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Négociation passée


Ven 23 Nov 2018 - 10:57
An 192


Les rayons de lumières traversent les rideaux et viennent caresser ma peau, m’extirpant paisiblement de mon sommeil réparateur. Bien que confortablement installé dans mes draps de soie, je me lève sans attendre et m’étire. On toque à la porte trois fois puis une jeune femme entre. Ce n’est autre que Hanae, la servante que père et mère viennent tout juste d’engager pour me servir. Elle se penche poliment puis attend patiemment que je ne lui demande de se redresser.

« – Bonjour Hanae. Qu’y-a-t-il de prévu aujourd’hui ?
– Bonjour Monsieur. Vous avez rendez-vous dans une heure avec la famille Nobuatsu, des marchands d’armes et de pièces en tout genre. Le rendez-vous se poursuivra pendant le déjeuner puis vous avez un second rendez-vous avec maître Hiko.
– Avons-nous d’autres informations sur ces marchands ? D’où ils viennent, quelles sont leurs pratiques, les prix qu’ils proposent ?
– Aucune, votre père a expressément donné la consigne de ne faire aucun travail en amont. »


Une négociation ? En solo ? Sans aucune information sur mes interlocuteurs ? Voici que père se plait à me tester pour la première fois. Ma première négociation en solitaire… Après toutes ces années à l’observer le faire. Un défi que je ne peux que réussir à la perfection, sous peine de le décevoir. Hanae m’aide à me changer puis je descends dans le salon et me pose à la table dans la pièce réservé à cet effet. Inutile de faire venir notre invité jusqu’au salon, invité qui n’a pas le rang nécessaire pour espérer pouvoir accéder à un tel privilège. La négociation se faisant ici même sur notre territoire, je possède déjà un avantage conséquent sur mon interlocuteur. Etant un marchand de « basse catégorie » je ne suis pas censé aller l’accueillir, nos servants se chargeant de se faire et de l’accompagner jusqu’ici. Ce sera plus particulièrement Hanae qui est chargé de l’accompagner et de lui fournir les premières explications. Hanae qui à partir de maintenant et pendant toute la durée de son service pour moi sera mon double de l’ombre.

Ainsi, j’attends patiemment que l’heure du rendez-vous approche, me remémorant les expériences passées de mon père. Le prix minimum par unité et par type d’arme, las manières à employer, phrases à prononcer… Tout cela m’est familier tant j’ai pu les observer et les entendre encore et encore. Une expérience engrangée depuis ma tendre enfance, une expérience que père a construite dans le seul but d’arriver à ce jour-ci. Je le comprends maintenant.

L'heure du rendez-vous sonnée, j’entends Hanae qui accueille nos marchands du jour, attendant patiemment qu’elle ne les amène jusqu’à moi, impassible. De mon visage ne doit rien transparaître de mes pensées. De mes gestes ne doit rien transparaître de ma volonté. Je dois rester impassible à toute attaque et remarque pour rester maître de la situation. Mais y parviendrai-je ? Oui. Je ne peux pas le décevoir. Je ne dois pas le décevoir. Sinon qui sait ce qu’il arrivera.

@Nobuatsu Saji
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Lun 26 Nov 2018 - 18:20
Shitaderu. Un centre économique majeur dans le pays de la Foudre en raison de la présence du Clan Metaru qui domine de très loin le marché du métal et des armes. En cet été de l’an 192, les marchands des petits villages en périphérie doivent se battre pour rester compétitifs face à la qualité du savoir-faire et la préciosité des minerais employés par les Metaru, dont le seul nom est devenu source de jalousie et de mépris chez les artisans qui peinent à arrondir leurs fins de mois. Ils ont le sentiment que la compétition est injuste, que grâce à la position privilégiée près des mines creusées dans les montagnes ils ont accès à tous les minerais de haute qualité. Le fer était la principale matière première pour les forgerons de l’époque et sa demande était très élevée. Les causes : la guerre et la militarisation progressive des pays (surtout de Kiri dans le Pays de l’Eau), le développement d’armes ninja avec la naissance de plus en plus de shinobis dans le monde. Heureusement que les importations récentes du Pays de la Terre ont permis de rééquilibrer la valeur du fer, lui permettant d’atteindre un prix qui demeure à peine abordable pour le forgeron moyen. Comment peuvent-ils encore espérer rester compétitifs avec un approvisionnement aussi difficile en fer ?

Surtout ceux qui travaillent sur plusieurs types d’armes et pièces métalliques, ils doivent trouver d’autres sources de chiffre d’affaire comme le négoce ou la menuiserie afin d’espérer gagner leur vie. Se diversifier est la solution pour la plupart des forgerons, tandis que d’autres choisissent même de se reconvertir aux autres métiers. Nul besoin d’ajouter que la domination des Metaru a beaucoup impacté l’échec des forgerons de catégorie secondaire qui faute de pouvoir s’approvisionner, n’étaient même pas capables de rivaliser avec le savoir-faire Metaru qui est d’un autre monde. Montrez à un expert en sabre un katana Metaru, il le reconnaîtra immédiatement, en passant par le confort de la poignée jusqu’au tranchant de la lame. La clientèle des forgerons n’est pas tout public, elle est essentiellement composée de connaisseurs, de personnes qui savent ce qu’ils achètent. Ils pourront donc immédiatement vous dire la différence de qualité entre deux sabres de marques différentes. Impossible de les tromper, ce qui rend la tâche encore plus difficile pour les forgerons qui doivent faire plus d’effort pour les impressionner.

En résumé, plusieurs facteurs déterminent le succès d’une entreprise de forgeage : le prix du fer, le niveau de savoir-faire, et la notoriété de la marque. Les Metaru ont les trois et dominent sans conteste le marché des armes, tandis que les Nobuatsu ont seulement l’avantage d’une notoriété régionale et de l’expertise sur les sabres laquelle est plus ou moins au même niveau que les leaders sur le marché. Les autres pièces métalliques qu’ils fabriquent, qu’il s’agisse des armes ou des armures, restent de qualité secondaire. Le père de Saji a réussi à garder la tête au-dessus de l’eau jusqu’ici grâce à sa compétence dans le forgeage de sabre, qui lui a permis de trouver une niche de clients bretteurs dans la région auprès desquels il s’est fait une grande réputation. Les sabres Nobuatsu, une marque qui a traversé deux générations, même celle-ci n’a vraiment connu d’essor qu’avec le père de Saji, et non le grand-père. Le Nobuatsu peut être fier de la façon dont il a réussi à survivre dans ce marché très concurrentiel où il est difficile de tirer son épingle du jeu.

Il espérait que ses deux fils, Saji et Ashikage, reprendraient un jour le flambeau, mais il a très vite compris que leur passion pour le kendô avait pris le pas sur leur désir de perpétuer la lignée des forgerons. Il faut les laisser vivre leurs rêves. Il est trop heureux de les voir s’épanouir dans ce qu’ils veulent faire. Le père de Saji était un forgeron qui aimait ce qu’il faisait mais n’oubliait jamais d’être un père pour rester aux côtés de ses enfants. Son fils muet l’a toujours admiré pour son abnégation, cette façon de vivre pour les autres sans rien demander en échange. Toujours avec bienveillance, jamais opportuniste. Nobuatsu Ryu.

C’est donc dans un contexte économique difficile que Ryu et son fils Saji voyagent à dos de cheval en direction du village de Shitaderu, en espérant obtenir un accord de partenariat avec les Metaru. Le forgeron était surpris d’abord lorsqu’il ait reçu une réponse de la part du chef de clan Metaru, qui a indiqué que son fils Kenshin s’occuperait directement de s’entretenir avec eux pour voir si une collaboration était envisageable. Son fils ? Des questions se sont immédiatement posées. Pourquoi ne souhaite-t-il pas directement les rencontrer ? Est-il trop occupé ? Ou les méprise-t-il tellement qu’il ne prend même pas la peine de les accueillir ? Ou peut-être veut-il que son fils apprenne le métier, ou bien serve de premier filtre avant la conclusion d’un accord définitif ? Qui sait avec ces Metaru. Les Nobuatsu sont déjà très contents qu’on leur accorde une chance de travailler avec eux, alors ils ne vont pas cracher dans la soupe. De toute façon, les Metaru font un peu ce qu’ils veulent, ils sont les maîtres de l’acier après tout et ce sont eux qui auront clairement l’ascendant en cas de négociation.

L’objectif de Nobuatsu Ryu ? Obtenir un partenariat commercial sur la base d’un échange qui soit le plus avantageux possible. Sa stratégie et sa marge de manœuvre se limitent à quelques options : il peut offrir de troquer une partie de son savoir dans la fabrication des sabres contre du savoir, du fer ou de la publicité. Dans le pire des cas, il pourrait accepter de commercialiser des sabres Metaru sur ses étals sachant qu’il a une clientèle de niche pour les sabres dans sa région - laquelle est très difficilement accessible par les Metaru car il s’agit de clients très fidèles aux Nobuatsu et qui ne se déplacent jamais jusqu’à Shitaderu. Mais accepter de vendre des sabres Metaru sur son propre territoire risquerait de nuire à sa propre image de marque car il ne vendrait plus seulement la sienne mais il se pourrait aussi qu’il vende moins de sabres de sa propre marque. Le père de Saji n’est pas le meilleur homme d’affaires et n’a pas forcément la meilleure rhétorique pour venir à une table de négociation. Toutefois, il compte sur son grand cœur, son honnêteté et sa passion, pour essayer de convaincre les Metaru que leurs entreprises pourraient bénéficier toutes les deux d’une alliance, même si celle-ci sera clairement asymétrique

Les voilà arrivés à la demeure des Metaru. Saji et son père descendent de leur cheval qu’ils attachent à un des arbrisseaux qui entourent la villa, parce qu’ils ne savent pas vraiment où les mettre pour l’instant. Ont-ils une écurie quelque part ? Trop tard. L’un des chevaux commence à déféquer en plein milieu du chemin, souillant la beauté impeccable de l’endroit. L’adolescent de quatorze ans, vêtu de son kimono bleu foncé et aux cheveux noirs ébouriffés respire l’air frais du jardin mais se rend très vite compte de l’odeur nauséabonde qui se dégage derrière lui. Il se retourne pour constater l’ampleur des dégâts. Son père qui n’a rien vu salue une servante au loin qui vient de sortir de l’habitation et s’approche à grand pas pour les accueillir…

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Mer 5 Déc 2018 - 23:13
Les secondes passent, secondes qui me semblent interminables. Enfin, après cette longue attente, trois hommes pénètrent dans la bâtisse, accompagnée par Hanae. Je me lève puis attend qu’ils viennent jusqu’à moi pour les saluer, Hanae les invitants à procéder ainsi par un geste de la main.

« Bonjour messires, veuillez-vous installer. »

Je leur indique les chaises placées devant eux, Hanae retirant discrètement les chaises supplémentaires prévues en cas de surnombre. Mieux vaut trop être préparé que pas assez, nos invités pourraient s’en retrouver inutilement froissé. Je reprends ma place dans mon fauteuil, placé derrière mon bureau. Toute cette richesse les surprennent-ils ? Les regards des deux jeunes fils semblent aller en ce sens. Il convient à moi, l’hôte, d’ouvrir la discussion en rappelant les faits. Procédons donc selon les usages.

« Vous avez requis un échange avec nous afin de nouer un accord, échange que nous avons accepté d’écouter. Je vous invite donc à présenter votre cas afin que nous puissions en discuter et y réfléchir. Sachez que, si nécessaire, une décision ne sera pas prise dans l’immédiat. Nous pourrons vous demander de revenir afin de discuter à nouveau dans le but de trouver le meilleur accord possible. »

Leur requête, nos règles, nos décisions. Ainsi va l’ordre des choses. Mais ce n’est pas pour autant que nous, je ne souhaite pas trouver le meilleur accord possible. L’on pourrait penser que nous Metaru, grâce à notre maîtrise du métal pouvons tout nous permettre. Mais nous ne sommes pas tout puissant, nous sommes limités tant par notre nombre, que par notre temps et notre chakra. Notre pouvoir ne vient non pas de notre seule force, mais également d’une hégémonie commerciale soigneusement développée. Nous pouvons tout créer, tous les métaux. Acier, fer, nickel… or. Mais ceci est un secret que nous gardons soigneusement, nous contentant de ne fabriquer que de l’acier que nous injectons dans le marché. Pour le reste, nous nous contentons de moyens plus traditionnels, ou de créations ponctuelles. Pourquoi ? Pour ne pas déstabiliser toute l’économie, ruiner des pans entiers de la population et risquer un soulèvement. Pour ne pas nous mettre à dos la noblesse traditionnelle, qui verrait d’un mauvais œil que nous nous accaparions tant de pouvoir et déstabilisions la situation, l’ordre mise en place. La puissance et la renommée ne s’acquiert pas facilement et se gardent encore plus difficilement. Il s’agit là d’un délicat équilibre que nous devons maîtrisé et c’est là que réside notre vrai pouvoir. Nous, grâce à notre pouvoir, décidons de quel métal est en abondance et quel métal est en pénurie. Nous décidons de la valeur de chaque métal, en augmentant la production ou en la réduisant. Nous contrôlons cette économie.

Chaque puissance possède ses atouts, chaque ville ses forces et ses faiblesses. Shitaderu est renommée tant pour sa richesse culturelle et scientifique que pour ses capacités de production d’objets en métal.
Yugure l’instable, Rokkusu la riche, Shitaderu la savante.
Il est impossible de dominer dans tous les domaines, il faut capitaliser sur ses forces pour prendre de l’avance et ne pas prendre de retard sur ses faiblesses. Et c’est en cela que contrôler l’économie s’avère primordial. Créer de la richesse afin de rivaliser avec Rokkusu tout en nous assurant l’hégémonie de la production de métaux et leurs transformations, sans détruire l’économie et ne pas se faire dévorer par les nations voisines. Un jeu délicat qui reflète une réalité que tous ou presque ignorent.
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Lun 10 Déc 2018 - 20:54
De l’extérieur comme de l’intérieur, la demeure Metaru impressionne par sa grandeur qui se reflète dans l’architecture de la bâtisse solide et majestueuse. La servante marche devant, guidant les invités jusqu’à la grande porte d’entrée. Ebloui par le faste de l’endroit, lui qui a toujours vécu dans un village relativement pauvre, le marchand ne peut s’empêcher de promener son regard à gauche et à droite. Ce n’est pas tous les jours qu’on lui donne l’occasion de visiter une maison décorée d’un mobilier aussi luxueux, et avec autant de mètres carrés. Ils ne sont pas à leur place ici, le père avec sa veste brune en tissu et le fils portant son katana à la ceinture de son kimono. Prenant une forte inspiration avant l’entretien important qui les attend, Ryu avance le torse bombé en direction de la pièce dans laquelle les attend le Metaru. Le pouls du marchand s’accélère à chaque pas qu’il fait. Il a de quoi être nerveux, étant donné les enjeux de cet échange, même s’ils ne vont probablement pas parvenir à un accord définitif, il faut du moins faire bonne impression de façon à créer un climat de confiance. La servante s’arrête devant la porte de la salle où le jeune homme les attend, et les invite à entrer.

Un jeune homme élégant, à la longue chevelure noire tombant sur les épaules et au regard perçant, les attend debout derrière son bureau. Metaru Kenshin, le nom qui a été mentionné dans la lettre qu’ils ont reçu. A la vue des deux invités, il leur fait signe de s’assoir tandis que son assistante tire les chaises en trop de façon discrète. Saji et son père prennent place devant la table. Le garçon muet balaie l’ensemble de la pièce du regard, en se demandant quelle est l’utilité d’avoir autant de décorations… Même pas un petit katana accroché au mur ? Bof. Son père lui tape l’épaule pour qu’il arrête de regarder partout devant leur interlocuteur, lequel ouvre la conversation en invitant le marchand à faire sa proposition. Le marchand baisse la tête de façon respectueuse tout en poussant la tête de son fils vers le bas pour qu'il s'incline également. Il sait que son fils a tendance à oublier facilement les règles d’étiquette, trop distrait par son envie de manier le sabre et défier tous les bretteurs qu'ils rencontrent. Toutefois, il faudra qu'il se retienne. Ils ne sont pas en présence de n’importe quelle personne après tout, il s’agit d’un Metaru. Issu d'une des plus grandes, si ce n'est la plus grande famille du Pays de la Foudre.

« Bonjour Monsieur Kenshin, nous sommes honorés que vous nous ayez accepté dans votre demeure… Permettez-moi de me présenter, je suis Nobuatsu Ryu, et mon fils là, c’est Saji. »

Silence. Distrait, le garçon aux cheveux ébouriffés met quelques secondes à comprendre qu’on vient de le présenter et se réveille de ses pensées. Il fait un salut amical de la main à Kenshin. Son père soupire, espère jusqu’il va bien se comporter en présence de leur hôte. Au moins on est sûrs qu’il ne fera pas de bruit, vu qu’il ne peut pas parler. C’est pourquoi il a fait le choix de l’amener avec lui pour qu’il apprenne le métier de marchand, et qu’il puisse voyager et sortir un peu du village.

« Mon père était forgeron d’armes, en particulier de katanas, fabriqués grâce à un savoir-faire particulier qu’il m’a transmis et qui fait désormais notre renommée dans la région. Je suis fier de continuer la tradition des Nobuatsu même dans un village aussi isolé que le nôtre. Des bretteurs venant des villages alentours viennent nous rendre visite spécifiquement pour avoir un aperçu de notre offre, et ce malgré les contraintes de distance et de prix. Mais avec la forte demande en fer et autres matières métalliques, les prix des matières premières grimpent et rendent la production d’armes plus coûteuse pour les forgerons et armuriers, dont je fais partie. »

Il marque un temps avant de formuler sa proposition. Les Metaru sont les maîtres du métal, ils en contrôlent la production du moins l’essentiel. Il est tellement plus productif et efficient d’en fabriquer à partir de leur chakra qu’en procédant à l’extraction de fer depuis les mines, pour ensuite faire des alliages comme l’acier qui composent l’essentiel des armes sur le marché.

« Moi, Nobuatsu Ryu, expert dans la fabrication de katanas sur deux générations, propose de vous vendre à un prix fournisseur très attractif une certaine quantité de nos sabres, et que vous pourrez revendre sous votre propre marque. Si cela vous convient, nous serions intéressés en échange par un prix partenaire pour le fer et l’acier de votre part… Qu’en dites-vous ? »

Le jeune Saji se lève de sa chaise et comme le lui a indiqué son père avant d’arriver, pose son katana à plat, rangé dans son saya, sur la table du Metaru. Sans avoir à admirer la lame, il est déjà possible d’identifier la qualité de l’arme à sa poignée : la tsuka enveloppée dans du cuir lisse noir, laissant entrevoir à travers des losanges la matière en bois laquée d’une couleur bleu nuit. L’ouvrage est d’une qualité exceptionnelle, qualité qui ne risque pas d’échapper à l’œil du Metaru.

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Jeu 27 Déc 2018 - 0:52
Nobuatsu Ryu et Nobuatsu Saji, respectivement père et fils. Le premier semble ne pas être dépaysé dans un tel élément, tandis que le second semble plus… lunatique. Peut-être est-il là par pure obligation, le devoir d’un fils envers son père, comme je le fais en ce moment même. J’hoche la tête en guise de politesse puis écoute attentivement son discours. Ce marchand, lui-même fils de forgeron, se targue de posséder une certaine renommée dans sa région, renommée que nos informations confirment : « un homme digne de confiance et fier de la maîtrise de son art ». Une fierté apparente qu’il semble donc amplement méritée. A cause de l’augmentation des prix des matières premières, il se voit cependant contraint de négocier avec nous, comme nous l’espérions. Nous ne souhaitons en aucun cas tuer la concurrence, contrairement à ce que beaucoup pensent, mais plutôt à travailler avec eux. Fier de leur rang, trop nombreux sont ceux aveuglés, refusant obstinément nos propositions. Les voilà contraints à s’assoir autour de la table. Cet homme cependant semble animé d’une volonté constructive et propose un marché gagnant gagnant. Mais acheter ses sabres ne nous intéresse en rien tant nous pouvons inonder le marché local de nos fabrications. Le surplus, couplé aux autres forgerons que nous pourrions recruter, ferait baisser la marchandise ce qui nous serait défavorable. Son fils se lève puis pose son katana sur mon bureau. J’extirpe la lame de son fourreau puis l’observe attentivement, scrutant chaque détail… Une œuvre d’art à n’en pas douter. Un chef-d’œuvre même, rivalisant avec nos meilleures créations. Moi-même je serai incapable d’atteindre une telle perfection. Nos forgerons le seraient bien évidemment, mais ils ne pourraient se vanter de faire bien mieux. Cet homme, comme je le pensais, vient ici en toute connaissance de cause.

« Ce katana est sans aucun doute exceptionnel. Vous maîtrisez votre art à la perfection. »

Je repose le katana sur mon bureau, la lame positionnée au-dessus du sabre, puis croise les mains, mes yeux plongés dans les siens.

« Mais ce marché ne nous intéresse guère. Nous n’avons aucun intérêt à acheter vos marchandises pour les revendre ici, nous nous ferions de la concurrence à nous même. Je peux cependant vous faire une autre proposition, proposition qui je l’espère, vous intéressera. »

Père dit souvent que le silence est d’or, tant il permet de poser et maîtriser une conversation. Ainsi, j’attends quelques secondes avant de continuer mon discours.

« Voyez, nous produisons et vendons déjà bien assez pour contrôler toute la région. Nous n’avons aucun intérêt à baisser les prix ou tuer la concurrence, mais au contraire tout intérêt à garder le marché sain. Si nous acceptons que tous les forgerons doués comme vous travaillent en ces lieux pour nous, alors une crise apparaîtra. Nous n’y avons aucun intérêt. »

Les affaires prospèrent quand le commerce prospère, qui lui-même est dépendant de la stabilité du monde et des puissances politiques.

« Cependant, aussi puissants que nous sommes, nous sommes limités en nombre et en temps. Il est difficile de produire assez d’armes pour satisfaire les demandes venues de contrées plus lointaines et encore plus difficile de protéger tous les convois de marchandises. C’est là que vous, avez votre place. Vous pouvez, si vous le désirez, travailler pour nous en gardant votre totale indépendance. »

Son talent est le fruit de cette indépendance, un joyaux qu’il convient de protéger et de garder.

« Vous devrez vous engager à ne pas vendre d’armes dans cette région. Vous aurez en échange accès à des prix défiants toute concurrence sur les minéraux ainsi que deux de la plus grande qualité que l’on puisse trouver. Enfin, vous devrez marquer vos sabres de l’insigne de notre clan. Conservez votre signature, mais ajoutez également celle du clan. Des contrôles épisodiques nous assurerons de la qualité de votre marchandise, afin de bien nous assurer que notre nom n’est pas terni, quoi qu’avec vous je n’ai guère de crainte à ce sujet. »

Un marché gagnant-gagnant, à conditions qu’ils acceptent de partir de ces terres pour immigrer dans d’autres pays et continuer leur affaire. Transporter des minéraux et bien moins risqué que de transporter des armes, tant cela intéresse peu les brigands. Difficile à voler, manipuler, stocker… Il y a bien plus intéressant que cela à dérober dans ce monde.

« Il va s’en dire que vous n’êtes pas obligés de répondre dans l’immédiat. Réfléchissez-y bien, nous n’avons pas pour habitude de négocier deux fois. »
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Sam 12 Jan 2019 - 8:35
La première proposition ne semble pas avoir l’effet escompté, et pourtant, il s’est entraîné à la dire sans que sa langue ne fourche, n’ayant pas suffisamment d’éloquence pour lancer des belles paroles improvisées. Cet entretien, il s’y est préparé depuis le jour où il a reçu cette lettre d’invitation. Il croyait convaincre, mais c’était sans compter les intérêts du Metaru qui perçoit à travers le savoir-faire du sabre qu’il tient entre les mains, un potentiel toute autre qu’il soupçonne pourrait servir à conquérir d’autres régions où la demande est forte.

Cela éviterait ainsi qu’ils ne renforcent la concurrence sur leur propre marché en le saturant davantage avec des sabres forgés par la famille Nobuatsu. Une logique à laquelle n’avait pas pensé l’humble forgeron, qui n’a pas une connaissance très infuse de son propre marché, même s’il a une idée précise de ce que veulent ses clients, les mesures de leur sabre et le poids, il n’a pas l’habitude de voir aussi grand.

La faute sûrement au fait qu’il vive dans un patelin de Kaminari, avec une éducation économique très limitée. Heureusement qu’une personne de son entourage, un peu plus éduquées en la matière, l’a aidé à concevoir cette proposition, qui en fin de compte n’est pas au goût du Metaru. C’était bien la peine de répéter.

Un compliment d’abord, pour ensuite mieux refuser. Qu’elle soit sincère ou calculée, la flatterie du Metaru arrache un sourire sur le visage de l’ouvrier du métal, lequel est ravi d’apprendre que cet homme d’une des familles les plus nobles de Kaminari montre autant de respect par rapport à son travail. Nul geste de trop, l’impassibilité sur le visage, le jeune homme repose délicatement l’arme sur la table, avant de lancer sa contre-proposition dans un ton neutre mais ferme dénotant son professionnalisme.

Mettre son talent de forgeage de sabres au service des Metaru, tel est le marché qu’on propose au Nobuatsu. Ce dernier échange un bref regard avec son petit, comme si celui-ci pouvait avoir une idée de ce qui pouvait se discuter. Le jeune Saji quant à lui tente de suivre le déroulement des pourparlers, mais tous ces termes lui sont étrangers : « concurrence », « marché », ou encore « crise ». Aucune idée de ce que ces mots puissent signifier. « Marché » à la limite…

Avec son père, il aime se rendre au marché pour faire ses courses et visiter les étals de poissonniers vendant à la criée, mis à part cela, le terme ne l’inspire pas plus que les deux autres. Faisant balancer ses jambes en signe d’impatience, le muet se fait immédiatement recadrer par son père qui lui chuchote de se calmer, le rassure sur le fait qu’ils ont bientôt terminé et que s’il le souhaite, ils feront un petit détour par le vendeur d’armes local pour assouvir sa curiosité. Le garçon cesse immédiatement de s’agiter et laisse les adultes poursuivre leur conversation.

Contrairement à tout à l’heure, la voix de Nobuatsu Ryu est plus hésitante, et à travers son vocabulaire se ressent la fébrilité de sa maîtrise de la langue, et son franc-parler de la campagne.

« J’vous avoue que votre offre m’intéresse beaucoup, c’est pas facile de se procurer tout c’métal pour alimenter ma forge. Avoir des meilleurs prix sur le fer et le nickel, franchement je dis pas non vous voyez. Bien sûr qu’on est partants ! »

Réalisant qu’il est allé un peu trop vite en besogne, il se souvient que cet échange vise seulement à parler sur un accord, il n’est pas encore question d’en conclure un. Pire encore, obsédé par l’attractivité des prix qu’on lui promet, il a quelque peu mis de côté la contrepartie du marché : le Metaru souhaiterait qu’il s’engage à ne plus vendre dans « cette région » pour aller voir ailleurs. Il lève le sourcil, ne peut s’empêcher d’avoir un mauvais pressentiment, comme s’il se faisait rouler dans la farine et qu’on profitait de son ignorance. Faisant marche arrière, il pose alors des questions pour s’assurer de certaines conditions. Son ton est relativement maladroit, un tantinet agité.

« Hum… Si je comprends bien on veut me retirer de la course pour que je parte vendre ma marchandise ailleurs hein ? Désolé j’ai pas trop compris. Faudrait que je plie bagage de mon village pour aller vendre au nom de votre clan ? Mes fils ont besoin de moi ici. Mes clients aussi ont besoin de moi. Je suis complètement inflexible là-dessus, je bouge pas de chez moi, ou disons plutôt que déplacements sont limités à l’intérieur du pays à Shitaderu, Yugure et Rokkusu. Et encore, je bouge pas souvent. Je veux bien ajouter votre nom à mes créations pour les envoyer je sais pas où, mais je garde ma clientèle fidèle si vous voulez bien. Sinon à quels territoires étrangers vous pensiez en particulier ? »


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Dim 20 Jan 2019 - 15:36
Les regards s’échangent, des sourires apparaissent, ma proposition semble faire mouche. Le forgeron reprend la parole, avouant être enthousiasmé par ma proposition. Je laisse moi-même, par inexpérience, échapper un sourire, témoigner de la fierté et de la satisfaction qui m’envahit aussitôt. Mais toutes deux sont rapidement douchés par les doutes de cet homme, au vocabulaire et à l’expression soudainement bien moins maîtrisé que lors de l’intronisation de sa proposition. Ainsi le masque tombe et le vrai visage du forgeron apparaît, derrière le voile qu’il m’avait présenté quelques instants plus tôt. J’ai pu de nombreuses fois en être témoin lors de négociations avec les gens du peuple. Ils s’entrainent à maitriser un discours afin de pouvoir être à la hauteur lors de la négociation, mais dès que l’on sort des sentiers battus, le naturel revient au galop. Beaucoup trouve dans cela la preuve qu’ils ne sont que des simples, incapables de s’exprimer clairement à moins que l’on leur ait appris, mais père a une vision très différente… vision que je partage. Nous faisons tous partis d’un monde différent, d’une caste différente, avec ses codes, ses difficultés, ses épreuves… Tant de choses qui nous différencient. Il ne faut pas ainsi moquer les efforts des uns à se mettre au niveau des autres, autres qui peuvent se permettre un tel niveau car ils n’ont pas à se soucier de ce qu’ils mettront dans leur assiette le lendemain, ou pire encore, s’ils auront un toit sous lequel dormir. Quand j’ai eu la prétention de dire que je savais à père, celui-ci m’avait vivement réprimandé : « non, tu ne sais pas. Tu ne peux pas savoir tant que tu ne l’as pas vécu ». A l’époque, à ce moment-là, je trouvais ces mots durs et injustes… Mais avec le temps, après réflexion, je suis parvenu à mieux les comprendre, comprendre le message que père voulait me faire passer. Cet homme qui se présente là devant moi est un forgeron de renom, en atteste des preuves tangibles. Sa maîtrise n’est pas celle du langage, mais celle du métal. Chacun ses forces, chacun son rôle.

L’homme, qui est loin d’être un sot, se ravise rapidement, tempérant ses propos. Je considérais en effet l’idée qu’il puisse entièrement déménager, ce qui aurait été pour nous la meilleure des options. Mais au vu de ses dires, ce sera un objectif difficile à atteindre. Que dois-je faire ? Père saurait certainement mieux que moi le comportement à adopter. Peut-être opterait-il pour un discours autoritaire, mais également arrangeant, qui parviendrait à le convaincre d’un tel sacrifice. Le pire pour le meilleur. Mais je doute que je puisse en faire autant, que je puisse arriver au même résultat. L’important n’est pas la manière entrepris, mais le résultat. Sa manière n’est pas la meilleure qu’il existe, ce n’est qu’une des nombreuses possibilités. Pour réussir dans cette entreprise que je me suis vu confié, il faut que je reste moi-même, que je sois entier et que je me base sur mes forces.


« Je vous avoue bien volontiers que votre déménagement serait la meilleure option, pour nous. Mais je ne vous y contraint cependant pas. Dans toute affaire, il est possible de trouver un terrain d’entente à condition que les deux partis soient volontaires dans les efforts réciproque à fournir. »

Un petit discours visant à préparer la proposition à venir. Si je fais un effort, vous aussi devrez en faire un. Ce n’est qu’ainsi que nous parviendront tous deux à trouver satisfaction.

« Vendre vos marchandises, au pays du feu par exemple, ou au pays de la terre, est le genre d’idée que j’avais en tête. Je vous propose donc cela : vous restez ici et vendez vos armes à vos clients habituels, avec la marque de notre clan. Cependant, vous ne démarchez pas de nouveaux clients, de votre propre fait. Vous avez naturellement le droit de répondre à la demande, cela dit. Dans un second temps, vous vendrez tout le reste de vos marchandises dans les deux capitales que vous venez de citer, dans des voyages qu’ils vous conviendra de gérer. Tant que nous ne nous faisons pas inutilement concurrence, nous parviendrons à trouver un juste terrain d’entente. »

Car c’est là mon unique but.

« En ce qui concerne votre marchandise vendue sous notre nom, nous prélèverons une taxe dessus. En échange, vous aurez accès à de la manière première à coût réduit, comme je vous l’ai annoncé plus tôt. Vous pourrez également faire appel au clan pour vos frais de trajet, comme pour payer des mercenaires chargés de défendre vos convois. Sachez que cet impôt que nous prélevons a de multiples utilités, comme celle de vous permettre un service de sécurité sans avoir à débourser, le moment venu, le moindre ryo. La marchandise vous sera vendue à 70% du coût du marché. Nous prélèverons une taxe s’élevant à 35% du coût total de vente. Vous devriez ainsi dégager un bénéfice plus important, tout en nous permettant de rentabiliser notre investissement. »

Car même si nous perdons de l’argent dans l’immédiat, nous y gagnerons en prestige, en visibilité et en quantité totale de produit fini. Les retombés indirect seront donc plus importantes que l’investissement fourni.
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Mer 13 Fév 2019 - 1:04
Face à l’inquiétude qui s’empare de son interlocuteur, légèrement refroidi par l’intérêt incertain qu’il aurait à se déplacer hors de sa zone de chalandise pour vendre ses produits, dans la mesure où sa force réside dans la loyauté de ses clients, le Metaru se montre diplomate et convient d’un compromis avec le forgeron Nobuatsu. Peut-être que cette première proposition de déménagement – logiquement inconcevable pour le forgeron de patelin – n’était qu’un leurre pour faciliter l’acceptation de la suggestion suivante qui trouvera sûrement davantage d’écho dans l’oreille de son vis-à-vis, tactique classique de persuasion d’un grand négociateur en devenir. Intentionnelle ou pas, les paroles font mouche et apaisent l’esprit du rustaud.

Reste maintenant à le convaincre sur son intérêt à vendre sous la marque du clan, en dehors de son petit empire régional ainsi que dans celui de Shitaderu, qui a été désignée comme zone interdite afin de ne pas créer de la concurrence inutile avec les Metaru. Parmi les pays présentant un marché prometteur : le pays du feu et le pays de la terre. Des pays dont le forgeron a vaguement entendu parler, n’étant jamais sorti du territoire de la Foudre, il ne peut compter que sur les ouï-dire de son entourage. Vendre à l’étranger ? Pourquoi pas. Tant que la contrainte qui lui est imposée et les risques encourus sont partagés, il ne voit aucun mal à envisager un tel cas de figure.

Même si le risque est proportionnellement plus grand pour les mastodontes de Shitaderu que pour un forgeron aussi humble que le Nobuatsu. Néanmoins, il est confiant sur la qualité de son artisanat, et il semblerait aussi que ce soit le cas de son interlocuteur. S’il est parvenu à fidéliser un noyau de clients aussi solide, c’est que son savoir-faire est reconnu. Par conséquent, rien ne dit que ses produits ne seront pas aussi attractifs auprès d’une clientèle plus large et diversifiée. Même s’il n’a jamais eu l’occasion de le faire, pour des raisons manifestes de lacunes logistiques, il serait intéressant de voir la réaction de la demande en dehors de sa région de prédilection. En passant par les Metaru, cela serait l’occasion idéale de jauger la clientèle en dehors des frontières.

Avant de passer au cas plus sensible de la marge prélevée sur la vente, le Metaru fait le choix judicieux de lister les nombreux avantages dont bénéficiera le forgeron si jamais il accepte la coopération, notamment : de la matière première à coût préférentiel, des frais remboursés pour ses déplacements, et la protection des convois également aux frais du clan. Suite à quoi il fait une subtile transition vers la taxe sur les ventes, qui fait tirer une légère moue sur le visage du forgeron, moins par désaccord que par confusion, dans la mesure où il n’a pas la moindre notion des chiffres ou de la profitabilité qu’il devrait espérer.

« Ok moi ça m’a l’air pas mal. Pour les chiffres j’sais pas faudrait qu’on en re-discute plus tard lors d’un prochain entretien, là je peux pas dire. En tous cas dans l’ensemble ça me convient. Autre chose : vu que je suis seul à la forge, ça serait possible de me payer de la main d’œuvre pour m’aider ? Genre un ou deux mecs qui pourraient m’aider à assurer la production supplémentaire ? »

Ecoutant attentivement la réponse du Metaru, il dodeline de la tête et acquiesce sans conviction aux propos tenus par son interlocuteur.

« Ouais je comprends. Bref, c’est qu’un détail tout ça. Si jamais ça vous intéresse toujours, vous pouvez me recontacter, on en reparle. »

Enfin le Metaru met un terme à la discussion et se lève, rapidement imité par les deux Nobuatsu, le père et le fils. Ne sachant s’il est conventionnel de serrer la main à l’aristocrate, le roturier se contente de baisser l’échine pour le saluer respectueusement avant de tourner les talons et se diriger vers la sortie. A ce moment, son fils muet tire sur le pan de son vêtement, pointant du doigt l’arme qu’ils ont laissé sur le bureau de leur hôte.

« Non Saji, l’arme est pour le monsieur. » Il se tourne vers Kenshin. « Bien sûr vous pouvez garder le sabre avec vous, on va dire que c’est un cadeau de not’part pour marquer le début de notre coopération, et puis ça vous fait un échantillon sous la main ! »

Un souvenir de la part de la famille Nobuatsu, dans l’éventualité qu’ils se rencontreraient à nouveau. Un signe de reconnaissance, et le possible début d’une relation commerciale.

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