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Sur les traces de son passé [Ile d'Asosan - Saji & WTF]

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Lun 12 Nov 2018 - 17:31
La métamorphe réfléchissait à quoi écrire, assise devant sa table basse. Kiri lui avait donné l'autorisation d'aller fouiller la maison où elle avait habité avec son père et sa sœur, puisqu'elle était désormais déserte. Peut-être y trouverait-elle des indices qui la mèneraient à lui. Mais bien évidemment puisque ça ne se situait pas dans le village, elle n'avait pas le droit d'y aller seule. D'autant plus car il pourrait possiblement y avoir laissé des mercenaires là-bas à l'attendre, si jamais il se doutait qu'elle soit encore en vie.

Elle devait donc choisir qui allait l'accompagner là bas. Évidemment, elle pensa tout de suite à Saji, mais... La dernière fois qu'ils avaient été ensemble ça s'était très mal terminé. Il avait failli mourir écrasé sous un bâtiment, et elle avait dû faire appel à l'esprit de sa panthère pour le sortir avant qu'il ne soit trop tard. Donc elle voulait éviter de l’entraîner de nouveau dans quoi que ce soit. Pour ne pas le mettre en danger. Mais d'un autre côté, il était son allié. Et il lui avait dit qu'il l'aiderait pour son père. Et surtout, elle ne savait pas du coup à qui s'adresser mis à part lui. Ce qui ne lui laissait pas beaucoup de choix.

Akane hésitait donc devant son papier et son crayon. Elle devait le contacter et n'avait pas vraiment envie de lui demander en face, d'autant plus qu'il lui avait bien fait comprendre de ne plus venir chez lui sans prévenir à l'avance. Mais l'écriture n'était pas vraiment son fort... Ho elle avait bien apprit à écrire, étant petite. Elle connaissait les bases. Mais n'avait plus eu l'occasion de recommencer pendant des années, mis à part depuis qu'elle remplissait les rapports de missions pour Kiri. Si bien qu'elle avait apprit vers l'âge de cinq six ans, et avait reprit à peu près maintenant, à vingt-trois ans.Et elle avait donc de grosses lacunes. Elle fini par lui envoyer :


Akane a écrit:
Saji,

J'ai eu l'acord de Kiri pour aller voir mon ancienne maison, maintenant abandonné. Je veux voir si je trouve des indices sur mon père. Pouvez vous venir ? Désolée de demander à vous, mais j'ai pas confiance en les autres. Connaissez vous un gradé pour avoir le droit de sortir ? Sauf si vous en être un.

Je serais devant la grande porte dans trois jour au matin pour partir sur l'île Asosan. Merci.

Akane

Certaines lettres se confondaient et elles étaient toutes de la même hauteur mais elle était plutôt contente d'elle : aucun mot n'était raturé. Il fallait dire qu'elle s'y était prise à trois fois. Elle avait hésité à lui parler de son rétablissement mais elle n'était pas censée être au courant. Elle soupira et parti faire livrer la lettre.

Les jours suivants elle prépara son départ. Achetant des provisions à emporter non périssables comme de la viande séchée par exemple. Ou en prévoyant de quoi se couvrir d'avantage, puisqu'ils étaient en hiver. Elle rendit également visite à mamie Ortia et ses chatons qui avaient grandit. Elle allait régulièrement les voir depuis cette fameuse mission. Puis finalement le jour J, après s'être réveillée suite à un cauchemar comme ça lui arrivait souvent, elle se rendit de bon matin devant les grandes portes avec les affaires qu'elle avait préparées. Elle n'avait aucune idée de comment se comporter avec le sabreur lorsqu'elle le verrait car ils s'étaient quittés un peu en froid la dernière fois. S'il venait, ce qui n'était pas forcément assuré. La métamorphe s’adossa donc debout contre le grand mur, et attendit que quelqu'un vienne. Si jamais quelqu'un venait...

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Lun 12 Nov 2018 - 22:00
Allongé sur son lit, Saji feuillette son carnet afin de relire ses derniers messages. Une activité qu’il pratique souvent en temps de loisirs, qui lui permet de se détendre en même temps que parcourir son passé, revoir ses choix, les mots qu’il a choisi de prononcer à un moment donné. Ainsi il se reconstitue dans sa tête les scènes beaucoup plus clairement, presque comme si il les revivait pour de vrai. Il tourne une page, puis une autre. Il s’arrête sur une double page remplie. Il reconnaît les derniers mots qu’il a adressés à Akane lors de leur dernière rencontre.

Saji a écrit:
« Je vais prendre le relais à présent. Comme je vous l’ai dit la dernière fois, si vous souhaitez encore de mon aide pour votre père, je serai disponible. Vous pouvez partir Akane, c’est moi qui suis endetté envers le Marchand. »

Des mots qui paraissent bien plus durs en les relisant. Mais le ton ferme était intentionnel, elle n’avait pas à risquer sa vie en se confrontant elle aussi aux conséquences de leur échec. Maintenant qu’il sait que l’intérieur du bâtiment était bel et bien piégé, il se sent beaucoup plus rassuré par son choix. Il a pris la bonne décision. Elle aurait pu être mise en danger elle aussi si elle était entrée avec lui. Mais a-t-il vraiment besoin de lui parler de ce qui lui est arrivé la prochaine fois qu’ils se rencontreront ? Non. Inutile de l’inquiéter. De toute façon, il ne pense pas que cette affaire avec le Marchand ait un lien direct avec Tatsuzô ou son frère Ashikage. Ou du moins rien ne prouve cette connexion jusqu’à présent. Il enquêtera sur tout cela en temps voulu et mettra la main sur ce fourbe de Marchand. Ce dernier sait sûrement qu’il est toujours vivant, il doit donc redoubler d’attention désormais.

Il reprend maintenant la lettre qu’il a dépliée tout à l’heure. Cela fait longtemps qu’ils ne se sont plus contacté, il avait donc besoin de relire ses conversations avec elle, juste pour refaire le point. Akane lui a écrit pour lui demander s’il connaissait un gradé afin de sortir et enquêter sur son père Tatsuzô, en fouillant son ancienne maison située sur l’île Asosan. Tout d'abord, il a été surpris par les quelques fautes d'orthographe dans le message, il pensait avoir mal lu. Mais non. Il remarque que ces erreurs ne sont pas communes dans leur langage: à la limite, confondre "é" et "er" par inattention, cela arrive, mais écrire "être" au lieu de "êtes", on le voit moins souvent. D'autres indices ici et là lui signalent que ces erreurs relèvent davantage de l'illettrisme. Saji est étonné sachant qu'elle s'exprime pourtant très bien à l'oral. Son père qui l'a utilisé comme un pion sur un échiquier n'a même pas pris la peine de lui offrir une éducation complète. Tu parles d'un père.

Saji revient ensuite à la demande d'Akane... Oui il connaît bien un gradé. Son mentor, une des premières personnes qui l’aient renseigné une fois arrivé à Kiri. Une personne en qui il peut avoir confiance, du moins pour les affaires officielles. Mais que dira-t-il s’il lui demande un service qui n’implique pas le bien-être du village ? Le fera-t-il au nom de leur respect mutuel ? Saji n’est pas confiant que le Kaguya accédera certainement à sa requête, mais il espère que son message réussira à le convaincre.

Saji a écrit:
« Maître Wutu-Fuku,

J’espère que vous vous portez bien depuis notre dernière mission au village de Fii, et je vous félicite aussi pour votre organisation du débat au sujet de la construction de la Caserne de Kiri. J’ai apprécié votre prise de position sur la moralisation des comportements des shinobis, c’était très courageux de votre part.

Suite à l’Epreuve des Lames sur l’île de Ue, vous m’avez précisé qu’il était interdit pour un genin de sortir du village sans être accompagné d’un chuunin ou autre ninja de rang supérieur, sous peine d’être considéré comme un déserteur.

Je me permets de solliciter votre aide pour accompagner deux genins sur l’île d’Asosan. Je serai accompagné d’une kunoichi qui est à la recherche d’un proche disparu avec qui elle a habité sur l’île, dans une maison aujourd’hui abandonnée. Elle a besoin de visiter son ancien foyer de façon à y retrouver des indices qui pourraient la conduire à ce proche disparu.

Cette personne qui nous accompagnera était présente lors de l’assemblée sur la Caserne, sans doute la reconnaîtrez-vous. Tout comme vous, elle cherche à s’éloigner progressivement de ses racines « guerrières » qui la poursuivent dans le présent. Je pense que cette rencontre sera aussi l’occasion pour elle d’en apprendre plus sur elle-même, et comment mieux se contrôler, en voyageant à vos côtés. Car je sais que j’ai tiré un grand enseignement de notre dernière mission ensemble.

Notre départ pour l’île est prévue dans trois jours, serez-vous disponible à ce moment-là pour voyager avec nous ? C’est très urgent, et très important pour elle.

Mes salutations sincères,

Saji. »

Trois jours plus tard, après avoir reçu la confirmation de Wutu-Fuku, Saji se rend aux portes comme indiqué par Akane. Il ne dispose que d’un petit sac de provision sur le dos, il préfère voyager léger et de ne pas trop s’encombrer. Il espère qu’ils trouveront des arrêts sur leur itinéraire. Il aperçoit une silhouette familière au loin, adossé contre un mur. Akane. Même s’ils se sont quittés de façon sèche la dernière fois, il est content qu’elle aille bien. Il arrive devant elle. Ne sachant pas quoi lui écrire, Saji se contente de lui faire un signe amical de la main… Après quelques secondes d’hésitation, il se décide enfin à sortir son carnet pour lui informer de la venue d’un troisième homme. Il s’arrête d’écrire, hésite, repose le crayon sur le papier, mais se ravise. Il donne le message tel quel à la kunoichi. Il ne préfère pas reparler de ce qu’il s’est passé la dernière fois, c’est peut-être mieux.

Saji a écrit:
« Bonjour Akane, j’ai bien reçu votre message. J’ai fait venir quelqu’un pour nous accompagner jusqu’à l’île Asosan. Il s'agit de Kaguya Wutu-Fuku, le chuunin qui a organisé la réunion générale sur la Caserne. Nous ferons le nécessaire pour trouver des indices sur votre père. »

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Dernière édition par Nobuatsu Saji le Ven 23 Nov 2018 - 20:06, édité 1 fois
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Mar 13 Nov 2018 - 23:13
En cette journée froide d’hiver, Wutu-Fuku reçoit chez lui un courrier dont il reconnait l’écriture rapidement, pour la lire assez régulièrement puisqu’il s’agit de celle de Saji, le sabreur muet. Un homme qu’il a gracieusement aidé lors de son arrivée au village. L’épéiste est en effet originaire de Kaminari, ce qui n’aide pas à se faire une idée des mœurs Kirijins. Ils ont ensuite collaborés dans le cadre d’une mission visant à neutraliser le chef d’un culte se basant sur les sacrifices humains au village de Fii. Un hameau étrange peuplé uniquement d’aveugles. Une cible facile pour un gourou, qui promettait à ses victimes la guérison. Ce n’était évidemment qu’un prétexte et l’homme croupit désormais dans les cachots du clan Yuki.

Prenant place sur l’un de ses canapés, il commence à lire la lettre. Celle-ci commence par quelques banalités. Le sabreur félicite également le chûnin pour son rôle dans l’organisation et la tenue de la réunion récente concernant la construction de la Caserne de Kiri. Mais ce n’est évidemment pas pour cette raison qu’il prend la peine de contacter le Kaguya. Quoi qu’il en soit, le genin a bien retenu la leçon concernant les lois du village, qui interdit aux genins de quitter Kiri sans justifications et sans la tutelle d’un gradé. C’est justement le but de ce courrier : que Wutu-Fuku serve de gradé pour une excursion sur l’île d’Asosan. Une île difficile d’accès par rapport au reste de l’archipel à cause des roches sur son littoral. L’un des genins sera donc Saji, et l’autre une Kunoichi qui cherche à s’affranchir de son passé… est-ce la même qui est intervenue lors de la réunion ? Wutu-Fuku attrape un papier et commence à rédiger une réponse positive à la demande de la cinquième roue de l’équipe 7.

Trois jours passent. Le rendez-vous est donné aux portes du village (comme d’habitude). Le Kaguya s’y rend et y trouve Saji et la jeune femme qui avait prise la parole lors de la consultation sur la Caserne. Il avait donc raison sur ce point… cette excursion aura le mérite de la familiariser avec les règles de Kiri, elle qui semblait avoir tant de mal à les assimiler.

-Bonjour Saji.

Il se tourne vers l’autre genin et se présente.

-Kaguya Wutu-Fuku. Vous êtes ?

Est-elle assez civilisée pour se présenter ? On va vite le savoir. Il reste également quelques points à éclaircir aux yeux du chûnin, quitte à mettre les pieds dans le plat.

-Il y a une raison particulière qui vous pousse à partie depuis l’entrée du village ? Si notre destination est Asosa, nous aurions mieux fait de prendre un bateau depuis le port, non ?

Il y a certes des criminels sur l’île rocheuse, mais rien pour inquiéter de tels shinobis.
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Mer 14 Nov 2018 - 11:09
Akane n'eut pas à attendre longtemps avant d'apercevoir l'homme masqué venir vers elle. Elle le détailla, pour voir s'il allait bien. Elle ne l'avait aperçut qu'une fois depuis qu'il avait été gravement blessé, et seulement assis. Mais il semblait marcher normalement sans aucune séquelle. Il se tenait toujours aussi bien, sans pencher d'un côté ou de l'autre, ce qui aurait pu indiquer une douleur résiduelle ou un handicap permanent. Une fois à sa hauteur, il lui fit un signe auquel elle répondit. Elle tenta de ne pas le montrer mais elle était contente qu'il soit là.

Maintenant qu'il était venu, que pouvait-elle lui dire ? Mais ce fut lui qui brisa le silence en prenant la « parole ». Il se mit à écrire et là encore il avait l'air de toujours pouvoir le faire normalement. Elle en était soulagée, mais pour les éventuelles cicatrices là elle ne pourrait pas dire ce qu'il en était à cause de l'armure intégrale. Qu'il avait encore changée. Il lui expliqua qu'il avait fait appel à un chûnin pour les accompagner, ce qui lui apprit qu'il était donc aussi un genin. Il s'agissait de quelqu'un qu'elle avait déjà aperçut, celui qui avait organisé la réunion concernant la caserne. Et qui l'avait ridiculisée. À moins qu'elle ne s'en soit chargée toute seule... Elle aurait mieux fait de rester dans son mutisme habituel ce jour-là. Akane hocha la tête après avoir terminé sa lecture, et ne sachant pas trop quoi lui répondre car elle voulait le garder à distance tout en ne l'envoyant pas bouler, elle fini par répondre :


- « C'est gentil, Saji. »

Le Kaguya arriva à son tour, et salua le sabreur. Lorsqu'il se présenta à elle, elle lui dit bonjour d'un hochement de tête. Avant de répondre à sa question.

- « Yasei Akane. »

Les présentations étant faites, il passa de suite à ce qui les concernait : le voyage. Ce qui l'arrangeait bien car il allait bien assez vite connaître beaucoup de choses sur elle sans qu'elle n'ait besoin de répondre à des questions gênantes. Ils allaient sur le lieu où elle avait vécu presque toute sa vie. Et elle avait beau s'y rendre pour tenter de trouver des indices sur l'endroit où pouvait être parti son père, les deux hommes qui l'accompagnaient sauraient bientôt beaucoup de choses la concernant juste à se rendre là bas. Dont certaines qu'elle n'avait pas envie qu'ils apprennent. Mais elle n'avait pas vraiment le choix, elle devait être accompagnée. Sinon elle serait de nouveau considérée comme une fugitive et elle avait bien assez donné comme ça. Peut-être aurait-elle dû demander aux autorités d'y aller avec un gradé inconnu ? Comme ça, peut importe ce qu'il aurait vu ou su, elle n'aurait jamais eu à le revoir.

- « Je comptais partir du port se situant tout au sud. Je sais quel bateau prendre là-bas. »

Et comme c'était la première fois qu'elle quittait Kiri depuis son arrivée, elle mourait d'envie de passer par la forêt.

- « Mais si vous jugez qu'il est préférable de partir d'ici, alors faisons-le. »

De toutes façons il était son supérieur, et c'était donc lui qui décidait au final. Elle semblait se souvenir de quelque chose, puis repris :

- « Merci de bien vouloir m'accompagner. »

En les regardant tour à tour. Ha oui, les formules de politesse. Et ils lui faisaient une faveur, si bien qu'elle leur en devrait une en retour. Ce qui ne l'arrangeait pas vraiment. Elle n'aimait pas être redevable envers quelqu'un. Mais ce voyage, elle en avait besoin. Donc elle n'ajouta rien de plus, attendant patiemment les instructions de son supérieur.

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Mer 14 Nov 2018 - 22:26
Les retrouvailles et les présentations étant faites, Wutu-Fuku demande d’entrée de jeu à la kunoichi pourquoi ils ont choisi de se donner rendez-vous aux portes pour aller sur l’île d’Asosan, étant donné qu’ils auraient pu partir du port de Naragasa. Akane lui répond en lui expliquant qu’elle souhaite prendre un bateau plus loin dans le sud, mais cela leur demanderait de marcher à travers la forêt. Drôle de choix. Pourquoi voudrait-elle faire une chose pareille, et faire davantage de trajet à pied ? Saji rejoint l’opinion du Kaguya. S’ils peuvent gagner du temps et éviter de dépenser de l’énergie inutilement, vaut mieux faire l’essentiel du voyage sur mer et arriver directement à destination. Le choix est vite fait et les trois compères tournent les talons prendre le bateau depuis le port de Kiri. Le chemin vers le port se fait de façon silencieuse à travers les rues enneigées du village. Plus ils s’approchent du port, et plus le brouhaha s’amplifie, Ils peuvent déjà voir des matelots et leurs bandanas bleu marine passer devant eux, faisant rouler des caisses de marchandises.



L’activité bat son plein sur les quais du port en cette matinée d’hiver. Des étrangers qui arrivent en masse depuis les bateaux de passagers, des pêcheurs qui circulent sur leurs barques vêtues d’un manteau de neige, des marchands qui discutent avec les contrôleurs de marchandises vérifiant la provenance de leurs produits... Le vent est plutôt fort et déverse de fines pellicules blanches sur l’ensemble du paysage. La navigation risque d’être difficile aujourd’hui étant donné les conditions. Mais c’est une bonne chose que Kiri dispose d’un des meilleurs chantiers navals au monde, leur permettant de bâtir des navires à la coque et au mât extrêmement solides. Après s’être frayés un chemin à travers la foule, les trois ninjas se rapprochent d’une cabine afin de demander l’entrée sur le prochain navire à destination d’Asosan. Un homme se présente derrière le comptoir pour leur indiquer un départ imminent.

« Le prochain part dans dix minutes, mais il a eu du retard à cause de la météo vous vous en doutez. C’est le dernier ponton en partant de la gauche. »

Chacun paye son ticket de sa propre poche avant d’aller se positionner devant le ponton correspondant. Une bonne chose que les bruits du port soient là pour couvrir le silence gênant entre les trois individus qui font passer le temps en regardant l’horizon ou en promenant leur regard sur les quais. Saji quant à lui est assis sur un banc, et fidèle à ses habitudes de bretteur tire une partie de la lame de son fourreau pour vérifier qu’elle ne soit pas émoussée à certains endroits. Il range son katana, puis se lève en apercevant un grand navire approcher à l’horizon, arborant un drapeau bleu avec le symbole de Kiri. Comme annoncé, le bateau est en retard. On voit déjà des passagers s’amasser sur le pont, excités à l’idée d’arriver sur terre ferme, tandis que les travailleurs sur le quai font de la place sur le ponton. L’ancre est lâchée, les mâts sont redressés et les amarres solidement attachées. Le navire s’est amarré de façon parallèle au ponton, les gens descendent en file indienne. Bientôt, le pont se vide et la marée humaine se déverse dans le port.

Les dockers font signe qu’il est possible de monter à bord. Akane, Wutu-Fuku et Saji ne se font pas prier, ils sont même les premiers à embarquer. Afin de se mettre au chaud, ils sont invités à descendre pour rejoindre le faux-pont qui se trouve un étage au-dessous du pont. Il n’y a pas de chaise, et l’intérieur est vide. Les passagers doivent s’assoir à même le sol le temps du voyage. Peu à peu la pièce se remplit de monde. On entend les enfants crier, les bruits de conversation gagnent en intensité. La cloche annonce enfin le départ du bateau. La proximité est étouffante. Le confort se résume à un matelot qui passe de temps en temps dans les rangs pour proposer de la nourriture ou de l’eau aux passagers. Le service à bord est très sommaire. Au bout de quelques minutes, Saji décide d’imiter certains passagers dont Akane qui sont remontés sur le pont afin de mieux respirer et braver le vent froid. Il quitte Wutu-Fuku qui est pour l'instant resté en bas. Il va rejoindre Akane qui s'est posée près de la proue afin d’admirer le paysage en mouvement. Il s'approche mais elle ne semble pas le voir arriver étant donné qu'elle lui tourne le dos. Mais peut-être fait-elle semblant et qu'elle l'a déjà détecté à l'aide de ses capacités sensorielles. Il se place à côté et lui adresse un hochement de tête. Il voit qu'elle semble pensive, et il prend le courage de lui écrire:

Saji a écrit:
« A quoi pensez-vous? »


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Jeu 15 Nov 2018 - 23:00
L’interrogation du chûnin concernant le voyage jusqu’à Asosa ne repose pas sur grand-chose. Elle sait quel bateau prendre depuis un port plus au sud, c’est bien. Au port de Kiri, il est aussi très simple de savoir où vont les navires. Passer par un autre port nécessiterait de passer par les restes des marais et plusieurs forêts, ce qui, par ces températures hivernales, est loin d’être agréable. Ils gagneront facilement deux jours de marche s’ils passent directement par le port Naragasa. Le choix est fait. Au moins, cette « Yasei Akane » prend le temps de remercier le Kaguya pour sa disponibilité. C’est la moindre des choses.

Le rapide trajet jusqu’à leur destination immédiate n’est pas très riche en conversation. La jeune femme, malgré son absence de handicap, parle autant que Saji. Quant à Wutu-Fuku, il n’est guère bavard en général. Le brouhaha caractéristique des zones portuaires vient finalement troubler ce silence presque religieux. Ce n’est pas parce qu’il neige que les affaires s’arrêtent. Les natifs de Kiri ne craignent guère les températures froides de l’hiver, encore moins s’il s’agit de Yukis. Direction l’une des cabines permettant de réserver des places sur les navires au départ et ça tombe bien, un bateau arrive dans une dizaine de minutes, principalement à cause d’un retard lié aux intempéries. Un coup de bol.

L’attente du navire ne permet pas non plus d’ouvrir le dialogue. Saji va même jusqu’à s’éloigner pour s’occuper de son épée. Heureusement un nouveau retard ne vient pas s’accumuler avec l’ancien. On peut sentir l’impatience des passagers depuis la terre ferme. Finalement, le navire s’amarre et se vide de ses occupants, jusqu’à ce que le personnel fasse signe à ceux qui attendent pour monter à leur tour qu’ils peuvent s’avancer. Ne souhaitant pas rater le coche, le trio de Kirijin prend rapidement place afin d’avoir un emplacement de choix dans la zone prévue pour accueillir les passagers. Comme il fallait s’y attendre, la zone est bientôt bondée et envahie par un brouhaha à la limite du supportable.

Une limite déjà franchie pour Akane, qui ne reste pas bien longtemps au chaud. Tolérer l’ambiance globale du faux-pont est d’autant plus difficile si l’on n’est pas habitué aux foules. Elle est bientôt imitée par le sabreur muet, bien décidé à ne pas supporter ces gens qui se sentent obligés de parler pour lui. Malheureusement, la seule autre option est de se les geler sur le pont. Le chûnin ferme les yeux, espérant pouvoir s’endormir et ainsi éviter d’être conscient pendant le trajet.
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Ven 16 Nov 2018 - 15:01
Aucun des deux shinobis ne semblait vouloir aller marcher dans la forêt. Ils ne devaient certainement pas avoir d'animaux ayant soif de liberté en eux. Ils se dirigèrent donc vers le port, au grand désespoir de la métamorphe. Mais comme à son habitude, elle cacha ses émotions derrière son impassibilité, comme elle l'avait apprit. Et suivit bien gentiment les autres sans dire ce qu'elle pensait vraiment. De toutes façons, elle ne pouvait pas expliquer la vraie raison qui la poussait à vouloir marcher à pieds. Ils se rendirent sans un mot au port où ils attendirent en silence que leur bateau n'arrive.

Quand le flot de passager fut descendu, ils purent monter dessus à leur tour. Ils furent invités à se rendre à l'intérieur, et certains ne se firent pas prier. Le froid était particulièrement mordant en cette période de l'année. Akane quant à elle y descendit à peine, elle aurait bien assez le temps d'être enfermée comme ça par la suite. Et de faire partager sa phobie des espaces clos à tout le monde. Elle préféra venir s'appuyer sur la rambarde proche du ponton et poser son regard sur la mer. Ça faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas prit le bateau et elle était contente de sortir du village.

Quelqu'un s'approcha et elle fut presque surprise de voir Saji venir à côté d'elle. Il semblerait que lui non plus n'aimait pas forcement aller là dedans. Elle lui rendit son hochement de tête avant de poser de nouveau son regard sur l'horizon. Que pouvait-elle bien lui dire ? Elle appréciait qu'il soit venu après qu'elle lui ai demandé. Mais elle ne pouvait pas s'empêcher de s'en vouloir quand elle le voyait, et arrivait à peine à le regarder en face. Elle avait balancé tout ce qu'elle savait sur son père aux autorités. Son contact sur Kiri avait dû l'apprendre d'une manière ou d'une autre, et avait pensé qu'il s'agissait de Saji. Puisque c'était le seul des deux qu'il connaissait lorsqu'ils étaient allés le voir ensemble pour le questionner. Il lui avait ensuite demandé de régler sa dette, pour tenter de l'éliminer lorsqu'il viendrait faire son rapport en revenant dans le magasin. Saji avait manqué de mourir par sa faute, et elle n'arrêtait pas de revoir cette image de lui allongé sur son lit d'hôpital. Et elle ne pouvait même pas s'excuser car il ne lui en avait pas parlé, et n'était pas censée être au courant.

Il lui adressa quelques mots, via son éternel carnet. Et elle réfléchit à ce qu'elle pouvait lui dire. Elle ne pouvait pas dire qu'elle était frustrée de ne pas pouvoir libérer sa Bête ou au moins aller s'épanouir dans la nature, car c'était son secret le mieux gardé. Elle ne pouvait pas non plus se confier sur le fait qu'elle n'avait pas envie de descendre dans cette cale car elle avait la phobie des espaces clos, puisqu'il lui avait bien fait comprendre qu'il n'était son allié que pour l'aider à retrouver son père. Ni que c'était la première fois qu'elle sortait du village depuis son arrivée. Pour la même raison, elle devait taire aussi l'angoisse qu'elle avait par rapport aux souvenirs qu'elle allait devoir affronter dans cette maison. Elle était effrayée de savoir ce qu'ils allaient apprendre sur elle là-bas, et ce qu'ils allaient bien pouvoir en penser. Et surtout, ni dire qu'elle était désolée qu'il ait manqué de mourir à cause d'elle. Mais ne pouvant rien dire de tout ça, elle choisit de rester sur un terrain à peu près neutre.


- « Si nous sommes au courant que cette maison est désertée, d'autres ont dû le savoir aussi. Elle a certainement été déjà fouillée par quelqu'un. Peut-être même saccagée ou brûlée. On ne risque pas de trouver grand-chose. »

En se tournant de nouveau vers lui elle ajouta :

- « Et je vous aurais dérangés tous les deux pour rien. »

Avant de reporter son regard sur la mer. Il y avait peu de chances qu'ils trouvent des indices là-bas. Et elle faisait déplacer deux shinobis de Kiri pour ça. Trois avec elle. Peut-être auraient-ils eu plus important à faire au village.

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Ven 16 Nov 2018 - 22:35
Posant ses avant-bras sur le bastingage près de la proue, il adresse un hochement de tête à Akane qui lui retourne le geste sans dire un mot. Elle regarde le paysage au loin et semble distraite, comme si elle pensait à quelque chose de loin d’ici. Peut-être se projette-t-elle déjà sur la maison qu’ils devront visiter sur l’île d’Asosan. Il écrit un court message sur son carnet, afin d’écouter ce qu’elle pense. Il n’a pas vraiment de sujet précis en tête. Non, il est juste curieux. Elle lui répond en lui parlant du lieu qu’ils s’apprêtent à fouiller. Il y a de fortes chances que son ancienne maison a déjà été pillée voire endommagée. Qui sait ce qu’ils vont encore trouver. Rien ne leur dit qu’elle tient encore debout ou qu’elle n’est plus que ruines. Pourtant, les deux hommes ont décidé de suivre la kunoichi au passé douteux afin qu’elle puisse explorer sa maison d'enfance. Du point de vue de Saji, il s’agit moins de la nécessité de respecter sa part du marché dans leur relation de coopération, que d’un geste bienveillant qui se dégage naturellement de son comportement. Après les confidences qu’elle lui avait faites l’autre jour sur son passé au service du criminel Tatsuzô, qu’elle a dû commettre des meurtres afin de satisfaire son père, Saji s’est montré plus méfiant à son égard. Mais une méfiance qui s’est vite estompée après qu’elle lui ait parlé de l’enfant qu’elle a épargné. Si un noyau de doute demeure toujours, il croit sincèrement en la bonne volonté de la kunoichi qui a prouvé qu’elle pouvait se contrôler. A aucun moment en sa présence n’a-t-elle montré que son passé reprenait le dessus. Au contraire, il a eu le plaisir de constater qu’elle faisait attention à ne pas se servir de la violence inutilement. Jusqu’à ce jour, il n’a rien eu à lui reprocher donc il n’a pas de raison de ne pas croire en ses bonnes intentions.

Si sa confiance en elle est pour le moment intacte, on ne peut pas en dire autant de la confiance d’Akane en Saji. Ce dernier n’est pas sûr. Il a comme le sentiment que quelque chose est différent depuis leur dernière rencontre, dans sa façon de parler et de le regarder, comme un malaise, un non-dit. Elle semble lui reprocher la façon dont il l’a congédié avant d’aller faire face au Marchand dans la boutique d’armes. Pour autant, le fait qu’elle l’ait appelé pour l’aider à rechercher les vestiges de son passé est déjà une preuve qu’elle veut se fier à lui. Mais peut-être qu’elle n’a pas le choix ? Rien n’est moins sûr. Elle a peut-être d’autres options, d’autres contacts, qui sait. Elle est fidèle à son comportement froid et distant qui la caractérise après tout. Elle a peur que les gens autour d’elle apprenne la vérité sur son sombre passé. Saji est-il le seul à être dans le secret ? Il l’ignore. Possible qu’elle regrette son choix. Mais il est trop tard. Et si elle veut atteindre son but aujourd’hui, elle devra se forcer à accepter que Wutu-Fuku les accompagne jusqu’au point d’arrivée. On ne sait s’il réagira aussi bien que le genin en intérim de l’équipe 7.

Saji a écrit:
« Retourner sur les lieux de votre passé. J’imagine que cela sera difficile pour vous. »

Il marque un temps afin de bien choisir ses mots.

Saji a écrit:
« Quoi qu’il arrive. Sachez que je suis là. »

Il appuie son propos avec une main sur l'épaule pour exprimer son soutien, se lève de la rambarde et se retourne pour redescendre dans l’entrepont, car le vent devient de plus en plus fort, au point que cela devient insupportable malgré sa combinaison en cuir. Il rejoint le chuunin Kaguya qui n’a pas bougé d’un pouce de sa place initiale et qui a réussi à s’endormir dans ce brouhaha infernal. Impressionnant. Saji le rejoint et s’assoit à côté de lui, il recule sa tête contre le mur pour essayer de trouver une position qui soit relativement confortable.

Près de deux heures sont passées. Une voix forte et grave réveille l’homme masqué. Il ouvre l’œil et remarque que tous les passagers se sont arrêtés de parler pour écouter quelqu’un au centre de la pièce. Un homme du personnel vient annoncer qu’il y aura encore du retard car apparemment le blizzard a provoqué des perturbations qui ont ralenti leur traversée. Cependant, ils devraient bientôt arriver, dans environ une demi-heure. Tandis que la plupart de ses voisins sont en train de protester ou de reprendre leur conversation, Saji se tourne vers le Kaguya dont le sommeil a aussi été troublé pour lui dire deux trois mots :

Saji a écrit:
« Maître, que savez-vous de l’île sur laquelle nous allons arriver ? L’île d’Asosan ? »

Il hoche la tête en écoutant la réponse de Wutu-Fuku. Il vaut mieux être prévenu de toute menace qui pourrait survenir une fois sur place. Un marin s’approche d’eux pour leur proposer des biscuits ou de la viande séchée pour grignoter. Saji lui fait non de la main. Il se contente de sortir une gourde d’eau de son sac, relève le bas de son masque pour boire une gorgée, puis en propose à son voisin Kaguya. Il range la gourde. Il se rendort pour la deuxième fois et pour le reste du trajet.

Une cloche sonne une demi-heure plus tard. On leur signale une arrivée imminente. Saji se réveille et se lève pour monter sur le pont. D’autres gens l’imitent, impatients eux aussi d’arriver au port et de sortir de cet endroit certes chaud mais peu confortable. Il marche jusqu’à la proue afin de mieux suivre la manœuvre d’amarrage du bateau. Il trouve cela d’autant plus fascinant qu’il s’agit seulement de la troisième fois qu’il voyage en mer. La navigation est périlleuse en raison des fortes vagues qui déséquilibrent la coque du navire, mais surtout à cause des récifs rocheux qui entourent la baie désormais visible malgré le léger blizzard. Les passagers sur le pont ont le souffle coupé lorsqu’ils voient la coque frôler l’un des obstacles de pierre. Mais plus de peur que de mal, leur navire parvient à s’amarrer. Les passagers descendent sur le ponton qui conduit vers un petit port peu animé à cause de la forte neige. Le port est isolé et séparé du village auquel il appartient. Il suffit de marcher quelques minutes pour rejoindre les habitations, ce que font les premiers passagers arrivés sur place. Tout le monde se disperse pour aller trouver refuge dans l’auberge la plus proche ou pour se rendre à leur prochaine destination à pied ou en chariot. Les trois shinobis de Kiri doivent désormais décider s’ils veulent se réchauffer à l’intérieur de l’auberge non loin d’ici mais qui sera sûrement bondé avec l’afflux de voyageurs, ou bien continuer directement vers leur objectif en risquant de geler sous le blizzard. Aucune des options ne paraît très attractive a priori, la question est de choisir la moins pire.

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Dim 18 Nov 2018 - 22:50
Malgré l’ambiance peu propice au sommeil, Wutu-Fuku réussit l’exploit de tomber dans les bras de morphée. Les cris des enfants et les bavardages entre vieillards sourds laissent peu à peu place à un doux rêve plein d’Akita Inu courant dans des champs de blés. Un instant de félicité et de pure tranquillité dans un monde de brut. Néanmoins, il est tiré de ce paradis onirique par Saji, qui est de retour à l’intérieur du bateau. Les paupières du chûnin, encore boursouflées, s’ouvrent difficilement sur une foule plutôt mécontente à cause d’un retard lié à des conditions météorologiques peu propices à la navigation.

-Zzzz… rffofll… gn…hein ?

Le muet se tourne vers son demi-maître et lui montre son carnet. Encore pas habitué au froid, hein ? Il faudra s’y faire pourtant, ce n’est pas le Pays de la Foudre ici. Quoi qu’il en soit, le sabreur a quelques interrogations sur l’île d’Asosan. Il ne peut en effet pas trop savoir dans quoi il se lance si personne ne l’informe des caractéristiques particulières de l’île.

-Asoquoi ? Ah oui…

Ce n’est pas comme si Wutu-Fuku était un expert sur cette partie de l’archipel de Mizu. Il sait ce que le commun des mortels sait à Kiri. Le relief maritime qui rend l’accès compliqué, la culture locale plutô guerrière… C’est clairement un lieu dans lequel on s’impose par la force. Le contraire du caractère du Kaguya, donc.

-L’île est entourée par des énormes massifs rocheux, accoster demande donc une certaine maîtrise… sinon les locaux ont le sang chaud, la culture locale repose beaucoup sur le combat. C’est même institutionnel, avec des arènes et des paris. Mais les ‘gladiateurs’ font ça volontairement donc bon… c’est leurs vies, ils font ce qu’ils veulent. Globalement, faudrait mieux éviter d’attirer l’attention, ça peut très vite finir en bagarre générale.

Libre à eux de s’affronter à la masse pour le fun, ce n’est pas le Kaguya qui va leur reprocher quoi que ce soit à ce niveau.

Un marin s’approche pour proposer de la nourriture aux deux shinobis. Saji décline poliment alors que Wutu-Fuku utilise son arcane légendaire du sommeil les yeux ouverts. Qui sait combien de temps ils vont encore passer dans cette pièce… Peu après, une cloche sonne assez fort pour tirer le chûnin de son sommeil. L’inconfort aura au moins le mérite d’éviter qu’il ne se recouche. Le Kirijin se lève donc et s’étire, suivant Saji de prêt. Perdre le muet serait problématique… Il ne risque pas de crier pour pouvoir se signaler dans une foule. Dans les escaliers, ça se bouscule un peu. Tout le monde n’a qu’une hâte : descendre du bateau. Mais ce n’est pas pour tout de suite : les marins ont encore du travail pour pouvoir accoster en sécurité, se frayant un chemin dans les reliefs escarpés du littoral d’Asosan. Après un mouvement qui a dû en faire transpirer plus d’un, le navire est solidement ancré dans la baie d’un port isolé, relié au village le plus proche par un sentier de terre. Effectivement, la météo n’est pas très bonne pour naviguer. Cette Akane doit vraiment tenir à faire le déplacement aujourd’hui… ça ne pouvait pas attendre la fin de l’hiver ?

Le duo retrouve finalement la jeune femme, alors que la majorité des passagers prend d’assaut une auberge afin de se mettre à l’abri. Le chûnin tourne la tête vers l’instigatrice de ce déplacement.

-Bon, on vous suit.
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Lun 19 Nov 2018 - 14:17
Akane détourna son regard de la mer pour le poser sur le carnet tendu vers elle. Et hocha doucement la tête pour confirmer les dires de l'homme masqué. Elle n'avait pas vraiment envie d'y retourner. De faire ressurgir certains souvenirs. Mais si elle ne le faisait pas, c'était son père qui finirait par l'avoir. Il commençait déjà à investir Kiri. L'un de ses lieutenants commerçait avec les Yakuzas sur le port. Saji lui tendit de nouveau son carnet, et elle lui répondit avec un sourire timide tandis qu'il posait la main sur son épaule :

- « Merci. »

C'était agréable de ne pas se sentir seule dans ces moments particuliers. Mais elle espérait ne pas les mettre en danger. Une fois avait suffit. Si elle avait pu venir seule, elle l'aurait fait. Ou bien elle se serait juste cachée encore quelques mois. Mais le temps pressait. Elle ne pouvait plus se permettre d'attendre sans rien faire, alors qu'il allait bientôt savoir qu'elle était encore en vie. S'il commercialisait avec les Yakuzas, il pouvait très bien avoir des contacts dans Kiri. Des contacts qu'elle ne connaissait pas. Et il l'atteindrait en premier.

Le sabreur repartit étouffer à l'intérieur. Elle hésita à le suivre, mais savait qu'elle ne tiendrait pas là dedans. Pas avec tout ce monde. Alors elle vint s'asseoir à l'abri du vent, et replia ses jambes contre elle. Puis la métamorphe se recouvrit entièrement de son manteau, et abaissa sa capuche. Si bien que pelotonnée ainsi il ne restait plus qu'une partie de son visage encore visible. Le corps à l'abri des regards sous sa cape, elle se concentra pour faire appel à sa Bête. Celle-ci lui répondit et la jeune femme fut bientôt recouverte d'un épais pelage pour la protéger du froid, à l'exception de son visage. Les bras autour des jambes, le front sur les genoux, elle attendit alors patiemment qu'ils finissent la traversée.

Ce furent des bruits de pas et l'agitation autour d'elle qui la sortirent de sa somnolence. Les passagers commençaient à venir sur le pont, pour venir voir le bateau accoster. Elle se releva alors – en vérifiant que le pelage était parti quand elle s'était endormie – et suivit le troupeau. Ils se retrouvèrent sans mal, et le Kaguya lui indiqua qu'il était prêt à suivre. Remettant sa capuche bien en place pour camoufler son visage aux éventuels mercenaires présents, Akane prit donc la route.


- « En arrivant de ce port-là, on en a pour environ deux heures de marche. »

Tout dépendrait de leur rythme. Normalement, elle mettait moins de temps que ça. Mais là elle ne pouvait pas prendre les raccourcis, ni courir sous une autre forme. Elle prit bien soin d'emprunter les chemins déjà tracés, comme le ferait une voyageuse et non pas quelqu'un qui connaissait bien l'endroit. Même si elle savait parfaitement où elle allait. Ils croisèrent quelques rares autres personnes sur la route enneigée. La population semblait s’abriter de ce temps là. Cependant, Akane restait prudente et avait tendance à marcher le visage baissé, comme pour d'avantage s'abriter du vent qui soufflait que de cacher son identité. Ce qui était aussi certainement le cas.

Ils marchèrent en bravant le froid sur les chemins escarpés. Elle se retournait de temps en temps pour voir si les deux hommes la suivaient toujours, quant ils n'étaient pas à ses côtés. Bientôt ils purent apercevoir une large silhouette en haut d'une colline. Celui-ci les salua lorsqu'ils arrivèrent à sa hauteur.


- « Bonjour. »
- « Bonjour. »


La jeune femme avait répondu en faisant muer sa voix mais ne s'arrêta cependant pas, continuant sa route en baissant la tête. En prenant bien soin de ne pas croiser son regard. Elle fit rapidement quelques mudras lorsque l'homme l'interpella :

- « Hé ! »

Et il lui posa la main sur l'épaule pour l'arrêter, avant de soulever sa capuche. Akane qui avait effectué un henge lui répondit de la même voix que précédemment :

- « Oui ? »

Il la dévisagea quelques instants, avant de reprendre :

- « Non, rien. Bonne route. »
- « Merci, vous aussi. »


Elle rajusta sa capuche avant de reprendre son chemin, en espérant qu'il ne l'ait pas reconnue. Ils n'étaient plus très loin maintenant, et elle devait d'avantage se monter prudente. Peut-être avait-il fait surveiller sa maison. Ce qui ne l'étonnerait pas.

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Tenues:
 



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Lun 19 Nov 2018 - 22:03
Les trois shinobis mettent pied à terre, sur le quai du port de l’île d’Asosan. Saji reste en retrait, laissant le choix de l’itinéraire à ses compagnons de voyage, étant donné qu’il ne sait rien sur l’île à part ce qui a été dit par son maître. En fait si, il est déjà venu mais à travers un « souvenir » reconstitué par une maîtresse des illusions. Mais c’est un souvenir qui ne datait que de quelques années certes, mais c’était une époque plus tumultueuse, marquée par des razzias sur les villages par des mercenaires sans contrat. Qu’en est-il aujourd’hui ? La paix est-elle revenue depuis que les shinobis ont pacifié l’île et l’arène d’Asosan ? Saji serait curieux de visiter les lieux, mais il doit accompagner Akane jusqu’à son ancienne maison. La kunoichi mène la marche à partir du port et signale qu’il leur reste deux heures de trajet à pied. Ainsi, ils prennent le sens opposé du village à proximité pour continuer leur chemin sous le blizzard. L’homme en cuir noir sort alors une sorte de manteau de fourrure à capuche de son sac pour se couvrir, car le vent n’est pas prêt de se calmer. Il remet son sac à dos en place et emboîte le pas d’Akane. Ils marchent sans rencontrer d’incident sur le chemin, il leur arrive de voir quelques personnes allant dans le sens contraire, se dirigeant probablement vers le village devant lequel ils sont passés tout à l’heure. Saji n’est guère étonné de voir si peu de gens sur les routes. Ni le vent qui les pousse ni le sol enneigé ne leur facilitent la tâche. On voit que la neige est encore fraîche étant donné que le sentier n’est pas déblayé et qu’on peut encore distinguer les empreintes de pas. Ils empruntent plus tard une route ascendante, les amenant sur le flanc d’une montagne offrant une vue impressionnante sur un village en contrebas. La blancheur du paysage enneigé est éblouissante, il est dommage qu’il faille vivre sous une température aussi basse pour en être témoin.


La blancheur du paysage enneigé est éblouissante

Distrait pendant quelques secondes, il regarde de nouveau devant lui et remarque qu’Akane est loin devant et que Wutu-Fuku continue de la suivre sans rien dire. Il se dépêche de les rattraper après ce bref moment d’inattention. Il reprend la marche aux côtés de son demi-maître. Bientôt, ils quittent le chemin escarpé pour se retrouver de nouveau sur un paysage plat, lequel est surmonté d’une colline. Sur celle-ci apparaît un homme à la vue de la kunoichi et il la salue immédiatement. Elle le salue également. Une sentinelle ? Pour quoi faire ? Pour le compte de qui ? L’homme s’approche et pose la main sur l’épaule d’Akane pour l’arrêter. Elle se retourne vers lui. Il la regarde quelques instants, croyant avoir reconnu quelqu’un. Fausse alerte, il leur souhaite bonne route. Saji n’a aucune idée de ce qu’il vient de se passer, étant donné qu’Akane était bien devant et leur tournait le dos à lui et à Wutu-Fuku. Le souffle du vent étouffait leur voix au loin, mais ils ont pu entendre quelques bribes de mots. Saji hausse les épaules. Au moins il ne semble pas avoir de problème puisqu’il les laisse passer. Il passe à son tour devant l’homme mystérieux, pour continuer de suivre leur guide.

Le chemin s’aplatit davantage, quelque chose lui dit qu’ils sont sur le point d’arriver. Sur leur gauche, au-delà des quelques arbres qui parsèment le paysage, ils peuvent distinguer au loin une grande construction en forme circulaire. Saji reconnaît l’arène de l’extérieur, il l’a visité dans le souvenir reconstitué par la fille aux mille illusions. Il se demande si l'arène est toujours active, il aurait aimé la visiter juste par curiosité mais il se ravise. Les deux hommes continuent de suivre Akane à travers ce paysage de carte postale presque déserté. Justement, ils n’ont plus rencontré personne depuis l’homme sur la colline. Une drôle de coïncidence. Est-ce seulement le mauvais temps, ou le fait qu'ils s'approchent d'une maison désertée? Sans se l'expliquer complètement, le sabreur est désormais sur ses gardes. Il a un mauvais pressentiment. Il accélère alors sa marche pour rejoindre leur guide et lui demander quelques détails.

Saji a écrit:
« Devons-nous nous attendre à quelque chose ? »

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Jeu 22 Nov 2018 - 18:02
Suite à la dernière phrase de Wutu-Fuku, Akane remet sa capuche sur sa tête, tout en indiquant qu’ils en ont pour deux bonnes heures de marche dans le froid. Un geste que le chûnin ne perçoit pas comme une volonté de dissimuler son visage, mais plutôt pour se préserver un peu du froid. Le trio se met donc en route. Le Kaguya décide de rester passif pour l’instant. La jeune femme connait manifestement les lieux. Prévoyant, Saji tire de son sac un manteau de fourrure. Cela fait sourire son mentor. Le natif de Kaminari ne se fera pas avoir une nouvelle fois par la météo de Mizu. Ils ne croisent pas grand monde sur le chemin, si ce n’est quelques intrépides souhaitant braver la météo pour des raisons qui les regardent, mais certainement assez importantes pour vouloir sortir par un tel temps. La jeune femme se retourne régulièrement pour voir si les deux autres kirijins sont encore présent. En même temps on parle de ninjas formés, pas de deux vieillards. Elle pourrait être un peu plus confiante vis-à-vis des capacités de ses collègues. Un événement un peu plus surprenant eu lieu quelques minutes plus tard.

En croisant une large silhouette saluant cordialement le trio, Akane répond en changeant sa voix. Du moins c’est ce que Wutu-Fuku croit percevoir. Mais à cause du vent qui souffle sur Asosan et qui masque une bonne partie de la conversation à ses oreilles, il fait peut-être erreur… L’homme attrape la kunoichi par l’épaule. Le Kaguya se tient prêt à réagir devant cette situation inattendue. Finalement, il regarde le visage de la jeune femme quelques instants, avant de se remettre en route. Une simple confusion avec quelqu’un d’autre ? Ou est-ce plus profond… le fait qu’elle ait peut-être parlé avec une voix différente met la puce à l’oreille du chûnin.

Saji est également intrigué par le déroulement des événements. Depuis l’espèce de sentinelle d’avant, ils n’ont plus rencontré personne. Le muet décide d’aller jusqu’au niveau d’Akane et lui demande s’ils doivent s’attendre à quelque chose. Le sabreur sait-il quelque chose qu’il n’a pas révélé au gradé ? Oui ou non, cette question doit être élucidée avant d’aller plus loin.

-Stop.

Un ton calme mais autoritaire. Le Kaguya rattrape en un instant la distance qui le sépare des deux autres kirijins, avant de tourner la tête vers l’instigatrice de cette expédition.

-Vous avez changé votre voix avant en croisant cet homme, non ? Pourquoi ?

Puis il tourne la tête vers l’épéiste.

-Saji… y a-t-il quelque chose que je devrais savoir mais que je ne sais pas ?

Il regarde tour à tour les deux genins. Ces deux se connaissaient déjà avant. Seul Wutu-Fuku débarque, dans un sens.

-Si vous avez des choses à dire, c’est maintenant. Et je veux tout savoir.
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Ven 23 Nov 2018 - 12:31
Les deux shinobis accompagnant la fugitive avaient bien compris que quelque chose clochait. Leur instinct de combattant leur avait mit la puce à l'oreille. L'un à cause de l'homme attendant en haut du chemin. L'autre parce qu'elle avait modifié sa voix pour y répondre. Ce fut Saji le premier à s’inquiéter. Lorsqu'il s'approcha vers elle Akane s'arrêta pour lui laisser le temps d'écrire. Elle chuchotait presque pour répondre aux shinobis, pour ne pas que le vent emporte ses paroles au loin.

- « Je ne sais pas vraiment. Je ne suis pas venue depuis plus de trois ans. Mais nous ne sommes plus très loin et il serait prudent de rester sur nos gardes. »

Trois ans, peut-être quatre, elle ne savait plus vraiment. Mais comme elle ne savait pas ce que son père savait sur elle, elle ne pouvait prévoir ce qu'il avait prévu. La maison serait-elle complètement détruite pour n'y laisser aucun indice ? Y serait-il en faisant croire qu'il n'y était plus pour attirer les gens dans un piège ? Avait-il laissé des gardes à l'intérieur pour savoir qui lui en voulait ? Il y avait plusieurs possibilités à prendre en compte.

Wutu-Fuku qui les avait rejoint lorsqu'ils s'étaient arrêtés prit à son tour la parole pour poser quelques questions. Sa voix était ferme et autoritaire. Il voulait savoir dans quoi il s'était embarqué, ce qui était tout à fait compréhensible. Akane tourna alors la tête vers Saji, semblant le questionner du regard. Que lui avait-il dit pour le faire venir ? Mais il lui fit signe qu'il n'avait rien dit sur elle, alors elle se tourna cette fois-ci vers le second.


- « Pour ne pas qu'il me reconnaisse. Vous êtes vraiment venu sans rien savoir ? »

C'était vraiment honorable de sa part. Soit il faisait pleinement confiance à Saji, soit il était le même genre d'homme que lui. La concernant, elle n'aurait certainement pas suivit une inconnue sans savoir de quoi il en retournait. Mais elle était loin d'avoir la même bonté d'âme qu'eux. Elle hocha alors la tête pour acquiescer, et reprit sur le même ton pour ne pas qu'on les entende.

- « Je suis la fille... Non. Vous avez demandé tout.  »

Il lui avait donné un ordre. Il était son supérieur. Et qu'elle en ait envie ou non, il lui avait demandé de tout lui raconter. Elle devait donc obéir sans sourciller, comme on lui avait apprit.

- « Je suis originaire de l'île d'Aato. J'y habitais avec ma sœur et ma mère. Elle a été tuée devant nous et j'ai dû prendre soin de ma petite sœur puisque je n'ai pas connu mon vrai père. On survivait principalement avec ce que j'arrivais à voler. Un jour j'ai fait les poches d'un homme et il m'a attrapée sur le fait. Il ne s'est pas fâché, et il m'a même donné volontairement de l'argent. On s'est retrouvé tous les jours pendant plusieurs semaines. On a fini par se faire confiance et je l'ai présenté à ma sœur. Alors il nous a adoptées, en disant qu'on était ses filles. Et on a prit le bateau pour venir ici. Au début, c'était vraiment bien. »

Son regard se fit vague, semblant se remémorer quelques souvenirs, un sourire aux lèvres. Puis il s'effaça rapidement en racontant la suite.

- « D'autres hommes sont arrivés après quelques mois. C'était pour notre sécurité, d'après eux. Et on a plus jamais été tous les trois. Notre père s'est fait plus distant, il était toujours dans son bureau. Pour nous ça a été comme une trahison. Il avait été chercher deux gamines paumées avec du potentiel juste pour se servir de nous. On s'est retrouvées piégées. L'un d'entre eux s'est chargé de notre... Éducation. »

Elle secoua la tête de droite à gauche avant de poursuivre.

- « C'était un de ses lieutenants, Chikara. Il nous a apprit à nous battre. Entre autres... Ils nous a entraînées chaque jour jusqu'à ce qu'on ne puisse plus tenir debout. Quant on était pas parties ou dans la... Pièce. On nous a donné des règles claires à suivre. Comme ne jamais laisser de preuves, accomplir sa tâche coûte que coûte, toujours obéir sans discuter, camoufler ses émotions, ne pas se lier aux autres, ne compter que sur soi-même, ne pas se plaindre, ne rien consommer qui puisse nous faire perdre le contrôle de notre corps, rentrer le plus rapidement possible après une mission. Pour faire de nous de parfaits petits pions à déplacer sur un échiquier. Et c'est ce qu'on est devenues. »

Elle s'arrêta pour faire quelques mudras afin d'écouter aux alentours. Mais n'entendant personne en train de les surveiller ou d'arriver vers eux, elle poursuivit.

- « Pendant plus de quinze ans, ma sœur, les mercenaires que mon père engageait et moi on lui a permit de grimper les échelons et d'être l'un des hommes d'affaires les plus influents de Mizu no kuni. Il est quasiment parvenu à être numéro un au bout de quelques années, et l'est resté pendant un long moment. Mais il y a eu... L'accident. Ma sœur est devenue... Moins contrôlable. »

Baissant les yeux parce qu'elle ne voulait pas que qui ce soit la voie faible, elle poursuivit d'une voix un peu plus empreinte d'émotions qu'avant.

- « Elle est revenue gravement blessée d'un travail que mon père l'avait envoyée faire. Je ne sais pas si c'était un piège où elle était censée y rester ou non. Mais c'est possible. Mon père m'a dit qu'il allait tout faire pour l'aider. Et il m'a envoyée faire une tâche à mon tour, au lieu de rester près d'elle. Quand je suis revenue, elle n'était pas guérie, oh non. Il m'a dit qu'elle n'avait pas survécu à ses blessures. Mais j'ai su par la suite que c'est lui qui l'avait achevée. Je suis restée quelques semaines à être... Complètement... Abattue. Ma sœur c'était mon monde, et sans elle... »

Elle n'était plus rien. Prenant une grande inspiration pour s'empêcher de craquer, elle reprit de nouveau :

- « Après ça, il m'a demandé d'aller assassiner le fils d'un de ses concurrents pour l'affaiblir. En me disant que j'étais la seule à pouvoir le faire. C'était la première tâche qu'il me donnait depuis la disparition de ma sœur. Mais quand j'y suis allée... C'était qu'un gosse. J'ai pas réussi à faire mon travail. Je ne voulais pas rentrer car plus personne ne m'attendait là bas. Et puis j'avais échoué et j'aurais été punie. Ou tuée à mon tour. Alors j'ai prit la fuite. J'ai réussi à lui échapper pendant plus de trois ans. Jusqu'à ce qu'il mette Chikara à mes trousses. On s'est battus. J'ai réussi à... Le faire tomber dans la crevasse. Les deux autres qui l'accompagnaient ont cru que j'étais tombée avec lui, comme j'étais blessée. Je m'en suis sortie de justesse. »

Akane ouvrit alors les pans de son manteau pour soulever son haut et montrer du doigt la cicatrice encore rose sur son flan, de la lame que Chikara lui avait plantée dans le corps. Puis elle camoufla tout ça de nouveau, avant qu'ils n'aient l'idée de regarder le reste de son ventre qui contenait d'autres traces de l'éducation que lui avait donnée son maître d'armes. En refermant son manteau son elle, la métamorphe continua encore.

- « J'ai compris que je ne survivrais pas seule et je suis venue à Kiri. Où je suis allée voir le seul contact de mon père que je connaissais là-bas, et c'est là que j'ai apprit qu'il avait déserté la maison. Et qu'il me croyait vraiment morte. »

Elle lança un regard vers Saji. C'était aussi là qu'ils s'étaient rencontrés. Mais ce n'était pas à elle de dire que le frère qu'il recherchait avait été engagé comme mercenaire par son père.

- « Au bout de quelques mois, j'ai raconté tout ce que je savais sur lui aux autorités. J'imagine qu'en tant que gradé vous devez avoir accès à ça. »

Cette fois elle se tournait vers Wutu-Fuku, parce qu'elle s'adressait à lui. Et aussi car c'était à cause de ça que le sabreur avait failli perdre la vie, et qu'elle n'arrivait toujours pas à le regarder vraiment.

- « Suite à ça j'ai fait une mission au village où j'ai vu un des lieutenants de mon père. Il a maintenant les Yakuzas dans sa poche. À moins qu'il n'en soit un aussi, je n'ai jamais vraiment su. Mais il n'avait aucun contrôle sur le village, avant. Maintenant... J'imagine que oui. »

Regardant tour à tour les deux shinobis d'un air grave, elle conclut :

- « Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il sache que je suis encore en vie et où je suis. Si je le trouve avant, je survis. Si c'est lui... Je meurs. »

C'était aussi simple que ça. Une traque où chacun des deux était à la fois le chat et la souris. Qui gagnerait à la fin ?

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Ven 23 Nov 2018 - 19:55
Au milieu du paysage enneigé, sur un sentier qui s’éloigne du reste des villages de l’île d’Asosan, un groupe de trois shinobis s’arrêtent. Même si les deux hommes derrière elle ne disaient rien, elle pouvait sentir que son comportement était suspect et que des questions commençaient à troubler l’esprit de ses compagnons de voyage. Comme une intuition, le sentiment que d’un moment à l’autre, quelqu’un s’approcherait d’elle pour lui poser la question qui dérange, lui demander de se confier à nouveau, alors qu’elle déteste s’ouvrir de cette façon, encore moins à un inconnu. Certes, elle sait qu’elle peut faire confiance à Saji dans une certaine mesure, mais qu’en est-il du chuunin qui n’est pas du tout au courant de son passé, et qui a tout de même accepté de les accompagner ? Le muet est le premier à briser le silence. Il accélère le pas pour arriver à la hauteur de la kunoichi et lui demander s’il faut se préparer à quelque chose. Nul besoin d’être un ninja sensoriel pour sentir que quelque chose ne va pas, et qu’il y a de très fortes chances qu’ils se dirigent vers un guet-apens, surtout après avoir passé la sentinelle de tout à l’heure. Sait-elle de qui il s’agit ? Pourquoi choisirait-elle de lui cacher sa véritable voix comme l’a remarqué Wutu-Fuku ? Beaucoup de doutes ont fini par émerger depuis qu’ils ont passé la colline. Akane reste prudente au départ, elle n’abat pas encore toutes ses cartes. Elle chuchote qu’elle n’est plus venue depuis trois ans et qu’il faut rester sur leurs gardes. Saji reste perplexe. Il a le sentiment qu’elle ne lui dit pas tout. Filtre-t-elle des informations à cause de la présence de Wutu-Fuku ? Ou peut-être que tout comme eux, elle est dans le noir total, elle ne sait pas à quoi s’attendre une fois devant la maison. Même si cela reste très peu probable, elle sait quelque chose d’autre, cela se sent.

Le chuunin légèrement agacé monte en avant pour rejoindre les deux genins qui chuchotent entre eux. Loin d’être bête, il s’est rendu compte qu’on lui cachait quelque chose. Après tout, cela fait près de quatre heures qu’ils ont voyagé depuis Kiri. A un moment, il fallait bien qu’il sorte de son mutisme et décide de demander des explications. Ce qui est tout à fait légitime de sa part. Il leur ordonne de s’arrêter. Il déclare avoir remarqué qu’elle avait modulé sa voix lorsqu’elle a croisé l’homme sur la colline. Vraiment ? Saji n’a pas l’oreille aussi fine que son demi-maître il faut le reconnaître. Akane hésite au départ à tout dire. Wutu-Fuku pose aussi une question au muet mais semble avoir oublié que celui-ci était muet, il ne reçoit donc en retour que le silence. De toute façon, il n’aurait pas eu le temps de répondre étant donné qu’Akane prend aussitôt la parole afin de s’exprimer sur ses origines. Saji s’étonne qu’elle accepte de tout raconter ainsi à lui et à cet homme étranger, peut-être fait-elle confiance à son jugement vis-à-vis de Wutu-Fuku ? Toujours est-il qu’il ne fera rien pour l’arrêter. Si elle pense que parler de sa sœur et de sa vie avant Kiri sert à expliquer à quel point il est important pour elle de revenir sur les traces de son passé, Saji ne voit pas de mal à cela.

Quand on lui demande de raconter tout, elle raconte tout. A commencer par sa relation très proche avec sa sœur. Orphelines dès le plus jeune âge, elles ont dû commencer par des petits vols, avant de se faire prendre la main dans le sac par un homme qui a départ avait l’air d’un homme bienveillant. Il n’en était rien. Il s’agissait en fait de Tatsuzô, qui a amené ses filles adoptives sur cette île de gladiateurs afin de les entraîner et de les préparer à travailler pour lui dans des missions d’infiltration et d’assassinat de façon à étendre son influence. Depuis l’incident de sa sœur, et la suspicion d’Akane envers son père adoptif, sa loyauté était ébranlée. Elle était perdue. Au moment où elle dût tuer l’enfant d’un concurrent de Tatsuzô, ce fut l’ordre de trop. Elle abandonna l’homme qui l’avait plongé dans ce monde sombre et sanglant. Saji n’apprend presque rien de nouveau à part le fait qu’Akane a dû se débarrasser de Chikara, un lieutenant qui l’aurait formé au combat et à la dissimulation. C’est toutefois sans état d’âme qu’elle l’a laissé tomber dans une crevasse.

Le voile sur son passé sombre étant levé, la question est maintenant de savoir comment vont réagir les deux hommes en face d’elle ? Saji pour sa part est déjà plus ou moins au courant, de son passé mais aussi du fait qu’elle l’a potentiellement mis en danger en révélant toutes ses informations liés au Marchand qu’ils avaient tous les deux rencontrés. Même si elle est convaincue que ce qu’elle a révélé aux autorités de Kiri a pu arriver aux oreilles du Marchand pour retomber sur lui, celui-ci en revanche n’a jamais envisagé cette hypothèse. Mais maintenant qu’elle le lui dit une nouvelle fois, un déclic traverse l’esprit de Saji. C’est vrai. Il n’a jamais pensée à cette connexion. C’est même ce que Akane s’est reprochée la dernière fois en venant lui rendre visite. Elle pensait lui avoir causé du tort alors qu’en vérité, il ne se sent pas menacé et il sait qu’il peut se défendre quelle que soit la menace. Il l’a même rassuré sur ce point la dernière fois. Toutefois, il ne peut pas écarter la possibilité que le Marchand ait voulu le tuer car il le suspecte de l’avoir vendu aux autorités. A garder dans un coin de sa tête, mais il préfère ne pas en parler avec sa complice pour ne pas l'inquiéter, surtout qu’elle-même est déjà en danger. Elle essaie de mettre la main sur son père avant que celui-ci ne le retrouve. Un jeu de course poursuite qui se mord la queue.

Suite au long monologue qui a demandé beaucoup d’énergie et de courage de la part d’Akane, le silence s’impose entre les trois shinobis. Un instant qui se traduit en éternité dans les esprits. Saji ne sait pas vraiment quoi dire pour répondre à cette longue confession. Il ne s’attendait pas qu’elle cède si facilement à l’ordre du chuunin. Connaissant sa nature taciturne, il est quelque peu déconcerté. Que faire maintenant ? La rassurer ? Lui dire ce qu’il pense ? Se montrer confiant ? Il écrit un message simple, rassurant. Sa réponse étant écrite, elle seule pourra le lire, à l’abri du regard de Wutu-Fuku.

Saji a écrit:
« Merci pour votre honnêteté Akane. Comme je vous l’ai dit avant de partir du village, nous ferons tout pour retrouver des indices dans votre maison. Et j’ajoute : quels que soient les obstacles que nous rencontrerons. »

Pour ne pas faire de jaloux, et aussi parce qu’il se sent obligé de répondre à son demi-maître quelque peu frustré de ne pas avoir été mis au courant, Saji griffonne un message à son adresse.

Saji a écrit:
« Désolé pour mon silence maître. Je ne voulais pas en dire trop sur l’identité d’Akane car je voulais que la vérité sorte de sa propre bouche. Je ne me serais pas pardonné de trahir sa confiance, sa confiance m’est chère. Tout comme la vôtre. Je vous assure qu’elle est une personne de valeur, et qu’elle fait tout pour devenir une bonne citoyenne de Kiri. »

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Dim 25 Nov 2018 - 0:17
-Je n’en demandais pas tant.

Car la jeune kunoichi a compris littéralement la demande du chûnin. Un peu plus et elle aurait balancé sa liste de courses. Au moins le récit a le mérite d’être détaillé, même s’il est loin d’être synthétique. Elle est d’ailleurs surprise d’entendre que Wutu-Fuku ignore tout des raisons qui poussent Akane à vouloir explorer cette partie de l’île d’Asosan. La première partie du récit est un peu ennuyeuse. On y apprend donc l’enfance de la jeune fille avec sa petite sœur sous la coupe d’un père adoptif qui n’avait pour objectif que d’exploiter les deux orphelines dans un objectif criminel : en faire le parfait petit assassin. Wutu-Fuku comprend clairement ce que la jeune femme avait voulu dire lors de son intervention concernant la construction prochaine de la Caserne du village de Kiri. En même temps ce n’était pas bien difficile à comprendre tant le récit de la kirijin était peu subtil.

Bien entendu, ce père adoptif n’avait aucune affection pour les deux jeunes femmes. Si bien qu’il a achevé la sœur d’Akane, revenue blessée d’une mission. Mais plus que la mort du dernier membre de sa famille, c’est une dernière mission qui l’a poussé à désobéir. Une mission lui demandant d’assassiner un enfant. Ce qu’elle n’a pas pu se résoudre à faire. Dans un ultime combat contre un mercenaire fidèle à son père, elle a survécu de justesse à une chute mortelle, lui permettant de se faire passer pour morte.

Après ces événements, elle a décidé de rallier Kiri car elle savait qu’elle n’aurait pas beaucoup de chance de survivre si elle restait isolée dans son coin. Elle confesse également avoir raconté ce qu’elle sait aux autorités de Kiri. Effectivement, cela doit bien être consigné quelque part… mais Wutu-Fuku n’est pas du genre à enquêter sur tous les genins du village, quand bien même il doit s’occuper d’une bonne partie d’entre eux, faute de gradés disponibles au village depuis les récentes crises qui touchent Kiri… elle conclue d’une manière bien funèbre. Celui des deux qui retrouve l’autre le premier aura l’occasion de le tuer par surprise… Et dire qu’il pensait avoir une histoire familiale compliquée.

Le Kaguya tourne la tête vers Saji. Malgré sa tenue intégrale habituelle, les yeux inquisiteurs du chûnin lui permettent de voir qu’il savait, lui aussi. Du moins, bien plus que son mentor. Le muet, après avoir rédigé un petit message à destination d’Akane, rédige également une note pour le chûnin. Il justifie son silence car il souhaitait que la vérité sorte de la bouche de la jeune femme. Une stratégie plutôt obscure aux yeux de Wutu-Fuku, qui est loin d’être convaincu par cette explication.

-Et si nous n’avions pas rencontré cet homme, je n’aurais rien su ? Jusqu’à ce qu’un mercenaire décide de nous attaquer ? Vous n’êtes pas des touristes en randonnée ici, vous êtes des ninjas de Kiri. Ce n’est pas une mission mais c’est tout comme dans la forme. Si je m’étais pris un Kunaï perdu par derrière, j’aurais été tué parce qu’aucun de vous n’a jugé nécessaire de m’avertir des menaces potentielles que nous pourrions rencontrer ici. Comment avoir confiance en vous après ça ?

Il soupire et croise les bras, avant de plonger son regard dans celui d’Akane.

-Pas de meurtre. C’est ma condition pour continuer et ce n’est pas négociable.
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Dim 25 Nov 2018 - 23:19
Akane se tut brusquement après son long monologue. Elle n'avait pas l'habitude de parler autant. La dernière fois, c'était lors de son « interrogatoire » lorsqu'elle avait tout dit de son passé aux autorités de Kiri. Elle avait l'impression que c'était de moins en moins difficile à chaque fois. Était-ce vraiment le cas ? S'ensuivit un blanc qu'elle ne prit pas la peine de combler. Saji pour sa part écrivit une nouvelle fois sur son carnet. Ça devait vraiment être frustrant de ne pouvoir s'exprimer que de cette façon. Surtout quand quelqu'un parlait autant devant vous...

Il lui tendit ce qu'il avait écrit et elle se pencha légèrement au dessus des lignes. Il la... Remerciait ? Et une nouvelle fois, il lui assurait de son soutien. Et semblait encore plus déterminé à l'aider, même si ça n'avait pas été le but de ses aveux. Elle le remercia d'un de ses hochement de tête habituels. Mais cette fois-ci elle y ajouta quelque chose de plus rare : un sourire. Ne sachant pas quoi lui répondre, ce fut la réponse la plus approprié qu'elle trouva. De plus, elle n'avait vraiment pas pu s'empêcher de le faire en lisant ses quelques lignes.

Il écrivit de nouveau, cette fois-ci à l'attention du Kaguya. Elle reprit son visage impassible et sonda les environs le temps qu'il lise à son tour. Mais de nouveau, elle ne sentit aucun humain proche d'eux. Elle reporta alors son attention vers les deux hommes, dont l'un qui lui dit qu'il n'en avait pas tant demandé.


- « Vous m'avez ordonné de dire maintenant ce que j'avais à dire. Sur pourquoi j'avais changé ma voix. Que vous vouliez tout savoir ! »

Avait-elle mal compris son ordre ? Elle l'avait pourtant correctement exécuté. Du moins, en partie. Car elle avait effectivement raconté tout ce qui concernait son passé la liant à cette maison et cet homme qu'elle cherchait. Cependant, sa Bête à l'intérieur d'elle-même n'avait rien à y voir. Et elle n'en parlerait pas, à moins de cas de force majeure.

Le silence suite au message de Saji à Wutu-Fuku était pesant. Mais il fut bientôt brisé par la voix du chûnin, qui ne semblait pas vraiment ravi de la tournure de la situation. Et il avait raison. Il avait entièrement raison. Un peu gênée, Akane regardait subitement ses pieds, comme une enfant se faisant gronder. Il aurait pu se faire tuer, et sans même savoir pourquoi. Effectivement, ils étaient des shinobis de Kiri. Même si elle avait encore du mal à l'accepter. Elle ne se sentait pas encore vraiment à sa place dans le village.


- « Je suis désolée. »

Saji avait déjà failli mourir par sa faute, elle n'avait pas franchement envie que ça se reproduise. Le regardant de nouveau, elle croisa son regard fixé sur elle. Et elle sentit son propre visage se fermer lorsqu'il prononça ses dernières paroles. Elle venait de lui dire qu'elle avait tué parce qu'on lui avait ordonné, et il la classait pourtant dans ceux capables de le faire par pur plaisir. Était-ce parce qu'elle avait fini par se débarrasser de Chikara ? Heureusement qu'elle n'avait pas précisé qu'elle lui avait d'abord ouvert la gorge avec ses crocs avant de le pousser délibérément dans la crevasse. Peut-être l'aurait-il directement faite enfermer.

- « C'est compris. »

Pourquoi aurait-elle voulu négocier ? Il était son supérieur et elle devait obéir à ses ordres. Et de plus elle se voyait mal demander de faire un petit meurtre par ci ou par là sur la route...

- « Peut-on y aller, maintenant ? »

Elle était clairement vexée et peut-être cela se ressentait-il dans son attitude. Elle venait de lui raconter toute sa vie et ce qu'il en retenait c'était juste ça. Ne venait-il pas pourtant de lui dire qu'elle n'était plus cette personne là mais une kunoichi de Kiri? Mais elle s'en fichait pas mal. Qu'il la juge si ça lui plaisait. Elle allait devoir s'habituer à ce genre de réactions, de toutes manières...

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Lun 26 Nov 2018 - 18:20
Agacé par le fait qu’on l’ait amené sur l’île sans le prévenir d’éventuels dangers, le chuunin se met à sermonner les deux genins pour leur manque de considération vis-à-vis des risques qu’ils viennent de faire prendre à leur supérieur. Ni en colère, ni honteux, Saji se contente d’acquiescer face à la réprimande de son demi-maître qui une fois de plus fait montre de sa sagesse. Il est tout à fait légitime qu’il se plaigne de ne pas avoir été mis au courant. A plusieurs reprises ils ont eu l’opportunité d’échanger sur cela, mais ils ne l’ont pas fait. La faute à leur manque de communication ? Ou plutôt leur mauvaise compréhension de la situation ? Saji de son côté savait plus ou moins que la kunoichi était menacée par les agents de son père, mais n’a pas jugé nécessaire d’en informer le chuunin, pensant qu’il était préférable de préserver la couverture de son alliée. Quant à cette dernière, elle croyait que le muet avait convaincu Wutu-Fuku de venir et lui avait raconté qu’ils seraient menacés à cause d’elle et des fantômes de son passé, ce qui aurait inévitablement conduit à révéler ses antécédents de criminelle. C’est donc sur la base d’un quiproquo que finalement aucune information n’a été donnée au chuunin qui a continué de les suivre sans poser de question. En même temps, il ne pouvait pas s’imaginer que la personne qu’il allait aider était une criminelle avant de devenir shinobi. Comment Saji aurait-il dû dénouer la situation ? Mais il est désormais trop tard pour faire marche arrière. La vérité a éclaté au grand jour, c’est finalement Akane qui a raconté elle-même tout et même plus que ce que le Kaguya voulait savoir. Peut-être que cela aurait pu être évité si le muet avait été celui à vendre la mèche, ou du moins distiller dans son discours qu’ils allaient rencontrer un danger sur le chemin. S’il y avait encore un doute à ce sujet, on peut être sûr maintenant que la communication n’est pas le fort du muet.

Akane semble la plus affectée par les reproches du chuunin qui désormais la regarde d’un air sévère. Elle semble désolée et accepte la condition non négociable de Wutu-Fuku. Et maintenant qu’elle lui a fait cette concession, elle passe de l’air désolé à l’air vexé. Elle n’aime pas être vue comme quelqu’un de vulnérable, mais quelqu’un d’impassible, d’où le ton un peu agacé quand elle leur demande s’ils peuvent reprendre la route. Le chuunin ne semble pas avoir d’objection, et Saji acquiesce sans dire mot. Le voyage se poursuit dans le silence et comme si rien ne s’était passé. Le vent et la neige se sont considérablement calmés depuis qu’ils sont arrivés dans cette partie de l’île. On peut donc s’entendre parler et même identifier des sons qui jusque-là étaient étouffés par le cinglement du blizzard. Le groupe se déplace donc à travers un paysage blanc immobile ponctué d’arbres morts ici et là, et sur un fond de silence désormais. Silence qui a pour effet de renforcer le froid qui s’est créé entre les trois shinobis après les mots fermes mais justes du chuunin.

Comme au début, la kunoichi avance et se retourne de temps en temps pour vérifier que ses compagnons sont toujours là. Fidèle à son caractère très prudent. Saji quant à lui se recouvre du mieux qu’il peut avec son manteau. Il lève les yeux vers le ciel bleu-gris, voit un hibou déployer son beau plumage brun-crème saisissant un poisson entre ses serres. Saji reconnaît cette espèce : un Grand-duc de Blakiston. Un oiseau qui comme les autres types de hibou ne chasse normalement que la nuit. Pauvre bête qui doit même travailler de jour pour survivre. Bizarrement, pour Saji cela rappelle son père qui s’est longtemps démené dans son travail pour offrir une vie confortable pour ses enfants. Et des fois il rentrait tard la nuit après une longue journée derrière le comptoir… Saji espère que sa lettre est bien parvenue au Pays de la Foudre et n’a pas été interceptée par le service postal de Kiri.

Saji balaie du regard la zone qu’ils sont en train de traverser mais ne voit plus aucune âme qui vive. Cette partie de l’île semble complètement désertée, et seuls les arbres morts leur tiennent compagnie… Des soupçons commencent à naître chez le sabreur muet. Ils n’ont plus rencontré d’habitants depuis un certain temps, ni de villages… Cela en dit déjà long sur la fréquentabilité de cet endroit.

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Mar 27 Nov 2018 - 23:26
-Oui, on peut y aller.

Le Kaguya fait fi du comportement de la genin. D’abord honteuse à en regarder ses pieds, elle change vite d’humeur en affichant clairement de la colère. La vexation d’Akane lui passe au dessus de la tête. Il a d’autres chats à fouetter désormais, puisque cette excursion passe de la balade sur une île de l’archipel de Mizu à une traque dans laquelle leurs vies sont en danger. Un homme qui dirige un large groupe de mercenaires, rien que ça… Wutu-Fuku ne prendra ici aucun risque. C’est trop gros pour se permettre de jouer avec l’adversaire. Et dire que la demande vient de Saji à la base… donc le chûnin n’aurait pas refusé même s’il avait été au courant du contexte… il est juste regrettable que les choses se soient déroulées ainsi.

Le voyage continue donc dans un silence similaire à celui d’avant la dispute… heureusement pour les marcheurs, la météo se calme. La visibilité et l’audition redeviennent meilleures. Néanmoins il n’y a pas grand-chose à voir. Le paysage est d’un blanc immaculé, recouvert par la neige fraiche. Des souches d’arbres viennent parfois surgir au milieu de cet océan, tel un messager funèbre à l’attention du trio. D’ailleurs, cela fait un moment qu’ils n’ont rien croisé d’humain. Pas de voyageur mais pas non plus de village, ni même une petite cabane ou un panneau d’indication… les visiteurs ne doivent pas être très nombreux dans les environs, même quand la météo le permet. Ce qui pousse le chûnin déjà attentif à redoubler de vigilance. Et bien lui en prend.

Un tronc d’arbre vient soudainement s’écraser sur le modeste chemin emprunté par les Kirijins. Le morceau de bois a été lancé depuis une colline, sur laquelle plusieurs silhouettes fixent le groupe, avant de descendre en direction des intrus. Il est aisé de deviner que le tronc aurait pu être mieux ciblé, dans le but d’écraser les trois ninjas. Il s’est écrasé volontairement devant eux, comme un avertissement. Wutu-Fuku tourne la tête en direction des nouveaux arrivants, se contentant pour l’instant de regarder. Le groupe est composé de plusieurs solides gaillards armés de différents ustensiles. Des carrures qui n’ont rien à envier au plus baraqué des ninjas de la brume. Néanmoins, le muscle ne fait pas tout. Peut-être vont-ils l’apprendre à leurs dépents. L’un d’eux sort du lot et s’avance, avant de faire une courbette teintée d’ironie en direction des Kirijins.

-Bien le bonjour mes seigneurs. Veuillez excuser notre irruption en cette belle journée mais voyez-vous, il semblerait que la route ait été bloquée par une chute d’arbre. Ah… l’hiver. Le bois qui se fragilise et paf, un accident. C’est si vite arrivé de nos jours… heureusement vous êtes tous entier ! Vous en avez eu de la chance !

L’homme se tourne vers ses acolytes qui hochent la tête avec des sourires en coin sur leurs visages.

-Je m’en voudrais si ça devait se reproduire durant la suite de votre voyage… heureusement, ce cher Feng que vous voyez ici…

Il désigne un gus équipé d’une hache.

-C’est un bûcheron comme on en fait plus de nos jours. Pour quelques ryôs, il vous sécurise le chemin afin d’éviter un nouvel accident de ce genre… c’est une offre raisonnable non ?

Une tentative de racket à peine visible. Peu étonnant que cette partie de l’île soit si peu fréquentée.
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Mer 28 Nov 2018 - 21:42
Le Kaguya approuva et ils reprirent la route dans le silence, comme si rien ne s'était passé. Akane reprit rapidement son calme habituel, et se plongea de nouveau dans le silence. Prenant la tête de la petite troupe, elle les menait à sa « maison ». Ou du moins à l'endroit où se trouvait celle où elle avait vécu durant de nombreuses années. Quant à savoir si elle y serait encore, c'était autre chose. Elles espérait surtout ne pas avoir dérangé deux personnes pour rien. Ils auraient certainement eu autre chose de mieux à faire que se promener sur Asosan s'ils l'avaient pu.

Mais pourtant malgré la dangerosité de leur déplacement, le temps perdu et les non-dits qui auraient pu être fatals, les deux hommes poursuivaient leur route avec elle. Pourquoi ? Ils auraient été proches, elle aurait pu le comprendre. Mais là... Saji était son allié, et lui avait déjà dit à plusieurs reprises qu'il l'aiderait à retrouver son père. Donc elle savait à peu près pourquoi il était là. Même s'il aurait plutôt dû lui en vouloir pour la dernière fois. Quant à Wutu-Fuku, elle n'en avait aucune idée. Était-ce parce que le sabreur lui avait demandé ? Avait-il confiance à ce point-là en lui ? Où était-ce autre chose ?

Se retournant pour les regarder brièvement afin de savoir s'ils suivaient toujours, elle fut rassurée de savoir qu'ils étaient encore là. Oui, ils étaient capables de suivre, étant des shinobis. Mais peut-être craignait-elle d'avantage qu'ils ne rebroussent chemin sans prévenir plutôt qu'ils n'arrivent pas à suivre... Il était rare qu'elle demande de l'aide. Et encore plus qu'elle puisse compter sur quelqu'un d'autre. Après tout, n'était-elle pas livrée à elle-même depuis des mois à l'intérieur même de Kiri ? Et jusqu'à présent, tous ceux en qui elle avait cru l'avaient trahie d'une façon ou d'une autre. Ces deux-là risquaient donc fortement d'en faire de même, comme les autres.

La zone devenait de plus en plus désertée. Ils étaient presque rendus. Car son père avait bien entendu choisi un endroit complètement désert pour s'installer, fidèle à sa discrétion. Autrefois, elle aurait accéléré le pas pour revoir sa sœur dans les minutes qui suivaient. Là, c'était bien différent. Restant sur ses gardes, la kunoichi restait dans son rôle de voyageuse et gardait le même rythme de marche. Un tronc d'arbre leur barra d'ailleurs bientôt la route. Levant les yeux vers la provenance, la métamorphe les baissa bientôt en voyant les silhouettes pour effectuer quelques mudras. Ses mains camouflées sous son manteau, elle espérait qu'ils ne l'aient pas vue. Elle pouvait désormais mieux les observer.

Une voix d'homme se fit entendre dans le silence. Et tandis qu'elle l'écoutait, son regard passait de l'un à l'autre des hommes se dressant devant eux. Si leurs paroles étaient presque comiques, leurs visages l'étaient beaucoup moins. Mais elle resta impassible, même en reconnaissant deux d'entre eux. Deux qui avaient déjà travaillé pour Tatsuzô. Elle ne connaissait pas les autres. Mais peut-être qu'ils avaient été engagés aussi. Ou bien n'étaient-ils pas du tout là pour ça.

Quoiqu'il pouvait bien en être, Akane se devait de rester prudente. Ils ne devaient pas la reconnaître. Et rester discrète pour ne pas attirer l'attention sur elle. Ce fut pour cela qu'elle ne dit rien, se contentant d'attendre. Elle tourna son visage – qui n'était plus le sien – vers Wutu-Fuku, son supérieur. Afin de regarder ses gestes, ou mieux capter ses paroles, et savoir ce qu'il lui ordonnerait de faire. Certes, ils étaient ici pour fouiller une maison mais il l'avait bien dit plus tôt : ils n'étaient pas des touristes en randonnée, mais des ninjas de Kiri. En conséquence, elle attendrait les ordres de son supérieur et n'agirait pas tant qu'il ne lui dirait pas.



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Jeu 29 Nov 2018 - 9:52
Leurs doutes se confirment. En voyant le groupe de bandits se rapprocher d’eux, le trio de shinobis sent que la situation risque de devenir problématique. Le sourire aux lèvres, satisfaits d’être enfin tombés sur des proies au milieu de ce paysage enneigé déserté, les malfrats s’approchent sans se presser. Un coup d’œil rapide permet de voir qu’ils sont tous armés de pioches, hachettes, couteau de boucher, soit à la ceinture, soit à la main. Leur carrure est impressionnante, une force physique qui doit être due au métier qu’ils exercent. Même si leur métier n’est sûrement pas la seule activité à occuper leurs journées. Non, à juger par leur façon peu subtile de les menacer et de leur demander de leur payer une contribution pour empêcher que ne survienne un malheureux « accident » sur le chemin, l’extorsion devrait être ajouté à leur curriculum vitae. Pendant qu’un des hommes faisait son discours, un bandit qui observait la scène en retrait ne quittait pas du regard la kunoichi. Comme s’il pensait la reconnaître. Parfois, la façon de marcher, la silhouette, et les expressions du visage peuvent suffire à trahir l’identité d’une personne. Son regard devient plus intense et ses sourcils se plissent. Il a l’air de fouiller dans ses souvenirs… Non, rien. Il détend son visage et porte son attention ailleurs. Akane se retourne vers Wutu-Fuku, arborant le visage d’une femme aux traits plus efféminés. Elle l’a échappé belle semble-t-il. Si elle n’avait pas utilisé sa technique de dissimulation, sûrement le bandit en retrait l’aurait immédiatement reconnu et prévenu le reste de ses camarades.

Pour autant, cela ne signifie pas que les shinobis de Kiri sont tirés d’affaire, loin de là. Il faut maintenant répondre à leur « proposition ». Comment leur répondre autrement que par un refus ? Cédez à leur demande, et vous prouvez votre faiblesse. Rien ne leur dit qu’ils ne chercheront pas à vous en redemander davantage, vu la façon dont vous vous êtes si facilement séparé de vos économies. Refusez au contraire, et vous provoquerez une bagarre générale à l’issue incertaine, et nul ne sait la vraie force de ces bandits au physique impressionnant. Par conséquent, un combat au corps-à-corps risque d’être difficile, il faudra donc faire preuve d’agilité et de rapidité pour les vaincre si jamais il faut en venir aux mains. Suite à la demande du bandit, les trois shinobis ne réagissent pas, et font les muets. Il est clair qu’ils ne vont pas se laisser faire, et que la proposition est trop absurde pour être acceptée. Savent-ils seulement qu’ils sont en train d’extorquer des ninjas entraînés du village de la Brume ? Ou sont-ils trop aveuglés par l’appel de l’argent pour se rendre compte que le poisson qu’ils cherchent à pêcher est trop gros ? Le silence devient pesant, si bien qu’on peut entendre le vent froid qui bouscule les pans des manteaux. Le porte-parole perd patience et s’agace. Il hausse le ton cette fois et adopte un ton intimidant.

    « Alors ? »


La voix fait écho au milieu du paysage silencieux. Le gros Feng dont la bedaine déborde de son manteau, soulève sa hache trois fois plus grande qu’une hache normale, la repose sur son épaule avant de renifler bruyamment du nez. Son regard est absent et son visage complètement décontracté. Comme s’il était en train de penser à autre chose, probablement à ce qu’il va manger ce soir en rentrant. Saji le regarde de haut en bas, quelque peu inquiété par cet homme à l’apparence physique hors normes. Il fait facilement dans les deux mètres dix de haut et les cent trente kilos. Un seul coup de hache suffirait à trancher votre cage thoracique en deux. Mais il est facile de s’imaginer qu’avec une corpulence pareille, il ne doit pas être très rapide, et la hache qu’il porte sur lui doit peser très lourd. Toutefois, gare à ne pas le sous-estimer, la couche de gras qui entoure l’obèse lui confère une armure résistante digne des armures osseuses des Kaguya. A part le gros Feng, Saji ne voit pas qui des cinq autres gaillards pourraient les inquiéter autant que lui. Ils ne disposent que d’armes de taille normale, et ils sont tous solidement constitués. Même s’ils ne seront pas faciles à abattre en combat rapproché. L’un d’entre eux, impatient, s’exclame.

    « Bon ! Ils veulent pas payer ! Qu’est-ce qu’on attend ? Qu’on les tue sur-le-champ ! Pourquoi on fait tout ce cirque alors qu’on pourrait juste dépouiller leurs cadavres ? »


Le gros Feng s’exprime à son tour, avec une voix douce et tranquille, lui donnant presque un air gentil et niais. Il semble sincère dans sa voix, et à en juger par son attitude, il prend tout ce cinéma au premier degré. Il croit vraiment qu’il s’agit de protéger ces voyageurs d’éventuels accidents et pas de les racketter.

    « Attends, attends… ils sont juste surpris c’est tout. Laisse-les au moins le temps de répondre ! »


    « Ta gueule le gros je t’ai rien demandé ! »


Tout le monde se tait. Certains bandits s’échangent des regards effrayés. Un mot tabou vient d’être prononcé, un mot de trop qu’il allait regretter.

    « Je… NE… SUIS… PAS… GROOOOOOOOOS !!!! »


Son visage vire au rouge et sa respiration s’accélère. Il lève sa hache très haut dans le ciel, et l’abat rapidement sur le malheureux qui a osé l’insulter. Sans qu’elle ait le temps de réagir, sa victime se fait découper en deux parties parfaitement égales, du haut du crâne jusqu’à l’entre-jambes. On aurait dit que le colosse de graisse venait de couper une pastèque, sauf qu’à l’intérieur vous trouverez un amas de tripes et d’organes, des os brisés et du sang qui dégouline sur la neige blanche désormais souillée. Le sang encore chaud libère une vapeur qui réagit avec l’air froid, tandis que certaines membres du corps découpé frémissent toujours. La terreur se lit sur les visages. Hors de contrôle, il lance un regard noir en direction de ses quatre camarades. Ces derniers se mettent à reculer doucement, se préparant à détaler au moindre mouvement brusque du gros Feng. Un retournement de situation qui tourne à l’avantage des trois shinobis ? Ou peut-être pas. L’homme le plus dangereux du groupe est désormais fou de rage et aurait pu être neutralisé plus facilement s’il avait été dans un état « normal ». Désormais, les mots ne suffiront pas à l’arrêter et il refusera de se calmer à moins qu’on ne parvienne à l’assommer ou le tuer. Faut-il intervenir ? Ou profiter de ce moment de distraction et laisser les quatre bandits se débrouiller face au gros Feng ? Ce dernier tourne le dos aux shinobis de Kiri, ce serait le moment idéal pour eux de continuer leur route et rejoindre la maison d’Akane sans prendre de risques. Mais serait-il juste de laisser ces pauvres hommes à leur sort ? Même s’ils ont tenté de les racketter il y a quelques instants ? Un choix difficile s’impose au chuunin. Un choix qui pourrait ne pas plaire aux deux genins qui l’accompagnent. Saji sait déjà ce qu’il aurait choisi, mais il n’est pas aussi sûr de l’opinion d’Akane dont il connaît l’esprit « pratique ». Le temps est compté, il faut faire vite. Le gros Feng court à une vitesse impressionnante malgré son poids vers sa deuxième victime et fait descendre sa hache…

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Ven 30 Nov 2018 - 0:03
Akane ne fait aucun commentaire. Saji non plus. En même temps ce n’est pas comme s’il en était réellement capable. Encore une fois, la kunoichi fait preuve de discrétion et change son apparence avant que le groupe de bandits n’arrive à leur niveau. Son « père » est influent au point que la moindre crapule qui officie sur Asosan est potentiellement en lien avec lui. Wutu-Fuku ne dit rien non plus. Ils sont dos au mur. S’ils paient, ils vont passer pour des faibles et potentiellement se faire agresser. S’ils ne paient pas, ils se font agresser. L’assurance avec laquelle ils interviennent permet rapidement de constater qu’ils ignorent qu’ils sont en face de ninjas de Kiri. Même l’arme de Saji est dissimulée sous son épais manteau.

L’homme qui parle au nom du groupe perd patience, tandis que Feng replace sa hache sur son épaule en reniflant bruyamment. Il contraste avec le reste du groupe, bien plus menaçant. Une carrure de géant et une arme à sa hauteur et pourtant… il semble bien être l’élément le moins hostile dans cettehistoire. Peut-être que son imposante bedaine n’y est pas étrangère… Une apparence de gros nounours lui sied mieux que celle d’un dangereux bandit des montagnes… Il est le seul qui n’a pas cet espèce de regard meurtrier dans les yeux. C’est d’ailleurs lui qui tente de calmer la situation quand l’un des vauriens tente de convaincre ses collègues d’assassiner les trois Kirijins. Ce qui n’est pas du goût de son acolyte, qui le rembarre en le traitant de gros.

Un point sensible visiblement puisque les bandits perdent l’assurance qu’ils avaient jusqu’ici, s’échangeant des regards anxieux. Le visage de Feng perd sa bonhomie pour arborer d’énormes veines saillantes tandis que sa peau vire au rouge. Dans un hurlement qui ferait certainement fuir même un ours, il abat son énorme hache sur le brigand l’ayant insulté quelques secondes auparavant. Un coup net, qui laisse sa victime coupée en deux tel Yoshitsune. Les organes internes du malheureux se répandent dans la neige fraîche dans un bruit peu ragoutant, en plus de l’odeur à la limite du soutenable.

Cet excès de violence ne semble pas suffir à calmer Feng. Son regard meurtrier se dirige maintenant vers les quatre autres hommes. Il lève sa hache et fonce sur sa prochaine victime dans le but de lui faire subir le même sort…

Wutu-Fuku aurait pu laisser les bandits se débrouiller avec leur collègue… mais ce dernier n’est rien d’autre qu’un simplet exploité par des pourritures. Il est immoral de le laisser se transformer en monstre, quand bien même les victimes potentielles de sa violence ne vaudraient pas la peine d’être aidées. Il y a déjà eu un mort et ça suffit amplement. Le chûnin soupire et apparaît rapidement derrière la deuxième cible de Feng pour la tirer en arrière afin de lui éviter un destin funeste. La hache vient s’abattre dans la neige et fait même trembler le sol. Mais l’homme est en vie.

-Hm… c’était limite… j’aurais peut-être dû utiliser une charge…

Trop tard pour ce genre de questionnements. D’un coup de coude, il assome l’homme qu’il vient de sauver. Les trois autres brigands ne font pas long feu non plus. La surprise vient s’ajouter à la peur qu’ils ressentent si bien qu’ils s’écroulent au sol en un coup chacun. Pour cela, le chûnin fait appel à une technique basique de son répertoire, mais qui fera amplement l’affaire dans cette situation.



Reste le bûcheron, peu satisfait de voir ce petit insecte interférer avec ses plans.

-TOIIII ! PAS TOUCHE !

Le géant lève sa hache dans le but de porter un coup à Wutu-Fuku. Mais le mouvement éxecuté par l’homme des bois n’est pas un mouvement de combat. C’est un mouvement d’artisan. Il n’a donc absolument aucune garde. Le Kaguya profite de cette ouverture pour frapper Feng sur le crâne, l’assomant sur le coup… le corps du colosse s’effondre lourdement dans la neige, sa hache s’écrasant un peu plus loin.

-Pfiou… j’espère qu’on en aura pas d’autres des comme ça.

Il baisse la tête vers le géant. Il mérite mieux que de pourrir sur Asosan. Le Kaguya se met donc à genoux et commence à baffer l’homme qu’il vient de plonger dans l’inconscience pour le faire revenir à lui. Après quelques gifles, les paupières s’ouvrent…

-Ah, vous êtes revenu à vous ! Quelle performance… même si je n’aurais pas été aussi expéditif… merci de nous avoir sauvé !

-Sauvé ?...

Feng se relève difficilement et regarde autour de lui…

-Je vous ai sauvé ?

Il baisse les yeux et regarde le cadavre de son ex-collègue avec un air triste. Wutu-Fuku lui tape sur l’épaule d’une manière réconfortante.

-Aller, ça ira… vous n’êtes pas quelqu’un de mauvais, Feng…

Il veut juste couper du bois et aider les autres. Et ça tombe bien, ils ont justement besoin d’artisans à Kiri. Wutu-Fuku tire un papier de son kimono et note quelque chose dessus avant de le tendre au géant.

-Tenez, si vous cherchez du travail, vous aurez de quoi faire à Kiri. Il y aura beaucoup de bois à couper dans les prochains temps…

Les chantiers de l’Académie et de la Caserne viennent de trouver un nouvel ouvrier, et pas des moindre.
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Ven 30 Nov 2018 - 22:45
Alors qu'ils marchaient dans le calme depuis un long moment déjà, voilà que tout s'accélérait d'un seul coup. Face à l'absence de réponse des trois shinobis, l'un des malfrats décida de passer à l'action. Ce qui n'était pas au goût de tous. L'un d'entre eux, le plus imposant mais pourtant le plus calme, s'y opposa. Mais il fut remit fermement en place par l'un des mercenaires qu'elle connaissait. Quant à ce qu'il passa ensuite, la métamorphe fut à la fois soulagée et effrayée. L'un des deux hommes qui auraient pu la reconnaître ne pourrait plus le faire. Mais d'un autre côté, ils risquaient de subir le même sort que lui.

Cependant elle attendait toujours les ordres de son supérieur. S'il lui disait d'aller se battre, elle le ferait sans réfléchir aux risques. Mais lui aussi restait silencieux. Il s'intercepta pour faire éviter à un mercenaire le second coup de hache du dénommé Feng. Il était rapide. Wutu-Fuku prit les choses en mains tout seul, sans demander d'aide aux deux genins. Et assomma tout le monde, avant d'en faire de même avec le dernier qui s'apprêtait à l'attaquer. Akane s'autorisa enfin à bouger lorsqu'il réveilla Feng pour discuter avec lui.

Le chûnin ne perdait pas le nord, et recrutait de la main d’œuvre pour Kiri. Akane ne sut pas vraiment dire s'il s'agissait d'un geste bienveillant ou s'il profitait de la situation. Quoi qu'il en soit, ça arrangeait tout le monde et c'était le principal. Elle resta silencieuse et s'accroupit auprès d'un des mercenaires pour lui faire les poches. Elle fouilla dans divers endroits, avec des gestes sûrs mais en effleurant simplement l'homme pour ne pas le réveiller. Et aussi pour ne pas avoir à le toucher de trop près. Il n'avait rien sur lui, hormis un kunai, qu'elle jeta un peu plus loin dans la neige.


- « C'est vrai, vous voulez vraiment que je travaille pour Kiri ? »

La métamorphe se déplaça un peu pour accéder au suivant. Elle trouva sur celui-ci des shurikens, qui vinrent rejoindre le kunai lancé un peu plus tôt. Il avait aussi un peu d'argent, et elle eut comme réflexe de mettre les ryôs dans sa propre bourse. Jetant un regard aux deux shinobis, elle s'arrêta en plein milieu de son geste pour les remettre en place. Le troisième quant à lui possédait plusieurs parchemins explosifs, des kunais, des shurikens et même des étoiles makibichi. Sacrée récolte. Toutes les armes vinrent s'entasser sur les autres au fur et à mesure de ses trouvailles. Quant au dernier, il s'agissait de celui qui avait prit la parole pour les menacer. Son katana fut lancé sur le reste dans un tintement métallique. Akane se redressa pour lancer un regard sur tous les brigands endormis, mais visiblement aucun ne fut réveillé par le bruit. Elle continua donc à s'affairer, pour trouver une bourse bien pleine de ryôs qu'elle laissa sur place, - malgré l'envie de s'en emparer - ainsi qu'un petit parchemin qu'elle sorti et déroula afin de le lire.

- « Fait chier... »

Elle se mit debout pour s'avancer vers les deux shinobis et leur montrer. Il s'agissait visiblement d'un avis de recherche la concernant. Il y avait un portrait d'elle-même portant sa tenue rouge de l'époque où elle travaillait pour son père. Une description : Yeux bleus, longs cheveux noirs, combat avec deux saïs. Et une mention indiquant « Présumée morte. Toute information sérieuse prouvant le contraire sera grassement payée ». Akane se tourna alors vers Feng pour lui montrer à son tour.

- « Vous savez où il a pu obtenir ça ? Et qui a pu lui donner ? »

Mais il fit signe que non, en étant visiblement désolé. Le pauvre bûcheron ne savait rien de tout ça.

- « Et la taverne de recrutement, c'est toujours « Au poisson qui fume » ?
- « Oh oui ! On y mange bien là-bas ! Et il y a toujours du travail ! »


Elle hocha la tête, et roula de nouveau le papier pour le ranger dans sa ceinture. Avant de mettre son habituel foulard sur son nez. Non pas pour se cacher, mais pour camoufler les odeurs. Il restait encore quelqu'un à fouiller. Elle se dirigea vers l'homme coupé en deux. Resta quelques secondes debout au dessus de lui avant de se décider à s'accroupir. Elle trouva quelques armes mais les laissa sur place. Il ne risquait pas de se réveiller pour s'en servir. Il possédait aussi le même parchemin que celui qui était visiblement le chef de la bande. Mais il était tâché de sang. Elle le déchira tout de même en petits morceaux et par précaution les jeta dans la mare d'organes afin que le tout soit illisible. Elle en avait déjà un exemplaire et ne tenait pas à ce qu'on trouve celui-là. Puis elle se releva en tenant un petit sac lourd d'argent, qu'elle lança au bûcheron.

- « Tenez, Feng. »
- « Mais c'est pas bien de voler. »


Il tenta d’attraper la bourse mais elle atterrit sur son torse avant de glisser sur quelques centimètres pour s'arrêter sur son ventre. Où il fini par la prendre.

- « Il n'en a plus besoin. Et puis le bateau, ça coûte cher. »
- « D'accord. Merci. »


Elle se releva et se dirigea vers le plus proche endormi pour s'essuyer les mains sur son vêtement. Et vint de nouveau vers les deux shinobis, avant d'enlever de nouveau son masque.

- « On en fait quoi d'eux, maintenant ? »

Le chef pourrait avoir des informations intéressantes. Mais elle doutait sur le fait qu'ils la laissent l'interroger. Ils pouvaient aussi les attacher tous ensemble ou encore les laisser sur place et partir. Mais c'était à son supérieur de décider, maintenant.

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Tenues:
 



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Sam 1 Déc 2018 - 10:11
Sans que les deux genins n’aient besoin de faire quoi que ce soit, le chuunin rappelle pourquoi il porte son grade en faisant la démonstration de tout son talent et sa capacité à agir sous situation de pression. Voyant l’ombre de la hache couvrir l’un des bandits sur le point de se faire trancher, Wutu-Fuku s’approche rapidement de l’individu et le tire hors du danger. Sans que l’homme n’ait le temps de remercier son sauveur, ce dernier l’assomme d’un coup de coude. Afin de minimiser les risques, il préfère neutraliser les trois autres bandits qui risquent d’intervenir et le gêner dans son combat contre Feng. Ce dernier ne semble d’ailleurs pas apprécier qu’on le prive de la satisfaction de tuer le reste de ses camarades, si on peut encore les appeler ainsi. Rapidement, ils se font tous assommer un par un grâce à une technique à mains nues du Kaguya. L’attaque du gros bûcheron ne tarde pas à venir, et Wutu-Fuku esquive facilement le coup de hache. Même si celui-ci est relativement rapide, cela reste insuffisant pour surprendre un shinobi de la trempe du chuunin. Le combat, très bref, s’achève sur un coup à la tête qui fait tomber le colosse. Son corps très lourd s’enfonce profondément dans la neige, dans un fracas qui fait trembler la terre sous leurs pieds.

Le retour au silence. Le bilan ? Un mort. Et cinq hommes assommés (en incluant Feng). Saji retient la performance impressionnante de son mentor qui a su gérer la situation avec succès. Mais que faire maintenant de ces bandits qui ont cherché à les extorquer ? Wutu-Fuku se penche sur le géant et le réveille. Il se montre bienveillant à son égard et le remercie même de les avoir sauvés. Feng semble avoir oublié ce qu’il a fait pendant qu’il était dans son état de rage, mais en posant son regard sur le corps découpé de son ancien camarade, tout lui revient immédiatement. Le chuunin le console en lui donnant une tape sur l’épaule. Ses mots ne manquent pas de toucher le géant au grand cœur qui regarde l’adresse de Kiri qu’on vient de lui donner sur un papier. Sans hésiter, le Kaguya l’invite à rejoindre le village de la Brume pour les aider dans les chantiers car ils ont justement besoin de main d’œuvre. Espérons que ses nouveaux collègues soient plus sympathiques. Par mesure de précaution, il faudrait penser à laisser un mot d’avertissement auprès du chef de chantier pour qu’il prévienne ses ouvriers de ne pas faire remarquer la forte corpulence de Feng, sous peine de provoquer un bain de sang en plein cœur de Kiri. Il serait dommage de perdre encore plus de travailleurs alors qu’on cherche à en recruter. Mais sûrement, le chuunin y a déjà pensé avant de prendre sa décision.

Saji a aussi remarqué que la kunoichi avait profité de l'inconscience des bandits pour leur faire les poches. Elle ne trouve que des armes ninja en tous genres, et même quelques ryôs. Son regard croise celui des deux autres shinobis au moment où elle s’apprête à ranger la bourse dans sa propre poche. De peur d’être mal jugée, elle se ravise immédiatement. Drôle de scène. En soi, ce n’est pas un mauvais réflexe de fouiller ces bandits qui viennent de menacer leur vie, pour vérifier s’ils portent des indices sur la personne qui les a engagés. C’est seulement sa façon presque naturelle de se lancer sur les corps inconscients de ces hommes, tel un rapace, pour essayer de dégoter les objets de valeur en leur possession. Son passé y est probablement pour quelque chose. Elle s’arrête, semble avoir trouvé ce qu’elle cherchait. Tenant un avis de recherche dans la main, elle le montre à Feng pour lui demander d’où il vient. Il ignore le recruteur mais se souvient où la demande a été déposée. Elle lui demande si c’était « Au poisson qui fume ». Il confirme. Elle poursuit sa fouille sur la dépouille et sort une grosse bourse de pièces qu’elle lance en direction de Feng pour l’aider à payer son trajet en bateau. Saji comprend qu'Akane paie le trajet d'un homme avec l'argent d'un macchabée... Il arrête Feng du bras avant qu'il ne parte. Hésite à lui reprendre la bourse. D'abord, ils acceptent un homme qui vient de tuer. Ensuite ils lui donnent son argent? C'en est trop.

Saji tire la bourse du gros gaillard et la jette aux pieds d'Akane. Il fait ensuite signe à Feng de quitter les lieux. Feng les regarde, intrigué. Il décide de ne pas demander son reste et part sans l'argent. Devant eux, allongés au sol, quatre hommes encore inconscients. Le muet reste en retrait, laisse la parole au chuunin pour décider du sort des bandits. Saji croise les bras, regarde autour de lui. Il se demande seulement s’ils vont bientôt arriver à la maison d’enfance de la kunoichi, et s’ils rencontreront encore des problèmes une fois là-bas. Se massant l’épaule droite, il essaie d’atténuer la douleur qui revient quelquefois. En espérant que cela ne lui porte pas préjudice pour plus tard.

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Dim 2 Déc 2018 - 23:48
Pendant que Wutu-Fuku parle au géant simplet, Akane fait les poches des hommes inconscients. Le chûnin ne s’en formalise pas. Elle trouve d’abord des armes de jet, principalement des kunais et des shurikens. Les armes finissent par former un tas d’une bonne taille. Clairement, ces hommes ne sont pas ici pour rigoler. Mais c’est un parchemin qui retient l’attention de la genin. Elle jure, avant de se diriger vers ses deux collègues et de tendre le rouleau ouvert pour leur en montrer le contenu. Il s’agit d’un avis de recherche. Avec son visage dessus. Le document précise qu’elle est présumée morte mais que toute information permettant d’arriver aux conclusions contraires seront récompensées. Elle se tourne vers Feng pour tenter de savoir qui a donné ce document au chef du groupe de mercenaires. Le bûcheron est incapable de répondre mais permet quand même à Akane d’apprendre que le lieu de recrutement des crapules n’a pas changé pendant son absence.

La fuyarde procède à l’inspection du dernier corps, avant de jeter une bourse à Feng. Celle d’un de ses collègues. Il ne fait que la suivre du regard, la laissant tomber sur son imposante bedaine tout en précisant qu’il désapprouve le vol. Tandis que la conversation continue, Wutu-Fuku entreprend le ligotage des bandits. Ce ne sont pas des shinobis, sinon ils auraient déjà montré des capacités plus impressionnantes. Donc une simple corde devrait les tenir en respect. Finalement, Saji désapprouve le vol d’argent sur cadavre frais et décide de subtiliser la bourse de Feng, qui ne se défend pas outre mesure, avant de regarder ses pieds. Décidément, son caractère change totalement en fonction de la situation.

-Attendez-nous au port, je paierais votre voyage.

Il en a les moyens. De toute manière son argent ne sert pas à grand-chose d’autre. Et puis il préfère l’avoir à l’œil, du moins jusqu’au retour à Kiri. Akane vient demander au chef de l’expédition ce qu’ils sont censé faire des brigands ligotés.

-On les laisse ici, on les récupèrera au retour. C’est toujours ça en moins pour les gens honnêtes d’Asosan.

Y en a-t-il seulement ?

Le trio se remet en route. Après deux interruptions, le voyage commence à s’éterniser. Il faut espérer que la fameuse maison n’est plus très loin. Quoi qu’il en soit, Wutu-Fuku sera plus expéditif à partir de maintenant. Ils n’ont pas que ça à faire de négocier avec chaque groupe de brigands sur le chemin. Le sentier devient de moins en moins pratiquable. Il faut ajouter à cela l’épaisse couche de neige qui rend chaque pas plus compliqué et demande une attention constante des randonneurs. Qui sait ce qui peut se cacher sous le manteau blanc ?

Mais finalement, rien ne vient perturber le trio jusqu’à la fameuse maison. Un lieu très isolé… est-ce que c’est vraiment viable de vivre ici ? Le moindre déplacement prend des heures jusqu’au village le plus proche. Il se tape vraiment les trois heures de marche pour aller faire ses courses, le gus ?

Une voix inconnue s’adresse aux Kirijins. Un groupe d’hommes qui les observent depuis une colline, armés d’objets divers, tout en commençant de nouvelles menaces.

-Arrêtez-vous !

-Pas encore…



-Si vous tenez à la vie, vo… ARGH !

Une onde de choc puissante disperse le groupe, les envoyant valdinguer sur plusieurs mètres pour la plupart. Qui est l’auteur de cette action ? Wutu-Fuku a simplement levé le bras. Il tourne la tête et regarde ses deux comparses.

-Une fois, ça suffit amplement.
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Lun 3 Déc 2018 - 9:56
Akane avait terminé ce qu'elle avait à faire. Ils étaient tous fouillés et désarmés. Wutu-Fuku quant à lui les avait ligotés tous ensemble. Quant à Saji, il s'approcha de Feng pour... Lui voler sa bourse fraîchement acquise. Le laissant donc sans le sou pour prendre le bateau. Savait-il combien ça coûtait cher ? Il faudrait au moins trois escortes au bûcheron pour se payer ce voyage jusqu'à Kiri. Et il la jeta à ses pieds. Akane observa les ryôs, puis Saji, tour à tour. Il... Désapprouvait ?

- « Quoi ? J'ai pas fait de meurtre ! »

Ça avait été la seule condition du chûnin, et elle l'avait respectée. Et pourtant ça n'allait visiblement pas. Elle avait correctement suivit les règles, pourtant ! Qu'est-ce qui clochait ? Elle observa quelques instants l'homme masqué mais comme à son habitude il était impossible de savoir ce à quoi il pensait réellement. Elle ne pouvait pas lire sur son visage, observer des tics nerveux ou se fier au ton de sa voix. En revanche, il se massait l'épaule droite. Ce qui lui fit tout de suite penser à son état lorsqu'elle l'avait vu allongé sur son lit d'hôpital, pour lui rendre son sabre. À bien y réfléchir, effectivement, il avait eu des bandages à cette épaule. Elle tourna le regard pour se diriger vers Wutu-Fuku qui répondait à sa question, et invitait le nouveau bûcheron de Kiri à les attendre au port.

- « Nous ne sommes plus très loin. C'est juste après la colline. »

Ils se remirent en route, et une fois la dite colline passée, ils se retrouvèrent nez à nez avec d'autres bandits. À la solde de son père ? Ils n'eurent pas le temps de le savoir, car cette fois-ci le chûnin semblait perdre patience et les envoya voler vers d'autres cieux. Tant pis. Au moins le chemin était-il dégagé. Akane fit quelques mudras et se concentra, avant qu'il n'avancent plus loin. Puis elle ouvrit les yeux et montra du doigt la première demeure, sur trois étages.

- « Il y en a encore au moins quatre là-dedans. C'était la maison pour les invités et les mercenaires. Mais je ne sais pas s'ils sont là pour m'attendre ou s'ils squattent juste. Quant à chez moi... »

Cette fois-ci elle pointa une maison de deux étages située sur une colline, complètement entourée d'arbres.

- « Je n'entends personne. Mais nous sommes encore un peu loin. »

Elle pouvait très bien se tromper. Les deux grands bâtiments étaient séparés par un pont, permettant d’accéder à la seconde maison, isolée de la première. Elle était ainsi doublement protégée, ou emprisonnée, selon le point de vue de la personne qui la regardait. Akane observa les deux shinobis à ses côtés, puis fit de nouveau quelques mudras. Cette fois-ci ce n'était pas pour écouter les battements de cœur, mais pour mesurer leur force. Elle compara les leurs ainsi que celles de ceux présents à l'intérieur du bâtiment. Puis s'adressa au chûnin qui commençait visiblement à en avoir marre d'être prudent.

- « On peut y aller directement si vous voulez. Ils ne devraient pas poser de problèmes. »

Akane le laissa donc prendre la suite des opérations, le laissant décider s'ils devaient foncer ou se montrer prudents. Quant à elle, son regard portait au delà du pont, et elle se voyait déjà rendue dans cette maison qui avait été la sienne.


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Sur les traces de son passé [Ile d'Asosan - Saji & WTF]

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