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Help a brother out, will ya? [Masaharu]


Dim 2 Déc 2018 - 15:56
A peine entamé, et la logique alimentant mon voyage s'était déjà perdue. J'aurais pu couvrir le continent de manière graduelle, mais l'envie de dépaysement que je ressentais s'était révélée bien plus forte qu'anticipée. Ma première réelle destination était Mizu No Kuni. A l'image du désert, j'étais curieux d'observer un endroit entouré par de l'eau a vu d'oeil.

Mes pas, à qui j'avais confié la tâche de me mener à Hi No Kuni, me faisaient traverser un drôle d'endroit. Et il a fallu que je subisse cette averse sans fin pendant des heures pour que je m'en rende compte. Il y avait en effet un pays dont la description correspondait au décor devant moi. Sans vie ni couleur, une porcherie servant comme nid pour la lie de tout un continent. L'on référait à nous comme des sauvages du désert, et pourtant, le primitif que j'étais ne pouvait s'empêcher de trouver cet endroit désagréable, bien qu'un chouia intéressant également. De plus, sa traversée était nécessaire à en croire la carte improvisée que je tenais entre mes mains. Il fallait atteindre la rive en face des archipels de Mizu pour pouvoir espérer y naviguer.

La situation à Ame semblait être tout aussi mauvaise que les quelques voyageurs ayant croisé mon chemin avaient proclamé. Je pensais avoir décelé de l'exagération dans leur dire. Telle était la nature de l'Homme après tout. En fin de compte, leur description de l'endroit reflétait assez bien la réalité. Le mal empoisonnant les terres ici avait une odeur putride, à un tel point que même le torrent spectaculaire s'abatant en permanence dans la région ne pouvait la rincer.

Traversant plusieurs petits villages à l'affilée, je m'étais arrêté dans l'un d'eux pour reprendre du souffle. Sur ma carte, Murashigure était marqué différemment. C'était a priori l'endroit où le mal s'était le plus enraciné. Une destination que j'aurais aimé contourner, si ma curiosité l'avait permis. Il était amusant d'observer et faire l'analogie entre les résidents d'Ame et mon peuple. Nous manquions tous deux de morales, clairement, et nos différences étaient à première vue maigres. Les Banshen avaient des règles sacrées et partageaient un intérêt religieux commun. Ce qui était amplement suffisant pour les garder unis, et les dénuder de cette impression d'anarchisme qui régnait à Ame.

Sur le point de reprendre mon voyage, je fus sorti de mes pensées par le mouvement brusque d'une racaille me barrant le chemin de son bras. Me demandant ce qu'il pouvait bien vouloir, je me rappelais que j'étais sur une terre étrangère. Que ma présence faisait tache. Que je donnais sûrement l'impression d'être une proie facile. En absence de quelconques efforts de ma part pour me mélanger au décor et aux résidents, je suppose qu'un tel résultat était prévisible. Essayer d'ignorer la racaille et continuer mon chemin se montra sans résultat, si ce n'est que désormais, d'autres racailles m'avaient s'étaient rajouter à la farce et m'avaient encerclé. Leur régler leur compte était une possibilité, mais j'aurai préféré ne pas trop attirer l'attention sur moi. Attiser le courroux de leurs potentiels camarades n'était pas désirable également. Avant d'en venir aux mains, j'essayais de chercher du coin de mes yeux de l'aide, pour ne rencontrer que des regards fuyards. Mes yeux se posèrent, par pur hasard, sur un homme masqué marchant dans ma direction. Il était impossible de discerner son expression, voire même de savoir s'il était l'un d'eux, mais je ne perdais rien à essayer.

"Hey, toi. Tu ne donnes pas l'impression d'être le type bienveillant, mais pourrais-tu filer un coup de main? Ces idiots manquent de bon sens. Et ça risque de leur coûter leurs têtes. Tu n'as pas encore fait ta bonne action du jour, je me trompe?"


@Yasujiro Masaharu
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Dim 2 Déc 2018 - 19:14
Plus le pays va mal, et plus les criminels du pays s’enrichissent sur le dos des quelques gens honnêtes qui survivent encore au Pays d’Ame. Racket, vols, assassinat, kidnappings. Il y a le choix. Seulement, même dans un monde aussi chaotique qu’est celui du Pays de la Pluie, vous constaterez qu’un ordre s’est établi entre les plus forts et les plus faibles. Un nouvel ordre darwinien qui condamne les avancées politiques, sociales et intellectuelles dans le pays qui pourrit de l’intérieur, rongé depuis plusieurs dizaines d’années par les opportunistes et les corrompus. Le gouvernement qui a renversé les Tenshu exerce son pouvoir d’une main de fer sur un peuple qui a fini de croire en lui, tandis que le Seichi continue de progresser dans l’ombre… accumulant des voix auprès de l’opinion publique. Né au milieu de toute cette décadence, Masaharu n’a plus la conscience morale pour perdre son temps à se préoccuper du peuple et du destin du pays. Chasseur de prime de son état, et reconnu comme un des meilleurs de sa profession, il parcourt les villes et les villages autour de Shinnagawa afin d’empocher les primes qui lui ont été distribuées par son ami Togai.

De passage dans ce village dont il n’est pas nécessaire de retenir le nom, Masaharu a été chargé d’exécuter un lieutenant de la police locale qui gêne les affaires d’un restaurateur travaillant aussi dans le trafic de drogue. Il ne devrait plus être très loin, au-delà de ce bâtiment puis à droite. Dans la rue, certains passants observent l’homme masqué du coin de l’œil. Son armure métallique et son masque n’y sont pas pour rien, sa tenue attire immédiatement l’attention. Et c’est le but. Nombreux sont les locaux qui reconnaîtront le fameux chasseur de prime qui s’est constitué une réputation à l’échelle régionale. Ils n’oseront pas l’embêter, sous peine de recevoir une lame sous la gorge. Curieusement, il remarque quelques remous au bout du chemin, des passants qui s’écartent de crainte d’interférer dans ce qui semble être une dispute entre un homme étranger et la racaille du coin. Etranger, car ses vêtements ne sont clairement pas de ce monde, son apparence physique ne correspond en rien au profil des individus qui peuplent le pays d’Ame.

Masaharu n’est guère étonné que ces malfrats aient décidé de s’en prendre à cet étranger. Une proie en apparence facile, et personne parmi les passants ne compte l’assister dans cette situation délicate. Rien d’anormal jusqu’ici. Pourquoi devraient-ils ? Quand ils peuvent tout simplement continuer leur chemin et faire comme si de rien n’était. Risquer leur vie pour un inconnu serait absurde, ici on ne joue pas les héros, à moins de s’attirer les foudres de la mafia locale. Et pourtant, l’homme masqué s’approche, intrigué par cette scène somme toute assez courante pour un habitant d’Ame. Dans d’autres circonstances, il aurait juste laissé les événements suivre leur cours, sans interférer. Toutefois, l’étranger voyant Masaharu marchant vers lui, l’interpelle pour qu’il le sorte de cette situation épineuse. Son ton ne trahit ni la peur, ni la pitié. Peut-être un brin d’arrogance, ou un bluff bien déguisé. Le chasseur de prime lui répond avec sa voix grave et étouffée sous son masque.

« On peut voir que tu connais mal le pays, étranger. Personne ici ne t’aidera par bonté de cœur. Les bons samaritains et les justiciers meurent très jeunes en règle général. »

Les voyous entourant l’étranger se retournent pour faire face à Masaharu. L’un d’entre eux ne peut s’empêcher de cacher son choc suite à cette apparition soudaine. Il chuchote à un de ses complices quelques mots. La scène dure encore quelques secondes. Ils se regardent, n’étant pas sûr de ce qu’ils devraient faire. Ils n’ont pas l’habitude de voir quelqu’un s’immiscer dans leurs manœuvres d’extorsion. Finalement, ils jugent la confrontation trop risquée et se dispersent dans la rue pour retourner à leurs activités. Une fois la menace écartée, Masaharu fait signe à l’étranger de le suivre d’un signe de la tête, pour qu’ils aillent dans la ruelle d’à côté, à l’ombre des regards indiscrets. Il s’adosse contre un mur et croise les bras.

« Drôle de choix que de venir à Ame pour une visite touristique, étranger. »

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Dim 2 Déc 2018 - 22:25
"Certes. Mais un Homme est ce qu'il est parce qu'il continue d'avoir espoir. Non?"

Paroles et actions s'étaient contredits. L'homme masqué, ayant jeté en ma direction des paroles dont je ne pouvais refuter la véracité, avait tout de même pris le temps de s'arrêter. Bien qu'il ait été impossible de savoir s'il comptait m'aider à partir des quelques mots échangés, son arrivée seule perturba les plans des voyous. L'on pouvait entendre, au milieu de plusieurs chuchotements, certains insistant pour laisser tomber. Le butin modeste mais facile qu'ils visaient ne valait plus le coup. Ils se dispersèrent tout aussi rapidement qu'ils m'avaient encerclé, à ma grande surprise.

"Eh ben. Regarde-moi ça."

Son arrivée, même si à aucun moment n'avait-il été dit explicitement qu'il était là pour m'aider, avait tout remis en cause. Serais-je tombé sur un des grands joueurs de la région? Difficile à dire. Le fait qu'ils m'aient pris pour une proie facile pour finalement déguerpir suite à l'apparition de cet homme était quelque peu déprimant, mais tout à fait prévisible. Je n'étais plus à Kaze, là où la simple mention du nom Banshen décourageait la plupart.

L'homme masqué me fit signe de le suivre, avant d'entamer sa marche vers une ruelle non loin d'où on était. Je le suivis, pour être accueilli de propos presque moqueurs.

"Ce qui peut sembler refoulant à certains peut être intriguant pour d'autres. Un étranger restera ainsi, à moins qu'il ne tente quelque chose. Il faut bien commencer quelque part après tout."

Quel homme serais-je si mes pas étaient guidés par la crainte? Mes ancêtres en seraient offusqués.

"Le spectacle qui s'est joué devant moi à l'instant. Tu l'avais sûrement prévu, n'est ce pas? Je sais apprécier quelqu'un qui se reconnaît à sa juste valeur."

S'exposer fièrement de la sorte devant la bande de voyous était sûrement une provocation. Et ils ont manqué d'y répondre.

"Je te dois des remerciements. L'étranger que je suis, je suis ignorant des conséquences auxquels ce genre d'affrontements ridicules peut mener. Il aurait été particulièrement chiant pour moi d'y faire face tout en continuant mon voyage."

Léger rictus aux lèvres, je continuais.

"Tu peux m'appeler Jaha. De là où je viens, les dettes, ça se repaye sans faute. Si ce n'est rien d'absurde, je suis sûr que je peux me rendre utile."
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Lun 3 Déc 2018 - 18:59
Dans la ruelle sombre et humide, la conversation entre l’homme masqué et l’étranger se poursuit, à l’écart des mouvements de foule et du terrain de chasse des racketteurs. Masaharu est intrigué par le jeune homme face à lui qui fait preuve d’une certaine quiétude malgré l’atmosphère pour le moins glauque de l’endroit. Le dégoût n’atteint pas son visage malgré les rats qui se promènent ici et là dans l’allée humide et sale, parmi les déchets qui parsèment le sol cimenté. Solidement adossé à son mur, il ne quitte pas son interlocuteur du regard, il s’interroge sur la raison de sa présence dans ce triste village. Evidemment, sa question n’était là que pour le provoquer, une façon sous-jacente de lui demander la vraie raison de sa venue dans le Pays de la Pluie. Egal d’âme, l’étranger lui répond sans s’emporter, qu’on est étranger tant qu’on ne tente pas d’explorer l’inconnu. D’un hochement de la tête presque imperceptible, Masaharu marque son approbation et lance :

« Hmpf. La dernière fois que j’ai vu un étranger tenter quelque chose, il s’est fait passer à tabac dans la rue. Et pourtant il demandait juste son chemin. »

L’étranger mentionne la scène où il est intervenu sans avoir besoin de dire quoi que ce soit aux voyous, les faisant déguerpir rien qu’à la vue de sa personne. Il était facile de faire le lien entre son apparition et la peur qui se lisait sur leur visage. Peur de quoi ? L’étranger avait déjà sa petite idée.

« Sache que d’habitude j’aurais laissé la scène se dérouler. Tu as de la chance que le contrat que j’ai accompli plus tôt dans la journée m’a mis de bonne humeur, avec une belle prime à la clé. Même si tu ne m'avais pas l'air d'être dans la détresse... »

Non loin de là. Il était même trop calme pour la situation dans laquelle il se trouvait. Masaharu a l'habitude de voir des pauvres hommes trembler de tout leur corps ou implorer la pitié des larrons qui menacent de les racketter. Mais celui-ci est différent. Le visage trop composé. L’inconnu le remercie, reconnaît qu’un éventuel affrontement aurait entraîné des complications dans sa traversée du pays. Probablement pour passer vers le Pays de la Terre ou le Pays du Feu comme l'essentiel des voyageurs qu'on croise à Ame...

« Pas besoin de me faire les mots doux étranger, avec moi c’est pas la peine. »

Il marque un temps.

« J’ai pas fait grand-chose. Si tu veux te rendre utile, suis-moi. J’ai un restaurant à visiter. Tu aimes les gyôzas ? »

Question qui suggère une visite triviale, alors qu’en vérité il s’y rend pour y rencontrer son fameux client de la soirée. Pourquoi pas demander à cet étranger de l’aider, afin de faire le guet pendant qu’il s’occupera d’éliminer la cible qu’on lui a assignée. L’inconnu qui se présente sous le nom de Jaha se montre poli et reconnaissant. Des manières qu’on n’a guère l’habitude de voir dans ce pays où les gens sont plutôt rustres et méfiants. Il se lève du mur et fait un signe de tête en direction du jeune homme pour qu’il le suive. Ensemble, ils partent dans la direction opposée à celle d’où ils sont venus. L’homme masqué mène la marche, tourne légèrement la tête pour s’adresser à l’étranger.

« Masaharu. »

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Dim 9 Déc 2018 - 16:56
Accommoder chaque étranger qui la visite est une tâche impossible, même pour la plus accueillante des nations. Entendre ses paroles décrivant le destin malheureux de ces personnes n'était pas une surprise.

L'homme masqué mentionne être de bonne humeur suite à un supposé contrat qui lui aurait apparemment bien rempli les poches. Cette bonne humeur l'aurait poussé à filer un coup de main à un étranger, un geste autrement inconcevable ici. Tout du moins, c'est ainsi que j'avais interprété ses propos. De mémoire, Il y avait dans ce monde des gens qui vivaient de primes fixées sur la tête d'autres personnes. Je suppose qu'il faisait partie de cette catégorie. J'étais plutôt surpris de savoir qu'en fin de compte, il vivait de manière assez honnête. Ou tout du moins, c'était le cas considérant la situation à Ame.

"Je vois que la chance ne m'a toujours pas abandonné. Je n'étais peut être pas en détresse, mais..."

Je ne serai pas là si je n'étais pas confiant en ma capacité à m'occuper de quelques voyous. Je suis peut-être ignorant du vaste monde en dehors du désert, mais pas stupide. Cet homme était-il en train de me regarder de haut, ou avait-il l'habitude de ne croiser que des idiots?

"Tout ne peut pas être résolu par la violence. Il n'y a pas de mal à se montrer prudent quand on peut se le permettre."

Dans tous les cas, cet homme m'avait rendu un service. Aussi insignifiante qu'elle puisse être, Il aurait été dommage de se séparer sans que je puisse repayer ma dette. D'où mon offre de lui donner un coup de main s'il en avait besoin. A ma surprise, l'homme au masque me propose un repas dans un restaurant. Je ne voyais pas en quoi cela pouvait l'aider, mais i il s'agissait de son choix, et je n'avais aucune raison d'être difficile après avoir déclaré que je voulais me rendre utile.

"En temps normal. Mais j'éprouve quelques réserves quant au contenu des gyozas qui seraient servis dans un endroit pareil."

L'homme masqué se met à bouger, sûrement pour se diriger vers le restaurant qu'il venait de mentioner. Je le suivais dans ses pas, marchant quelques centimètres derrière lui. Se retournant subitement, il me partage son nom. Le geste, que je ne peux décrire que de maladroit, était assez comique. Peut-être que sa requête découlait d'un manque d'interactions humaines? D'une envie de communiquer avec quelqu'un?

"Enchanté, Masaharu. Je suppose qu'il ne doit pas être évident de trouver de la bonne compagnie dans le coin. Et il se trouve justement que c'est l'une de mes qualité. Tu es un homme chanceux. Profitons de ce repas pour te soulager du poid qui pèse sur tes épaules. Je suis un bon auditeur."
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Sam 15 Déc 2018 - 21:14
En écoutant les paroles de l’étranger, Masaharu comprend que celui-ci ne semble pas saisir le sens de sa phrase quand il faisait la mention de « gyôzas ». Il se dit probablement qu’ils vont s’y arrêter afin d’avoir une discussion pour mieux se connaître ou pour socialiser, boire un thé puis partir comme de bons amis. Ils auront peut-être le temps de manger quelque chose en attendant que se pointe leur cible, pourquoi pas joindre l’utile à l’agréable quand on en a l’occasion n’est-ce pas. Le lieu suivant vers lequel ils se dirigent à présent est un restaurant, où le client est en fait le gérant de l’établissement. Il attend ce soir le chasseur de prime pour lui donner les détails de la cible à abattre.

De ce qu’il a compris, un policier un peu trop curieux enquête depuis quelque temps sur les activités illégales du restaurateur. Un trafiquant de drogue d’après certains indices qu’il a déjà amassé au cours de sa recherche. Bientôt, il obtiendra suffisamment d’indices pour faire un rapport auprès de ses supérieurs et procéder à l’arrestation de l’individu. Le client a donc décidé d’avoir recours aux compétences d’un professionnel pour se débarrasser de cet élément perturbateur qui risque de compromettre ses affaires.

Ce qui les attend peut se dérouler proprement ou tourner au désastre, c’est le risque du métier. Masaharu préfère donc mettre son allié sur ses gardes avant qu’ils n’aillent plus loin. Tandis qu’ils sortent de la ruelle et s’approchent de la rue où défilent des passants, il s’adresse à l’étranger une nouvelle fois.

« Ne te méprends pas, Jaha. Le client auquel je m’apprête à rendre visite tient un restaurant spécialisé dans la conception de gyôzas. Je t’expliquerai la suite une fois à l’intérieur. Essaie de ne croiser le regard de personne dans la rue que nous allons prendre. »

Une rue qui se trouve aux confins du réseau de racketteurs qui contrôlent le village. Au lieu de retourner dans la rue où a lieu la scène, ils prennent ce détour qui leur permettra d’éviter bien des ennuis. La consigne donné à l’étranger est une mesure de prudence, étant donné que les voyous du coin se vexent facilement d’un regard, aussi bref soit-il, et chercheront la bagarre comme un prétexte pour vous dérober vos biens.

Si l’étranger reste près de l’homme masqué, il ne risquera rien. Marchant à travers la pluie qui vient ruisseler sur les pavés de rue, les deux hommes arrivent jusqu’à la devanture d’un restaurant dont le nom est difficilement visible à cause de l’obscurité. Les lanternes en papier censées l’éclairer ont été visiblement trouées par des casseurs du coin. Personne n’est épargné par la délinquance qui règne dans le quartier.

Masaharu pousse la porte et pénètre dans le restaurant. Tournant la tête vers le comptoir, il aperçoit le serveur qui s’approche immédiatement et fait une courbette aux deux nouveaux visiteurs.

« Appelez-moi le patron. Merci. »

Il se tourne vers Jaha.

« Tu peux aller prendre une table, je te rejoins. Moi, je dois d’abord parler au client. Prends ce qui te fait plaisir. Ok?»


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