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Matinée d'Hiver

Chôkoku no Sakuya-Hime
Chôkoku no Sakuya-Hime

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Sam 17 Nov 2018 - 19:41
L’aube se levait à l’horion de la vieille muraille de Jôheki. Des teintes de rouge, d’or et de rose embrasaient le ciel. Le haut mur de pierre avait vu bien des siècles d’existence, a vu défiler nombre de souverains à sa tête. Le mûr glacé de pierres grises était constamment martelé par les pas des gardes qui surveillaient les frontières de Jôheki.
 
Devant ce spectacle, se tenait une jeune fille. Habillée de soie couleur d’émeraude et emmitouflée dans une riche fourrure de renard, elle se tenait droite devant la muraille au loin.
Le vent frais d’hiver balayait son visage et ses cheveux aussi blancs que la neige environnante. En y regardant bien, ses yeux étaient fermés alors même qu’elle semblait contempler le paysage.
Ses doigts fins étaient cachés dans des gants de cuir qui se tenaient l’un l’autre.
Levant le nez plus en haut, la jeune femme ouvrit enfin ses yeux. Etant aussi verts que sa tenue, ils semblaient néanmoins voilés par un étrange phénomène.
 
« Je sais que tu es là Yuna-chan. » Finit-elle par dire, sans tourner la tête.
 
Se déplaçant de derrière un arbre, plusieurs dizaines de mètres plus loin, une petite fille d’environ 12 ans se montra. L’expression penaude de son visage indiquait qu’elle attendait déjà une remontrance. Sa tenue était étonnamment simple comparée à celle de la dame en vert. Vêtue d’un large manteau marron et de bottines de la même couleur, la jouvencelle réajusta ses lunettes, rouge de gêne.
 
« Co.. Comment avez-vou su ? » Dit-elle en un murmure à peine audible.
 
« Tu n’es pas discrète pour un sou tout simplement. » Répondit la plus âgée, d’un ton amusé.
La petite brune ouvrit de grands yeux, ne pensant pas être entendue. Elle baissa la tête, toute honteuse.
 
« Pardonnez mon impolitesse Madame ! » Dit-elle d’une voix forte pendant qu’elle s’inclinait du plus bas qu’elle le pouvait.
Entre-temps, la dame en vert s’était retournée et avait eu le temps de faire quelques pas en direction de la plus jeune.
« Et c’est inutile de se baisser devant moi. » Dit-elle, ponctuant sa phrase d’un léger rire qu’elle couvrit avec une de ses longues manches.
 
La dame en vert avait en face d’elle, Omura Yuna, servante au palais du daimyô. Elle vient de la famille Omura, autrefois noble et puissante à Jôheki qui avait osée s’opposer au pouvoir des Tachibana, famille régnante du pays. Après une courte guerre civile et une cuisante défaite des Omura, ceux-ci avaient été condamnés à servir les Tachibana jusqu’à la fin de leur lignée. Cette guerre appartenait maintenant à un passé lointain que même les anciens n’avaient pas vécu.
Le Clan s’était habitué à sa vie de pseudo-esclaves, et bien traités par les Tachibana, il ne planait en eux aucune idée de révolte.
 
Yuna faisait partie de cette famille. Loin d’être une exception, elle était également élève à l’Académie de Jôheki. Elle y avait appris notamment quelques arts ninjas. Yuna était la servante de Konohananosakuya, la princesse du royaume. C’est dans cette optique que dès ses quatre ans elle apprit le ninjutsu médical, jusqu’à devenir à 12 ans à peine, une irounin compétente.
 
La dame en vert posa sa main gantée sur le sommet de la tête de la petite fille. La belle dame lui souris, regardant dans le vide.
« Alors qu’est-ce que ça a donné ? » Demandais-t-elle.
 
Yuna baissa la tête. La dame en vert le sentis et retira sa main, prenant un air grave.
« Je suis désolée Madame… Mais l’Académie n’accepte pas d’élèves handicapés. »
La dame en vert tiqua sur le dernier mot.
La petite fille releva la tête.
La blonde soupira bruyamment.
 
« J’aurais dû m’en douter… »
La plus petite semblait déçue pour sa maîtresse.
 
« Bon il ne reste plus qu’une chose à faire… »
La petite brune releva les yeux. Elle espérait sans doute que sa maîtresse abandonne l’idée d’apprendre le ninjutsu et de se mettre en danger. L’espoir se lisait dans ses yeux.
La demoiselle sourit et partit comme une flèche en direction du palais. Elle relevait sa lourde robe pour franchir la neige plus vite. La petite brune courant derrière elle, le duo franchit quelques dizaines de mètres avant d’arriver aux jardins centraux du palais.
On pouvait voir le rempart d’a peu près partout dans le palais mais rien ne valait la petite clairière calme dans lequel aimait aller la princesse Konohananosakuya.
La demoiselle ralentit le pas quand elle sentit la pierre des pavés remplacer le doux craquement de la neige.
 
« Bon, aujourd’hui j’ai un court de danse avec Monsieur Minamoto. » Dit la dame en vert. En fit un léger clin d’œil dans la direction de Yuna.
Celle-ci acquiesça et pris le bras de sa maîtresse. La petite brune guidait ainsi la jeune femme à travers les jardins puis le palais. La dame à la chevelure blanche n’avait nullement besoin d’un guide pour se déplacer dans un endroit qu’elle connaissait depuis sa naissance mais elle gardait cette image de faible jeune femme sous le conseil de son grand-père. Ainsi elle n’inspirerait aucune méfiance vis-à-vis des partisans de sa mère.
 
Les serviteurs et autres artistes qui peuplaient le palais jetaient des regards emplis de pitié à la jeune demoiselle, n’osant lui parler. Konohananosakuya le savait très bien. Elle était née ainsi et l’avait toujours traité comme une créature fragile et sans défense. Tous sauf son grand-père. Le vénérable daimyô savait que sa petite fille avait dans ses veines du sang de kunoichi. Et bien que jamais une princesse ne puisse s’inscrire à l’Académie militaire, il était entendu qu’il fermait les yeux sur les entrainements nocturnes de la demoiselle.
Jôheki n’est pas un grand pays, c’est pour cela que le daimyô rêve de pouvoir un jour y établir un village caché. Ce ne serait pas un village orienté vers la guerre comme les autres pays mais plutôt un village regroupant des espions et des assassins qui resterait inconnu des autres pays.
 
C’est l’objectif du vénérable daimyô Tachibana no Toyotama. L’information était bien évidemment secrète et seuls eux deux étaient au courant.
Justement en parlant du loup…
Yuna guidait sa maîtresse dans un long couloir du palais maintenant. A sa gauche se trouvait un long mûr où étaient disposées les chambres des concubines du daimyô. A sa droite, le jardin central trônait avec toute son élégance.
 
« Qui vois-je de si bon matin ? Ne serait-ce pas ma petite fleur ? » Sonna une voix grave et si familière aux oreilles de la dame en vert.
 
Yuna se jeta au sol, les mains devant elle et le front plaqué par terre. La demoiselle à la fourrure se tourna vers la voix et lui offrit son plus beau sourire.
« Grand-père ! »
Le vieil homme sourit. La princesse de jade, sa petite-fille était la seule famille qui lui restait. Il tendit une main fripée à la demoiselle qui s’en saisit pour se rapprocher de lui.
 
« Tes yeux sont du même vert que ceux de ta mère. » Dit-il comme presque chaque jour.
« Excusez-moi grand-père, mais qu’est-ce que le vert ? » Demandais la jeune fille, encore et toujours comme à chaque fois que le vieux daimyô lui faisait la remarque.
Le vieil homme souri encore une fois.
« Viens ma fille, je dois te montrer quelque chose. »

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Jeu 13 Déc 2018 - 16:37
"Me montrer quelque chose ?" Répéta la princesse. 
Le daimyô avait rarement le temps de la prendre à part pour lui parler. Le vieil homme avait beau avoir les mains froides, Konohananosakuya les tenait avec passion. Ces frêles mains étaient celles qui l'avaient guidée depuis aussi longtemps qu'elle pouvait se souvenir.
Ensemble, ils traversèrent le jardin intérieur, laissant Yuna agenouillée au sol.
Sur le chemin, les serviteurs en firent de même. Konoha pouvait l'entendre au son des vêtements frottant le sol.

Le souverain emmena son héritière à travers la demeure somptueuse. Il l'a fit traverser notamment un vaste couloir couvert de magnifiques tapisseries colorées de milles couleurs. Depuis longtemps le maître de Jôheki s'était habitué à voir de tels spectacles quotidiennement et n'y prenait plus attention. 
Il emmena la jeune fille dans une vaste bibliothèque. Il referma ensuite la porte derrière lui.

"Tu sais où tu es ?" 
Demanda-t-il gaiement.
La demoiselle réfléchis, comptant le nombre de fois où ils avaient tournés à gauche ou à droite.



"Nous sommes dans la bibliothèque ?"
Le vieil homme souris. 



"Oui c'est ça, installe-toi."
La jeune fille connaissait le palais comme sa poche et savait exactement où était tel ou tel objet. Elle du tâtonner un eu avant de trouver un siège où s'asseoir.



"Ce que je vais te dire ma fille, tu ne devras le répéter à personne tu m'entends ?"


Le sourire de Konoha disparut en entendant le ton inquiet et froid de son grand-père.
Elle fit un simple signe de tête et attendis la suite.
Le vieillard tira un siège à lui et s'y affala, las.


"Il y a quelque chose de très grave qui est arrivé récemment.."
Konoha releva la tête, de plus en plus inquiète. Elle n'osa pourtant pas l'interrompre.



"Il y a très longtemps, bien avant mon règne, un pays inconnu et lointain a été découvert."



"Vous parlez d'Hayashi vénérable grand-père ?"
L'homme fit non de la tête.



"Non. C'est un pays que personne ne connait. Lors de sa découverte il a eu un conseil entre les daimyô des différents pays pour décider du sorts de ces terres nouvelles. Deux choix se présentait : révéler son existence au grand jour et déclencher de fait une guerre de territoire ; ou garder le lieu secret et s'en servir de purgatoire."


La jeune fille tombait des nues. Cacher tout un pays ? C'était tout simplement impossible !


"Les explorateurs qui avaient découverts ces terres ne revinrent jamais. Ils furent exilés eux aussi pour cacher l'existence de Wasure. Ils ont reçus l'ordre d'y construire une prison et d'y garder tous ceux que les daimyô leur enverrait, tous les assimilateurs, tous les traîtres, tous les conspirateurs... Le secret était tenu par les daiyôs et eux seuls et personne ne devais jamais trahir ce pacte."


Le vieil homme repris son souffle. Konoha n'en revenait pas.
"Mais.. Mais c'est impossible..?"



"La prison a été découverte. Les prisonniers se sont échappés."
La femme aux cheveux blancs devint livide.
Elle commença à faire non de la tête.
Le vieillard repris la parole.


"Oui Konoha... Tu sais qui s'est enfui."
La jeune femme ne disait rien. Elle regardait dans le vide, choquée...



"Tu n'es plus en sécurité ici. Tu as de la famille à Iwagakure sur les terres de Tsuchi. Tu vas aller à Tsuchi en tant qu'ambassadrice auprès des Byakuren. Tu resteras à Iwa jusqu'à ce que la situation s'apaise."


"Mais grand-père ! Et vous ?! Je refuse de vous abandonner !"


"C'est un ordre !"
Le seigneur s'était levé.
"Le clan Chôkoku t'accueillera. Je t'invite à demander une escorte supplémentaire au tsuchikage, on est jamais trop sûr."

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Sam 15 Déc 2018 - 21:14
"Non ! Je refuse de partir !"
 
Avait-elle dit, se levant sur le coup. La jeune noble serrait les poings. Non c'était trop dur à avaler. Un pays secret ? Une prison pour les pires criminels de tous les pays ? C'était absurde !
Elle ne voulait tout simplement pas y croire. C’était juste.. trop.
 
Le vénérable daimyô se massa les tempes, se rasseyant dans son fauteuil. Il était fatigué de tout ça, fatigué d’avoir du avouer ça à sa petite fille. Elle qui était si innocente et si candide en serait forcément traumatisée. C’était le cas, la belle princesse retenait avec difficultés ses larmes.
 
« Je.. Je ne veux pas vous quitter. Et si jamais vous… »
 
Le vieux souverain releva les yeux vers elle.  S’il y avait bien une personne et une seule qui s’inquiétait sans arrières pensées pour le seigneur des remparts, ce fût sans aucun doute cette jeune aveugle.
 
« Sèche tes larmes mon enfant. » Le vieil homme s’était levé et rapproché de sa petite fille. Il ouvrit les bras et les resserra autour d’elle.  La jeune fille se blottit contre le seul et unique membre de sa famille.
 
« Tu iras à Tsuchi dans trois semaines. Le traité de paix que j’envoie aux Byakuren est loin de n’être qu’une excuse pour t’envoyer là-bas. »
Konoha resta silencieuse.
 
« Les Byakuren ne sont pas des guerriers comme toi, tu as beaucoup à apprendre de leur manière de tenir un royaume. »
 
Il est vrai que si certains territoires, comme Jôheki, étaient menés par une figure militaire, ce n’était pas le cas de tous. Il n’en a pas l’air mais autrefois le seigneur Tachibana no Toyotama, daimyô de Jôheki était un guerrier d’excption, ayant défendu les remparts millénaires contre les assauts du pays voisin. Et il en était de même pour les parents de Konoha. Son père était un héros national, un membre du Clan Chôkoku qui était mort en défendant Jôheki. Sa mère, Kushinada était une kunoichi reconnue dans le monde entier pour ses capacités en ninjutsu médical avant de trahir le pays et de se voir bannie loin du territoire.
Konohananosakuya ne rêvait que d’une seule chose : faire honneur à sa famille et devenir une puissante kunoichi. Mais sa cécité avait brisé ses rêves, la recalant au statut de faible femme. Ceci l’insupportait au plus haut point.
 
« Oui grand-père… » Fit-elle, la tête basse. La jeune fille n’oserait jamais s’opposer à son grand-père. Pour le convaincre qu’elle n’était pas faible il lui fallait des preuves, du concret. Une chose qu’elle n’avait pas encore. Seule, elle s’était exercée au ninjutsu mais elle n’avait aucun fait d’arme à proposer, rien qui ne la fasse briller.
 
Le vieillard posa sa main sur son épaule.
« Tu es une bonne fille. Prépare-toi pour ce voyage et écrit la lettre au seigneur Tsuchikage. »
 
« Puis-je choisir moi-même mon futur garde du corps ? Ce voyage s’avère dangereux, je veux m’assurer que je ne coure aucun risque. »
 
L’homme d’âge avancé sourit.
« Ce n’est pas ta place de faire cela. Néanmoins après ce que je t’ai confié je me vois mal te le refuser. Fais comme bon te semble, trouve un guerrier qui te ramènera saine et sauve. »
La jeune femme lui montra un léger sourire de convenance, plus pour lui que pour elle.
Le daimyô saisit les pans de ses lourds vêtements et tourna le dos à la jeune fille. Il la regarda un dernier instant avant de s’en alla et de claquer la lourde porte derrière lui.
 
La jeune femme s’effondra sur son fauteuil. Elle aurait besoin de temps pour digérer tout ça. Elle repensait aux mots de son grand-père. Cette prison loin de tout pays… Elle devinait très bien qui y avait été enfermée.. Sa mère, Kushinada la traîtresse qui avait osée se soulever contre le pouvoir en place. Elle avait été bannie du royaume et sans aucun doute enfermée à Wasure no Kuni. Si la prison avait bien été assiégée… Elle aurait très bien pu s’échapper ! Si c’était le cas elle allait surement s’attaquer encore à Jôheki. Mais pas tout de suite… L’ancienne princesse de Jôheki n’était pas une imbécile, elle se constituerait des alliés avant de revenir. Mais son grand-père était bien trop vieux pour défaire Kushinada… Qui protégerait le pays ? Konoha ? Il n’y avait qu’elle… Mais elle était trop faible encore pour opposer une quelconque résistance. Elle le savait bien.
Tsuchi.. Iwagakure..
Si seulement elle pouvait devenir plus forte. Mais jamais elle ne pourrait ne serait-ce qu’espérer entrer à l’académie d’Iwa. Son statut d’une part, sa cécité d’autre part, jamais on ne l’accepterait comme guerrière. A moins que…
Yuna ne l’aiderait jamais à faire ça… Il fallait faire un test pour voir si c’était faisable déjà.
Le recrutement d’un garde du corps… Mais oui ! Une idée germa dans la tête de la faible jeune femme.
Pour protéger son pays et son grand-père, elle se grimerait pour devenir plus puissante. Pour cela elle aura besoin d’alliés. Ce sera dur pour convaincre Yuna, de plus elle était disons trop… honnête pour tenir un tel secret.
Peut-être son nouveau garde du corps serait plus apte à la couvrir… Peut être.
 
Un serviteur entra dans la pièce avec un plateau d’argent.
« Qui est-ce ? »
 
« Notre vénérable seigneur m’a demandé de vous apporter ceci madame. » Dit le serviteur d’un ton calme.
Il s’approcha et posa le plateau sur la table basse. Konoha entendit un bruit de roulement sur le plateau quand celui-ci fût posé.
Un pinceau ?
 
« Maintenant tu vas écrire ce que je te dicte. »

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Mer 19 Déc 2018 - 11:18
La missive avait été envoyée depuis un mois déjà. Le messager était revenu et avait déclaré avoir effectué sa mission sans rencontrer d’embuches.
Le maître d’Iwa avait reçu la lettre.
Aucune réponse.
Le jour du départ avançait à grands pas et toujours aucuns signes du moindre ninja iwajin.
La future régente fulminait.
Les gardes qui gardaient la porte de la salle où elle se trouvait pouvaient l’entendre aussi clairement que si elle était en face d’eux.
 
 
« Il se moque de moi !? » hurlait-elle, faisant les cents pas.
Les serviteurs étaient crispés, ils craignaient le courroux de celle qui n’hésitait pas à faire partir en fumée des couloirs entiers. A l’intérieur de la grande salle, l’argile explosive coulait à flots. Les vases et autres sculptures explosaient les uns après les autres.
Le ministre des affaires étrangères n’en menait pas large.
 
« Je vous en pris, mesurez-vous vôtre majesté. »
La dame en vert s’arrêta dans sa course. Le ministre déglutit bruyamment.
 
« Me mesurer ?! »
Une araignée d’argile explosa près de lui.
 
« Pour qui se prend-t-il pour se permettre de ne pas répondre à une princesse ?! »
Une nouvelle sculpture d’argile explosa derrière elle.
 
« J’ai fait brûler des villes entières pour moins que ça ! »
Une nouvelle explosion détruisit une sculpture ancienne.
 
« Cet impudent à osé me manquer de respect ! Il faut un châtiment à la hauteur de son affront ! »
La princesse de Jôheki tournait en rond, furieuse.
 
« Peut m’importe les vœux du daimyô, je vais détruire le village de ce maudit Bakuhatsu ! »
 
« Que ce passe-t-il ici ?! »
La porte principale venait de s’ouvrir. Tous les serviteurs s’étaient jetés au sol devant le nouvel arrivé. Le daimyô de Jôheki venait de faire son entrée. Des dizaines de serviteurs sur ses talons, le vieil homme avait jeté un froid polaire sur les ardeurs de la jeune femme.
Celui-ci balaya la pièce du regard, admirant les traces de fumées et d’explosions. De tous les occupants de la pièce, seul Konohananosakuya était restée debout. Elle se tenait droite, face à la porte et donc son grand-père.
 
Le vieil homme avait l’air grave, inquiet.
Il toisait durement son enfant.
 
« Les humeurs des femmes n’ont pas leur place ici. » Tonna le souverain.
Des paroles pleines de sexisme qui résonnèrent dans la bâtisse entière.
Konohananosakuya ouvrit de grands yeux. Elle baissa la tête pour cacher sa colère grandissante. Son grand-père la prenait pour une faible. Il n’était pas bon être femme dans ce milieu.
L’homme pris son geste pour un signe de soumission et souris, satisfait.
 
« Bien. Tes sentiments personnels ne doivent pas interférer dans ta mission. Ce pacte avec les Byakuren est vital pour l’avenir de Jôheki, ne l’oublie pas. »
 
Tachibana no Toyotama n’était pas homme à se laisser influencer. Solide comme la roche, s’il savait se montrer doux et conciliant, il savait tenir tête à ceux qui osaient défier son autorité.
 
« Avec ou sans les ninjas d’Iwa tu partiras demain pour Tsuchi. »
Konoha serra les dents. Se rendre à Tsuchi et faire comme si de rien n’était équivalait à admettre qu’on pouvait lui manquer de respect impunément.
Cette idée lui était intolérable !
 
« Je compte sur toi pour faire rayonner notre pays. »
La jeune fille hocha lourdement la tête.
Cet ordre lui demandait beaucoup.
 
Le daimyô s’écarta un peu d’elle et balaya la salle du regard.
« Et cesse de détruire le palais je te prie. »
Sur ce, il s’en alla, laissant la demoiselle seule.
 
Celle-ci tentait de contenir sa rage. Elle ne laisserait certainement pas ce maudit kage s’en sortir aussi bien ! Elle lui préparait une surprise qu’il ne regretterait pas…
 
A suivre…

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