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Ma terre, mes lois _[FERME]


Mar 4 Déc 2018 - 23:29

Il semble que l'ennui, soit finalement le meilleur vecteur de créativité, il finit par avoir raison de l'indolence et de l'oisiveté. J'aurai pu, il est vrai, resté en terre neutre, dans les contrées lointaines à me tourner les pouces et observer les malheurs du monde dont je pouvais facilement entendre les échos, mais non, l'ennui... Il me fallait le combler. L'ennui est après l'ambition le plus grand poison de la vie, souffrant déjà du deuxième par bien d'excès, je ne pouvais indéfiniment me complaire dans le premier. À cheval volé, je me rendis donc dans le pays qui me bannissait. Un choix osé et par dépit, mais en réalité, c'était surtout que je ne savais pas encore que faire d'autres. L’anathème que le kage avait ordonné à mon encontre m'interdisait Iwa, mais je ne me souviens pas qu'il fit mention un instant de Tsuchi no Kuni, et il s'avérait que Haut-Jardin, ma forêt, ma terre, se trouva en périphérie du village, mais pas dans le village, alors jouant sur les mots, et jouant de provocation certes, ce fut la destination à laquelle je me destinais.

Sans bannière aujourd'hui, venir jusque-là était sans doute une marque de défiance vis-à-vis de l'homme qui gouverne désormais la force militaire de ce village. Pourtant, étrangement, je me défiais, de cette défiance. Puisque l'on me forçait à une complète liberté, je choisissais d'en jouir dans son entièreté et de réinvestir les terres que le clan Chôkoku m'avait offert. Ce clan que l'on m'avait subordonné et qui m'avait abandonné... Dans ce village non loin de cette forêt que j'avais fait poussé de mes mains, ne résidaient désormais pour moi que des lâches et des vendus. À la mémoire de mon sensei et de leur ancien maître, je me vouais par autant d'ardeur qu'à l'ambition que nous partagions avant son assassinat. Ma sœur elle-même disparue, et sans nouvelle de la princesse Yume, la solitude finissait de me plonger suffisamment dans l'indifférence pour que je ne regrette plus les tristes et terribles extrémités auxquelles je concédais désormais mes velléités. Plus aucun lien, plus aucun sentiment, je me voyais enfin libéré de toutes considérations émotionnelles, j'avais finalement acquis cette liberté de cœur et d'âme, mais là était-ce la naissance d'un ange ou d'un monstre ?

Durant mon voyage de retour, j'entendis raconter que le chaos risquait de se profiler, les prisonniers, les criminels, la guerre qui couvait. Rien qui ne m'empêchait de voguer encore vers mon rêve, bien au contraire, cela ne faisait que l'alimenter, c'est pourquoi je décidais, à ma modeste mesure, moi prince déchu, sans doute du quel d'aucun riait parfois dans le dos, de porter ma pierre à l'édifice de cette jacquerie.
Puisque les hommes, ne savent quand s'arrêter, la lumière que je souhaitais voir éclaircir leur obscurité, que dis-je, leur obscurantisme, serait maintenant un brasier, un brasier où l'impie finirait tôt ou tard de s'y plonger pour laver à jamais le poids de ses péchés.

Les régimes militaires, les régimes des kages, les shinobis, les nations, les états, les terres, les idéaux, tout cela n'avaient finalement pas plus de sens que l'humanité, dans son expression égotique voulait bien accorder. Face à la tourmente, et le flot du sang, contribuant à l'équité de la douleur et du malheur pour tous, ils finiraient peut-être par entendre le souffle qu'il manque à l'inspiration de cette société décadente.
Pénétrant ainsi dans les terres qui étaient légalement et symboliquement miennes, j'y venais tout aussi légalement et symboliquement déclarer ma loi. Moi, l'anonyme finalement, risible shinobi qui souhaitait voler par-dessus si haut du soleil qu'il s'y brûla, allait ignorer toutes les emprises morales, sociales et économiques que les villages faisaient peser sur leur chair à canon. Que l'on rira de moi ou que je périsse de mon acte, je n'avais pas cure, aucunement. Le jugement des hommes, de tous les hommes, m'indifférait désormais.

Dans ma forêt, je fessais le cheval qui m'avait mené jusque-là, et s'enfuyant pour profiter de sa liberté, j'appréciais pendant encore quelques instant cette odeur si particulière. Ma forêt, ma forêt à moi, pour laquelle j'avais tellement de projets, et les clans, et ce village, et tout ceux qui avaient su, même un court instant me donner de quoi oublier que les hommes pouvaient être autre chose que des loups. Je regardais les rayons passant à travers la cime des arbres, j'écoutais le bruissement des feuilles dans le vent, et humais ce mélange d'odeurs, qui adoucissait la passion en temps normal. À peine la matinée terminait alors, et je sentais qu'il ne fallait pas tarder plus que cela. Un petit quelque chose au cœur me traversait, en songeant à tout le travail et le temps que m'avait prit ce lieu, les souvenirs qui y résidaient, mais je ne pouvais définitivement plus abuser de sensiblerie. Personne ne comprendrait la symbolique de ce geste, et sachant que le vent tournait vers le village, je savais que l'on me haïrait pour ce que je m'apprêtais à faire. Ainsi allait les choses, la cohérence dans le cœur des hommes était une quête vouée à l'échec, et en même temps, tellement belle et noble à trouver, tellement qu'une vie passer à la chercher, ne serait pas une vie gâchée.

Je n'étais pas prêt pour affronter ce monde, mais il fallait bien commencer. Peut-être était-ce là le moment où je signais d'ailleurs ma mort. Alors, au centre de cette forêt, quand je fus certain que le vent tournait vers le village, et que les flammes se propageraient jusqu'à lui, je me lançais, un jet de feu dans les arbres, pour que toute cette forêt prenne ces flammes, un immense brasier, le plus grand que Iwa n'aurait jamais vu. Ô sensei voyez dont, que votre mémoire soit honoré par ce brasier, qu'il avale tous ceux qui vous auront trahis et abandonné. Par ce geste, je déclare la guerre au monde, aux hommes, je me fais le serviteur du chaos, je promets de le semer à mon sillon par chacun de mes pas, jusqu'à ce qu'après que les hommes eurent enduré tant de souffrances, qu'ils acclament la paix de tous leurs souhaits, qu'ils la prient et la supplient, sans plus jamais oser, aucun d'eux, l'offenser.

Tournant le dos au sens du vent, les flammes faisant luire mon armure scintillante, je m'en allais paisiblement de cette contrée, laissant ce message être interprété par qui le voudrait à sa convenance. Le souffle de la chaleur dans mon dos fit virevolter ma chevelure, j'en ressentais toute la puissance et la fureur, le moindre de ces arbres n'étaient-ils pas imprégnés de mon propre chakra après tout ? Je ne signais pas, je ne revendiquais pas, un geste qui n'avait en apparence pas le moindre sens, pas le moindre but, ainsi, filait le chaos le maillage du destin. Je plaçais le casque sur mon visage après quelques pas, marquant définitivement mon faciès du sceau du phœnix blanc, et amenant avec lui le réel sens du mal, au plus effroyable qu'il put être entendu. Le mal, le mal absurde, sans aucune considération aucune, plongeant l'humanité, comme le ferait la mort elle-même dans la seule réelle expression de ce qu'est l'équité. La guerre est ainsi déclarée. Et c'était paradoxalement, ce qui avait l'une des apparence les plus sainte et les plus angélique, qui allait se charger de faire la démonstration de sa toute cruauté.

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Dernière édition par Sainan Gi. Tenshi le Mer 5 Déc 2018 - 15:20, édité 1 fois
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Mer 5 Déc 2018 - 0:37
Aujourd'hui n'était qu'une journée comme les autres. Ou presque. Depuis les récents évènements, le village de la Roche s'activait à plus d'un niveau. Je ne savais pas exactement encore ce qui se trafiquait au dehors, mais j'avais entendu que le Yondaime ainsi que les autres shinobis qui étaient partis en mission urgente étaient de retour, et il semblait qu'ils amenaient avec eux des bouleversements assez inquiétants. Quoi qu'il en soit, j'avais été assigné aujourd'hui à la patrouille du village. Mettant à profit mes capacités visiblement, pendant que certains étaient chargés de surveiller les limites de la Forteresse d'Iwa depuis le sol, j'avais été missionné de le faire depuis le ciel. Là où tout me serait beaucoup plus clair. Préparant donc mon matériel ninja -qui ne se composait que de moi, et de ma faux-, je ne tardai pas à partir et à m'envoler au dessus du village.

Je volais tranquillement, profitant du vent dans mes cheveux et caressant mon corps en cette sensation si plaisante tout en gardant un oeil sur le visage. Je longeais ainsi les bordures du villages, passant au dessus des Hauts-Plateaux sans trop m'inquiéter. J'étais en fait assez serein à ce niveau là. Après tout, en cette belle journée d'hiver, que pouvait-il y avoir de notable ? Pas grand chose à mon envie. Perdu alors dans mes pensées, me posant des questions sur les nouvelles qui n'allaient pas tarder à nous arriver à l'oreille -et je doutais qu'elles soient bonnes-, j'aperçus un rayon de lumière comme une réverbération de la lumière du soleil venant titiller mes yeux. Tournant la tête vers l'éclat lumineux au sol, je me rendis compte qu'elle provenait d'une forêt à la bordure du village. Je m'arrêtai en plein vol, regardant au loin tout en plissant les yeux. Si je ne me trompais pas...C'était la forêt de Tenshi ! Celle qu'il avait créé avec une parcelle des terres des Chokoku. Il y aurait donc quelqu'un là-bas ? Et cette réverbération... Non...Ce n'était pas possible. Mais je n'eus pas le temps de me poser beaucoup d'autres questions avant qu'un feu se déclare et commence rapidement à prendre dans toute la forêt.

-Eh merde...

Mais qu'est-ce qu'il foutait ! C'était certainement son armure que j'avais aperçu luire au loin, et si je ne me trompais pas, c'était l'un des seuls à savoir comment entrer dans cette forêt depuis l'extérieur, et qu'elle pouvait mener au village. Sainan G.Tenshi. Un shinobi talentueux, qui avait pour héritage génétique le maniement des arbres. L'une de mes premières rencontres du village, et un homme que j'appréciais et que je respectais. Il avait cependant été exilé à la suite de son comportement envers le Yondaime. Un comportement qui avait pour origine la mort de son senseï, le défunt Nagamasa Yoshitsune, aussi connu sous le titre de la Troisième Ombre de la Roche. Je grinçai des dents. Non Tenshi, non...Pas toi. Mais je n'avais pas le temps de tergiverser longtemps. Le vent soufflait en direction du village, et bientôt le feu serait aux portes d'Iwa. Je ne pouvais pas laisser cela se produire. Je poussai un grognement de frustration et d'énervement, et je fonçai vers l'incendie en question. Heureusement, le feu n'avait pas encore atteint les arbres à la périphérie du village. Il me fallait les couper avant que l'élément destructeur n'y arrive.

Me tenant alors au dessus des arbres, je m'armai de ma faux, et inspirant une grande bouffée d'air, je concentrai mon chakra dans mon arme avant de donner un grand mouvement de faux. Je produisis ainsi un vent d'une puissance phénoménale qui vint déraciner tous les arbres sur une large zone qui bordaient le village, les envoyant rejoindre le reste de la forêt qui était déjà en train de brûler. J'avais endigué le problème jusqu'à présent, empêchant le feu de rejoindre Iwa, cependant il n'était pas résolu. Un feu comme celui qu'il venait de déclencher ne passerait pas inaperçu. Et bientôt, je risquais de ne pas être le seul à rappliquer. Cependant j'étais le premier sur les lieux. Et je voulais une explication de mon ancien camarade aujourd'hui exilé.

-TENSHI ! hurlai-je d'une voie emplit de colère alors que je me tenais quelques mètres au dessus de la limite de sa forêt.

Il n'y avait pas de doute, j'étais quasiment sûr que c'était lui. On pouvait aisément voir le reflet des flammes sur son armure, et je ne connaissais pas beaucoup de shinobis qui portaient des armures. Je serrais ma faux avec force, mes doigts blanchissants à leur jointure. J'étais réellement énervé, cependant c'était de la tristesse qui assombrissait mon coeur. Au vu de ce qu'il venait de faire, il y avait peu de chances que le Village laisse ça passer. Cela ressemblait étonnamment à un acte de déclaration de guerre. Mes mâchoires toujours fermées, je regardai en direction du sol, attendant que le Mokuton-user sorte enfin affronter ses crimes.

-Pourquoi...?


Résumé:
 

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Let go your earthly tether. Enter the void. Empty, and become wind...


Dernière édition par Konran Tenzin le Mer 5 Déc 2018 - 14:27, édité 1 fois
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Mer 5 Déc 2018 - 1:16
Alors qu'une immense colonne de fumée apparaissait dans le ciel, Ryoko qui était l'une des rares utilisatrices de Suiton a vu, et comme disait le proverbe, il n'y a pas de fumée sans feu. Elle est donc la première à avoir été choisi pour aller éteindre le début de l'incendie, et justement, cela lui permettrait d'avoir une bonne image pour le village d'Iwa. Enfin, ce n'est pas ça le plus important, le plus important, c'est de protéger SON village, enfin, théoriquement, c'est pas le sien, c'est celui du seigneur et du kage, mais c'est là qu'elle habite, et elle n'a pas envie que l'endroit dans lequel elle veut faire venir son clan ressemble à un gros tas de cendres ! Donc oui, elle va éteindre l'incendie, mais pour une fois, la "gloire" et l'argent passe derrière, ce n'est plus sa préoccupation : sa nouvelle est de protéger les civils, de ne pas laisser ces flammes lécher les paroisses du village. Evidemment, rien de mieux que l'eau pour battre le feu, elle a même mieux si elle combine l'eau et le savon, elle peut étouffer le feu deux fois plus vite, donc c'est ce qu'elle va faire ...

Et c'est maintenant ce qu'elle fait, combinant ses compétences en Suiton et sa capacité clanique, elle projette sur ses agressives flammes des jets d'eau mousseux. L'eau étouffait très vite les flammes aidé par la densité de la mousse qui les étouffe encore plus vite. L'odeur de brûlé laisse place à une douce odeur rafraîchissante dans l'air, mais néanmoins toxique à cause des flammes. Ca sentait bon, mais il ne fallait pas respirer tout ça quand même ! Enfin bref, elle entendit Tenzin un peu plus loin crier un nom : Tenshin - en vrai Tenshi, mais elle n'a pas très bien entendu -. Elle connait pas, c'est certainement le responsable de cet incendie ... mais la demoiselle reste concentrée sur son boulot. Tenzin est fort à ce qui paraît, donc elle ne craint rien pour lui. Dans tous les cas, elle continue de lutter contre les flammes, c'est l'unique chose qu'elle doit faire ... et c'est tout ce qu'elle fera. Elle ne tentera pas d'agir en héros en arrêtant le responsable, elle doit s'occuper de ses vrais adversaires : ces flammes.

- Feu de forêt ou pas, je vais tous vous mettre K.O. !


Dernière édition par Sekken Ryoko le Mer 5 Déc 2018 - 17:09, édité 1 fois
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Mer 5 Déc 2018 - 3:12
La réaction des Iwajins ne se fit pas attendre, et c'était fort bien normal. Du temps où j'arborais leur blason, je serai moi-même intervenu promptement si je l'avais pu, surtout dans ma propre forêt. Je savais qu'ils rappliqueraient rapidement, mais je ne savais pas qui parmi eux le feraient. Le gré du hasard et de ses conditions, m'obligerait-il à me confronter à d'anciennes connaissances ou bien me placerait-il face à de parfaits inconnus ? Je marchais paisiblement, peu inquiété par le feu qui se propageait surtout dans mon dos grâce au vent jusque-là. Je savais cependant que les flammes à la vitesse où elles se propagent dans une forêt ne tarderaient pas à me rattraper, quoi que fort heureusement, je maîtrisais, le feu, mais aussi le bois, le combustible et l'allumage dans un lieu totalement imprégné de mon propre chakra. Je ne m'inquiétais donc pas tant que cela du feu en lui-même, mais plutôt de la visite que je recevrais rapidement.

Les incendies de forêt sont tout de même, il faut bien le dire, malgré toute l'horreur qu'ils évoquent, toujours magnifique. Cette luminescence et cette odeur qu'ils dégagent, cette chaleur étouffante. Si les gens savaient qu'on ne s'approche pas d'un incendie de forêt comme d'un bûcher, ils seraient plus prudents avec les flammes. Un brasier de forêt, on ne s'en approche pas à moins de 20 mètres sans immédiatement être brûlé rien que par la chaleur, cela plus la fumée toxique que cela dégage, même si c'est ma propre œuvre qui part en fumée aujourd'hui, et que je doive déjà fuir au risque tout de même de finir carbonisé moi-même, je n'en reste pas moins stupéfait et satisfait du spectacle que j'offre au village d'Iwa.

Avançant et bientôt proche de la lisière de la forêt, je songeais que les utilisateurs du suiton à Iwa étaient extrêmement rare, et quand bien même, n'importe qui d'un minimum renseigné sait qu'il faut éteindre le foyer des flammes pour que le feu cesse de se propager, il faut donc le trouver, et cela, sans se faire encercler par les flammes qui avancent à grande vitesse selon le sens du vent. La moindre broussaille, même sur une zone déjà calcinée peut faire repartir le brasier, ce n'est pas pour rien que lorsqu’un feu de forêt démarre, les hommes la plupart ne font que le contenir sans pouvoir l'arrêter. Voilà un moment chaud pour une saison de l'hiver à Iwa. Me sentais-je coupable ? Plus maintenant. L'arbre sacré, l'arbre à souhait qui est au centre d'Iwa n'a à craindre les flammes que si les shinobis se trouvent incapable de contenir l'incendie, ce que je ne croyais absolument pas. Ils protégeraient au moins le village. Pauvres civils, dressés et éduqués dans l'idée absurde que sans les shinobis ils ne seraient rien, que sans les shinobis ils ne pourraient par exemple stopper eux-mêmes les flammes avant qu'elles n'atteignent leur précieux village. Je veux bien cumuler sur moi toute la haine des hommes si les civils d'Iwa s'éveillaient à leur véritable grandeur pour arrêter eux-mêmes cet incendie, ce serait déjà une victoire, mais je m'avançais là déjà trop hélas.

Si hautes, étaient-elles désormais, ces flammes, plus hautes que les plus hauts de mes arbres, preuve qu'avec peu de moyens, on peut facilement déclencher l'apocalypse, pour faire une citation osée, un peu de poudre et de dynamite, ça ne coûte pas cher, et pourtant, on peut tellement faire avec...
Le chaos a de cela d'insondable et de terrifiant, que coûtant peu, son imprévisibilité le rend d'autant plus dangereux qu'il se ravive au moindre feu. Avant goût monotone de l'enfer que j'offre aux résidents d'Iwa, une parcelle parmi d'autres, qui aura à loisir d'entrouvrir un bref instant, par simple et futile allégorie, ce que peut devenir une terre soumise à la volonté chaotique. Vous désormais qui entrez ici, abandonnez tout espoir.

Je n'allais cependant pas déguerpir en laissant Iwa à sa peine, car un appel me retenait là un instant. Haut dans le ciel, mon nom y résonnait, et une voix familière en était la cause. Tenzin... Ancien camarade, à qui même de loin, j'offrais, en dressant le visage sous le casque, l'azur d'un regard qu'il connaissait bien. J'étais découvert et je savais maintenant que quoi qu'il adviendrait, on me désignerait légitimement coupable de cet acte. La déception ne faisait aucun doute au son de sa voix, voilà qui aurait pu m'attrister, mais je ne me rappelais pas l'avoir vu s'élever ou entendu autant de déception quand on me bannissait de cette terre. Si seulement, les émotions humaines avaient encore un tant soit peu de valeur en mon cœur, mais il n'eut rien de cette tristesse qui fit résonner quoi que ce soit en moi. "Pourquoi ?" Réclamait-il, non pas comme une injonction, mais comme une incompréhension. Le silence était ma réponse, et sous le casque, l’œillade ne signifia rien d'autres que ce qu'il eut si communément l'habitude de voir autrefois chez moi, la sainteté, la tendresse et l'innocence, donnant presque l'illusion qui sait que je n'eu pas la moindre conscience de la gravité de mon acte, alors que bien au contraire, c'était seulement qu'il était réalisé en toute âme et conscience. Rien de colère, ni de haine, de folie ne jaillirent à travers mes yeux, je m'en assurais, parce que je ne ressentais rien de tout cela. La peine oui, toujours au fond de mes pupilles, cette peine qui réclamait depuis toujours la paix, cette peine, qu'une fois partagée par l'assemblée des hommes, ferait naître en tous leurs cœur la soif éternelle de paix ; j'en étais convaincu.

Il ne comprendrait pas, l'horizon auquel je me vouais, était hors de porté des esprits dogmatiques, et Tenzin, saint parmi les saints qui ne souffrait pas des mêmes injures de la vie que moi, avec le poids de la naïveté sur son innocence, chose, de laquelle, même si je m'y étais désespérément accroché, je m'en étais désormais et à jamais délesté, ne supporterait sans doute pas la vérité devant laquelle je m'étais dorénavant totalement abandonné. Aussi, afin de lui faire preuve qu'il était inutile de parlementer et de ma détermination, je me retournais vers le brasier derrière moi en cessant de le regarder lui. Je fis une série de mudras, et crachais un torrent de flammes sur le foyer de l'incendie. Je savais que par là, je ne ferais que décupler sa puissance, le rendant d'autant plus agressif et risquant, par corrélation, de faire brûler vif ceux qui le combattraient à son extrémité loin de là, mais c'était bien le but. Un brasier, jaillissait de mes lèvres, le symbole du phœnix blanc y prenant plus de sens, et cet mer de flammes serait alors pour quelques instants le cauchemar d'Iwa, qui devrait faire face à un élément que l'on éteint pas si facilement.

Tenzin manipulait le vent, et selon ce que j'entendis dire du dernier tournois, il était même un assimilateur de vent. Pour lui, s'approcher de cela, ce serait signer sa mort, en tout cas dans cet état. J'osais espérer, en effet, qu'il ne le ferait pas. Les morts étaient utiles, mais la sienne, je crois, même maintenant, me peinerais. Probablement, attendrait-il donc que je quitte la forêt après lancé cette technique, mais il lui faudrait choisir, aider ses compagnons à stopper les flammes sans être emportés, ou me barrer la route. "Pardonne-moi mon ami, peut-être un jour comprendras-tu" songeais-je en crachant mes flammes sur le foyer déjà ardent du gigantesque incendie.


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Mer 5 Déc 2018 - 8:01
Un mur de pierre se leva devant Ryoko. Devant elle Toph s'était dressée, arrivant dès qu'elle avait vu la fumée au loin. Et le lien qui unissait les deux kunoichis était celui de maitre d'école et d'étudiant. Pas question de la laisser seule sans protection. Elle lui fit un sourire.

Attention, petite disciple, à ne pas te bruler.

Toph lui tapota dans le dos puis composa des mudras. Compte tenu de l'incendie naissant, il n'était pas chose aisé de rejoindre Tenshi -car c'était évidemment lui. C'était son Haut-Jardin, et il avait toujours eu un brin de folie. Un incendie les séparait. Sauf... la voix du sol. La princesse Hyûga s'enfonça dans le sol chaud et contourna l'incendie par ce raccourci de fait. Puis, elle arriva derrière Tenshi. Elle ressorti de terre sans désirer se faire discrète. Elle aurait peut-être pu le frapper dans son dos, à l'instant.

Mais le pouvoir de l'amitié l'en empêcha. Cela, et l'envie de lâcher une rétorque sarcastique.

Tenshi, est-ce donc ta façon de déclarer ta flamme ?

Sourire espiègle. Toph avait toujours aimé sortir la petite phrase pour détendre l'atmosphère. Cependant, cette fois-ci... Son visage devint rapidement sombre. Triste et sévère. Apprendre l'exil de son ami n'avait pas été plaisant. Le voir revenir ainsi ? Une torture. Toutefois, Hisa lui avait apprit le bushido. Son sens de l'honneur lui dictait si pas ses mots, au moins ses agissements. Et les agissements de Tenshi devaient être stoppés. Dusse-je m'en charger moi-même.

Tu dois t'en douter, mais notre amitié ne me permet pas d'ignorer tes agissements on ne peut plus longtemps. Ou plutôt, elle me force à agir car je ne peux me permettre autrement. L'honneur. Le devoir. Il est temps de faire notre troisième duel. Notre dernier, je le crains. Dégaine ton sabre, vieil ami, car ce soir c'est le troisième acte, et le rideau tombera sur notre aventure.

Toph se mit en garde, laissant à l'épéiste le soin de commencer, s'il le désirait. Epéistes, ils l'étaient désormais tous les deux, car un katana et un sabre plus court étaient ceints à la taille de la genin.
Spoiler:
 

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Mer 5 Déc 2018 - 8:49




兄弟 - Dernières flammes



« 兄弟同好会. »

◐kyōdai◐

Le crépuscule faisait son apparition soudaine, le ciel se teintait d’une couleur orangeâtre, un tantinet bleuté. Le temps défilait rapidement alors que le Jônin à l’intérieur de son bâtiment où nichait la faction confidentielle Tengu, ils furent alarmés de par le brouhaha extérieur. Une fumée noire aussi sombre que la nuit envahissait l’extérieur de la ville rocailleuse.

Le sauvageon aux peintures de guerres parsemé sur son faciès primitif, décida de se rendre sur les lieux de l’incendie promptement, sans renfort, se disant que le feu devait déjà avoir alerté les forces de l’ordre.

La forêt s’était obscurcit, seule la torche humaine que représentait le Yaoguai enveloppé de son armure flamboyante, représentait une infime lueur parmi cette sombritude abyssale. Et durant sa traversée parmi la mer de flammes qu'il connaissait si bien, il y aperçu quelques silhouettes familières, deux femmes, dont une qui apparaissait être sa disciple, Toph, face à un homme en armure d’une blancheur candide, scintillante.

« C’est donc toi, le responsable de cet incendie... » Lança le Yasei en sortant des flammes.

Il ne connaissait l’instigateur de ce grabuge que de nom, ancien disciple de son défunt ami, Yoshitsune. Un geste guidé par l'amertume et l’envie irrépressible de venger son mentor décédé. Senkû comprenait, et aurait sans aucun doute tenter lui aussi de consumer le village si leurs places s’étaient alternées. La princesse Hyûga semblait très bien le connaitre, ses paroles en disaient long sur la relation qui nourrissait leur amitié commune et bien plus, une rivalité plus que naissante subsistait.

« Disciple de Yoshitsune. Tu as laissé la haine consumer ton être, c’est cette même haine, qui causera ta perte... Il n’est pas trop tard pour reculer et expier tes fautes. » Ajoutait-il serein.

Il avait laissé une porte de secourt au jeune disciple du Sandaime, car la colère faisait commettre des agissements irréfléchis. Son bannissement temporaire n’arrangeait en rien la désillusion et son courroux, il en voulait personnellement à la quatrième ombre, sans doute voulait-il le défier avant d’y laisser sa propre vie. Mais cela n’allait pas être une tâche aisée. L’expression faciale du Yaoguai ne laissait transparaître aucune sympathie à l’égard de Tenshi, et pourtant, il compatissait...

HRP:
 

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戦士 - Densetsu no Senshi
«  A fighter, a real strong fighter, should always look dignified and calm, and I believe that any expression of aggression is an expression of weakness. A strong person will not be nervous and will not express aggression towards his opponent. He will be confident in his abilities and his training; then he will face the fight calm and balanced.»


Dernière édition par Yaoguaï Senkū le Mer 5 Déc 2018 - 9:13, édité 3 fois
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Mer 5 Déc 2018 - 8:52
Etsuko était en train de travailler sur un dossier d'enquête qu'elle devait relire avant de pouvoir le classer définitivement lorsqu'elle entendit l'alerte. Cette dernière avait fusé à travers le poste de police. Incendie. Posant alors les papiers qu'elle tenait en main, la Jônin se leva et sortit de son bureau, se raclant un peu la gorge.

« Que les Keijins disponibles viennent avec moi. Ichimaru-san, je compte sur toi bien évidemment. Hana-san, reste ici avec trois hommes s'il te plait, je te confie le poste si jamais un autre problème surgit. Ryoku-san, jil va falloir localiser la source et d'éventuelles victimes piégées par le feu. Pour les autres, vous savez quoi faire ! En avant ! »

Le plan d'action du Shishiza avait été créé le jour même de sa création avec la refonte du Yamagenzo, basé sur un plan d'action toujours similaire, implacable. Les policiers étaient répartis en unités selon leur capacités. Dans le cas des incendis, les utilisateurs de doton faisaient le tour de la zone avec des murs de terre imposants. L'important était de couper toute possible propagation ainsi que l'arrivée du vent naturel ou en tous cas de la limiter. Ceux qui manipulaient le suiton quant à eux s'occupaient du feu lui-même. À coup de techniques parfois plus générales comme une pluie fournie et de jets d'eau pour affronter les brasiers et les éteindre petit à petit, dirigés par Rinosuke Ichimaru, assimilateur Suiton qui était aussi l'un des doyens de la police.

Les utilisateurs de Katon quant à eux aidaient à contenir le feu, à le limiter dans sa puissance en prenant le contrôle des flammes et en les étouffant petit à petit sur elles-mêmes, guidés directement par la Naari pour une partie d'entre eux. Les manipulateurs de Futon pour finir s'occupaient de contrer le vent plus en amont pour limiter l'arrivée d'air sur le foyer et les flammes, limitant ainsi son expansion et son alimentation en air que le feu se plaisait toujours à dévorer avec une envie ardente.

Pendant ce temps, les autres étaient divisés en petits groupes, surveillant la zone pour l'évacuer et s'assurer que personne n'était prit dans les flammes. Ils s'assuraient également du bon déroulement de l'opération et communicaient immédiatement à la Naari en cas d'imprévu ou de soucis supplémentaire. Ils servaient également de protecteurs, de soigneurs pour quelques uns d'entre eux ou de simplement amener à l'hôpital les blessés.

Le plan était ainsi plutôt complet dans son approche théorique, restait maintenant à le tester en pratique. Et l'occasion leur était aujourd'hui offerte, aussi Etsuko se lança rapidement avec ses hommes en direction du panache de fumée qui s'élevait de la forêt d'Iwa crée de toute pièce mais pas pour autant négligeable. Elle était devenue l'un de ses symboles, la Taichô veillerait donc à sa pérénité tant qu'elle serait en poste.

Arrivant sur place, elle découvrit la jeune fille qui était venue la voir récemment pour devenir policière. La Jônin ne put retenir un sourire avant de voir Toph la protéger d'un mouvement bien étrange du feu. Une lame de feu tout sauf naturelle qui s'étalait, venant de l'autre côté du brasier intense. La genin utilisatrice de doton disparut alors sous terre, laissant la savonneuse Ryoko à son oeuvre. Etsuko vint alors avec elle tandis que ses policiers allaient un peu partout dans la zone, chacun à leur poste. Des murs doton commencèrent ainsi à s'élever tandis que les hommes qui manipulaient Katon ou Suiton se lançaient dans un travail de longue haleine, arrêter l'incendie. Une fine pluie se mit rapidement à tomber, augmentant assez rapidement dans son intensité pour fatiguer le feu.

« Déjà à l'oeuvre Ryoko ? Bonne initiative en tous cas. »

Elle lui fit un sourire un peu forcé au vu de la situation. Rapidement, Ryoku revint vers elle, lui expliquant que quatre silhouettes se trouvaient proche du foyer donc la jeune femme qui avait protégé l'aspirante quelques instants plus tôt, le Koretsu et l'assimilateur futon qui était l'élève de la Taichô. Etsuko hocha la tête. La situation là-bas serait sans doute sous contrôle, mais elle enjoigna tout de même le Hyûga de continuer de surveiller le déroulement des évènements. De son coté, Etsuko commença les mudras, créant tout d'abord des clones d'elle-même pour gagner en vitesse d'action. Elle reprit alors les mudras, dirigeant ses capacités vers le feu pour le réduire et faire sa propre part de l'opération.

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Mer 5 Déc 2018 - 15:14

« Hayashi & Kaze volume II »






Une odeur particulière, une qu’il avait déjà sentie, qui l’avait marqué. Le bois crépitant, se muant en fumée opaque et âcre pour recouvrir la voûte azurée. Ses narines humèrent ce même air et les souvenirs ressurgirent. Hayashi en proie aux flammes, les animaux huant et les hommes contenant les gerbes tandis qu’il avançait au travers de ces dernières, intact, immaculé. Sa première vision de l’homme à qui il devait tout. Remuant la tête pour faire fuir ces pensées et ces réminiscences, son premier reflexe fut d’aller voir ce qu’il en était et ses yeux purent admirer à la sortie du village une escouade menée par la femme rencontrée à l’hôpital. Tout cela était trop intéressant pour qu’il reste sans branler entre les murs de l’enceinte.

Bientôt il arriva près du large manteau orangé que beaucoup essayaient de contenir avec un certain succès, il fallait l’avouer. Genkû aurait pu aider grâce à ses aptitudes shinobis mais il préféra se faire discret et contourner par le côté jusqu’à apercevoir quelque chose d’intéressant. Perché dans un arbre non loin dont le feuillage commençait lui aussi à être en proie aux rougeoyantes langues de ce qui semblait d’origine criminelle.

Au loin, il reconnut Toph. Et Senkû, ainsi qu’un homme inconnu à la longue chevelure doté d’une armure. Tout en observant avec assiduité, il ôta sa large tunique pour faire apparaître son torse sculpté, levant alors les yeux pour admirer un homme qui semblait ‘voler’.

Il pouvait au choix intervenir maintenant ou attendre. En tant qu’eisei-nin, il respecta tout de même dans un premier temps le protocole. S’il venait à être défait, aucun médecin compétent ne pourrait venir en aide à qui que ce soit dans le rayon des flammes. Mais il ne comptait pas rester inactif, surtout si Senkû était dans les parages. Son petit jeu pouvait durer autant qu’il le souhaitait mais le désir ardent de faire ses preuves devant le seul Yaoguaï qu’il eut jamais respecté grandissait en même temps que le brasier alimenté par le pseudo-chevalier.

D’un bond puissant, il pourrait atterrir dans cette arène de fortune, et la plante d’un pied tendu, prêt à surgir, le jeune Genin sauvage fit craquer sa nuque. Tenshi ne faisait pas le poids contre l’un des siens, il en était sûr. Des gouttelettes commencèrent à tomber, une pluie factice. Il soupira, puis ferma le poing. Le calcul avait été simple, son plan d’action précis. Restait au jeune homme à attendre son feu vert. Perché, le feu ou l’assaillant le délogerait peut-être, même si les efforts des Iwajins semblaient porter leurs fruits contre le brasier.


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Mer 5 Déc 2018 - 16:33
- Ah ! Merci Toph-senseï !

Elle allait se préparer à esquiver la grosse langue de flamme qui arrivait vers elle quand elle le vit s'écraser contre le mur Doton de Toph. Ce n'était pas un grand sauvetage puisqu'elle pouvait l'esquiver sans problème, mais maintenant, elle doit recommencer ces assauts face à ces flammes ! Elle la vit ensuite disparaitre sous terre avant que quelqu'un d'autre s'amuse à passer à travers les flammes, sans doute pour avoir l'air plus classe. Cet homme, c'est Yaoguaï ...Senkü, elle hésitait entre lui et son frère, ils se ressemblent tant ! Mais la puissance de son armure prouve que ce n'est pas un Genin ... Mais il elle tire un petit jet sur sa chevelure qui a pris feu.

Etsuko arrive avec des renforts, la police est là ! Elle est contente d'avoir un peu de renfort pour maîtriser ces flammes. Bon, elle pouvait encore le faire toute seule, mais finalement ... Plus vite ces flammes Sony éteintes, moins il y a de risques que le village soit touché. D'ailleurs, Etsuko la complimente sur la bonne initiative qu'elle a eu, et comme d'habitude, elle bombe le torse de fierté.

- Merci Etsuko-san ! Il y a quatre personnes qui sont là-bas : Tenzin, Toph et Senkû qui a failli devenir chauve sans mon aide ! Mais la quatrième personne elle s'appelle ... Tenshin. J'ai entendu Tenzin crier son nom, et je pense que c'est lui qui a mis le feu à la forêt. En tout cas, vous pouvez allez voir, moi, je m'occupe de protéger le village !

Dit-elle avant de repartir sur ses flammes, elle doit le protéger à tout prix ! Quitte à devoir utiliser tout son chakra. D'ailleurs, il y a le frère de Senkû qui est là aussi, mais il fait rien, tant pis, elle continue d'éteindre le feu de forêt avec sa combinaison eau et savon. Ca marche bien !

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Dernière édition par Sekken Ryoko le Mer 5 Déc 2018 - 17:10, édité 1 fois
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Mer 5 Déc 2018 - 16:47

N'est-il de se désabuser de soi-même, lorsqu'on est déjà désabusé de toutes choses, qu'est le meilleur moyen de faire revivre en soi mille flammes qu'on croyait éteintes ? Encerclé maintenant, de ceux jadis portant les armes à mes côtés, nous soutenant face à l'adversité, et gorgés de nombreux et nobles idéaux, dans les flammes nous nous retrouvions pour cet ultime affrontement ? Face à moi, sûrement, que l'on murmurait en pensée que voici ma fin, alors qu'en mon sein, susurrait au contraire le commencement.

Le spectacle rougeoyant le drapeau blanc, j'y noyais ma servitude et y faisais renaître mes aspirations. Iwa se réunissait pour me faire face, et me donnait ainsi raison. Qu'y avait-il de plus unificateur qu'un ennemi commun ? Maintenant, il fallait survivre, pour cumuler sur eux, et les civils, tellement de folie et d'horreur, qu'ils ne verraient un jour d'autres solutions que ranger à jamais les armes. Mais, cela, c'était encore beaucoup trop tôt pour le voir. Semeur de chaos en quel finalement adjoins, ainsi, prenant le parti des flammes et de la mort, je me faisais paradoxalement et par voie de passion, le plus réel et meilleur défenseur de l'ordre et de la raison. La flamme brûle les aveugles et ne les éclaire pas... Avis aux gouvernements atteints de cécité ! Si on m'affronte, c'est pas soucis de loyauté, certainement pas par cause de lucidité.

Je ne parvenais finalement pas à quitter la forêt avant que l'on me retrouvât. Tout blanc et illuminé vêtu, le blanc rougissait de devoir assumer de s'être abandonné finalement au chemin le plus tumultueux. Un passé morbide en motivant les extrémités, ils ne sentiraient pas, je sais, ce qui me poussait à être désolé pour eux, que j'aimais quoi qu'ils en penseraient. Quand je finissais de cracher mes flammes, torrent ardent, ravageant faunes et flores, je me rappelais que ce lieu, dont l'on riait autrefois, et que l'on ignorait, était maintenant une garde d'honneur pour ceux qui venaient y risquer leur vie. Étrange, que tel symbole soit si reconnu, quand par les efforts et les supplications d'hier, on y considérait que bien peu de gain et de vertu. On a beau déguiser une flamme secrète, les yeux sont éloquents quand la bouche est muette. Tournant le visage sur une nouvelle voix qui m'appelait, je reconnaissais au timbre celle qui des premières, avec ma sœur, autrefois, me considéra différemment de la masse. Toph...

La princesse des pupilles blanches ne réclamait pas de justification. Sans doute, bien plus mûre qu'avant, elle savait déjà certainement, du moins en partie, de quoi il en retournât réellement. La visière du casque relevé, je dressais le menton, et ouvris grand les yeux sur cette jeune demoiselle, dont les courbes de la silhouette annonçaient la hauteur que j'avais pressentis venir déjà il y a si longtemps. Elle était devenue bien belle maintenant, ce n'était plus la petite fille cabocharde, c'était la guerrière qu'elle rêvait de devenir. Tant de chemin accompli, et face à elle, je souris. Quitte à périr, il me plaisait que cela arrive par la main d'une femme que je connaissais et qui ne me fit jamais penser de mal de sa personne. Ce n'était pas pour autant que je n'allais pas chercher à survire, si j'y parvenais, ce ne serait que le début d'une grande aventure, une aventure qui mènerait là où je souhaitais désespéramment que le monde se dirige.

Calme, terriblement calme. Toph connaissait mon tempérament, et plaçant la main sur le pommeau de l'épée à la ceinture, la dévisageant d'une sainte et reconnaissante compassion, j'observais ce tableau digne d'inspirer la divine comédie de Dante Alighieri. L'enfer se tenait derrière elle, comment l'avait-elle traversé ? Par le sol sans doute, je me rappelais que cette taupe aimait creuser des galeries et elle ne s'était pas fait prier pour en creuser une nouvelle sur mes terres.
  • -Trois actes, dis-tu ? La vie est un cycle de quatre saisons. Je ne voudrais pas te tuer Toph. Tout homme en son sein fait de sa différence le lien d’un tout, qui garde son importance comme l’instrument d’une symphonie qui ne manquerait pas d’être imparfaite s’il en disparaissait avant son heure. Penses-tu que mon heure est venue ? Lui répondais-je mélodieusement.


Je n'avais pas terminé, mais un nouvel intervenant parvenait à nous. Un homme que je ne connaissais pas de vue, mais de nom. Senku de la faune, ce qui, il fallait bien l'admettre, me mettait désormais bien plus réellement un pied dans la tombe. Je pensais qu'il m'attaquerait sans sommation, mais il n'agissait pas ainsi, non, il dialoguait. Preuve de considération ? Venant d'un homme que je n'avais jamais rencontré, c'était étonnant, mais j'avais bien mieux à lui répondre à lui encore. Consumer par la haine ? Expier mes fautes ? À mes traits, le marbre faisait figure d'angélisme, car ma conscience était tranquille. Rien de moins bien placé qu'un shinobi pour faire la leçon à un homme. Et glissant l’œil au coin du visage vers lui, signifiant que je lui accordais une véritable attention, je lui répondis à son tour, tout aussi mélodieusement que je le fis pour Toph, malgré la gravité de ce que j'avais à lui dire.
  • -Né shinobi que je suis, c'est le shinobi qui ruina ma vie, de l'aube de mes jours à aujourd'hui. Ils pendirent ma mère enceinte, ils assassinèrent ma sœur nouvelle née, ils brûlèrent maisons, familles et amis, abandonnèrent mon sensei et père, le laissèrent déshonoré, laissèrent psalmodier le mensonge sur sa mémoire et me bannirent de leur vie. Et c'est moi, l'homme qui doit expier ses fautes ? Vous défendez l’orgueil, vous êtes le péché, moi, je suis l'étoile dans l'obscurité. Votre chef, que vous protégez, c'est un homme à la même mesure que tout ce que vous défendez. Il n'est de nation en ce monde qui ne commette d'acte tyrannique... Elles rivalisent d'inhumanité dans leur quête d'hégémonie. C'est la logique même du monde des hommes. Je me défis de cette logique, quand vous aurez assez souffert, peut-être dans bien longtemps après ma mort, vous comprendrez ce qui est réellement à punir ici et maintenant. Vous ne récoltez que ce vous semez, shinobis.


J'errais comme une âme en peine, n'osant et ne pouvant m'intéresser à rien, fatigué de la vie, plus vieux qu'un vieillard. Perdant ses jours, manquant son existence, n'avoir plus ni flamme, ni espérance, ni passion, ni goût, ni affection, ni volonté : voilà ce qui me flétrissait, me consumait et me dévorait. Je préférais mille fois mourir ici et maintenant que de continuer à espérer que les hommes apprennent eux-mêmes où ils se trompaient. Yoshitsune savait lui, il avait les moyens d'élever l'âme des shinobis, trahit, ils se vendirent au malin, et laissèrent sa flamme se consumer dans l'obscurité.
  • -Si vous aviez eu autant d'ardeur à combattre l'ignominie autrefois qu'à me défier, l'histoire aurait été différente, mais qui risque sa vie, ne le fait que rarement sans calculer les gains. Rare est celui qui se tuera de bon gré, même si ce n'est que pour la gloire de sa pensée. Je ne frapperais pas le premier une ancienne camarade Toph. Je sais que beaucoup de sang coulera, si moi, je meurs ce n'est pas grave, mais toi, tu as encore bien du chemin à faire. Si tu tiens à te battre, frappe, c'est alors toi qui auras décidé de jouer ta destinée. Nous serons bientôt entourés par les flammes, alors décide-toi vite.


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Mer 5 Déc 2018 - 17:59
Peu de temps après mon intervention, j'avais aperçu Ryoko qui s'était amené et avait commencé à bombarder les flammes de son suiton afin d'éteindre les flammes. Je souris en regardant la Sekken qui se démenait pour apaiser l'incendie, me rappelant de ses paroles et de son désir de protéger Iwa. De son côté, Tenshi n'avait visiblement pas entendu mes mots, peut-être à cause de la hauteur que j'avais, ou du brouhaha que faisait le feu. Surement un peu des deux. Mais je ne m'en préoccupai guère. A vrai dire, ma question était d'autant plus pour moi que pour lui. Ce "pourquoi" n'était que le reflet de mes peurs. Devoir affronter un ami. Voir une nouvelle vie gâchée. Une vie que j'avais eu l'intention de protéger. Mais le spectacle qui s'offrit devant mes yeux était tout autre que celui que je désirais au fond de mon coeur. Dans un nouveau souffle profondément incendiaire, il redonna vie aux flammes qu'il avait initialement créées. Et certaines de ses flammes se dirigeaient directement vers la Sekken. Sans réfléchir une seule seconde, je m'apprêtais à fondre vers la demoiselle afin de la récupérer et la sortir de ce torrent de flammes, cependant Toph arriva et érigea un mur pour protéger la demoiselle avant de s'enfoncer sous terre. Nul doute qu'elle était allée rejoindre le fautif, contournant les flammes.

Peu de temps après, un homme à l'allure sauvage fit son entrée, se recouvrant d'une armure flamboyante avant de traverser le feu de forêt. Yaoguaï Senku, si je ne me trompais pas. Peu d gens pouvaient traverser ces flammes aussi sereinement de toute manière. Et encore quelques temps après, les renforts arrivèrent. Etsuko, à la tête d'une escouade, commanda assez rapidement ses troupes pour pouvoir contrôler le feu, s'y mettant elle même. Une pluie commença alors à tomber sur la zone concernée tandis que des manieurs du futon redirigeaient le sens du vent pour éviter que le brasier ne se dirige plus vers Iwa. Les manieurs du feu quant à eux tentaient de contenir ses flammes. C'était une sacrée organisation. De mon côté, je donnai rapidement un coup de main aux manieurs de fûton en soufflant un vent sur la zone afin d'éloigner les vapeurs toxiques que dégageaient le grand bûcher. Un autre protagoniste que je ne connaissais pas fit un bond pour rejoindre Senku et Toph, tandis que je me frayai un passage à travers la fumée d'un mouvement de bras.

Peu de temps après, je me posai du côté des Iwajins, faisant face à Tenshi. Toph prit la parole la première, faisant comprendre à notre ami qu'elle ne pouvait laisser passer cela. Aucun de nous ne le pouvait. Tenshi lui répondit alors, lui demandant si son heure était alors venue. Le Sensei de la Hyûga prit ensuite la parole, auquel Tenshi répondit, faisant aisément référence à la mort de Yoshitsune, son sensei. Un regard attristé se posa alors sur le shinobi à l'armure. Mais vint ensuite une certaine frustration, et une colère non feinte. Il refusait de donner le premier coup.

-Tu n'y étais pas Tenshi. Et cette situation n'a rien à voir avec la tragédie dont tu parles. Crois-tu réellement être le seul à être attristé, révolté par la mort de notre Sandaime ? Sais-tu seulement qu'il n'était pas le seul à perdre la vie ce jour là ? Ton acte ici ne trouve aucune légitimité, mon ami, dis-je d'une voix douce. L'honneur ne se regagne pas dans la folie. Et la vengeance ne se prépare pas dans le feu de la précipitation. Ce village abrite toujours Sora et Sorina, deux êtres que tu as promis de protéger. N'as-tu donc plus aucune considération pour leur vie ? Pour ce qu'elles ressentiraient en te voyant ainsi ? Tu sembles encore capable de réflexion, alors dis-moi pourquoi...Pourquoi voudrais-tu nous forcer à prendre ta vie, ou à mourir de tes mains...?

Car je savais que je ne laisserais aucun inconnu affronter Tenshi. Que je ne le laisserais pas être exécuté comme un fou qui n'avait plus toute sa tête, que je ne laisserais pas quelqu'un d'autre que Toph ou un autre proche à expier les fautes qu'ils venaient de commettre.


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Mer 5 Déc 2018 - 18:59
Beaucoup de choses se passaient autour d'eux. Des gens s'affairaient au loin - sans doute en train de vaincre les flammes par leur moyen. Senku arriva le premier, traversant royalement l'incendie comme si de rien n'était. Genku fut le suivant. Le petit frère sauvage eut un peu plus de mal, mais utilisa son adresse et son agilité pour arriver à leur hauteur.

Enfin, ce fut Tenzin qui approcha, par la voie des airs.

Senku-sensei. Mes amis. Mon devoir me dicte ce duel. Je taillerai quiconque salira mon honneur.

Indiquant ainsi à tous les spectateurs ses intentions, Toph se fit le serment en son for intérieure de véritablement anéantir quiconque serait intrus en cette cérémonie d'Adieu pour le shinobi que Tenshi avait été.

Puis elle focalisa son entière attention sur le futur cadavre qui lui faisait face et qui vivait encore.

Quatre saisons - qui se finit invariablement par celle de la mort. L'hiver approche pour toi à grand pas, gueule d'Ange. Je suis désolée, Tenshi. Je t'apprécie pour ce que tu es. Et je souffre de ton potentiel gâché. Et c'est pour ça que je me dois agir, maintenant. Je ne te laisserai pas souffrir inutilement aux mains des autres. Je ne te laisserai plus souffrir de tourment inutilement. Mon honneur me l'ordonne.

Toph composa des mudras et invoqua son Kuchyiose. Un ours polaire, imposant en soi, et qui semblait particulièrement hors du contexte de cette forêt-brasier. Pourtant, quelque chose le liait directement à Tenshi. L'anathème de leur peuple respectif. Tenshi continuait de jacasser. Cela avait toujours été un de ses défauts. Tu parles trop.

Iorek, ô prince exilé. Tue-le.

Bien.

Et Iorek entra dans la danse. Il avait chaud, l'ours à la crinière blanche. Il bougea avec une grâce et une célérité qu'on n'aurait cru possible de sa taille. Il s'approcha à grande vitesse de sa proie. Et quel douce parodie de voir s'affronter deux princes exilés de leurs royaumes, sous le regard d'une princesse-guerrière et au sein d'une forêt en feu ? Oui, il y avait de quoi composer une ballade à ce sujet.

Une balade parsemée de crépitements de bois vert en flamme, d'hurlements d'un prédateur apex. Un coup de patte de sa part, et des griffes de chakra en sortirent avec violence, faisant un écho bestiale des paumes du Hakke de sa maitresse. Et il enchaina avec un deuxième coup de pattes aux même propriétés.

Es-tu seulement prêt à véritablement lever la main contre ta famille, Tenshi ? Cette incendie est un comme un phare dans la nuit - il attire l'attention mais n'éclaire pas la mer avoisinante. Car si tu voulais vraiment nuire à Iwa, tu aurais préparé quelque chose de nettement plus efficace, je le sais.

Sa pensée ? C'était un suicide déguisée, menée par le vide de son exil. La sentence avait été lourde. Et tout le monde ne supporte pas cette déchirure. Tenshi avait été trop attaché à Iwa, simplement.

Elle verserait des larmes sur sa tombe, lorsque l'heure serait au deuil.

Pour l'instant, Toph était sérieuse et sévère. Elle ne comptait pas baisser la puissance de ses assauts ni négliger le moindre de ses avantages. Cela serait son cadeau d'adieu à Tenshi. Elle l'affronterait brutalement avec chaque parcelle de son corps.
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Mer 5 Déc 2018 - 21:33

Tenzin nous rejoignait donc lui aussi, et je crois que ce que je connaissais de plus proche à Iwa était désormais présent. Il aurait manqué que peu de personnes pour que le rendez-vous familial soit complet, mais devoir me confronter à tout cela était bien suffisant. Tandis que Tenzin me racontait ce qu'il avait à dire, j'ôtais mon casque de la tête, et le laissais tomber au sol sans autre forme de considération pour celui-ci. Il n'allait pas m'être très utile de toute façon. Je ne cessais pas de l'écouter pendant ce temps, bien au contraire. Ce qu'ils pensaient, tous, de tout cela, m'intéressait. Me dressant sur moi-même, je renvoyais à Tenzin un regard qu'il connaissait bien lui, ce qu'il vit le jour de notre première rencontre autrefois, tandis que nous sauvions l'enfant dont il évoquait l'existence. C'est vrai qu'en peu de temps, dans ce village, nous avions tellement fait... Tellement. Pour notre bien et le bien d'autrui, mais tout cela changeait-il quoi que ce soit à la fin ? Ce n'était que des rustines que nous fixions sur un pneu crevé, je n'en étais déjà plus là.

Je le fixais, silencieusement, mon cœur battant la chamade violemment, et dans mon esprit raisonnait cette phrase à l’infini "donne-moi une raison, donne-moi une raison, donne-moi une raison". Les yeux grands ouverts sur lui, à la lueur d'un prédateur qui guettait une proie apeurée. Violence et haine s'y faisant coutumières, et annonçant un sort déjà réservé. Quand l'homme fait face à ce qu'il craint le plus, son regard le trahit. Et il ne lui reste plus alors qu'à faire son choix. Soit se résigner et se ranger sous son patronage. Soit l'éliminer et ainsi faire disparaître sa terreur. Les deux plus grandes peurs de l'homme étaient la vie, pour son angoisse, ses manques et ses questionnements et la mort, pour son aspect définitif et irréversible. Là, il s'agissait de ma mort. Cette tristesse qu'il arborait et me lançait à la figure n'éveillait chez moi pas la compassion qu'il espérait, j'entendis plutôt, comme je l'avais prédit, qu'il ne saisissait rien de mon ressentis. Un flottement de silence et un arrêt du temps quand il approchait de la fin. Je me transformais en statue durant quelques secondes, sans délier mes yeux des siens. Là, peu après, un sourire s'esquissait à la commissure de mes lèvres et mon regard bleuté scintilla, fouettant le sien sans se gêner pour lui sonder l'âme en toute profondeur. Un regard séducteur, et emprunt des effluves de l'innocence, d'une spiritualité profonde et puissante. De quoi lui raviver quelques vieux souvenirs. Seulement, alors, je lui répondis, paisiblement.
  • -Honneur ? Vengeance ? Tristesse ? Rien de tout cela. L'époque a soif de sang, sans être étanchée, elle fera éternellement obstacle à la paix que nous clamons tous à souhaits. Quelqu'un doit accepter d'être haï, que porter son nom devienne une insulte, de devenir une légende sombre pour avoir causé l'âge des morts, pour que cette paix advienne. Sorina n'a pas d'avenir ici, seulement et seulement si, quelqu'un accepte d'être la cause de tous les malheurs des hommes, que la guerre elle-même porte son nom. À la fin, finalement, fatigué que seront les hommes du chaos, ils applaudiront l'ordre, cela te dépasse, je le déplore, mais aussi, je comprends. Yoshitsune l'avait comprit lui, mais maintenant il est trop tard.


Resplendissant dans les flammes, j'y faisais figure du parachèvement de la tourmente. Le mal n'était pas le chaos, pour eux, il était certain que cela ne pouvait être qu'impossible à entendre, que le chaos puisse être le seul véritable recours à l'indicible question au centre de nos conflits. Nous qui luttions sous les anciennes couleurs, nous avons sauvé la patrie du chaos. Que Dieu nous pardonne, ce fut notre péché contre l'esprit. Nous avons cru sauver le citoyen et nous avons sauvé le shinobi. Le chaos est plus favorable au devenir que l'ordre. La résignation est l'ennemie de tout mouvement. En sauvant la patrie du chaos nous fermions la porte au devenir et nous ouvrions les voies à la résignation. Désormais je préfère verser le sang de tous les innocents présent, y compris le mien, plutôt que de craindre pour le sang des innocents à venir. Toph, je pense se serait moquée de tout cela, elle n'aspirait qu'à étreindre mon dernier souffle, par soucis d'honneur et parce que je crois, elle s'en sentit la responsabilité. Elle semblait dire me sauver de moi-même, y éprouvait malgré tout, une certaine culpabilité.
  • -Je suis né sous la neige de l'hiver. Lui répondis-je cette fois très simplement.


Elle choisissait l'affrontement, cela n'était pas étonnant, et sur l'instant, je ne fus visiblement pas le moins du monde désolé. Ce n'était pas une surprise, et ce n'était pas, non plus, un méfait. Je lui avais donné le loisir de saisir l'opportunité du premier feu. Le fait est qu'avec tous ces amis autour de moi, ma survie était quasiment exclu. Je n'allais pas tout de même me laisser mourir dans un dernier champ d'honneur pour ridiculement disparaître des mémoires après une semaine de deuil. Ma seule option, était la fuite, mais il me fallait me l'assurer sans avoir, je l'espère, besoin de tuer ceux parmi les personnes présentes. Pourvu qu'elles ne m'y forceraient pas, à entraîner certaines parmi elles dans la mort qu'ils me promettaient.

Je découvrais alors, que Toph disposait désormais d'un compagnon d'invocation. Jamais elle ne l'avait utilisée contre moi, et c'était probablement qu'elle l'avait obtenue tout récemment. Un ours, rien que ça, ce qui correspondait bien à la princesse, il était vrai. Elle ne me laissait donc pas le choix de l'affrontement et je devais lui répondre à la fois promptement et adéquatement. Une première et vive série de mudras fit jaillir non loin de moi un mur de bois plus que conséquent, suffisamment large pour me séparer net de ceux en face de moi. Sa force défensive, certes impressionnante, je le savais, ne suffirait cependant pas à bloquer les probables assauts répétés de l'ours blanc que Toph lâchait sur moi. Elle l'avait lancé droit devant, et sachant cela, je pouvais présumer sans grande crainte où il percerait le mur, c'était à cet endroit précis justement, que par une deuxième série de mudras, je projetais de ma bouche une boule de feu. J'avais ainsi la ferme intention de surprendre quiconque percerait le mur et de l'y voir brûler la séance tenante sans avoir le temps de réagir. À peine passerait-il, ainsi, coincé dans le mur, qu'il cesserait probablement d'être un problème. Cela mettrait également le feu au mur, mais c'était tout à fait souhaitable, augmentant de fait encore plus la chaleur de l'endroit et alimentant de fait plus efficacement le feu de forêt qui occuperait, je l'espérais un maximum de shinobi. Profitant alors de ce dernier instant, je fabriquais simplement un clone de moi-même, qui cette fois avait un tout autre but pour la suite des événements.

À travers, tout cela, Toph sous-entendait que je ne faisais ça que pour me suicider. Il y avait peut-être un peu de vrai, mais n'avais-je pas mainte fois prouvé que la peur de la mort n'avait aucune emprise sur moi ? J'aurai pu mieux faire peut-être, comme tuer le Daimyo, prochaine étape qui sait, mais il fallait procéder à quelques ajustements avant... Quant à si j'étais prêt à tuer ma propre famille... Avait-elle seulement entendue tout ce que je venais de dire. Ainsi le mur de flammes s'élevait devant eux, rendant leur tâche plus difficile encore et peut-être même une première victime était déjà désignée.


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Mer 5 Déc 2018 - 22:14
Un mur surgit. Tenshi avait investit dans des techniques défensives de haut niveau apparemment. Il contre-attaqua Iorek qui se prit une boule de feu de face. Toph, en parallèle, composa des mudras et invoqua des clones plus ou moins en même temps que son adversaire. C'était un bon réflexe à avoir en combat.

Son kuchyose était encore debout. Evidemment, c'était un roc. Mais il souffrait.

Rentre Iorek. Parla un des clones.

Mais...

Il disparut. Il n'avait pas le choix, elle était l'invocateur et il avait déjà remplis son office, la princesse ne désirait pas le blesser outre mesure. Iorek comptait trop pour elle. Toph venait à la fois de confirmer que Tenshi manipulait belle et bien le katon et l'avait poussé à la défensive de manière économique. Cela n'avait pas été l'artillerie lourde.

Non, l'artillerie lourde était pour maintenant.

Ne meurs pas, Tenshi-san. Parla le même clone.

Tenshi était seul en face d'elles. Enfin, il avait son bunshin à ses côtés. Le mokuton était réputé pour la qualité de ses clones. A côté, ceux de Toph étaient probablement nettement moins solides, moins forts, moins bon physiquement. Ils avaient, par contre, l'avantage du nombre. Le clone qui avait parlé composa des mudras et frappa le sol dans une frappe surpuissante. Voilà une technique qui devrait laisser Tenshi pantois. Une arcane de l'école Jishin.

Seul Raizen en avait fait les frais au tournoi de Kaze, pour le moment.

Un véritable torrent de chakra visible se déversa dans le sol. Une quantité importante qui se mit à recouvrir le sol autour de Tenshi et de son clone sur une grande zone puis qui ressortit de la terre en direction du ciel en une gigantesque paume du Hakke. La frappe endommagerait tant le clone que l'original d'un puissant coup, et ils seraient tout deux projeter dans les airs.

Les mauvaises langues disaient que ce n'étaient plus du Juken. La princesse les avait envoyé balader. Il s'agissait de son innovation la plus originale. Si tous connaissent la paume du Hakke, qui peut s'attendre à un tel coup venant du sol ? Même le Tsuchikage avait féliciter Toph de cette invention.

Un autre clone enchaina avec une deuxième frappe au sol. Le principe était le même - un pied chargé avec une haute densité de chakra. Sauf que le torrent de chakra qui se dirigeait dans le sol était cette fois-ci nettement plus concentré. Une technique monocible. Le clone visa un des deux chevaliers, au hasard, et plus précisément, son point de chute au sol. La technique jaillirait à un endroit nettement plus restreint, mais avec une puissance presque létale. Toph ne retenait pas ses coups.

Ce n'était plus un tournoi ni un entrainement. Elle défendrait son honneur et son village.

Rends-toi. La vraie Toph lui dit.

Et sans dire mots, tous s'élancèrent en direction du duo. Quatre Toph contre deux Tenshis. Qui allait le remporter ?
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Jeu 6 Déc 2018 - 0:06

J'escomptais couvrir ma fuite grâce au grand mur que je venais de former, et si comme je l'avais prévu, l'ours de Toph qui s'enfonçait dans la brèche s'était pris de plein fouet ma boule de feu, la princesse Hyûga n'allait pas en rester là. La pauvre bête souhaitait vraisemblablement continuer le combat... Une folie, car avec cette fourrure et le feu qui nous entourait, je ne voyais pas bien dans cet état à quoi il aurait été encore utile, Toph, très humaine, heureusement pour lui, ne lui réclamait pas tant d’effort, et le renvoyait d'où il venait.

Le mur entre nous continuait de flamber jusqu'à hauteur de la cime des arbres, et il n'y avait que le passage que l'ours avait creusé de ses griffes pour passer. J'espérais que Toph, comme elle le fit si souvent autrefois, fonce tête baissée à travers ce passage pour m'assaillir des coups dont les Hyûgas avaient le secret. À force de les affronter et elle en particulier, je commençais à avoir l'habitude de leurs manigances. Elle s'était donné l'avantage du nombre. "Les clones maintenant" me disais-je en regardant à travers le passage. Une autre nouvelle technique qu'elle ne m'avait jamais dévoilée. Kage Bushin, peut-être ? Ou des clone de terre la connaissant, c'était probable, rien de comparable, je pense en revanche avec mon Moku Bushin.

Les autres n'intervenaient pas encore alors que le combat avait réellement commencé, peut-être par respect de la volonté de Toph, mais je ne me leurrais pas, si je la battais ou si je fuyais, hésiteraient-ils un instant à venir m'égorger ? Le soucis d'honneur pour le spectacle était une chose, mais je ne perdais pas de vue la fuite dès que l'occasion s'en ferait sentir. et je ne devais pas perdre de vue qu'ils me sauteraient dessus au moindre doute.
Les Chôkoku auraient-ils seulement suivis, au moins pour ne pas ressentir la honte qu'un des leurs, se battit seul tandis qu'eux se soumettaient à celui qu'ils clamaient de voir hors de ce village ? Une aspiration désuète hélas, il me fallait faire front seul, à tous les niveaux, j'en avais maintenant l'habitude et je ne le déplorais même plus, si les iwajins avaient eut autant de courage qu'ils avaient eut de langues, Kiri, Tetsu, ce Kage, ce Daimyo, tous seraient déjà punis. À la place, aujourd'hui je suis celui qui fait figure d'ennemi.

Toph continuait sa passe, et je ne savais trop à quoi à m'attendre, à travers le petit passage, je voyais les mudras se dessiner, mais, rien vint de front sur la muraille flamboyante. Le sol se mit alors à trembler, et immédiatement, sachant que Toph se voulait une des seules véritables maîtresse du Doton à Iwa, je saisissais qu'elle tentait de contourner la muraille par le sol. La garce ! J'ignorais complètement ce qui allait passer sous le sol et ce qui en jaillirait, et je ne comptais pas prendre le risque de m'en rendre compte par moi-même. Mon clone et moi fîmes la même série de mudras à fin de réaliser deux murailles, mais qui cette fois pousseraient sous la terre ! Si elles n'étaient pas visibles, au moins, empêcheraient-elles ces choses qu'elles nous envoyaient, elle et son clone, de nous atteindre.

Il y eut un impact terriblement violent, le sol ne tremblait pas seulement, on sentit l'espace d'un instant comme un tremblement, certes de courte durée, de terre. Proche de la muraille de feu et non loin de moi et mon clone, du chakra jaillit du sol, faisant virevolter plus hautes encore les flammes et attisant d'autant le plus le brasier. Qu'était-ce donc que ceci ? Je craignis bien que les deux murailles dans le sol furent absolument détruites et il y avait de quoi s'étonner. J'avais gagné notre dernier duel in extremis autrefois, elle et moi, nous étions retrouvés sévèrement blessés, j'avais évolué depuis, mais elle, il semblait qu'elle se fût encore améliorée. Ce n'était déjà plus une genin. Bien souvent on me racontait que je méritais meilleur titre, mais elle était bien au-delà des éloges que l'on m'avait soufflé aux oreilles.

Je soupirais en regardant à travers le passage de la muraille flamboyante. Elle refusait de la traverser pour se retrouver seule avec moi, j'avais l'impression. Flairait-elle le piège ? Quoi qu'il y en eut un initialement, par soucis de lui faire récompense de l'honneur dont elle fit preuve en réclamant de m'affronter seul, je décidais de ne pas me servir de cet étroit couloir à mon avantage, si elle le passait, ce serait à mon bon gré. Me tenant face à elle, je laissais la chaleur pousser d'éloquence ce que ce combat avait à nous offrir encore en laissant cheveux et tissus s'étirer sous ses élancements. Un instant, pour que nos yeux se croisent, et qu'elles y entrevoient la vérité qui y passant, faisait toute preuve de ce que je l'invitais à faire. Venir à moi, passer la muraille pour me rejoindre, et le faire sans risque. Je dégainais ensuite tranquillement la rapière, mais ne me tins pas pour garde. Mon clone se glissait derrière, à quelques mètres, et pendant ce temps, je lui envoyais d'une voix assurée, juste assez élevée pour qu'elle puisse l'entendre même au travers du crépitement de la flamme.
  • -Allez viens. Ma petite princesse.


Nous n'étions jamais parvenus à décider qui de nous deux dominait l'autre au corps-à-corps, cela finissait toujours différemment. Avait-elle aussi évoluée dans ce sens ? Une Hyûga dominée aux combats de mêlée, elle ne le digérait que très difficilement, je lui proposais donc, puisque nous avions un peu de temps pour cela avant que je ne trouve l'occasion de m'éclipser, de venir en décider sur-le-champs. Je dressais le sabre, et la saluais comme elle le méritait, pour attendre et lui laisser une fois de plus le loisir du premier feu. Cette fois elle ne m'aurait pas avec ses techniques de chakra invisible.


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Jeu 6 Déc 2018 - 17:02
Tenshi était un combattant aguerri. Quand il vit la vague de chakra partir dans le sol... Il s'inquiéta et se défendit solidement. Il avait eut raison, évidemment. Mais il ne savait pas exactement à quoi il avait échappé. Gueule d'ange n'avait jamais assisté à ce pan de technique de la part ce Toph. Et il la provoquait. Il l'appelait à venir le rejoindre au corps-à-corps. Il avait son sabre en main. Cela voulait dire qu'il aurait du mal à enfiler les défense ninjutsu.

Non. Dit le clone, tandis d'une sphère de chakra bleuté l'enveloppa, prenant l'aspect d'un démon hilare.

Le monde ne se plie pas à ta volonté, Tenshi. Tu as cherché le Chaos. En ouvrant cette boite de pandore, tu as libéré une entité qui ne négocie pas. Le Démon du Hakke. Dit la véritable Toph - car il fallait bien qu'elle participe de temps à autre pour ne pas être découverte par Absentia Res. Le démon du Hakke était libéré. Ce qui était, très littéralement, le nom de la technique que le clone venait d'activer.

Le clone donna un coup de poing dans le vide, en direction d'un des deux Tenshi. Ce dernier aurait bien évidemment reconnu la paume du Hakke au déploiement de chakra, à la vague bleuté qui se dirigeait vers lui. Il avait l'habitude, le Tenshi, à force d'affronter la princesse. A une petite exception près : la vague était énorme, puissante et dévastatrice, encensée par le globale de chakra autour du clone. Une telle attaque était proche de l'Apex de l'Art Hyûga - Toph continuait de s'élever dans sa maitrise de la technique ancestrale et le résultat était déjà bien au-delà de ce qu'un genin était sensé être capable de faire.

Le mur de bois fut englouti par la puissante vague bleue. La protection, affaiblie par les assauts d'Iorek et sapée par les flammes, fut prise dans le puissant torrent sans pour autant être capable de l'arrêtée. Même le mur neuf n'aurait pas eu cette chance. L'attaque, légèrement amortie par l'obstacle mais toujours dangereuse à souhait, se dirigeait vers le premier Tenshi.

Toph ne rigolait vraiment pas, et elle continuait avec son artillerie lourde. Le clone donna un second coup de poing. Une deuxième vague prit son envol en direction de l'autre Tenshi. Comme la précédente, celle-ci était surpuissante et défrayait les capacités normales de la technique. Il y avait là de quoi rendre inconscient quelqu'un, ou de briser moults os. Cette fois-ci, elle ne fut pas stoppée par un obstacle quelconque. Elle fonça en ligne droite.

C'est l'enseignement que j'ai appris de Gabushi-san, Tenshi. Quand un adversaire est sur la défensive, on sort la balliste à répétition. Le village est plein de ressources.

Il est temps maintenant de récolter ta dette. Stipula un des clones. Le démon resta en retrait tandis que Toph et deux des clones encerclèrent Tenshi et Tenshi, se déplaçant rapidement par le chemin produit par les enchainements des deux techniques. Toph, Toph et vraie-Toph dégainèrent leur sabre, tandis que Toph-démon s'approchait, toujours sertie dans sa technique chakratique. Le chakra commençait à manquer, mais l'initiative était toujours à Iwa pour l'instant. Si Tenshi espérait s'enfuire... et bien il devrait s'y prendre autrement.

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Jeu 6 Déc 2018 - 19:08

Toph refusait ma proposition à ma grande déception. Elle souhaitait donc éviter un corps-à-corps avec moi ? Je n'aurai pas su dire alors s'il s'agissait d'un aveu de faiblesse ou la preuve d'un autre plan plus mûrement réfléchi.
Conservant sa distance, je devais donc me résoudre à observer sa prochaine tentative, car je ne comptais pas moi-même me lancer sur elle ou tenter quoi que ce soit pour le moment. Elle, ou l'un de ses clones, je ne savais pas vraiment, s'entourait d'une aura bleutée pendant qu'elle me répondait, et cela m'intrigua.
Je ne lui répondis rien. Je crois que tout ce qui devait être dit de ma part le fut déjà, et je ne me laissais guère impressionné par cette tirade sur le chaos et la récolte qui m'attendait. Que le monde ne se pliait pas à ma volonté n'était pas une nouvelle, "je me serais contenté d'elle", pensais-je d'ailleurs non sans humour.

Je disposais pour ma part de tout mon calme, tel que je fis toujours preuve de tempérament depuis que j'acquis le titre réel de shinobi, mais face à moi, il m'apparaissait une jeune femme qui elle en revanche, perdait sa constance et se laissait emporter dans quelques fougueux élans. Elle me haïssait donc désormais ? Soit, si cela devait faire partie du lot que je devrais assumer, je n'hésitais pas à m'y soustraire. La haine des autres n'était rien, comparativement à la quête à laquelle je me vouais, et la solitude était déjà la bonne amie qui compensait toutes mes pertes.

Si elle ne s’élançait pas entièrement avec chacun de ses clones, c'était sans aucun doute qu'une nouvelle attaque à distance serait tentée. Devais-je alors m'attendre une nouvelle fois à un coup par le sol ? Là, je commençais à me sentir plus menacé en la voyant agir de loin, jusqu'à ce qu'à ma grande surprise, la muraille flamboyante qui nous séparait se brisa sous mes yeux. Un trou béant cette fois la divisait en deux morceaux, tandis que le centre était entièrement effondré. Le tout chutant, dégagea une fumée, cendres et chaleurs dans un fracas infernal et fit que je me tins fermement sur mes gardes quand ces deux vagues de chakra bleu fusèrent sur moi. Deux attaques dignes des Hyûgas ainsi que des clones qui nous fonçaient dessus. Elle mettait décidément toute son ardeur non pas à me vaincre, mais à me tuer. Mais qu'est-ce que c'était encore que cela ? Combien de nouvelles techniques avaient-elles acquise depuis notre dernière rencontre ?

Cette fois, je devais aussi penser à mon chakra, et vu la taille des vagues, je pouvais choisir d'esquiver plutôt que de parer. In extremis, je sautais sur le côté d'un bond assuré. Hélas, mon clone n'eut pas le même réflexe et je le vis se faire anéantir sous mes yeux, explosant en de multiples copeaux de bois devancé d'un dernier cris de douleur. La puissance de ces techniques, c'était du hakke, mais d'un niveau bien au-dessus de ce qu'elle savait normalement faire, je crois que même Takumi n'avait pas ce niveau...

Le timing était serré, et cette attaque-là ne me fit pas sourire, bien au contraire, l'instinct prenait un instant le dessus et je ne comptais pas me laisser submerger par Toph et tous ses clones sans rien faire. À peine esquivais-je donc que j'envoyais dix shaken dans le ciel au-dessus de ses clones et tirais vivement sur les câbles qui y étaient fixés pour qu'ils se disloquent en de multiples petites épines. La manœuvre avait parfaitement fonctionné à notre dernier affrontement, elle la connaissait, peut-être avait-elle maintenant une parade, mais dans le temps qui m'était imparti pour agir je n'avais pas vraiment plus de choix que cela.


Je ne pouvais cacher que je sentais la situation m'échapper. Non pas que Toph prenait le dessus, mais que les flammes nous entourant, mon clone n'étant plus, et le temps passant, mes chances de fuir se faisaient désormais plus minces, très minces, peut-être inexistantes... Toph souhaitait hardiment me tuer, mais je pouvais lui promettre autant qu'à moi-même que si je devais périr dans cet affrontement, je ne me serais pas seul à me rendre dans les limbes. Un regard de défiance se dirigeait alors vers celle que je supposais être elle parmi les clones, tandis que les épines fusèrent en tous sens pour frapper les multiples clones qu'elle avait réalisé. Un regard violent, qui ne cachait rien de ma propre détermination.


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Jeu 6 Déc 2018 - 20:28




兄弟 - Dernières flammes



« 兄弟同好会. »

◐kyōdai◐

Une véritable réunification, plusieurs membres du villages étaient venus apporter leur soutien quant à l’incendie qui n’avait au final, plus servit à attirer l’artillerie qu’autre chose.

Senkû s’adressant au disciple de son défunt ami, évita le jet d’eau qui lui fut adressé, il resta de marbre face à la maladresse de la kunoichi, tandis que la majeure partie de la forêt environnante s’était faite rasée par l’assimilateur dans les cieux.

L’équipe Iwajin avait su parfaitement gérer les flammes, de manière simultanée qui plus est. Senkû toujours dans le dos de Tenshi écouta sereinement ses dires, des paroles lourdes de sens, dénotant un certain dédain féroce pour le patriarche actuel et la société shinobi.

Le Koretsu n’eût à peine le temps de rétorquer que Toph, tout en se montrant étonnamment agressive, lui quémanda de lui laisser le soin de faire face au rejeté à la frimousse blanchâtre. Croisant les bras, il se mit alors à observer l’opposition, un affrontement entre rivaux était toujours spectaculaire.

Jaugeant et examinant le niveau de son disciple face au Sainan, il apparaissait fier de sa progression, mais il lui restait tout de même énormément de choses à apprendre et à mettre en pratique.

Un duel de haut niveau éclata parmi le restant des flammes, pourfendant ciel et terre, résonnant à travers les bois carbonisés. La princesse avait besoin de se défouler certes, son honneur était en jeu, mais le Bushido n’avait rien à faire en pareille situation, ce précepte devait rester personnel.

« Ce combat ne rime à rien si ce n'est satisfaire l'ego entre deux rivaux. Ridicule.. » Lança le Yasei agacé

Le sauvageon contracta la mâchoire tout en décroisant ses bras musclés en guise d'irritation. Et tandis qu’il serrait ses poings veineux, sa peau prenait une teinte rougeoyante, ses pupilles disparurent ne laissant plus que yeux d’un blanc totalement vide.

« Ça suffit ! » Ordonnait-il de sa puissante voix en dégageant une énorme quantité d'énergie.

Sa voix retentissait tel un grondement de tonnerre, s’interposant face à l’offensive de Tenshi, tout ce qui se trouvait à proximité de sa position fut repoussé avec violence. Son enveloppe débordait d’une telle énergie que l’on pouvait entendre le crépitement des flammes de son armure.

« Et c’est comme ça que vous espérez honorer la mémoire du Sandaime ? Vous me faîte honte et je suis certain que lui aussi serait très déçu de vous voir ainsi. Ce n'est pas en nous entre-tuant qu'on parviendra à obtenir justice. » Sermonnait-il.

Keimon s’était désactivée en même temps que son armure Katon qui lui avait permis de s’interposer en traversant les flammes. Le Yaoguaï se rapprocha du cuirassé à distance respectable. Son expression apparaissait dénué de violence et de barbarie, l'ostrogoth avait bel et bien évolué et ne jurait plus uniquement que par la sauvagerie...

« Tenshi, tu es et tu sera toujours un shinobi d’Iwa à mes yeux. Parfois, il est bon de savoir tirer un trait sur sa fierté aux dépens des personnes qui nous sont chers. Si tu veux obtenir justice et laver les affronts qui ont été fait, sois un homme, suis moi, accepte les conséquences de tes actes et moi Senkû, je te promet que nous redorons ensemble, le blason Iwajin. » Conclu le Jônin à voix haute.

Il avait émis ces paroles en tentant d'influencer son interlocuteur, le balafré se voyait sincère, désireux d'épargner le disciple du Nagamasa, qui après tout, avait fait plus de bruits qu'autre chose. Nonobstant, au delà de ses agissements impulsifs et téméraires, l'épéiste se voyait être un élément incontournable de la Roche. Senkû était prêt à s'entretenir personnellement avec Kyôshirô afin de faire réintégrer le manipulateur du Mokuton.

Même si sa sanction était inévitable, il serait au moins chez lui, parmi le restant des siens, plutôt que de déambuler sans buts à l'extérieur à fomenter contre sa propre patrie.
HRP:
 

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戦士 - Densetsu no Senshi
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Jeu 6 Déc 2018 - 22:07
Un coup d'éclat, un retournement de situation, le moment où tout bascule. Tout cela surplombant mon échec, puisque les shakens n'eurent pas le temps de disloquer, Senku, se chargeant de les bloquer avant que je n'eu le temps de tirer sur les câbles. Le jonin s'interposait entre Toph et moi, signant dans le même temps mon arrêt de mort. Cette aura, qui l'enveloppait, ne me trompait pas, les portes, la sixième porte. Jamais je n'aurai assez de chakra pour le tuer, d'autant avec Toph qui disposait encore de tous ses clones avec lui. J'avais donc perdu, et même fuir, vu la vitesse du Jonin, était désormais inenvisageable.

Les mains sur le pommeau de ma rapière plantée dans le sol, je n'avais d'autres choix que de devoir supporter ce sermon, qui, je dois dire, me passait par-dessus les oreilles.
  • -Senku de la Faune... Soufflais-je simplement pendant ce temps.


Je savais qu'il était certes un ami précieux de feu Yoshitsune, et qu'il était déjà Jonin au temps où j'intégrais Iwa, mais que son avis m'indifférait pour autant fut-il étonnant ? Lui aussi semblait croire qu'il s'agissait de vengeance, alors que tout cela nourrissait un but bien plus vaste que la seule idée de punition d'un village qui s'était perdue, non, qui avait perdue sa dignité. Se laissant défaire enfin de sa sixième porte et de son armure enflammée, le Jonin me tint un discours des plus étonnant. J'en étais perplexe, car si au timbre et au regard, il semblait sincère, je pouvais aussi supposer qu'il s'agissait d'un traquenard pour me faire baisser les armes sans risquer d'autres victimes.

J'ignorais les réactions de Toph, et me centrais dès lors entièrement sur cet homme. Yoshitsune le respectait, il méritait donc que j'en fis autant. Mais s'il était vraiment l'ami de mon sensei, pourquoi lui aussi ne s’éleva-t-il pas quand le nouveau Tsuchikage salissait sa mémoire ? Cette porte de sortie qu'il semblait me proposer m'aurait fait presque rire, tant cela paraissait absurde au point où nous en étions. Redorer ensemble le blason d'Iwa ? Si je me rendais, je finirais dans un cachot et probablement exécuté peu de temps après, cette vérité-là me paraissait bien plus réelle qu'une réintégration dans le village d'Iwa.

Baissant un instant la tête, et songeant que quoi que ne me déliant pas des serments chaotiques, j'étais malgré tout vaincu, je décidais que de toute façon, me rendre, vu la situation, me conduirait au même but. Je lâchais la rapière, et fis un pas de recul. Laissant alors tomber les mains le long de mon corps, je redressais le visage sur Senku.
  • -Voilà, tu as gagné. Je me suis rendu. Apporte ma tête à ton maître. Elle ne le distraira pas bien longtemps. Pourvu que vous sachiez pourquoi cette forêt, qui est à moi, brûle, que vous en saisissiez le désir ardent.

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Jeu 6 Déc 2018 - 22:51
Tandis que Toph commençait à se rappeler de toute la maitrise et l'habilité de Tenshi - ce qui faisait de lui l'un des genins les plus populaires de tout iwa - Senku intervient et mit fin au combat. Toutes les Toph poussèrent un cri d'indignation.

Senku-Sama, c'est mon duel. Mon honneur...

Toph regardait son maitre et chef d'équipe. Il était intervenu dans un duel. Pourquoi ? Toph naviguait dans l'incompréhension, avant de se rappeler que le Wisigoth ne possédait pas le même sens du devoir qu'elle. Et malgré tout, le Bushido exhortait à l'obéissance aux ordres, tant que ceux-ci étaient de moralité acceptable.

Ne pas tuer Tenshi est une solution, quelque part. Si cela était le but de Senku, elle ne pouvait se plaindre. Elle baissa les yeux et s'inclina devant le sauvageon qui la réprimandait, lui et son expérience de la vie de shinobi. La Hyûga ne contesta pas.

Bien, sensei. Tenshi-san, merci pour ce duel. Il a été enrichissant.

Et Toph rengaina son sabre. De toute manière, cela avait été un bluff de sa part. Elle avait kenjutsu rang D lol. Elle avait voulu apporter l'attention de Tenshi sur son arme pour cacher un assaut de ses pieds. Une stratégie qu'elle n'aura finalement pas pu mettre en place. Mais affronter l'exilé avait porté des enseignements à Toph. Elle tirerait profit de ce qu'elle avait appris. Sans doute était-il aussi important qu'elle se mette bientôt sérieusement au kenjutsu.

Sa survie en dépendrait, et les évènements locaux ne menaient guère à la paix, mais bien à la guerre.

Fausse-Toph s'agenouilla et ramassa des rochers. Puis, elle façonna des menottes en pierre. Le travail était rapide et assez moche, mais fonctionnel pour le moment. Tandis que Tenshi se tenait tranquille, elle lia ainsi ses mains ensembles par la pierre et la roche. Pendant ce temps-là, fausse-Toph2 confisqua ses possessions, dont son sabre, mais également son équipement qu'elle donna à la véritable princesse Hyûga. Et la vraie Toph, celle qui n'était ni clone ni d'Adam lui posa la question que l'être narcissique attendait sans doute.

Explique toi, Tenshi. Explique les raisons profondes de ton acte. Sensei, il faut rentrer au plus vite.

La chaleur devenait torride ici. Elle serra sa main sur son sabre. Et si jamais il faut t'exécuter... Je m'en occuperais moi-même. Que ta dernière vision ne soit pas celle d'un bourreau inconnu, mais d'une amie. Cela sera une maigre consolation pour nous deux, je crois. Je crains que Senku ne soit bien trop optimiste quand à ses chances de rédemption.

Et d'un claquement de doigts, les clones disparurent.
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Jeu 6 Déc 2018 - 23:55




兄弟 - Dernières flammes



« 兄弟同好会. »

◐kyōdai◐

Se déchiraient ce soir, les cumulonimbus, le tonnerre grondait et étalait sa rage au dessus d’Iwagakure et ses alentours. Odeurs terre et debois carbonisés, mélangées à celles d’un sol mouillé s’élevant dans les airs souillés ; Chaleur moite se répandant en ondes lourdes ; Giclaient les eaux, qui se démembraient, décalées en une soirée noire et sourde.

Sonnait le glas de cet affrontement, en rideaux, lueurs grises et pluies frénétique lissaient l’horizon qui se noyait - Pieds nus dans la boue, le chasseur de fauve constata d’un soulagement intérieur la rédemption de celui qui fut autrefois, le disciple favori de son frère spirituel.


Le patriarche du Sazori ne daigna répondre aux paroles pessimistes du bretteur, lorsque Senkû faisait une promesse, il préférait la remplir avec des gestes plutôt qu’avec sa salive, tenter de le réconforter n’avancerait en rien sa situation plus que précaire aux yeux du Bakuhatsu qui, rappelons-le, l’avait banni du village pour insubordination.

Directement, son regard se posa sur les individus ici présents, Toph prit l’initiative de menoter son ancien camarade avant de le questionner. Au même instant, Senkû demanda à Tenzin un peu plus loin et à son frère sur son perchoir, de les suivre tout en restant près du nouveau captif. Quant au Koretsu, celui-ci s’avançait en tête de groupe, croisant par la même occasion l’escouade d’Etsuko sans lui adresser le moindre regard.

Le groupuscule pénétra au village sous les applaudissements de la foule pour les shinobi Iwajin, tandis que certains martelaient et huaient le Prince des bois. La vie de shinobi était si contradictoire, il ne fut pas si longtemps où, ce jeune homme était considéré comme l’enfant prodige, sa notoriété lui valut divers surnom et le respect de ses pairs et des villageois.

Le bâtiment lié à la section d’interrogatoires et de tortures se dressait devant eux, le Yaoguaï sans regarder derrière lui continuait son cheminement jusqu’à entrer à l’intérieur de l’immeuble. Une section qu’il connaissait très bien pour y avoir été formé par l’un des plus grands interrogateurs que la Roche ait connu.

« Tu sera enfermé jusqu’à nouvel ordre, ne fais pas de choses que tu pourrais regretter, le fait que tu sois encore en vie est déjà en soit un exploit. * Il s’avance et lui chuchote à l’oreille* Et ne t’en fais pas, si tu dois être exécuté, sache que mon maître comme tu dis, sera le prochain sur la liste. » Disait le sauvageon avec fermeté.

Il indiqua à Toph de pousser le Sainan dans sa cellule après lui avoir défait ses menottes de pierres.

« Je veux deux gardes pour surveiller sans cesse le captif. * Il se tourne vers Toph et les autres Genin* Bon travail les gars. » Ordonnait le Jônin


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戦士 - Densetsu no Senshi
«  A fighter, a real strong fighter, should always look dignified and calm, and I believe that any expression of aggression is an expression of weakness. A strong person will not be nervous and will not express aggression towards his opponent. He will be confident in his abilities and his training; then he will face the fight calm and balanced.»
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Ven 7 Déc 2018 - 0:35

« zzz »






Depuis qu’il avait élu domicile au sommet de son perchoir, tout cela n’avait été qu’enchaînement de diverses actions. Une chose était sûre ; il n’avait pas fait le déplacement pour rien malgré qu’on lui ait ôté le droit de s’immiscer dans ce combat. D’un côté, cela servait ses intérêts puisque son panel de techniques restait caché à la vue de tous. De l’autre, il bouillait en lui l’envie d’en découdre et de faire découvrir à la peuplade ses aptitudes n’ayant rien à envier à celles de l’autre Genin en oeuvre. Toujours le torse imberbe exposé au vent, il avait scruté chaque mudra composé, chaque technique utilisée. Au moins, il en savait plus sur les affinités et style de combat des Iwajins, si jamais la situation venait à s’envenimer ou qu’il devait coordonner ses forces aux leurs.

Il passa outre le blabla inutile, que Tenshi semblait grandement apprécié. Dieu que Genkû le trouvait pompeux, lui et ses paraboles, ses figures de style et sa rancoeur inconsidérée. L’aborigène pria presque pour ne jamais être frappé un jour de telle folie.

Puis vint le moment que choisit son frère pour ouvrir la Sixième et calmer ce petit monde, ce qui sembla marcher. Pourtant, Senkû avait offert un bon angle d’attaque en la refermant aussitôt, mais Tenshi semblait assez calme et rien ne se passa. Toph lui passa les menottes et tout cela ne fut qu’un pétard mouillé. Assez déçu, il enfila sa tunique et se laissa glisser le long de l’arbre en rappel, les doigts d’une de ses mains s’enfonçant dans le tronc pour ralentir la descente. Le feu avait presque été maîtrisé, il ne restait qu’un décor grisonnant. Pour ce qui était de Toph, elle avait visiblement bien vite abandonné son idée de un versus un, mais qui pouvait lui en vouloir? L’ordre venait de plus haut. Oublier ses pulsions bestiales au service d’une hiérarchie militaire dilua le goût de fumée avec celui de l’amertume.

Il suivit tranquillement le cortège au village jusqu’à la cellule qui servirait de chez lui à Tenshi, notant dans son calepin toutes les informations recueillies sur toutes les personnes présentes.

Comme seule réponse aux propos de son frère, il leva la main vers lui dépité puis la glissa comme sa jumelle dans ses poches et traça vers de nouvelles aventures.



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Ven 7 Déc 2018 - 1:10
Le corps docile, l'esprit insoumis, je me laissais enchaîner par Toph et dépouiller de mes biens. Iwa n'avait plus rien à retenir qui eut de la valeur à mes yeux, pas même la rapière dont se saisissait la princesse Hyûga. Ultime objet qui me reliait au passé, par son âge et tout ce que nous entreprîmes ensemble.
  • -Un souvenir pour toi, je suppose. Laissais-je glisser de mes lèvres à Toph.


On me fit alors sous une très bonne escorte traverser ma forêt jusqu'au village. Là, je pouvais y apprécier l'étendue des dégâts, ce qu'il restait d'elle était bien peu comparé à ce qu'elle fut, mais je savais que sous la cendre repoussait toujours la feuille. La manie des arbres de se fertiliser dans ce qui est mort, sauf que cette fois, il faudrait des années avant que cela retrouve son état, du moins si aucun manieur du mokuton n'entreprenait des réparations entre-temps. Il était vraisemblable que cet utilisateur ne serait pas moi, car tandis que je marchais, je ne me faisais aucun doute sur le sort que l'on me réserverait. C'est durant le trajet, qu'amusé finalement par l'ironie de l'événement, que je répondais à Toph. Digne et droit, même enchaîné, la hauteur que je savais donné ne dépareillait pas ce qui me caractérisait habituellement.
  • -Tu veux savoir pourquoi princesse ? Honnêtement ? Je me faisais chier.


Une provocation inutile certes, mais était-il à raison réelle de chercher à lui expliquer mes profondes motivations. N'ayant plus que la solitude, je ne craignais tellement plus la mort, que je venais semer le chaos, encore et encore, rassemblant la dissidence plus tard qui sait pour la semer plus encore, jusqu'à déclencher un conflit d'une telle violence, que figée dans la mémoire du monde les hommes en viendraient à crier "tout plutôt que cela". Une mauvaise paix qui serait préférable à une bonne guerre en somme. J'étais prêt, et je le suis encore, à assumer d'être dépeint comme le plus risible ou mauvais des hommes, pour parvenir à insinuer cette idée dans le cœur de tous. Hélas, il semblait que je manquasse de force pour parvenir au moindre exploit. Ainsi, passant dans le village, j'eus comme premier loisir de me confronter au jugement de la piétaille de gueux que je protégeais autrefois.

Je ne m’offensais pas des crachats et des coups que je recevais parfois au passage. Le jugement et l'opinion de cette foule n'avaient pas plus de valeur que le purin. Ils scandaient hier le nom de Yoshitsune, ils le conspuaient le jour suivant, pourvu qu'on oublia pas de leur donner leur pain quotidien, ils baiseraient les pieds du diable, s'ils leur donnaient fortunes et sustentations. Je me rappelais encore quand parmi eux, on murmurait que j'étais le nouveau génie, ce genin plus puissant qu'un chunin, qui n'avait pas même craint d'affronter Takumi. Je me rappelais quand ils applaudissaient pour l'arbre à souhaits, où la statue de Yume. Ce n'était que des gueux, dont l'éducation manquait, non pas en instruction, mais en culture de zététique, de la critique, de la pensée libre, élevé comme des moutons, ils savaient faire BAIIII, mais ne se demandaient jamais pourquoi.

Le temps des clans et de leurs honneurs étaient donc maintenant définitivement révolus au profi d'un seul, le kage, quand bien même il était celui qui cumulait le plus de raison d'être bannis. Moi le prince, j'étais réduit, et je savais que bientôt, je le serais encore plus. Ainsi, nous arrivâmes à mes nouveaux appartements, là où je croupirais en cellule jusqu'à avoir ce que l'on jugeait sans doute que je méritais. La torture peut-être, pour l'exemple, de quoi donner un peu de panache à ma future exécution. C'est là qu'après les ordres qu'il donna, Senku s'approchait de mon oreille et me murmurait une chose. Mon regard tourna au sien dans l'instant, étonné, mais aussi, satisfait. Ce petit sacripant, il cachait son jeu, plus prudent, il avait au moins le souhait qui me faisait penser, que même si je mourrais, je pouvais m'assurer, qu'un certain usurpateur ne ferait pas long feu.

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Ven 7 Déc 2018 - 11:29
Tsuyoshi avait aperçu des flammes s’élever au dela des murs d’Iwa. Quelque chose de forcément gros s’était produit. Quelque chose de grave. Il avait, comme beaucoup, immédiatement courru vers la menace tout en réfléchissant à ce qui pouvait bien se passer. Freinant sec sa course alors qu’il se trouvait dans un flot de ninja allant dans le sens du brasier, il fut bousculé à maintes reprises, avant qu’on ne se mette à l’éviter. Activant son Byakugan, le Hyûga se concentra pour « scanner » aussi loin qu’il le pouvait, la signature chakratique. Il lui fallait tenter de voir au-delà des murs, mais surtout à l’opposé de l’endroit d’où s’était allumé le feu. Un vieux réflexe ninja motivé par le fait que si Iwa était attaqué, une bonne manière de diviser les troupes aurait été de laisser justement un leurre pour mieux frapper ailleurs. De sa position initiale, l’information enregistrée était mauvaise pour ne pas dire nulle. Du chakra, bien évidemment, il en voyait partout, partout autour de lui. Cela dit, ce ne pouvait être que le chakra d’iwajins comme lui. Montant sur le toit d’une maison, il essaya d’amélioer sa vue. Tout autour, tout semblait correct. Les gardes postés aux quatre coins d’Iwa n’avaient pas bougé. Fort heureusement ! Portant son regard vers l’endroit d’où provenait le feu, il remarqua progressivement qu’un étau se formait autour d’un homme…

S’étant déplacé rapidement jusqu’au niveau du groupe qu’il avait détecté, il avait fini par reconnaître au fur et à mesure différents visages qu’il connaissait plutôt bien. Au cœur du cercle deux personnes s’affrontaient. Une qu’il ne connaissait que de nom, Tenshi et une autre, Hyûga Toph… Tsuyoshi ne connaissait guère les raisons pour lesquelles ceux deux là s’affrontaient. Du moins, il ne comprenait pas pourquoi seule Toph faisait face à Tenshi alors qu’autant d’iwajins étaient présents, prêts à intervenir. Pourtant, il y avait du beau monde dans le coin, du beau monde rehaussé par la présence du ténébreux Yaogaï Senku, Jonin de son état. Lui se trouvait là, à équidistance entre les deux protagonistes qui s’affrontaient avec une puissance inouïe. On aurait été sous d’autres cieux, dans un autre univers qu’on aurait cru que c’était le combat de Mew contre Mewtwo. A l’échelle du manga support de ce forum rp, ce serait certainement l’affrontement de Sasuke contre Naruto. Qui était Sasuke ? Certainement le banni Tenshi…

Se positionnant près de Tenzin, Tsuyoshi légèrement agacé se préparait à intervenir au cas où il devait y avoir un mort. Quelles que soient les raisons pour lesquelles le Jonin laissait faire, lui ne laisserait certainement pas Toph mourir si cela devait arriver. Par ailleurs, il apparaissait assez clairement dans l’esprit du Chuunin que tout ceci n’avait pas réellement de sens. Ce qui faisait sens, c’était de maîtriser tout de suite et maintenant Tenshi de l’enfermer et de le juger. Il était iwajin. Il avait été banni à tort ou à raison les faits étaient les faits. Etait-il celui qui avait allumé ce feu ? Probablement… D’ailleurs le sens des échanges entre les deux protagonistes le validait.

Au final, certainement agacé par ce spectacle de très mauvaise facture, quand bien même le combat offert était de très haute facture, Senku se décida à intervenir. Il était temps ! L’ex iwajin, nukenin et peut-être futur condamné à mort se fit enchaîner par Toph puis guider par une escorte plus que conséquente… Alors que la question la plus logique lui posée –Pourquoi ?, Tenshi se paya le luxe de répondre de la manière la plus ahurissante possible : il s’ennuyait !

Tsuyoshi s’arrêta net en entendant ces paroles. Il tombait littéralement des nues ! Cet homme était au mieux dérangé, au pire un irrécupérable immature !

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Ven 7 Déc 2018 - 15:05
Le combat ne tarda pas à commencer entre une Toph qui semblait plus que tout prête à en découdre, et un Tenshi à l'air tout aussi laxiste que d'habitude. Même si, connaissant Mr.Immaculé, je me doutais que ses raisons étaient bien loin du sérieux distant dont il faisait preuve. Ses paroles et son regard qui m'étaient adressés ne purent que me rappeler les moments que nous avions passé ensemble. Comme je m'étais toujours fait la réflexion, une part d'ombre habitait mon ancien camarade Iwajin. Une part d'ombre dans laquelle je trouvais un reflet de la mienne. Mais qui s'était exprimée chez lui d'une manière bien différente. Il semblait avoir rejeté mon accusation de folie vengeresse avec une telle hauteur, que je fus un instant convaincu que les raisons de son acte étaient bien plus profondes que ce que je semblais deviner à l'heure actuelle. Mais je n'eus pas le temps d'interpréter ses paroles plus longuement que la princesse Hyûga entama le combat de la manière forte. Et s'en suivit une joute d'une grande qualité, à laquelle j'aurais désiré me mêlé -ou tout du moins remplacé Toph. Mais elle était arrivée la première au niveau de Tenshi, et l'honneur lui revenait de mener ce combat.

Pendant la durée de leur affrontement -où j'appris que tout comme moi, Toph avait apprit une technique de clonage-, je ne pus m'empêcher de remarquer que Tenshi ne faisait prioritairement que se défendre. Se retenant d'attaquer là où il en avait l'occasion. Pour quelle raison ? Je n'en savais rien, mais je savais que le shinobi en armure comptait dans son panel de techniques de quoi largement se défendre. Même si en l'occurrence, sa défense était exceptionnelle. Mais alors que le combat arrivait à un point intéressant, Senkû ouvrit alors les portes célestes -je les reconnus pour avoir affronter un adversaire possédant cette capacité à Kaze- et interrompit le combat. Et d'un seul coup, toute la frénésie et les flammes envoûtantes du combat moururent. Aussi simplement que cela. Toph râla quelques secondes, mais l'ordre venant d'un jônin, elle y obéit. Tenshi fut menotté, et ramené à Iwa. Sous les ordres de Senku, Toph, un autre genin du nom de Genkû et moi-même escortions Gueule d'Ange, avec le Yaoguaï en tête de peloton, vers la prison de la Roche. Dans mes pensées, j'écoutai distraitement la réponse de Tenshi à Toph, cependant j'étais bien conscient qu'il n'était pas sérieux. Ses paroles avaient le goût amer de la provocation, et la colère fit trembler mes muscles. Suffisamment pour que cela transparaisse dans mon regard, mais pas dans mes gestes. Pourquoi voulait-il donc se moquer de nous ainsi ? Pourquoi s'afférait-il à ainsi s'accaparer notre couroux ?

Nous traversâmes la forêt dont les flammes étaient à présent éteintes avant de dépasser le groupe d'Etsuko-san, celle qui avait reprit les rennes de l'équipe et à qui j'adressai un signe de tête et un faible sourire avant de continuer vers le village. Je croisai du regard Tsuyoshi aussi, nouveau membre de notre équipe en remplacement de Hayate et lui adressai un signe de tête à lui aussi. Au final, les dégâts furent minimes, voir quasi inexistant, et les collatérales avaient été rapidement endiguées par le travail de chacun. Pendant la traversée de l'escorte dans le village, les villageois qui avaient reconnu le prince de la Forêt le huèrent, l'invectivèrent, allant jusqu'à lui lancer détritus et fluides. Auxquels je répondis par un mouvement de faux pour venir balayer les projectiles avec une rafale de vent et calmer les hardeurs les plus virulentes de nos compatriotes.

-Il suffit !

Je refusais de voir mon pays se vouer si facilement à l'humiliation d'un homme qui, autrefois, les protégeait avec ardeur. Je savais que Tenshi n'était pas mauvais dans le fond, et pour cause, son feu de forêt n'avait eu que peu de chances de blesser qui que ce soit. Et ce n'était pas avec ce simple show qu'il allait représentait une menace quelconque pour le village, comme en témoignait les réactions prompts des shinobis de la Roche. Lui cracher à la figure ne ferait pas de lui un meilleur ou un pire homme, cela n'allait pas racheter ses fautes ou lui imposer la juste, et je considérais par conséquent ce geste comme profondément inutile. J'avais vécu ce genre d'humiliation, alors que j'errais dans le Pays de la Terre à la recherche de nourriture pour nourir mon corps décharnés. Et je ne souhaitais cela à personne, cela m'était même insupportable à regarder. Je n'adressai cependant pas un mot de plus à Tenshi depuis mes dernières paroles, préférant méditer sur ses actes décousus pour y trouver une logique, un sens. Qui m'était jusqu'alors caché. Arrivé à la prison, je rangeai ma faux que j'avais gardé en main jusqu'à présent pendant que le jônin ordonnait que Mr.Immaculé soit jeté en prison, puis il se retourna vers nous et nous félicita. Je ne répondis pas avec des mots, cependant, je hochai la tête face à ce compliment avant de me retirer, pensif.

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Let go your earthly tether. Enter the void. Empty, and become wind...
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Ma terre, mes lois _[FERME]

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