’est une bonne chose ! »
Oui, Anzu est une patiente idéale. Calme, patiente, gentille, qui pose des questions quelques fois, sans être trop sur le dos de la brune. Elle se laisse faire, fait confiance, écoute. Néanmoins, elle a des réserves. Réserves qu’elle exprime, d’ailleurs. Chiaki s’assoit tranquillement sur son tabouret pendant que la violette remet sa chemise. La situation pourrait être cocasse dans n’importe quel autre contexte. Après tout, une femme qui regarde une autre femme alors qu’elle est à moitié nue … ça peut porter à confusion. Pourtant, Chiaki voit souvent des personnes dévêtues, parfois complètement d’ailleurs. La vue des corps ne lui fait plus rien, ce sont les véhicules de ces patients, qu’il faut remettre en état de marche, voilà. Ils sont tous différents, ont tous des particularités. Par exemple, Anzu a un tatouage sur l’épaule gauche, qui dit « Sendai ». Mais toutes ces choses sont des petits traits associés aux patients, que Chiaki retient sans trop se poser de questions.

Quoi qu’il en soit, la brune arque un sourcil quand elle entend les différents effets secondaires vécus par la violette. Quels médicaments lui ont-ils donné ? Quel dosage ? Comment se fait-il que tout cela soit arrivé ? Chiaki pose son index sur sa joue et réfléchit un instant.
« Aucun d’entre eux ne t’a demandé si tu avais des allergies quelconques ? Tu te souviens des médicaments qu’ils t’ont donnés ? »
Probablement quelque chose de très fort, vu les blessures, mais tout de même. De là à la mettre dans cet état ? Chiaki ira probablement en parler avec Sazuka, cette situation est étrange et requiert une plus grande surveillance. Bon, évidemment, les médecins ne peuvent pas contrôler les effets de leurs prescriptions, mais tout de même. Il y a des choses à respecter, des questions à poser … Hum. Étrange, étrange.
« Ceux que je vais te donner là n’ont pas de composition trop forte, ils permettent simplement de calmer la douleur. Tes blessures étant presque totalement rétablies, tu n’as pas besoin de grand chose. Si tu veux, je peux aussi te donner la pommade que j’ai utilisée. Tu peux demander à ce qu’une infirmière vienne te l’appliquer, ou le faire toi-même si tu t’en sens capable. Je peux t’expliquer comment faire, même si je pense que tu as compris pendant que je m’en occupais tout à l’heure. C’est comme tu le sens, j’ai juste à l’ajouter sur ma petite ordonnance. »
Chiaki agite le papier avec un sourire. Les médecins et leurs connaissances … Certains peuvent être vus comme des pharmacies ambulantes, à vrai dire. Mais bon ! Parfois, il faut ce qu’il faut.
« Je te mets donc les médicaments et la pommade ? Ça ira ? »
Son sourire revient. Il faut vraiment ce qu’il faut, pour remettre tous ces êtres sur pieds.
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Mar 4 Déc 2018 - 3:11
Anzu observe la jeune chirurgienne, elle a l'air de s'amuser en la voyant ... se moquait-elle d'elle ? Elle ne pense pas, elle n'a pas entendu de rire, ni même vu de sourire masqué, elle a l’œil maintenant pour ce genre de chose. Enfin, au moins, elle ne s'est pas mise à fondre ou à crier comme une hystérique en voyant la musculature apparente de la Sendai, c'est déjà ça de pris. La violette a eu comme réponse que les gens n'ont pas la même réaction au niveau corporel au contact de ce traitement, mais que, d'après elle, cela signifiait qu'elle le prenait bien. Mouais ... la demoiselle hausse un sourcil en entendant ça, depuis quand avoir le corps qui se contracte malgré soit est une preuve que cela agit ? Bah, elle abandonne vite l'idée d'en savoir plus là-dessus, elle ne s'y connait pas plus que ça en médecine, donc elle prévoit de continuer de faire confiance à la chirurgienne. Bref, elle commençait à s'habiller, la première chose qu'elle met est sa chemise blanche, puis, alors que la chirurgienne pose une question, elle fait sa cravate avec une rapidité surprenante. Le temps qu'elle aligne deux mots et la voilà déjà prête, flottant sur le tissu qui est tendu par ses deux seins. On ne peut pas dire que sa veste soit aussi rapide à enfiler.

- J'ai encore les ordonnances dans ma poche ainsi que les derniers médicaments qu'on m'a proscrit, mais sinon, j'ai déjà eu des tests d'allergies, donc ça doit être dans mon dossier.

La Sendai n'est pas allergique à beaucoup de chose ... et par "pas allergique à beaucoup de chose" on entend pas allergique du tout. Elle écoute donc d'une oreille attentive la chirurgienne qui lui dit que ses médicaments n'ont pas d'effet actif très puissant, donc les risques d'effets secondaires sont peu probable. Elle lui demande si elle veut la pommade en plus, Anzu hausse les épaules alors que ses mains sont encore attelés à bien fermé sa veste. Et évidemment, avec des masses pareilles, c'est pas facile de réussir à tout fermer correctement sans que ça risque de faire éclater les boutons.

- Ça me va ... rah bon sang !

Et voilà, un bouton de casser, elle est bonne à raccommoder encore ce bouton ... elle se demande bien pourquoi elle veut toujours mettre cette veste ... sans doute parce que ça permet d'éviter qu'à chaque pas ces deux protubérances au niveau du torse s'agitent. Même avec un bon soutien-gorge ils bougent encore ! Enfin, elle retire donc sa veste pour la mettre en boule, mettant le bouton qui s'est détacher dans sa sacoche et enfile le reste de sa tenue.

- Bon, je vais vous laissez docteur du coup, vous avez d'autres patients à vous occupez de ce que j'ai vu. Bonne chance dans votre travail.

Evidemment, elle n'allait pas oublié de montrer ses anciennes ordonnances avant de prendre sa nouvelle et repartir, sauf si elle voulait la retenir un instant pour ajouter autre chose. Dans tous les cas, il reste une épreuve finale à faire : rentrer chez elle sans faire attention à tous ces dragueurs qui vont encore sortir des blagues beaufs pour la séduire. Elle se demande si un coup de massue ne suffirait pas à faire passer le message.

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Mer 5 Déc 2018 - 3:15

Entre pansements et petites histoires.

Anzu est une maîtresse des vêtements. Ou de la cravate. Chiaki suit ses mouvements de mains avec attention, sans saisir quel mouvement vient quand, avant ou après lequel. Mais voilà, la cravate est mise, bien installée, elle flotte. Comment fait-elle ? Inconsciemment, ses propres mains se mettent à refléter les gestes et, quand finalement elle les cogne entre elle, la chirurgienne décide d’abandonner. À croire que même les spécialistes les plus méticuleux, parfois, trouvent des tâches qui ont raison d’eux. La brune se concentre de nouveau sur sa patiente, en extirpant ses pensées de cette manipulation presque parfaite de la cravate. Elle hoche la tête. Les prescriptions précédentes sont là, très bien. Dans les dossiers, des tests d’allergies sont notés. Il faudra donc aller fureter avec plus d’attention dans cette histoire. Cela dit, il est possible que son état de santé ait aggravé l’effet des médicaments ? Cela se tiendrait aussi … Hum. À étudier ! Sazuka aurait peut-être des réponses.

Un bouton part, chute de la veste qui peine à retenir le gros bonnet de la violette. Un sourire amusé étire les lèvres de la chirurgienne. Ce n’est définitivement pas quelque chose qui lui arrivera. Surtout pas avec ses blouses jamais fermées, parfois un peu trop grandes pour elle. Et, honnêtement, sa poitrine ne rivalise pas avec celle d’Anzu. Il doit y avoir deux bons gros bonnets d’écart.
« Courage. Ça doit pas être facile tous les jours ! »
Un sourire plus tard, la brune s’affaire à rédiger l’ordonnance ainsi que donner les médicaments qu’elle possède à la patiente. Elle récupère également celles qui ont déjà été rédigées et jette un œil un peu distrait à ce qui y est écrit. Le plus drôle, aussi, avec ces ordonnances, est la façon dont elles sont écrites. Ah, le japonais est une très belle langue lorsqu’elle est écrite, oui. Mais quand un médecin japonais rédige une ordonnance ? Des gribouillis d’enfants ont le même impact. Chiaki prend le temps d’être claire et d’écrire lisiblement, pour être sûre que tout ira bien. Elle dépose les ordonnances dans sa poche, puis confie la sienne à Anzu, déjà prête à partir.

La Sentetsu hoche doucement la tête, se redresse, remet sa blouse en place. Elle s’incline devant la patiente avec énormément de respect, comme le veut la coutume. Serrer la main ? Ah, non. Rien de mieux pour partager les microbes. Et ce n’est pas coutumier, en réalité. C’est même … étrange. Quoi qu’il en soit ! Elle lui sourit amicalement.
« Très bien, Anzu. J’espère que tout ira bien pour toi, pour la suite. Si quoi que ce soit te dérange, te paraît étrange, tu reviens me voir directement ! Tu dis à la secrétaire que tu viens voir le docteur Sentetsu et tu lui donnes ton identité. Tu seras prioritaire. »
Elle hausse les épaules.
« J’ai beaucoup de travail, en effet. Mais tu as été une patiente adorable. Au plaisir de te revoir, dans d’autres conditions cela dit ! Et en meilleure forme ! », finit-elle en riant.
Chiaki raccompagne Anzu tranquillement, ajoute ses dernières notes à son dossier, puis se prépare à accueillir le patient suivant. La journée n’est pas finie, bien au contraire.
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Entre pansements et petites histoires. [Anzu]

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