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Metaru Shūuhei
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Mar 4 Déc 2018 - 19:40
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- « Eh bien… C’est la preuve que j’ai fait un long moment hors du village… »

Ou que je ne m’étais pas rendu compte, avec mes propres soucis. Au choix. Mais difficile de louper une femme qui a le ventre arrondi. Compliqué. Nouvelle qui m’arracha finalement un sourire. Ma cousine avait encore eu un gosse. Pas mal de rumeurs couraient sur sa supposée liaison avec Hisao et si c’était le cas, c’est qu’il avait été efficace le bougre. Difficile de résister à sa joliesse en même temps. Je pouvais moi-même témoigner en vérité. J’avais été happé dans les mailles de son filet pendant une bonne partie de notre vie avant de lui rendre sa liberté, finalement. La vérité connue de tous était le désaccord de ses parents sur un mariage. Mais l’autre vérité qu’elle-même ne savait pas, c’est que mon père s’était également opposé à notre mariage. Autant dire que de tels avis -voire même ordres- m’avait complètement brisé dans mon élan, d’où mon abandon. Est-ce qu’il m’était arrivé de le regretter ? Oui, parfois. A plusieurs reprises même. Jusqu’à l’arrivée de Nora dans ma vie qui avait complètement tout chamboulé.

- « Tu es déjà allé la voir ? »

La douce voix de ma mère m’avait sorti de mes rêveries. Elle avait été la seule qui m’avait encouragé dans ma relation avec Itagami dans le temps. Malheureusement, l’avis paternel avait étouffé son soutien. C’est dire à quel point notre société était encore misogyne. J’avais peut-être rompu avec les traditions en élisant Reiko chef de clan et kage, mais les habitudes avaient la dent dure. Tout ne changerait pas du jour au lendemain. Je finis par avoir un soupir, avant de poser mon verre d’eau sur la table basse devant moi, puis je me redressai avant de faire un signe de tête à ma mère que j’y allais sur le champ. Elle m’aurait foutu aussitôt foutu la pression si jamais je ne bougeai pas mes fesses. Sur cette initiative, la vieille Metaru eut un sourire qui accompagna ma sortie du salon dans lequel nous étions et se remit à tricoter paisiblement. Moi pendant ce temps, je pris la direction de ce que je pensais être ses appartements. Il faut dire que je ne les avais jamais vraiment approchés de peur de rechuter. La chair était faible. Trop faible.

- « C’est inutile de te cacher tu sais ? Et puis je vais croire que je suis moche à chaque fois que je m’approche de toi… »

J’eus un rire suite à ces phrases. Alors que je m’approchais des quartiers de sa mère, j’avais senti sa présence. Kuu-chan. Et comme d’habitude, cette dernière s’était planquée pour ne pas que je la vois ou pour je ne sais quelle autre raison. Inutile. M’enfin bon… Je finis par tourner ma tête vers sa position, avant que celle-ci ne fasse émerger sa petite bouille toujours aussi mignonne de derrière le mur où elle se cachait. Après quelques longues secondes d’hésitation, elle finit par sortir de sa cachette et s’approcha prudemment de moi… Avant de finalement se ruer vers moi comme une furie. Je tendis alors les bras et la réceptionnai tranquillement avant de la serrer contre moi. La gosse enfouit rapidement son visage dans mon cou tandis que je rigolais en passant l’une de mes paluches dans sa chevelure qui avait étrangement la même coloration que la mienne. Un détail qui me fit tiquer, mais que j’oubliai vite fait en avançant vers les chambres de sa mère. Bien évidemment, je taquinai la petite tout le long du trajet jusqu’à arriver enfin à destination.

- « Itagami ? C’est Shuuhei ! Je peux entrer ? »

‘Fin, je haussais ma voix dans le vide, mais je savais même pas si elle était là…

Et j’avais même pas eu la présence d’esprit de demander à sa fille…
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Metaru Itagami
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Mer 5 Déc 2018 - 1:43
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Allongée dans ma chambre, le regard vide dirigé vers le plafond, je réfléchissais. C’était en effet quelque chose qui m’arrivait bien plus souvent que la majorité des gens penseraient ; ce stéréotype de la fille aux cheveux paille était bien ancré dans les esprits, ceci-dit, là n’était point le sujet de mes pensées. Main sur le ventre, délesté de son occupante, mon esprit était tourné vers le futur, le proche, le moyen comme le lointain. Si pour mes filles les ressources financières ne représenteraient en rien un problème aux vues des sommes que je leur avais mis de côté, il existait un élément qui m’inquiétait plus que tout ; l’instabilité de ce monde.
Ce monde, celui des Shinobis, cette ère… elle était tout sauf appropriée pour l’élevage d’enfant, et c’était pourtant dans cet enfer que j’avais invitée Seina et c’était dans cette géhenne que j’avais mis la pression de cette vie à protéger sur les épaules de Kumiko chan… Bien entendu je n’avais jamais été explicite à ce sujet, mais le simple fait de l’avoir mise au monde après elle, le simple fait d’en avoir fait une grande sœur lui donnait la responsabilité de veiller sur elle et je savais que mon petit ange protègerait son chérubin… Mais pourquoi tant d’inquiétudes ? L’état de Yahiko, Chiaki et même Reiko après l’attaque de ces prisonniers était aussi alarmant " qu’ignignorable… "

- Ma fille est née prématurément et y survit… Fis-je dans un murmure, resserrant petit à petit le poing dans le courant de cette réflexion. mais alors que son corps fragile demande le plus grand calme et la plus grande attention, les vents d’une attaque ont soufflés jusqu’ici… ici sur ce village en lequel je voyais un havre de paix…

Mon morceau de paradis avait été chamboulé par cette attaque qui avait frappé le pays. Non Kumo gakure n’avait souffert d’aucuns dégâts, Reiko chan et les shinobis ayant réagi à cet évènement avaient réussi à endiguer les plans de ces scélérats ; seulement voilà. Pour moi… le mal était fait. Kumo ne représentait plus cette bulle increvable et inatteignable que j’imaginais, même s’il était sous bonne garde, même si une autre éventuelle attaque était certainement tout aussi bien gérée… rien ne me garantissait qu’avec l’ampleur des jutsus des prisonniers de cette geôle oubliée, le village n’aurait jamais à souffrir d’éventuellement dégâts collatéraux.

- Qu’est ce que je suis supposée faire contre ça ?

Main devant le visage, scrutant chacune des lignes de celle-ci je réfléchissais, réfléchissais à ces éventualités, réfléchissais à mes capacités actuelles, réfléchissais aux différents cas de figure dans lesquels je pouvais me trouver. J’avais été élevée dans une famille proche de la noblesse, la politique et l’art de la parole ne m’étaient donc en rien inconnus, mais l’existence même de ces prisonniers rendaient ces lubies aussi pertinentes que le serait la présence d’un eunuque dans une maison close. J’avais presque réussi à faire la passe sur cette recherche bête et aveugle de la puissance, presque réussi à véritablement commencer à profiter de la vie et des douceurs qu’elle avait à nous offrir ; mais fort était de constater que le choix ne m’était point donné…

- Du moins si je veux qu’elles puissent vivre dans un monde… ne serait-ce que potable… Il allait falloir que je me batte pour ça…

Je revenais de l’hôpital, plus précisément de la section s’occupant des enfants. J’y avais passé toute la matinée à observer ma petite Akahoshi ; je la revoyais encore sous sa coupe de verre, isolée de l’extérieur et de ce monde que son organisme ne saurait combattre présentement. Pour protéger cette petite chose et sa sœur ainée… me devais-je vraiment de devenir plus violente que la violence elle-même ?

- « Itagami ? C’est Shuuhei ! Je peux entrer ? »

À dire vrai, ce n’était pas les coups frappés à la porte qui m’avaient tiré de mes pensées, c’était plutôt mon nom, prononcé par une voix que je ne pensais point entendre de sitôt. Me redressant, vérifiant d’être correctement vêtue malgré le fait que certaines de mes tenues étaient devenue trop petites avec l’après-grossesse, j’expirai un instant, tachant de me sortir ces idées de la tête avant de répondre.

- Oui entre… répondis-je finalement. je ne m’attendais pas à te revoir si tôt ceci dit… Fis-je avec un petit sourire ; Ni provocateur ni aguicheur, un simple sourire de contentement ; bien que l’individu me connaissant, il y avait de belles chances qu’il comprenne que quelque chose me préoccupe.

Par-contre, la première chose qui attira véritablement mon attention était Kuu chan, accrochée à lui comme une chauvesouris à sa branche. Hum… malgré tout le ressenti qu’elle pouvait avoir contre lui, c’était normal qu’elle apprécie cette position, c’était son père après tout ; dans ce monde où la mort attendait tout shinobi à chaque détour de rue, il était naturel qu’après cette attaque Kuu soit heureuse de le voir en un morceau.
À l’expression de son visage il ne semblait toujours pas avoir compris, bien que la teinture de sa chevelure soit à refaire et que les traits se fassent petit à petit ressentir. Un sourire amusé, posant le regard sur Shuuhei, je lui indiquai un des nombreux poufs présents dans la chambre pour qu’il s’y mette à l’aise. Fut une époque, une époque révolue… où je lui aurais offert de prendre place à mes côtés, mais pour lui comme pour moi… maintenant, pareille hérésie n’était plus imaginable.

- Alors, comment s’est passé ce voyage ?

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Mer 5 Déc 2018 - 10:48
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- « D’habitude, les gens déclarent que j’ai fait plus de temps que prévu en dehors du village… T’es la première à me dire que je sois revenu tôt à vrai dire… Je t’ai manqué ? »

J’eus un sourire sous ma boutade. L’idée était de l’asticoter un peu. Il n’y avait de toute façon aucune manière entre nous compte tenu de la relation que nous entretenions par le passé ; sans compter que j’avais très vite compris à son visage qu’il y avait quelque chose qui la turlupinait. Je n’irai plus jusqu’à dire que je la connaissais sur le bout des doigts -ce qui était le cas fut un temps-, mais il y avait chez elle des signes qui ne trompaient pas. Elle pouvait difficilement me berner donc. En attendant de la questionner dans ce sens, je finis par me déplacer jusqu’aux poufs qu’elle m’avait désigné puis je m’installai confortablement sur l’un d’entre eux tout en gardant la gamine dans mes bras… Enfin… Il serait plus juste de dire qu’elle était tellement accrochée à moi que je n’avais même pas besoin de la tenir. De quoi m’arracher un sourire alors que je m’étais remis à caresser sa chevelure toute douce. Vraiment mignonne !

- « Ce voyage a été laborieux sinon ! Assez laborieux, mais j’ai constaté au moins une chose durant ces derniers mois : L’homme au chapeau a altéré toutes mes connaissances en matière de kinton sans pour autant complètement détruire tout ce qui fait de moi un Metaru. On va dire que ça m’a rassuré. »

En d’autres termes, j’avais toujours mon chakra kinton. Il était là, plus ou moins éveillé, mais pas encore assez effectif. Il me fallait d’autres choses que la méditation et la concentration pour le secouer définitivement et l’enflammer comme il se doit. C’était d’ailleurs la raison de ma présence ici. J’espérais justement qu’Itagami lise entre les lignes et le saisisse rapidement. Même si nous n’étions plus des amoureux, il y avait toujours une certaine complicité entre nous qui nous permettait de nous comprendre aisément et parfois même sans mots. Du reste, j’étais même ravi que notre relation ait toujours été bonne malgré tout ce qui s’était passé. Hormis Daisuke, Shisei, Reiko (dans une moindre mesure) et bien évidemment mam chère et tendre Nora, la jeune blonde était à peu de choses près ma confidente, pour ne pas dire ma meilleure amie. Oui, je pouvais très clairement la voir comme ça.

Et puis, elle était l’une des rares personnes à me parler sans langue de bois, d’égal à égal, ce qui ne pouvait que me ravir…

Avec cette nouvelle génération, je me sentais parfois dépassé et pas qu’un peu…

- « Mais assez parlé de moi. J’ai appris la bonne nouvelle ! Félicitations ! C’est un p’tit gars ou une fille ? J’espère que t’es pas trop jalouse d’ailleurs, Kuu-chan… »

La gamine dans mes bras releva sa belle bouille vers ma sale gueule de vieux SDF et secoua frénétiquement la tête dans tous les sens pour me signifier que non. Puis, son regard brilla brusquement si bien qu’il m’arracha un rire. Au moins, elle le prenait bien. Contente d’avoir un petit bout sur lequel veiller dorénavant. Parfait. Ça me faisait d’ailleurs penser à ma relation avec Reiko et Kahei. Je n’avais pas été un grand frère exemplaire à bien des égards, mais j’étais sûr et certain qu’elle ferait une bonne grande-sœur. Avec son âge d’ailleurs, il était temps qu’elle s’entraine assidument et qu’elle s’intéresse à la forge. Peut-être était-ce déjà le cas. Va savoir. Mais toujours est-il que je veillerais au grain. En tant que grand cousin pour ne pas dire tonton, il était de mon devoir de veiller sur elle comme sur tous les autres gosses Metaru. C’était le moins que je puisse faire. Et cela passait bien évidemment par mon kinton.

Je devais le retrouver !

- « Kuu-chan, tu peux aller dire en cuisine que j’ai envie d’un bon plat de tonkatsu ? »

La gamine acquiesça, fit un bond pour s’échapper de mes bras et fila illico vers la cuisine. Diversion réussie.

- « Alors, qu’est-ce qui t’inquiète ? Et n’essaye même pas de me raconter de conneries, on se connait bien toi et moi… »
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Ven 7 Déc 2018 - 13:11
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Toujours le mot pour rire lui, c’est sans grande surprise qu’il réussit à m’arracher un sourire, malgré les difficultés par lesquelles je savais présentement passer. D’amants à « amis »… notre relation aurait bel et bien pu être aussi simple que ça… si notre relation passée n’avait engendré aucun fruit. Le regard sur Kuu qui ne voulait visiblement pas lâcher son père, j’eus en sourire en le voyant interagir avec alors qu’il prenait place où je le lui avais indiqué. Si elle connaissait son identité, lui jouait simplement avec elle sans véritablement se rendre compte qu’elle était plus qu’un simple membre éloigné de sa famille ; un sourire coupable sur le visage, consciente que cette situation n’était ni sa faute, ni la mienne, et encore moins celle de Kuu… il était peut-être temps que je lui en fasse part. Qu’il sache aussi qu’il ne pouvait trop se permettre d’agir comme il l’avait fait avec l’homme au chapeau ; que lui aussi devait toujours garder en tête qu’il devait revenir pour quelque chose de plus important que tout ça…

Ce très cher Nidaime me fit un petit rapport de son voyage, voyage qui en plus d’être une lune de miel se voulait initiatique pour récupérer ses habilités perdues. Écoutant attentivement ses dires, je compris assez vite pourquoi il était là ; faut dire que lorsqu’il nous avait fait part de la perte de son habilité à maitriser le métal, si nombre d’entre nous avaient du mal à y croire, moi espérait qu’il s’en remettrait. J’espérais que son corps n’avait pas simplement été vidé de toute substance de ce qui faisait de notre chef de clan, le meilleur forgeron de son époque, qu’il s’agissait simplement d’un mauvais, d’un genjutsu ou de quelque chose dans le genre. D’un élément qui l’empêcherait de parvenir à certains « résultats » sans pour autant rendre ceci complètement impossible…
Oui, je parlais aussi de moi-même actuellement, de moi et de cette époque où cette prison de fuuin était encore si puissante que le simple fait d’être dans la même pièce que l’une de mes restrictions, c’est-à-dire lui, était suffisant pour me mettre mal alaise. J’étais assaillie par tant de genjutsus et d’attaques mentales à ces moments… j’avais tant étudié de situations et de moyens de me débarrasser de ceci, que simplement dominer ces « chaines » avec mon chakra ne m’avait pas paru éligible comme situation… Écraser la pression de ce qui faisait de mon corps une prison par celle de mon chakra… Je fermai les yeux sur la main que j’observai, changeant de sujet pour revenir à ce qu’il venait de me dire.

* La question est donc, comme rappeler à son corps l’utilisation de son arme la plus efficace…* Fronçant un peu le regard en étudiant les différentes possibilités, sa présence ici se faisait de plus en plus claire… Si Reiko était une combattante hors pair, je restais la Metaru avec le contrôle le plus précis de notre Kekkei Genkai.

- C’est une petite fille… Répondis-je avec un sourire, désignant de la tête une photo sur le chevet de mon lit… une nouvelle pensée pour cette petite chose qui m’attendait à l’hôpital. Akahoshi Seina chan… Hisao lui a trouvé un joli nom… Poursuivis-je dans cette lancée, lui donnant le nom de sa belle-fille… si l’on pouvait le dire ainsi ?!

La réponse de Kuu à sa question était On peu plus naturelle, nous avions tant combattues pour sa survie, je l’avais tant protégée de ce qui nous menaçait, que la voir adopter cette attitude protectrice pour sa petite sœur était tout à fait naturel ; elle devait certainement me revoir lutter pour nous sortir de cet enfer dans lequel nous nous enfoncions… la voir m’imiter maintenant qu’elle commençait à comprendre mes sentiments vis-à-vis de cette époque n’était donc en rien surprenant.
Finalement Shuu l’envoya à la cuisine, chercher de quoi manger et comprenant la stratégie j’y ajoutai une nouvelle ligne :

Et prend une douche avant de revenir… lave toi bien les cheveux. Précissai-je alors qu’elle m’observait… choquée. Elle jeta un nouveau coup d’œil à Shuu, me regarda de nouveau pour être véritablement sure qu’elle le devait… avant de partir, avec certes un certain entrain, mais maintenant une pointe d’inquiétude.

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- Ce qui m’inquiète… Répétai-je en levant le regard vers lui, puis vers la fenêtre de ma chambre. … mes filles… répondis-je après un certain temps de réflexion.

- Non… ce n’est pas correct… M’interrompis-je en baissant le regard. Ce monde… ce monde ne les mérite pas… je pensais avoir trouvé en Kumo un havre de paix, un endroit dans lequel je pourrais leur permettre de vivre sans se soucier des atrocités de l’extérieur. Fis-je en baissant le regard, me rendant compte que j’allais faire la même chose que mes propres parents ; enfermer mes bien-aimées dans une cage dorée… , mais la récente attaque des prisonniers sur Kaminari… A été un choc… Fis-je simplement décidée à ne rien lui cacher, car il détecterait certainement mes mensonges… et aussi parce que ceci le concernait au moins autant que moi. Les affres de certains de leur jutsus ont même secoué Kumo, malgré la distance les séparant, d’après les rapports c’était un véritable clash de titans… heureusement que ta très chère sœur et l’équipe improvisée qu’elle a montée a pu s’en débarrasser…. Mais… que se serait-il passé s’ils avaient combattu un peu plus près de Kumo ? Que ce serait-il passé si leurs jutsus ou ne serait-ce que leurs retombées étaient parvenues jusqu’au village ? Combien de victimes collatérales allaient ton déplorer ? Et si dans ses victimes… se comptaient aussi mes enfants ? fis-je la voix de plus en plus basse.

- j’étais à l’hôpital quand tremblait le pays sous ces attaques, veillant sur ma nouvelle née… priante pour que rien de fâcheux n’arrive à la bâtisse, car c’est elle et toutes ses installations qui lui assurent une certaine survie puisqu’elle est prématurée de plusieurs semaines… et j’en suis venue à me poser cette question… « Qu’aurais-je fait… si dans cet hôpital à ce moment-là si une de ces gangrènes du monde était apparue ? » Aurais-je tenté de négocier ? Aurais-je essayé de combattre sachant que mes chances étaient proches de zéro ? Aurais-je supplié pour la vie de ces nourrissons ici présents et bien entendu pour celle de ma fille ? À quel point me serais-je éventuellement humiliée pour assurer leur survie…

- … Et j’en suis venu à me demander… comment mes filles pourraient-elles me regarder en face… si j’avais commis des impaires pour leur accorder cette vie… et quelle vie auraient-elles si l’exemple que je leur offrais était celui de la reddition…

Ayant serré le poing tout du long, toujours plus en colère contre moi-même et cette terreur que je ressentais à ce moment, cet affreux sentiment de se sentir sur le point de tout perdre… je finis par tourner vers mon regard mes mains en sang malgré le métal qui les recouvraient… j’ai refait face à cette dure réalité que j’avais perçue à Hi no Kuni… je suis trop faible… trop faible pour protéger ce qui me tient à cœur, trop faible pour leur assurer un avenir sans danger… trop faible… pour changer ce monde… … … i Have to become stronger… … much… much… much stronger… Et encore… serait-ce suffisant ? Que ferais-je si ma route croisait celle de l’home au chapeau…

… je ne sais même pas… si j’aurais pu rester saine d’esprit si comme toi j’avais perdu le kinton… j’en serais devenue une véritable loque… Poursuivis-je avec un sourire nerveux, subitement consciente que je ne jurais que par ce bonus que m’avaient accordé nos gênes… je commence à mieux comprendre… comment tu es devenu raikage… you where certainly strong enoutgh to handle this…

- Je veux leur faire un monde meilleur… n’est-ce pas naturel pour une mère de souhaiter le mieux pour ses enfants ? j’avais cette impression cette drôle d’impression de courir après une chimère, mais… était-ce un mal… ? Que de vouloir le bien de sa progéniture ?

- … … … … Qu’est-ce que je dois faire… … ... Shuu ?

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Sam 8 Déc 2018 - 1:26
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- « Tu vas trouver ça paradoxal, mais je suis plus ou moins content que tu sois autant tiraillée. »

Sur ces dires, j’eus un doux sourire. On pouvait penser que j’étais devenu un sadique ou que je me satisfaisais de sa condition, mais tel n’était pas le cas. J’avais juste du recul et une façon différente de voir sa situation. Il y a des choses qui ne changeaient pas et la voir aussi inquiète me rappelait quelque peu notre relation d’antan. Il y avait même quelque chose de mignon et d’attendrissant chez elle. Comme une petite fille proie au doute, encore et toujours. Pourtant, malgré ses craintes actuelles, Itagami était une grande dame. Une mère qui plus est. C’était clairement une chance inestimable qu’elle avait. J’aspirais moi aussi à cet idéal… Avoir des gosses. Mais depuis lors, je n’avais pas eu de chance. Ce n’était pourtant pas faute de pratique et de faire ce qu’il faut avec Nora… Même si le rôle de kage et la perte de ma kinton ne m’avaient pas facilité la tâche. Difficile de penser à une éventuelle progéniture avec tout ça, clairement… De quoi m’arracher finalement un soupir avant de porter un regard vers l’extérieur…

« Ton instinct maternel est fort. Très fort. Ce sont tes filles qui sont chanceuses en tout cas et ça fait plaisir à voir. Je dois avouer que je te jalouse quelque part. J’aurai aimé avoir ce genre de préoccupations à vrai dire. Pouvoir m’inquiéter pour mon fils ou ma fille… Je sais, je sais… C’est pas vraiment quelque chose à envier, mais même avec toute l’aura protectrice que j’ai et tout le bon cœur du monde, je ne pourrais pas te comprendre comme il faut ou tout du moins, m’imaginer un seul instant être à ta place. C’est donc ce qui va m’amener à te dire ceci et ne le prends pas du tout mal :

Je ne saurai pas vraiment te dire quoi faire ; ou plutôt, ce n’est pas à moi de le faire. Ce serait non seulement présomptueux de ma part, mais ce serait aussi une insulte à Hisao. S’il y a une personne capable de répondre aujourd’hui à tes questions ou aux doutes qui t’envahissent, c’est bien lui. Tu trouveras ça culotté de ma part, mais un homme n’a pas seulement limité à son devoir conjugal. C’est bien plus que ça. Maaah… C’est quelque chose que tu sais pertinemment, donc je ne m’attarderais vraiment pas sur le sujet, ne t’en fais pas. Par contre, je serai contradictoire pour le coup :

Si je ne peux pas te dire exactement quoi faire, je peux au moins confirmer ou infirmer deux points que tu as soulevés.

Le premier concerne ta propre force. Tu as tort de penser que tu es faible. Tu faisais partie à peu de choses près de mon conseil puisque je t’ai nommé à la tête de la raffinerie. Tu l’es encore avec Reiko. C’est dire que tu es l’une des plus puissantes kumojins actuellement. Qui plus est, tu t’es déjà bien illustrée sur des champs de bataille et tu as assez de puissance, d’aura et de reconnaissance pour carrément succéder à Reiko si jamais elle vient à démissionner ou à mourir lors d’un combat. Tu es jonin… Plus que ça même… Heidan. C’est dire à quel point tu es importante aujourd’hui pour Kumo.

N’oublie jamais ceci : Une chose est de se remettre perpétuellement en question pour une meilleure évolution. Une autre est de se dénigrer totalement et de gâcher son potentiel.

Tu es une figure forte et respectée de notre village. N’insulte pas ta lignée, ton sang. Relève la tête et fais la part des choses jusqu’au bout.

M’enfin… Je conçois que ça peut être compliqué vu que tu te positionnes surtout en tant que mère et ce comment tu tournes l’affaire... »


Là encore, j’eus un sourire. Je n’avais pas encore fini de parler, mais je préférai marquer une pause pour qu’elle puisse assimiler ce que je venais de lui raconter. Je n’étais pas spécialement bon dans ce genre de discours qui touchait surtout le développement personnel (mon dada à moi, c’était les discours d’exaltation lors d’une bataille et/ou dans une moindre mesure, les discours politiques) mais j’espérais avoir eu les mots justes, tout en restant à ma place : Celui du cousin, du frère et rien autre chose. Partir loin dans les conseils reviendrait à prendre le pas sur les devoirs de son compagnon actuel ou celui de ses parents. Ma vision pouvait être erronée, mais c’était clairement comme ça que je concevais les choses. Je finis par me relever pour me diriger vers la sortie et aller me poser mon cul au seuil de la porte de son appartement. Là, je fis ce que j’avais très souvent l’habitude de faire depuis que j’étais revenu : Me griller une clope. Un vrai bonheur. Le seul point positif qui découlait de l’absence de Nora, à vrai dire.

- « Par contre, t’as bien raison de vouloir devenir plus forte. Je vais être encore contradictoire comme dit tout à l’heure, mais c’est sans doute la meilleure chose à faire : S’entrainer, se dépasser, se surpasser même et devenir de plus en plus puissant pour assurer ses arrières et la protection des siens. Ça doit être ton motto, ton leitmotiv pour avancer et assurer un avenir meilleur à tes enfants. C’est d’ailleurs le but inavoué de la plupart des shinobis sains d’esprit, je pense. Je ne saurai pas dire si ce monde ne mérite pas tes gosses, mais c’était sans doute leur destin de naitre dans cette ère.

Du coup, t’as qu’une chose à faire : Bosser, bosser et bosser, toujours.

Ne te repose jamais sur tes acquis.

Et là, je te parle en connaissance de cause… »


Je me tus une nouvelle fois pour profiter de ma clope. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle je m’étais assis tout juste à l’extérieur : Pour ne pas empuantir son espace personnel d’odeur de nicotine ; sans oublier que son nourrisson ne devait pas être très loin. J’eus soudain l’envie de la voir, mais elle m’accorderait certainement ce privilège plus tard. La discussion était beaucoup trop sérieuse pour qu’on passe du coq à l’âne, sans compter que je ne lui avais même pas fait par des raisons de ma présence en ces lieux. Je levai ensuite mon regard vers le ciel. Il était clair, dégagé et un semblant de soleil se faisait même sentir, malgré le fait que nous étions en plein hiver. J’avais un air rêveur, presque désabusé et la cigarette plantée entre mes lèvres n’arrangeait pas vraiment le tableau. Je finis par souffler un coup. L’actualité était encore secouée par des attaques çà et là. Un coup de l’homme au chapeau ? Probable. Mais ils n’avaient qu’à bien se tenir, tous ces fouteurs de trouble ! Je comptais reprendre du service bientôt.

Très bientôt…

« Enfin, t’as encore tout faux de croire que t’es la seule à penser à tes filles. Tu es peut-être la plus concernée, la plus impliquée, mais n’oublie pas que tu as tout un clan entier à tes côtés. Toute une famille. En plus, tes cousins ont été respectivement deuxième et troisième raikage ce qui n’est pas un rien. A ce niveau-là, crois bien que t’as pas mal de gens pour protéger Kuu-chan et sa petite sœur. Et je ne parle même pas du père de cette dernière ! Tes inquiétudes en tant que mère sont fondées, mais n’oublie pas que tu as des gens sur qui compter et prêts à se saigner pour elles… »

Là-dessus, je me retournai ma gueule vers la sienne, tout sourire :

- « Moi vivant, il arrivera rien à tes gosses, ni aux autres bambins Metaru, tu peux me croire ! »

Je lui fis un clin d’œil, avant de tourner une nouvelle fois mon regard vers l’horizon…

- « Et c’est pour rendre cette affirmation plus vraie que jamais que j’ai besoin de ton aide, Itagami. J’ai besoin de réapprendre les bases du kinton et il y’a personne de mieux que toi pour ça ! Si c’est pas la preuve que t’es forte, qu’est-ce que c’est alors ? »
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Mer 12 Déc 2018 - 11:41
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Si j’espérais vraiment une réponse, une aide, un certain réconfort de sa part, je ne m’attendais en rien aux premiers mots qui traversèrent ses lèvres ; il était heureux ? Heureux de me voir me débattre ainsi ? Tiraillée entre crainte, désespoir et colère… et ce avec le sourire ? Fronçant immédiatement le regard, je posai sur lui un œil inquisiteur, attendant avec un calme froid la suite de ses dires qui ne tardèrent pas à se faire entendre. Je savais qu’il pouvait être sadique… Oooo mon corps devenue l’antithèse de ce mot ne s’en rappelait que trop bien ! Mais pour le moment, j’espérais qu’il y avait une véritable raison derrière cette… joie.
J’écoutai en silence et plus s’écoulaient les mots, plus se baissait ma garde, dire j’étais presque sur le point de lui hurler dessus. Ça ne me ressemblait pas… ou peut-être, si… je ne me reconnaissais pas moi-même dans cet état. Il n’aurait donc pas été surprenant que j’agisse avant de réfléchir. Il « Enviait » ma chance ? Celle d’avoir des enfants encore, je la comprenais, mais celle de devoir s’inquiéter… ? Non, non ce n’était effectivement pas enviable, envie le bonheur de les voir sourire, de les voir s’épanouir, de les voir grandir en devenant des personnes dont tu peux être fière… n’envie pas le fait t’imaginer les voir baigner un jour dans leur propre sang.

Croisant les bras alors qu’il se faisait plus bavard que je l’avais connu, j’écoutai, affirmai, me retenait de rire intérieurement à chaque fois qu’il avançait cette idée qu’il n’avait pas de progéniture, où qu’il n’y arrivait pas… qu’il désirait chérir une vie découlant de la sienne, mais que ça lui était pour le moment impossible. Pendant combien de temps allait-il encore me voir comme « une Marie couche toi là » ?

* Demander à Hisao hein… si seulement.* Sa promotion au grade de bras droit lui bouffait la vie, au sens propre du terme, bien entendu j’avais essayé de lui en parler, de lui faire part de ces doutes et difficultés que je traversais présentement, mais… même son bureau était devenu une forme de zone de guerre. Il n’était pas disponible, ne pouvais voir personnes, ne devait se concentrer que sur la politique du village et la montagne de paperasse qui avait dû l’assaillir depuis l’assaut de ces prisonniers. Comprendre ce qui s’était passé par le biais de rapports shinobis, approfondir les recherches, trouver la source de toute cette folie, prémunir le village d’un nouvel évènement du genre ; tant de choses… qui le rendait présentement inaccessible. C’était bien parce que j’avais déjà exploité cette opportunité que je m’étais retournée vers Shuu qui visiblement était bel et bien de retour au village.
Ma propre force… je l’avais silencieusement écouté aborder le sujet, faisant part de son point de vue sur la « force » que celui-ci me voyait, aussi bien présentement qu’à l’époque où il m’avait nommée Heidan à la tête de la raffinerie. Honnêtement je n’y avais vu que mes habilités à construire polir et créer de nouveaux matériaux et/ou équipements pour le village, mais il était vrai qu’au fil du temps j’avais fait de ce talent créatif une force d’attaque. Fronçant quelque peu le regard, je l’avais posé sur ma main droite ouverte devant moi, tachant de me rappeler de mes différents et éventuels faits d’armes… j’aurais bien répliqué que je n’étais pas seule à ces moments, mais il m’aurait certainement répondu que s’était aussi son cas, ne serait-ce que lors de la mission qui lui avait valu son titre de kage ; ou même Reiko qui s’en était allée contre ces prisonniers avec une équipe improvisée.

* Raikage hein…* Pensai-je en refermant la main, dirigeant lentement mon regard vers l’extérieur, tendant l’oreille pour entendre l’activité de la ville.

Il était vrai que lorsque je m’étais engagée s’était dans un premier temps pour assurer la protection de Kuu et surtout pour supprimer ce sentiment de n’est qu’un fardeau bon à protéger, mais maintenant… maintenant avec tous ces gens que je connaissais au sein du village… mon désir de les tenir à l’écart du danger se faisait bel et bien présent. Mais…. Ce titre avait la fâcheuse habitude d’être particulièrement chronophage, même s’il illustrait bien ce que je ressentais pour la chair de ma chair ainsi que les membres de Kumo gakure, c’était un post qui me tiendrait éloigné de celles qui je chéris le plus…
* Pour les protéger, je devrais m’en éloigner ? Hell no …* Mais! Acquérir la force d’un Kage était bel et bien quelque chose en quoi j’aspirais… cette force et bien plus encore.

« Par contre, t’as bien raison de vouloir devenir plus forte.

Ajouta-t-il alors que je pesais encore le pour et le contre d’un post pour lequel je ne serais probablement jamais candidate… et s’était peut-être mieux ainsi. Mais je faisais bien d’en vouloir plus… ? J’étais persuadée que s’était justement la recherche bête et aveugle de la puissance qui avait transformé nombre de bonnes personnes en ignobles individus… ne me cacherais-je pas derrière le fait d’avoir un but pour justement rejoindre ce « side » que je fuyais depuis lors ?
M’étant depuis lors redressée, j’m’adossai au mur faisant face à la fenêtre, le regard levé vers le ciel alors que je cherchais à voir plus loin, loin dans un futur ou je serais parvenu à atteindre le résultat rechercher… et non… je ne le voyais pas ; seul me parvenait l’image d’une itagami, se battant encore et encore… gardant ses protégées à l’abri dans son sillage… mais… pour ses ennemis… * Bien sûre nous ne vivons pas dans un conte de fées… pour protéger une vie je devrais en prendre une… pour protéger un village… l’échange équivalant voudrait que j’en massacre un… … … * pas au sens propre... mais c’était ça le syndrome du héros, héros national dans un monde, démon dans un autre…

Mon regard s’assombrissait au fur et à mesure que je me plongeais dans cette réflexion, bien sûr j’entendais ce qu’il disait, comme quoi les Metaru et le village seraient présents pour protéger aussi bien mes filles que les villageois, mais… je ne pouvais me reposer sur cette hypothèse. Même si c’était vrai… combien d’entre eux en payeraient le prix ? Et comment allaient vivre mes filles en apprenant plus tard que leur vie est due au sacrifice des frères, sœurs et cousins qui se sont sacrifiés pour leur bien-être… ?


* Sono akuma o okosu… ka… *

*


C’est son sourire qui me ramena au présent, alors qu’il faisait la promesse de protéger les « autres » Banbins Metaru… Suite de quoi vint enfin la véritable raison de sa présence son pèlerinage n’avait visiblement pas donné grand-chose, tout du moins il y avait appris que son corps avait simplement oublié comment réagir au Kinton ; et à cela il voulait une certaine aide.
Soulevant un sourcil, je réfléchis à sa requête, cherchant le moyen le plus explicite d’y arriver avant de m’approcher de lui, entendant par la même occasion la porte de la chambre de Kuu chan se refermer… :

- Hum… essayons ça ! Fis-je en avançant vers lui, composant quelque mudras pour exécuter la technique qui selon moi allait le mieux avec la situation. Posant la main sur son épaule alors qu’une fine couche de métal se répandait lentement sur son corps, je m’expliquai. Vu que c’est une technique qui va recouvrir tout ton corps, jusqu’à ce que quelque la détruise ou que tu décides de t’en expulser, je pense que c’est un bon moyen pour toi d’analyser longuement le kinton… Fis-je alors que la seconde peau perdait sa couleur métallique pour épouser les siennes. Celles de sa peau, ses cheveux, ses vêtements… etc.

- Par contre Shuu… commençai-je d’un ton un peu plus sérieux. Jusqu’à quand vas-tu penser que dès ton départ… je me suis offerte à un autre ? demandai-je avec une petite pointe de colère… je dois t’avouer que depuis mon arrivée à Kumo… rien n’a été plus frustrant que ce jour… ou tu m’as catégorisée à ce point déverondée… … … donc enregistre le bien. continuai-je en baissant un peu le regard, voyant notre fille arriver au détour du couloir. Hisao est la seule et unique personne à ne m’avoir jamais touché… après toi… et ce bien après que tu aies annoncé tes fiançailles… Finis-je en levant le regard vers Kuu qui nous était revenue… sans plus aucuns artifices. … tu es donc bien plus concerné par mes inquiétudes… que tu ne le penses.

… Okaeri… Otosan… ** Fit-elle timidement en serrant sespetites poings sur la robe blanche qu’elle avait vêtue.

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Réveiller cette démone … hein… *
Bon retour Papa. **


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Ven 21 Déc 2018 - 11:43
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Le souci, c’est que j’avais parlé au même moment que la gamine…

- « Si mes mots et tournures de phrases ont pu t’offenser, alors tu as toutes mes excuses. Mais comme t’as pu le constater, pas mal d’évènements ont chamboulé ma vie ; et ce genre d’expérience ne laisse jamais vraiment indemne. Qui plus est, notre passé commun ne me permet pas de te voir de la sorte, sans compter que je ne suis pas un exemple de vertu, loin de là... Alors, arrête d’avoir des réflexions terre à terre. Venant de moi, ce serait l’hôpital qui se foutrait de la charité, tu crois pas ? »

Au final, je n’avais pas entendu les mots de la gamine. Pas plus que j’avais compris les sous-entendus d’Itagami, bien trop focalisé sur le fait qu’elle croyait que je la prenais pour une grosse pute, ce qui n’était clairement pas le cas. Si ça avait été le cas pendant un moment -ce que je ne niais pas, soyons honnête-, mes fiançailles, mes responsabilités de kage et la perte de mon pouvoir avaient successivement changé en moi beaucoup de choses, dont ma perception de la vie en résumé. J’eus un soupir. Si j’étais frustré de voir qu’elle me pensait être toujours le même, je payais également mes conneries passées. Je n’étais pas du tout innocent dans l’histoire. A bien des égards, j’en venais parfois à regretter ce que j’avais pu lui faire subir lors de notre amourette vouée à un échec cuisant. C’était de bons souvenirs, mais pas forcément beaux en vérité. J’avais été un enfoiré. Un vrai. L’un de mes plus grands défauts d’ailleurs. Un défaut que j’avais plus ou moins corrigé en vérité. J’étais pas non plus devenu un saint on s’entend, mais il y avait du mieux. De ce fait, je ne portais plus ce genre de jugement et je n’avais plus cette condescendance propre aux Metaru qui faisait de moi un type trop fier et trop arrogant. Ce Shuuhei là était révolu. Définitivement.

- « Hum ? Kuu-chan… ? Tu étais déjà revenue ? »

C’est en me retournant instinctivement vers la bâtisse qui abritait les quartiers de ma cousine que je vis enfin sa fille. Cette dernière était presque larmoyante. Sa posture m’indiquait également qu’elle était proie à une sorte de tristesse, déception que je ne compris pas tout de suite. J’arborai alors un air interrogatif, mais elle ne put sans doute pas le voir à cause de l’armure qui me recouvrait intégralement. Là n’était pas le plus important ceci dit. Le plus important, c’est que des larmes roulèrent sur ses joues avant qu’elle ne prenne la poudre d’escampette sans que je ne sache vraiment pourquoi. J’avais esquissé un mouvement vers elle pour essayer de l’arrêter, mais ma réaction fut tardive. Elle s’était déjà enfuie. Pourquoi ? Bonne question ! La gamine avait vraisemblablement l’air de m’en vouloir, mais mettre le doigt sur ce qui clochait était plutôt difficile. Pour le coup, je n’avais rien fait de mal, sans compter que même si mes paroles avaient été audibles, je n’avais rien dit d’explicitement choquant ou blessant. Je fermai les yeux en soupirant une nouvelle fois. Y’avait qu’à moi que ce genre de choses arrivait, sérieusement ; mais je me repris bien vite parce qu’il y avait bien plus important. Je m’inquiéterais pour la petite un peu plus tard.

- « J’espère que j’ai rien fait de grave pour l’attrister comme ça… Ou c’était peut-être parce qu’elle me trouvait moche ou effrayant dans cette armure ? Enfin bref… »

La possibilité n’était pas à exclure, mais je préférai me focaliser sur ma protection éphémère qui me rappela brièvement la douleur d’avoir perdu le kinton. C’était pourtant dans une armure bien plus puissante que ce démon m’avait privé de toutes mes techniques. Encore aujourd’hui, une seule question en relation avec ce putain de cauchemar me perturbait grandement : Pourquoi m’avait-il laissé en vie ? J’étais pourtant à sa merci à cet instant précis et me liquider n’aurait pas été trop difficile pour ce type. Pensait-il que je n’en valais pas la peine ? Si c’était bel et bien le cas, il ne perdait rien pour attendre. Foi de kage. Sur cette pensée, mon chakra se manifesta violemment, mais très brièvement. J’avais fini par me calmer au bon moment, histoire de ne pas intriguer Itagami qui se douterait très fortement que quelque chose n’allait pas et qui voudrait peut-être savoir ce qui me tourmentait. Or, je n’avais nullement l’envie d’en parler. C’était pas le bon moment. « Merci pour ça, Ita’. J’en avais presque oublié les sensations. » Du métal. De ce métal particulier. Et de la chaleur réconfortante d’une armure made by Metaru. Je me mis alors à bouger mes muscles dans tous les sens et même que mon chakra prit une teinte plus argentée, plus métallique même.

- « Mais ça suffit pas. J’aimerais que tu m’apprennes comme tu apprendrais à un gosse. Y’a pas trente-six solutions du coup : Crée des techniques basiques devant moi. J’observerai ta manière de malaxer ton chakra, mais aussi tous les mudras que tu utiliseras pour ça. »

C’était beaucoup demander à une femme qui avait accouché il y a peu, mais elle était quasiment mon seul et unique espoir sans exagérer une seule seconde. J’avais encore deux options derrière l’apprentissage sur le terrain, mais je préférais conserver ces cartouches pour plus tard, si jamais. En attendant, je pris sur moi d’effectuer les mudras qu’elle avait exécuté tout à l’heure pour l’armure, mais rien ne se produisit. J’essayai une deuxième fois, puis une troisième et une quatrième, mais toujours rien. Je n’arrivais tout simplement pas à produire quoique ce soit. C’était une vision pathétique et j’étais bien heureux que nous soyons tous seuls à cet instant précis. Je ne me formalisais plus sur le fait que n’importe qui pouvait aborder le sujet de la perte de mon kinton, mais me montrer ainsi était pour moi une honte ; surtout quand on savait à quel point j’étais fier de ma capacité héréditaire en plus du fait qu’elle avait contribué à construire ma renommée : « C’est plutôt pathétique hein… ? J’en viendrais presque à me détester en vrai… » J’ouvris mes mains et les levai à la hauteur de ma poitrine de sorte à observer mes paumes, puis je formai une nouvelle fois des poings comme pour me motiver à ne pas rester sur ces échecs répétitifs.

J’allais certainement en chier, mais je m’étais préparé mentalement pour ça !

- « Ne perdons pas de temps, montre-moi tes techniques. »
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Dim 30 Déc 2018 - 17:20
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Pour tout dire, dans les faits, je ne savais trop comment réagir ; si Kuu chan s’était effondré devant la lenteur FULGURENTE de son père. Moi je cherchais à comprendre s’il était véritablement lent ! Ou simplement… simplet. Alors même qu’il s’était exprimé, couvrant plus ou moins la voix de Kuu chan qui malgré tout me parut assez audible, lui n’avait rien entendu, ou son subconscient refusait d’entendre ou de comprendre quoi que ce soit ; parce qu’à ce niveau il fallait soit le faire exprès, soit être véritablement à la ramasse pour ne rien voir… et le pire… c’est que ceci semblait bel et bien être le cas. Me frottant les yeux en me demandant comment il pouvait être aussi aveugle, je poussai un soupir…

- Je sens que peu importe les conséquences il va falloir que je e face clairement comprendre le message on dirait… Marmonai-je dans un soupir tandis que le Nidaime se demandait encore pourquoi sa fille le fuyait en larmes.

- Et Non Shuu… mes armures n’ont absolument rien de moche, bien au contraire… m’offusquai-je quant à sa remarque sur mon travail. Sinon no Shuuhei… ça ne suffit pas… Fis-je d’un ton un peu plus grave, surveillant tout de même la manière dont se comportait l’armure Kinton avec son chakra et sa manière d’en gérer les fluctuations.

Croisant les bras un instant, évaluant un peu l’état de ma chambre et l’espace dont on disposait, je l’observai silencieusement, fronçant lentement le regard en repensant à Kuu qui ne semblait pas près d’accepter comme sa progéniture, ou plutôt qu’il ne semblait pas conscient de repousser sans véritablement le faire exprès. Quelque part, pour un pur libéralisme comme lui je pouvais comprendre que ce soit une nouvelle qui effraie, ou même qui choque, surtout vu les conditions dans lesquelles nous nous séparés. Mais il allait falloir qu’il accepte ce fait avant que je ne puisse véritablement le pousser sur la voix de son Kekkai ; parce que je prenais cette information, du ait qu’il soit un père et non un simple individu cherchant encore à laissé sa trace dans le monde, comme une motivation suffisamment virulente pour le pousser à se dépasser et véritablement travailler toutes les possibilités pour récupérer son LKekkai.
Je ne devais pas être la seule à m’inquiéter pour Kuu, encore moi la seule à travailler sur le fat de la protéger en vers et contre tout ; même si notre couple avait définitivement pris fin il y avait un peu moins d’une dizaine d’années, le fruit de celui-ci ne devait en aucun cas être tenu à l’écart.

- je crois que j’ai la technique parfaite pour commencer doucement…. Fis-je sans vraiment prendre la peine de répondre à son interrogation sur le fait qu’il se trouve « pathétique », parce que pour le coup, même si le sujet n’était pas le même, je trouvais son désir inconscient de fuir cette vérité très peu reluisante ; surtout pour lui

Exécutant lentement mes mudras, m’arrêtant en plein milieu de l’incantation signaire, je tendis le bras droit sur le côté, murmurant simplement le nom du jutsu : Mujihina Joo Kai

Non le Kai n’en faisait normalement pas parti, mais c’était bel et bien une version modifiée, incomplète de l’originale, d’où le mot. De grandes quantités de Metal liquide aaffluaire brusquement de mon bras, le recouvrant presque entièrement s’arrêtant à l’épaule de celui-ci avant de prendre forme ; il s’agissait du bras de mon armure, du bras sensiblement plus grand et puissant de la dragonne que je devenais lors de l’utilisation de ce jutsu posant sur lui un regard froid, c’est sans crier Gard que j’utiliser aussi bien le métal que ma force brute pour tenter de le saisir, le plaquer au sol qui se fissura sous l’impact avant de planter mon regard dans le sien.
L’étreinte de mes doigts se resserrant de plus en plus fort autour de sa personne protégée par l’armure qui pour le coup commençait à craquer et se fissurer, j’entre ouvris enfin les lèvres, parlant d’un ton qui pour une fois que je l’utilisais avec lui ne tolérait aucune interruption :

- Réfléchit bien Shuu… si la seule personne à qui je me suis ouverte après toi est Hisao que j’ai rencontré dans le courant de l’an passé… Continuai-je alors que le voile noir que je fuyais depuis tant de temps refaisait son apparition. Qui peut être le père de Kuu… Poursuivis-je alors que malgré toutes ces années et toutes ses occurrences d’attaques je craignais encore le sort qui m’était réservé pour briser ce tabou…

- Arrête de te voiler la Face Shuu… tu es bel et bien son pèr… M’élançai-je avant de brusquement me figer. Forcément… ça ne pouvais pas manquer, me retournant alors que pour moi, le temps s’étais figé… dans la pénombre de ma chambre surgissait une silhouette que je ne connaissais que trop bien… un couteau de cuisine en main, Kuu chan m’observait avec un mélange de tristesse et de colère…

- Pourquoi tu fais ça maman ?... Faisait-elle alors que des fils de métaux venant mes propres doigts semblaient l’entraver et la pousser à agir… … pourquoi ? plaçant le manche du couteau vers le mur, tendis que lentement mes doigts bougeaient, lui dictant son nouveau mouvement, approcher sa tête contre la lame tendit que sa voix résonnait, dans sa douleur, sa souffrance, ses cris de supplication… m’implorant d’arrêter de la suicider…
Chaque parole se faisant de plus en plus difficile au fil de la détérioration de son état… moi qui espérais simplement mourir une nouvelle fois dans une de ces illusions… je devais avouer que même si je savais ceci impossible… ça m’était insoutenable... insoutenable dans cette scène où j'étais autant actrice que spectatrice, assistance à une longue, étrangement lente et cruelle mise à mort.

Âmes_Sensibles_S’abstenir:
 


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Pétrifiée sur place pour une nouvelle fois avoir essayé de parler, les quelques sceaux privant la jeune mère de sa liberté d’expressions s’étaient très brièvement rendus visibles ; elle avait tenté de se débarrasser de la majorité d’entre eux en obstruant leur activation par une surcharge de chakra… mais même si la manœuvre lui avait permis pur cette fois de parvenir jusqu’au bout de ses révélations, le contrecoup était un Genutsu qu’un simple Kai ne pourrait disrupter.
Tenant toujours Shuuhei, son étreinte sur lui s’était faite de moins en moins forte, libérant celui-ci de sa poigne alors que son visage devenu lentement complètement inexpressif ne laissait paraitre pour le Nidaimle qu’un indice… le sceau resté actif sur sa langue paressant par l’interstice de sa bouche à moitié ouverte.
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Dim 30 Déc 2018 - 18:51
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Lun 31 Déc 2018 - 18:46
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Combien de fois ? Combien d’occurrences ? Combien de cauchemars éveillés avais-je vécus jusqu’alors ? Non pas en comptabilisant tous les genjutsu par lesquels j’avais dû passer en essayant d’obtenir de l’aide, non ! Simplement pour avoir réussi à enfreindre l’un des tabous les plus absous des sceaux qui me restreignaient… Cette illusion n’était pas comme les autres, il n’avait pour sure rien à voir avec ce que j’avais vécu jusqu’alors ; ça faisait des jours… des jours et des jours que je massacrais ma propre enfant… chaque nouveau meurtre se faisant plus sauvage et cruel que le précédent et à chaque nouvelle occurrence... je perdais un peu plus de moi-même dans cette atrocité ; quand est-ce que ceci allait prendre fin ?
Ça faisait déjà une semaine ? Un mois ? Un an ? À chaque vois je me retrouvais dans un bain de sang de ma propre progéniture, à chaque fois je me réveillais devant un nouveau cadavre, à chaque fois je balançais cette nouvelle carcasse dans un tas innombrable de Kumiko que j’aurais mutilé… combien de…

Brusquement une douleur m’arracha un cri, une douleur virulente me déchira de l’intérieur, j’avais l’impression que mon être tout entier se déchirait alors qu’un mon corps se remplissait d’une énergie brute que je reconnaitrais entre mille. Si cet hurluberlu n’avait aucune once de finesse, je devais avouer que ce retour à la réalité était plus que salvateur… enfin mon mouvement s’était arrêté, enfin cette illusion dans laquelle je lui arrachais présentement les membres s’était comme bloquée, parasitée par le chakra de Shuu… enfin… ce rire sardonique que le genjutsu me poussa à avoir alors que je me transformais en un véritable monstre pour la chaire de ma chaire se taisait…
J’avais mal, mal… très mal, je sentais pas mal de choses céder çà et là, mais la douleur… la douleur elle ne se taisait point… et quelque part ce n’était pas plus mal. Sil elle me permettait de fuir ce cauchemar… ainsi serait-il donc.

Petit à petit… endoloris et me sentant particulièrement déphasée avec mes propres mouvements, je sortis de ma torpeur, sentant aussi bien mes muscles que presque chaque cellule de mon corps crier à l’aide… mais bien vite, hormis ce courent d’air que je sentis un peu trop à fleur de peau… trahissant le fait que je ne sois point vêtue, une chaleur humaine… se faisait sentir tout près… trop près. Ouvrant lentement les yeux, sentant une étrange sensation sur mes lèvres… comme si…
Me redressant en sursaut je vis Shuhei, juste à côté, et je me vis surtout… moi-même complètement nue, ou presque, n’eut été les sous-vêtements que je m’étais faits en métal avec la fonction de ceinture de chasteté, mais… rapidement me frappa un détail… *… non… non… pas encore… * c’était un autre Genjutsu ? Une nouvelle occurrence ? Un nouveau moyen de tenter de me briser ? Après avoir passer tout ce temps à me faire assassiner ma fille il s’agissait maintenant de me faire assassiner son père ? près qu’entièrement maculée de sang… voyant à mes doigts des griffes de métal qui… visiblement avait été les armes avec lesquelles avaient été lacéré le Nidaime je me tenais seule… dans sa chambre près de son corps signant encore…

Besoin d'aide ; Ft. Itagami Ita_on_the_merge

- Pourquoi… ? Qui avait-il de si mal à mettre au monde une fille albinos père ? … sanglotai-je en me rappelant du pourquoi… du pourquoi de toutes ces peines… du pourquoi… de toutes ces souffrances… Père n’avait jamais accepté Kuu, il n’avait jamais été favorable à sa naissance, et étant le seul individu présent avec les sages-femmes ce jour-là… il me l’avait arraché pour en faire une marchandise aux esclavagistes ; mais qu’y avait-il de si mal à ce qu’elle soit différente !?
Me prenant la tête, recroquevillée dans un coin de la chambre, je me balançais d’avant en arrière, jetant de temps à autre un coup d’œil à ce que je supposais être le cadavre de feu le père de Kuu, attendant que le nouveau gnejutsu ne démarre, tentant de… me préparer autant que faire se peut… tentant de garder le peu de sainteté d’esprit qu’il me restait…

…Kof.. kof…

- Hum ?! Il n’était pas mort ?

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Mode Narratif [ Je me permets pour éviter que les nombreuses questions et réflexions d'Itagami ne surchargent trop le post. ]

Lentement les choses se mirent en place dans l’esprit de la Metaru, ce n’était pas qu’elle était complètement stupide, ou terriblement idiote, non loin de là. C’était au contraire son esprit déductif qui l’avait mené en erreur à cet instant. Comprenez-la ; pour son esprit, le quart d’heure qui venait de s’écouler équivalait presque à trois voire quatre décades complètes. Quatre décades durant lesquelles elle était l’autrice-Spectatrice de meurtres visant à briser son esprit… il était sur le coup logique de penser que l’illusion cherchait à aller plus loin encore en changeant de cible pour la faire culpabiliser davantage et sombrer dans la dépression qui s’installait déjà…
Ça lui prit donc quelque temps pour quitter ses doutes et faire la check liste qu’elle s’était créée il y avait quelques années de cela, une check liste visant à être sure qu’elle était dans la réalité et non dans une illusion bien ficelée… Quelque temps plus tard, elle prenait position aux côtés du Nidaime, s’appliquant à correctement bander les blessures qu’elle lui avait infligées dans ce qu’elle avait déterminé comme étant la réponse de son être au fait que quelqu’un essai de supprimer les différents sceaux qui l’entravaient.

Il pouvait s’estimer heureux, parce que dans son état, priver de son Kekkai elle l’aurait probablement tué si le sceau chargé de la protection de tout ceci fonctionnait encore convenablement. Itagami l’avait disrupter il y avait à peine quelque semaine de cela, certes elle n’avait fait que surchargé le fuuin avec son propre chakra pour le noyé et ainsi en déranger son fonctionnement… mais elle ne s’était pas attendue à ce que cela fonctionne aussi bien. Pour le coup elle eut une pensée pour Tous ceux qui avaient fait les frais d’une tentative de suppression de ceux-ci… Des remords plein l’esprit pour toutes ces vies qu’elle avait prise, la cheffe de la Raffinerie s’appliqua à soigner son sauveur du moment.

Attendant que son ex couvert de bandages et de sparadrap se réveil, la Metau faisait face à un miroir, bien évidement vêtue, d’une élégante robe aux reflets argent, c’était en la voyant se mirer que l’on pouvait comprendre que cette nouvelle tenue était un œuvre de métallurgie et orfèvrerie. Là où le décidait la jeune mère, le métal s’écartait, laissant paraitre sa peau un bref instant pour lui permettre de constater avec une certaine joie que sa prison de chaire… n’était plus.
Mais… un élément la turlupinait ; cette douleur par laquelle elle était passée était-elle véritablement nécessaire ? Si oui… comment allait-elle libérer Kuu ? Jetant un coup d’œil à Shuuhei allongé sur son lit, lit dalleur refait et débarrassé des draps ensanglantés qui le recouvraient il y avait quelque instant de cela, la jeune femme s’interrogeait… comment avait-il fait dans un premier temps ?

Fin Mode Narratif
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Assise sur une chaise à son chevet, l’es yeux fermés j’attendais son éveil, une création de métal plus que complexe entre les mains pour passer le temps, je manipulais un inextricable ensemble de rouages cliquetant les uns contre les autres alors que la sphère qu'ils formaient tournait lentement entre mes mains. Je réfléchissais, je profitais de cette occasion pour réfléchir et penser aux nouvelles perspectives qui s’offraient présentement à moi. J’étais libre certes… Mais pouvais-je vraiment faire profiter à Kuu de cette liberté ? Devais-je vraiment envisager de lui en faire payer le tribut ?

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Mer 2 Jan 2019 - 23:42
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Malgré mes blessures (soignées, certes mais toujours douloureuses), mon réveil fut doux, tranquille. Immobile, je passai près de cinq minutes à observer le plafond. Seuls les cliquetis de l’objet forgé par Itagami brisaient parfois le silence qui régnait dans ma chambre. Mes pensées, assez confuses, s’étaient restructurées tout doucement au fil des secondes jusqu’à ce que tout me revienne. L’état lamentable de la blonde, les vérités qu’elle avait tant bien que mal essayé de me faire comprendre et la tentative de destruction de ses sceaux. Avait-elle réussi ? Echoué ? Je l’ignorais vraiment. C’était de toute façon la première fois que je pratiquais le fuinjutsu et les risques d’échecs malgré l’accessibilité de la technique avaient été importants. J’eus alors un soupir, avant de tourner ma tête vers la jeune femme qui semblait dormir à mon chevet. L’image fut presque douloureuse. Elle me rappela notre passé commun et à ce qu’aurait pu être notre couple si tout ne s’était pas en travers de notre chemin. Est-ce que j’avais des regrets ? Oui. Ils avaient disparu un temps, surtout avec l’avènement de Nora dans ma vie, mais ils faisaient maintenant surface une nouvelle fois et saignaient presque mon cœur. Il y avait de quoi en même temps. Les choses auraient pu prendre un autre cours si jamais j’avais été au courant. Il était maintenant trop tard… Toujours trop tard pour moi… A croire que j’avais été maudit.

- « T’as l’air d’être remise, c’est plutôt pas mal… »

Je savais qu’elle ne dormait pas. Même s’il n’y avait rien qui me démontrait le contraire, j’avais l’intuition, voire même la ferme conviction qu’elle était éveillée. De toute façon, avec ma voix, mon état et mon chakra qui se reformait peu à peu, y’avait pas moyen de dormir à poings fermés. Je me demandais d’ailleurs ce qu’elle faisait encore là. Elle aurait bien pu déléguer ma surveillance à une autre Metaru, non ? Sa présence signifiait-elle qu’elle était disposée à tout me raconter dans les moindres détails ? Probable. C’est pas comme si elle pouvait y couper en même temps. Le plus tôt était donc le mieux. Je finis par redresser mon torse avant d’observer mon corps de momie. Avec tous ces bandages -La plupart présentait même quelques tâches sanguinolentes-, on pouvait pas dire que j’avais fière allure. Néanmoins, je lui étais reconnaissant de s’être elle-même occupée de moi. Même si ça pouvait semblait être la moindre des choses avec ce qui s’était passé, éviter la case hôpital était pour une bénédiction infinie. Réflexion qui m’arracha un nouveau soupir avant que je ne reporte mon attention sur la jeune blonde. Une flopée de questions se bouscula dans ma tête, si bien que je ne savais même pas par quoi commencer. Tout était confus, délicat mais une chose était à présent certaine pour moi : J’étais le père de sa première fille. Le père de Kuu-chan…

J’étais papa…

- « Si ma tentative désespérée a fonctionné, je te laisse le soin de tout me raconter. Je n’ai pas de questions spécifiques. A toi de tout me dire… Tout. Du début à la fin… »

La voie de facilité résidait dans le fait de la bombarder de questions voire même de l’incriminer. Je pense bien même que du temps de ma superbe, j’aurai certainement pris Kuu-chan sous mon aile avant de la bannir du clan sans chercher à comprendre quoique ce soit. Savoir que j’avais raté l’éducation de ma progéniture était amplement suffisant pour l’accuser de tous les maux du monde. Ceci étant dit, l’expérience éprouvante de tout à l’heure me faisait comprendre qu’elle n’était pas la fautive ou tout du moins, la seule personne dans cette histoire à avoir tort. Il y avait bien une personne en particulier qui me venait en tête. Le seul souvenir de son visage me poussa à serrer le drap qui me recouvrait, mais quelques secondes me suffirent à me calmer. J’aurai voulu lui demander comment Kuu-chan me voyait et si elle me détestait pour toute cette frustration que j’avais pu lui faire involontairement endurer, mais je n’en avais pas la force. D’ailleurs, je ne savais pas comment j’allais lui faire face une fois qu’Itagami aurait fini de tout me raconter. Qu’est-ce que j’allais pouvoir lui dire ? Pardon ? Était-ce seulement suffisant ? Et comment Nora prendrait cette nouvelle ? Il y avait tant de problèmes qui me venaient me tirailler à cet instant précis que j’en oubliai la perte de mon kinton. C’était maintenant le cadet de mes soucis. Tu parles d’une journée…
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Mar 15 Jan 2019 - 19:54
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Libérée… quelque part, j’avais du mal avec cette idée ; était-ce véritablement le cas ? Cela faisait près d’une dizaine d’années que je portais ces chaines invisibles et maintenant que j’en étais visiblement débarrassée, je n’avais que d’autant plus de mal à apprécier cette nouvelle liberté. C’était trop beau, c’était presque trop irréel pour que je puisse ne serait-ce qu’accepter l’idée.
Le regard pensif dirigé vers mon enchevêtrement chaotiquement ordonné d’engrenages, je réfléchissais, non pas au sujet de cette fameuse liberté, mais plus vis-à-vis de ce qui allait arriver par la suite. Tournant lentement le regard vers Shuu toujours dans ses draps, je le fronçai quelque peu, observant le père de ma fille avec une petite pointe de regret, mais c’était un sentiment que je ne pouvais laisser m’emporter, j’avais Hisao, pire… ou mieux encore, j’avais maintenant Seina. C’était le genre d’écart que je ne pouvais me permettre d’avoir. Ceci dit… je me devais de les lui donner… ces explications, ces explications pour lesquelles je portais ces chaines d’encre et de chakra… ces mots que j’avais il y avait bientôt un an de cela rêvé de pouvoir lui dire, rêvé de pouvoir l’en informer, sans jamais pouvoir y arriver… Rêvé de cette opportunité qui maintenant qu’elle s’offrait à moi me paraissait finalement terrifiante.

Fermant les yeux pour faire le ménage dans mes souvenirs, je me fis silencieuse, manipulant ma sphère antistress avec mon chakra, ajoutant un nouvel engrenage à chaque fois que j’étais sûre de l’authenticité des éléments que je devais lui transmettre. Il y avait tant à dire… tant à revivre… tant à expliquer… et cette confrontation que je m’étais confortée à fuir jusqu’à présent, cette nouvelle rencontre avec ma propre personne.
Puis sonna la cloche, non pas d’un tintement clair, mais plutôt sous la forme de la voix de Shuu reprenant conscience. Fort heureusement, j’avais été dans la possibilité de lui prodiguer les premiers soins, je n’étais certes pas du corps médical, mais c’était le genre de choses dont je devais être capable, surtout pour avoir vécu plusieurs années avec cet homme… Qui avait une sainte horreur des hôpitaux. Un fin sourire sur le coin de la lèvre, je ne bougeai guère à ses premiers mots, attendant la suite, non, persuadée de ce que serait la suite de cette conversation… et ce fut sans surprise qu’il exprima son désir d’entendre non pas un morceau, mais bien toute l’histoire…

- Tu as eu de la chance Shuu… beaucoup de chance… fis-je avec un sourire amer et coupable. Si je n’avais pas oblitéré le sceau et le conditionnement allant avec cette sécurité… Fis-je en marquant une pause, tournant lentement la tête vers lui, toujours marquée par ces remords et un passé dont je pouvais maintenant parler : Tu aurais probablement rejoint la cinquantaine de personnes… qui ont essayé avant toi… fis-je sur un ton sombre, laissant bien évidement comprendre qu’ils n’avaient pas survécu à la furie que j’étais devenue à ces moments-là. , Mais… pour ça… Fis-je alors que la chaise tournait d’elle-même vers l’alité de sorte que je puisse lui faire face, je m’inclinai au possible : Merci…. Merci beaucoup ! ces entraves… m’avaient enfin quittée !
Gardant quelques secondes la position, je repris la parole… : Pour ce qui est du reste… de toute la vérité… de la raison pour laquelle père n’est plus un membre de Kumogakure… c’est une longue histoire. Finis-je en fronçant le regard, me redressant au fil des mots. Une longue… et sordide histoire… poursuivis-je en regardant mon orbe un instant, orbe dont le cliquetis des engrenages avait quelque peu augmenté, du à mon état mental actuel.

- Je n’avais pas compris ton départ à cette époque, je n’arrivais à ce moment pas à concevoir passer mes journées sans toi… si le premier jour avait été douloureux, que le second s’était avéré pire encore et les semaines qui suivirent se révélèrent être une véritable chute en enfer… Commençai-je enfin, expliquant les tenant et les aboutissants de cette séparation, séparation qui à cette époque lui avait clairement couté sa santé mentale.

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Mode Narratif [Vu qu’Itagami sera plus sentimentale et prompte à faire parler aussi bien ses souvenirs que ses sentiments, j’use du mode narratif pour éviter que ceci ne soit trop… BIEN TROP long.

[justify] Ainsi s’était lancée la Metaru dans la véritable histoire de son existence, expliquant à Shuu comment son existence était pour elle une drogue, un besoin qu’elle en était venue à ne percevoir que comme sa seule et unique raison d’être, une drogue… dont le sevrage n’avait cessé de la grignoter encore et encore, la consumant de plus en plus profondément, la rongeant jusqu’à l’Os.
Elle expliqua comment sa famille proche avait vécu la chose et si à l’époque son père préférait la voir ainsi pour qu’ensuite elle reprenne une vie plus « noble », sa mère avait été la seule à véritablement essayer de lui redonner gout à la vie… sans que rien y fasse. Ce sont ceci dit les tentatives de cette dernière et les amies des concubines du Daimyo qui finirent par la pousser à aller « s’amuser » hors du domaine.

À cette affirmation la Metaru marqua une pause, l’espace d’un instant sa conception s’était affolée, accélérant entre ses mains avant de lentement ralentir… tandis que celle-ci reprenait. Elle expliqua avoir passé la colère, plus ou moins passé le déni, mais se morfondait simplement dans l’idée de ne plus avoir de raison de rester sur ce caillou appelé terre, lorsqu’elle ajouta avoir fini par céder aux demandes insistantes de ses connaissances, lui jurant haut et fort qu’elle trouverait certainement chaussure à son pied durant leur soirée… et c’était donc à l’une d’elles qu’elle s’était rendue, une dernière… avant de mettre fin à ce cauchemar… mais… elle y a rencontré quelqu’un. Un individu qui avait réussi à s’approcher, à la séduire, à véritablement lui faire ressentir un semblant de quelque chose dans sa quête d’acceptation d’elle-même, mais bien vite, ce faux sentiment se vendit lui-même lorsqu’elle remarqua qu’il n’avait point touché à son verre.
Ce semblant de désir n’avait été que manipulation, non pas par ses propres charmes, mais via une drogue qu’il avait habilement disséminée dans le ponch qu’il servait aux demoiselles avant de les laisser dans les bras d’un autre… émoussé par la substance. La Metaru poursuivit son récit, disant que ça lui avait pris du temps de comprendre qu’à la soirée à laquelle elle avait été invitée s’était mêlés des esclavagistes, de pauvres souillons qui usaient de ce stratagème pour kidnapper et enchainer à vie ces pauvres femmes pour en faire les objets d’autres gens de leur espèce… bien entendu après avoir testé la marchandise.

C’est plus ou moins à ce moment de son conte que le visage d’Itagami prit une nouvelle expression, si jusqu’alors il exprimait surtout tristesse et remords, présentement il avait pris des traits que Shuuhei ne connaissait que trop bien, même s’il n’en avait jamais vraiment fait les frais… du moins jamais entièrement. Un sourire naissant, perdu entre folie et passion, la jeune blonde continua, expliquant comment l’homme en question était devenu de plus en plus câlin avec elle, comment se baladaient ses mains ou comment il tentait de s’imposer… jusqu’à ce qu’elle arrête de lutter contre le poison, contre ses sentiments, contre ses désirs de luxures en ce dit moment… contre le torrent déchainé que formait tout ceci…
Il y avait un problème dans le plan de ces esclavagistes-là, c’étaient… quelque part de simples brigands. Non pas des ninjas, non pas des êtres capables de faire usage de leur chakra ; non, de simples civiles, jouant à martyriser les autres. « S’ils pouvaient se le permettre… pourquoi pas moi ? » avait-elle lancé à Shuuhei toujours de cet air… sadistiquement absent, alors que les cliquetis de sa « Machine » s'emballaient littéralement s’affoler ; pas suffisamment fort du moins pour couvrir sa voix.


Dans ce petit coin « Seuls » elle expliqua comment avec le Ninjutsu et son Kinton elle avait pris l’avantage, comment sa frustration était revenue à la charge et comment son intense désir de se venger de l’homme qui avait tenté de la souiller devint l’intense désir… de le voir souffrir plus que tout. Un petit rire nerveux la secouait alors qu’elle expliquait les semaines de souffrance par lesquelles il était passé, comment lui et ses compères avaient été arrêtés par une furie désinhibée par leur propre produit… et jusqu’à quel point elle s’était amusée à les voir se tortiller et supplier… et si des années au paravent le Jashinisme lui paraissait complet, mais un peu flou… ces quelques jours lui avaient définitivement ouvert les yeux sur cette voie.
C’était au gré des souffrances que certains commençaient à voir comme une faveur de sa part, qu’elle finit par apprendre leur plan. À la base ces enlèvements n’étaient pas destinés à leur profit personnel, c’était une monnaie, un paiement pour rejoindre une organisation plus grosse que la leur ; un groupe spécialisé dans le crime organisé, un groupe qui visiblement offrait une éducation et un enseignement Ninja à quiconque rejoignait leur rang et se faisait correctement remarquer.

Marquant une pause, une longue pause, la dame aux cheveux platine sembla s’être tétanisée sur sa chaise, le regard figé sur ses engrenages n’avançant plus que par saccade, un sourire nerveux sur le visage, les yeux de plus en plus agités… elle finit par lentement tourner le regard vers le nidaime alors que ses cheveux faisaient un drôle de rideau sur son visage, ajoutant encore une couche à cette expression d’instabilité qu’elle dégageait, impression nourrit par la culpabilité, la honte, le doute mais aussi une certaine nostalgie sadique qu’elle ressentait à ce moment… J’ai utilisé leur monnaie… à leur place…

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Oui elle parlait bel et bien des filles capturées, oui… elle sous-entendait les avoir gardées tout ce temps et oui… elle avait déjà envisagé de se lancer dans cette activité ; après tout avec toute la joie que ceci lui procurait, aussi infâme était-ce, aussi sordide, sadique et mauvaise se savaient-elle sur le coup, pourquoi devait-elle se refuser ce plaisir qui la rendait enfin complète depuis le départ de Shuuhei ? j’avais bien conscience de t’utiliser comme un bouc émissaire, je savais pertinemment bien… que tout ceci était de mon propre fait… mais je convainquais que c’était normal… normal de faire ce qu’il fallait pour être soi-même… pour se ressentir vivre de nouveau… continua-t-elle, le regard sur ses mains, mains qu’elle voyait selon leur apparence de ladite époque, maculée de sang.

Ainsi elle poursuivit l’histoire de sa débauche, expliquant comment elle avait rejoint la première antenne de cette organisation, expliquant comment ses idées et propositions, pour la plupart étant des adaptations à petite échelle de plans qu’elle avait entendus des concubines du daimyo et comment, elle avait ainsi gravi les échelons pour rapidement passer de sous fifres à tête d’un groupuscule des recrues qui les rejoignait. Elle était bonne à ça… peut être même trop bonne à cette activité, ses connaissances servaient enfin, même si elle utilisait une manière détournée la majorité d’entre elles, les résultats parlaient d’eux même. Les leçons de management que lui avait enfoncé son père dans le crâne devenaient utiles, la précision et la patience que lui avait inculquée sa mère étaient un point non négligeable à l’élaboration de ses stratégies et sa maitrise des arts ninja en partie amélioré par les enseignements qu’elle reçut de l’organisation lui permirent de devenir le fer de lance de certain de leurs raids… et bien entendu enivrée par tout ce pouvoir… elle ne sut faire autrement que davantage s’enfoncer dans ce monde.
C’est de cette organisation qu’est née une de mes techniques phares… … Si tu as entendu parler d’un dragon noir sévissant dans des secteurs de Kaminari… ce n’était pas une légende… c’était moi… Et là était visiblement toute l’idée, créer le mythe d’un dragon attaquant et capturant des gens, dans des hameaux ou des caravanes ; créer une histoire si farfelue dans une armure aussi vivante que robuste pour que jamais aucune autorité ne les plaignant au sérieux. Leurs provenances étant de base douteuse, les voir demander de l’aide en disant que durant la nuit un dragon noir les avait attaqués, massacrants des combattants et capturant certain d’entre eux ne serait que pure nonsense…

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Dernière édition par Metaru Itagami le Mar 15 Jan 2019 - 20:13, édité 1 fois
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Mar 15 Jan 2019 - 19:58
Plus progressait cette histoire, plus s’allégeait son cœur, elle aurait certainement fait une chute de plusieurs mètres dans l’estime de Shuuhei, voir ne serait plus estimée de quelque manière que ce soit, mais il fallait que ça sorte… il FALLAIT qu’elle en parle…
Finalement arriva la ligne où elle marqua une nouvelle pause, chose qui commençait à devenir récurent vis-à-vis des importants changements de narration que ces pauses inculquaient. Elle expliqua avoir enfin ressenti les premiers véritables malaises de sa grossesse un matin… dans un premier temps elle expliqua avoir prit ceci pour une maladie passagère, quelque chose qui n’était pas bien passé, mais bien vite… lorsque sa mère le découvrit non pas ses activités, mais son état, elle lui apprit la nouvelle… elle attendait un enfant, un enfant de l’homme qui avait finalement été le seul l’avoir touché… l’homme qui avait dû s’éloigner pour bien des raisons. Il n’était finalement pas parti sans rien laisser derrière lui. Le choc avait été suffisant pour qu’elle arrête quelques jours, pour qu’elle se remette en question, qu’elle… comprenne, la situation dans laquelle elle était présentement. Cédant aux nombreuses demandes de ses acolytes qui juraient de lui présenter la tête pensante de cette organisation, la jeune femme conta avoir accepté de poursuivre, tenter de continuer… cette vie qu’elle menait. Mais porter une existence nouvelle en son sein était un élément qui avait su… la tirer de sa « zone de confort ». Du haut de son regard draconique, elle voyait maintenant ses victimes différemment, du bout de ses griffes couvertes de sang elle ne ressentait plus le simple plaisir de tuer, mais aussi le sentiment d’avoir arraché une vie, jusqu’à ce qu’un jour, elle se fige devant une femme et son enfant. La dragonne de Jais avait déjà frappé l’époux, mais se rendit un peu tard qu’il ne faisait que la protéger elle… elle et son enfant. Non… bien sûr que non, mais c’était cette vision qu’elle avait eue, lorsqu’elle vie cette femme serrer son nourrisson dans ses bras, sanglotant devant la mort ou le destin cruel que la Metaru représentait alors sous ses écailles de fer ébène. … … … ça aurait pu être moi… Avait-elle murmuré, comme si elle se rendait de nouveau compte de la situation. Mais elle continua, expliquant que malgré tout cette opération n’avait pas été un fiasco, seulement que quelques marchandises potentielles avaient été laissées sur place… sauvées par des raisons qu’elle avait trouvées de les épargner ; par exemple qu’une femme enceinte ne trouverait pas facilement un acheteur, et qu’un nourrisson demandait trop d’entretien avant de trouver une acheteuse potentielle.

Elle poursuivit donc, affirmant qu’elle avait affiné son champ d’action tandis que grandissait leur fille dans son ventre, jusqu’à ce que vienne finalement le jour ou il lui avait été dit qu’elle rencontrerait la tête de ladite organisation. Apparemment c’était un homme consciencieux qui par moment faisait le tour de ses plus petits groupes, confiant la gestion des plus prometteurs à son escorte personnelle… et c’est lors de cette visite qu’elle expliqua avoir compris une chose, la vente et le trafic d’esclave jusqu’à il y a très peu ne pouvait être lié qu’à des cas de conscience… aucune loi ne l’interdisait, à bien réfléchir, nombre des servantes du Daimyo pouvaient bien être des esclaves, simplement bien mieux traité que le reste… pourquoi cette révélation ? Parce qu’avec l’homme à la tête de cette organisation, un vieil homme certes grisonnant, mais indubitablement expérimenter en tant que combattant, elle avait vu une personne qu’elle n’aurait jamais penser tremper dedans…
… Père… était en fait leur trésorier attitré… Fit-elle en levant le regard non pas vers shuu, mais dans la direction où devait se trouver sa demeure, demeure dans laquelle elle ne vivait qu’avec sa mère depuis que son paternel était parti en « voyage d’affaires ». .. Ne va pas croire qu’il s’est énervé… naaa… c’est plutôt sa requête… qui me sortit de mes gons. Il m’a regardé un long moment… comprenant enfin mes nombreuses sorties… et m’a promis un avenir radieux dans cette activité… … … à condition que je me débarrasse de Kuu chan… il ne voulait que rien de toi ne survive dans ma vie…. Et encore moins un enfant… c’était le dernier lien qu’il voulait que je brise, le dernier pont qui me liait encore à une éventuelle autorité dans le sens où tu allais appartenir à Shitaderu… Elle expliqua avoir demandé du temps pour réfléchir… mais avait déjà une réponse bien déterminée en tête.

Continuant son récit après quelques instants de pause, évitant de se lamenter pour éviter que son ancien chef de clan ne la coupe, elle reprit ; détaillant comment elle avait cherché à se sortir de cette situation dès le moment ou ça devenait invivable, comment elle avait fait patienter indéfiniment son paternel qui voyait en elle une recrue de choix… comment, ils avaient fini par comprendre qu’elle essayait de jouer double jeu, à sélection scrupuleusement les proies qu’elle chassait et laisser filer nombre d’entre elles, principalement des femmes et leur enfant… comment elle essayait de petit à petit couler son propre groupe pour espérer être simplement chassée pour incompétence… mais là était le souci, il était impossible de se faire passer pour le dernier des idiots… lorsque l’on s’était montré aussi efficace.
Finalement, au grand damn de son père et au sien, la grossesse atteignit le point de non-retour, le point où il était impossible de la retirer sans forcément attenter à la vie de la mère et c’est là… qu’ont commencé ses problèmes. Car c’est là que leur fut attribut un nouveau chef d’Antenne :

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- Uzumaki Nowaki… Surnomé Silver tempest ou encore les griffes blanches… Shiro Tsume… c’était un ninja accompli, mais aussi un individu ayant grandi dans les rues de Hi no Kuni… comme tu peux t’en douter, c’est lui qui a posé ces sceaux… et la majorité des implications les concernant… Fuir n’était plus une option, et quand bien même ne le voulait-elle pas… elle continua ainsi de travailler pour eux, malgré sa grosse plus que visible. Mais qu’importait, car au creux de son dragon de métal elle ne craignait presque rien. C’est dans cette atmosphère que Naquit Kuu… et c’est le lendemain de sa naissance, alors qu’elle découvrait les joies d’être mère qu’on le lui apprit :

-… père leur avait vendu Kuu…. Alors même qu’elle était encore dans mon ventre, Le jour où il a appris que la grosse était à un point irréversible… … mais c’est aussi le jour où on e l’apprit que Nowaki me proposa un marcher… travailler dure pour leur racheter ma fille. À l’expression désabusée que l’on pouvait voir sur son visage il était assez facile de comprendre qu’elle parlait là non pas d’un espoir, même si elle l’avait ainsi perçu à l’époque, mais bien d’un cadeau empoisonné.
Bien entendu jeune et idiote qu’elle était à cette époque, elle s’y jeta travaillant plus que quiconque, rejetant ses derniers relents de conscience sur le fait que son enfant importait bien plus que tous ces gueux… après tout elle avait été élevée dans le but d’être une noble, au-dessus des cerfs… au-dessus de la populace. Mais c’est après près de cinq ans, alors qu’elle avait bel et bien repris gout au métier qu’elle finit par comprendre… que cette situation n’aurait jamais de fin, dans le sens ou le prix de la vie de Kuu ne cessait de croitre… Son albinisme, ses cheveux argent et la qualité de son chakra en faisaient visiblement… un élément de premier choix. et il était vrai qu’elle était la seule albinos qu’elle eut jamais rencontrée.

Puis enfin, elle expliqua avoir surpris une conversation… Une conversation parlant d’un marcher à plusieurs millions de Ryos… un marcher concernant une jeune albinos, aux cheveux et à la peau lune pour un regard rubis… Ce fut le déclic, le déclic qu’il lui fallait pour comprendre qu’elle n’avait décidément aucun avenir avec ces gens. Mais comme la forgeronne le disait elle-même ce n’était pas quelque chose qui la surprenait : j’avais profité du temps que je passais avec Kuu pour en plus de l’élever, lui apprendre le ninjutsu… elle avait 5 ans… lorsqu’elle maitrisait le Henge à la perfection… c’est un vrai petit génie… avait continuée la jeune femme un faible sourire sur les lèvres, expliquant que c’est durant une absence de l’Uzumaki, qu’elle put libérée sa fille alors transformée en une autre personne et qu’elles se sont enfuies après qu’Ita elle-même ait éliminé… nombre de leur potentiel poursuivant.
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Fin Mode Narratif

Silencieuse quelque instant, je finis par quitter ma chaise, laissant sur celle-ci l’objet qui avait extériorisé mes émotions dans ce concert de cliquetis avant de me diriger vers la fenêtre, plongeant mon regard sur le village : c’est ainsi qu’à mon tour, j’ai rejoint Shitaderu… avant qu’elle ne devienne Kumo gakure… j’y ai entraîné Kuu, lui ai appris ce que je pouvais et ce que son corps pouvait supporter pour qu’elle puisse se défendre toute seule et c’est plus ou moins là… que j’ai remarqué à quel point était invasifs ces fuunjutsu… sur Kuu chan et moi-même. Finis-je en me retournant vers Shuu, les bras croisés sous la poitrine.
C’est ainsi que me voilà, après des années passées à regarder par-dessus mon épaule… je me ronge encore de ma participation aux projets de ces gens… mais ne peux défaire ce qui a été fait… Finis-je dans une pointe de remord.

Enfin… il savait tout, j’avais enfin pu en parler, je m’étais enfin délestée du poids de tout ceci… quelque allait être son jugement… ce serait certainement quelque chose que je devrai accepter, ne serait-ce que pour essayer de commencer à me racheter ; bien qu’à bien y regarder… l’esclavagisme n’a jamais vraiment été illégal à cette époque. Ceci dit pour l’heure, tout ceci était… un cas de conscience.

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Jeu 17 Jan 2019 - 2:52
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- « Je vois… Ça a dû être vraiment dur… Vraiment… »

J’avais répondu presque sans aucune empathie pour une fois. Disons qu’il s’agissait là d’une phrase pure de forme, de convenance, sans la compréhension et la sympathie qui allaient avec. Pour autant, mon visage ne fut pas fermé, loin de là. Disons qu’il fut inexpressif dans un premier temps. Il fallait avouer que ça faisait pas mal d’informations d’un seul coup et que les digérer n’était pas forcément chose aisée. Je savais bien qu’il s’était tramé quelque chose dans la vie d’Itagami, mais je n’aurais jamais pu penser qu’elle avait traversé des périodes aussi difficiles, douloureuses. Parce que oui, ces épreuves avaient dû être monstrueuses. Pour autant, je n’avais aucun remord et je ne compatissais que dans un seul sens ou disons pour une seule personne : Kuu-chan. Elle avait dû véritablement souffrir durant les premières années de sa vie et je m’en voulais sur ce point, de ne pas pu avoir pu être à ses côtés, même s’il n’y avait pas vraiment de raison que je m’en veuille puisque je ne savais ni pour son existence, ni pour notre lien. Tout tombait sous le sens et beaucoup de faits s’éclaircissait à mes yeux à présent. J’y voyais plus clair. J’eus finalement un soupir. Ce qui allait suivre allait être un mélange d’aveux, mais surtout de vérités à cracher. Mais bien avant cela, une pointe de nostalgie s’empara rapidement de moi si bien que je commençai instinctivement à parler…

- « Tu te rappelles de ma grande période de dépression ? Celle qui avait suivi le meurtre de ma toute première fiancée dans le temps ? Moi je m’en souviens comme si c’était hier tu sais… »

J’avais assassiné celle qui devait devenir ma fiancée. Froidement. Parce qu’elle s’était jouée de moi. De notre clan. De notre bonté. L’initiative m’avait plongé dans une grande tristesse, si bien que je devais m’avouer que sans mes parents ni Itagami, je me serai peut-être suicidé. C’était d’ailleurs elle qui m’avait fait remonter la pente lorsque je brouillais du noir et que tout allait mal. Dire qu’elle avait également profité de la situation pour me cueillir dans ses filets ne serait pas exagérer ni mentir. Avec le recul, la situation avait été assez belle pour elle. Soutenir l’élu de son cœur dans ses moments de faiblesse et lui faire offrande de son corps en guise de compensation… Quelle idée ingénieuse ! « Je t’en ai fait baver au tout début hein… Avec le recul, je me suis même demandé comment tu arrivais à supporter tous ces vices que je te faisais subir comme le dernier des enfoirés. » Le sexe avait été l’exécutoire tout trouvé pour moi. Refuser un corps aussi désirable et libidineux aurait été une hérésie. Et puis, c’était bien plus facile d’oublier mon chagrin. Baiser… Baiser… Lui faire des crasses… La traiter comme une chienne… Comme la dernière des putes… Autant dire que je m’y suis donné à cœur joie ! Sauf que j’avais sous-estimé une chose. Ou plutôt deux : L’amour qu’elle nourrissait pour moi et son côté détraqué qui faisait d’elle une sado-maso de choix.

Une sado-maso qui adhérait sans broncher à tous les sévices sexuels que je lui faisais subir cruellement…

- « A bien y repenser, c’est pas vraiment ta bouille d’ange ni ton corps de salope qui avaient fini par me faire fondre… Des jolies filles qui me convoitaient avec un cul et des seins aussi opulents que les tiens, y’en avait une chiée… Non… Ce qui avait fait la différence et ce qui m’avait fait tomber amoureux, c’était ton caractère. Ton vrai toi. Celle qui embrassait la vie sans aucune pudeur ni honte… Celle qui se laissait aller à ses pulsions tout en étant correcte aux yeux du monde… Cette femme pure et authentique qui ne se mentait pas à elle-même et qui ne se bridait pas une seule seconde. Tu m’as montré la voie, Itagami. Tu as été ma muse… Ma raison de vivre… »

Je marquai une pause en me ressassant nos meilleurs souvenirs. A partir du moment où je m’étais rendu à l’évidence que j’étais amoureux d’elle, plus rien n’a été comme avant. Notre histoire fut une véritable passion. Oui, une passion et c’était le mot juste. Corps. Cœur. Âme. Nous n’étions plus qu’un. Nous ne formions plus qu’une seule chair. Rien ne semblait pouvoir stopper notre relation plus que fusionnelle. Pas même la réticence de quelques anciens du clan. Si certains le voyaient d’un mauvais œil d’ailleurs, d’autres étaient favorables à cette union puisqu’à cette période, je présentais déjà les signes d’un futur chef, d’un vrai leadeur et j’étais à juste titre considéré comme étant LE forgeron des Metaru pour ne pas dire de Kaminari. L’union d’une telle force de la nature et de l’une des plus belles et noble Metaru ne pouvaient qu’engendrer une progéniture parfaite. Des sang-purs qui allaient porter très haut les couleurs de notre clan. Une aubaine donc. Seulement voilà… Il eut un détail… Un fait ou plutôt une personne qui changea la donne : « Si tu m’as longtemps considéré comme un bouc émissaire, je t’en ai également voulu pendant une période pour ne pas avoir compris mon abandon. Tu t’es certainement posée des questions, mais étaient-ce les bonnes ? » J’eus un sourire plus que jaune. Notre rupture ne fut pas brutale que pour elle.

Elle le fut également pour moi contre toute attente.

Mais je n’avais pas eu le choix, ce qu’elle n’allait pas tarder à comprendre…

- « Plusieurs anciens se doutaient que ton père trempait dans des affaires louches. Personne n’aura jamais su dans quoi il versait réellement, mais il était de notoriété publique qu’il était infréquentable et pas forcément le bienvenue parmi les nôtres. Ton histoire vient maintenant confirmer le tout et éclairer plusieurs zones d’ombres… Bref, c’est pas le plus important… Ce que je veux te dire, c’est que la personne qui est vraiment à l’origine de notre rupture, c’est ton père. Et là encore, tu me diras, rien de nouveau puisque c’est après tout ce que la raison que j’ai évoqué pour te quitter et m’éloigner de toi… Mais ce que tu ne sais pas, c’est qu’il est venu me voir un soir… Et qu’il m’a promis qu’il te ferait la peau si je persistais à vouloir faire de toi ma femme. J’aurai pu penser à une blague, à des menaces en l’air et peut-être que c’en étaient vraiment… Mais je pense que tu le connais aussi bien que moi pour ne pas dire mieux que moi. Son regard, son ton, son chakra, ses poings serrés… Je m’en souviens encore. L’image est toujours aussi fraiche dans ma tête… Cet air déterminé et persuasif m’a fait comprendre qu’il ne mentait pas. Qu’il allait vraiment te buter si je ne mettais pas à un terme à notre relation. Notre amour. Notre futur… Et comme je n’étais pas assez puissant pour lui tenir tête, je n’ai pas eu d’autres choix… Que de te larguer comme une merde. »

Cette fois-ci mon ton fut froid, tranchant, incisif. Il y avait une pointe d’affliction dans mes dires, mais l’émotion dominante était bel et bien la colère enrobée dans une sorte de frustration qui m’avait même poussé à serrer dans mes poings le drap qui me recouvrait. Itagami avait enfin la vraie version pour elle. Puisqu’elle m’avait tout déballé, il n’y avait pas de raisons que je n’en fasse pas autant. Et voilà ce qui expliquait pleinement mon abandon, mon rejet du jour au lendemain… « Mais c’était pas qu’une question de puissance. Il y avait autre chose. D’autres paramètres à prendre en compte par exemple. Et si je réussissais par exemple à le tuer, est-ce que les autres Metaru auraient pu me comprendre ? Est-ce que tu l’aurais accepté, toi-même… ? Et si je n’avais pas réussi, qu’allait-il t’arriver ? Il t’aurait finalement tué pour me le faire payer ? Il m’aurait tué moi peut-être, pour en finir ? Des questions comme ça, je m’en suis posé des tonnes et j’en suis venu à la conclusion suivante : Te quitter était la meilleure chose à faire. Pour toi. Pour moi. Pour nos deux familles. Pour le clan tout entier. » C’est donc la mort dans l’âme que je l’avais violemment rejeté. Quitte à la traiter de salope. De pute. De chienne. De trainée. De dévergondée. De tous les qualifications insultants, péjoratifs, salissants, inimaginables. Mais c’était pour moi la seule solution viable…

- « Je ne me suis jamais senti aussi faible et lâche à cette période-là… Et j’ai pleuré. Énormément pleuré. Toutes les larmes de mon corps. Jusqu’à m’en rendre malade. Encore une fois, j’ai failli y passer. N’eut été mes parents, qui sait ce qui aurait pu m’arriver… Y’a pas que toi qui a été naïf, tu sais… Y’a pas que toi a qui a pris les mauvaises décisions avec du recul… Mais toujours est-il qu’après cette énième mauvaise passe, j’ai décidé d’aller de l’avant. De devenir plus fort. D’où mon entrainement intensif qui ont fait de moi le numéro trois de Shitaderu derrière Suzuri Wo et Nara Seijiro. Parallèlement, je suis retombé dans mes travers en ton absence. J’ai eu de nombreuses conquêtes… Et j’ai pris plaisir à les enchainer et à les avilir comme je te faisais baver… J’ai inlassablement cherché la perle rare… Mais aucune ne t’arrivait à la cheville… Aucune ne m’apportait le plaisir que tu me procurais à chaque fois… Aucune ne te valait tout simplement, Ita… »

Et pour la première fois depuis longtemps, j’eus cet horrible sourire. Celui d’un gros porc et du détraqué sexuel qu’elle avait connu. Une tronche qui ne disait rien qui vaille. C’est à cet instant précis que je décidai de me lever du lit. J’avais tout l’air d’une momie avec tous les bandages qui me recouvraient, mais je n’en avais cure. Elle pouvait même voir qu’une érection naissante commençait à poindre malgré mon sale état et la situation dans laquelle nous étions englués de façon inextricable. Le destin se mettait en marche et elle et moi étions conscients que des choses allaient sans doute changer de manière drastique. Elles avaient même changé pour ma part, puisque j’étais maintenant père et que je me devais de prendre mes responsabilités en tant que tel. Ce simple fait, cette simple donne aurait des répercussions sur ma vie dans tous les sens. Mon couple par exemple. Que dirait et comment réagirait Nora devant une telle nouvelle ? La question méritait d’être posée, mais pour l’heure, il y avait plus important. « Puis, tu as fini par faire ton retour après ta longue absence. Une nouvelle que j’avais accueillie avec joie, prêt à te reconquérir. Prêt à me battre pour toi cette fois. Mais qu’est-ce que j’ai constaté ? Que tu t’étais ramené avec une gosse… » Là-dessus, mon visage se froissa horriblement l’espace de quelques secondes, avant que je ne m’apaise à nouveau…

- « Là encore, déception. Désillusion… A croire que tu avais vraiment cru à tous mes mots orduriers. Oui… Moi aussi je t’en ai voulu pour ne pas avoir eu la présence d’esprit de comprendre mes actions, mes mots… moi aussi, l’espace d’un court moment, je t’ai haï comme jamais auparavant. J’ai même failli haïr Kuu-chan parce qu’à mes yeux, tu m’avais définitivement oublié… Mais voir le visage de cette gosse m’apaisa subitement, à un tel point que toute ma rancœur s’envola sans que je comprenne pourquoi… Rejeter la faute sur cette gosse ? En faire mon bouc émissaire ? Impossible. Elle était trop douce, trop innocente, n’avait rien à voir avec ce que je considérais être comme une trahison… L’hôpital qui se fout de la charité hein ? J’avais aucun remords à baiser d’autres femmes, mais j’ai pas supporté l’idée que t’aies pu te faire biter par un autre et de surcroît te faire engrosser comme une chienne… Mais comme je te l’ai dit, ma première rencontre avec ta fille… Notre fille… M’a remis les pieds sur terre. En y repensant, je me dis que c’était l’instinct paternel qui avait parlé… De façon inconsciente. Elle n’est pas qu’une génie, Ita. Elle est une merveille, cette enfant… Et être son père, c’est sans doute la meilleure nouvelle qu’on m’ait annoncé depuis un an. »

Malgré ces mots doux, je m’avançai vers la cheffe de la raffinerie. Et à mesure que je l’approchais, quelque chose bouillonnait en moi. Je le sentais. Toute cette histoire avait provoqué un déclic. Les choses se mettaient en place et le même sourire malsain de tout à l’heure. Une fois près d’elle, à moins de quelques centimètres de son corps, je levai lentement ma main droite que je posai délicatement sur son buste, comme si de rien était. Mon chakra se manifesta silencieusement et une couleur argentée me recouvrit tout doucement. C’est alors que le métal qui constituait sa robe se mit à vibrer brusquement. Il s’enfonça et se plia même à certains endroits comme par magie. Et puis, il se produisit quelque chose d’encore plus étrange. Le fameux métal qui la recouvra de la tête au pied commença à se liquéfier totalement… « Notre relation cordiale m’allait au début… Et puis, mes sentiments revirent à la surface. Malgré Kuu-chan. Malgré notre distance. A chaque fois que je te voyais, je ne souhaitais qu’une seule chose inconsciemment : Te faire l’amour. Tu t’souviens de notre dernière rencontre ? Dans mon bureau de raikage, hein ? Je sentais ta faim. Je ressentais la même chose. Et je voulais que tu t’y abandonnes. Quitte à me violer sauvagement… » Ma gueule n’avait jamais été aussi laide depuis un long moment. Déformé par une sorte de sadisme.

Un sadisme qu’elle ne connaissait que trop bien…

- « Sauf que tu as changé… Et tu t’es défilée comme la dernière des poltronnes ! »

Et suite à mes dires, mon corps aspira littéralement son métal. Jusqu’à la dernière goutte…

Mon kinton recommençait à murir sous les sentiments qui m’assaillaient et me tiraillaient…

Sans que l’histoire soit terminée pour autant, car des choses à dire et à faire, j’en avais encore…
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J’écoutai avec une attention certaine les premiers mots de Shuu, s’ils se voulaient compatissants, leur manque singulier de poids ne donnait qu’une impression de coquille vide, de mots prononcés pour la convenance, pour le simple fait de… répondre à l’histoire racontée, pour le simple faire de faire semblant d’accepter les tenants et aboutissants de celle-ci pour la simple et unique forme. Même les réunions administratives auxquelles il était forcé assister je ne l’avais jamais vu aussi peu impliqué… sur le coup j’aurais bien pu être une étrangère que ceci n’aurait rien changé fronçant le regard devant cette réponse, espérant vraiment qu’après tout ceci ces quelque semblant d’approbations ne seraient pas les seuls qu’il prononcerait, j’attendis un instant lorsqu’elle finit par m’adresser les mots qui suivirent, semblant eux au moins m’être destinés.

- Comment oublier… ? ça avait été la naissance de notre couple cette fameuse période, je me rappelle encore le voir se réveiller en pleine nuit, non pas hurlant et criant, mais simplement s’asseyant attendant que les souvenirs qui l’assaillaient ne passent, ou encore cherchant à oublier… comment il avait massacré sa fiancée, par des moyens… moins catholiques ; comme pour définitivement cracher sur les derniers relents de sentiment qu’il existait encore dans son cœur pour cette fille.



Ceci dit, je devais avouer être ignorante de ces fameux ressentis à mon égard, plus qu’un amour, plus qu’une compagne, j’étais loin de m’imaginer être la muse qui lui permettait d’aller de l’avant. Ceci dit, celle qu’il décrivait dans cette muse qu’il voyait était morte, non, devait mourir, je me devais de m’assagir et d’aller de l’avant, de prendre une voie moins sanglante et préparer un avenir radieux à notre fille… pour qu’on ne la regarde jamais dans la rue, la pointant du doigt en disant : « sa mère et cette femme complètement psychotique… » ; je ne pouvais lui infliger ça, je ne pouvais lui infliger une enfance plus anormale encore que celle par laquelle elle était déjà passée.
Me noyant un peu plus dans ma complainte interne, je fus ceci dit intriguée par la question qui s’en suivit : me posais-je les bonnes questions ? Piquée au vif j’écoutai, j’écoutai… et découvris au fil du temps le fond de son histoire… Me tuer… ? Marmonai-je les yeux écarquillés. Quittant lentement m’à chaise et m’éloignant un peu de mon interlocuteur j’avançai jusqu’à la fenêtre, l’écoutant toujours même si ses mots étaient quelque peu voilés par le choc de ladite information… mon propre père, avant menacé de me tuer… ? N’eu été la confiance que je plaçais en mon interlocuteur je n’aurais peut être point cru ces mots, on parlait après tout d’un père, d’un père qui faisait décidément passer son business avant sa famille, d’un homme qui pour assurer une certaine position et une certaine sécurité… avait menacé d’attenter à la vie de sa fille… Le regard de plus en plus sombre, je me perdis dans l’activité du village en bas, me remémorant alors de passage de mon existence alors que certains faits me revenaient. Il était vrai que quelque temps avant que Shuu ne parte, j’avais remarqué ce regard, j’avais remarqué cette manière qu’il avait de m’observer, de me jauger… de me fixer parfois trop longuement. Je les avais remarqués, mais je n’avais pas compris… que cette animosité dans son regard n’était pas de la déception vis-à-vis de mon choix de ne pas suivre la couverture qu’il avait, à savoir business man… peu être qu’avec un peu plus d’entrainement, avec plus d’expérience de combat, j’aurais vu plus loin que ce que mes connaissances limitées me proposaient, j’aurais peut-être vu… ses éventuelles préparations dans le fait de m’assassiner ; mais même… qu’aurais-je pu y faire ?

Entendre Shuu me confesser ses larmes fut un message suffisamment fort pour que je puisse imaginer sa détresse du moment, ça n’aurait pas été la première fois que je le voyais se laisser aller à ses sentiments, mais venant d’une personne aussi forte et fière que lui le voir arriver à cette extrémité restait toujours surprenant. Les quelques fois que c’était arrivé devant moi, c’était dans son sommeil, lorsque le travaillait encore l’assassinat de feu sa dulcinée… mais pour en revenir à père… : Je peux te comprendre… Maintenant que je pouvais évaluer leurs forces, j’étais sure d’une chose… Shuuhei n’aurait pas survécu à l’affrontement à cette époque…
Même au sein de l’organisation, le boss qui était plus criant que respecté parlait d’égale à égale avec père, comme s’ils avaient été de vieilles connaissances, des individus non seulement se connaissant, mais se respectant mutuellement… et rien que pour ça, il était aisé d’affirmer qu’il s’agirait d’un opposant… bien au-dessus de la moyenne.

Si moi m’étais réfugié dans le meurtre, le sang et les cris de mes victimes, lui avait replongé dans le sexe et s’y était complait, cherchant à me remplacer, visiblement sans trouver la femme idéale… dans un élan d’orgueil je ne pus m’empêcher qu’il était normal qu’il ne puisse me remplacer, j’étais… tout à fait unique à cette époque, comme maintenant d’ailleurs ; ce n’étaient pas des filles du peuple qui allait me remplacer… et ce qu’importait leur nombre. Ilavait réussit à m’arracher un sourire coupable, jusqu’à ce qu’il fasse mention du jour où j’ai enfin pu rejoindre Shitderu… Avec notre fille, ce jour où j’espérais pouvoir raccommoder les choses entre nous… me retournait pour lui faire face alors qu’il arrivait à un passage qui jusqu’alors m’avait toujours intrigué, ce fut pourvoir qu’il avait quitté son lit et avançait vers moi dans un état qui ne sut que réveiller bien des choses ans notre présente nostalgie… ça faisait… presque trop longtemps que j’avais vu cette expression… comment y réagissais-je déjà ?
Finalement… pour lui comme pour moi, pour Kuu comme pour probablement le reste de notre existence, tout ceci n’avait été que malentendu et précipitations… Nous avions tous deux sauté à des conclusions, lui s’était persuadé que j’avais sauté dans les bras du premier venus, et moi en avait fait de même, quoi que dans mon cas, c’était bel et bien vrai. Lui en tenir rigueur ? Pourquoi ? Je l’avais toujours connu ainsi, batifoleur se ruant sur la première femelle secouant un peu trop son postérieur sous son regard… mais il fallait que j’avoue qu’il était douleur de confirmer que ceci était véritablement la manière dont il me voyait à cette époque… comme une chaudasse n’ayant sue fermer ses jambes plus d’une semaine… quand j’avais fait tout mon possible pour me contenir plusieurs années durant.



- Comme je le pensais nous ne devons pas être seuls dans une pièce toi et moi… je n’ai pas fui j’ai… j’ai… j’ai simplement accepté que ce n’était pas correct… même si je n’étais pas encore avec Hisao à l’époque, je ne pouvais pas faire ça à ta fiancée… ce n’étais pas correcte… ce n’était pas correct… Fis-je en portant la main à celle qu’il avait posée contre ma poitrine pour la retirer delà… ce n’était pas correct…

C’est plus ou moins à ce moment qu’il m’expliqua pourquoi il avait choisi Nora, comment avait-il réussi à faire enfin une croix sur moi, comment s’était-il enfin défait de mon ombre au travers de celle-ci. Quelque part, en entendant ces raisons ça ne me surprenait pas tant de lui, mais je pouvais comprendre ceci. Il n’était pas tant tombé amoureux de ses chaires ou autre, non, c’était plutôt l’honnêteté de sa personnalité qui l’avait attiré… décidément il n’avait pas changé… il s’éprenait encore et toujours des femmes les plus dérangées…
Apprenant l’histoire de la moniale, quelque par je compris pourquoi elle avait choisi de se ranger à une vie d’abnégation, ou plutôt à ce que devait être l’existence des moines. Mais ne s’était-elle point rangée ? Ou alors… même sous cette toge blanche, elle poursuivait ses activités douteuses ? Voir... la blancheur de son habit en faisait justement la proie idéale… une pensée pour ceci, une autre pour ce que j’en pensais présentement… je devais avouer être mitigé, j’y voyais du vol, j’y voyais une arnaque, j’y voyais un acte mesquin, mais d’un autre coté, elle choisissait scrupuleusement ses cibles, et si tel était véritablement le cas… .. mais…

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Une deuxième douleur diffuse irradia ma tête, avant que je ne décide d’aller me chercher un calmant histoire d’être tranquille ; prenant alors la direction de la sortie de la salle de bain complètement ruinée par notre partie de jambes en l’air. Violente, passionnée, éreintante aussi… Comme une redécouverte et une manière pour nous de rattraper le temps perdu… Une manière de renouer avec cette flamme qui avait fait le piment de notre couple… Une manière d’évacuer toute cette frustration qui nous avait tiraillés durant des années et des années. Ces constats m’arrachèrent un rire franc, avant qu’une énième douleur ne me calme. Puis, l’une des plaques de métal qui recouvrait l’endroit me fit revenir à la réalité. La jeune femme n’y était pas allée de mains mortes. Une vraie sauvage ! Les crampes qui limite paralysaient mon corps en disaient long. J’avais été à la fois bourreau et victime. Bien longtemps qu’on m’avait pas secoué autant dans tous les sens. Seule Nora arrivait à ce résultat en me victimisant à sa manière. A croire que je tombais amoureux de folles furieuses à ce niveau-là. Sur cette pensée, je posai ma main sur la plaque de métal et après une bonne minute, cette dernière se plia dans tous les sens avant de se froisser complètement et de tomber au sol sous la forme d’une boule gondolée. Le kinton recommençait à me répondre. Le kinton répondait à l’un de ses plus puissants et éminents maitres. De quoi m’arracher un sourire satisfait… Si bien même que je m’amusai à faire pareil sur deux ou trois autres pièces métalliques avant de regagner ma chambre.

Ladite chambre était un foutoir pas possible. Je ne savais pas si l’endroit avait été également témoin de notre folle nuit (si je me souvenais des grandes lignes et moments importants, je n’avais pas encore tous les détails de notre journée), mais ça puait également l’amour. Mais plutôt que de me questionner sur ce fait, je me mis à fouiller mes tiroirs avant de trouver une pilule pour les douleurs passagères. Un vrai bijou pharmaceutique qui faisait la fierté du complexe scientifique. J’étais peut-être pas un scientifique ou un toubib, mais je pouvais être largement fier de mon mandat pour avoir contribué à la création de ce complexe qui avait permis pas mal de choses. D’après les experts en la matière, notre complexe concurrençait le grand hôpital de Kiri, même si ce dernier, semblait-il, avant de l’avance sur nous. Tout du moins dans le domaine purement médical, notre établissement étant plus pluridimensionnel. Enfin… Là n’était pas le plus important pour moi. Je fis donc de l’ordre dans mes pensées avant d’avaler ma pilule, de me farcir un verre d’eau et de me caler contre un mur et d’attendre que ma satanée migraine passe. Dix minutes plus tard, c’était chose faite. Après quoi j’allais m’exercer en me débarrassant de tout le métal qui recouvrait ma maison… Avant de constater que le soleil pointait le bout de son nez. Un coup d’œil au cadran de ma chambre me fit comprendre qu’on avait passé toute la nuit à forniquer… Sérieusement hein… De quoi me pousser à aller secouer la blonde qui sombrait encore dans un profond sommeil, même si elle était déjà toute propre et rhabillée. Cette femme était décidément incroyable !

- « Debout mam’zelle ! »

C’est une demi-heure plus tard que je finis par remettre de l’ordre dans ma chambre après avoir pris une douche express qui s’était imposée à moi. Faut dire que j’en avais eu bien besoin. J’avais ensuite ouvert les fenêtres et les portes de mes quartiers pour aérer toutes les pièces et pour laisser le soleil les inonder de ses rayons lumineux. Il était environ neuf heures et des poussières. Devant l’accessibilité de mes quartiers, des jeunes femmes du clan étaient venues à moi avec des plats copieux avant de repartir vaquer à leurs occupations quotidiennes. D’ailleurs, il y avait assez pour deux personnes. Est-ce que les gens savaient qu’Itagami avait passé la nuit avec moi ? Probable. Et puis je me fichais un peu des considérations des autres… Même si faire profil bas vis-à-vis de nos conjoints respectifs ne seraient pas déconnant, on s’entend. Mais toujours est-il que j’étais du genre à assumer et que Nora saurai tôt ou tard cette vérité. De toute façon, le fait que j’avais une fille changeait pas mal la donne et la moniale pouvait décider de me quitter rien que pour cette raison. J’avais pas mal à perdre dans cette histoire, mais je ne pouvais pas non plus renier Kuu. Elle était la chair de ma chair et je prévoyais de rattraper le temps perdu avec elle et ce dès aujourd’hui. En attendant, je m’étais installé à ma table à manger, affublé d’un katana avec une pipe en main. J’attendais maintenant qu’Itagami me rejoigne à table pour lui demander une dernière faveur étant donné que mon kinton s’était maintenant éveillé, même s’il était encore un peu latent si on pouvait le dire comme ça.

Et lorsqu’elle vint enfin, je pris parole sans attendre…

- « Je crois que j’ai définitivement réveillé mon kekkai… Mais je veux le vérifier avec toi une dernière fois. Viens me recouvrir de ton chakra kinton. On va bien voir si ça le stimule… »
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Lun 28 Jan 2019 - 20:35
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Un regard sur l’aurore pointant déjà le bout de son nez, il m’avait fallu faire quelques efforts pour bouger encore après ce long combat nocturne. Moi qui après tant d’années pensais pouvoir être insatiable devais tout de même reconnaitre que la volonté n’était pas suffisante pour exaucer n’importe quel souhait. Portant le regard sur Shuu tout juste en dormi, je constatai la flaque de sang se mêlant aux autres fluides, nombres de ses blessures avaient due s’ouvrir de nouveau pendant nos déboires, mais il allait s’en remettre, ce n’était qu’un retour aux sources au final… ceci dit…
C’est sous la douche que je pris le temps de réfléchir à mes actions de cette soirée, in fine c’était moi qui avais provoqué ce cannage, mais aussi cette trahison ouverte auprès de nos deux compagnons du moment. Alors que je construisais ce plan de Harem, j’avais promis à Hisao une certaine forme de fidélité… pester contre moi-même pour ne pas avoir tenu parole ?

Oui, oui, mais … il fallait avouer que ce changement, ou plutôt cette idée de réembrasser ma véritable nature s’était finalement plus élevé comme un besoin que comme une simple folie passagère. Derrière ce masque de gentille fille bien sage, je faisais en fait plus de mal encore à celles que je voulais tant protéger ; mon excuse était peut-être bancale, mais je n’allais point chercher mieux…il n’était pas question-là de m’apitoyer sur mon sort ou de pousser quelqu’un à le faire non… il était la question de comprendre et accepter mes décisions… bien qu’il fallait l’admettre, il y avait une bonne dose de perversion dans celle qui a déclenchée les évènements de cette nuit… Un sourire sous mon bain d’eau chaude, je profitai de la douche un temps avant de rejoindre une chaise que je plaçai devant la fenêtre pour regarder Kumo s’éveiller.
Une tenue de métal finement tissé, les cheveux simplement laissés pendant jusqu’au bas de mes reins, j’observai en silence. Hum ? Ranger ce capharnaüm ? Dans une autre vie je l’aurais peut-être fait, mais là … c’était hors de question, son foutoir, sa responsabilité… oui c’était de ma faute… et alors ?

C’est dans un sourire amusé que je vis la vie petit à petit prendre son court, les marchands les plus assidus s’éveillant déjà, ce qui était justement le cas des boulangers ; un regard dans la direction de la pâtisserie dont j’étais la propriétaire suffit à m’arracher un nouveau sourire perverti. J’avais suffisamment remis à plus ce cas-là, il était plus que temps d’en récolter les fruits… … …

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« Debout mam’zelle ! »

C’est la voix de Shuuhei qui me tira du sommeil dans lequel j’avais sombré malgré moi, ouvrant calmement les les yeux, ce fut pour distinguer que les fenêtres avaient été ouvertes, les rideaux tirés, mais surtout la chambre rangée et Aérée…
Shuu s’activait encore pour les finitions de sa pièce lorsque des jeunes Metaru vinrent nous apporter le déjeuner, j’avais presque oublié le point auquel nous étions bardés d’avantages, Shuu pour son post de Nidaime et d’anciens chefs de clan, moi pour mon post de régente de la Raffinerie. Chez moi j’avais l’habitude de cuisiner, m’assurant que Kuu ait toujours le meilleur, ça ne faisait pas de mal de changer un peu. Toute fois… le fait qu’il y en ait suffisamment pour deux était assez révélateur ; soit huuhei mangeait trop, soit certains membres du clan étaient au courent que nous avions replongés … fronçant un tantinet le regard, je levai celui-ci vers la porte, m’imaginant clairement le couloir puis le reste du clan, me promettant de les faire taire vis-à-vis de ceci… pur éviter d’envenimer davantage la situation…

- Hummm … bien, après toute ces doses que tu as encaissé la veille … y à des chances … Fis-je en prenant place face à lui devant le repas en question.

Décalant un peu la tête pour bien voir le miroir en face, j e me fixai quelque secondes tentant de me remémorer ce qu’il me manquait vis-à-vis de l’époque… c’était un accessoire, une fantasy au sens propre du terme et peut être même la raison pour laquelle Kuu chan aimait tant les dragons. Fronçant un peu le regard, deux cornes me poussèrent, deux cornes faites d’un métal si concentré qu’il en était sombre. À l’époque ce n’était pas un simple élément décoratif, non, c’était aussi un exercice quotidien que je m’imposais pour parfaire ma maitrise de notre Kekkai, maintenant … maintenant c’était plus pour répondre à une crise identitaire.
Prenant une courte inspiration, j’expirai en laissant mon chakra pulser, dans toute la pièce… avec un peu de chance, il pourrait en utiliser les restes plus tard pour continuer de s’exercer à souhait. Non ce genre de manœuvre n’était clairement pas à portée de tous, mais pour lui comme pour moi ceci restait un exercice intéressant :

- Pour le coup j’aurais aussi besoin de toi Shuu… Fis-je en prenant une première bouchée, continuant à l’irradier de mon chakra en tachant d’agir normalement. Non pas que le Kinton ne soit pas suffisant, mais comme tu le dis si bien, la meilleure défense c’est l’attaque … et l’attaque en question, j’aimerais justement pouvoir devenir bien plus efficace que je ne le suis présentement … Fis-je le regard sérieux. j’ai appris dans un des documents que je parcourais lorsque je cherchais à me défaire de cette prison de Fuuin que la majorité des affinités une fois correctement combinées donnait lieu à un nouveau Kekkai … Continuai-je en me fiant à son expérience Pendant que l’on s’entrainerait pour redonner vie à ton Kinton, j’aimerais qu’en parallèle on travail sur le second Kekkai que je pourrais éveiller…

Revêtir mes écailles d’Obsidiennes était une chose, mais inspirer la terreur qui devait s’en suivre en était une autre. Actuellement, je me trouvais bien trop quelconque pour être le danger que j’espérais voir. Bien trop… académique, pour être l’ombre de la mort quelle voulais inspirer sur un terrain de bataille… il me fallait plus, bien plus… et si ce second Kekkai m’était accessible, il n’était aucune raison pour que je le laisse s’atrophier en mon sein.

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Lun 28 Jan 2019 - 23:34
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J’avais vu juste… Plus son chakra inondait la pièce et plus le métal de mes gènes réagissait clairement. Le kinton avait recommencé à se disséminer de façon éparse sur toute l’étendue de mon corps, comme s’il ne réagissait qu’à elle. A croire que j’étais plus lié à Itagami que je ne le pensais. Ceci étant dit j’étais content ! Tellement content que j’avais délaissé la bouffe pour contempler ce qui constituait à peu de choses près ma renaissance. J’étais presque sur un petit nuage et un sourire un peu con, enfantin, vint barrer ma gueule alors que le métal qui recouvrait mes avant-bras brillaient comme jamais. C’était comme un os cassé qui se ressoudait petit à petit. Quelque chose me disait qu’il serait encore plus fort. Plus solide que jamais. Et quasiment intouchable. Tout du moins je l’espérais vraiment. D’ailleurs, j’essayai de me concentrer en fixant mes paluches, avant que ces dernières ne soient intégralement recouvertes d’une fine couche de métal. Le kinton répondait à mon appel par moment. C’était pas encore évident, mais l’évolution était notable pour être fortement appréciable. Ce n’était plus qu’une question de temps maintenant pour que je le récupère complètement, mais j’avais bon espoir. Et surtout, je venais de répondre à une interrogation qui jusque-là relevait de l’incertain : Oui, un kekkai genkai perdu ou volé pouvait être retrouvé, avec les efforts qui allaient avec évidemment. Et là encore, une idée me vint à l’esprit. Aller causer au scientifique de la famille.

A mon cher et tendre cousin. A ce brave Kenshin.

Mais pour le coup, il n’était plus question que de mon cas. Si j’étais émerveillé par l’éveil de mon kekkai, j’avais tout de même écouté Itagami et sa requête –et ce même si je ne lui avais pas encore répondu. C’est alors que je relevai ma tête vers elle en arborant une mine réfléchie. Depuis que j’avais le recueil, je savais qu’il était possible de combiner des éléments pour former un kekkai genkai. Si les illustres Yuki et Borukan gagnaient et développaient leurs fameux pouvoirs via l’hérédité, il était possible de les copier tout en apprenant d’eux. Le hyôton était basiquement une combinaison du vent et de l’eau tandis que le yôton pouvait être créé à partir du feu et de la terre. Pendant un temps, j’avais moi-même envisagé de fusionner les deux éléments que j’avais, mais rien ne se produisit. Ledit recueil ne comportait rien à ce sujet non plus. Véritable malchance. « Si je me souviens bien, tu maitrises le feu et le vent non ? Bon ! Voyons voir… » Je me levai alors de ma place pour regagner ma chambre puis j’ouvris l’un de mes tiroirs planqués et secrets où je cachais la copie que j’avais faite du livre sacré, cible un temps du fameux sôshikidan. Enfin, il me fallut cinq minutes. Cinq bonnes minutes pour tomber sur la page consacrée au mélange du futon et du katon. Le pouvoir octroyé n’était nul autre que le shakuton. La chaleur. Étrange combinaison que voilà... Mais plutôt que de juger, je m’emparai d’un parchemin et du stylo qui va avec, avant d’en copier les grandes lignes.

Puis cinq autres minutes plus tard, j’étais de retour à la salle à manger…

- « Le tien s’appelle le Shakuton. Personnellement, je n’ai encore jamais vu de shinobis maitrisant ce kekkai, mais s’il est répertorié dans le recueil, c’est qu’il doit bel et bien exister. Sur ce parchemin, tu as les grandes lignes : Avantages, faiblesses et quelques façons de le développer… »

En m’asseyant en face d’elle, je finis par faire glisser le parchemin enroulé sur la table pour qu’il lui parvienne. C’est alors que je remarquai que mon corps était encore sensible au chakra de la blonde. Des excroissances de métal poussaient sur mon corps par moment, mais rien de vraiment dangereux comme ce que j’avais pu voir hier lorsque j’avais essayé de la sauver. D’ailleurs, mes blessures étaient toutes refermées par le métal et je ne les ressentais quasiment plus. De bon augure. Je me mis alors à attaquer le plat fumant devant moi en pensant à la suite de mon programme et l’orientation que j’allais donner à mes entrainements. Maintenant que j’avais retrouvé mes perceptions, il ne manquait plus qu’à reformer mes anciennes techniques et à me réhabituer à les enchainer naturellement. « D’un point de vue pédagogique, je pourrais certainement t’assister surtout qu’on a quand même quelques infos sur ce que le mélange de tes éléments produirait, mais il te faudra aussi soit te la jouer autodidacte, soit voyager et espérer tomber sur des personnes qui maitrisent ce pouvoir. » Je me mis à bouffer comme jamais et sans aucune manière, mais c’était quelque chose à laquelle elle s’était habituée. Moi et mes manières de rustre. Le « roturier » et la « noble ». Drôle de duo, n’est-ce pas ? L’idée de profiter encore une fois de son corps m’effleura même l’esprit. Il était quasiment impossible que l’histoire s’arrête là. A une seule partie de jambes en l’air inopinée.

Je le savais. Elle le savait. Nous le savions tous les deux.

- « De ce que j’ai lu, y’a pas mal de kazejins qui maitrisent ce… Shakuton. Peut-être même que d’autres bouquins en parlent à la bibliothèque. C’est déjà un bonne piste en tout cas. Tu peux également en parler à Hisao, non ? Son kekkai genkai ressemble à celui que tu aspires maitriser et sans doute te sera-t-il d’une plus grande aide... »

On pourrait croire que je la provoquais ou que je la refoulais en mentionnant sciemment Hisao, mais non.

J’étais objectif. Et je ne visais que l’efficacité. Pour moi comme pour elle, bien évidemment.

Et puis, c’était une réalité avec laquelle il fallait dorénavant composer sans rougir. Sans regretter.
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Mer 30 Jan 2019 - 10:53
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- hum… ! Confirmai-je simplement à sa question concernant mes affinités tout en continuant de me restaurer.

L’observant un temps retrouver le secret de sa chambre, je du ralentir ma dégustation, pour éviter d’avoir à quitter la table avant lui. N’y voyez là rien de particulièrement intime, il s’agissait simplement de mes manières de la haute, me rattrapant même en ce genre de situations les plus anodines. Fronçant un peu le regard une nouvelle question faisait son entrée ; * Était-ce seulement cela ?*
Quelque temps, non, un peu moins d’un quart d’heure plus tard l’ancien chef de clan revint prendre place à table, un rouleau de parchemin en main qu’il ne tarda pas à me glisser, me donnant enfin quelques informations sur l’affinité que pouvaient développer mes affiliations affinitaires…

- Shakuton hein… répétai-je en déroulant le rouleau de quelque centimètre, confirmant le nom et l’orthographe de la chose.

Alors que je m’évertuais encore à apprendre le Fuuin jutsu, luttant désespérément pour me sortir de cette prison de sceaux, j’étais tombée sur nombre de documents parlant du chakra et de ses infinies possibilités ; forcément il avait été question de quelque Kekkei Genkai, mais surtout les plus génériques, les plus…. Courant. Qui plus était pour certain ils n’étaient présentés que par fable ou en quelque mots pour le moins vagues et peu explicites : il était clair que la plupart des écrivains avaient été menacés dans leur œuvre vis-à-vis de ceci, après tout on pouvait voir ces capacités particulières comme des secrets de guerre…
Le Kekkai de cet imbécile de « d’Ikkezawa Shoji… shoji truc », son kekkai lui n’était répertorié nulle part, tout du moins, je n’avais trouvé aucun ouvrage faisant mention de ce dernier, non pas que je le cherchais expressément SA particularité, mais étant à la recherche d’un document pouvant m’en apprendre plus sur les Kekkai, je partais dans l’optique que si « une habilité aussi obscure que la sienne était répertoriée dans un livre, peut être serait-ce le bon pour étudier les capacités spéciales… » Oui, obscure, je n’ai jamais été aussi proche d’une description, parce qu’effectivement, je ne trouvai nulle part cette… … … immonde capacité.

- Merci… véritablement reconnaissante, mais un peu pensive. les informations relatives aux Kekkai sont gardées si secrètes que ça en devenait ingérable… Continuai-je déroulant davantage le rouleau, voyant les premières lignes des instructions manuscrites avant de le refermer ; là n’était point le temps de s’y lancer. Tout viendrait en temps et en heure… Merci beaucoup…
Je levai le regard vers lui, je vis sans manquer la surcharge de chakra Kinton réagir sur son corps, mais au vu de son expression presque triomphale vis-à-vis du regain progressif de ses capacités, je n’arrêtai point d’émettre.

- Hummm… pour le moment j’aimerais tenir Hisao en dehors de ça… Fis-je avec un certain sérieux, ni colère, ni sarcasme, il s’agissait simplement d’appréhension vis-à-vis de lui maintenant. Qui plus ai le Fuuton et le Shakuton n’ont visiblement rien à voir, pour lui son habilité est l’équivalente de la notre… nous l’avons depuis la naissance et la malléons à notre guise depuis lors… ; à, il s’agit de sciemment combiner des affinités pour arriver à un nouveau résultat ; hormis la différence claire entre nos capacités, la simple manière de l’utiliser n’avait-elle même rien de commun… Continuai-je en prenant de nouvelles bouchés, le regard posé sur le parchemin.
J’appréciais l’aide proposée, mais prenais bel et bien conscience du fait que ceci ne serait probablement pas suffisant pour en arriver à un résultat probant, qui plus était-il avait ses propres soucis à gérer l’acquisition de son propre Kekkai mis à part, il y avait aussi le fait de pouvoir le réutiliser sans trop d’encombres, le manipuler, savoir doser ses dépenses en chakras sur certains jutsus, pouvoir l’émettre en continu lors de certains cas d’utilisation… même si le Kinton s’éveillait à nouveau en lui, il y avait tout une rééducation qui devait suivre… je n’allais pas lui bouffer tout ce temps, sachant à quel point le village pouvait avoir besoin de lui… surtout si je m’étais en application ce qui me passait présentement par la tête :

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- Hum… je vais devoir retourner sur Kaze pour quelque temps donc… fis-je en fronçant le regard, me rappelant de la chaleur innommable régnant en cet aride désert ; mais là était justement toute la subtilité de la manœuvre… le Kekkai de la chaleur ne serait que plus à même d’être compris dans un environnement où il règne en maitre, le désert… ça va être un long combat… murmurai-je à mon attention, mais suffisamment fort pour qu’il comprenne que j’allais certainement devoir m’absenter du village.

- Tien ça me permettrait de revoir avec eux ma proposition de conception de canalisation et approvisionnement d’eau potable … Marmonai-je en me rappelant du projet que j’avais pour eux à l’époque.

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Jeu 31 Jan 2019 - 11:31
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- « Le chemin menant aux sommets est long et semé d’embûches… »

J’avais sorti spontanément cette phrase, sourire aux lèvres. La pauvre ne saurait surement pas de quoi je voulais parler ; ou elle penserait plutôt au kekkai genkai qu’elle cherchait, mais je voyais plus loin. Plus loin que ce qu’elle aspirait. Elle était promise à un grand avenir si elle s’en donnait les moyens, c’était certain. Ses deux enfants ne seraient aucunement un frein à son avancée, à son évolution. Des femmes, il y en avait plein au sein du clan pour s’occuper de ses gosses à sa place. Encore qu’elle n’avait plus à s’en faire pour Kuu. Vu que je savais maintenant que j’étais son père, je ne tarderais pas à annoncer la nouvelle à mes parents. Ces derniers et surtout ma mère s’occuperait volontiers d’elle de temps à autre. Oui, les perspectives d’avenir s’annonçaient prometteuses. Entre mon kinton qui me revenait tout doucement, Itagami qui avait pris des résolutions et les bonnes et la gamine que j’avais, je me sentais prêt à faire des efforts, à déplacer des montagnes et même à conquérir le monde entier !

- « Enfin, je suppose que tu réussiras tout ce que tu entreprendras maintenant que tu es dans de bonnes dispositions mentales… »

Un sourire pervers se dessina lentement sur mes lèvres. Je n’avais pas fait dans la dentelle. Pour autant, je n’avais aucun regret et elle non plus, certainement. Quoique si : Celui d’avoir voulu jouer les saintes et vierges effarouchées pendant autant de temps. La faute à son passif. La faute à ce vieux charognard qui lui servait de père. Rien qu’à penser à cet enfoiré de mes deux, mon chakra se mit soudain à se manifester. Maintenant que j’y repensais, il y a une chose que je ne lui avais pas dite : « Je vais également t’avouer un truc… » Je serai les dents, tandis que mon chakra semblait supplanter le sien. Un mélange de nature kinton et de nature neutre. Les fondations de ma bâtisse commencèrent à s’ébranler dangereusement et soudain, mon corps fut recouvert intégralement d’une couche de métal. Un métal noir, sombre. Qui prit la forme d’une armure. L’une de mes techniques phrases qui revenait presque instinctivement sous l’effet d’une colère indicible. Le grand nidaime renaissait doucement de ses cendres.

- « Si je croise ton putain de vieux d’merde, j’te jure que lui ferais bouffer ses couilles avant d’en faire d’la pâtée pour mes gorilles ! »

Et d’un seul coup, mon armure disparut et le puissant chakra qui allait avec se dissipa. N’eut été la dualité de nos énergies spirituelles, la mienne aurait surement inondé toute la demeure clanique. Mais plusieurs gens devaient avoir senti mon aura se manifester d’une manière brutale et bestiale. Celle-là même qui rappelait les jours fastes de mon mandat. Je finis par lui accorder un sourire comme si de rien était. Qu’elle le veuille ou non, je m’étais promis de faire la peau à son vieux si jamais je le rencontrais. Je n’allais pas le traquer (bien que l’envie me démangeait comme jamais !) mais malheur à lui si nos chemins se croisaient un jour… Il allait le regretter amèrement ! En attendant que le hasard ne fasse en sorte que ce jour arrive, je m’étais remis à bouffer comme si de rien était avec un appétit d’ogre, si bien que terminai toutes mes portions en un temps record. Les évènements depuis hier m’avaient vraiment creusé ! Mais j’étais bien maintenant. Il ne me restait plus qu’une chose à faire et très vite…

- « Je te devance… Prends ton temps… »

Itagami devait avoir compris ma phrase. Kuu-chan était dorénavant ma priorité. Mais il me fallait affronter ce moment seul jusqu’à parvenir à une réconciliation, ce pourquoi j’avais enjoint à la blonde de prendre tout son temps. Là-dessus, je me levai de table et m’éclipsai rapidement de mes appartements pour me rendre vers ceux de mon ex… ou de ma nouvelle amante… Difficile de la qualifier, très sérieusement. Mais peu importait pour l’instant. Je prenais la vie comme elle venait, tout simplement. Je finis par arriver au bercail avant d’apercevoir la gamine effectuer des katas à l’aide d’un vrai sabre. Sans doute sa création vu les imperfections qu’on y décelait à vue d’œil. Mais la base était bonne. Elle semblait avoir hérité du don de ses parents, tous deux de grands artisans en matière de forge. J’eus un sourire paternel en la regardant s’exercer, mais Kuu finit par s’arrêter de bouger et tourna la tête vers moi, ayant senti enfin senti ma présence. Elle me décocha alors un regard noir, mélange de haine et de dégout qui en disait long.

Un visage qui n’était pas sans rappeler celle de sa mère quand cette dernière laissait sa folie l’envahir.

Mais pour autant…

- « C’est comme ça qu’on reçoit son papa, peut-être ? Vilaine petite fille que voilà ! »

Le ton doux que j’adoptai et surtout le mot clé « papa » brisèrent complètement son attitude de rejet. Bouche-bée, la petite albinos laissa tomber son sabre à même l’herbe et se retourna complètement moi vers moi, non sans une mine déconfite. Elle n’en croyait pas ses oreilles apparemment. Elle ouvrit la bouche, voulut dire quelque, mais ne réussit point à prononcer le moindre son. Ses larmes se mirent à couler le long de ses joues sans qu’elle s’en aperçoive véritablement d’ailleurs. Là-dessus, j’ouvris grand les bras pour l’inciter à me sauter dessus ce qu’elle fit sans hésiter après quelques pas de course, s’accrochant à cou comme le ferait un koala. Et elle pleura de plus belle sous mon sourire attendri. En la tenant fermement contre moi, je passai une main chaleureuse dans sa chevelure semblable en tout point à la mienne avant d’aller m’asseoir avec elle au pied d’un cerisier, à même l’herbe. Je mis alors à la câliner alors qu’elle continuait de geindre contre mon torse. Des années de tristesse et de frustration…

Je concevais que ça avait dû être difficile pour elle…

- « Là, là… T’en fais pas. Papa est là pour toi maintenant… »
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