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Sur les traces de son passé [Ile d'Asosan - Saji & WTF]

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Lun 3 Déc 2018 - 12:46
Le chuunin décide de faire ligoter les bandits, annonce qu’ils les récupéreront au retour afin de débarrasser l’île de cette vermine. Le trio reprend la route vers leur objectif initial, et croise au milieu du chemin un nouveau groupe de bandits qui ne joue pas autant dans l’originalité que le précédent. A peine leur leader a-t-il le temps de proférer ses menaces que d’un geste souple de la main, le Kaguya libère une puissance bourrasque de vent vers le groupe de malfrats qui se fait souffler au loin comme une vulgaire touffe de pissenlit sans qu’ils aient le temps de mettre leur menace à exécution. Une promenade de santé pour le chuunin qui semble en avoir assez de voir se confronter à des bandits à chaque détour de chemin. D’où le caractère expéditif de sa réponse. On ne peut pas lui en vouloir. Sans rien dire, Saji suit ses compagnons de voyage tel une ombre, la main toujours posée sur la poignée de son katana attaché à sa ceinture. Prêt à dégainer en cas de besoin. Les deux rencontres qu’ils viennent de faire confirment que ce territoire est bel et bien habité par des bandits. Ils doivent donc faire preuve de vigilance, ou pas, compte tenu de la facilité déconcertante avec laquelle le chuunin a neutralisé les ennemis précédents.

Le voyage se poursuit sans accroc. Enfin, ils arrivent à destination. Une maison servant apparemment de résidence pour les mercenaires, du moins c’est la fonction à laquelle elle servait avant qu’Akane ne s’en aille. Pour ce qui est de la demeure sur la colline, il s’agit bien de l’ancien foyer, lequel tient toujours debout. Maintenant à savoir s’ils trouveront encore quelque chose à l’intérieur… Ils ne peuvent qu’espérer. Redoublant de prudence, Saji complète le travail de détection de la kunoichi en composant un seul mudrâ, essayant pour sa part de localiser un shinobi qui risquerait de les attendre au tournant. Capable de balayer une très large zone grâce à son jutsu, il essaie d’identifier une éventuelle source de chakra hostile. Après un petit moment de concentration, il fait un hochement de tête à l’adresse de ses partenaires. Rien à signaler de son côté non plus. Les deux bâtisses sont séparées par un pont, celle qui les intéresse se trouve à l’autre bout de celui-ci. Il y a de fortes chances qu’ils se fassent repérer si jamais ils décident de traverser le pont en question. Saji se dit que s’ils optent pour la méthode la plus rapide, et qu’on les remarque, ils ne pourront pas prendre le temps d’inspecter la maison comme ils voudraient de toute façon.



Qui sait aussi s’il n’y a pas de garde posté là-bas pour leur tendre une embuscade, sous les ordres de Tatsuzô ? Lequel a peut-être anticipé le fait que sa fille revienne ici. Saji peut confirmer en tous cas qu’il n’y a pas de shinobi ni de ce côté du pont ni de l’autre. Ils peuvent donc être rassurés sur ce point. Au pire, ils tomberont sur des bandits de grand chemin ou des mercenaires à la solde de Tatsuzô. Rien de suffisamment inquiétant pour des shinobis de Kiri.

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Lun 3 Déc 2018 - 22:49
La dernière action de Wutu-Fuku n’est pas commentée par ses collègues. Ils auraient probablement fait de même s’ils en avaient eu l’occasion. Le menu fretin, ça va deux secondes, mais s’ils s’arrêtent à chaque embuscade, ils ne sont pas rentrés… Akane pointe du doigt la maison la plus proche et informe les deux hommes qu’il y a au moins quatre adversaires potentiels à l’intérieur… une maison dédiée aux invités et aux mercenaires. Il est donc plus probable qu’elle soit occupée par des mercenaires. Puis elle pointe du doigt une maison un peu plus loin, précisant qu’elle n’entend personne dans celle-ci. Ce qui ne veut pas dire non plus qu’elle est inoccupée. Elle fait signe au chûnin que les potentiels ennemis supplémentaires ne devraient pas être un problème pour des shinobis entraînés. Saji, après avoir composé un mudrâ à son tour, indique qu’il n’a rien de particulier à signaler. Mais cela ne justifie pas un relâchement pour autant. Le Kaguya compose un unique mudrâ bien connu des shinobis qui commencent à savoir faire des choses avec leurs mains. Trois petites explosions de fumées ont lieu, desquelles jaillissent trois clones du chûnin.



-Ce sera plus pratique. Je préfère qu’on neutralise vite les quelques éléments qui occupent les lieux histoire qu’ils n’aient pas l’occasion de détruire ce que vous êtes venu chercher ici.

Ils pourraient prendre leur temps mais avec les hurlements des mercenaires précédents, ils sont peut-être déjà repérés. Le plan le plus sage consiste donc à maîtriser ces hommes rapidement afin de ne pas leur laisser le temps d’organiser leurs défenses. De plus, les clones encaisseront sans conséquences un éventuel retour de flammes. Wutu-Fuku fait un signe de la main pour indiquer aux deux autres kirijins de se tenir prêt, tandis que les clones investissent les lieux en un éclair. Des bruits de luttes se font entendre à l’intérieur mais cessent assez vite. Quand les shinobis rentreront dans la première maison, ils pourront voir les hommes de mains inconscients. Les clones ont été efficaces.

-Votre « père » n’avait pas prévu que des kirijins pourraient venir fouiller dans ses affaires ? Les brutes de ce genre ça repousse les civils, pas les ninjas formés.

L’absence de réelle opposition est plus que suspecte.

-Je vais envoyer mes clones en éclaireurs dans la seconde maison, juste au cas où.

Et après ils pourront enfin déguerpir de cette montagne glaciale. Les doubles du Kaguya s'exécutent et franchissent le pont pour rejoindre la seconde maison. Quelques secondes passent, jusqu’à ce que la mémoire des clones revienne à lui. Ils ont été détruits par un homme armé d’un katana. Qui n’a pas été détecté. Signe qu’il sait maîtriser son chakra pour le dissimuler à des sensoriels. Et pour avoir vaincu trois clones, cet individu ne doit pas être le premier couillon venu, même s’il s’agit de clones qui disparaissent au moindre coup.

-Ah, on a trouvé le boss, je crois bien.

Bien sûr, il était suspect qu’un tel lieu ne soit pas gardé par un mercenaire digne de ce nom. En regardant vers la seconde maison, le trio pourra voir un géant coiffé d’un masque d’Oni leur faisant face, figé au milieu du pont.
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Mar 4 Déc 2018 - 17:01
Après un long voyage éprouvant, ils étaient enfin quasiment devant ce qui fut sa demeure par le passé. Cependant ils n'étaient pas encore arrivés à l'intérieur. Et alors qu'elle avait déjà sondé les environs, Saji le fit à son tour. Akane se tourna vers lui, observant ses gestes. N'était-il pas sabreur ? Pourquoi faisait-il son boulot ? Repérer l'ennemi, faire dans la discrétion, c'était son truc à elle. Et quelqu'un maniant un sabre serait plus doué ? Cependant il le trouva rien de plus qu'elle. Évidemment... Non ?

Wutu-Fuku prit de nouveau les choses en mains en créant quelques clones qui allèrent à la rencontres des brigands à l'intérieur de la première demeure. Ils furent visiblement facilement maîtrisés, puisqu'en quelques minutes ils n'entendirent plus aucun bruit provenant de l'intérieur. Les mercenaires n'avaient aucune chance face à trois clones d'un shinobi entraîné, d'autant plus qu'ils avaient été pris par surprise. Ce que confirma le chûnin à l'oral.


- « Non, il évitait d'attirer l'attention de Kiri. C'est pour ça que je savais que je pourrais y être tranquille. Mais quelques-uns de ses hommes possèdent une bonne quantité d'énergie. Lui aussi, d'ailleurs. Même si je ne sais pas du tout de quoi il est capable. »

Elle ne l'avait jamais vu à l’œuvre, il avait toujours été très discret sur ses capacités. Mais visiblement les autres savaient, puisqu'il leur imposait le respect. Parfois en seulement quelques mots, rappelant aux autres qu'il leur était supérieur en bien des domaines. Le Kaguya envoya ses clones dans la seconde maison, mais cette fois-ci ils ne revinrent pas. C'étaient eux qui furent pris par surprise. Et bientôt un colosse vint les rejoindre dehors, camouflé derrière un masque. Il traversa calmement le pont avant de s'arrêter à quelques mètres d'eux, restant toutefois à une distance de sécurité respectable.

- « Vous voilà enfin. J'ai failli attendre. »

Akane l'observa quelques instants, puis fit finalement signe aux deux shinobis qu'elle ne le connaissait pas. Cet homme lui était totalement inconnu. Il reprit la parole.

- « Il paraît que tu en sais trop... Ou que tu en as déjà trop dit ! »

Puis d'un mouvement ample, il fit mine de trancher l'air avec son katana. Envoyant une bourrasque tranchante de vent dans leur direction. Akane fit un bond pour esquiver, de même que les autres. Et alors que l'homme se préparait de nouveau à attaquer, elle se tourna vers Saji :

- « Vous vouliez montrer vos talents, non ? »

L'invitant à aller se battre. Était-elle vexée qu'il ne lui ait pas fait confiance un peu plus tôt ? Ou qu'un sabreur soit meilleur qu'elle, alors qu'elle avait été entraînée tout sa vie à ça ? Certainement. Laissant les deux hommes laisser libre cours à leur désir de bataille avec le mercenaire au katana, elle se concentra pour vérifier que la maison était bien libre cette fois-ci. Elle était désormais plus proche et ses dons plus sûrs. Une fois qu'elle eut la certitude qu'il n'y avait plus personne à l'intérieur, Akane fit de nouveau un bond, cette fois bien plus grand, afin d'arriver quelques mètres derrière celui qui les avait attaqués.

- « Je passe devant ! »

Que pouvait-elle faire de plus ? Et puis elle se battait au corps-à corps et ne tenait pas vraiment à se prendre un coup de sabre d'un allié. Ils risquaient d'avantage de se gêner mutuellement que de s'entraider. Elle se dirigea donc vers « chez elle », persuadée qu'ils s'en sortiraient sans elle. Elle écoutait encore tout ce qu'il se passait, au cas où. Et reviendrait vers eux si jamais ils se retrouvaient en difficulté. De toutes façons, Saji n'avait pas vraiment eu besoin de ses compétences un peu plus tôt...

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Mar 4 Déc 2018 - 19:35

Le chuunin fait le choix de neutraliser immédiatement la menace dans la maison d’à côté, avant de traverser le pont. Il préfère être sûr qu’ils ne soient pas attaqués par surprise lorsqu’ils tourneront le dos aux individus. Les doigts en croix pour former le mudrâ du Kage Bunshin, Wutu-Fuku invoque trois copies de lui-même et les lance à l’assaut de la bâtisse. Une intervention éclair digne d’une unité spéciale du Kyôi. La porte est défoncée, et les clones infiltrent le lieu. De l’extérieur, on peut entendre les bruits de combat et des cris étouffés. Des corps qui tombent lourdement au sol. Tout ce temps, le Kaguya garde sa main levée et suspendue le temps que ses clones fassent le ménage à l’intérieur… Ce n’est qu’une question de secondes avant qu’il fasse signe aux genins qu’il est possible d’entrer à présent. La voie est libre. A l’intérieur, ils ne découvrent rien de particulier à part des hommes assommés.

Logiquement, leur attention se porte sur la maison d’en face, de l’autre côté du pont. Ils sont dorénavant assurés que personne ne risque de leur tendre une embuscade par derrière, mais ils ne savent pas si la deuxième bâtisse présente encore d’autres gardes qui pourraient les gêner dans leur recherche. Pour en avoir le cœur net, Wutu-Fuku envoie ses clones toujours indemnes, ceux-ci traversent le pont et entrent à l’intérieur… Quelques instants plus tard, plus rien. Le chuunin bouge légèrement la tête en réaction aux informations des clones qui reviennent vers lui. Cela confirme déjà quelque chose : les clones viennent de se faire exécuter par un ninja capable de dissimuler son chakra. Ce qui en soi requiert déjà une certaine maîtrise du ninjutsu. Des regards s’échangent entre les trois shinobis de Kiri, avec une certaine gravité. La plus grande prudence est de mise. Le trio descend de la première bâtisse pour retourner dans le paysage enneigé. Une fois dehors, ils voient arriver par le pont, un géant armé d’un katana portant un masque d’Oni. Voilà le responsable de l’exécution des trois clones envoyés par le chuunin.

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Un géant armé d'un katana portant un masque d'Oni

Le colosse énigmatique, comme tout méchant qui se respecte, balance ses petites phrases concises avec un ton ténébreux afin de se donner une impression de puissance. Il semble s’adresser à Akane, lui déclare qu’elle en sait trop. Saji la regarde, mais elle leur fait signe qu’elle ne le reconnaît pas. Tant pis. Ils verront bien ce qui se cache derrière son masque une fois qu’ils l’auront terrassé. Il peut aussi s’agir d’un simple mercenaire, rien de plus. Engagé par qui ? Peut-être qu’il pourrait avoir la réponse. Même s’ils ont déjà une idée de qui aurait intérêt à leur mettre des bâtons dans les roues. Le monologue du samouraï Oni s’achève sur une lame de vent envoyé en direction du groupe. Akane esquive l’attaque et lance une question au muet qui s’apparente davantage à un reproche d’après le ton qui est donné. Qu’est-ce qui lui prend ? Saji n’a pas le temps de répondre, trop concentré sur l’attaque qui arrive sur lui. Après avoir esquivé la première tornade de vent en même temps que la kunoichi, il en voit une deuxième arriver sur lui.



Ne bougeant pas de sa position, le sabreur du Clan du Sabreur et demi répond immédiatement en faisant tournoyer sa lame devant lui. Celle-ci prend feu et relâche une bourrasque enflammée prenant la forme d’une gueule de tigre géante. Sur son passage, la créature flamboyante engloutit la tornade de vent tranchante et gagne en ampleur. Sans que l’ennemi n’ait le temps de réagir, il est déjà trop tard, le prédateur lui fonçe dessus avec la gueule grande ouverte et les crocs pour l’envelopper. Il se prend l’attaque de plein fouet, brûle des pieds jusqu’à la tête. Le samuraï dont l’armure s’est noircie, vacille à cause de la puissance de l’attaque, loin de s’attendre à une contre-attaque jouant sur la supériorité affinitaire du feu contre le vent. Désormais, c’est au tour du chuunin d’achever l’adversaire toujours debout mais affaibli.


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Sam 8 Déc 2018 - 16:35
Le trio reste quelques instants silencieux, à observer ce nouvel arrivant. Selon Akane, il figure certainement parmi les fameux quelques hommes qui sont au dessus de la masse. Le mercenaire prend la parole, sa voix étant légèrement étouffée à cause du masque qu’il porte, signifiant qu’il semblait attendre les kirijins. La genin, de son côté, indique à ses coéquipiers qu’elle ne le connait pas, et qu’elle ne connait donc pas ses capacités. Même si le sabre accroché à sa taille permet d’arriver à certaines conclusions.

-Il paraît que tu en sais trop... Ou que tu en as déjà trop dit !

D’un coup sec, l’Oni dégaine son sabre et donne un coup dans l’air avec, ce qui a pour effet d’envoyer une lame d’air sur les shinobis. Rien qui ne soit difficile à esquiver pour eux. Wutu-Fuku note que cette lame est moins puissante que ce qu’il est capable de faire mais il faut rester prudent, peut-être s’économise-t-il. Il est en infériorité numérique flagrante après tout. Retouchant le sol, Akane exhorte Saji à aller se battre avec leur adversaire. D’un nouveau bond, elle passe derrière celui qui bloque le passage, indiquant qu’elle « passe devant ». Elle laisse surtout les deux hommes se démerder avec l’ennemi oui.

Une nouvelle lame d’air fonce sur eux. Le sabreur prend les devants. Il fait tournoyer son épée pendant que cette dernière prend feu, faisant apparaître une gueule de tigre géante qui dévore l’attaque de vent avant de continuer son chemin. Il profite ainsi de l’avantage naturel du Kâton sur le Fûton. Astucieux. C’est d’ailleurs la première fois que le Kaguya voit le sabreur qu’il prend parfois sous son aile utiliser une technique affinitaire. L’armure intégrale du mercenaire est certainement ce qui lui permet d’être encore en vie, mais il accuse le coup. L’homme vacille, avant de saisir l’une des cordes du pont pour à peine tenir debout, tandis qu’il tend le sabre tremblant vers ses ennemis. Qu’est-ce que le « père » d’Akane lui offre pour continuer à se battre malgré ses blessures et l’infériorité numérique.

Au lieu d’achever le simili samourai, Wutu-Fuku fait quelques pas vers lui et tend la main dans sa direction.

-Vous voyez bien que vous n’avez aucune chance. Jetez votre sabre et rendez-vous, ce sera plus simple pour tout le monde.

Fidèle à lui-même, le chûnin offre une porte de sortie à leur ennemi. Même malgré le fait qu’il ait tenté de les éliminer quelques instants plus tôt.

-Me rendre ?

Il force de plus en plus pour pouvoir tenir sur ses pieds. Alors que jusqu’ici, sa main tremblait, c’est désormais son corps entier qui le fait…

-Tu te fous de moi ?!



Il lance toutes ses forces dans un dernier assaut. D’un bond, il fonce sur Wutu-Fuku dans le but de lui donner un coup d’estoc. S’il doit mourir, il emportera au moins un gradé de Kiri. Pour l’honneur. Mais le mercenaire s’est sur-estimé. Le chûnin fait apparaître une longue griffe d’os sur l’un de ses bras. Donnant un coup sur le plat de la lame adverse, cette dernière quitte les mains déjà fragiles de l’homme au masque, allant s’écraser en bas du pont, dans la neige. Le Kirijin n’a rien de plus à faire que de laisser son adversaire s’effronder tout seul, à bout de forces.
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Dim 9 Déc 2018 - 19:46
La criminelle avait laissé les deux shinobis derrière elle, les laissant s'occuper du mercenaire. Ils sauraient se débrouiller sans elle, elle avait confiance pour ça. Et puis elle était proche de son but et impatiente. De plus, il y avait certains souvenirs qu'elle devait affronter seule. Courant donc vers la demeure qui fut la sienne, elle s'arrêta bientôt une fois sur le pas de la porte. Akane savait que plus personne ne l'attendait, mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer la porte s'ouvrir et sa sœur se jeter dans ses bras. Mais elle ne vivrait plus jamais ça.

Elle poussa doucement la porte, qui s'ouvrit dans un grincement familier. S'il devait y avoir des informations, ça se trouverait dans le bureau de son père. Cependant ce ne fut pas là qu'elle se dirigea. Elle prit directement les escaliers, passant rapidement devant « la pièce », sans même y jeter un œil. Avant d'aller fouiller le bureau, elle avait des choses à récupérer. Une chose en particulier.

Les marches montées, elle fit encore quelques mètres avant de franchir une nouvelle porte. Cette fois-ci elle arriva dans une pièce contentant deux lits d'une personne. L'un contre le mur de gauche et l'autre conte celui de droite. À côté de chacun d'entre eux se situait une table de chevet, et au milieu contre le mur d'en face, une grande armoire. Des vêtements avaient été sortis et éparpillés dans toute la pièce. Les deux matelas éventrés, et les draps avaient tout simplement disparus. Akane fixa quelques instants le lit vide de droite, avant de se diriger vers l'autre, et de le déplacer. Elle compta trois lattes de plancher à partir du mur, et inséra une de ses griffes dans l’interstice avant de soulever celle qui normalement n'était plus fixée. Le bois céda facilement et elle le mit de côté, pour plonger avec inquiétude la main dans le creux qu'elle venait de mettre à jour. Non par car elle avait peur d'y trouver quelque chose de dangereux, mais parce qu'elle craignait qu'il n'y ait rien. Mais ses doigts touchèrent bientôt le cuir si familier, et elle sortit son précieux livre de sa cachette pour le serrer contre elle.

Un large sourire sur les lèvres, elle put constater qu'il était intact, et que malgré la fine couche de poussière qu'elle ôta du revers de la main, il avait toujours cette odeur qu'elle aimait tant. Elle ne l'ouvrit pas, le gardant simplement avec elle comme un précieux trésor – ce qu'il était -, et remit la latte en place avant de se relever pour sortir de la chambre où elle y avait raconté tant de fois les histoires de ce livre à sa sœur. « Contes et légendes du Yûkan », elle le connaissait quasiment par cœur. Dire qu'elle n'avait su qu'une fois arrivée à Kiri qu'il s'agissait d'une trilogie ! Misaki avait raté tant de belles histoires à entendre. Elle pourrait donc redonner le tome un à la bibliothèque, puisqu'elle avait retrouvé le sien.

La jeune femme quitta la pièce, et avança vers une autre sans pour autant y entrer. Regardant juste la salle d'eau, revoyant Misaki brosser ses magnifiques cheveux aux reflets violets. Mais elle ne la reverrait plus jamais. Alors elle se concentra sur l'extérieur, tentant de savoir où en étaient les garçons. Ils avaient l'air de discuter avec le samouraï. Comme prévu, tout se déroulait bien pour eux. Elle descendit donc les marches, et se dirigea cette fois-ci vers la porte renforcée de métal, à droite de l'entrée, avec une boule au ventre. Elle la tira vers elle d'une main tremblante, tandis que l'autre tenait son livre comme si sa vie en dépendait. Ses yeux de félin fixèrent l'obscurité de la pièce. C'était exactement comme dans son souvenir : vide et froid.

La pièce ne contenait aucune fenêtre, et était complètement plongée dans le noir une fois fermée. C'était un petit espace ne contenant rien du tout. Rien, juste une pièce vide. Les murs avaient été renforcés avec du métal, tout comme la porte qu'il était impossible d'ouvrir de l'intérieur. Il n'y avait même pas de poignée, tout était parfaitement lisse à l'exception des stries faites par des ongles et des griffes. Le sol était taché d'une forme plus sombre au milieu. Le regard de celle qui avait été de nombreuses fois prisonnière de cette pièce s'attarda sur la tâche, et bientôt la jeune femme eut du mal à respirer. Prenant de grandes inspirations, elle tenta de calmer son cœur qui s'affolait et fit même un pas en arrière malgré elle. Elle réussit à revenir à une respiration à peu près normale en approchant son livre près de son visage, se rassurant avec son odeur. Puis approcha de nouveau. Elle ne cherchait pas à se faire peur, mais à la surmonter. Plusieurs années avaient passées depuis qu'elle avait été enfermée là-dedans, et elle voulait juste se prouver à elle-même qu'elle avait franchit ce cap. Ce fut plus difficile que ce qu'elle avait imaginé, mais elle avança prudemment, se rassurant avec l'odeur du cuir. Sa Bête s'était aussi éveillée, elle la sentait dans un coin de son esprit, comme à chaque fois qu'elle avait peur. Elle resta à la limite de la pièce, sans y entrer. Il n'y avait rien à voir à l'intérieur de toutes manières. Ou plutôt tant de choses, mais qui n'étaient pas forcément là physiquement. Puis elle s'avança vers la porte et posa ses doigts contre la plus haute marque de griffure qu'il y avait là. L'espacement des doigts correspondait parfaitement aux siens. La porte contenait d'autres traces du genre, allant du plus bas et plus petit jusqu'à celle-ci, qui descendait du haut de son bras jusqu'à la hauteur de son visage. Akane parcourut doucement des doigts les stries jusqu'au bout, reproduisant plusieurs années plus tard son geste. Les griffes en moins. Un bruit lui fit tourner la tête vers l'entrée.


- « Oh... »

Elle avait complètement oublié qu'elle n'était pas venue seule. Ses yeux redevinrent normaux en un clignement de paupières, comme s'ils étaient toujours restés ainsi. Depuis combien de temps était-elle observée ? Avec un peu de chance, personne n'avait vu quoi que ce soit d'anormal. Surtout si elle faisait mine qu'il ne s'était rien passé.

- « Le bureau de mon père est par là. »

Elle se dirigea vers une nouvelle pièce, qui se situait juste à côté de celle d'avant. Évidemment, des parchemins avaient été éparpillés un peu partout. Certains étaient déchirés, d'autres froissés. Des livres avaient été jetés à même le sol et la bibliothèque ne contenait plus grand chose. Ils n'étaient visiblement pas les seuls à être venus chercher quelque chose ici. Akane se désintéressa totalement de tous les papiers, mais se dirigea vers les murs. Son livre toujours dans une main, elle donna quelques petits coups de l'autre contre le mur, sur lequel elle colla son oreille. Ne trouvant pas ce qu'elle voulait, elle répéta son manège un peu plus loin.

- « Je n'avais pas le droit de rentrer ici. Mais je sais qu'il avait une sorte de cachette, ou de coffre, dans son bureau. »

Après plusieurs essais infructueux, la métamorphe se dirigea vers le second mur. Au bout de trois nouveaux essais elle fini par avoir un léger sourire en entendant un son creux. Elle failli sortir une griffe comme elle l'avait fait un peu plus tôt, mais se ravisa. Son livre fût posé délicatement au sol, avant qu'elle ne prenne un kunai dans sa main pour le glisser dans les interstices qu'elle repéra du bout des doigts de son autre main. La cachette s'ouvrit, et elle y plongea le bras pour en sortir un premier objet : un tableau de sa sœur et elle, s’entraînant devant leur maison, et sur lequel on pouvait voir la bâtisse dédiée aux mercenaires. Elle le posa à ses pieds, avant de continuer de chercher. Et en sortit un second. Celui-ci n'avait pas été achevé : il les représentait de nouveau toutes les deux, mais après « l'accident » qui était arrivé à sa sœur. Son regard était complètement différent, plus dur et provocateur. Tout comme son attitude. Il y avait cette fois-ci Chikara avec elles. Le tableau trouva lui aussi place au sol, et elle chercha quelque chose d'autre. Mais cette fois revint bredouille.

- « Fait chier. »

Pourquoi aurait-il mit juste deux tableaux dans sa cachette ? Elle s'accroupit et retourna le premier, tentant de voir s'il y avait un message d'accroché ou glissé derrière, mais ne trouva rien de tel. Rien non plus sur le second. Akane poussa alors un soupir, visiblement déçue. Avaient-ils fait tout ce voyage pour rien ?

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Lun 10 Déc 2018 - 10:34
Chancelant suite à l’attaque enflammée du sabreur de Kiri, le samuraï au masque d’Oni essaie de ne rien laisser transparaître de sa faiblesse. Il lève son katana devant lui avec un air de défi, comme s’il en redemandait de la part de Wutu-Fuku et Saji. Mais il tremble de la main, la brûlure l’a tellement amoché qu’il tient à peine debout, et l’armure épaisse qu’il porte l’a sauvé d’une mort certaine. Le chuunin fait quelques pas en avant, et propose au mercenaire de se rendre. Celui-ci n’obtempère pas, au contraire, il se sent comme insulté par cette proposition. Il est prêt à se battre malgré sa condition critique, ce qui étonne beaucoup les deux shinobis qui lui font face. Tatsuzô a dû lui proposer une sacrée somme ou bien le tient sous la menace, pour être prêt à donner sa vie de cette façon. Mais le Kaguya s’assure que cela ne soit pas le cas. Le samuraï charge, prêt à asséner un coup d’estoc pour l’empaler mais le chuunin le désarme d’un simple coup d’os au niveau de la lame, avant de le regarder chuter lourdement au sol, au bout de ses forces. Saji qui a laissé son maître s’occuper de finir le colosse se rapproche… Allongé sur le ventre, le visage enfoncé dans la neige, il semblerait qu’il soit bien inconscient. Le sabreur masqué s’accroupit, lève le bras du guerrier en armure et retrousse la manche afin de découvrir le poignet. Il y pose deux doigts et vérifie son pouls. Un soupir de soulagement. Il vit encore. Saji se lève et hoche de la tête en direction du Kaguya pour signaler qu’il respire toujours.

La voie est désormais dégagée, mais Akane n’est plus à leurs côtés. Pendant qu’eux devaient se battre contre le géant en armure, elle en a profité pour se faufiler vers la maison. Saji ne s’en était pas rendu compte, même s’il a cru entendre sa voix pendant qu’il affrontait leur ennemi, il était trop occupé à ne pas se faire trancher par les lames de vent acérées. Elle est probablement déjà à l’intérieur, en train de chercher. Qu’est-ce qui lui prend de partir toute seule ? Ne pouvait-elle pas attendre qu’ils y aillent ensemble pour être sûrs qu’un autre ennemi sachant dissimuler sa présence ne s’y cache pas ? Nerveux, le sabreur masqué laisse le Kaguya derrière avec le corps inconscient du samuraï dans la neige et court à travers le pont. Arrivé devant la porte déjà ouverte, il penche la moitié de son visage à travers l’ouverture, de façon à vérifier qui se trouve à l’intérieur. Un escalier vers l’étage supérieur se présente juste devant l’entrée, tandis que si on regarde plus loin… il voit la kunoichi de dos, en train d’examiner une porte métallique. Impossible de dire ce qu’elle est en train de faire. Saji décide de passer le seuil de la porte. Un premier pas sur le parquet suffit à mettre les sens d’Akane en alerte, tournant légèrement la tête. Difficile de tromper son oreille affûtée. Elle sort de ses pensées et lui montre le bureau du père qui est à côté, mais il ne la suit pas tout de suite. Il la laisse ouvrir la marche, le temps de jeter un coup d’œil sur la porte… sans poignée pour ouvrir de l’intérieur. Une cellule. Des rayures parallèles sur le métal… Comme des… coups de griffes. Visiblement, on enfermait des animaux à l’intérieur vu le renforcement métallique sur les murs. Des bêtes sauvages, entraînées pour tuer sous les ordres de Tatsuzô ? Cela ne l’étonnerait pas. Il tourne la tête vers la kunoichi et se rend compte qu’elle a disparu à l’intérieur du bureau. Il se dépêche de la rejoindre sans avoir le temps de pousser sa réflexion.

Elle présente le bureau de son père. Des livres et des parchemins en pagaille, comme si quelqu’un avait procédé à une fouille rapide de la salle, à la recherche de quelque chose en particulier. Saji regarde Akane, tenant un livre dans sa main droite. Impossible de voir le titre étant donné qu’elle la cache avec son bras qui le recouvre. Il la voit examiner les murs, rechercher un mécanisme ou compartiment secret. Elle explique que ce bureau lui était interdit par son père mais elle savait quand même qu’il recélait un secret, reste à savoir lequel. Au deuxième mur, elle tombe sur ce qu’elle cherchait : elle dépose au sol son livre qu’elle tenait jusqu’ici et se sert de son kunaï, lui permettant d’ouvrir un petit compartiment judicieusement dissimulé dans le mur. Elle l’ouvre et y glisse son bras de façon à sortir divers objets. En tâchant de ne pas se faire remarquer, et profitant du fait que la kunoichi semble très concentrée sur sa recherche plutôt que par sa présence, Saji se rapproche et identifie les objets qu’elle manipule dans sa main puis qu’elle dépose au sol. Il baisse la tête, plisse les yeux pour essayer de comprendre ce qu’il est en train de regarder. Un tableau représentant deux femmes : il reconnaît Akane, mais pas l’autre. Probablement sa sœur. L’objet suivant est déposé au sol : un deuxième tableau représentant les deux sœurs avec un homme masqué. Dans son histoire, parmi les hommes qu’elle a connu son Tatsuzô, elle n’a fait mention que de Chikara. Même s’il n’a jamais été décrit physiquement, c’est la première hypothèse qui lui vient à l’esprit.

Elle tente d’aller chercher un troisième objet, mais sa main revient vide. Elle exprime son agacement. Il semblerait qu’elle s’attendait à dénicher quelque chose, mais que cette chose a disparu. C’est le risque quand on revient visiter son ancien foyer après un si long moment. Il la regarde s’accroupir pour regarder au dos des tableaux, suspectant apparemment de trouver des indices, un message… Rien. Il semblerait qu’elle n’ait pas trouvé tout ce qu’elle cherchait, mais a-t-elle trouvé suffisamment ? Saji ramasse le livre au sol, que tenait la kunoichi tout à l’heure mais qu’elle a dû déposer pour ouvrir le compartiment secret. « Contes et légendes du Yûkan. Tome 1. » une drôle de lecture pour quelqu’un d’aussi… « pragmatique » qu’elle. Il balaie la surface de la couverture avec sa main gantée pour la nettoyer, puis rend le livre à sa propriétaire. Le livre qu’il vient de ramasser lui fait aussitôt penser au livre de langage des signes qu’il avait emprunté à la bibliothèque de Kiri, il devrait penser à le rendre d'ailleurs. Il écrit ensuite un simple message pour demander où en sont les recherches.

Saji a écrit:
« Il manque quelque chose ? »

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Jeu 13 Déc 2018 - 1:01
Wutu-Fuku se décale légèrement sur le côté afin que l’homme au sabre tombe au sol et non sur lui. Il s’effondre sur le ventre comme une planche. Heureusement pour lui, la neige rend la chute bénigne et le froid de l’hiver calmera les conséquences de la température élevée à laquelle il a été confronté suite à la technique du muet. Saji s’avance d’ailleurs et prend le pouls de leur adversaire au niveau du poignet, ce qui permet de déterminer qu’il est encore en vie. Tant mieux, il y a déjà eu assez de morts au goût du Kaguya dans cette histoire. Mais un autre sujet lui vient à l’esprit… Si c’est ça l’élite des hommes du père d’Akane, il n’y a vraiment pas de quoi en faire toute une histoire… oui c’est bien assez pour tenir en respect des civils mais un combattant de ce niveau, c’est du niveau chûnin au mieux. Les deux hommes ne doivent pas perdre de vue l’essentiel : ils sont ici pour une raison précise et la principale intéressée, qui s’est éclipsée au début de l’affrontement, n’est toujours pas de retour. Le sabreur, plus préoccupé par la situation que son mentor, se précipite vers la seconde maison. Le Kaguya soupire avant de laisser les griffes d’os qu’il a fait pousser quelques instants auparavant replonger dans sa chaire. Puis il se dirige dans le bâtiment à son tour.

Le chûnin arrive un peu après le reste de la troupe. Il ne s’attarde pas spécialement sur l’architecture du lieu, tandis que la genin se dirige vers une pièce en particulier qu’elle qualifie comme le bureau de son père. L’endroit est en désordre : des parchemins gisent à même le sol tandis qu’une bibliothèque, du moins ce qu’il en reste, est collée à un mur. Elle se dirige vers un autre coin de la pièce et commence à donner des coups, comme si elle cherchait un creux dans la structure. Elle finit par trouver. A l’aide d’un kunai, la jeune femme révèle la présence d’une cachette. Elle y sort deux tableaux, dont l’un est… particulièrement explicite, mais ce n’est pas la chose à retenir de cette histoire. Le chûnin devine que l’autre jeune femme présente doit certainement être la sœur de la kirijin. Le second montre un troisième personnage, un homme… Mais un juron peu après permet à Wutu-Fuku d’arriver à la conclusion que ce qu’elle cherche n’est pas ici.

L’agacement de la jeune femme est évident, ce qui pousse Saji à aller se renseigner. Le Kaguya décide de reculer et d’inspecter le reste de la maison. Il emprunte un escalier aperçu plus tôt, qui débouche sur une nouvelle pièce qui n’est pas en meilleur état que la précédente. Il n’y a ici que les restes de deux lits, un peu de mobilier et des vêtements éparpillés comme l’étaient les parchemins dans le bureau du « père ». Une autre pièce, une salle d’eau, n’a pas plus d’intérêt que ça, ce qui pousse Wutu-Fuku à redescendre. Le duo n’a pas l’air plus avancé qu’avant.
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Jeu 13 Déc 2018 - 22:50
Akane avait beau tourner les tableaux dans tous les sens, il n'y avait aucun message caché dedans. Quant au compartiment dans le mur, il ne contenait que ces deux tableaux, rien d'autre qui aurait pu la mener sur la piste de son père. C'était peu de dire qu'elle était déçue. Avoir fait tout ce chemin jusqu'ici pour ne rien trouver au final, c'était bien plus que décevant. Surtout qu'elle avait fait déplacer deux shinobis avec elle. L'un des deux se baissa pour regarder son précieux livre qu'elle tenait contre elle un peu plus tôt. Akane suivit son geste du regard, comme pour surveiller ce qu'il faisait avec. Ce qui était peut-être le cas. Mais elle lui faisait confiance pour ne pas l'abîmer. Après tout, il devait connaître l’importance que ça pouvait avoir. Lui-même serait certainement perdu sans son carnet d'écriture.

Elle remit les tableaux à leur place, dans le sens où elle les avait trouvés, avant de refermer soigneusement le compartiment secret. Une fois refermé, il était difficile de le voir. Mais Akane ne tenait pas vraiment à faire savoir à son père qu'elle était passée, et remit le tout correctement, comme avant son arrivée. Avant de reprendre son propre livre que Saji lui tendait, le remerciant d'un léger sourire. Et de lire les quelques mots qu'il lui adressait.


- « Non. C'est juste que, j’espérais... »

Quoi ? Que son père lui laisse un message lui disant clairement où le trouver ? Secouant la tête de droite à gauche, elle termina sa phrase.

- « Rien. C'est stupide. »

Son livre dans une main, elle retourna quelques parchemins, en lut d'autres, mais visiblement il ne restait rien d'intéressant ici. La maison avait déjà été fouillée, ils n'étaient pas les premiers à y avoir pensé. Sortant de la pièce, elle se dirigea désormais vers la chambre de son père. Mais là encore le matelas avait été éventré, et les objets éparpillés dans toute la pièce. Doutant fortement de trouver quelque chose ici, elle finit par se diriger vers la pièce face à la porte d'entrée, et entra dans ce qui était visiblement la cuisine. Elle jeta un rapide coup d’œil et ça lui suffit pour remarquer qu'une fois encore tout avait été fouillé. Se tournant vers les deux shinobis, elle s'adressa à eux d'un air désolée.

- « Je crois que je vous ai fait déplacer pour rien... »

Puis elle finit par stocker son précieux objet dans un fuinjutsu camouflé sous le tissu ornant son avant-bras. Avant de refermer son manteau, et mettre de nouveau sa capuche.

- « Si vous permettez... Je vais aller voir... Ma sœur. Et après, on pourra retourner à Kiri. J'en aurais terminé ici. Sauf si vous voulez faire autre chose. »

Elle hésita un peu, avant de poursuivre.

- « Peut-être que l'homme dehors aurait des informations. »

Avec un peu de chance. Mais Wutu-Fuku apprécierait-il qu'ils l'interrogent ? Elle savait que Saji la laisserait certainement faire, puisqu'il l'avait déjà fait. Et y avait même contribué. Mais elle ne savait pas les limites de cet homme là. Hésitant de nouveau, parce qu'ils étaient des shinobis et n'auraient peut-être rien à faire de sa proposition, elle finit tout de même par continuer :

- « Hum... On est partis depuis des heures. Si jamais... Vous avez faim, il y a certainement des Mikan dans le jardin. Si personne n'a détruit le verger et le potager. »

Et elle sortit par la porte de la cuisine donnant dans le jardin. Directement à l'extérieur, se trouvait un grand terrain d’entraînement contenant des mannequins de bois, cibles, rondins et autres objets servant à entraîner deux enfants soldats. Une cabane se trouvait plusieurs mètres plus loin, contenant shurikens, kunai, et diverses armes dans une pièce. Du moins, lorsqu'elle habitait là, car tout avait certainement dû être volé. La cabane servait visiblement aussi de maison puisqu'on pouvait y voir dans la pièce principale un lit ainsi qu'une petite cuisine. Akane prit un air gêné et ne s'y dirigea pas. Cependant elle expliqua tout de même ce que c'était à Saji qui semblait la suivre. Peut-être de peur qu'elle se fasse attaquer dans son propre jardin ? Il était vrai qu'elle avait relâché sa garde.

- « C'est la maison du jardinier. Et l'endroit où on stockait notre matériel d’entraînement et de jardinage. »

Il était inutile d'amener les shinobis à l'intérieur de cette cabane, n'est-ce pas ? Elle emprunta le chemin passant à côté de la maison de bois, pour se diriger dans le jardin. Mis à part le terrain d’entraînement, toute la colline sur laquelle était construite la demeure où avait habité Akane semblait verdoyante. Même s'il était difficile de s'en rendre compte en hiver, d'autant plus que ça n'avait pas été entretenu depuis quelques mois, voire années. De nombreux arbres, quasiment tous fruitiers, formaient une sorte de mini-forêt. La grande partie potager continuait parfois sous les arbres, et le tout permettait facilement de vivre en autarcie. Le chemin les amena à l'extrémité de la colline, où se trouvait une tombe.

La jeune femme s'agenouilla devant et passa la main sur la dalle de pierre pour y ôter la neige et la végétation qui masquaient l'écriture. On pouvait désormais y lire « Sendai Yasei Misaki ». Akane parut étonnée, puis fronça les sourcils. Et s'approcha des gravures pour les examiner. Avant de se tourner vers le shinobi.


- « Il n'y avait qu'un prénom avant. Pas de nom de famille. Et même... Yasei est celui de notre mère. Je ne comprends pas... »

Comment aurait-il pu savoir son nom ? Elle ne lui avait jamais dit. Et le second, elle ne le connaissait pas. D'où est-ce que ça venait ? En plus, elle-même se souvenait tout juste de son propre nom de famille. Alors comment quelqu'un aurait-il pu le connaître et le faire graver sur la pierre ? Elle ôta subitement un pan de tissu de son bras recouvrant son fuinjutsu, avant d'en sortir son livre et de l'ouvrir à la première page. Révélant un morceau de papier glissé dedans, contenant quelques mots « J'y serais ». Elle reconnut l'écriture de son père, mais parut de nouveau étonnée. Comment connaissait-il l’existence de son livre ? Et de sa propre cachette sous le plancher, dissimulée sous son lit ? À l'intérieur de la page de couverture étaient écrits plusieurs prénoms. D'abord, d'une jolie écriture – celle de sa mère - était noté tout en haut « Yasei Sumire ». Puis d'une écriture enfantine – la sienne, qui n'avait pas changé – avaient été ajoutés les prénoms « Akane », puis « Misaki ». Elle se releva pour montrer le tout au sabreur, même s'il ne devait certainement pas y comprendre grand chose de plus qu'elle. Et lui confia les différents objets, afin de voir si pour sa part il trouvait d'autres indices.

- « Ce livre était à ma mère. C'est la seule chose qu'il me reste d'elle. Je ne savais pas que Tatsuzô avait connaissance de son existence. Je ne lui en ait jamais parlé. Et je ne vois pas de quel endroit il veut parler. »

Puis elle s'agenouilla de nouveau devant la tombe pour adresser longuement et silencieusement des paroles à sa défunte sœur. Paroles qui ne seraient pas retranscrites ici puisque le rp faisait déjà deux pages et que sinon Wutu-Fuku finirait par perdre définitivement patience. Il était grand temps de le conclure. Elle finit par se relever et récupérer ses biens, qu'elle stocka de nouveau dans le sceau, et ferma son manteau. Elle jeta un dernier regard à sa sœur, avant de partir, empruntant un autre chemin qu'à l'aller. Elle passa parfois entre les arbres, jusqu'à se diriger vers un en particulier. Où elle y attrapa quelques fruits, un sourire aux lèvres. Un peu plus loin, quasiment au bord de la colline, ou pouvait apercevoir quatre poteaux quasiment aussi grands qu'un homme. Ils étaient visibles depuis la maison des mercenaires. Si l'on s'approchait de plus près, on pouvait voir qu'ils étaient ensanglantés. Mais la jeune femme prit bien soin de ne pas s'en approcher, ni même les regarder. À la place, elle attira l'attention de Saji sur toute autre chose et lui tendit un fruit. Elle avait fait tout ce qu'elle avait à faire ici, il était temps pour eux de repartir à Kiri. Peut-être avec l'homme au masque d'Oni afin de l'interroger une fois là-bas. S'il se trouvait encore dehors, et ne s'était pas échappé... Ce qui n'était pas certain.

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Dernière édition par Yasei Akane le Dim 16 Déc 2018 - 22:04, édité 1 fois
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Ven 14 Déc 2018 - 23:51
Suivant la kunoichi comme une ombre, l’homme au masque explore la maison du passé d’Akane, son regard parcourant les murs et chaque recoin des pièces qu’ils vont visiter. La prospection du bureau de Tatsuzô ne donne malheureusement rien, mis à part des tableaux au style très intéressant. Ni les papiers ni les parchemins éparpillés au sol n’offrent les informations tant espérées. Passées au crible, la cuisine, la chambre, ils réalisent finalement qu’ils sont venus pour rien, ce que la kunoichi craignait depuis le début, elle l’annonce même si les deux shinobis qui l’ont accompagné commençaient à s’en douter. Saji acquiesce comme à son habitude sans montrer de signe d’agacement. Il fallait s’attendre à cette éventualité, elle n’aurait pas pu savoir qu’ils feraient chou blanc. Il fallait au moins essayer. Il ne lui en tient donc pas rigueur, il a accepté de l’accompagner où la recherche de son père la mènerait. Que ce soit dans les confins des terres de l’Eau ou sur une île perdue. Il répondra présent. Il ne peut pas en dire pour autant pour son mentor Kaguya qui ne partage pas nécessairement la même ferveur. L’inspection de l’intérieur de la maison ne donnant rien, Akane demande qu’on lui accorde le temps de sortir dans le jardin de façon à se recueillir auprès de la tombe de sa sœur. Elle suggère aussi d’aller voir le samuraï à l’extérieur, pour éventuellement l’interroger. Pourquoi pas. Saji échange un regard avec Wutu-Fuku senseï, qui décide apparemment de rester à l’intérieur pour vérifier si l’autre s’est réveillé.

Pendant ce temps, Saji décide d’accompagner Akane, pour continuer l’exploration de son passé. Depuis la cuisine, ils sortent pour découvrir un terrain d’entraînement dans lequel sont plantés des mannequins en bois et autres cibles utilisés pour l’entraînement. Tout au bout d’un chemin parsemé de cailloux, une cabane logée au fond du jardin visiblement vide. La suite de leur promenade ouvre sur un verger rempli de mandariniers, relativement bien entretenu, auquel s’ajoute un potager, l’ensemble suggérant la présence encore toute récente de résidents. Comme quoi, même les mercenaires les plus sanguinaires peuvent avoir la main verte. Plus loin, leurs pas les amènent au-delà d’une colline enneigée, une tombe couverte par la neige. Sur la plaque à moitié ensevelie, on peut encore lire le nom de la défunte sœur, « Sendai Yasei Misaki ». Saji apprend alors le nom complet de la sœur de la kunoichi, qui semble pourtant l’étonner puisqu’elle signale que le nom indiqué dessus a été semble-t-il modifié. Deux noms de famille qui ne disent absolument rien au sabreur muet. Si Saji ne réagit pas aux noms qu’il vient de lire, cette modification sur la pierre tombale a pourtant suffi à rendre Akane nerveuse. Elle retire son tissu autour du bras pour libérer le sceau de son livre qu’elle ouvre à la première page. Un morceau de papier y est glissé, avec dessus un court message qui lui donne rendez-vous quelque part, signifiant implicitement qu’elle devrait savoir où se trouve ce lieu en question. Elle montre à Saji le nom de « Yasei Sumire » et de ses enfants Akane et Misaki, mais il hoche de la tête, lui-même n’est pas plus avancé.

Elle lui explique alors que ce livre appartenait à sa mère et qu’il s’agit d’un précieux souvenir d’elle. Tatsuzô n’est pas censé être au courant de son existence, ni de sa mère, ni du livre qui lui appartenait. Pour ce qui est du message énigmatique qui lui a été adressé dans le livre, elle avoue ne pas comprendre le lieu qui lui est suggéré. Peut-être avec le temps qui sait, une réminiscence soudaine lui permettra de relancer son enquête. Pour l’instant, il est temps de rentrer. Saji regarde Akane se recueillir à genoux face à la sépulture, laissant échapper des paroles au milieu du paysage blanc et silencieux, ponctué de quelques passages du vent. Elle se relève pour partir pour de bon, avec un dernier regard comme pour dire adieu à sa sœur qu’elle vient de retrouver. Laissant Akane s’imprégner de ces vestiges de son passé, Saji la suit silencieusement tout en regardant à gauche et à droite, pour essayer d’identifier des indices intéressants. Mais rien n’a été laissé au hasard. Seuls demeurent les mandariniers en-dessous desquels ils marchent à présent. Sur son visage, un sourire épanoui qu’il n’a jamais eu l’occasion de voir auparavant. Car s’ils sont sur le point de rentrer bredouilles, elle semble au moins heureuse d’être revenue ici, au moins pour le plaisir de retrouver sa maison d’enfance.

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Les mandariniers en-dessous desquels ils marchent à présent

Insistant sur son offre précédente, Akane décroche un des fruits et le tend à l’homme masqué. Ce dernier l’accepte en montrant sa reconnaissance d’un hochement de tête. Tant qu’à faire, il serait dommage de laisser de si belles mandarines pourrir ici, au milieu de nulle part. Il la garde dans le creux de sa main et la suit à l’intérieur de la maison pour rejoindre Wutu-Fuku, déjà prêt à repartir. Une fois à ses côtés, Saji lui offre la mandarine, bien méritée. Ils ont eu de la chance que le chuunin réponde présent, et accepte de les accompagner aussi loin. Sans doute le genin lui devra-t-il une faveur en retour. Ils avancent. Apparemment, ils n’apprendront rien de plus du samouraï en armure, ils prennent donc le chemin du retour en direction du port d’Asosan. Au cours du voyage, Saji en profite pour glisser une note à Akane, lui proposant d’apprendre le langage des signes de façon à faciliter leur coopération, en situation de combat comme au quotidien. Communiquer avec un carnet n’est absolument pas pratique, comme le lui a fait comprendre son camarade Meiyo avec qui il est parti en mission la dernière fois.

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Sam 15 Déc 2018 - 23:42
Effectivement, les recherches n’ont rien donné de bien concluant. Akane reconnait elle-même qu’ils se sont déplacés pour rien. Elle souhaite néanmoins voir sa sœur. Wutu-Fuku comprend très clairement qu’elle parle de la tombe de cette dernière. Malgré son apparente froideur, le chûnin n’est pas un monstre et n’empêchera pas la genin de faire ce qu’elle a à faire. Il aimerait pouvoir regretter ses proches disparus, lui aussi, mais tout le monde n’a pas ce luxe. Pensif, il n’entend que la dernière phrase d’Akane, qui propose visiblement à ses deux compères de se servir dans le jardin s’ils ont faim. Si des cultures ont survécus à l’hiver impitoyable…

Alors que Saji et Akane quittent la maison pour se rendre dans le jardin, Wutu-Fuku tourne la tête vers le samouraï encore au sol sur le pont. Il est toujours inconscient. Normal après ce qu’il s’est mangé. Le Kaguya fait quelques pas jusqu’à lui et décide de retirer le masque de l’homme, au cas où il aurait affaire à quelqu’un de recherché par Kiri. Il voit un visage banal, totalement inconnu de sa personne. Les brûlures ne le laisseront pas défigurés, c’est déjà ça. Il prend soin de le ligoter comme il l’a fait avec les prisonniers précédents, avant de passer à son tour par la porte de la cuisine donnant directement sur l’extérieur. Ce « jardin » ressemble plus à un terrain d’entraînement qu’à un endroit où on cultive de la nourriture… ce n’est qu’en suivant un chemin passant à côté d’une sorte de cabane que le chûnin constate la présence de plusieurs arbres fruitiers.

Finalement, il tombe sur ses deux compatriotes, dont Akane qui parle de son incompréhension vis-à-vis des caractères qui se trouvent sur la tombe. Elle prétend qu’il n’y avait à la base qu’un prénom sur la pierre… Wutu-Fuku reconnait le nom de Sendai, pour avoir déjà été confronté à un représentant de ce clan, qui est désormais mercenaire pour Kiri d’ailleurs. Aussi se permet-il d’apporter sa lumière.

-Sendai, c’est le nom d’un clan dont les membres sont capables d’utiliser le chakra pur. Il y a un homme arrivé en ville récemment qui est membre de ce clan. Sendai Ikaku. Si jamais ça peut servir.

La jeune femme montre ensuite le contenu du livre au sabreur. Il semble qu’un détail à l’intérieur retienne son attention. Wutu-Fuku, lui, regarde la tombe plus en détail, silencieux. La kirijin arrive à certaines conclusions obscures pour le chûnin puisqu’il n’écoute qu’à moitié depuis avant. Ensuite, la jeune femme prend un peu de temps pour se recueillir. Quelques minutes plus tard, le trio fait demi-tour. Akane fait un détour par les mandariniers qu’elle déleste de quelques fruits. Elle en tend à Saji. Puis Saji tend le fruit à son mentor à son tour. Le Kaguya se contente d’un hochement de tête, et glisse la petite boule orange dans son kimono. Il est temps de rentrer. Peut-être en récupérant l’homme au masque au passage. Mais ce ne sont pas les affaires de Wutu-Fuku et si la genin veut le ramener à Kiri, c’est à elle de le décider.
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Dim 16 Déc 2018 - 22:45
La jeune femme était perplexe. Sa jeune sœur qui n'avait jamais eu de nom de famille sur sa tombe en avait désormais deux. Pour l'un, ce n'était pas très étonnant : il s'agissait du même que le sien, celui de leur mère. Elles le connaissaient car il était écrit dans le livre qu'elles avaient hérité d'elle. Mais Tatsuzô n'était pas censé le connaître. Pourtant, il l'avait fait graver dans la pierre. Tout comme le nom qu'elle ne connaissait pas : Sendai. Ce fut le chûnin les ayant rejoint qui éclaira cette zone d'ombre. Il s'agissait d'un clan maîtrisant le chakra pur. Akane approuva ses dires.

- « Oui, Misaki pouvait faire ça, aussi. Je ne savais pas qu'il s'agissait de quelque chose de... Famille. Pour ma part j'en suis incapable. Je n'ai même jamais réussi à en faire quoi que ce soit d’intéressant. »

Le ninjutsu était une notion assez abstraite pour elle. Il fallait croire qu'elles n'avaient pas hérité de leurs dons du même parent. Mais sa mère possédait-elle un animal à l'intérieur, elle aussi ? Jusqu'à présent, elle n'avait jamais rencontré quelqu'un d'autre en possédant. Et personne ne lui avait fait de remarque sur son propre nom. Donc Sendai serait le nom de leur père, qui avait légué ses pouvoirs à sa sœur. Mais comment son père adoptif aurait-il pu connaître le nom de leur vrai père ? Elle savait qu'il avait le bras long, mais à ce point là c'était tout de même assez étonnant. Elle avait cru trouver des réponses en venant ici, et elle se retrouvait avec de nouvelles questions. Tatsuzô lui avait simplement laissé une note disant qu'il « y serait », mais où ? Elle allait devoir réfléchir à tout ça en rentrant. Ils délaissèrent la maison pour retrouver le mercenaire sur le chemin. Il pouvait avoir des informations, qu'elle pourrait tenter de lui extraire une fois à Kiri. Si les autorités lui en donnaient l'occasion. Mais il y avait également autre chose.

- « Si on le laisse partir, mon père saura que je suis encore en vie. Et il enverra quelqu'un finir le travail. »

Mais avaient-ils assez de choses contre lui pour le faire enfermer ? Au moins durant un temps ? Il les avait attaqués, mais comme beaucoup de monde croisé en route. Sur le chemin du retour, Saji lui laissa une note qu'elle lut attentivement. Apprendre le langage des signes ? Pourquoi pas, oui. Ça leur permettrait de mieux communiquer. Elle confirma son approbation au sabreur par un hochement de tête. Et puis elle avait un livre à rendre à la bibliothèque désormais, elle pouvait donc en emprunter un autre. Le chemin du retour se fit avec la même prudence qu'à l'aller, afin d'éviter qu'on ne la reconnaissance ou qu'ils se fassent attaquer. Ils retrouvèrent d'ailleurs le bûcheron sans le sou les attendant au port de l'île. Avant de partir, Akane jeta un dernier coup d’œil en arrière.

Ils prirent de nouveau le bateau pour rentrer directement à Kiri sans passer par la case forêt. Au grand désespoir de la métamorphe qui commençait franchement à se languir de nature restée sauvage. Les parcs du village lui semblaient tellement petits et inintéressants... Cependant elle ne fit aucun commentaire, suivant les deux hommes qui l'avaient accompagnée sans rien demander en retour. Elle resta encore à l'extérieur du bateau pendant la traversée, évitant soigneusement de se retrouver enfermée dans la cale avec autant de monde malgré le froid. Bien qu'ils soient tout de même moins nombreux qu'a l'aller. Le pied posé dans le port de Kiri signifiait pour eux la fin du voyage. La réfugiée se tourna alors vers les deux shinobis avant de s'incliner.


- « Je vous remercie grandement tous les deux. Si jamais vous avez besoin de quoi que ce soit un jour, n'hésitez pas. Je n'oublierais pas ce que vous avez fait pour moi aujourd'hui. »

Ils lui avaient permit d'aller sur les traces de son passé. Elle n'y avait pas trouvé de réponses, mais de nouvelles questions. Mais au moins, ça lui permettait d'avancer. Elle savait désormais qu'il n'y avait plus rien pour elle, là bas. Et peut-être qu'elle trouverait cet endroit où son père lui donnait rendez-vous, en réfléchissant bien. Puis, surtout, elle avait pu se rendre compte qu'elle pouvait vraiment compter sur eux. Et elle avait retrouvé son précieux livre.

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Lun 17 Déc 2018 - 1:27
A part un livre, des tableaux et une pierre tombale, très peu d’indices relevés sur leur inspection de l’ancien foyer de la kunoichi. Avec une mandarine en lot de consolation, Wutu-Fuku mène la marche pour reprendre le chemin en sens inverse, en direction du port d’Asosan d’où ils pourront prendre le bateau pour Kiri. Le voyage retour devrait être moins difficile, en raison de la météo plus clémente. Le blizzard s’est arrêté depuis un bon moment, ce qui devrait rendre le parcours du paysage enneigé plus agréable, au lieu de s’enfoncer dans leur capuche ils pourront profiter du panorama naturel qui s’offre à eux.

Ils traversent le pont. Ils aperçoivent le samuraï en armure encore inconscient, et allongé sur le dos. Un premier dilemme se pose au chuunin ainsi qu’aux deux genins. Que faire de lui, sachant qu’il s’agit d’un mercenaire employé par Tatsuzô ? Ce dernier n’hésitera pas à envoyer quelqu’un d’autre pour finir le travail.

A moins que la méthode du chef criminel consiste à exécuter tous ceux qui faillissent à la tâche, dans ce cas le mercenaire n’aurait pas intérêt à reporter son échec, non seulement pour se prémunir d’une exécution mais aussi pour éviter de ternir sa propre réputation auprès d’autres potentiels employeurs. Saji serait prêt à prendre le risque de le laisser en vie, en misant sur cette éventualité, plutôt que de le tuer seulement par « précaution ».

Saji et Akane se tournent vers Wutu-Fuku qui ne semble pas plus décidé qu’eux. C’est d’un commun accord qu’ils poursuivent leur route en laissant derrière l’homme au masque d’Oni, qui au pire préviendra le père d’Akane, lequel enverra peut-être à ses trousses d’autres mercenaires. Mais vu le niveau de ces derniers, ils ont pour l’instant peu de souci à se faire. Et puis ils préfèrent ne pas s’encombrer de prisonniers dans leur voyage retour jusqu’à Kiri.

Ils revoient aussi les bandits qui ont tenté de les racketter, allongés sur la surface enneigée au milieu des shurikens et armes dépouillées par la voleuse. Eux aussi sont laissés sur le bord de la route, tandis que devant eux passent le trio de kirijins, pressés de rentrer chez eux, surtout après leur recherche qui s’est avérée infructueuse.

Le silence accompagne leurs pas à travers les sentiers de neige qui sillonnent les escarpements. De nouveau, ils voient la colline où se trouvait la sentinelle qui était venue parler à la kunoichi. Sauf que cette fois-ci, il ne se trouve plus à son poste. Ils ont donc eu raison de le suspecter la première fois qu’ils l’ont aperçu, est-ce lui qui a signalé leur présence aux bandits plus loin ? Probablement.

Au port, ils retrouvent l’Obélix mizujin assis sur la plage recouverte de neige, les yeux contemplant l’horizon céruléen. C’est donc à quatre qu’ils prennent le premier bateau pour rentrer au village de la Brume, en ayant réussi l’exploit de ne pas recevoir la moindre égratignure. Le voyage retour en bateau est presque deux fois plus rapide que l’aller, grâce à l’absence de blizzard. Ce qui n’est pas sans rassurer les passagers à bord.

Sur le pont, Saji s’est isolé pour se tenir contre la rambarde du navire à tribord. Il repense à sa famille de Kaminari, puis à son frère sur lequel il n’a plus vraiment d’indice, après avoir épuisé sa dernière piste. Enfin, si. Il sait qu’il se trouve quelque part à Mizu, ce qui est un début. Mais le temps qu’il prospecte tout le territoire de l’Eau, son frère sera peut-être déjà parti. Peut-être que les ressources du Kyôi lui permettront de faciliter sa recherche personnelle ?

Une fois à Naragasa, Akane s’incline respectueusement face à ses partenaires de voyage et les remercie pour leur aide. Embarrassé, Saji secoue les mains pour lui faire comprendre que ce n’est rien, et lui fait signe de relever la tête. Tous trois se quittent sur les mots de la kunoichi, tandis que Feng essaie de trouver son chemin à partir du quai.

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Lun 17 Déc 2018 - 20:15
La précision de Wutu-Fuku sur le second nom de la défunte sœur d’Akane n’est pas très utile puisque la jeune femme connait déjà les propriétés de ce clan. Au moins la présence d’un Sendai dans le village actuellement pourra peut-être l’aider dans ses recherches. Mais il n’est pas dit que le Kazejin soit une source très exploitable : l’homme se vante lui-même d’être schizophrène. Cette caractéristique ne semble pas en faire une source de problèmes : il n’a, depuis son arrivée, rien fait qui pourrait montrer une absence de contrôle. Certes, il a défié plusieurs shinobis en duel mais on ne peut pas reprocher à un ninja d’aimer le combat.

-J’ignore s’il s’agit bien d’une capacité héréditaire. Il se peut très bien que personne dans votre famille n’ait jamais manifesté ce genre de capacités avant elle.

La génétique cache bien des mystères. C’est un sujet que le chûnin ne maîtrise pas, aussi décide-t-il de ne pas aller plus loin dans ses réflexions. Il est temps de retourner à Kiri. Ce voyage sur Asosan n’a que trop duré. Quel dommage qu’il n’ait rien apporté de concret à Akane. Au moins, les quelques mercenaires qui terrorisent les passants réfléchirons à deux fois avant de continuer leurs activités.

Transporter des hommes inconscients est tout sauf discret. Le trio est également limité par ses capacités : si un ninja est capable de soulever des charges plus élevées qu’un civil, transporter une dizaine de corps demande quand même une certaine organisation. Le mieux serait de les traîner au sol, accrochés via une corde. Mais la météo est toujours capricieuse et aucun kirijin n’a envie de dédier son énergie à ce genre de choses. Le voyage sera déjà assez pénible comme ça, pas la peine de se rajouter un handicap.

Aucun événement notable ne vient perturber le trajet vers le port. Ils retrouvent le géant, qui a bien écouté les instructions qui lui ont été données. Comme prévu, Wutu-Fuku paye le voyage pour l’homme, qu’il surveillera une fois arrivé à Kiri histoire qu’il ne replonge pas dans une folie meurtrière. Fidèle à ses habitudes, la genin reste à l’extérieur pendant la traversée de l’océan. Heureusement pour elle, la météo est plus clémente qu’elle ne l’a été à l’aller. Cette caractéristique rend aussi le voyage beaucoup plus court, ce qui fait qu’ils arrivent au village pour moitié moins de temps que lors du précédent parcours.

Une fois arrivés au Port Naragasa, elle remercie les deux hommes pour l’avoir accompagnée. Saji, un peu gêné visiblement, tente de lui faire comprendre que ce n’est rien. Le trio prend congé les uns des autres tandis que le chûnin demande à Feng de le suivre. Le géant observe le village caché comme un enfant observerait une grande ville pour la première fois. Le Kaguya se dirige vers les chantiers du futur complexe qui réunira l’Académie et la Caserne. Il prend un peu de temps pour l’enregistrer en tant qu’ouvrier, sans oublier de préciser la conduite à tenir face au géant. Une fois ceci fait, Wutu-Fuku peut enfin rentrer chez lui.
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