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Une soirée censée être sans débordement (Saji)


Ven 30 Nov 2018 - 20:29
De la foudre, de la glace et du feu. C'est ce qui a pu être visible au sein d'une clairière non loin des plages publiques de Ue. Un combat intense, amicale, vu pour certain comme un entrainement. Mais en usant de telles techniques, on sait très bien que ce n'est pas un simple entrainement. Une respiration importante, un corps en sueur, je marche à faible allure en direction du ponton accueillant la dernière navette pour retourner sur l'archipel principal en compagnie de mon meilleur ami, Saji.

La session dans la quelle nous nous sommes donnés à été plus qu'intense. Depuis notre dernier entrainement, les progrès qu'il a fait sont impressionnants. Tant par le naturel du combat qui grandit de jour en jour en lui, que la technicité de ses sorts qui sont de plus en plus puissants. J'espère avoir la possibilité de m'entrainer avec lui encore un bon moment. Si j'en suis là aujourd'hui, c'est aussi grâce à lui et à nos nombreux entrainements, nos sorties au bar ou encore nos missions.

Il est vraiment la personne la plus importante pour moi au sein de Kiri. Il y a aussi Kaya. Enfin; son corps. Enfin ... sa .. bref.

Les cheminées à vapeur crache leur toxine dans les airs avant que le signal de départ ne soit donné par le capitaine du navire. Montant à bord, nous attendons le départ, pour rentrer chez nous après une journée chargée en effort.

Quarante-cinq minutes plus tard, le glas retentit et nous informe de notre arrivée au port principal de la capitale Mizujin. Sur les pontons surplombant le bassin océanique, je me tourne alors vers mon muet fétiche pour le sonder sur ce qu'il veut faire.

« Hum .. Du coup, qu'est ce qu'on fait ? Sushi ? Bière ? Les deux ? Ce serait pas mal qu'on ne fasse pas de débordement cette fois ... »
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Sam 1 Déc 2018 - 1:03
Sortant tous les deux en sueur de leur échauffourée sur l’île de Ue, ils prennent ensemble le premier bateau pour se rendre au Port Naragasa. Profitant de ce moment de pause dans l’entrepont du navire, Saji est un peu nostalgique de ses nombreux combats contre son ami le Yuki. Un combat en particulier lui revient en mémoire. Celui où ils n’avaient employé aucune technique, ils s’étaient battus en plein air dans le Grand Dojo, puis la pluie était venue s’abattre sur eux. Craignant que le temps ne gêne leur entraînement, le muet avait proposé qu’ils continuent leur combat à l’intérieur. Une fois à l’abri, ils ont repris le combat avec encore plus d’intensité, faisant preuve de toujours plus d’intelligence et d’astuce pour avoir l’avantage sur l’autre. Ils ne manquaient pas d’armes parmi lesquels faire leur choix. L’un avait opté pour le kusarigama, l’autre pour une naginata. Souplesse contre portée. Kuzan avait réussi à le toucher à plusieurs reprises lorsqu’il faisait revenir la lame vers lui de façon à le prendre par surprise et le trancher. Quant à Saji il se servait de la longueur de sa lance pour s'imposer. Le rythme du combat était effréné. Nulle technique ne fut utilisée ce jour-là et pourtant, l’intensité était comparable à leur affrontement d’aujourd’hui.

Ils en ont parcouru du chemin… Saji entend les vagues se fracasser contre la coque du bateau. Les remous de la mer font tanguer le navire à gauche puis à droite, réveillant le sabreur muet de ses souvenirs. Ces dernières lui reviennent à la surface tandis que son regard se perd au loin dans l’horizon céruléen. La recherche du doudou disparu, la soirée au Chouchou Bar… la fameuse… où il a rencontré Ran. Que de cauchemars. La gueule de bois au Cheval Aqueux, dont l’histoire n’est heureusement pas parvenue aux oreilles de leurs collègues chuunins ou encore à celles des genins. Cela aurait gravement nuit à leur réputation, et à leur crédibilité. C’est pourquoi Saji espère que cette nouvelle soirée en compagnie de son meilleur ami ne prendra pas la même tournure que les précédentes. Ils doivent se montrer plus responsables maintenant qu’ils ont été reconnus comme de dignes représentants du village de la Brume.

La cloche sonne l’arrivée imminente. Les passagers se pressent sur le pont, le regard rivé sur le quai très animé en cette fin de journée. La passerelle posée, les dockers se positionnent pour contrôler le flot de passagers qui se déverse dans le Port Naragasa. A leur tour, les deux shinobis posent pied sur le ponton pour rejoindre le village. Kuzan lui demande où il préférerait se rendre. A vrai dire, Saji s’est fait conseiller par un des apprentis sabreurs du Grand Dojo un restaurant qui se trouve aux abords du quartier Yuki. Il ne se souvient plus du nom exact, mais sait qu’ils sont spécialisés dans la conception de sushis.

Saji a écrit:
« J’ai entendu parler d’un restaurant… le Sushi à Gogo ? »

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Sam 1 Déc 2018 - 15:10
La faim se fait ressentir et l'heure est au choix cruciale. Boire ou manger ? Manger ou boire ? Nos estomacs respectifs traduisent bien nos envies et nous décidons comme un commun accord de nous diriger aux abord du quartier Yuki afin de nous remplir la pence.

D'ailleurs, dans la même lancée, Saji se munit de son carnet ainsi que de son stylo afin de m'y adresser une note pur me proposer un établissement en particulier.

« Le Sushi à Gogo ? Ouais pourquoi pas ! C'est pas cher et on y mange bien. »

En effet, un autre établissement que je connais bien. Moi, en tant que gros sac, j'ai déjà profiter de bien des moments dans ce lieu afin d'assouvir une faim mortelle.

Arrivant sur les lieux, j'ouvre la grande porte en bois de l'enseigne, bénéficiant de vitrine alléchante, avant de faire signe à Saji de rentrer. Une serveuse non moins des plus mignonne nous demande le nombre de personne avant de nous amener à notre table.

La remerciant, mon yeux se glisse sur son fessier bombé alors qu'elle retourne à l'accueil. Une manie qui un jour me tuera, j'en suis certain. Me tournant désormais vers mon meilleur ami, je poursuis cette soirée censée ne pas dérapé.

« Bon alors ... T'as des plans pour après ? »

Si il souhaite aller prendre un verre après, on est pas dans la merde.
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Dim 2 Déc 2018 - 10:06
Les deux amis tombent d’accord sur leur lieu de restauration. Kuzan reconnaît immédiatement le nom de l’établissement, il rappelle que l’on y mange plutôt bien et à prix bas. En effet, c’est bien ce qu’on lui a dit. Le Sushi à gogo, un bar à sushi plutôt bien côté dans la ville paraît-il, plutôt apprécié pour son rapport qualité-prix que pour le charme de leurs plats. Même si le domaine Yuki se trouve au nord du village, relativement en retrait par rapport au port, cela sera peut-être l’occasion pour Saji de visiter ce coin où il n’a jamais mis les pieds, vu que le Grand Dojo des Sabreurs se trouve complètement à l’opposé, au sud-est. Sachant qu’il voit souvent Kuzan s’entraîner au dojo, il se rend compte à quel point il est déterminé à s’améliorer. Il est prêt à parcourir une telle distance juste pour perfectionner sa technique. Décidément, quelle force de volonté. Ils arrivent dans le quartier Yuki, au centre duquel on peut apercevoir la grande bâtisse commune à tous les membres de cet illustre clan. Toute sa splendeur se reflète dans la beauté de son architecture. Le temps n’est cependant pas à la visite guidée mais au dîner. Kuzan est le premier à entrer dans le restaurant, suivi de près par Saji qui voit devant lui le comptoir où l’itamae, le chef, prépare des plats sous les yeux des clients. Une occasion unique de voir cet artisan à l’œuvre. Certes, l’intérieur ne paye pas de mine par son mobilier ou son décor, mais au moins on s’y sent comme chez soi.

La serveuse fait une courbette en indiquant une table contre le mur. L’espace est assez petit, et on s’y sent un peu à l’étroit, mais croisons les doigts pour que les plats rattrapent la pauvre décoration de l’endroit. Ils prennent place. On leur sert une carte chacun. Saji se retourne pour observer les autres tables mais il ne voit pas grand-monde. Curieux. Pourtant à cette heure-ci la plupart des gens sont déjà en train de dîner. Peut-être n’ont-ils pas choisi le bon jour de la semaine. Kuzan lui demande s’il a prévu quelque chose pour plus tard. Le muet fait non de la tête. A vrai dire il comptait rentrer, mais puisqu’ils sont ensemble autant en profiter. Cela fait plusieurs mois qu’ils ne se sont plus vus en dehors des missions et des entraînements au Grand Dojo. Ses yeux parcourent les intitulés de la carte du restaurant. Nigirizushi, Makizushi, Temakizushi. Ils font un peu de toutes les formes, avec une sélection d’ingrédients divers et variés. Déjà, la serveuse revient prendre la commande. Intrigué par le sushi en forme de cône, Saji indique le nom du « temakizushi au thon » à la demoiselle, il en prendra cinq. Elle demande aussi ce qu’ils souhaitent boire, le muet arrête son regard sur l’umeshu, la liqueur de prune. Il avait vu Shitekka le boire, lorsqu’ils avaient échangé au Cheval Aqueux. Pourquoi pas y goûter lui aussi. Après que Kuzan a fini de faire son choix, la serveuse se retire avec un sourire poli. En attendant, Saji ouvre la conversation sur le ton de la rigolade, même si ce ton est difficilement perceptible par le medium de l'écrit.

Saji a écrit:
« Comment ça se passe depuis que tu es devenu chuunin ? Tu as encore plus de succès auprès des femmes ?»

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Dim 2 Déc 2018 - 18:49
Faisant non de la tête, le muet répond à la question que je viens de lui poser concernant ses projets pour la suite de la soirée. Peut-être que l'on ira boire un verre. Même si ce genre de sortie reste périlleuse. On sait comment cela se fini la plus part du temps. Tout le monde le sait. Nous deux dans un bar, désormais, c'est une catastrophe inévitable à la clef.

La serveuse revient alors vers nous, tout sourire, afin de prendre nos commandes. La carte devant les yeux, ma faim étant grande, je ne sais où regarder et quoi choisir. Peut être des sushis ou alors des makis ? Oui, je suis plus fan des Makis. Ceux au saumon, au thon ou alors à l'avocat et aux crevettes ? Ma tête fume et mon corps tremble face au choix difficile qui s'offre à moi.

« Je vais vous prendre cinq maki saumon, cinq au thon et une demie douzaine de maki crevette-avocat s'il vous plait. Et on prendra une bouteille de saké également. Merci à vous. » Dis-je un sourire amicale sur le visage en ui redonnant nos menus.

Comme ça c'est régler. Quand je ne sais pas quoi choisir, autant tout prendre. Ce que je ne mangerais pas, je l'emporterais et le donnerait au sans-abris du coin, ça fera ma béa du jour. Même si je risque de tout engloutir d'un coup de baguette ...

Saji se plonge alors dans son carnet et me tend une note. Comment va la vie depuis ma nomination de Chunin ? Mon succès auprès des femmes ?

« Et bien j'ai plus de liberté mais aussi plus de responsabilité. Je n'ai pas encore de Genin sous mon aile. Je ne sais pas si toi tu en as un ? Car comme moi j'ai appris que tu avais reçu ce titre aussi. Félicitation à toi ! je pense que ce repas est aussi là pour nous féliciter mutuellement ! On a réussit mon pote, on est des visages importants du village. »

Notre bouteille nous est alors servit. Je nous vers donc un verre à chacun avant de continuer.

« Et pour mon succès auprès des femmes ? Ca va. Les tensions redescendent légèrement même si je subis encore certaines critiques qui me pèsent lourd sur les épaules. Je commence à en avoir ras-le-bol. Mais j'ai été informé du retour de Kaya. Peut-être que j'arriverais à relever ce défi déjà accepter héhé Et à ce moment là, j'aurais le respect de tous. »

Je me délecte alors de mon verre ,avant de lui retourner la question.

« Et toi ? Depuis que tu es Chûnin tu as dû avoir pas mal d'occasion de montrer ta valeur aux autres non ? Même si en tant que gradé désormais, c'est un peu comme si c'était fait. »
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Dim 2 Déc 2018 - 21:55
Tandis qu’ils attendent patiemment que leurs plats arrivent, Saji ouvre la conversation en demandant à son ami si sa situation avec les femmes a évolué depuis sa promotion au grade de chuunin. Kuzan lui répond que cela lui accorde plus de liberté. En effet en tant que chuunins ils sont désormais autorisés à se déplacer à l’extérieur sans avoir à être accompagnés par un gradé, cela leur a permis notamment de se rendre eux-mêmes à l’île de Ue tout à l’heure pour leur combat. Quant à l’aspect responsabilité, ils ont maintenant le droit de prendre en charge des genins afin de leur prodiguer des enseignements personnalisés et plus avancés que ce qu’ils ont pu voir à l’Académie. Mais étant donné qu’il est spécialisé dans le maniement du sabre, et que les disciples du kenjutsu ne sont pas si nombreux malgré l’existence du Clan du Sabreur, difficile pour lui de trouver des intéressés… Depuis qu’il a intégré l’unité spéciale et secrète du Kyôi, il est relativement occupé entre ses missions officielles et ses missions secrètes, il doit prendre du temps pour gérer le clan malgré son emploi du temps de plus en plus chargé. C’est pourquoi il est d’autant plus important qu’il profite de ces moments de détente avec les personnes qui comptent pour lui.

Saji a écrit:
« C’est vrai, le village nous accorde une grande confiance. Moi non plus je n’ai pas pris de Genin sous mon aile. Mais j’ai déjà ma petite idée en tête. Je ne sais pas si je peux vraiment être considéré comme important dans le village, en tous cas pas plus important que chaque shinobi ayant à cœur de défendre sa patrie. Mais profitons de ce repas pour fêter notre promotion ! »

Kuzan lui confie aussi son énervement vis-à-vis des remarques qu’on lui fait par rapport à ses tendances perverses. Pour l’avoir fréquenté, Saji sait qu’il a le regard qui se promène facilement et qu’il a tendance à faire des remarques trop osées à la gente féminine. Il agit comme cela pour se divertir et amuser la galerie, alors qu’au fond, ce n’est pas vraiment sa nature. Mais chaque action a ses conséquences et son pauvre ami l’a appris à ses dépens. Sa réputation a fini par le rattraper et depuis il vit un cauchemar perpétuel. Est-ce de sa faute ? Oui sans doute. Doit-on pour autant lui jeter des pierres et le traiter comme un simple pervers ? Non. La caricature qu’on fait de lui est très loin de la personne qu’il est en réalité et que Saji a la chance de connaître. Un homme de valeur qui a toujours été là quand Kiri avait besoin de lui. On oublie trop facilement ses accomplissements et on se contente de suivre l’opinion publique qui le dénigre sans arrêt. Les boissons sont servies. Kuzan s’occupe de remplir le verre de Saji tandis qu’il écrit la suite de son message. Mais au moment de poser le crayon sur le papier, il voit du coin de l’œil le chef cuisinier à son comptoir, se gratter l’entrejambe pendant qu’il fait rouler du riz cuit dans une algue. Son reniflement et la morve qui coule de sa narine n’est pas là pour les rassurer davantage.

Saji a écrit:
« Dis-moi Kuzan, tu es sûr qu'on est au bon resto ? »

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Dim 2 Déc 2018 - 23:37
Le repas continue donc alors que chacun notre tour, nous nous briefons l'un l'autre par rapport à notre récente nomination en tant que Chûnin de la Brume. Nous profitons alors de ce repas comme une festivité en l'honneur de nos efforts et de notre bon vouloir. Cette promotion on l'aura mérité. on l'a mérité. Depuis un certain temps, nous menons de nombreuses actions pour le village en menant à bien des missions de tout rang, en s'entrainant dur et en prouvant aux hautes instances de Kiri ce que nous valons vraiment. Le travail a payé et nous voilà donc responsable d'une potentielle équipe de Chûnin, capitaine d'équipe lors de mission ou tout bonnement maitre d'un aspirant afin de lui apprendre les bases de son talent.

Débouchant alors une bouteille, je nous verse une nouvelle dose de saké pour fêter note victoire tout en pensant à la prochaine. Le titre de Jônin nous tend les bras même si nous ne savons pas quelle chemin il nous reste à parcourir.

C'est à ce moment là que nos plateaux arrivent. De merveilleux sushi, maki et autres merveilles gustatives s'offrent à nous. Je commence alors à saliver tout en buvant une gorgée de cet alcool de riz non moins mauvais. Mais alors que je commence à mettre quelques maki au thon dans ma bouche, Saji me fait signe et pointe discrètement du doigt le chef travaillant dans une cuisine ouverte à la vue de tous les clients.

Et dans mon champs de vision, la bouche actuellement pleine, j'aperçois cet homme se gratter les bourses tout en cuisinant. Mais le pire semble être cet épais filet de morve qu'il retire de ses narines en se mouchant avec son bras tout en s'essuyer dans ce torchon qui semble être fait pour nettoyer les assiettes des clients pour les rendre un minimum "propre". Drôle de paroxysme.

Les quelques maki dans ma bouche tombe au sol, alors que cette dernière reste grande ouverte à la vue de ce scandale. Saji me demande alors si on est bien au bon endroit. Le sushi à gogo. Je ne sais même plus. Que ce soit ici ou non, cet endroit me dégoute.

Je termine alors mon verre pour oublier ce que je viens d'apercevoir, avant de me tourner vers Saji.

« Hum, je ne sais pas ... Mais ça te dit qu'on sorte de là ? Je crois que j'ai même plus faim. On peut aller se prendre un bol de ramen au stand un peu plus loin dans la rue, je connais bien le chef et il est propre. Ca nous éviterais d'attraper une saloperie ... »
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Lun 3 Déc 2018 - 1:25
Les plateaux de sushi, maki et temakizushi arrivent sur la table, mais Saji sait déjà à quoi s’attendre après la vision d’horreur qu’il vient d’avoir venant du comptoir. Il signale un peu trop tard à son ami que les sushi qu’il est en train d’engloutir avec appétit doivent leur assaisonnement particulier à autre chose que des épices ou des sauces raffinées. C’est la bouche grande ouverte qu’il constate de lui-même le manque d’hygiène du chef cuisinier dont le plan de travail se trouve sous leurs yeux. Une avalanche de riz se déverse de la cavité buccale du Yuki, lequel est figé dans une expression mêlant dégoût et stupéfaction.

Mécontents, les deux clients se lèvent et quittent le restaurant sans demander leur reste. Ce n’est qu’après que la serveuse s’arrête à la table désertée, baisse les yeux pour constater un tas de riz laissé au sol. Elle court vers l’entrée afin de voir s’ils sont toujours à proximité. Non. Volatilisés. Payer pour leur commande ? Hors de question. Les deux thugs de Kiri ont déjà quitté la ruelle et prennent le chemin du stand de ramen. Kuzan connaissant mieux le quartier que lui, Saji le suit tout en promenant son regard à gauche et à droite afin de se constituer un panorama de ce quartier réputé pour être le plus beau du village.

Après plusieurs minutes à marcher dans les rues du domaine Yuki, ils s’arrêtent enfin devant le fameux stand de nouilles. Et c’est à leur grand désarroi qu’ils constatent une ligne de personnes faisant la queue pour se servir. Un, deux… Pas moins de quinze individus affamés attendent debout dans le noir, pour avoir leur bol de ramen. Décidément, nos deux protagonistes n’ont pas de chance aujourd’hui. C’est au moment où ils allaient baisser les bras qu’une jeune femme portant un kimono traditionnel et au visage qui ne laisse pas indifférent s’approche des deux hommes en proposant de rejoindre un bar non loin d’ici.

« Bonsoir messieurs, une soirée au Glory Mole? Nous proposons une réduction exceptionnelle pour les premiers clients. »

Elle leur tend un bout de papier avec l’adresse du bar. Ils se regardent, on voit à leur attitude qu’ils en ont assez de marcher pour trouver un endroit où se restaurer. Tant pis. Il commence à se faire tard, et puis ils n’ont pas vraiment envie de se déplacer de nouveau pour rien. Si elle leur propose de visiter le bar en question, c’est qu’il est disponible. Voici peut-être leur chance de se poser tranquillement pour boire et profiter d’un moment entre amis ? Pourquoi pas. Qu’est-ce qui pourrait arriver de pire après ce passage au restaurant…

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Lun 3 Déc 2018 - 14:29
Un sushi basket dans le plus grand des calmes. Car il est tout bonnement hors de payer pour quelque chose ayant et en contact avec les boules de cristal du chef. Cet établissement me déçois. Et dire que c'était l'un des plus grand il y a quelques années de ça. A moins que ... je n'ai jamais fais attention à ce genre de détail ?

Un gout de vomit remonte tout du long de ma gorge avant que l'on arrive devant le stand de ramen proposé peu de temps avant.

C'est une queue interminable qui s'offre à nous. Je soupire, insulte le bon dieu et voit Saji faire non de la tête comme pour transmettre sa désolation par à la situation. On a faim, on a soif, mais personne ne veut de nous ce soir on dirait bien.

Néanmoins, une jeune femme s'approche de nous tout en nous donnant des prospectus et en nous invitant à la suivre dans un nouvel établissement dont le nom ne me dit rien du tout.

« Un bar restaurant appelé la Grosse Moule ? Pourquoi. Ça fait un petit moment que je n'ai pas manger de fruit de mer. »

La demoiselle me regarde bizarrement et même si le visage de Saji est caché derrière cette cagoule noire, je sais très bien qu'il me fait le même genre de regard douteux. Mais ce qui me choc le plus, c'est que je n'ai jamais entendu parler de ce bar. Moi, le pochtron pervers de Kiri.

Nous nous dirigeons alors vers ce fameux établissement de la Grosse moule avant de rentrer à l'intérieur, guider par la charmante jeune femme nous guidant à une des tables libre. Une bonne ambiance, un lieu propre dont les canapés en soie rouge sont confortables et des filles dansants en tenue légère face à des piliers en bois sur des estrades surélevées.

« Cette Grosse Moule est le paradis sur terre ... »

Je scrute alors l'horizon pour contempler ce lieu de culte quand tout à coup ...

« Saji ! Regarde, là-bas ! » je pointe alors du doigt une fille dansant face à ses fameux piliers. « C'est Ran ! »

Et sous son kimono court, son troisième bras est légèrement à découvert.

« Cette soirée va être splendide ! Haha ! Serveuse, une bouteille s'il te plait mon coeur ! »

Une tape sur son petit petit et la voilà qui s'en va chercher notre commande. BeaufLand existe donc vraiment ... <3
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Lun 3 Déc 2018 - 16:27
La faim se fait ressentir et la frustration se lit sur les visages des deux amis qui n’en peuvent plus de faire le tour de tout le quartier pour trouver ne serait-ce qu’un endroit pour s’assoir et manger. Peut-être que le bar de la Grosse Moule est leur dernier espoir finalement. Le sabreur muet et le hippie pervers acceptent donc leur prospectus et se rendent alors à l’adresse indiqué avec l’intention de passer une bonne fin de soirée. Mais on dirait que le destin s’acharne, avec le restaurant à l’hygiène douteuse et le stand à ramen pris d’assaut… Espérons que la troisième soit la bonne. Ils entrent dans le bar. Plus une boîte de strip-tease qu’un bar à vrai dire. Ce qui n’est apparemment pas sans déplaire à Kuzan dont le regard parcourt l’estrade sur laquelle se trémoussent des jeunes femmes en petite tenue. A cet instant, Saji met ses mains devant lui par réflexe et détourne le regard, embarrassé. Dans quoi ont-ils encore mis les pieds ? Et pourquoi faut-il qu’il y ait toujours des danseuses dans les bars qu’il fréquente avec Kuzan? Il soupire et hausse les épaules. Il se dit qu’ils pourraient juste aller s’assoir en retrait pour boire un verre et repartir le plus vite possible.

Saji vient de repérer un canapé rouge libre avec une table. A peine fait-il un pas que Kuzan l’interpelle et lui dit de regarder sur la scène. Les yeux de Saji suivent le doigt de son ami pointant vers un poteau de danse contre lequel se frotte une danseuse de façon très suggestive. Quand Kuzan lui rappelle son nom, des cauchemars reviennent à la surface, des images lors de leur soirée au Chouchou Bar que Saji aurait préféré oublier à tout jamais. Non… Pas elle… Enfin lui… Ran. Il ne veut pas y croire, secoue sa tête comme pour se réveiller d’un mauvais rêve. Il se ressaisit et écrit un mot pour faire mine de nier ce qu’il vient de voir.

Saji a écrit:
« Comment ? Non tu dois faire erreur. »

Et pourtant un indice ne trompe pas sur le fait qu’il s’agisse bel et bien de Ran. Etrangement, cette mauvaise surprise déclenche chez Saji une envie irrépressible d’aller manger les sushis servis au comptoir. Il s’y rend de ce pas, ce qui est aussi l’occasion de tourner le dos au reste de la salle. Laissant Kuzan se délecter du spectacle qui semble ravir ses instincts pervers. Saji en profite pour commander deux bières et une assiette de sushis, avant d’aller se poser au canapé en attendant que son ami le rejoigne. Des serveuses sexy, des danses sensuelles et une ambiance de folie... Kuzan au paradis.

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Mar 4 Déc 2018 - 9:09
Un filet de bave coulant de mes lèvres, les yeux en coeur et le regarde ne sachant plus où regarder, je suis au paradis. Des femmes ravissantes pour moi, des femmes-hommes pour Saji, de l'alcool, de la bouffe et un bar qui sent les effluves humaines. Mais comment je n'ai pas pu avoir connaissance de cet endroit avant ?

Les femmes dansent et se caressent entre elle. Le saké que vient de me servir cette serveuse magnifiquement belle est délicieux, j'en oublierais presque la raison de ma présence ici.

Mais l'arrivée de Saji avec deux bières et un plateau de sushi me redonne la faim au vente. Attrapant et cassant mes baguettes, je me sers un premier poisson cru tout en regardant avec insistance le spectacle devant moi. Car à l'arrivé du muet, je constate que Ran est présente sur la scène et danse telle la déesse dont Saji est tombé amoureux ce fameux jour.

Néanmoins il insiste. Encore et encore malgré mes insistances. Pour lui, ce n'est pas sa belle muse à bras long. Non c'est impossible.

« Mais si c'est elle, regarde ! »

Lui faisant alors de grand signe, j'appelle l'élu du coeur de ce bon vieux Sami pour en avoir le coeur net.

« Hey ! Ran ! ... Ran ! C'est nous ! Regarde Saji est ici aussi ! »

Elle se retourne alors et se dirige vers nous à la fin de la chanson. Une vraie professionnelle.

« Salut les gars ... Alors mon beau Saji ... Tu te remis de cette nuit de folie au Cheval Aqueux ? C'est le feu ...
Qu-Quoi ?! T'étais à cette soirée où on a été drogué par un gars à qui j'ai acheté des soit disante pilule énergétique ?! Trop cool !
Oh que oui ... Il était en moi ... Comme j'étais en lui ...
»

Et soudainement, un gout de vomis envahit ma gorge et mon odorat. Bizarre ...
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Mer 5 Déc 2018 - 9:51
Le regard baissé sur l’assiette de sushis, Saji ne prête guère attention au spectacle des strip-teaseuses sur la scène. Ce genre de divertissement ne l’intéresse pas, il n’est venu au bar que pour profiter d’un moment de tranquillité et qu’enfin il puisse manger en paix. Un maki à l’avocat dans la main, il la fait tremper dans la sauce wasabi et la sauce soja de façon à l’assaisonner et lui donner un goût plus épicé. Relevant légèrement son masque, il découvre sa bouche et savoure lentement le maki, avant de rabattre son masque. Enfin quelque chose pour lui remplir un peu l’estomac. Il répète le même geste plusieurs fois, motivé par une faim féroce, surtout depuis qu’il a vu de ses propres yeux que Ran travaillait ici, à la Grosse Moule. Son ami, pourtant, insiste pour qu’elle vienne lui parler. Il semblerait qu’il prenne un malin plaisir à le mettre dans des situations embarrassantes. Vivement qu’il reroll pour qu’enfin son personnage de pervers qui s’assume pas arrête de le troll. A côté des aboiements de Kuzan qui crie pour que la femme à trois jambes regarde dans leur direction, Saji essaie de trouver une issue de secours, des toilettes, une piste de danse. N’importe quoi mais quelque chose pour le sortir de ce pétrin. Un éclair lui traverse l’esprit, un éclair de génie. Mais trop tard, voilà qu’une silhouette familière fait son apparition.

Sa performance terminée, Ran arrive au niveau de leur canapé pour leur dire bonsoir. Kuzan, ce faux-ami, l’accueille à bras ouverts tandis que Saji fait semblant de ne pas l’avoir vue. La tête penchée sur le plateau, il est trop intéressé par ce qu’il est train de manger, décidément la cuisine de ce bar est excellente ! Pourquoi pas aller se resservir tiens. L’assiette déjà vidée, l’homme masqué se lève alors que les deux camarades de table conversent sur la nuit qu’il aurait eue avec elle. Il secoue la tête, signifiant que tout cela n’est pas vrai. Son arrière-train s’en serait souvenu. Il s’échappe vers les toilettes en laissant Ran tenir compagnie à Kuzan qui ne semble pas indifférent au charme de la dame. Il n’a qu’à rester avec elle s’il tient tellement à l’appeler à leur table. Une fois dans la salle d’eau, Saji découvre son masque et se lave le visage afin de se rafraîchir et se préparer à cette soirée qui s’annonce difficile. Il pensait passer un peu de bon temps avec son meilleur ami. Et les choses déjà se compliquent. Pourquoi tout cela n’arrive qu’à lui ? Il se tient la tête entre les mains, essaie de faire le vide dans son esprit. Il remet son masque.

Un flash. Il reconstitue ce que vient de dire Kuzan tout à l’heure, ses paroles lorsque lui était trop concentré à s’enfuir au plus vite aux toilettes… Il a parlé de « drogue », d’une « pilule énergétique » qu’il aurait achetée l’autre soir ? Est-ce bien ce qu’il a entendu ? S’il est muet, pour autant il n’est pas sourd. Kuzan est responsable de ce qu’il s’est passé l’autre fois au Cheval Aqueux. Il est celui qui a provoqué leur black-out sans même prévenir son propre meilleur ami, le mettant dans un embarras qui aurait pu prendre des proportions imprévisibles. A commencer par l’implication d’Akane dans leur gueule de bois, l’embêter à cause de tout ça... Puis, toutes ces activités bizarres qu’il aurait faites alors qu’il était « saoul », les services qu’il a loués dans le bar… Tout s’explique désormais. Il était drogué… Drogué par son MEILLEUR AMI.

Pendant ce temps, une grosse main se pose sur l’épaule de Kuzan alors qu’il est de dos à parler avec Ran. En se retournant, il peut apercevoir un homme de deux mètres à la peau couleur ébène le fixant du regard. Il lève le sourcil.

« Bah alors Kuku, qu’est-ce que tu fais là ?
- Kuku ?
- Oui faut bien donner un petit nom à ceux que l’on aime… profondément… n’est-ce pas ma batte de glace ?
- Quoi ? Vous voulez dire que… »

Dans les toilettes, Saji effectue le mudrâ du kage bunshin et crée un double de lui-même. Il l’ordonne d’aller rejoindre Kuzan et Ran mais le clone refuse. L’original lui met une claque, en reçoit une en retour. Bon. Ils font un shifumi pour départager qui ira se sacrifier. Heureusement, le vrai Saji a gagné et donc le clone s’en va, le moral dans les chaussettes, jusqu’au canapé où il remarque la présence de l’étalon noir assis sur les genoux de Kuzan. On dirait qu’ils s’entendent bien.

« On aime bien inverser les rôles mais ça fait plus mal quand c’est moi qui sort le monstre. C'est une coquine le Kuku.»

Ne cherchant pas à comprendre davantage, le clone vient s’assoir sur le canapé près de Kuzan et l’invité mystère, en laissant une distance de sécurité par rapport à Ran qui est assis(e) sur un siège d’en face. Le vrai Saji est resté dans les toilettes, enfermé dans une cabine, en train de concocter un plan machiavélique pour faire payer Kuzan pour sa traîtrise. Oh oui. Sa vengeance sera terrible! Mouahahahaha! Pense-t-il tout en se joignant les doigts pour se donner un air diabolique à la Montgotmery Burns.

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Mer 5 Déc 2018 - 12:55
Oh que oui c'était bien elle. Fraiche, le visage soignée par un maquillage quasi parfait et son oiseau branlant entre ses cuisses. La future femme me repère à la fin de sa danse, grâce aux nombreux grands gestes que je lui ai accordé. Arrivant tout sourire, nous commençons à parler mais Saji semble détourner le regard et continuer à s'empiffrer de Sushi sans remarquer la présence de cette Déesse des transsexuels. Quel timide. Tout le monde sait qu'il aime ça, l'homme habillé de cuire. Ça ne trompe personne. Il aime la fessée. C'est une certitude.

Néanmoins, le sadomasochiste nous quitte pour se diriger vers les toilettes. Surement pour aller ce masturber en toute tranquillité. Son souffle s'est accélérer à la vue de Ran, et je sais qu'il rougissait derrière son masque. Il est devenu aussi fou que moi.

Pourtant, alors que lui part et qu'on entame une discussion en compagnie de la brune, Tantine, s'approche de nous. Oui, Tantine. Un noir de deux mètres de haut aussi hétéro qu'un phoque. C'est pour dire ...

Ils discutent alors entre eux et ce gros gaillard lui affirme qu'il me l'a mit. Sauf que j'ne ai aucun souvenir. Il a surement du l'imaginer tout en se branlant dans les chiottes d'un bar gay. Je ne l'ai vu qu'une seule fois et le type se permet de me surnommer. Quel cran ...

Saji retourne alors vers nous après très certainement une commission énorme. En tout cas, on peut sentir une odeur de merde. Attendez ... C'est surement cette grosse Tantine qui vient d'en lâcher une tout en se permettant de s'assoir sur mes genoux. Mon flux sanguin se bloque d'un seul coup tout en m'empêchant de respirer. Je deviens rouge, puis blanc, avant de m'écrouler sur la canapé alors qu'il se relève.

« Bon aller, j'y vais. A plus Kuz ..
Ouais c'est ça ... A plus.
»

Voilà une bonne chose de faite. Je me retourne alors vers Saji qui s'assoit à son tour.

« Bah alors ?! Tu t'astiquais ton semblant de saucisse cocktail aux chiottes ou quoi ? Ran t'excite tant que ça ? Hahaha ! »

Je prends alors gorgée de ma pinte avant de me retourner vers Ran.

« T'aurais dû le voir à cette soirée ... On a même eu un blackout ! Un mec m'avait accosté pour me vendre des pilules énergétiques alors comme un con j'en ai pris et en fait c'était de la drogue du viol ! Mais heureusement on a rien eu. Enfin ... je crois ... Et ça Saji je m'en excuse ! » Dis-je tout en me touchant la zone de sortie, un air inquiet. Même si pour les excuses, il ne voudra pas les entendre.

Mais l'air apeuré et pensif de Saji, se ressentant à travers le masque ne me dit rien qui vaille. Car plus je repense à cette soirée, à mes révélations que j'ai oublié de lui faire ce fameux matin en compagnie d'Akane, je repense à cette manière qu'il avait eu recours pour me sacrifier à la foule en furie. Cette petite enflure ... Je sais que maintenant qu'il connait la vérité, il trouvera le moyen de se venger. Mais de quelle manière ? Je ne sais pas ... Je vais d'abord arrêter de boire et de manger pour le moment. Ça m'enlèvera un danger potentiel ...
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Mer 5 Déc 2018 - 18:09
Enflure de Kuran. Il ne perd rien pour attendre. Ce fils de phacochère avec son regard de pervers. Tout ce temps où il était à ses côtés, où ils riaient ensemble, où ils s’entraînaient. A aucun moment il n’a jugé nécessaire de lui avouer la vérité. Mais là n’est pas le crime le plus horrible qu’il ait commis, non, le fait qu’il l’ait drogué à son insu… Il est allé trop loin, son acte est impardonnable. Il doit payer de sa vie ! Non quand même pas ne t’emporte pas non plus Saji. Il faut trouver un châtiment qui corresponde parfaitement à l’ampleur de sa faute. Et si… Le cerveau en éruption, il voit défiler une multitude d’images dans son esprit, des chiffres et des formules mathématiques qui ne veulent rien dire qui flottent devant ses yeux… Il étudie chaque option avec soin, tel un joueur de shôgi tâchant d’anticiper le prochain coup de son adversaire, allant même jusqu’à prévoir ses mouvement trois tours à l’avance. Ce soir, c’est l’occasion pour le génie du sabreur muet de briller et de se révéler au grand jour. Kuzan va payer, cela est une certitude.

Pendant que le mastermind muet est plongé dans sa réflexion confiné seul dans les toilettes, son clone lui se dirige vers le canapé, devant rester en compagnie de Ran et de Kuzan le faux-ami. Coup de théâtre. Le grand ébène qui s’avère être le coup d’un soir du célèbre ero-senin est venu voir son beau Kuku, lui rappelant derrière des paroles suggestives la nuit chaude qu’ils ont passé ensemble. Pourtant, cet ingrat de Kuku ne semble pas vouloir reconnaître leurs moments de partage. Refusant de répondre à ces allégations, il s’enferme dans le mutisme, imitant le silence de son ami le BG de Kiri. Son supplice se prolonge lorsque Tantine décide de s’asseoir sur les genoux du quarantenaire pervers afin de réveiller ses désirs refoulés. L’effet est immédiat, le contact, trop intense. Il succombe au plaisir et s’effondre sur le canapé. Suite de quoi, ils se séparent sur des paroles laconiques, dissimulant aux yeux du monde l’amour qu’ils ont l’un pour l’autre.

Requinqué par cette rencontre fortuite, Kuzan se retourne vers le faux Saji qui se rassoit. Il lui lance une de ses blagues sales dont il a le secret, son humour mêlant sexe et déjections humaines. Que va-t-il lui dire la prochaine fois pour rigoler ? Qu’il va faire caca et puis rp ? Mais comme s’il n’avait pas fini d’empirer son cas, il avoue devant Ran qu’il s’était trompé en achetant la drogue du violeur, pensant qu’il s’agissait de pilules énergétiques. Facepalm. Ce fils de ouistiti. Il est trop tard pour s’excuser, il aurait dû le faire bien avant qu’il ne commence à en souffrir les conséquences. Avant qu’il ne se fasse fouetter comme un esclave sexuel au Cheval Aqueux et qu’il fonde en larmes devant une prostituée. Ses excuses, il peut se les mettre dans son fondement déjà bien ramoné.

Suite à cette révélation, le clone se lève pour prendre congé des personnes autour de la table et retourne aux toilettes pour informer le vrai Saji de ce qu’il vient d’apprendre. Une fois à l’intérieur le clone se met à écrire à l’original :

Clone de Saji a écrit:
« Il nous a fait boire la drogue du violeur. Il a causé notre black-out, enfin votre black-out. Il a aussi arrêté de manger et de boire apparemment… »

Intéressant. Il a donc conscience qu’une épée de Damoclès flotte au-dessus de sa tête. Il raye la mort par empoisonnement de sa liste d’options. Que lui reste-t-il comme plan ? Saji écrit des instructions et fait signe à son clone de mettre le plan à exécution. Afin de ne pas se faire remarquer, le clone se faufile par la fenêtre des toilettes et disparaît sous le manteau de la nuit…Quant au vrai Saji, il sort de la salle d’eau et passe devant sa table pour aller directement au comptoir chercher une nouvelle assiette de sushis. Il revient s’assoir aux côtés de Kuzan et en face de Ran, dépose le plateau de sushis et makis ainsi que quelques cocktails, et commence à manger avec appétit, comme si de rien n’était. Quelques minutes plus tard, on entend le sol trembler sous les pas d’une foule en colère qui fait irruption dans le bar, se faufilant à travers la piste de danse. Kuzan peut reconnaître les mêmes gens qui l’avaient poursuivi l’autre fois, jusqu’aux portes du Cheval Aqueux. L’un d’entre eux pointe le hippie du doigt avec un air accusateur.

« Toi ! Tu as osé courir tout nu dans la rue encore une fois ! On va t’apprendre le respect ! »

Brandissant des balais et des rouleaux à pâtisserie, la plèbe en colère charge sur Kuzan, bousculant au passage les autres clients qui auraient le malheur d’être sur leur chemin. Saji se lève du canapé pour s’écarter et laisser le Yuki se débrouiller. Apparemment, ils n’y ont vu que du feu avec le henge de son clone qui les a attiré jusqu'ici. Voyons voir comment Kuzan alias Kuran alias la batte de glace va s’en sortir cette fois-ci.

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Mer 5 Déc 2018 - 20:21
La soirée continue de plus belle alors que Saji revient à notre table. Lui glissant quelques paroles vis-à-vis de la soirée s'étant passé au ChevalAqueux, je ne me doute pas une seconde que le retour de bâton m'arrive dessus à toute vitesse. Ran est là, boit des verres avec et croise les jambes pour pas nous dévoiler encore plus longtemps sa troisième jambe.

Une vision d'horreur que tous les deux, Saji et moi, aimerions éviter désormais. Elle a beau être sympathique, le secret qu'elle se cache même plus de préserver abuse un peu par moment. Voir tout le temps.

Le temps passe et une nouvelle fois, le muet de Kiri s'éclipse. Une nouvelle fois sans dire un mot, il quitte notre table avant de se rendre une nouvelle fois aux toilettes. Une nouvelle fois ... il ne parle pas. Mais qu'est-ce qui lui arrive ? Il a perdu sa langue ? Enfin ... son crayon ? Depuis le début de soirée il est étrange. Non, depuis ma révélation. C'est clair et net qu'il manigance quelque chose.

« Alors Kuzinou ... Tu penses que ce petite cochonne de Saji accepterait une nouvelle soirée ?
Hum. Oui très certainement. Tu sais lui, les trucs sadomasochiste et le cuire c'est comme sa première passion hein ! En fait, s'il parle pas ... C'est qu'il a trop honte de son passé. Une honte énorme pour ne parler qu'à travers un bout de papier désormais. Je ne dois pas te le dire mais il dirigeait une secte sexuelle ... Une catastrophe ... »

Les yeux effarés, elle ne peut commenter cette nouvelle triste et choquante alors que Sami fait son retour parmi nous. Mais il ne fût pas longtemps pour qu'un brouhaha sans précédent se fasse entendre dans la rue, entrant brusquement au sein du bar. Une foule en délire, atterrissant directement devant notre table, faisant fuir Ran trainant sa lance avec elle.

L'un d'eux m'accusent d'avoir couru nu à nouveau au sein de la rue une nouvelle fois, ce qui est totalement faux. Mon regard se glisse alors vers Saji, alors que ma main se tend vers la foule en délire.

« C'est toi qui les a amenés ici hein ?! Tes aller-retour aux toilettes sont très suspects tu le sais ? Tu m'en veux pour cette soirée ... Mais je t'ai dis que j'étais désolé.
Hey ! Tu nous écoutes quand on te parle ! »

Et dans un éclat de givre, l'homme se transforme en statue de glace éphémère alors que je me re-retourne vers mon ami.

« Du coup, tu voulais me répondre ? Si je l'avais fais exprès je n'aurais pas été affecté par ce black out, je suis pas stupide à me droguer moi même. Ok, j'étais un peu bourré quand j'ai accepté ces pilules donc j'avais pas toute ma tête pour discerner si c'était bien ou non. Mais la preuve est que j'ai moi aussi été victime de tout ce cirque alors arrête tes gamineries tu veux. On peut pas passer une soirée tranquille dans ce bled sans se faire emmerder par ces toquards ? Surtout en ce moment, c'est pas le moment pour me faire ce genre de coup ... »

J'attrape alors la bouteille et quitte les lieux me frayant un chemin entre les villageois apeurés. Oui il m'avait énervé même si je suis à moitié fautif. Mais déjà que le moral n'est pas là, alors me faire emmerder par ces bouseux ...
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Jeu 6 Déc 2018 - 13:58
Les allers-retours de Saji dans les toilettes ne sont pas passés inaperçus aux yeux de Kuzan qui a entraîné son œil à reluquer les popotins des filles. Des années d’expérience à atteindre une telle acuité visuelle. Suite à sa révélation un peu tardive de ce qu’il a fait subir à Saji lors de leur soirée au Cheval Aqueux, il s’excuse mais ne peut s’empêcher de ressentir une pression. Il a le sentiment qu’à tout moment, la vengeance terrible du sabreur muet lui tombera sur la tête. Mais en attendant, il profite de l’absence de Saji pour faire de l’œil à Ran, et raconter des choses pas très justes au sujet de son meilleur ami… Racontant qu’il ne peut pas parler à cause de sa honte… vis-à-vis de son passé de dirigeant d’une secte sexuelle. Kuzan qui commence à descendre son propre ami, Saji. Tactique classique pour dégrader l’image d’un rival amoureux et se donner plus d’importance auprès de la femme que l’on veut séduire. Non content de seulement draguer Akane et Kaya, il lui faut aussi qu’il se jette sur Ran. Comme quoi, l’homme à la batte de glace est ouvert à tous les plans. Mais son plan diabolique échoue, quand soudain, une plèbe en colère pénètre l’intérieur de la Grosse Moule. Tout de suite, le Yuki qui soupçonnait quelque chose depuis le début, se tourne vers le vrai Saji qui est retourné au comptoir entre-temps et qui a un sushi à la bouche à présent.

Kuzan lui balance ses quatre vérités, visiblement excédé qu’on lui joue un mauvais tour après que lui-même les ait mis dans le pétrin l’autre jour. Saji qui pensait que cela serait une juste rétribution pour le mal qui lui a été infligé, et qui aurait mis un peu de piquant dans la soirée, se voit qualifier de gamin par l’homme qui sans cesse cherche à amuser la galerie avec son comportement loufoque. Ne se souvient-il pas qu’il a envoyé Saji sur la scène alors qu’il était à moitié saoul ? A-t-il déjà oublié toutes ces drôles d’aventures qu’ils ont vécues ensemble, et qui ont laissé des souvenirs certes humiliants pour la plupart mais qui vous laissent un sourire sur le visage ? Mais tous les souvenirs qu’ils ont de leur amitié ne sont pas dégradants, au contraire, ils sont la marque d’une relation solide, une bromance qui ferait envie aux couples gays. Les combats au Dojo, le doudou disparu, le désastre au Chouchou Bar, le blackout au Cheval Aqueux, leur mission à Fii, sa visite à l’Hôpital de Kiri… Tous ces moments resteront à tout jamais gravés dans leur mémoire. Et c’est au nom de ces souvenirs que Saji fait une croix sur son ego pour aller chercher son ami qui vient de sortir du bar. « Non ! Reviens ! Ne Pars pas ! » lui aurait-il dit de façon dramatique digne des telenovelas, si cela lui était possible.

A l’extérieur, sous la pluie et l’orage, Kuzan s’éloigne du bar avec sa bouteille à la main. Des pas s’enfoncent dans les flaques d’eau, Saji s’approche en courant et rejoint finalement son ami pour lui mettre la main à l’épaule. Il sort son carnet mais celui-ci est vite trempé par l’eau qui ramollit les pages. Impossible d’écrire. Il se met alors à faire des signes pour lui faire comprendre ce qu’il a sur le cœur, pour lui exprimer son amitié éternelle et qu’il s’excuse sincèrement pour ce qu’il a fait. Mais Saji n’a pas souvenir que Kuzan ait connaissance du langage des signes, sa tentative de communication est donc certainement vaine. Mais l’important, c’est que cela vienne du cœur n’est-ce pas ?



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Jeu 6 Déc 2018 - 14:43
La tempête de la haine se confronte à celle de la honte. Enerver par ce que tente de me faire subir Saji, j'ai également honte de mon comportement lors de cette soirée au ChevalAqueux. Depuis bien trop longtemps, mes faits et gestes sont inqualifiables. Mon rôle de shinobi a beau être important, je ne mérite pas ce titre honorifique. Je mérite simplement cette notoriété dégradant ma propre personne, que le peuple de ce pays semble affirmer tous ces dires sur moi. Au fond, tout ce qui m'arrive, je le mérite très certainement. Et par dessus tout, je ne mérite pas d'avoir un ami comme Saji. A cause de moi il a renier ses valeurs et a fait des choses dont il n'st très certainement pas fier.

Trainant les pieds dans un sol recouvert par la pluie, se transformant peu à peu en terrain boueux, j'affiche la démarche du déprimé en parcourant la rue une bouteille à la main. Gorgée après gorgée, je me remet en question. Je réfléchis à mon passé, mon présent, mon futur. Toutes les questions du monde viennent à moi. Et là seule conclusion que j'en tire; c'est que tout ça doit cesser. Je ne pourrais jamais me défaire de cette réputation. Elle est mienne, tout comme ma façon naturelle. Je suis moi et personne ne me changera. Même pas ma conscience. Même si cette pression quotidienne est dure à portée ... Je fais bien trop attention à ce que me dise les gens, je n'arrive pas à me renforcer.

Peut-être que l'abandon pure et simple de cette volonté de vivre est la seule solution possible pour moi ?

Je ne sais pas. Je ne sais même plus qui je suis en réalité. Ma vie ne me plait plus, je souhaites tout recommencer à zéro. Mais dans ma dépression, la main de la seule personne pouvant me sortir de la tourmente vient se poser sur mon épaule, me tournant alors dans sa direction.

Saji m'a rattrapé. Tentant me dire quelque chose, il sort son carnet mais désespérément le temps n'est pas avec lui. Il n'est pas avec nous. C'est alors qu'il range ce dernier et se met à faire différent geste devant moi. Le langage des signes. Mais je n'ai aucunes connaissances dans ce domaine, alors résultat des courses, je ne pige que dalle.

La bonne volonté qu'il a à vouloir me traduire ce qu'il veut me dire ou surtout, ce qu'il ressent, me fait prendre conscience de l'ami qu'il est. Et sans même rien comprendre, au fond de moi, de mon coeur, je traduis naturellement ce qu'il tente de me dire.

Ne prononçant alors aucun mot, j'enlace amicalement ce frère qui m'a toujours soutenu, laissant la pluie ajouter son grain mélancolique.

Bromance dans toutes nos vies.
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Une soirée censée être sans débordement (Saji)

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