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Retrouvailles chaleureuses (pv Saji)


Lun 3 Déc 2018 - 23:18
Voilà plusieurs mois que Mysto était installé à Kiri avec sa famille. Il avait déjà fait quelques rencontres, notamment une qui l'avait marqué puisqu'un jeune homme l'avait sauvé des marécages lors d'un entrainement. A part ça, très peu de nouvelles connaissances, certes, il avait croisé et discuté des gens mais aucune personne avec qui des liens spéciaux se sont tissés. Mais il ne baissait pas les bras, un homme souriant à longueur de journée devrait finir par se faire quelques amis non ?

C'est dans cette optique qu'en ce jour, il décida de sortir faire un tour au village, visiter les lieux qu'il n'avait pas encore eu l'occasion de voir. Cela lui permettrait peut-être de faire une rencontre fortuite qui sait. Embrassant sa petite sœur sur le front et infligeant une pichenette sur le front de son frère, il se dirigea vers ses parents afin de les prévenir qu'il s'apprêtait à sortir et qu'ils ne devaient pas s'inquiéter s'il ne rentrait pas rapidement. Il était comme ça, inquiéter ses proches n'était pas dans sa nature, il savait qu'ils faisaient déjà beaucoup pour leurs enfants, il ne pouvait se permettre de leur faire plus de soucis durant le peu de repos qu'ils possédaient.

Il rangea des kunais dans sa sacoche accrochée à sa ceinture et la remplit de plusieurs cotons. Il ne pouvait vraiment plus se passer de ces morceaux de cotons qui lui permettait de devenir totalement sourd et ainsi se focaliser sur les tâches qu'il devait remplir. En effet, être perturbé au mauvais moment pouvait facilement coûter la vie surtout que Kiri n'est pas le village le plus sûr depuis sa création. Enfin, introduisant deux morceaux de cotons dans ses oreilles, il sortit de chez lui et commença à marcher sans savoir où il allait réellement. Réfléchissant tout en déambulant dans le village, il se souvint qu'il avait entendu parler d'un dojo dans lequel ceux souhaitant s'entrainer aux arts martiaux pouvaient s'y rendre. Ni une ni deux, il décida de s'y rendre afin de jeter un coup d’œil à ce fameux dojo.

Arrivant en face de celui-ci au bout d'une bonne dizaine de minute, il s'arrêta un instant afin de contempler le bâtiment. D'ailleurs il n'y en avait pas que un, non, plusieurs petite cabane se trouvaient tout autour afin d'accueillir un maximum de monde. Restant assez loin pour regarder les personnes s'entrainer, il se fit bousculer par une personne arrivant derrière lui. Se retournant après s'être rattrapé de justesse, il se retourna lentement, sourire aux lèvres pour calmer les tensions rapidement, il constata avec stupeur que trois anciens camarades qui lui menaient la vie dur dans son ancien établissement étaient sur les lieux.

- "Oh... Mais ce serait pas notre petit Mytho ?!
- D'ailleurs on le voit plus se petit con, parait qu'il a déménagé pour suivre ses parents chéris.. Faut qu'on m'explique pourquoi, leur pauvreté ne s'arrangera pas aussi facilement !
- Non, à la base c'est surtout parce qu'il a éclaté quelqu'un de notre école.. D'ailleurs l'autre élève est encore hospitalisé à cause de lui. Ça vous dit pas de lui apprendre les bonnes manières à ce connard de fils de femme de ménage ?
- Ouai, enfin fils de femme de ménage et fils de.."


Sans même pouvoir entendre les propos des jeunes en face de lui, Mysto comprenait les insultes en lisant sur leur lèvre. Avec ces mots, son sourire disparut laissant place à un regard remplit de haine mais un visage neutre. Il ne devait pas se laisser submerger par les émotions et tenter de canaliser cette haine lui faisait monter les larmes aux yeux.

- "Nan.. Il chiale ? Sérieux, on l'a même pas encore touché ! On va lui donner une bonne raison de chialer à ce merdeux !"

Alors que les trois s'approchaient de lui, le jeune garçon baissa la tête réfléchissant aux différentes possibilités. Se laisser faire ? Se défendre ? Il n'avait pas vraiment le choix, il avait assez subit depuis son plus jeune âge, il ne pouvait plus se permettre de laisser ces enfoirés se moquer de lui. Il retira alors les cotons de ses oreilles avant de leur adresse un sourire ainsi qu'un doigt d'honneur avant de leur foncer dessus avec le poing serré qui ne tarda pas à rencontrer le nez de celui qui avait parlé de sa mère plus tôt. Une bagarre s'entama en deux contre un puisqu'un d'entre eux était déjà hors combat. Mysto tentait de se défendre mais l'un se trouvait dans son dos et l'autre en face, de plus il ne pouvait utiliser le kunai.. Ce n'est pas un meurtrier. Les coups s'échangèrent pendant quelques minutes mais rapidement le groupe de jeune prit le dessus, mettant leur cible au sol tout en continuant de le frapper avec des coups de pieds. Mysto protégeait son visage à l'aide de ses mains, les coups n'étaient même plus douloureux, habitué à subir ce genre de traitements, il savait qu'il n'avait plus qu'à attendre que cela se termine. Et pourtant, malgré le fait qu'il se faisait passer à tabac, il gardait un petit sourire en coin, il avait défendu sa maman, et ça, il en était fière.

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Mar 4 Déc 2018 - 17:40
Quand Saji n’est pas en train de s’entraîner, il assiste le Gardien et les assistants du Grand Dojo à vérifier le bon état des salles qui composent l’établissement, qui rappelons-le, est la propriété du Clan des Sabreurs. Il est donc de son devoir de veiller à ce que les mannequins en bois soient toujours disponibles, que les armes soient bien rangées, que le parquet soit entretenu même si celui-ci se détériore aussi facilement que les mannequins étant donné la violence des combats qui s’y déroulent. Il faut avouer que le sabreur masqué lui-même est responsable quelquefois des nombreuses traces et entailles sur les murs laissés par sa lame. Le Gardien ne cesse de lui faire des remarques à ce sujet et Saji ne peut qu’acquiescer en se grattant l’arrière de la tête avec embarras. Il a raison, il devrait apprendre à contrôler son maniement de la lame maintenant qu’il devient plus fort. Il est facile de gagner en célérité et en puissance, mais le contrôle… Le contrôle de soi est l’une des qualités qui différencie un maître du sabre d’un barbare. Sa philosophie lui a été transmise sous la tutelle de son maître qui lui a enseigné la voie du sabre quand il était petit. Et depuis, celle-ci l’a toujours accompagné.

Il espère transmettre ses enseignements auprès des jeunes genins d’aujourd’hui, afin de s’assurer que la relève soit plus à même de se confronter aux épreuves qui les attendent dans le monde shinobi. Les alertes se succèdent à travers le pays de l’Eau ainsi que dans l’ensemble du Grand Continent. Impossible de faire un pas sans entendre quelqu’un parler des prisonniers qui ont pris d’assaut les territoires de toutes les nations. Tout le monde est nerveux, y compris Saji, qui s’attend à être envoyé à tout moment à l’extérieur pour intercepter l’un de ces individus dangereux ayant le potentiel de provoquer un carnage à eux tout seul. La réaction doit donc être rapide, et efficace. La population de l’Eau compte sur Kiri pour remplir leur devoir de protection des civils. Défendre ceux qui ne peuvent pas se défendre, se battre pour ceux qui sont déjà tombés, tel est le credo du sabreur muet.

Est-ce une coïncidence qu’au moment où il se repassait dans son esprit les raisons pour lesquelles il se lève le jour et se repose la nuit, un jeune homme se fait passer à tabac, juste en face du Grand Dojo ? Un signe du destin ? Ou le constat d’une réalité qui se répète, celle de la nature humaine sans cesse à la recherche de la domination ? La domination du plus fort sur le plus faible, le besoin de satisfaire son égo aux dépens des autres, les pulsions violentes, la peur de l’Autre… Trop d’injustices, trop de crimes sous les yeux de Saji. Il doit intervenir, se servir de sa force et la prêter à ceux qui sont encore incapables de s’en servir. Car même le plus faible en apparence détient nécessairement une force latente dont il n’a pas toujours conscience.

Un garçon, assailli de coups de pied par deux jeunes hommes d’âge équivalent. Le garçon au sol tient un kunaï mais ne s’en sert pas. Non, il se contente de mettre ses bras devant lui pour se protéger le visage. Pourtant la réponse serait tellement facile, son arme lui donnerait la chance de les dissuader, en les blessant ou en les tuant. Une crapule lambda de Kiri ne se saurait pas privé d’avoir le prétexte de tuer. Roué de coups, il ne semble pas vouloir se défendre, ou du moins répliquer à ce déchaînement de violence… Soudain, un katana lancé à la façon d’un kunaï passe juste au-dessus de la tête des assaillants, frôlant la chevelure de l’un d’entre eux. Si bien qu’il peut voir un brin de cheveu découpé flotter dans l’air devant lui. Le sabre vient se planter au sol à côté, attirant l’attention des voyous.


Ils aperçoivent un homme masqué

Ils se retournent pour voir d’où provient l’attaque, et ils aperçoivent un homme masqué entièrement vêtu d’un shôzoku noir du haut des marches du Grand Dojo. Ce qui les étonne, c’est que cet inconnu qui est probablement à l’origine du lancer de sabre se trouve à une très grande distance par rapport à leur position… Et compte tenu du poids d’un katana, lancer un objet aussi lourd et aussi loin exigerait une force surhumaine. Alors comment ? Paniqués, les agresseurs qui ont arrêté de frapper le jeune homme à terre essaient de relever leur troisième complice dont le nez est en sang. Ils se retirent rapidement, abandonnant l’idée de martyriser leur victime… L’homme masqué marche lentement en direction de ce dernier, sans dire mot. Quelles sont ses intentions ? Difficile de le savoir avec son visage dissimulé derrière son masque à visière métallique.

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Mar 4 Déc 2018 - 19:12
Alors qu'il était allongé sur le sol, les coups continuaient de pleuvoir. Pourtant, on peut entendre à longueur de journée des personnes se vanter de ne pas frapper les plus faibles, ceux sans défenses, les enfants ou encore les femmes.. Mais lorsqu'il faut mettre en pratique cette éducation, très peu sont capables de se contrôler. Lorsque la haine, la soif de pouvoir et la méprise prennent le dessus, il devient impossible pour les faibles d'esprits de se raisonner se laissant aller jusqu'à arriver à un stade où revenir en arrière est impossible. C'est à ce moment que le regret fini par arriver. Mysto avait bien connut cette sensation puisqu'il avait bien faillit prendre la vie d'une personne qui ne méritait pas la mort même s'il subissait pas mal de violence de la part de celle-ci.

C'est en repensant à tout ça qu'il restait au sol, le kunai serré dans ses mains, tellement fort pour s'empêcher de s'en servir que les extrémités de ses doigts en devenaient blanc. Il ne faisait qu'encaisser encore et encore depuis plusieurs minutes en espérant que cela cesse mais la douleur commençait à se faire sentir et ses bras lâchaient prises petit à petit laissant son visage se découvrir et prendre quelques premiers coups. C'est à ce moment qu'il se demanda s'il n'allait pas justement payer le prix de ce qu'il avait fait quelques mois plus tôt en finissant à son tour à l'hôpital voir pire.. Au cimetière. Et tout ça pour quoi finalement ? Lui-même ne le sait pas. Il n'avait jamais provoqué personne, il n'avait jamais manqué de respect à qui que ce soit, toujours prêt à aider son prochain mais la différence de classe salariale faisait de lui une personne rejetée. Qu'il le veuille ou non, il était né dans la mauvaise famille, rangé dans une case avant même d'avoir montré de quoi il était capable. Mais le pire dans tout ça, c'est que même les plus jeunes en arrivent à nos jours à juger un camarade selon les moyens de sa famille.

Pourtant la vie n'est pas toujours sombre. Il faut savoir apercevoir les petites lueurs, tout comme la fois où il avait été sauvé par cet inconnu dans les marécages. Une nouvelle fois, un individu lui vint en aide. Une bonne étoile devait veiller sur lui, pour quelle raison ? Impossible de le dire mais une chose est sûre c'est qu'il n'était pas prêt d'oublier ces rares personnes qui lui permettent, à chaque fois qu'il commence à désespérer, de se relever et d'être encore plus fort.

Les coups s'étaient arrêtés brusquement, des bruits de pas qui s'éloignent.. Ils étaient enfin partis. S'étaient-ils lassés de le frapper ? Non... Il savait très bien que ce n'était pas possible, et puis il avait cru entendre un bruit, le temps d'un instant, comme si quelque chose avait frappé le sol. Retirant légèrement ses bras pour se dégager la vue, il pu apercevoir un homme assez loin de lui, debout. Il n'arrivait pas à l'identifier alors il se redressa difficilement. Les lèvres en sang, les bras et le corps endoloris, il plissa les yeux en direction de l'inconnu. Ce n'est qu'après quelques secondes qu'il réussit à voir nettement l'individu. Il était masqué, à première vue on pourrait facilement s'imaginer qu'il n'était pas là pour le sauver, c'est d'ailleurs la première chose qui lui passa en tête, quelque chose lui disait de s'enfuir mais il n'avait plus la force de courir.

Tournant le regard sur le côté, il aperçu un katana planté dans le sol. Il comprit rapidement ce qui venait de se passer. Mais la question qu'il se posait, était-il ici pour le sauver ou bien pour s'en prendre à lui afin d'obtenir des informations ou autre ? Pourtant, cette fois il décida de faire confiance à son instinct, le même qui, il y a quelques secondes, lui disaient de s'enfuir, lui disait désormais de lui ramener son arme en guise de remerciement. Après tout, même s'il devait mourir, c'était mieux de se prendre un coup de lame plutôt que décédé en souffrant, roué de coups non ? Se levant difficilement, il récupéra l'arme avant d'avancer jusqu'à cet homme vêtu de noir et masqué, titubant il gardait son regard fixé sur l'homme, s'interdisant de s'effondrer tant qu'il ne lui avait pas remit son arme.

Ce n'est qu'une fois en face de lui, qu'il lui adressa un sourire laissant apparaitre ses dents teintées de sang tout en tendant ses bras pour lui rendre la lame. Du moins, il tenta de les tendres mais à peine avait-il essayé qu'il se retrouva allongé sur le sol. Il se trouvait ridicule, incapable de remercier comme il se doit celui qui l'avait sauvé.

-"Ex..cusez-moi.."

Seuls ses mots sortaient de sa bouche, une larme coulant sur sa joue. Non ce n'était pas la douleur, ni la honte d'ailleurs. Ce n'était pas une larme de tristesse bien qu'on pourrait le croire. Cette larme était dû à la joie, il venait de comprendre qu'il n'était pas seul, que peu importe le nombre d'ennemis qu'il pouvait avoir, il y aurait toujours une ou deux personnes de justes, qui finissent par apparaitre au moment le plus inattendu. Il comprenait qu'il devait désormais devenir plus fort afin de pouvoir, à son tour, venir en aide à ceux qui en ont besoin.

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Mer 5 Déc 2018 - 9:59
Même l’individu le plus frêle peut cacher le cœur le plus grand. Celui qui refuse de se défendre, de peur de blesser son prochain, montre davantage de sagesse que celui qui lève facilement la main. Car la violence est une preuve de faiblesse, qu’elle témoigne d’un manque de discipline et une volonté de dominer l’autre en lui imposant sa propre vision des choses. Ce jeune homme, qui vient d’essuyer les coups répétés de ces voyous, vient de faire preuve d’un courage dont ne pourraient s’arroger nombre de grands guerriers. Une lueur au milieu de l’obscurité, une goutte qui vient clapoter à la surface de l’eau, provoquant une onde diffusant sa force au reste de son environnement. Si seulement les hommes sans foi ni loi qui sont nombreux à peupler ce village pouvaient prendre exemple sur lui… Ce genre d’homme, cette force de volonté, cette capacité à surmonter ses pulsions pour s’accrocher malgré les épreuves à ses convictions morales… Voilà la vraie force.

Les pas de l’homme masqué sont lourds, et lents. L’oreille contre le sol, l’œil à peine ouvert, le garçon à terre, souffrant de multiples contusions au niveau de l’abdomen, tente de se lever. Pour quoi faire ? Il fixe du regard celui qui s’approche vers lui, de façon inexorable. Où regarde l’homme sans-visage ? Ses yeux sont-ils posés sur sa proie qu’il cherche à achever après qu’on l’ait neutralisé ? Son air menaçant, sa tenue noire et lugubre donne le sentiment qu’il vient vers vous avec des intentions hostiles. Préjugé dans lequel il est facile de tomber. Après tout, dans un village tel que Kiri, quelles sont les chances qu’un homme à l’air menaçant soit gentil ? Sachant que le village de la Brume est peuplé d’anciens criminels, de mercenaires et immigrés des autres pays. Une communauté hétéroclite qui freine souvent le développement d’une union sacrée. Celle-ci n’existe qu’à travers le lien historique entre les trois clans : les Yuki, les Sabreurs et les Kaguya. Même dans ces familles, il peut vous arriver de rencontrer des hommes sans morale, prêt à vous égorger pour un regard de travers. La Brume Sanglante, de ce point de vue-là, porte bien son nom.

Malgré ses blessures, et contre toute attente, le jeune homme parvient à se mettre debout. Avec une force de volonté sans pareille, il ordonne à ses muscles de le maintenir suffisamment longtemps pour qu’il puisse tituber en direction du sabre planté au sol près de lui. L’homme masqué s’arrête, quelque peu interloqué par ce à quoi il est en train d’assister. Une scène pathétique, dans le sens où elle touche le cœur du sabreur, figé devant cet homme tremblant, arrivant vers lui pour lui apporter son arme. En signe de politesse, en signe de respect ? Toujours est-il que le geste témoigne d’une reconnaissance venant du cœur, autrement il n’aurait pas fait un tel effort. Réussira-t-il ? Le sabre posé à plat sur ses deux paumes de la main levées vers le ciel, il étend ses bras afin que cet inconnu puisse reprendre ce qui lui appartient. Parfois, la volonté ne suffit pas. Le corps du jeune homme l’abandonne, il est sur le point de tomber au sol.

Non, son visage a déjà été sali par la terre. Dans un mouvement réflexe, Saji arrête le garçon dans sa chute en avant, en l’attrapant sous les bras. Il s’affaisse contre le torse du sabreur, n’ayant plus la force de tenir debout. En arrière-plan, on entend le bruit métallique du sabre qui vient de tomber au sol. Qu’elle tombe, sa valeur est loin d’égaler celle de ce jeune homme. Il a suffi à Saji de le voir dans cette situation de faiblesse, où il aurait pu avoir recours à la violence, puis la scène où il a souhaité lui rendre son arme par respect, malgré sa souffrance. Il sait déjà la flamme qui anime le cœur du garçon. Rassemblant ses dernières forces pour balbutier des excuses, ce dernier exprime son regret de ne même pas avoir été capable de remercier son sauveur. La larme coulant de la joue du jeune homme alors qu’il a les yeux presque fermés, est comme une poussée qui ranime les convictions de cet homme masqué ayant fait le choix de la vertu au-dessus du vice. La beauté de ces gestes, a priori anodins, compte pour beaucoup dans la marque de l’amour de son prochain.

L’homme masqué le soulève du sol pour le porter dans ses bras, il l’emmène délicatement jusqu’au Grand Dojo, où son clan pourra s’occuper de lui administrer les premiers soins. L’Hôpital Général est beaucoup trop loin pour se permettre de l’y envoyer, surtout dans cet état de faiblesse total. Le Gardien du dojo approche à l’entrée, se précipite vers Saji qui porte le jeune homme à l’intérieur. On interroge le muet sur l’identité de celui qu’il porte, mais il secoue la tête pour signifier qu’il n’en sait rien. Quelques pas encore, et les voilà dans une pièce isolée mais en plein cœur de l’établissement, servant spécifiquement à accueillir des invités, ou bien des réunions entre Sabreurs. La salle est plutôt bien décorée, avec une table basse au milieu et des coussins traditionnels zabuton tout autour. La confrérie des Sabreurs de Kiri penche plutôt vers un goût traditionnel, d’où l’apparence plutôt ancienne de la salle. On peut même voir quelques katanas accrochés au mur en guise de trophées, rappelant les hauts faits qui y sont liés et leur appartenance à des Sabreurs de renom dans l’Histoire. Normalement, ils n’accueillent guère de personne étrangère au clan dans cette partie du Grand Dojo, mais pour celle-ci, il peut bien faire exception. Il dépose le blessé contre le mur, le temps de pousser la table et les sièges, afin de faire de la place sur le tapis de bambou. Il porte de nouveau le garçon et l’allonge sur le tapis. Saji sort de la salle pour aller chercher quelqu’un qui puisse l’examiner rapidement. Quelques instants plus tard, un homme en kimono pénètre la salle de réunion suivi de l’homme masqué, puis se rapproche pour soulever le vêtement sans l’ôter complètement. Son regard devient grave. Il pose un panier contenant des herbes médicinales ainsi que des pommades. Il applique le nécessaire sur la peau foncée du patient en lui disant de se détendre et ne pas faire de mouvement brusque. Pendant ce temps, le sabreur mystérieux qui semble avoir récupéré son sabre, reste dans un coin de la pièce, adossé contre un mur et croisant les bras. Il observe le jeune homme allongé au sol, visiblement inquiet. Nul besoin de voir son visage pour le deviner, seul suffit le tremblement nerveux au niveau de son mollet, mais aussi le fait qu’il soit présent, tel un ange gardien ne le quittant pas des yeux.

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Mer 5 Déc 2018 - 19:19
Rapporter l'arme à l'homme.. C'était tout ce qui importait à ce moment pour Mysto. Il n'avait aucun autre moyen de montrer sa reconnaissance, il se devait de lui rendre ce petit service. Non pas par obligation, ni par fierté mais simplement pour le remercier d'être apparu, de l'avoir sauver. Non, il n'avait aucune honte à avouer ses faiblesses, à avouer qu'il avait besoin des autres tant qu'il ne sera pas assez fort. Mais une chose était sûre pour lui, c'est qu'une fois la puissance obtenue il ne laissera jamais tomber ceux qui l'ont aidé, ceux qui ont été là pour lui, il sera et saura être reconnaissant en les protégeant même au péril de sa vie. Mais il lui fallait encore un peu de temps, un peu plus d'expérience avant de pouvoir arrêter de compter sur l'aide des autres et à l'inverse apporter la sienne aux démunis.

Mais pour le moment il avait encore besoin de l'homme. C'est d'ailleurs en tentant de lui rendre l'arme que son corps fini par lâcher prise, il n'en pouvait plus. Lâchant la lame, il s'effondra sur le sol.. Un sol chaud, une chaleur étrange qui ne lui réchauffait pas le corps mais le cœur. Étrange mais agréable, il ouvrit légèrement l’œil droit et aperçu le tissu noir de l'homme. Non, il n'était pas au sol, mais contre lui, il l'avait rattrapé avant d'atteindre le sol. Refermant l’œil, il se sentit porter tandis que sa conscience sombrait petit à petit. Seule le bruit de l'arme qui tombe sur le sol sonne dans la tête du jeune garçon, un son pourtant insignifiant qui est pour lui lourd de conséquence, il avait échoué, il devait simplement lui rendre son arme et pourtant même ça, il n'avait pas réussi. Le corps et l'esprit épuisés, le garçon finit par s'évanouir tandis que celui qui l'avait sauvé le portait à bout de bras avant de l'emmener dans le dojo.

Malgré le fait qu'il était dans les vapes, les lèvres en sang de Mysto s'étirèrent, laissant apparaitre un léger sourire. Les pas de l'homme masqués le berçait, il était blessé et pourtant il se sentait bien, comme s'il ne craignait rien, une aura de sécurité émanait de celui qui le portait. D'abord déposé contre le sol un instant, le corps inconscient du garçon est finalement allongé sur un tapis, une homme fini par arriver afin de l'examiner. Le visage n'était pas trop endommagé, une petite cicatrice sur la lèvre devrait cependant rester visible.. Le plus inquiétant était le corps qui était devenu totalement violet. Le jeune homme entend une voix mais impossible de comprendre les paroles de celle-ci. Mais une douleur intense le réveilla de son coma, alors que les soins lui étaient administrés, il se crispa de douleur et attrapa sans le savoir le bras de celui qui était en train de le soigner tout en criant de douleur, la mâchoires serrées pouvant à ce moment, broyer n'importe quoi. Le côté gauche de son torse était lourdement endommagé, côtes brisées peut-être ? Chaque passage du soigneur à ce niveau augmentait les mouvements du patient qui ouvrit finalement les yeux toujours en hurlant de douleur alors qu'on lui demandait de se calmer.

Il regardait le docteur, sa vision était vague mais devenait de plus en plus net, le son revenait à son tour. Il comprit qu'il devait essayer de se détendre mais difficile lorsque la douleur est aussi intense. Il n'avait cependant pas d'autres choix que de prendre sur lui le temps que les soins lui soient administrés. Fixant le plafond, les dents serrées, il tentait d'étouffer les cris en cambrant le moins possible le dos pour ne pas déranger le médecin. Il n'arrivait même pas à se rappeler ce qui s'était passé, impossible de réfléchir à quoi que ce soit dans cette situation où le peu de force restant était concentrée de façon à stabiliser son corps. Il n'avait pas non plus remarqué la présence de l'homme masqué qui était resté en plus de l'avoir sauvé.

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Mer 5 Déc 2018 - 21:11
Grimaçant de douleur, le jeune homme allongé sur le tapis se fait examiner et reçoit les premiers soins de la part du docteur en kimono. Ce dernier se concentre, rassure son patient en lui disant que tout ira bien tant qu’il ne bouge pas. Difficile de ne pas ressentir sa souffrance, en voyant sa mâchoire se serrer et son effort visible pour rester stable et ne pas cambrer son dos à chaque contact. Adossé contre le mur, dans l’ombre, l’homme masqué peut apercevoir le corps recouvert de bleus du garçon, une image assez inquiétante. Maintenant que le tissu de son vêtement a été retroussé, on peut voir exactement où ont été localisés les coups des voyous qui l’ont tabassé. L’abdomen en particulier, son côté gauche, qui affiche un bleu qui serait observable à plusieurs mètres de distance tellement il était large. L’inquiétude marque le visage de l’homme derrière le masque qui se force à ne pas bouger de sa position et évite de se rapprocher de peur de déranger le docteur dans son travail. Sa compassion pour la souffrance d’autrui est réelle. Peut-être est-elle ce qui le rend faible, comme le dirait son frère. Mais Saji croit qu’au contraire, son amour pour l’autre le renforce dans ses convictions, lui donne l’énergie pour accomplir son devoir. Son devoir en tant que shinobi, en tant que sabreur, mais aussi en tant que frère. Ce dernier, l’a toujours considéré comme trop doux, et idéaliste. Mais il ne comprend pas l’importance des valeurs dans notre société. Ce sont elles qui nous définissent et nous séparent du sauvage ou du meurtrier. Qu’importe le prix à payer. Le sabreur muet vit pour protéger ceux qui ne peuvent que parler, donne sa force à ceux qui ne peuvent que prier.

Les minutes passent et l’attente devient insupportable. Au moment de décoller son dos pour se rapprocher et voir dans quel état le jeune homme se trouve, le docteur se lève aussitôt, ayant visiblement terminé de traiter le patient. Il lui confie qu’il a une côte légèrement cassée mais que cela ne l’empêchera pas de marcher s’il évite de faire des mouvements brusques ou de respirer trop fort, car cela pourrait faire bouger la côte abîmée. Il aura seulement besoin de beaucoup de repos, deux semaines, peut-être trois, afin de laisser la côte se ressouder toute seule. Il tient aussi entre les doigts un onguent conservé dans une petite boîte qu’il lui faudra appliquer trois fois par jour de façon à soulager la douleur au niveau des contusions. C’est tout. Saji hoche de la tête pour remercier l’homme en kimono qui sort de la pièce, le laissant seul avec le patient qui semble à moitié conscient, ou endormi. Dans le plus grand des silences, l’homme masqué s’assoit en tailleur au sol aux côtés du blessé tout en le fixant du regard. C’est alors qu’arrive un des apprentis sabreurs habillé en tenue de kimono avec un bokken à la ceinture, il porte un plateau avec des verres de thé vert. Il salue le chuunin et vient se mettre en position de seiza à côté de lui, propose le coussin pour s’asseoir et un verre de thé à l’inconnu allongé. Ensuite, il en propose un au sabreur masqué qui fait non de la tête. En prenant une petite inspiration, le jeune homme commence à parler.

« Bonjour, bienvenue au Grand Dojo, propriété du Clan des Sabreurs de Kiri. Je serai là pour vous aider à communiquer avec monsieur Nobuatsu Saji, qui est actuellement le représentant officiel des Sabreurs en l’absence de Watanabe Shiori la Mizukage. »

Le sabreur masqué commence à faire des signes à l’adresse de l’interprète qui le regarde attentivement tout en dodelinant de la tête pour montrer qu’il comprend. Il traduit ensuite à l’invité.

« Il vous autorise à rester autant que nécessaire. Le docteur a dit de ne pas respirer trop fort ou faire de geste brusque à cause de votre côte cassée. Et voici un onguent à appliquer sur votre corps pour les bleus... »

Saji lui fait encore des signes pour compléter les informations.

« … trois fois par jour, pendant deux à trois semaines. »

De nouveau, un échange en langage des signes. L’apprenti sabreur lui répond de la même façon pour s’assurer qu’il a bien compris. Il hoche de la tête et reprend la traduction.

« Il se demandait ce qui vous amenait là. Si vous savez pourquoi ces voyous vous ont agressé ? »

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Mer 5 Déc 2018 - 23:55
Cette fois Mysto ne s'était pas fait tabasser dans l'enceinte d'un établissement et cela avait fait toute la différence. En effet, anciennement, lorsqu'il était passé à tabac les adultes pouvaient rapidement intervenir pour stopper le massacre avant que cela ne finisse avec de graves blessures. Or cette fois, il a fallut plusieurs minutes avant que quelqu'un ne daigne intervenir et heureusement qu'il était tombé sur un personne avec un grand cœur, beaucoup auraient tracé leur route sans se soucier ou oser s’immiscer dans l'histoire. Certains par peur de devenir la nouvelle cible, d'autres par cruautés ou encore certains qui seraient capable de rejoindre le groupe afin de tabasser le jeune garçon.

Des blessures assez graves, des côtes brisées, des hématomes sur tout le torse, une jolie cicatrice sur la lèvre.. Et tout ça partit de quoi ? C'est triste mais rien... Aider les personnes les plus démunies, c'est ce qu'on se tue à apprendre aux jeunes et voilà qu'ils se mettent à faire le contraire. Éclater un camarade parce que ses parents n'ont pas assez d'argent. Les membres de Kiri sont tombés bien bas tandis que certains, comme cet homme masqué, tentent de faire sortir la tête à ce village qui pourtant, a énormément de ressources et de potentiels si ceux-ci étaient bien exploités.

Enfin.. Après un long moment de souffrance, la torture était enfin terminée pour le jeune garçon. Alors que le médecin s'éloignait en direction de l'homme masqué pour lui indiquer les soins à suivre, le blessé lui restait allongé, à moitié conscient, la douleur l'avait totalement épuisé. Chaque inspiration lui laissait ressentir une douleur intense, chaque mouvement lui donnait l'impression de prendre un coup dans les côtes.. En bref, alors qu'il pensait ne plus souffrir, il se rendait compte que cela allait durer encore plusieurs semaines. Ouvrant doucement les yeux, Mysto tourna légèrement la tête sur le côté et aperçu l'homme qui l'avait sauvé, assit en tailleur à ses côtés. Mais à peine l'avait-il vue qu'une autre personne avec un plateau sur lequel des verres de thé étaient présent. L'inconnu proposa un coussin ainsi qu'un verre de thé au jeune garçon qui accepta volontiers après s'être redressé difficilement, la main droite posée sur son flanc gauche afin d'atténuer la douleur.

Sans attendre plus longtemps, l'homme qui venait de s'asseoir présente le Dojo ainsi que l'homme masqué. Son nom était donc Nobuatsu Saji et ce n'était pas n'importe qui puisqu'il s'agissait du représentant officiel des Sabreurs en l’absence de la Mizukage... Rien que ça. Mysto se sentait d'autant plus coupable de faire perdre du temps à une personne aussi importante. Le fameux Saji se mit alors à faire des signes en direction de l'interprète, le jeune garçon comprit rapidement que son sauveur devait être muet. Comme quoi.. Ce ne sont pas les paroles qui font les grands hommes mais les actions.

Rapidement la traduction arriva, il lui expliqua qu'il pouvait rester autant de temps qu'il le souhaitait et les directions que le médecin avait laissé afin que la convalescence soit la plus rapide possible. Ne pas respirer trop fort, éviter les mouvements brusques et un onguent à appliquer sur les bleus. Il n'avait pas encore eu la possibilité de voir son propre corps mais la douleur suffisait pour qu'il comprenne que ce n'était pas des blessures anodines.

Voulant se présenter à son tour, Mysto se fit couper par l'homme masqué qui reprit ses signes. Par politesse, il le laissa continuer et attendit la traduction, il lui demandait la raison de sa venue et pourquoi avait-il été agressé..

- "Tout d'abord.. Laissez-moi vous remercier. Sans vous mes blessures seraient bien plus grave. Je suis désolé de vous faire perdre votre temps d'autant plus que vous devez être occupé." Un petit temps de pause afin de reprendre son souffle sans trop inspirer. "J'en oublie mes bonnes manières. Hiruko Mysto, je erre à Kiri et aspire à devenir un grand ninja de ce village."

Il adressa un sourire aux deux hommes en face de lui avant de baisser légèrement la tête, laissant disparaitre son sourire et laissant place à une mine assez triste, le regard vers le sol.

- "Pourquoi avoir été violenté ..? Je.. Je viens d'une famille assez pauvre et les trois garçons étaient d'anciens camarades. Mais je me suis habitué, j'étais déjà victime de ce genre de comportement avant d'être renvoyé de l'établissement et désormais ça continu. Mais après tout.. Je préfère savoir qu'ils passent leur colère sur moi, c'est mieux que d'apprendre qu'une autre personne souffre. Je suis loin d'être le plus intelligent ou le plus fort, mais si je peux leur permettre de déverser leur haine.. Qui sait peut-être qu'un jour l'un d'entre eux deviendra un grand ninja."


Les poings fermés, il les serraient se retenant de laisser couler la moindre larme. Il ne voulait pas montrer sa souffrance ou sa peine, il se devait de rester fort même face à l'adversité. Relevant la tête en direction de Saji il reprit.

- "D'ailleurs.. Votre katana, je ne le vois pas... Je ne voudrais pas qu'on vous le vol, il doit être important pour vous non ?"

Ce n'était pas réellement ce qu'il voulait lui demander.. En réalité, il aurait aimer savoir s'il pouvait venir s'entrainer afin de s'améliorer mais il n'osait demander, il ne pouvait se permettre de déranger plus longtemps une personne aussi importante dans le dojo qui en avait déjà fait beaucoup pour un être aussi peu insignifiant que lui.

- "Je ne devrais pas tarder à rentrer, je ne voudrais pas vous déranger plus longtemps.."

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Jeu 6 Déc 2018 - 10:15
Les héros de demain ne sont pas forcément ceux qui ont la parole, ou ceux qui ont la force pour imposer leur volonté. Non. Ils errent dans la masse de gens qui grouillent sur la surface de la terre, pour la plupart, ils cherchent encore leur voie. Ils ont un grand cœur, mais ne savent pas encore de quoi ils sont capables. L’héroïsme pourtant semble tomber de plus en plus en désuétude. Galvaudé au point de prendre le sens de la hardiesse aveugle, la signification véritable de ce concept réside dans le cœur, la volonté sincère de protéger les plus faibles et d’aider son prochain, la sincérité dans l’action, et le respect de valeurs morales immuables. Dans un contexte de guerre et de course à la gloire, on ne retient d’héros que ceux qui excellent au combat, ou qui arrivent à défendre leur patrie. Qu’en est-il de ceux qui pensent à leur prochain avant de chasser la victoire et les titres ? La véritable valeur du shinobi est toute simple et pourtant si facilement omise, comme quelque banalité qui tomberait sous le sens. L’abnégation. Le désintéressement total de soi, et de ses propres intérêts. Faire fi de ses pulsions opportunistes pour ne garder que le noyau de la moralité, agir pour quelqu’un d’autre car cette action est juste. Cet esprit de sacrifice est la qualité essentielle de tout shinobi. Ce jeune homme en a déjà fait preuve en se laissant martyriser par ses camarades, refusant de recourir à la violence pour leur épargner la souffrance. Certains y verraient un acte de lâcheté, d’autres, la lueur d’une âme héroïque. Ceux qui seront l’avenir de Kiri ne sont pas forcément ceux que l’on attend, ils peuvent être frêles, hésitants. Ils ont pour point commun de poursuivre la voie la plus juste en toute circonstance. Ils trébucheront, c’est certain, mais toujours ils se relèveront pour aller vers la lumière.

Le jeune homme ouvre les yeux, tout devient clair. De la position allongée, il se met délicatement en position assise, se retrouvant désormais devant l’homme masqué assis en tailleur sur le côté. Le thé est servi, et le coussin est accepté par l’invité qui peut se mettre à l’aise sur le tapis. Les premiers signes de doigts, et les premières paroles de l’interprète permettent d’ouvrir l’échange avec l’inconnu qui découvre les lieux. Il les remercie, se présente sous le nom de Hiruko Mysto. Par politesse, il s’excuse de leur faire perdre du temps. Ce qui retient le plus l’attention de l’homme au shôzoku noir, c’est l’aspiration de Mysto à devenir « un grand ninja de ce village ». Ces mots résonnent dans la tête de Saji qui s’interroge justement sur le sens qu’il donne à ce groupe de mots. Qu’est-ce qu’un grand ninja pour lui ? Au lieu de l’interrompre, il le laisse expliquer la raison des violences dont il a été victime au bas du Grand Dojo. Les voyous qui l’ont frappé faisaient partie d’une classe dans une école dont il a été renvoyé. Pour quelle raison ? Se demande Saji. Mysto ajoute qu’il est le fils d’une famille pauvre et qu’on le méprise pour cela. Un soupire s’échappe du masque… Quelles excuses encore vont-ils trouver pour se servir de la violence à Kiri ?

Néanmoins, ce qui trouble encore plus le chuunin, c’est d’entendre que Mysto est déjà habitué à prendre des coups, il accepte d’être le récipient de leur colère, leur exutoire en quelque sorte. L’homme masqué croise les bras, réfléchissant aux propos qu’il vient d’écouter. Un acte suicidaire ou un acte altruiste ? Car il est possible que l’envie de suicide se cache derrière des excuses altruistes. Difficile de déterminer ce qui pousse vraiment ce garçon à penser ainsi. S’est-il habitué à être victime, si bien qu’il a accepté sa condition ? Même si son discours peut être pris comme de l’abnégation, il peut être également vu comme de la lâcheté. Beaucoup de personnes l’auraient vu ainsi sans hésiter, mais pas Saji. Il reste dans le doute. Car seul le doute mène à la vérité.

Ému sous l’effet de la confession qu’il vient de faire à l’homme masqué, Mysto serre les poings et se retient de pleurer. Ses yeux mouillés trahissent toutefois l’émotion qui transparaît désormais sur son visage. Saji ne peut que compatir face à l’histoire de son interlocuteur. Ce dernier réalise que le katana n’est pas accroché à la ceinture du sabreur, il s’inquiète et lui demande où il se trouve. Surpris par cette question, Saji se veut rassurant et fait quelques signes vers l’interprète pour lui demander de raconter l’histoire de Baransu, le sabre légendaire.

« Ne vous inquiétez pas. Baransu, le katana légendaire de Maître Saji est accroché à son dos. Il a l’habitude d’alterner les positions de son fourreau entre la ceinture et le dos en fonction de son humeur. Et vous avez raison, il est très important pour lui car il vient de son défunt maître, et à travers le sabre il a le sentiment qu’il l’accompagne toujours. Cette arme est aussi la preuve de la confiance du maître envers son élève, il l’a confié la même nuit où il a été assassiné par son fr… »

Saji l’interrompt avec un signe de la main. Mysto n’a pas besoin d’en apprendre plus, il a déjà suffisamment de soucis à se faire pour entendre les malheurs de quelqu’un d’autre. Le sabreur masqué communique encore quelques signes à son interprète qui hoche de la tête et déclare à l’invité.

« Vous ne nous dérangez pas, vous pouvez rester si besoin, et nous enverrons un corbeau avec un message pour vos parents. A moins qu’ils ne soient pas au courant ? Savent-ils ce que vous subissez ? La raison pour laquelle vous avez été renvoyé est-elle liée aux violences dont vous étiez victime dans votre ancien établissement ? »

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Jeu 6 Déc 2018 - 20:24
Les armes ne devraient pas être manipulées pour faire couler le sang mais pour dissuader les plus sanguinaires et les calmer. De plus, il ne faut pas voir une arme comme un objet mais comme un ami. Si celle-ci est bien entretenue, elle ne vous lâchera jamais alors que si vous la maltraitez, si vous l'oubliez et ne l'utilisez seulement pour arriver à vos fin cruelle attendez vous à la perdre au moment où vous aurez besoin d'elle. C'est ce que pensait Mysto en écoutant les paroles du traducteurs, le katana de Saji était un héritage de son défunt maitre, surement un homme sage d'après le comportement de son élève.

L'espoir devenait de plus en plus fort pour le jeune homme, un homme aussi fort que celui qui l'avait sauvé était lui-même élève autrefois. Comme quoi, on ne nait pas puissant mais on le devient. Un exemple, clairement, l'homme au masque était un exemple pour notre blessé qui n'hésitait pas à afficher un sourire en écoutant le début d'histoire de son sauveur. Mais celle-ci fut rapidement coupée, Saji n'avait pas l'air de vouloir en dire trop et il avait raison, après tout, ils ne se connaissaient pas encore et ce n'est pas parce qu'une personne en sauve une autre qu'ils deviennent forcément alliés. Tout peut encore arriver, aucun des deux ne connait l'autre, et confier à un inconnu n'était pas forcément la meilleure chose à faire. Encore plus pour une personne ayant un poste important.

La conversation reprend aussi tôt, Mysto se voit proposer de rester afin de se requinquer et que ses parents seraient prévenus pour ne pas qu'ils s'inquiètent. S'en suivi d'autres question sur les raisons du renvoie du garçon. Peu fière de lui et baissant la tête, il se devait de répondre et assumer ses actes.

- "On apprend de ses erreurs... Vous savez, lorsque vous subissez chaque jours des violences verbales ou physiques, arrive forcément un jour où l'on craque, où les nerfs lâchent et c'est la preuve que nous sommes encore faible. Perdre le contrôle ne devrait pas arriver, peu importe les obstacles, les hommes sages ne se laissent pas submerger par les émotions et j'aspire à devenir un de ses hommes." Il sirota le thé avant de reprendre, laissant le regret se faire entendre dans sa voix. "Alors que je me faisais agresser quotidiennement, arriva un jour où je n'ai pas réussi à subir sans user de la violence à mon tour. Et j'avais tellement encaissé que ce jour-là je ne me contrôlais plus, je me suis lâché comme jamais. Alors que l'enfant m'avait bloqué dans une ruelle, prêt à me passer à tabac, je n'en pouvais plus de subir c'est pourquoi je me suis laisser aller et j'ai commencé à riposter. Je sais me défendre et.. C'est bien là le problème. Après l'avoir envoyé au sol grâce à un coup dans la mâchoire, j'ai ressentis un plaisir mélangé à de la haine qui m'envahissaient. Je ne répondais plus de mon corps et j'ai continué à le frapper, sans m'arrêter, le défigurant littéralement, j'avais son sang partout sur mes poings. Et je continuais encore et encore. Ça a bien duré plusieurs minutes mais heureusement quelqu'un a réussit à m'arrêter même si le mal était déjà fait. Reprenant conscience petit à petit, je commençais à paniquer et à regretter. Ce n'était pas moi, je ne me connaissais pas aussi violent et encore moins à prendre du plaisir sur la souffrance de quelqu'un d'autre. Voilà pourquoi je me suis fait virer de mon établissement et la sanction est amplement méritée. Le jeune garçon que j'ai tabassé est encore aujourd'hui entre la vie et la mort. C'est pour ça que désormais je m'interdis de perdre le contrôle de moi une nouvelle fois et que je les laisses passer leur haine sur moi. Ce n'est pas de la faiblesse ou un abandon, je veux juste leur permettre de se sentir mieux, après tout, je veux venir en aide aux plus démunis et si les aider c'est leur permettre de déverser cette haine, et que je dois la subir, je suis prêt à le faire. D'un autre côté, cela me permet de me repentir de mon dérapage.."

Sirotant une nouvelle fois son thé, il n'osait regarder Saji, il gardait le regard fixé au sol avant de reprendre.

- "C'est pourquoi je vous demanderais d'inventer quelque chose à mes parents mais ne pas leur dire la vérité. Ils ont déjà assez subis à cause de mes bêtises, je ne veux pas les inquiéter plus. Et si cela ne vous dérange pas, le temps que mes blessures se soignent un peu, je veux bien rester pour ne pas qu'ils s'en aperçoivent.."

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Ven 7 Déc 2018 - 13:05
La violence légitime. Une oxymore? Une problématique récurrente au sein du village de Kiri, peuplé de mercenaires, d’anciens criminels et d’errants. Nombreux aussi sont ceux qui, par habitude ou après avoir expérimenté la guerre laquelle est venue aux portes du village maintes et maintes fois, ne savent plus identifier la frontière entre ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. Rééduquer les mœurs, intégrer les individus en marge, restaurer l’image de Kiri aux yeux du monde. Travailler sur la discipline morale. Une nécessité qui a été soulevée par Saji lors de la réunion sur la construction de la caserne dans le quartier Kaguya en hiver 203, après avoir constaté que certains de ses coéquipiers n’hésitaient pas à tuer leurs ennemis sans réfléchir. Le sabreur masqué lui-même n’est pas exempt de ses fautes et il ne le sait que trop, et les images de son passé le hantent chaque jour et menacent son intégrité. Ses fautes, au lieu de le tourmenter, le raniment désormais. Il a cessé de se tourmenter comme il le faisait dans le passé, avant de faire la rencontre d’une jeune fille aux cheveux argentés qui l’a purgé de sa haine de soi-même. Mysto serait-il atteint du même mal ? La raison pour laquelle il se laisse faire face aux violences dont il est la victime ? Peut-être cherche-t-il à se punir en quelque sorte, se châtier pour une faute qu'il a commise.

Il raconte son histoire, une histoire de regret, une histoire de violence. Violence dont il a été la cible par ses camarades de classes de son ancien établissement. Pendant longtemps, il a accepté d’être le réceptacle de leur haine, refusant de se défendre. Pour éviter que sa situation n’empire ? Par compassion envers ses agresseurs ? Ou bien les deux. Mais vient un jour où même l’âme la plus patiente au monde ne peut retenir sa colère qui gronde. A cet âge-là, qui aurait pu ? Difficile d’être suffisamment mature, et la jeunesse est la période où souvent on fait les mauvais choix. De là il nous est possible de tirer les conclusions qui s’imposent à l’âge adulte, regarder derrière en apprenant à ne plus répéter les mêmes erreurs. Pour Mysto, son erreur a été d’enfermer toute sa colère en lui-même, jusqu’à ce qu’elle devienne incontrôlable. Ce qui interpelle le plus Saji, c’est le fait que le jeune homme avoue avoir « ressenti du plaisir mélangé à la haine ». Et d’après ce qu’il dit, il ne se serait pas arrêté de frapper son camarade à terre si on ne l’avait pas retenu. Un déchaînement de violence qui ne lui ressemblait pas.

Par conséquent, il ne souhaite plus que cela se reproduise et se refuse à frapper qui que ce soit à l’avenir. C’est aussi une marque de compassion de sa part, car ainsi il leur permet de déverser leur haine sur lui. Pour déverser leur haine, ils le font. Mais qu’en sera-t-il quand son corps ne le supportera plus ? Quand un jour, le coup de trop viendra mettre fin à ses jours ? Même si son comportement part d’une bonne intention, celle d’un « repentir », le garçon semble avoir développé des habitudes problématiques qui ne peuvent que le desservir dans son évolution. Mais au fond, il a du cœur, ce qui est déjà un bon début. Mais parfois, la violence devient nécessaire pour défendre ses valeurs, la mesure de cette violence vient avec le jugement que l’on nourrit au fil des expériences. Faire des erreurs fait partie de l’apprentissage, et cela ne doit pas être un frein pour le développement personnel.

Sur ces longues paroles empreintes de regret, Mysto prend une gorgée de thé en baissant les yeux, de peur de croiser le regard du sabreur masqué. Ce dernier, assis en tailleur, ne bouge pas depuis tout à l’heure. Intéressé par ce qui vient d’être dit, il écoute aussi la demande de l’invité, qui confie ne pas vouloir informer ses parents de la vérité, par peur de les inquiéter outre mesure. Il souhaiterait aussi rester ici, de façon à ne pas se montrer dans son état qui risque de trahir les violences dont il a été victime. L’interprète semble surpris par cette proposition et se tourne vers l’homme masqué qui se met à croiser les bras, réfléchissant à la demande qui vient d’être faite. Après mûre réflexion, il effectue quelques signes qui sont accueillis par un hochement de tête et une traduction orale.

« Malheureusement, nous ne pourrons pas mentir pour vous, quand bien même votre histoire nous touche beaucoup. Le Clan des Sabreurs ne peut pas prendre cette responsabilité. En revanche, Maître Saji vous propose de dormir dans la taverne du quartier, il préviendra le gérant de nous envoyer la facture. Et si vous le désirez, vous pourrez revenir au Grand Dojo pour vous entraîner autant que vous le souhaitez. Qu’ils soient membres du clan ou non, tous les shinobis du village sont autorisés à venir s’entraîner librement et gratuitement. »

D’autres signes de la part du sabreur masqué.

« Pour le moment reposez-vous dans cette salle, nous ne l’utiliserons pas aujourd’hui. Et puis Maître Saji a une autre question suite à ce que vous avez dit tout à l'heure sur votre nindô : qu’est-ce qu’un "grand shinobi" pour vous ? »

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Ven 7 Déc 2018 - 23:39
Ne rien dire aux parents, de façon à ne pas les inquiéter et de les protéger. En effet, à plusieurs reprises Mysto avait reçu des menaces concernant ses proches si celui-ci allait se plaindre. Peut-être pour cette raison qu'il se laisse désormais frapper sans jamais en parler. Ou alors veut-il régler ça de lui-même pour montrer qu'il peut gérer ses soucis sans forcément avoir l'aide des plus grands. Mais penser de cette façon pouvait facilement le faire sombrer dans la solitude et tout le monde sait que la solitude peut facilement vous transformer. Devenir la personne qu'il ne souhaite surtout pas être sans s'en rendre compte, laissez la haine s'emparer de lui sans s'en rendre compte en encaissant encore et encore jusqu'au jour où il lui sera impossible de supporter plus de violence.

C'est pour cette raison qu'il espérait pouvoir trouver de l'aide grâce à cette personne en face de lui, Saji, l'homme muet et qui paraissait pourtant sage. Comment ne pas être fan d'une tel force mentale sans parler de sa force physique qui doit être tout aussi importante. Un modèle, pour le jeune garçon c'était clairement ce qu'il voyait en face de lui. Un modèle, l'exemple à suivre afin de sortir de cette boucle qui fait de lui un martyr, position qu'il ne saurait tenir encore longtemps si les choses ne s'améliorent pas. Et en parlant de s'améliorer, pourquoi ne pas s'entrainer soit afin de changer les choses. C'est ce que les mots du traducteur laissait ressentir à Mysto.

Il lui confia aussi qu'ils ne pouvaient se permettre de mentir au parents du blessé. Ils se devaient alors de les rassurer un maximum afin que ceux-ci ne soient pas inquiet pour leur enfant et c'est d'ailleurs ce que le jeune homme s'empressa de demander.

- "Dans ce cas.. Serait-il possible de les rassurer et leur indiquer que je ne reviendrais que lorsque je serais devenu plus fort ? Lorsque je pourrais les protéger.."

Il en profita pour les remercier de l'hébergement qu'ils proposaient afin que celui-ci puisse se reposer sans montrer ses blessures à ses géniteurs. Il accepta l'offre sans trop se poser de questions tout en se réjouissant de pouvoir revenir dans le dojo lorsqu'il le souhaitait afin de s'entrainer et apprendre à se défendre. Par se défendre il entendait évidemment de gérer les situations en essayant d'utiliser la violence le moins possible. Mais parfois, il n'est pas possible d'arranger les choses sans utiliser la force et c'est pour cette raison qu'il se devait d'en obtenir d'avantages. Saji reprit ensuite ses signes afin de demander au garçon quelle était son nindô, plus précisément ce qu'était un grand ninja d'après lui.

Mysto baissa la tête afin de réfléchir. Il devait être sur de sa réponse et ne pas donner le premier ressentit qui lui passait à l'esprit. Un grand ninja hein ? Un grand ninja a besoin de puissance et de relations afin de pouvoir gérer les situations critiques. Un grand ninja se doit d'aider les personnes en danger, donner sa vie pour les siens et son village. Il se doit parfois de prendre des décisions difficiles même si cela veut dire faire souffrir certaines personnes pour que la majorité se sentent bien. Un gr...

Relevant la tête, un petit sourire apparut au coin des lèvres du jeune homme.

- "On nous rabâche beaucoup de chose sur ce qu'est être un grand ninja. Mais pour moi, être un grand ninja ce n'est pas être le plus fort, le plus intelligent ou quoi que ce soit d'autre.. Après tout, il existe des grands ninjas dans les deux camps, que ce soit les "gentils" ou les "méchants". Non.. Pour être un grand ninja, d'après moi, il faut avoir confiance en soit et en ceux qui nous épaule. Il est impossible pour une personne de gérer toutes les crises d'un village mais si il travail main dans la main avec les siens alors ils deviendront tous de grands ninjas. Être un grand ninja c'est épauler et être épaulé par ses compagnons. Un jeune Genin peut être un plus grand ninja qu'un Jônin. Mon nindô personnel c'est de toujours aider ceux qui me sont venu en aide, et c'est pourquoi, sans vouloir vous manquez de respect maitre Saji, que je vous jure, qu'un jour, je finirais par vous rendre la pareil de ce jour. Je n'attends aucune réponse de votre part, je ne veux pas que vous acceptiez ou que vous refusiez, ce n'est pas une demande mais une promesse."


Posant son verre de thé, Mysto déposa les paumes de ses mains sur le sol avant de se rabaisser collant ainsi la tête contre le sol malgré les douleurs que cette position lui provoquait. Il se devait de lui montrer son respect et qu'elle est la meilleure façon que de s'abaisser non pas par soumissions mais pas fierté.

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Sam 8 Déc 2018 - 23:36
Si la demande d’hébergement du jeune est homme est accueillie par un refus au départ, Saji lui propose cependant un compromis, celui de dormir dans une taverne non loin d’ici. Les frais seront couverts par le clan dont le budget est déjà serré. Pourquoi un tel choix ? L’interprète lui-même ne comprend pas exactement ce qui motive le maître bretteur dont l’expression du visage ne transparaît pas à travers le masque. Ce qui est clair en revanche, c’est qu’il est relativement touché par l’histoire de ce garçon victime de violences et qui ne veut que le bien des gens, même ceux qui l’agressent. Paradoxe, mais pas tellement. Tout est logique dans son esprit. Il se donne, il se sacrifie pour que les autres puissent se défausser de leur colère. Ne serait-il pas plus simple qu’ils le fassent sur des mannequins en bois ? Une réflexion sensée que beaucoup de personnes feraient. Non, en vérité ce n’est pas suffisant, les mannequins sont inanimés et ne ressentent pas la souffrance. Car l’être humain peut être sadique quelques fois, et vouloir voir la souffrance de l’autre pour s’élever. Un bouc émissaire, un martyr. Un héros en devenir ? Ou un inconscient ? Et si l’origine du problème n’était pas les agresseurs, mais l’agressé ? En se mettant constamment dans cette position de faiblesse, il leur autorise à le frapper, il accepte de recevoir les coups. Il l’admet lui-même, il veut être le réceptacle de leur haine. Se défendre serait peut-être la solution, apprendre à réagir de la meilleure façon possible. Il faut mettre un terme au cercle vicieux de la violence. Il doit comprendre que ce qu’il fait ne le mènera nulle part, seulement à s’auto-mutiler, alors qu’il est convaincu de faire le bien. Une illusion d’aider les autres alors qu’en réalité, il ne fait que leur donner raison et à les inciter à le frapper en toute impunité. La violence doit cesser, pour le bien de Mysto, mais aussi pour le bien de ceux qu’il pense aider.

Une question a priori anodine est posée au garçon encore candide mais qui aspire à devenir un grand shinobi. Justement, le sabreur souhaiterait savoir quelle image Mysto a d’un grand shinobi ? Doit-il défendre des valeurs ? Être le plus fort ? Aider les autres ? Il n’y a pas de réponse vraie, il n’y a pas de réponse fausse. Il s’agit seulement d’avoir un aperçu du prisme sous lequel son interlocuteur voit les choses, de façon à comprendre ce qui le motive au plus profond de lui-même. Baissant la tête, il semble réfléchir à sa réponse, hésite. Pourtant, il devrait savoir ce qu’il veut dire par « grand shinobi », Saji ne veut pas l’écouter pour qu’il essaie de donner la réponse qui convienne au sabreur muet. Une réponse sincère suffit. Peut-être cherche-t-il seulement les mots pour s’exprimer, ou peut-être n’y a-t-il pas tellement réfléchi. Relevant la tête, Mysto commence par dire que le ninja n’est pas forcément le plus fort ou le plus intelligent. Qu’il soit dans un camp ou dans un autre, gentil ou méchant, un grand shinobi est l’élément d’un tout, un membre d’une équipe, le soldat d’un village, le défenseur d’une nation. Il noue une relation de confiance avec ses pairs de façon à travailler en harmonie avec eux. Les shinobis n’existent pas sans les autres. Il n’y a pas de grand shinobi au singulier, mais bien des grands shinobis.

Le discours inspiré du jeune homme s’achève sur une promesse, celle qu’il aidera son bienfaiteur en retour pour ce qu’il a fait pour lui. Au lieu de se montrer poli et lui dire que ce n’est pas nécessaire, Saji s’arrête, respecte cette détermination dans le regard de son interlocuteur qui vient de s’engager à aider les autres, ainsi que lui. Mysto s’incline, tête contre le sol, surpasse sa souffrance pour montrer tout le respect qu’il a pour son « sauveur ». Surpris d’abord, et souriant ensuite, l’homme masqué acquiesce, et fait des signes vers l’interprète.

« Vous avez raison. Un grand shinobi dépend beaucoup de ses pairs, il n’est pas un solitaire. Il a pour devoir de protéger les siens, travailler avec ses partenaires de façon à accomplir un but commun. »

Le sabreur se lève et fait aussi signe au garçon de se lever. Il est temps pour lui de partir. Peut-être se croiseront-ils de nouveau à l’intérieur du Grand Dojo. Il demande au traducteur de parler une dernière fois à leur invité, afin de lui rappeler qu’il est toujours la bienvenue.

« Comme il vous l’a dit, n’hésitez pas à revenir pour vous entraîner. Mais pour l’instant, faites attention à votre côte cassée. Vous aurez besoin de repos. Monsieur Saji sera là si vous avez besoin de le voir, mais il se peut aussi qu’il soit demandé pour des missions à l’extérieur. Il espère vous revoir bientôt, et vous souhaite bon courage dans votre apprentissage pour réaliser votre nindô. »

Sur ces mots, Saji se tourne vers la sortie pour retourner à l’entraînement, car le village de Kiri a besoin de lui, comme il aura besoin de Mysto, peut-être plus tôt qu'il ne le pense.

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Dim 9 Déc 2018 - 22:59
Mysto avait répondu ce qu'il semblait juste, il espérait que sa réponse satisfasse l'homme masqué et il ne fallut pas longtemps pour qu'il connaisse la réponse. En réalité il n'y avait pas de bonne ou mauvaise réponse, chacun voit la chose à sa façon mais certains pensent trop à leur propre réussite sans penser aux autres. Et ce n'était pas le cas du jeune garçon, qui bien au contraire se mettait à l'écart pour le bien des siens.

Comme le précisait ensuite Saji, un grand ninja dépend de ses coéquipiers, il est protégé par eux mais les protèges en retour. Ils travaillent ensemble, main dans la main, de façon à accomplir de grande chose. Et certes, avancer seul permet d'aller plus vite mais avancer à plusieurs permet d'aller plus loin. Le sabreur se leva ensuite en faisant signe au blessé d'en faire de même. Mysto fini de boire son thé et se releva lentement et difficilement, sa blessure le faisant souffrir l'obligeant à échapper une grimace.

Le traducteur lui assura qu'il pouvait revenir pour s'entrainer quand il le voulait mais que pour le moment, il se devait de se reposer et qu'il pouvait compter sur Saji si besoin il y avait. L'homme masqué s'en alla après que Mysto l'ai remercier en s'inclinant difficilement. Les gestes comptent parfois plus que les paroles. Il remercia ensuite le traducteur et sortit à son tour du dojo, se dirigeant vers la taverne du quartier comme il le lui avait proposé.

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Retrouvailles chaleureuses (pv Saji)

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