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Mer 5 Déc 2018 - 11:36
De l'eau avait coulé sous les ponts depuis le tournoi des Genins et, en bien triste solitaire, Nobusuke avait continué de réaliser de menues missions au gré des demandes afin de s'accaparer le prestige nécessaire pour pouvoir être libéré de ses gonds thérapeutiques. Sous les conseils avisés de son psychologue, il continuait de fournir les efforts attendus afin de palier à la dislocation de sa sensibilité, s'acharnant à creuser dans le fond de son âme pour trouver le trésor caché de l'empathie, ce que d'expérience il n'avait jamais réellement connu, et que pourtant il se devrait un jour de revendiquer pour rejoindre le rang serré et très étroit de la normalité. En l'absence de cette option pourtant fondamentale pour cultiver le patriotisme et la loyauté, rien ne pouvait garantir qu'il ne sombrasse pas dans une certaine forme de démence, à l'aune d'un plaisir à peine dissimulé pour la contemplation de la souffrance des autres. Dépourvu de cette empathie, il envisageait encore difficilement de pouvoir devenir un sujet stable, bienveillant envers les autres et soucieux de diffuser une image relativement illustre de lui-même.

Pourtant, le psychologue notait d'admirables progrès. Si d'aventures le petit spectre noir ne laissait jadis que quelques bribes de confidences forcées, il s'avérait que ces derniers temps, compte tenu de son irrésistible désir de pouvoir s'exprimer sur la scène pugilistique, il concédait de plus en plus de terrain à la bataille de l'esprit qu'il livrait face à celui qui, responsable de son évolution idéologique, tentait désespérément de décortiquer les contours subliminaux de son subconscient. La libidineuse fascination de son sujet pour les obscénités de la guerre trouvait désormais certaines causes sur lesquelles l'architecte du comportement tentait de faire fondre le fer, comme pour mieux le reforger. Ce n'était pas un hasard si, d'une certaine manière, la vie avait fait de ce gamin un Satetsu. Tel le fer dont il était l'hôte et le forgeron, il pouvait être fondamentalement transformé avec un peu de chaleur humaine - pour peu que celle-ci soit assez vive pour faire fondre la matière.

En ce jour malheureusement, le comportement de Nobusuke allait, de nouveau, poser problème. S'il avait avancé de quelques pas dans l'éducation à la moralité et à l'empathie, il lui arrivait de reculer par grands bonds. En l'occurrence, dans un calme religieux, il avait décidé par un beau matin printanier de polir ses réflexes en vagabondant sur le terrain d'entraînement. Là, seul au milieu d'un désert humain, il avait joué avec les ombres de sa limaille de fer, articulant et désarticulant ce monstre magnétique vibrant dans l'atmosphère, comme un nuage noir augurant le malheur sur le village de Kumogakure, reptile polyforme et volatile en mouvement, se transformant tantôt en épée, tantôt en essaim, tantôt en filaments. Tel un chef d'orchestre, le quidam au penchant sociopathe s'amusait à faire danser cette masse profane, capable de broyer, de cisailler et de dépecer, aussi vrai que cela ne demandait pas plus d'efforts que de faire un clin d'oeil. Ainsi le spectre dansait-il avec son propre prédateur, dans une valse obscure et morbide, se laissant guider par une étrange débauche suicidaire.

Il était étudié, sans le savoir, par un autre homme dont il avait eu quelques échos par le passé, faisant allusion à quelques actes de bravoure, mais qu'il n'avait jamais eu la chance de côtoyer. Le hasard avait voulu que par la force des circonstances, l'homme avait manqué cette rencontre qui, semble-t-il, allait jouer un rôle primordial dans la psychée moribonde du macabre maître de la créature volante et blasphématrice dépourvue de vie mais irradiée par une aura électrique. Cependant, les sens de la recrue blafarde n'étaient pas encore assez affûtées pour sentir l'approche de ce preux guerrier du passé, aussi vrai qu'ils étaient surtout accaparés par une autre forme de vie, plus banale et discrète, remuant dans les taillis.

Ainsi, près du terrain d'entraînement, le troisième protagoniste était là, fasciné par ce monstre nuageux se courbant sous les ordres muets du danseur noir, épousant méticuleusement la gestuelle de l'artisan. Il avait glissé sa tête entre deux feuilles écartelées, de sorte à braquer son regard sur le danger, et ses deux grandes oreilles trônant sur le sommet de son crâne étaient tournées vers cet étrange spectacle. Le lièvre était alerte. Guettant dans sa cachette naturelle les moindres gestes de cet intrus sur son territoire, reniflant l'odeur particulièrement nauséabonde de l'homme mélangée à celle, encore plus rebutante, du fer, il se tenait prêt à déguerpir. Et il avait bien fait. Lentement, la limaille de fer commença à se condenser, obéissant à des mains et des courbes qui, jusque-là amples et fluides, guidées par l'ouverture spirituelle, semblaient à présent se rigidifier, comme pour devenir plus sèches, plus musclées, plus stressées. Tel le fer dont il était l'hôte et le forgeron, l'artiste pouvait être considérablement transformée, devenant tantôt le parangon de la grâce, tantôt celui de la mort.

Les particules de fer se dressèrent bientôt comme une armées de flèches noires en suspend. Il braqua sa main vers sa cible : aussitôt, toutes ces flèches se précipitèrent sur le pauvre lièvre, insensibles et meurtrières.


Dernière édition par Satetsu Nobusuke le Jeu 6 Déc 2018 - 12:17, édité 1 fois
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Mer 5 Déc 2018 - 23:14
Le tintamarre clinquant du fer et du métal


- « C’est pas un peu trop pour un pauvre animal ? »

Ma voix s’était élevée avec douceur alors que je fis mon apparition à seulement quelques mètres derrière le jeune brun. Après l’avoir observé pendant un moment, je fusai vers sa cible au moment clé pour la sauver des multiples lames qui comptaient la planter sèchement. D’ailleurs, j’avais ladite cible dans les bras et je la caressais tendrement. Un lièvre. Très beau d’ailleurs. Un animal qu’apprécieraient surement les jeunes pousses de mon clan. Somme toute une belle trouvaille. Terrorisée, la bête se recroquevilla presque dans mes mains, mais je me mis à lui caresser lentement la tête tout en sifflotant, ce qui eut pour effet de l’attendrir lentement mais surement. Je n’étais certes pas l’homme le plus doux du monde -et j’avais même un passif de chasseur-, mais l’attaque du gosse devant moi n’avait pas trompé mon œil avisé : Elle était malsaine. Meurtrière. Sans aucune volonté louable. Le cœur de la ville n’était pas propice à la chasse. La présence du lièvre ne constituait pas non plus un motif valable d’entrainement. Bien trop faible pour. Toutefois, mon constat accablant n’allait pas me pousser à sermonner le gosse. Je n’étais ni de sa famille, ni son tuteur et encore moins son sensei, sans compter que mon rôle de kage n’était que du passé.

- « Tout doux… Tout doux… »

La bestiole finit par se calmer définitivement. Elle ne tremblait plus. Il fallait dire que mon aura était plutôt apaisante, même si elle pouvait être totalement oppressante et agressive. Ce n’était certainement pas les habitants du pays du feu qui diraient le contraire. Mais alors que je pensais de plus en plus à ramener le lièvre chez moi, je vis quelques-uns de ses semblables postés pas très loin et qui devaient certainement l’attendre. Je me penchai aussitôt vers le sol pour y poser le rescapé qui effectua de petits bonds rapides pour rejoindre les siens. Des couinements se firent entendre avant que la portée ne s’éloigne rapidement de l’endroit après m’avoir jeté un bref coup d’œil. Une manière de me remercier sans aucun doute. J’eus un bref rire en haussant les épaules. C’était tant pis pour Kuu-chan et les autres gosses Metaru qui auraient surement apprécié la bête, mais j’aurai certainement le temps et le loisir de leur chercher un autre animal de compagnie. L’idée était définitivement bonne et un présent de ma part leur ferait surement plaisir avant un éventuel départ du village. Sur cette pensée, je finis par fouiller mes poches pour me chercher une clope. C’était systématique et à vrai dire, j’en profitais avant de retrouver ma fiancée.

Difficile de cloper en sa présence. Carrément impossible même.

- « J’ai toujours trouvé le satetsu intriguant. A la fois proche et éloigné du kinton. Comme si les manipulateurs de ce kekkai étaient nos cousins lointains, quelque chose comme ça ! Qu’est-ce que t’en penses, Nobusuke ? »

Le fait que je connaisse son prénom devait l’avoir surpris. Oui, parce que je connaissais par cœur toutes les personnes qui faisaient partie de notre armée. Pas de quoi s’en vanter ceci dit. Je finis par avoir un petite exclamation de surprise avant de sortir une clope d’une des poches internes de mon kimono gris métallique qui n’était pas sans rappeler la majesté du kinton, tout en faisant écho à la capacité du gosse. Lui et moi (pour ne pas dire tous les Metaru) étions quasiment pareils ; même si à l’heure actuelle, j’étais un peu hors de course, compte tenu de la perte temporaire de mon pouvoir. Je portai la cigarette à mon bec et l’embrassai à l’aide d’un briquet en métal que j’avais fabriqué moi-même. Les vestiges d’un passé glorieux : Celui du meilleur forgeron de toute l’histoire des Metaru. Un titre que je comptais bien récupérer un jour. Après avoir profité de ma première bouffée en portant un regard vers le ciel grisâtre, j’eus un soupir de plaisir. Le vent qui se levait par à-coups était également annonciateur de pluie. Bonne nouvelle pour la plupart des cultivateurs du village. La récolte allait surement être bonne. Mais alors qu’un éclair zébra le ciel et qu’un tonnerre gronda juste après, je lui fis un bref signe de la main droite sans équivoque.

- « J’vais remplacer le lièvre du coup… Fais voir ce que tu vaux, gamin ! »

Une invitation qui ne se refusait décemment pas.
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Jeu 6 Déc 2018 - 11:59
L'apparition de l'ancien Raikage fut providentielle pour le jeune lièvre dont le coeur, tambour battant, semblait rebondir à l'intérieur de sa poitrine, symptôme d'une forte anxiété que le Metaru parvint bientôt à exorciser par son aura naturelle et sa force protectrice. L'homme dont la chevelure glissante faisait manifestement paysage avec l'hiver glacé ne se priva pas, après cette irruption splendide, de poser les bases d'un échange presque paternaliste : il ne faisait preuve d'aucune animosité à l'égard du petit spectre noir qui, pourtant, s'attendait à être sermonné pour avoir été si impitoyable envers ce pauvre animal. Paisiblement, il attendît que le rongeur se calmasse, le couvant comme s'il s'agissait de son propre enfant : jamais Nobusuke n'avait été confronté à de tels élans de tendresse de l'homme à l'animal. Ses yeux s'écarquillèrent pour traduire sa stupéfaction, et ses mains tombèrent à côté de ses hanches, impuissantes. En berçant la bête, le Metaru avait endormi le monstre de fer.

Ainsi fut-il de la première rencontre avec le Nidaime, qui s'inscrivit dès lors dans le cerveau du Satetsu comme un fidèle protecteur de la nature, paisible et enthousiaste, s'immisçant dans un printemps brumeux, doux comme une neige chaude. Si tenté que cela soit possible.

Puis, suivant la logique des choses, l'homme relâcha la pauvre bête et face à cela, Nobusuke sentît monter en lui une sorte de courroux brutal : bouillonnant dans ses veines, le venin du ressentiment s'éleva comme un spectre lugubre, visage de colère et de représailles latentes. Bien que rassuré de ne pas être devenu l'ennemi d'un si terrible shinobi, il lui en voulait de lui avoir volé sa proie : quel toupet pour un homme qui, sans doute, n'avait rien à envier techniquement parlant au jeune Genin. Le petit spectre noir en garderait trace aussi, dans une mémoire qui se voulait remplie d'incertitudes et de déboires. Pire encore, retournant le couteau dans la plaie, Shuuhei continua de nourrir l'échange avec cette bonté qui mettait si mal à l'aise le psychopathe juvénile : tant de générosité et de courtoisie jetait un trouble dans son esprit et, épousant subtilement cette comédie, une voile de nuages gris brouilla à la fois le ciel comme la pensée du jeune homme à la peau blafarde. Le Nidaime identifia une sorte de proximité entre les maîtres du fer et ceux du métal : c'était on ne peut plus vrai, à quelques différences près, mais Nobusuke avait toujours eu le sentiment d'être si proche et en même temps si loin de cette cousinade. Les Metaru constituaient une formidable famille. Lui, il était seul. Etranger parmi ceux à qui il ressemblait tant : un coucou dans un nid d'hirondelles. Il était définitivement en proie au doute, écartelé par des idées antagonistes, secoué par l'hétérogénéité biscornue du coeur qui fait que quand on se rapproche des gens, on s'en éloigne considérablement.

Il prit la parole en sous-pesant chaque mot, et le timbre de sa voix timide ne manqua pas de trahir cette complexité de l'âme.

--- Enchanté. Vous êtes... le Nidaime ?

La réponse à cette question s'imposait d'elle-même : le charisme de l'homme venait du pouvoir qu'il avait possédé un jour et cette étrange atmosphère lui rappelait celle, écrasante, de Reiko. Les Metaru n'étaient pas tous de cette trempe : ces deux-là se distinguaient naturellement d'entre tous.

Il n'eut pas le temps de répondre à la question de ce dernier que le tonnerre frappa comme un signe du destin. Symétriquement, Shuuhei se mît dans une posture de défi et invita, de la main droite, à une confrontation. Nobusuke recula d'un pas. Il était plus qu'intimidé par la situation et en même temps, il ne semblait pas avoir le choix. Il ne parvint pas à sortir un mot : comme quoi la seule renommée d'un homme suffit parfois à lui offrir une certaine forme de victoire. Pour autant, il fit l'effort de se reprendre et de ne pas se résigner à cette défaite qui se figeait en face de lui comme une créature glacée, arborant une armure de métal. Non. Il devait affronter ce trouble jeté dans son âme et survivre. Pour une fois depuis le début de sa vie, on lui proposait quelque chose de sérieux : c'était une opportunité à saisir et à ne manquer sous aucun prétexte. Pour une fois depuis le début de sa vie, on le provoquait, et il pouvait y aller sans retenue. En bousculant le quidam, le Metaru avait réveillé le monstre de fer.

Composant une sorte de symphonie silencieuse du bout des doigts, Nobusuke fit s'élever ce dernier. De ses poches, des particules de fer suivirent le courant magnétique et se dressèrent dans le ciel comme une ombre fantomatique et glaçante. Ses deux mains dansaient face à lui, faisant se tortiller cette entité funeste. Mais le piège n'était pas là.

--- Je... je suis assez d'accord avec vous. Le fer et le métal sont, dans le fond, comme une même famille. Mais le clan Metaru est grégaire, et ceux qui le composent ont tissé des liens de solidarité forts, à l'image d'un métal admirablement soudé. C'est là la différence avec ceux qui manipulent le fer : nous sommes foncièrement divisés, comme toutes ces particules volatiles. Jamais, nous ne nous mélangeons. Nous suivons la règle de l'éparpillement, dans notre vie comme dans nos techniques.

Ses mains se refermèrent. Les particules se condensèrent pour former une colonie d'aiguilles noires vibrantes, comme si un essaim d'abeille se soulevait. Cette armée vrombissante en colère était prête à se jeter sur le Nidaime. Le Satetsu tira sa main gauche vers lui.

--- C'est grâce à cette règle qu'on se trouve toujours là où on nous attend pas.

Dans le dos du Nidaime s'était soulevé un autre monstre de particules de fer. Plus discret, plus épars, ces dernières s'étaient laissées porter par un courant magnétique dirigé par la main gauche du Satetsu : ainsi, faisant croire qu'il dirigeait un seul essaim avec ses deux mains, il en maîtrisait en fait deux et il tenta de jouer sur l'effet de surprise pour parvenir à ses fins. Là était le piège. Prélevant ces particules sur les flèches qui avaient servi à attaquer le lièvre, il fit revivre la chose sous forme de barreaux noirs qui se précipitèrent dans le dos de Shuuhei pour l'immobiliser ; tandis qu'en face, impitoyable, le Satetsu commandait aux abeilles noires de transpercer son adversaire.

HRP :
 
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Mar 18 Déc 2018 - 0:52
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Lorsque j’étais encore raikage, j’avais beaucoup lu le livret secret de Kumo pour en apprendre plus sur les nombreuses capacités spéciales que les shinobis avaient développé à travers le monde. Deux capacités avaient notamment attiré mon attention : Le jiki et le satetsu. Voir que le gamin maitrisait également le satetsu n’était pas sans me rappeler Detzu, un jeune kumojin que j’affectionnais tout particulièrement. Avenant, drôle, poli et gentil, ce gamin m’avait fait une très forte impression si bien que je m’étais quelque fois entrainé avec lui. Dire que je connaissais assez la capacité du jeune Nobusuke ne serait pas mentir ; sans oublier que j’avais eu le temps de l’épier et de voir comment il en jouait, les manipulait. Et même sans me focaliser sur les deux mains qu’il utilisait à l’instant pour modeler sa limaille, deux faits les plus basiques avaient trahi son intention de me prendre également à revers : Le premier était le chakra qu’il fallait pour assembler sa technique derrière moi. Je n’étais plus un excellent senseur comme avant, mais le fait est que sa technique, quand bien même discrète, était bien trop proche pour que je ne sente pas l’énergie qu’il y mettait pour la déployer. Le deuxième fait découlait tout simplement de mon vécu en tant que forgeron : L’odeur caractéristique du fer ne m’était pas inconnue et j’appréciais à leur juste valeur les effluves qu’émanait son fer. Ses jutsus me rendaient vraiment nostalgique, si bien que j’en venais à apprécier ce gamin malgré moi, sourire aux lèvres. De toute évidence, je n’avais aucun raison de le haïr…

- « Si jeune… »

Et suite à ces mots, j’entamai aussitôt une esquive. J’évitai de justesse sa première attaque qui avait sans doute pour but de m’immobiliser, ainsi que la deuxième, celle-là même que j’avais eu en visu. Avec mon kinton dans le temps, j’aurai pu ériger des barrières sans bouger le petit doigt, mais là, faire le fou m’enverrait sans doute à l’hosto et Dieu seul sait à quel point j’avais en horreur les centres hospitaliers. Celui de Kumo concurrençait l’hôpital de Kiri, mais l’idée d’être alité et à la merci des toubibs me faisaient froid dans le dos. Je pense bien que c’était l’une de mes plus grandes et rares craintes. Une réflexion qui m’arracha une grimace avant que je ne me réceptionne plus loin du gosse et que je multiplie tranquillement les mudras pour créer trois clones autour de moi. Bien avant de me lancer corps et âme dans la baston qui s’en suivrait, l’idée était de le forcer à me faire découvrir sa palette de techniques pour ensuite fignoler un plan qui me permettrait de l’attaquer de front sans avoir à subir de très gros dégâts. J’avais bien des techniques à mi et longue distance, mais elles étaient bien trop puissantes pour le gamin qui serait surement emporté par la vague de mon plein potentiel. L’idée n’était clairement pas de le tuer ou même de remporter ce petit combat amical, mais plutôt de jauger sa force actuelle en plus d’avoir une idée plus précise sur sa psyché qui me semblait assez chaotique. Il me fallait savoir si nos rangs entretenaient un futur déserteur ou un gros meurtrier en devenir… Plus tôt on décelait les mauvaises graines et mieux on les traitait.

- « Allez-y. »

Mes clones fondirent aussitôt vers la position de Nobusuke. Cependant, ils prirent des « voies » différentes. Les deux premiers prirent la direction de ses flancs, tandis que le dernier fonçait droit devant lui. De leurs poches, ils sortirent quelques kunais et shurikens tout à fait basiques et les balancèrent vers le brun qui n’aurait même à se défendre face à ce qui n’était pas du tout une technique en tant que telle. Par contre, l’un d’eux forma des mudras, créant ainsi une dizaine de senbons de raiton pur qu’il projeta vers mon adversaire. La technique était plutôt faible de base. Cependant, je voulais voir comment le gosse s’en sortait quand il était attaqué. Tablait-il sur l’esquive ou avait-il des techniques de défense via sa capacité spéciale ? La seconde option me semblait être la plus probable et elle appelait une autre question : Comment le satetsu se comportait-il face à des techniques de nature raiton ? Le métal était un bon conducteur, ce qui était plus ou moins notre talon d’Achille chez les Metaru, mais je voulais être certain de ce fait face au genin. Du reste, cette curiosité de ma part me faisait penser que j’avais toujours délaissé les techniques affinitaires pour me focaliser uniquement sur mon kekkei genkai qui avait fait une bonne partie de ma force et de ma renommée dans le temps. J’en vins même à me souvenir que je n’utilisais que le métal et mes compétences au corps-à-corps face au petit Detzu qui avait pourtant la même capacité que le gosse en face de moi. De quoi me faire soupirer. Il me faudrait certainement développer d’autres techniques affinitaires.

Mais en attendant de m’y pencher, je scrutai attentivement les faits et gestes de mon opposant.


Résumé du tour:
 
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Mer 19 Déc 2018 - 17:35
Du fait de son profil substantiellement névrosé, Nobusuke attirait à raison une cascade de doutes qui puisait sa source dans l'incertitude de ses compatriotes à le voir évoluer au sein de l'institution. C'était le cas depuis ses prémisses au sein du village ninja. A bien des égards, ses camarades et ses instructeurs l'avaient plongé dans un vortex psycho-rigide de questions tourmentées, de regards implicites, de remarques à double sens, ce qu'il avait englouti globalement au plus profond d'une conscience mutilée en cultivant la règle de l'insouciance et de l'insensibilité. Cet holocauste de soi n'était pas qu'un accident, survenu dans sa jeunesse amputée : c'était aussi un apprentissage qu'il avait développé en étant constamment regardé comme quelqu'un d'à part, en qui la confiance n'était pas nécessairement concédée.

Ce n'était qu'un maigre aspect de cette tempête spirituelle dans laquelle errait le petit Nobusuke. A la faveur de longues psychanalyses et au gré des rencontres, il se manifestait de plus en plus comme un être fidèle et gagnait en concentration ce qu'il perdait en autonomie. S'il avait du crédit auprès de certains protagonistes, il était devenu un monstre chimérique pour d'autres qui, tentant de découvrir ses limites, avaient enterré précocement toute possibilité de pouvoir collaborer sereinement avec cet éphèbe mortifère. La première rencontre avec Nobusuke se traduisait paradoxalement par deux voies : celle de la soumission fidèle, d'une irréductible loyauté, ou celle de la prédation farouche, d'une impossible réconciliation. Tel un chien domestiqué, il pouvait être tantôt celui qui obéit, tantôt celui qui mord : il suffisait de savoir trouver les bonnes manières et les mots justes.

--- Bravo.

Fit-il en observant l'esquive du Raikage qui, naturellement, avait flairé le traquenard du galopin pubère aux yeux mauvais. Ce dernier n'apporta qu'une maigre importance à la reconnaissance manifeste que Nobusuke lui accordait, jugeant que son antagoniste avait réagi avec brio : sûrement habitué à ces remarques de courtoisie, il préféra poursuivre son action. Après s'être mis à distance, il fit courir trois clones en direction du petit spectre macabre qui le harcelèrent de projectiles : il les esquiva habilement par quelques pirouettes de circonstance, faisant l'effort de garder un oeil sur son adversaire au loin qui, en raison de cette distraction, avait toutes les raisons de pouvoir envisager une dissimulation en occupant le galopin avec des leurres.

En voyant venir les senbons de foudre, il activa un sceau sur sa main droite et la mit en obstacle par rapport aux projectiles électrifiés. Il était de réputation que le Raiton était pire ennemi des Satetsu, puisque ces derniers utilisaient le magnétisme pour manipuler la limaille de fer : mais c'était sous-estimer ce clan que de croire qu'ils ne prévoyaient rien pour palier à ce genre de difficultés. Ce sceau de stockage en faisait partie : faisant déferler une grande quantité de particules de fer, Nobusuke fit d'une pierre deux coups : tout en protégeant, il s'offrait plus de matière pour pouvoir assaillir son adversaire.

Il effectua ensuite plusieurs mundras. Une question perla au bout de ses lèvres, alors qu'il s'apprêtait à contre-attaquer.

--- Vous me semblez être foncièrement différent de la Sandaime Raikage. En revanche, vous avez occupé la même place. Pourquoi les Metaru veulent-ils absolument le pouvoir ?

La masse de limaille de fer qui avait déferlé du sceau pour le protéger des senbons de foudre s'anima en formant une multitude de petits dards vibrants, qui ressemblaient à une pléiade d'insectes bourdonnants. Ce fut également le cas de la masse qu'avait esquivé le Nidaime avant de riposter. Les deux essaims, nouvellement nés, attaquèrent tout de go. Le premier se dispersa en ciblant les clones : des pointes mortelles qui se précipitèrent sur eux pour les dissiper. Le deuxième, plus proche du Nidaime, attaqua celui-ci : les "abeilles tueuses" assiégèrent sa position.


Spoiler:
 


Dernière édition par Satetsu Nobusuke le Mar 25 Déc 2018 - 21:03, édité 1 fois
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Mar 25 Déc 2018 - 1:42
Le tintamarre clinquant du fer et du métal


- « Tu penses vraiment que les Metaru sont avides de pouvoir ? »

Répondre à une question par une autre n’était pas un procédé commun ni pertinent, mais pour le coup, c’était plutôt amusant. D’un point de vue extérieur, il était vrai que les Metaru avaient monopolisé le devant de la scène politique, notamment grâce à mon élection et à celle de Reiko au poste de kage ; mais croire que mon clan était avide de pouvoir était se fourvoyer totalement. Cependant, j’arrivais à concevoir le tiraillement du gamin (avoir des avis sur un sujet aussi pointu à cet âge était chose délicate), tout en voulant savoir ce qu’il pensait lui-même, avant de l’éclairer bien volontiers et lever les zones d’ombres qui pouvaient subsister sur ce qui s’apparentait à une problématique récurrente au sein de Kumo. A bien des égards, les deux autres clans majeurs avaient des potentiels pour remplir le rôle de chef suprême du village caché des nuages ce qui provoquait moult incompréhensions à la fois chez certains kumojins comme chez les étrangers et autres, mais les Nara comme les Suzuri avaient grillé leurs cartes au fil du temps. Les premiers avaient eu un candidat finalement médiocre qui croupissait actuellement en prison et les seconds avaient eu une traitresse dans leurs rangs à la solde d’une organisation criminelle.

Pour ce qui était des familles mineures et autres indépendants, aucun candidat ne se démarquait réellement.

Tout du moins, pas encore.

Mais plutôt de continuer à penser à son interrogation, je constatai avec sourire qu’il était encore à l’offensive. Il changeait très clairement du jeune Kondô Isami qui s’était cantonné à la défense pendant un bon moment sans me montrer immédiatement ce dont il était capable. Le brun devant moi n’hésitait pas une seule seconde. Il avait d’ailleurs de bons réflexes puisqu’il avait évité mes projectiles et s’était très bien occupé non seulement de ma technique raiton, mais aussi de mes clones qui s’étaient évaporés en subissant de plein fouet l’attaque qu’il leur avait balancée sans aucun remord. J’aurai pu leur commander d’user d’une esquive, mais je préférai lâcher l’affaire. En déployant autant de techniques contre plusieurs adversaires, il était évident qu’il épuisait rapidement sa réserve de chakra et je n’avais pas envie que notre combat se termine aussi rapidement. Le choix de le laisser se concentrer sur ma personne me semblait finalement très judicieux. Du reste, plutôt que de choisir l’esquive encore une fois, je dégainai le katana avec lequel j’avais l’habitude de me trimballer (une de mes productions du temps de ma superbe) avant de m’en servir comme bouclier pour parer et dévier quelques-uns de ses projectiles assez embêtants !

Toutefois, plusieurs de ses « abeilles » réussirent à me transpercer la chair un peu partout, sans pour autant m’arracher la moindre grimace.

Faut dire que j’avais connu plus grave comme attaques et comme blessures…

Ceci étant dit, Nobusuke avait eu le mérite de me blesser, ce qui n’était clairement pas donné à tout le monde.

- « Je comptais te ménager, mais j’ai changé d’avis… Ne t’inquiète pas, ce qui va suivre ne va pas te tuer. »

Sur mes mots, j’eus un sourire avant de planter devant moi le katana que je tenais et qui m’avait servi à contrer le gros de son attaque qui m’était destinée. Et là-dessus, je me mis à multiplier les mudras très rapidement avant de générer subitement une gigantesque vague d’eau mugissante devant moi. Cette technique n’était pas particulièrement meurtrière, mais elle pouvait mettre à mal quiconque la sous-estimait énormément. Boire la tasse n’était pas exclu. Je l’avais d’ailleurs sorti contre Isami pour voir ce qu’il avait dans le ventre et il n’y avait pas de raison que le brun n’y passe pas. La vague se dirigea aussitôt vers mon adversaire du jour. Elle était grande, haute et menaçait de l’avaler et de le projeter très loin s’il ne tentait pas quelque chose. Bien sûr, tenter une esquive pourrait être une solution, mais il fallait qu’elle soit extrêmement efficace pour que Nobu ait le temps d’éviter complètement la masse aqueuse qui ne demandait qu’à l’engloutir voracement. J’avais bien évidemment maintenu un mudra pour animer ma technique au cas où il trouverait une parade, mais je n’allais pas hésiter à la briser si les choses venaient à mal tourner. L’idée de base ne changeait pas : Tester son potentiel sans pour autant l’envoyer à l’hosto.


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Mar 25 Déc 2018 - 21:01
La déferlante de fer eut raison des clones du Nidaime et parvint même à écorcher ce dernier, contre toute attente. L’assaut, qui en soi ne s’était pas avéré très stratégique, contrairement au précédent, fit presque mouche, et exhorta le Raikage déchu à faire usage de plus de précautions face à un Genin qui, en dépit de son grade, pouvait finalement s’avérer être assez incisif à sa manière. Conjointement à des remarques qui d’une certaine manière pouvaient être interprétées comme provoquantes, l’éphèbe ténébreux parvint à contrarier la patience jusque-là inviolable du Metaru destitué de ses pouvoirs.

D’abord, la riposte de Shuuhei se fit par le dialogue. En questionnant réciproquement le psychopathe hardi, il invita tacitement ce dernier à se remettre à sa place. Mais il ne s’arrêta pas là. Après avoir été lacéré par les petites pointes de fer que son katana n’était pas parvenu à évincer, il décida de révéler une partie de sa puissance mirifique en déclenchant l’apparition d’un déferlement d’eau déchainé et impétueux. La vague déferla jusqu’à Nobusuke qui n’eut que le temps de composer quelques mundras pour faire revenir un bouclier de fer propice à sa survie. Cela dit, cette mince défense était une effronterie face à la violence prodigieuse de la technique utilisée par ce parangon d’une gloire passée : le rouleau furieux de Shuuhei avala le bouclier et souffrît à peine de la résistance opposée avant de poursuivre son festin en engloutissant le godelureau inquiété par cette punition drastique. Arraché par les eaux, son corps fut virevoussé à tel point qu’il eut du mal à distinguer le haut du bas. Pire, à mesure que ce rouleau courroucé s’amusait à jongler avec son squelette chétif, il sentît ses poumons se raidir, l’obligeant à expulser tout l’air qui lui restait à l’intérieur des bronches. Il crut qu’il allait se noyer.

Heureusement pour lui, le tsunami finît par se débarrasser de sa carcasse, visiblement écoeuré de ce met trop égrillard à son goût. Humide de la tête aux pieds, il eut du mal à se redresser. Secoué comme il venait de l’être, avec cette désagréable sensation d’asphyxie et la violence de sa collision et de sa sortie, il lui semblait qu’il était en bout de course. Le Raikage dépouillé de son héritage avait souffert de bien des mésaventures, selon les récits qui dansaient autour de lui, mais il n’avait rien perdu de superbe. Avec ou sans métal autour du cœur, il demeurait un ennemi redoutable. Péniblement, l’adonis déjanté ignora la douleur et la fatigue pour trouver la force de se remettre en garde.

--- Kof, kof…

Son corps dégoulinait et ses poumons tentaient laborieusement d’éjecter l’eau impudique qui s’était insidieusement logée dans ses bronches.

--- Hélas, ce ne sera pas suffisant pour me faire tomber. Mais je dois dire que c’est excitant !

Nobusuke était habité par une forme de sadomasochisme célèbre pour ses compères. Dans sa douleur ou dans celle des autres, il trouvait une certaine forme d’harmonie qui lui permettait de donner du sens à son existence. Il était voué au massacre. Tant qu’il ne pouvait faire du mal aux autres, il s’en faisait à lui-même : et ce plaisir démesuré qu’il ressentait en flairant la mort et la souffrance était sa principale source de bonheur. Il composa quelques mundras. Quelques grains de fer se levèrent là où il restait de la limaille, dans le tas déstructuré qui gisait derrière Shuuhei après qu’il eusse été assailli par la précédente attaque. Ils formèrent une sorte de de tas éclectique et compacte qui fit le tour de l’ancien chef de la cité en tourbillonnant, avant que d’être projeté dans ses yeux. S’il était facile de prévoir une attaque, il ne demeurait pas forcément évident d’anticiper un stratagème aussi vicieux : d’autant, que profitant de ce léger leurre, Nobusuke forma un javelot de fer qu’il expédia droit vers sa cible, dans le but de la pourfendre au niveau du plexus. Une technique pour tuer, visiblement.

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Mer 26 Déc 2018 - 14:57
Le tintamarre clinquant du fer et du métal


Malheureusement pour lui, ses dernières tentatives furent vouées à l’échec…

En sentant sa limaille tourbillonner autour de moi encore une fois, je n’avais pas esquissé le moindre geste. Pas d’esquive. Pas de mudras. Rien. Seulement, une couche de raiton assez puissante me recouvrit en un rien de temps. Le jet visant lors mes yeux s’éparpilla un peu partout autour de moi du fait de l’ascendant du raiton sur le métal et de la nature même de ma technique : Il s’agissait ici d’une armure qui n’avait jamais autant illustré mon ancien rang : Celui d’ombre de la foudre. Le javelot qui suivit m’arracha alors un sourire. Je récupérai alors le katana que j’avais planté devant moi avant de dévier l’arme qui visait ma poitrine, carrément. Faut dire qu’il ne faisait pas les choses à moitié celui-là ! Il n’y avait qu’à voir l’expression qu’il avait eu après s’être mangé ma vague d’eau pour comprendre qu’il lui manquait une case, mais pour le coup, j’avais été plus amusé par sa réaction qu’inquiété. Ses mudras et son envie de découdre une énième fois avaient également trahi ses intentions, si bien que j’avais décidé de me protéger avec le moins d’efforts possibles. Mon armure drainait évidemment plus de chakra, mais j’avais une bonne réserve en la matière. Et puis, tel qu’il était actuellement, le gosse ne pouvait vraisemblablement plus continuer.
A croire que je l’avais beaucoup secoué. Mais c’était le but et l’expérience lui serait certainement précieuse.

- « C’était un bon plan, gamin. Un très bon plan même. Sauf que voilà, je tenais à pas à être davantage blessé… Je dois t’avouer que les hopitaux me font flipper. »

J’aurai pu me laisser faire une nouvelle fois, mais la perspective de me saigner davantage et de me retrouver à l’hôpital ne m’enchantait guère ! J’aimais bien les infirmières qui y travaillaient, mais ce n’était pas une raison pour rester alité et subir je ne sais quel traitement chelou et flippant. Définitivement, j’aimais pas les hostos. Je pouvais même dire que c’était une phobie. L’idée de me faire tripatouiller me faisait grincer des dents et me donnait la chair de poule, rien que ça ! Les quelques blessures qu’il m’avait infligé pouvaient être facilement soignées par les nombreuses femmes de notre demeure clanique et la perspective de me faire dorloter par ces dernières était bien plus attirante et alléchante. Sur ce constat, je me mis à marcher tranquillement vers lui en laissant la pointe de mon épée trainer à terre ou plutôt dans la boue qu’avait occasionnée ma précédente technique. Technique que j’avais dû « annuler » en brisant mon mudra maintenu d’ailleurs. Je devais avouer que j’avais salement flippé en le voyant complètement submergé par le raz-de-marée que j’avais créé. Inquiétude finalement infondée puisqu’il avait particulièrement apprécié l’idée de se faire secouer de la sorte. Un putain de maso. Ces jeunes d’aujourd’hui, j’vous jure…

- « Je crois qu’on peut s’arrêter là, non ? De toute façon, tu ne peux plus faire grand-chose et j’ai pas envie de te surmener… »

Là-dessus, j’abandonnai mon katana dans la boue et mon armure se désagrégea. Déjà parce que je n’avais plus de raisons de l’alimenter, mais ensuite parce que j’avais peur que l’électricité ne se propage via la boue pour atteindre le gamin et l’électrocuter. Manquerait plus que ça d’ailleurs. Mais bien avant d’atteindre sa position, je me remis à taper causette comme si de rien était : « Lors de mon élection au poste de kage, il n’y avait pas eu d’autres candidats. Tous les jônins susceptibles de remplir le poste n’avaient pas le courage de succéder au Nara qui n’a malheureusement pas été à la hauteur. J’ai été le seul à me présenter, sans compter que j’étais déjà dans les petits papiers du Daimyo. » Mon air était à la fois souriant et désolé. Je n’avais jamais vraiment aspiré au pouvoir ; mais je ne me défilais pas non plus face aux responsabilités et aux problèmes. C’était fort de cette qualité que je m’étais présenté pour arranger les choses, redonner à Kumo ses lettres de noblesses et surtout attendre qu’un profil mieux que le mien émerge… « Pour Reiko, c’est simple : Il fallait à Kumo un pilier et un dirigeant inflexible, surtout que nous sommes en périodes troubles. » Une forte personnalité. Une force à toute épreuve. Ma frangine avait été la candidate idéale.

- « Là encore, le Daimyo et toute l’assemblée Kumojin ont validé mon choix. Ce n’est pas un monopole du pouvoir comme beaucoup pourraient le penser, ni une sorte de dictature. D’ailleurs, comme tu peux le constater, Kumo est le village le plus stable en termes de gouvernance, contrairement aux autres nations qui enchainent les changements de leadeurs. »

Une fois en face de lui, j’eus finalement un sourire.

- « Même si je ne souhaite pas rentrer dans les détails, j’espère t’avoir éclairé un minimum. »

Puis, je le pris dans mes bras, avant de me mettre à caresser tendrement sa chevelure.

- « C’était un superbe combat en tout cas ! T’es très fort ! Continue à progresser de la sorte et tu seras toi aussi un pilier sur lequel Kumo pourra compter. »


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Jeu 27 Déc 2018 - 12:53
Face à l'armure de foudre habillant le splendide Metaru, les techniques de l'éphèbe ténébreux se désagrégèrent comme de la neige au soleil. Heurtant cette aura électrique vibrante, les particules de fer s'écroulèrent unes à unes, et tel des fourmis se jetant dans le vide, elles ne firent que se sacrifier dans un assaut voué à l'échec. Le Nidaime avait gagné. Non seulement les techniques du Satetsu n'avaient pas fonctionné, mais en plus, elles n'avaient pas été suffisantes pour déshabiller l'ombre de la foudre de son armure. Ainsi fut-il de cet âpre duel, dans lequel Nobusuke aurait certainement perdu la vie s'il s'était avéré qu'il s'agisse d'un combat réel. Conscient d'être dépassé en force et en talent, il laissa tomber ses bras et toutes les particules de fer en lévitation choyèrent tout de go, épousant son abandon. Le seul moyen de garder son honneur pour le Satetsu était de concéder modestement son manque d'expérience face à celle du virtuose.

L'énigmatique Genin laissa l'adroit Nidaime s'approcher de lui en toute insouciance. Conscient de n'être qu'un insecte à côté d'une légende qu'il venait d'affronter malgré lui, il inclina la tête en écoutant religieusement les justifications de cet homme. Il lui rappela l'histoire trop célèbre de Nara Seijiro qui, après avoir truqué les votes, avait été congédié de son poste et enfermé pour plusieurs décennies. Un effronté coupable de la plus grande des escroqueries, en toute vraisemblance. Probablement que lui succéder n'avait pas dû être une mince affaire. Pourtant, Nobusuke ne se fit pas la plus maigre réflexion à ce sujet. Il s'interrogea simplement sur ce Nidaime réputé pour avoir été le seul à survivre à l'assaut mené contre les Kage, il y a de cela fort longtemps déjà, lors du sommet à Tetsu no kuni.

Est-ce qu'il était capable de mourir, sous son armure ?

A mesure qu'il s'approchait, l'ancien Raikage continuait de narrer les évènements qui l'avaient conduit presque malgré lui à la gouvernance de la cité des nuages. Nobusuke effectua d'abord un premier pas de recul. Il n'aimait pas trop qu'on l'approche de trop près, au risque de se retrouver dans une situation semblable de celle qu'il avait vécu avec Anzu qui, forçant sur la corde sensible après avoir passé la barrière crépusculaire d'un esprit farouche, avait tenté de se montrer trop proche de lui en l'enlaçant de manière presque maternelle. La malheureuse avait aussitôt réveillé un démon avide de sang et de malheurs, faisant monter les pulsions morbides d'un éphèbe qui, si tenté qu'il eusse un visage d'ange candide, n'en demeurait pas moins une sorte de psychopathe refoulé. Ce que Shuuhei n'allait pas tarder à comprendre.

Alors que les bras aguerris du Nidaime enlaçaient l'adolescent filandreux, et que sa main patriarcale commença à lui caresser les cheveux, une montée de pulsions morbides monta dans le corps du vaincu. Le temps de sortir un kunai, et l'éphèbe ténébreux tenta une dernière fois de lacérer son antagoniste, cette fois-ci au niveau de la gorge. Légende ou pas, il restait un homme capable de saigner et de mourir, que ce soit de la main d'un Genin ou d'un shinobi plus aguerri. Il parvint tout de même à désarmer le Satetsu, tandis que ce dernier reprenait ses distances.

Ce n'était pas de la colère. Tout du contraire. Sur le visage de Nobusuke, un sourire malsain se dessinait, animé par un regard froid et frénétique. Malgré la fatigue et la douleur, il était toujours excité par les assauts qu'il venait d'essuyer, et par l'espoir d'éviscérer cet importun. La tendresse réveillait chez lui un sadisme manifeste.

--- Je vous remercie pour tous vos compliments, Nidaime-sama...

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