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Dim 2 Déc 2018 - 18:28
Mauvais mouvement
Borukan Muramasa
••••

Comme d’habitude, la plupart de son temps libre, Zanshi tente de s’améliorer pour devenir plus forte. Elle n’a pas beaucoup de vie sociale à cause de cela, mais la lancière se rattrapera plus tard. En effet, lorsqu’elle se sentira mieux dans sa peau en tant que kunoichi, elle fera un effort de se rapprocher des autres. Pour le moment, la fille aux cheveux violets se trouvait dans les Hauts plateaux pour gagner en force et pour être honnête, un(e) coéquipier(e) ne lui aurait pas fait de mal. S’entraîner seul, gagner en force sans d’aide, ce n’était pas réellement efficace à long terme. Tôt ou tard, Zanshi devra trouver quelqu’un pour l’aider, un genin, un mentor enfin peu importe. Or, elle n’arrive pas à trouver l’envie ni le courage de demander de l’aide à quelqu’un. Peut-être que pendant une mission ou un rassemblement, la kunoichi prendra l’initiative d’aller voir un allié pour l’entraîner. Pour l’instant, elle était seule et ça lui allait même si elle n’avait pas l’impression de devenir plus forte avec cette manière de faire. Le maniement de la lance n’est pas quelque chose de simple ni à la portée de tous, il ne suffit pas de la lancer ou de faire un mouvement vers l’avant pour empaler son ennemi. Il est possible de créer plusieurs techniques, avoir son propre style de combat et de la combiner avec ses compétences actuelles. La jeune Mikazuki maîtrise le chakra pur, elle sait créer quelques trucs pour l'instant. À Iwa, elle est l’unique kunoichi maîtrisant la lance comme arme principale, ça change des kunai ou des katanas basiques.

Zanshi passe clairement son temps seul, de plus, ça semblait un peu calme dans les Hauts-plateaux d’Iwa. Habituellement, beaucoup de Genin y vient s’entraîner pour se perfectionner comme d’autres gradés d’ailleurs. Cependant, ça semblait calmer en cette fin d’après-midi. Personne n’était venue importuner la Kunoichi ou lui demander quoi ce soit. La tranquillité n’était pas un mal, mais un bien lorsqu’on souhaite se concentrer et faire quelque chose sérieusement. Pendant des heures, Zanshi a tenté d’améliorer son utilisation de la sensorialité avant de s’occuper de l’Ikokujutsu, mais ça s’améliorait pas en quelques heures ni en une journée. Il fallait plusieurs jours ou mois selon la technique à perfectionner ou à maîtriser. La kunoichi appréciait son style de combat et de plus, elle devait aussi apprendre à se surpasser, à dépasser ses limites pour en atteindre des nouvelles encore plus grandes. C’est ce qu’elle tentait de faire surtout pour atteindre ses objectifs et devenir un membre de la Yamagenzô. En combattant, en devenant forte et en réalisant des missions en les réussissant, peut-être qu’elle se fera repérer par eux. Pour l’instant, elle n’est qu’une genin qui a besoin d’expérience sur le terrain et en combat afin d’espérer atteindre ses objectifs.

Pendant un temps afin de s’habituer, la Sendai avait utilisé les capacités des Sendai et pendant ce temps, elle profitait de mettre au point quelques techniques et styles de combat. Or, ce n’était pas aisé, car elle jouait contre la montre avant que les signes de contrecoup y fassent effet dû à la consommation de chakra. Frappant fort le sol avec sa lance, réalisant des mouvements et des assauts, elle ne voyait pas le temps passer. Et oui, très concentrée sur sa tâche donc son entraînement, elle n’a pas tenu compte du temps et à la fin, elle arrête d'utiliser le chakra pur. Cependant, Zanshi ressent des douleurs sur son corps et de la fatigue, or il fallait apprendre à résister à la douleur. Dans un vrai combat, elle ne pourra pas gérer une situation critique si elle est seule. Prenant sa lance en main, elle essaye de réaliser un combo, mais elle était exténuée et difficile d’avoir des mouvements nets et précis. S’emmêlant les pinceaux, elle trébuche au sol et se blesse à la tête. Zan est légèrement sonné, mais saigne au niveau de sa blessure. Posant sa main dessus, elle reste assise au milieu de la zone et souffle un peu.

« Franchement…Je suis pathétique de m’être blessé toute seule…» Dit-elle en grimaçant.


••••

by Wiise



Dernière édition par Sendai Zanshi le Jeu 6 Déc 2018 - 23:32, édité 1 fois
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Lun 3 Déc 2018 - 16:36






Hauts-Plateaux


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Unimaginable Fortune




L'après-midi menaçait de s'éteindre paisiblement, sous la vespérale soirée commençant à pointer le bout de son nez mutin à l'horizon. Un ciel de sang se dessinait progressivement, le crépuscule s’embrasant lentement de la teinte solennelle et caractéristique du couché de soleil rougeoyant derrière les montagnes dans un malicieux jeu d'ombres et de couleurs. Les hauts-plateaux se voulaient un lieu offrant bien plus que simple théâtre propice aux entraînements et autres duels divers et variés. Une vue imprenable sur la Roche pouvait être saisie, encore fallait-il trouver les meilleurs endroits, mais moult autres merveilles insoupçonnées se dissimulaient à l'orée des ombres. Le Borukan connaissait chaque recoins de ces plateaux recelant milles et un secrets, certains plus surprenants que d'autres, mais tous ayant un charme bien à eux. Avec l'académie, ces monts se trouvaient bien moins fréquentés que par jadis. En effet, les Shinobi préférant fréquenter le cadre de l'institution, par facilité et pour d'autres raisons bien à eux, les lieux étaient souvent déserts et bercés de solitude.

Le parangon se rendait parfois sur ces vestiges du passé, qui incarnaient une sorte de sanctuaire particulièrement propice à l'isolement, un endroit de quiétude. Quelques âmes pouvaient faire montre de leur présence, mais moins que dans le cœur même du village caché.

Alors que le médecin arpentait les chemins de traverse qui liaient les divers plateaux, le bruit d'un entraînement semblait faire rage. Une silhouette en contrebas se mouvait, seule, se livrant vigoureusement à divers mouvements martiaux. Il s'agissait d'une jeune femme maniant la lance avec une ferveur cathartique. Le regard mordoré prit quelques instants pour contempler la nubile qui était tellement concentrée sur ses mouvements que celle-ci ne pouvait pas remarquer qu'un loup la fixait de manière sibylline. La demoiselle était bien imprudente, mais cela donnait tout l'intérêt de regarder à son insu celle-ci s'entraîner. Il s'agit surement d'une Kunoichi de la Roche, mais peu expérimentée, comme pouvait le deviner aisément l'érudit qui avait une expertise certaine quand il s'agissait d'estimer le niveau d'un adepte des arts obscurs. En tant que directeur d'une Académie militaire, cela était fondamentalement normal et une nécessité. Il y avait quelque chose d'un peu obscène au spectacle qui s'offrait aux yeux du spectateur, qui avait tout loisir que de profiter d'une vue imprenable sur l’adepte de la lance, mais surtout ses formes voluptueuses qui s'exposaient en s'agitant indécemment - dans tous les sens en défiant les lois de la gravité. Quelle idée que de s’entraîner avec une tenue si moulante en ayant une poitrine si opulente. Décidément, Muramasa ne comprenait pas pourquoi les Kunoichi avaient un goût si prononcé pour les tenues d'entrainement particulièrement ajustées et échancrées. La seule réponse à cette énigme était surement par un soucis de confort et de ne pas se retrouver entravé dans ses mouvements et autres prouesses martiales. Les justaucorps avaient le mérite d'être parfaits pour la pratique des arts obscurs, ce qui faisait que la plupart des Kunoichi ne juraient que par ces derniers. Alors que le médecin était un peu songeur quant à cette question existentielle, incarnant un des plus profonds mystères de l'humanité, la demoiselle à la longue et soyeuse chevelure pourpre redoubla d’allégresse dans ses efforts. Cependant, son engouement fut vite arrêté net par un malencontreux accident.

Apparemment, l'ingénue fit un mauvais mouvement, se cassant la figure de manière un peu honteuse. Le fier Borukan ne pouvait pas laisser la jeune femme blessée se vider de son sang dans un endroit désert et éloigné du village. Le maniement de la lance était dangereux, et il ne fallait pas la laisser reprendre son entrainement alors qu'elle avait peut être une grave blessure à la tête. Le risque de commotion, menant silencieusement à une mort lente et inopinée, était bel et bien présent. Fort heureusement pour la pléiade, le destin voulu qu'elle croise un médecin émérite, si ce n'est le plus grand de tout le Yuukan, si ce n'est l'univers.

Le Borukan fit montre de sa présence, proposant à la malchanceuse - petite chanceuse - de l'examiner, en sa qualité de médecin. Avenant, un sourire chaleureux venait irradier le malheur de la Sendai.

« Permettez-moi de regarder votre blessure, je suis médecin. »





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Ven 7 Déc 2018 - 19:28
Un médecin ?
Borukan Muramasa
••••

Alors que ce n’était qu’un simple entraînement, ça se termine avec une blessure légère à la tête. Sur le coup, Zanshi se sentait idiote d’avoir chuté bêtement, digne d’une débutante de l’académie. Ceci dit, elle avait un sentiment de soulagement en se sentant seule et que personne n’avait encore rien dit sur cet accident. Personne pour raconter ça, se moquer d’elle ou encore, qu’elle ne se sente réellement ridicule. Ainsi, elle pouvait inventer une excuse bidon à propos de cette blessure. Or, tout espoir s’est envolé lorsqu’elle remarque la présence d’une personne venant dans sa direction alors qu’elle était assise au sol et un peu sonnée. Franchement, ce n’était pas réellement sa journée et il fallait qu’elle fasse profil bas surtout s'il a vu ce qui s’était passé. La brune lève son regard en direction du visage de l’homme, il semblait être tout seul et d’Iwa, enfin logique. Sa lance en main, elle restait tout de même prudente, mais bizarrement, son visage lui disait quelque chose. Or, Zanshi ne savait plus exactement où elle l’avait pu le voir. De toute façon, la jeune Sendai avait autre chose à penser comme sa blessure à la tête et d’oublier cette humiliation pour que ça ne la hante pas trop. Elle voulait se lever, mais malgré ses efforts, son instinct lui dictait de rester assise pour le moment.

L’homme était devant elle, avec un sourire chaleureux, avenants, mais il n’y avait rien de moqueur dans ce sourire. Zanshi le trouvait pas mal pour un inconnu, rougissant légèrement et baissant les yeux en gardant sa main droite sur sa blessure. L’homme souhaitait regarder sa blessure, il se disait d'être un médecin. Cela surprenait la jeune brune, à croire que c’était fait exprès. Était-ce le destin ? Le destin avait décidé qu’elle se blesse et que ce médecin soit dans les parages ? La jeune Sendai ne croyait pas trop au destin comme aux coïncidences, mais ceci dit, pour cette journée, elle allait y croire un petit peu. Retirant sa main de sa blessure, elle lui donnait l’autorisation avec un geste de la main. La lancière allait éviter de remuer un peu trop la tête, à cause de sa blessure. Et de plus, ça éviterait d’éclabousser le médecin de son sang, elle se sentait déjà assez bête comme ça pour en rajouter une couche. Ne disant rien pendant quelques secondes, elle laisse l’inconnu s’occuper d’elle. Or, elle n’aime pas trop ce silence planant entre eux et décide de prendre la parole pour briser ce calme absolu entre eux. Après tout, il la soigne, mais elle ne connaissait pas son identité et ni lui ne connaissait la sienne. Alors autant faire les présentations pour faire passer le temps.

« Je vous remercie de votre aide. Je m’appelle Sendai Zanshi et je suis une Genin d’Iwa. Et vous, vous êtes qui ? »

Un remerciement pour son aide, elle était polie après tout et reconnaissante pour son aide. D’ailleurs, Zanshi ira lui demander maintenant ou plus tard, ce qu’elle pourrait faire pour le remercier de son aide médicale. En effet, sans sa présence et son intervention, elle ne sera pas ce qui aurait pu lui arriver à cause de sa blessure à la tête. Une présentation rapide et clair, simple à comprendre et efficace. Elle n’allait pas lui sortir son curriculum vitae, Zanshi n’était pas du genre à se faire remarquer de la sorte ou chercher un boulot. De toute façon, son CV risque d’être un peu vide, vu qu’elle n’a rien fait d’extraordinaire à l’heure actuelle et ça pourrait se remplir dans le futur. À présent, elle avait hâte de connaître son sauveur, ce mystérieux médecin qui avait pris la peine de s’arrêter pour la soigner de cette vilaine blessure. Mais, elle avait envie de lui être redevable, mais comment ? Elle allait le lui demander.

« Comment puis-je vous remercier pour m'avoir soigné ? Votre aide a été précieuse, mais je ne suis pas le genre de femmes à remercier quelqu'un avec un simple "merci" alors que vous n'étiez pas obligé d'intervenir pour me guérir de cette stupide blessure que je me suis faite par accident digne d'une débutante. »


••••

by Wiise

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Sam 8 Déc 2018 - 16:41






Hauts-Plateaux


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La jeune femme devait se sentir un peu honteuse qu’un parfait inconnu ait été témoin de sa légère maladresse qui l’amena à se blesser comme une débutante. La plupart des shinobi se seraient sans doute copieusement moqué d’elle sans vergogne, voire humilié sans une seule once de sympathie à son égard. Il n’en était pourtant rien, car le médecin était un homme sage et avisé. Il lui proposait simplement son aide de manière avenante, uniquement soucieux quant à la santé de la demoiselle. Muramasa se rapprochait de l’ingénue qui était assise sur le sol, tandis que celle-ci relevait ses grands yeux rubiconds vers lui en affichant un air gêné. Elle semblait un peu méfiante, comme un chat sauvage le serait, mais n’était pas vraiment en position de refuser l’assistance d’un médecin lui proposant de l’aide de manière si délicieuse. Le regard fuyant, les joues de la belle s’embrasaient alors d’une teinte si pourpre, que le sang écarlate qui perlait sur son doux visage paraissait incolore. Le Directeur de l’Académie Hashira incarnait incontestablement ce que toute nymphe pouvait désirer chez un homme, exultant leur cœur d’un brasier incandescent ne pouvant connaître le moindre repos. Des flammes éternelles, qui se nourrissent de fantasmes - tous plus inavouables les uns que les autres -, conduisant irrémédiablement sur le chemin d’une douce et incontrôlable folie... les consumant malicieusement. Une simple étincelle suffisait à la damnation, un seul murmure devenait légion innombrables… Acceptant d’être soignée par le mystérieux inconnu, la petite main maculée de sang invitait par un geste lascif le parangon à se rapprocher plus prêt afin que celui-ci s’occupe de ses maux. En tant que médecin, il était important que la patiente coopère sans rechigner ou se débattre, car cela aurait pu dangereusement aggraver son état de santé. Fort heureusement, la demoiselle était totalement réceptive à la proposition qui lui avait été faite, restant immobile et sage comme une image. Muramasa pu alors se rapprocher davantage d’elle, si près qu’il pouvait mieux apprécier les traits exquis de son doux visage, mais aussi découvrir la fragrance sulfureuse qui émanait subrepticement de sa peau de soie perlant de sueur. La muse était juste à quelques centimètres, totalement offerte et sans défense à ses mains expertes ne demandant qu’à parcourir le moindre recoin de son corps voluptueux. Beaucoup d’hommes n’auraient pas pu résister à la tentation de croquer à pleines dents ce fruit exquis, dont la saveur devait dépasser les imaginations les plus florissantes et fertiles pouvant exister. La jeune femme devait être un peu naïve pour se laisser aller à accepter aussi facilement qu’un homme - aussi beau et incroyable soit-il - s’approche si dangereusement d’elle. Néanmoins, l’inconsciente devait être née sous une bonne étoile, car son bienfaiteur ne comptait pas profiter de la situation. Bien sûr, la jeune femme était ravissante et envisager une relation avec celle-ci vint à l’esprit du Jonin, mais ce dernier était avant tout un homme de raison. La Kunoichi était avant tout une patiente devant être soignée, et cela était la priorité. Le fier Iwajin posa genoux à terre, afin d’être à bonne hauteur pour examiner la plaie. Il posa ses grandes mains sur les joues chaudes et douces de la Sendai, afin de lentement pencher sa tête sur le côté pour avoir une meilleure vue sur l’origine de la cascade sanguine qui coulait inlassablement. Demeurant silencieux, il pouvait remarquer l’état particulièrement fiévreux, sentant une chaleur intense et inhabituelle sur la peau qu’il tenait délicatement entre ses doigts. La pauvre devait être malade, ce qui expliquait pourquoi elle était tombée en s’entraînant. Quelle idée de s'entraîner toute seule le soir, alors que les nuits de printemps - saison de l’amour et des interdits... - sont si fraîches. La situation était extrêmement grave, mettant en exergue l’inconscience de la demoiselle qui malgré son état fiévreux poursuivait des entraînements au lieu de se reposer et de prendre soin d’elle. Alors que Muramasa était songeur, la souffrante vint briser le silence de sa voix cristalline. Une Genin du village caché, comme l’indiquait le bandeau qu’elle arborait cela n’était pas surprenant. En revanche, le nom qu’elle offrait était une surprise des plus agréables. Une membre du clan manipulant le Chakra Pur venait de se révéler, ce qui était une occasion inespérée aux yeux du scientifique. Il connaissait bien les Sendai, étant un ami de longue date d’un fameux représentant de Kaze no Kuni, et leur pouvoir était particulièrement intéressant. Le médecin désirait en apprendre davantage en étudiant cette étrange capacité chakratique, mais trouver une personne volontaire à mener ce genre d’expérience était extrêmement compliqué. La jolie Sendai était là, juste sous son nez. Le Directeur de l’Académie était un peu surpris, mais ne fit aucunement montre de cet état, préservant toute sa superbe en faisant fit de ses désirs scientifiques. Il ne fallait pas faire peur à la Kunoichi en lui proposant des choses étranges, mais amener le sujet subtilement afin qu’elle ne puisse qu’accepter.

« Zanshi... Quel beau prénom. Quoi de plus normal, pour une si ravissante jeune femme. Il vous sied à ravir. » -dit-il, avec une voix douce et charmeuse- « Je me nomme Borukan Muramasa, comme je vous l’ai dit je suis médecin. Enfin, Iryo-nin pour être plus précis. »

Il était un peu étrange qu’une kunoichi ne connaisse pas le visage d’un personnage pourtant illustre de par sa position dans le village caché. Sans compter que le directeur de l’académie avait un succès excessif auprès de la gent féminine étant même le sujet de conversation et l’idole de toutes les Iwajines . Peut-être que la Sendai ne s'intéressait pas à ces choses là, ce qui semblait évident quand on l’imaginait s'entraîner sans relâche malgré son état de santé. Le Jonin ne pouvait pas laisser l’intrépide pléiade jouer dangereusement avec sa vie, car il était un médecin soucieux de la santé de ses patients. Sans compter que la douce avait captivé tout son intérêt, autant scientifique de par son affiliation au clan Sendai, qu’un autre plus obscur de par la grande beauté et du charme placide dont elle faisait montre. La chanceuse n’était peut-être pas si chanceuse que cela en réalité, car le serpent n’allait pas laisser filer une proie si captivante et digne d'intérêt. Elle découvrait à ses dépens le venin hypnotique et l’étreinte vigoureuse de l’Anaconda Iwajin, et ne pourrait plus s’en défaire dans un avenir très proche… car nul ne peut en réchapper.

« Votre blessure ne semble pas être grave, cependant vous avez une fièvre assez surprenante. » -dit-il, plongeant son regard mordoré dans le sien- « Vous n’avez pas à vous surmener en vous entraînant si vous êtes fiévreuse, il faut prendre soin de vous et vous reposer quand il le faut. » -affichant un léger sourire-

Toute haletante, la pléiade semblait désirer ardemment faire montre de reconnaissance envers son sauveur, lui demandant comment elle pouvait le remercier de ses attentions et des soins qu’il était en train de lui offrir. Alors qu’il posait avec délicatesse sur la plaie une compresse qu’il avait préalablement sortie, afin d’assécher les larmes sanguines venant ruisseler sur le visage de son interlocutrice, le médecin rapprocha et déposa son front sans prévenir sur celui qui lui faisait face avec une attention toute particulière, afin de jauger la fièvre faisant rage. C’était une méthode peu conventionnelle, mais la brune n’allait pas s’offusquer qu’un bel étalon use d’un peu de charme envers elle.

« Zanshi-san... vous êtes bouillante... » -dit-il, avec une pointe d'inquiétude dans la voix- « Ne vous inquiétez pas, je vous dirais comment me remercier, mais d’abord je dois terminer de vous soigner. » -la fixant dans les yeux, prenant une voix sérieuse et décidée- « Un choc à la tête est souvent plus grave qu’il n’y paraît, cela étant difficilement repérable... Vous avez peut-être une commotion cérébrale, ce qui est très dangereux. Sans compter votre mystérieuse fièvre... qui ne fait qu’empirer… Mais rassurez-vous, je vais rester à vos côtés et m’occuper de vous jusqu’à ce que vous alliez mieux et que tout risque soit écarté. C’est mon devoir en tant que médecin de m’assurer que vous alliez bien. »

Décollant son front du sien, le vaillant défenseur de la justice se releva, puis tendit la main en direction de la Sendai qui devait être plus que déboussolée par la situation quelques peu rocambolesques. Cependant, elle était bien loin de s’imaginer encore les surprises qui l’attendait. La soulevant comme une plume, Muramasa la prit dans ses bras vigoureux et musclés, la portant comme une princesse.

« Faites-moi confiance, Zanshi-san. Il y a un endroit plus propice à ce que j’examine votre blessure. Ce n’est pas très loin. »



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Mar 11 Déc 2018 - 18:54
De la fièvre ?
Borukan Muramasa
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Le médecin s’occupait correctement de Zanshi, l’homme ne semblait pas être quelqu’un de malhonnête. Ce qui craignait le plus la jeune Sendai, c’était cette situation. C’est-à-dire, être blessé et que quelqu’un profite de son moment de faiblesse. Être impuissante face à un danger, voilà la pire frayeur de la kunoichi et pourtant, elle ne l’a jamais connu. Cependant, elle ne souhaite pas que ça lui arrive et aujourd’hui, elle s’était retrouvé dans une mauvaise posture à cause de cette blessure stupide. Elle avait une bonne étoile au-dessus de sa tête, d’avoir rencontré un homme correct qui ne profitait pas de sa position pour abuser de la kunoichi. De plus, il est médecin et semble bien connaître son métier, il prenait soin de regarder la blessure de la jeune femme. Il l’analyse, il l’observe, Zan se sentait comme mise à nu, comme s'il pouvait voir chaque détail de son corps. Ses mains sur son visage, les joues rougeâtres de la Sendai, elle se sentait intimidée et elle n’osait rien dire. Il était certes bel homme, mais de toute sa vie, c’était bien la première fois qu’elle se sentait ainsi. Une sensation d’impuissance face à lui, non désagréable, mais loin d’être agréable pour autant. L’utilisatrice d’Ikokujutsu avait toujours sa lance rouge à proximité de sa main, à portée et prête à frapper si mauvais geste, il y avait. Or, difficile de savoir si elle le fera vraiment ou si elle laissera le bénéfice du doute. Pour casser le silence, Zanshi s’était présenté après l’avoir remercié et avant de vouloir connaître son identité. Elle aimerait connaître le nom de la personne qui était venue la soigner.

Après s’être présenté, l’homme prend la parole en la complimentant sur son prénom. Zanshi ne s’y attendait pas et honnêtement, il n’y avait rien d’extraordinaire là-dedans. En tout cas, il était bien gentil à dire des mots si beau et attentionné à son égard. Il était rare qu’un homme fasse de tel compliment à son sujet et tout particulièrement, sur son prénom. La brune affiche un léger sourire, satisfaite de ses mots doux. En réalité, Zanshi est un peu naïve donc elle ne comprend pas le côté charmeur et séducteur du médecin sur le moment. Et puis, ce n’est pas comme si, elle se faisait draguer tout le temps. Borukan Muramasa, un Iryo-nin qui veut dire un ninja médecin et maintenant, ça lui revenait. Cet homme est le directeur de l’académie ninja du village, elle avait déjà entendu parler de lui, mais elle ne l’a jamais croisé. Il est reconnu dans tout le village et à présent qu’elle voit à quoi il ressemble, la Sendai comprend pourquoi certaines filles semblent séduites par cet homme. Faut dire, mise à part ses entraînements et missions, la lancière ne s’intéresse pas trop à l’amour, histoire d’amour ou fantasme comme beaucoup dans la gent féminine. La jeune femme avait pour objectif d’être plus forte que son père ne l’a jamais été afin de protéger son village et ses proches, mais aussi de réaliser ses autres objectifs. Ceci dit, elle devra éviter ce genre de situation humiliante et stupide à l’avenir. Muramasa reprend aussitôt la parole et selon lui, la blessure n’était pas très grave, mais elle avait des signes d’une fièvre. D’après lui, elle n’avait pas besoin de se surmener autant surtout si elle est fiévreuse. Or là-dessus, Zanshi ne le comprenait pas et elle n’était pas fiévreuse lorsqu’elle était venue s’entraîner.

« Fiévreuse ? Je…je ne comprends pas…»

Elle ne le comprenait pas, mais ceci dit, ce n’était pas important sur le moment pour elle. Zanshi voulait savoir comment le remercier d’une meilleure façon qu’un simple remerciement, après tout, il lui avait sauvé la vie et il n’était pas quelqu’un de bien méchant. Elle ne disait rien, Muramasa continue de la soigner avec une compresse pour nettoyer la plaie. Cependant, il décide sans prévenir de déposer son front délicatement contre celui de Zanshi. La brune rougit assez violemment à ce contact et elle ne sait pas comment réagir sur le coup. Elle ne comprenait pas ce que faisait le directeur de l’académie, que signifiait ce geste et pourquoi ? Sur le moment, la brune voulait lui claquer sa lance sur le haut du crâne, mais ça ne serait pas correct d’agir si impulsivement et contre quelqu’un l’aidant à se soigner. Cependant, son cœur bat à la chamade, ne comprenant pas pourquoi son cœur bat si rapidement. Lorsqu’il prend la parole, il signalait le fait qu’elle était bouillante, encore cette mystérieuse fièvre ou peut-être était-ce à cause de la gêne, de la timidité ou une réaction de son corps dû à sa timidité causer par son geste. Ceci dit, Muramasa est très sérieuse dans sa façon d’expliquer les conséquences de cette blessure surtout parlante d’une commotion cérébrale, ce n’est pas très marrant. Or, il allait rester à ses côtés jusqu’à tout aille mieux comme dit dans ses devoirs de médecin. Le savoir à ses côtés, c’était plutôt rassurant. Cependant, là revoilà de retour dans la réalité. Repensant à tout ceci, son rythme cardiaque revient presque à la normale.

Zanshi n’a pas eu le temps de parler ni même de bouger les jambes que d’un coup d’un seul, après qu’il ait retiré son front du sien, Muramasa la prit dans ses bras. Rougissant de plus belles et sentant encore son rythme cardiaque accélérer, la jeune Sendai serre fort sa lance dans sa main droite et se retient d’agir bêtement contre le Borukan. Cette journée devient de plus en plus bizarre, trop de choses arrivent en à peine cinq minutes. Zanshi n’est pas habitué à ce genre de chose avec un homme et surtout pas le fait qu’on la porte comme une princesse et de se sentir bizarre. Muramasa lui demande de lui faire confiance, car il allait l’emmener dans un endroit plus sain et sûr pour continuer de la soigner. Détournant le regard et n’osant plus trop le regarder, car elle ne se sentait plus trop à l’aise, elle lui répond un peu embarrasser.

« Euh…d’accord…je…je vous fais confiance, mais vous êtes quand même étrange…Muramasa Borukan. »

Zanshi se laisse transporter par Muramasa qui semble sûr de lui tandis que la jeune femme se demandait ce qui allait encore lui arriver. Franchement, elle n’a jamais connu d’homme comme lui auparavant, en espérant que tout ceux d’Iwa ne sont pas comme lui sinon elle est mal barré niveau rougeur. En tout cas, il était tout de même plaisant à regarder, à discuter et à écouter même si il était un peu bizarre pour Zanshi. Sur le chemin, la brune se posait quelques questions et se met à lui parler directement.

« Dites, est-ce que vous faites ça à toutes les filles qui vous croisez ? Car…c’est un peu étrange comme comportement, je n’arrive pas à comprendre…mon rythme cardiaque continue d’accélérer…est-ce normal ? » Elle soupire et tente de se calmer. « Je vais guérir dans combien de temps ? Car…euh…ça ne me dérange pas que vous veuillez sur moi, mais une commotion cérébrale…c’est un peu ennuyant surtout que j’ai des choses à faire. Je n’aime pas rester enfermer sans rien faire, chez moi…»


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Mer 12 Déc 2018 - 21:42






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::: PV ::: Sendai Zanshi

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Unimaginable Fortune




La jeune femme semblait un peu désabusée, lorsqu’elle réalisa grâce au diagnostique du médecin qu’elle présentait une fièvre des plus alarmantes. C’était comme si elle venait à peine de s’en rendre compte, ce qui était encore plus étrange, mais surtout inquiétant… En tant que praticien des arts médicinaux, le Borukan était un peu perplexe de l’attitude de sa patiente non escomptée. Heureusement que le vaillant Iwajin passait dans les parages, car l’état de santé de la demoiselle était alarmant, et ce bien plus qu’il ne lui avoua, car il ne voulait pas qu’elle s’inquiète. La tenant dans ses bras de manière assurée, il était à même de sentir la chaleur accablante qui la tiraillait en faisant violemment rage. La douce peau était brûlante, et n’avait de cesse de sombrer toujours un peu plus vers une température menaçant de s’embrasser tel le soleil, dans tous les sens du terme… L’homme de science n’avait pas envie de révéler à l’intrépide Kunoichi quel funeste et mortifère malheur aurait pu se produire, si celle-ci avait poursuivi son entraînement dans un lieu aussi désert malgré ses symptômes. Elle se serait surement évanouie, puis se serait endormie d’un sommeil la conduisant vers un bien triste sort. La pléiade avait eu de la chance, beaucoup de chance à vrai dire, et ce bien plus qu’elle aurait pu imaginer. Apparemment, la confiance fut accordée de manière aisée, car peut être qu’au fond de son cœur la souffrante savait inconsciemment qu’elle était chanceuse d’être tombée sur le parangon qui s’attardait à l’aider en cet instant.

Alors que le chevalier portait la princesse vers le sanctuaire, celle-ci lui tint un langage un peu déplacé. Dire de quelqu’un qu’il est “étrange” est bien souvent une insulte détournée, surtout quand on ne le connaît aucunement. Néanmoins, Muramasa ne s’offusqua pas du manque de correction de la jeune femme qui devait être en train de délirer à cause de la fièvre. Comment en vouloir à une si ravissante créature ? Cependant, cela aurait bien mérité une punition si elle avait été en pleine possession de ses moyens. Après tout, les vilaines filles devaient être fessées afin de rentrer dans le droit chemin lorsqu’elles se montraient trop impudentes. La Sendai avait de la chance que le médecin soit magnanime, mais la prochaine fois qu’elle se montrerait méchante à son égard, son séant serait inéluctablement châtié.

« Étrange ? Aider une personne s’étant blessée est pourtant quelque chose de normal à mes yeux de médecin. Mais je suis heureux que vous m’accordiez votre confiance, Zanshi-san. Vous n’avez rien à craindre, je suis là pour vous et le serais jusqu’à ce que vous alliez mieux et que je sois certain de votre état de santé. »

Il était peut être normal pour une jeune fille en fleur d’être un peu inquiète, car sa mystérieuse fièvre ne faisait que s’aggraver. Alors que les chemins de traverse défilaient sous le manteau de la nuit se faisant plus épais, la Genin se mit à poser quelques questions à son sauveur. Elle devait être curieuse ou bien voulait simplement faire la conversation. Elle ne manquait pas de faire une nouvelle fois montre d’un flagrant manque de correction. Usant d’allusions assez mesquines pour traiter le bon samaritain de vil coureur de jupon ou d’oiseau de la sorte. Manquant presque d’en avoir le souffle coupé, le médecin préserva sa superbe en ne faisant pas attention aux divagations calomnieuses de sa patiente. Elle ne manquait pas de culot, mais avait une manière si candide de poser ce genre de question que cela la rendait un peu moins coupable de ses crimes.

« Si je soigne toutes les filles que je croise ? Si elles sont blessées, effectivement... Ah, vous voulez dire si je porte toutes les filles que je croise dans mes bras ? » -laissant un léger rire s’échapper quant à cette idée saugrenue que la belle venait lui présenter- « Bien sûr que non, vous imaginez ? Cela serait assez cocasse. »

La pauvre révélait alors que son rythme cardiaque s'accélérait sans discontinuer. Son palpitant menaçait d’éclater à tout instant, ce qui n’annoncait rien de bon… C’était une course contre la montre qui venait se présenter et défier le divin parangon. Il fallait sauver l’ingénue avant qu’il ne soit trop tard, mais combien de temps pouvait-il rester avant qu’elle ne succombe ? Nébuleux.

Muramasa ralentit ses pas, puis posa son regard d’or dans les yeux de la Sendai, affichant un visage sérieux mais rassurant.

« Votre rythme cardiaque continue de… Excusez-moi, je dois vérifier. »

Marquant une légère halte, l’érudit déposa délicatement la demoiselle sur un rocher propice à l’examiner dans les plus brefs délais. La pierre était lisse et froide, semblable à un autel druidique ou encore à une table des plus rustiques et primitive. Il fit attention à ce qu’elle ne se cogne pas la tête (une seconde fois) en la soutenant à mesure qu’il s'allongeait à plat. Le corps sensuel de la Kunoichi rencontrait la morsure du froid, alors que le brasier fulminait à l’intérieur. Peut être que cela la calmerait un court instant (ou bien la ferait légèrement tressaillir). Puis il déposa ses doigts sur son cou gracile, dans une caresse lente et sinueuse, afin de prendre son rythme cardiaque. Muramasa se pencha sur le visage de la nymphe, examinant de très près ses yeux rubiconds, sondant les pupilles afin d’estimer le degré de dilatation de ces dernières. En effet, le pouls était anormalement élevé, sans parler de la fièvre qui redoublait encore, ainsi que des miroirs de l’âme s’ouvrant à un paroxysme tel que cela était inconcevable.

« Zanshi-san… Vous allez très mal… Je ne voulais pas vous inquiéter sur votre état… Mais… cela va prendre du temps. Il faut que nous nous dépêchions. Je vais vous soigner, ne vous en faites pas. Il y a une grotte un peu plus loin. J’y viens quelquefois pour m’entraîner. J’y laisse quelques fournitures médicales en cas de blessure. Je m’y rendais justement lorsque nos chemins se sont croisées. Là bas je pourrais vous ausculter plus précisément. »

Posant sa main sur sa joue incandescente, le médecin ne voulait pas abandonner la lanciere, décidant de tenter le tout pour le tout afin de la soigner de ses maux. Une aussi jolie fille ne pouvait pas souffrir de la sorte, surtout que le destin l’avait amenée à rencontrer l’un des médecins les plus émérites.

Motivé encore plus à tirer la demoiselle de ses souffrances, le fier Iwajin la souleva une nouvelle fois pour la porter dans ses bras, reprenant ainsi la route vers la caverne des miracles. Pour s’assurer qu’elle ne s’endorme pas, il lui posa alors une question pour la maintenir éveillée. S’endormir avec un traumatisme crânien était un danger qu’il fallait écarter, même si le plus grave restait la fièvre et les palpitations cathartiques.

« Parlez-moi de vous, Zanshi-san. Pourquoi vous entraîniez vous si tard dans un endroit reculé ? » -dit-il, avec une voix profonde et suave tout en affichant un réel intérêt quant à connaitre la réponse et en apprendre plus sur la Kunoichi-




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Horizon écarlate [Pv : Borukan Muramasa]

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