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L'heure du bilan ; Ft. Yahiko & Chiaki


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Mer 5 Déc 2018 - 13:46
L'heure du bilan


La nouvelle s’était répandue comme une trainée de poudre dans tout Kumo : L’actuelle raikage et deux jeunes pousses avaient brillamment défendu Kumo de l’assaut de dangereux envahisseurs. De quoi ravir la population et la rassurer aussi dans ces périodes de troubles constants. Reiko faisait définitivement du bon travail et ses éléments suivaient bien. De quoi me rendre fier et pas qu’un peu ! La relève était assurée et un tel constat ne pouvait que me faire plaisir. C’était d’ailleurs ce qui m’avait poussé à aller féliciter (ou plutôt chahuter) ma petite sœur, avant de me décider à visiter les deux gosses qui avaient fait office de soutien à notre dirigeante. Il subsistait bien évidemment une petite ombre à ce tableau idyllique que je me devais également d’éclaircir (Le cas Yahiko entre autre) ; mais j’étais globalement très satisfait de voir que nous avions de jeunes prodiges qui n’hésitaient pas à aller au charbon pour le bien de la communauté kumojin. Pour le bien du plus grand nombre comme j’avais l’art de le dire parfois.

C’est donc une journée après leur retour que j’avais décidé de débarquer au complexe scientifique du village ! Deux clones derrière moi étaient chargés de présents. Revenir ici me rendait nostalgique car si le complexe était l’une des nombreuses œuvres de mon mandat, il renfermait aussi mon petit frère à jamais condamné à être un légume. Son état lamentable reflétait les nombreux manquements du shinobi que j’étais et même si son destin fut déjà scellé lors du règne du shodaime, je le prenais pour moi. En tant que grand frère, je n’avais clairement pas été à la hauteur. Mais plutôt que de continuer à me morfondre, je préférai mater allègrement la jolie petite infirmière qui me guidait vers la chambre des convalescents. Elle avait un sacré boulard la gosse ! Ferme et arrondi ! Les p’tites kumojins grandissaient vite ma parole ! Encore un peu et elles me rendraient chèvre ! Quand c’était pas Yamiko ou Anzu, c’était des meufs comme celle-là même qui marchait devant moi. Et elle le faisait exprès de se déhancher !

Vraie sorcière !

Mais j’avais malheureusement pas eu tout le loisir du monde de bien la mater comme il faut, puisque nous arrivâmes très vite à destination.

- « Yo les jeunes ! Y’a un vieux kage qui vient vous tenir compagnie ! »

J’m’étais aussitôt engouffré dans la chambre d’hospitalisation après que la bonasse d’infirmière ait ouvert la porte et j’avais aussitôt pris la parole, tout sourire. Mes clones suivirent également et vinrent poser les paquets à leurs chevets. Il y avait un peu de tout : Des gâteaux, des chocolats, des biscuits et toutes sortes de pâtisseries et viennoiseries possibles et inimaginables ! On aurait dit un vrai papa gâteau ! L’infirmière voulut une nouvelle fois contester mes présents, mais un sourire dissuasif acheva de la faire taire avant qu’elle ne s’en aille avec un air à la fois désolé et intimidé. Une bonne chose. Mes clones finirent par disparaitre suite à un claquement de doigts alors que je m’approchai d’une chaise que je déplaçai en face de leurs lits avant d’y poser tranquillement mon derche. Vêtu d’un somptueux kimono noir brodé or et surplombé par un haori aux couleurs de mon clan, j’avais meilleure allure qu’à mon récent retour où je ressemblais plus à un SDF qu’à autre chose. Les voyages en mode ermite étaient plutôt difficiles.

Je l’avais appris à mes dépends, dirons-nous.

- « Alors, comment ils vont nos petits héros ? Et ne vous gênez pas hein, tous ces paquets sont pour vous ! Servez-vous tranquillement ! Deux ou trois pâtisseries, ça peut jamais faire de mal même quand on est convalescents ! »
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Jeu 6 Déc 2018 - 23:31

L'heure du bilan.

Le plafond blanc, avec ses lignes noires et ses lumières, est la première chose que ses prunelles croisent lorsqu’elle parvient à les ouvrir. Les douleurs dans tout son corps sont moins violentes qu’à son premier réveil, mais elles sont tout de même très difficiles à supporter. Son esprit se repasse en boucle les images de leur exploit, avec cette fugitive, Nala, qu’ils ont vaincue grâce à leurs efforts coordonnés. Du moins, c’est ce qui leur a été dit, car Chiaki n’était plus là pour déterminer son état à la fin de leur offensive. L’éclair lui parvient comme le plus violent de tous ses souvenirs. L’impact, la force qui l’a projetée au loin, puis le silence. Toutes ces images, aussi douloureuses que son corps à l’heure actuelle.

Ses prunelles voguent partout dans la chambre, puis elle trouve la force de tourner la tête. Yahiko se trouve dans l’autre lit de la pièce, il n’a pas forcément l’air dans un meilleur état qu’elle. Enfin, peut-être, à vrai dire. Chiaki n’a pas encore trouvé la technique pour ausculter de loin. Peut-être qu’avec le temps, ça viendra, qui sait ? Pour l’heure, la petite brune ne peut s’en remettre qu’à la parole. Oh, parler, c’est difficile, quand même. Vraiment, ça lui demande un effort considérable. Elle inspire profondément et décide de se lancer.
« Tu vas bien ? »
Ce sont les trois seuls mots qui parviennent à se hisser hors de ses lèvres. Chiaki pense pouvoir établir une conversation avec son partenaire et échanger sur leur état quand un homme inconnu déboule de nulle part, accompagné de clones de lui et de … Oh. Mais. Dans leurs mains. Il y a. La brune plisse les prunelles un instant et comprend que son cerveau ne lui fait pas de farces ! Dans leurs mains il y a de la bouffe ! Plein de bouffe ! Du chocolat, des bonbons, des gâteaux ! Tous les trucs formellement interdits à l’hôpital, mais qui font tellement de bien quand on voit la nourriture qui leur est servie ! Non, sans rire, c’est bon hein, mais … Du riz blanc, de la soupe miso et trois fruits qui se battent en duel, ça ne suffit pas à Chiaki, qui passe ses journées à avoir mal mais, en plus, à avoir la dalle comme jamais. Ce type est un envoyé de la providence.

D’ailleurs, il a dit ancien Kage. L’ancien Kage, l’ancien Kage … Un Metaru. Shûuhei. Metaru Shûuhei, kage qui a précédé Reiko. Reiko qui s’est battue avec eux. Les prunelles de la brune passent un instant sur lui, puis se vautrent sur la bouffe qui lui tend les bras. La marchandise arrive tranquillement à leurs côtés. Un peu ici, un peu là. Un peu trop loin aussi. Chiaki ne se redresse pas pour le moment, attend qu’il s’assoit et s’explique. Il vient pour les féliciter de leurs actes, il les nomme « héros », d’ailleurs. Un sourire amusé étire les lèvres de la chirurgienne. Des héros fracassés de partout, mais héros quand même. Il y a une grande fierté à tirer de cette histoire. Même si, bon dieu, qu’est-ce que ça fait mal d’être un héros.
« Merci beaucoup, Nidaime. C’est très gentil de votre part de nous rendre visite. »
Et de nous ramener autant à bouffer. Cet homme est un envoyé des Dieux, c’est une certitude. Chiaki dérive un peu, pose ses prunelles sur l’ancien Raikage l’espace d’un instant. Il les incite à la consommation, en plus. Les médecins ne vont pas être contents. Peuvent-ils l’en empêcher, ceci dit ? Il a l’air d’avoir un certain charisme, une capacité certaine à rallier les gens à sa cause. Un seul chocolat … ça ne fait pas de mal, si ? La chirurgienne tend le bras avec bien des difficultés pour atteindre un bonbon. La sucrerie atterrit avec difficulté sur le lit et Chiaki décide, pour le moment, de l’y laisser. Un effort par un effort …
« Les médecins disent que nous ne devrions pas prendre trop de temps pour nous en remettre. Il faut dire qu’ils nous ont bien rafistolés, mon chef de service s’est occupé personnellement de nous. C’est le meilleur chirurgien de tous, nous étions entre de bonnes mains. »
La fierté de Chiaki est inaltérée, voire même renforcée par le travail accompli par son grand chef. Un jour, elle lui arrivera à la cheville. Sa petite main maladroite s’étend doucement pour atteindre le bonbon posé sur ses jambes, qu’elle met dans sa bouche. Le bonheur à portée de tous. Le bonheur au goût de framboise. Elle s’enfonce au fond de son lit, au comble du bonheur.
« Merci encore, Nidaime ! »
Oh, oui. Le bonheur à l’état pur. Il se trouve dans la bouffe, c’était aussi simple que ça. Par contre, Chiaki tique un instant. En situation normale, elle aurait penché la tête. Cela dit, comme son corps la lance de partout et que le moindre mouvement la met dans un état pas possible, elle décide de simplement ramener ses prunelles émeraudes sur l’ancien Raikage.
« Êtes-vous venus uniquement pour nous féliciter et vous enquérir de notre état, cela dit ? »
Il y a anguille sous roche, c’est une certitude. Chiaki pourrait y mettre sa main au feu. Enfin, pas maintenant. Maintenant il y a déjà trop de blessures sur son corps, trop de choses qui ont dû être soignées et qui demandent de la convalescence. Mais, encore une fois, dans un autre contexte …
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Mer 12 Déc 2018 - 12:59
Il faisait déjà maintenant un petit moment qu'il était réveillé. Avec ce qu'ils avaient vécu, il souhaitait sûrement rester endormi pendant encore un petit moment. La réalité était si douloureuse tant il y avait des morts à déplorer, et il était encore plus dur de se rendre compte que ce n'étaient plus eux qui souffraient. Ne pas avoir pitié des morts, avoir pitié des vivants, parce que c'était eux qui pouvaient encore ressentir, parce que c'étaient eux qui souffraient de la perte de ceux qui ne pouvaient plus ressentir. Des raisons qui le poussaient à passer outre de tous ces mauvais sentiments qui envahissaient sa tête. Il luttait, parce qu'avec tout ce qu'ils avaient pu voir, il était bien compliqué d'oublier.

Oublier, c'était bien la meilleure des manières d'être heureux. Malheureusement, de nombreuses choses marquaient son corps et son esprit, et l'obligeait à se souvenir. La vision d'immenses flammes, leur odeur qui marquait le champ de bataille, la fille qu'ils avaient combattu et qu'ils avaient été obligé de tuer. C'était exactement comme il avait dit à Tsuki à l'époque : tuer non pas par plaisir, tuer par nécessité. Parce que si ce n'était pas eux qui l'avaient éliminé, c'était elle qui n'aurait eu aucune hésitation. Bien pire que ça, elle les aurait non seulement tué, mais elle aurait aussi tué bien d'autres innocents, en vue d'accomplir ses plans inconnus. Ils avaient fait le bon choix, objectivement, malgré tout ce qu'ils pouvaient penser.

Jamais de sa vie il n'avait autant hésité à savoir quoi répondre à un comment "ça va ?". Pouvait-on vraiment dire oui ? Par rapport à la lourdeur qu'il pouvait ressentir dans tous ses membres, par rapport aux quelques événements choquant qu'il avait vécu, c'était un peu compliqué. Mais il pouvait au moins se satisfaire d'être en vie, alors presque par respect envers toutes les personnes qui ont perdu la vie, il n'avait pas le droit de se plaindre.

-"Oui, ça ira. Et toi ?"

Leur brève conversation fut abrégée par l'entrée d'un presque inconnu. Il ne l'avait jamais rencontré en personne, mais c'était bien le Nidaime Raikage en personne, accompagné de clones et de quelques victuailles, qui venait d'entrer dans la pièce. Yahiko était on ne peut plus honoré, se faire appeler "héros" par une figure marquante du village de Kumo était probablement un des plus beaux compliments qu'on ne lui ai jamais fait. Il l'avait fait, à son jeune âge, il avait réussi un de ses objectifs de sa vie : devenir un héros. Bien qu'il n'ai pas eu l'occasion de les rencontrer, il avait sauver des innocents. Ce pour quoi il vivait, ce pour quoi il continuait de s'entraîner tous les jours, c'était pour le moment qu'il venait de vivre. Une discrète larme coula sur sa joue. Elle signait toutes les souffrances par lesquelles il avait du passer pour accéder à cette immense réussite personnelle. Il l'essuya d'un léger geste de main, il n'était pas le temps de se lamenter.

-"C'est un honneur de recevoir votre visite, Nidaime."

Il restait sobre, il se le devait. Ce n'était pas n'importe qui, malgré l'air cool qu'il pouvait dégager.

-"Un peu difficilement, pour ne pas vous mentir. C'était bien plus éprouvant que ce que j'ai déjà rencontré."

Il se pencha sur sa table de chevet pour récupérer un peu de nourriture. Bien que ce n'était pas de la nourriture très saine, elle faisait beaucoup de bien au moral. Il fallait en profiter, ce n'était pas tous les jours qu'on avait le Nidaime qui venait aux petits soins.

-"Merci pour les attentions en tout cas. Que nous vaut votre visite ?"

Était-il venu par simple attention envers les jeunes pousses de Kumo ?

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Mar 18 Déc 2018 - 23:49
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- « Les jeunes de maintenant sont si perspicaces, nfufufu ! »

J’eus un sourire. Je ne pensais pas être percé à jour aussi facilement, sans compter que mentir n’avait aucun sens dans un moment comme celui-ci. J’aurai pu, évidemment, mais cela aurait certainement raccourci ma présence en ces lieux et repartir bredouille n’était pas une option. De ce fait, j’avais préféré jouer cartes sur table, non sans adoucir ce fait en mettant en exergue leur intelligence. C’était la preuve qu’ils avaient mûri et qu’ils étaient plus ou moins aptes à prendre la relève. Ma génération semblait déjà vieille et dépassé. Je n’imaginais même pas le résultat une fois que j’aurai atteint les cinquante ans… Mais encore fallait-il que je les atteigne pour avoir le privilège de voir ça… Notre ère était tellement dangereuse et tellement sanglante que même un shinobi de mon calibre ne pouvait pas savoir de quoi serait fait demain. C’était une réalité. Une bien triste réalité même. Mais c’était notre ère qui voulait ça et je composais avec en allant de l’avant tant bien que mal. Un jour, j’allais retrouver ma pleine puissance. Un jour…

- « Je ne m’inquiète pas plus que ça pour votre état parce que je ne doute pas des compétences et des services du complexe scientifique. Je sais que vous êtes entre de bonnes mains et vous êtes de valeureux shinobis qui plus est. C’est d’ailleurs pour ça aussi que je vous ai envoyé pleins de p’tites choses ! Parce que votre guérison n’est plus qu’une question de jours, pour ne pas dire d’heures. »

J’eus de nouveau un sourire. La première personne qui ne devait pas douter du complexe, c’était moi, puisque le projet avait été développé par mon gouvernement dans le temps. Qui plus est, j’étais plus que conscient que la vie de shinobis était faite de blessures et meurtrissures en tout genre. Des moments de convalescence, ils allaient en manger par dizaine. C’était comme ça et pas autrement. A bien y repenser, c’était plutôt pervers que d’envoyer un gosse sur un champ de bataille, mais les grandes cités tel que Kumo n’avait pas le luxe de mettre à l’écart tout potentiel éventuel. Cependant, je fis bien vite de l’ordre dans mes pensées. Je ne devais surtout pas me morfondre au risque de pousser des soupirs et de plomber l’ambiance ; même si j’étais plus ou moins certain que mes questions à venir n’allait pas améliorer l’atmosphère on ne peut plus sérieuse depuis leurs questions respectives. Alors, pour rester encore un peu dans un ton un peu léger –parce que l’idée était bien évidemment de ne pas les brusquer-, je pris une nouvelle fois la parole :

- « Vous pouvez m’appeler Shuuhei-san, sinon. Nidaime, ça me rappelle ma retraite et ça me vieillit trop ! Alors que je suis encore tout jeune et vi-gou-reux ! »

Sur ces dernières syllabes, j’adressai un clin d’œil plein de malice à la seule fille de la salle. Vraie qu’elle était plutôt mignonne d’ailleurs. En plus, elle était majeure et elle avait ce qu’il fallait de boule pour m’appâter dans ses filets si jamais. Ah, ces jeunes femmes… Toutes des sorcières ! Rester fidèle était chose difficile dans cette ville en réalité ! Ça l’était encore plus quand on savait que ma fiancée actuelle n’était pas des parages. Et vu que j’avais pas tiré ma crampe depuis quelques mois maintenant, m’amuser avec deux trois petites minettes vite fait ne serait pas bien méchant. De toute façon, c’est pas comme si Nora en saurait quelque chose… L’idée transforma ma gueule en celle d’un type machiavélique qui s’apprêtait à faire un coup fumeux/foireux (au choix) quand je finis par me reprendre une nouvelle fois en raclant ma gorge pour faire sérieux. « J’étais venu voir Yahiko à propos d’une affaire qui est en relation avec Anzu, mais d’abord… » Je préférai mettre de côté cette affaire pour le moment pour parler d’un cas plus frais.

- « Je sais que ce serait vous brusquer de vous demander ça, mais j’aimerais savoir ce qui s’est passé. Absolument tout. Comment vous avez combattu. Qui vous avez combattu. Comment étaient-ils ? Leurs capacités ? Leurs motivations ? Également votre propre ressenti en tant que shinobi mais surtout défenseur de Kumo. Sentez-vous libre sur ce fait. Bien évidemment, je ne vous oblige à rien. Vous avez le droit de vous taire et de ne pas vouloir en parler si vous pensez que cela vous fera de la peine ou autre. Le choix vous appartient très clairement, jeunes gens. »
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Ven 21 Déc 2018 - 2:15

L'heure du bilan.

Yahiko est … Son rayon de soleil. Ce type est plein de douceur, d’optimisme. Quand on sait par quoi ils sont passés, c’est assez surprenant. Pourtant il est là, il tient le choc, il s’exprime, il essaye. Chiaki aurait aimé parler davantage avec lui, échanger quelques mots de plus, mais ce fut sans compter sur le Nidaime.

D’ailleurs, en parlant de lui … C’est un énergumène particulier. Si on pourrait s’attendre à voir du sérieux de la part d’un Kage, il fait preuve de tout autre chose. Il est particulièrement ouvert d’esprit, communicatif et, surtout, il semblerait qu’il ne veuille pas qu’il existe une barrière entre eux. Pourtant, une fois encore, ce type était Kage il y a plusieurs années. C’est quand même assez particulier, quand on voit que Reiko, au contraire, pose une forme de mur entre eux. Même pendant l’alerte, pendant une situation où son soutien aurait pu aider – en théorie –, elle s’est contentée de donner les ordres et maintenir une froideur presque terrifiante. Chiaki ne la connaît pas plus que ça, cela dit. Tant qu’elle fait son travail et que le village va bien, la chirurgienne ne s’en soucie pas.

Les prunelles émeraudes naviguent de Yahiko à Shuuhei, en passant par la nourriture. La nourriture est inoubliable, après tout. Un sourire étire ses lèvres face à l’optimisme de l’ancien Raikage. Oui, l’équipe scientifique est très douée. Le chef de chirurgie est un génie. Pas forcément aimable, pas forcément une personne que Chiaki porte dans son cœur, mais son talent est indéniable. Cela dit, clamer qu’ils seront de nouveau sur pieds dans quelques jours est une erreur. La brune ne dira rien car elle ne veut pas casser l’ambiance, mais son âme de médecin hurle au fond de son être. Elle se contente de hocher la tête, silencieuse. C’est tout de même très gentil de sa part. Et puis ! Il a ramené des bonbons et des chocolats ! Alors Chiaki ne dira rien pour cette fois, parce qu’elle est trop occupée à contempler la nourriture en se demandant quelle est la première chose qu’elle va manger. Puis la seconde. Et ainsi de suite jusqu’à ce que ses réserves soient complètement parties dans son estomac.

Elle lève le nez quand il mentionne Anzu. La fameuse histoire entre Yahiko et Anzu, hein ? Le sourire de Chiaki revient de plus belle, plus large. Donc elle n’est pas la seule au courant, le Nidaime l’est aussi. L’avantage, c’est que la brune a pu voir ce qui s’est passé, a pu avoir un aperçu des blessures de la violette. Si jamais il faut que quelqu’un donne un avis sur la question, Chiaki sera là. Elle ne peut s’empêcher de glisser un petit quelque chose.
« Ah, cette histoire … »
La chirurgienne hausse doucement les épaules et laisse le Nidaime reprendre la parole. Il vient donc avec une raison supplémentaire. Tout savoir, hein ? Toutes les questions que n’importe quelle autorité leur poserait sont là. Elles n’attendent qu’une réponse. Chiaki dépose ses yeux sur Yahiko puis lui sourit. Ce sera la première à parler. Son partenaire complétera s’il s’en sent l’envie. Elle se racle la gorge.
« Ne vous en faîtes pas. Le plus dur est passé, après tout … » Ses prunelles se perdent dans le vide, puis elle revient à elle. « Il y a eu une alerte qui nous a été lancée. La seule indication que nous avions à ce sujet est un simple ‘Meurtrier’, écrit sur un bout de parchemin. Autant dire que nous n’allions pas loin avec ça. Nous nous sommes rendus jusqu’au village victime de l’attaque, pour y trouver les maisons brûlées et le feu encore présent. Deux silhouettes, peut-être trois, nous attendaient là, derrière les flammes. Beaucoup de civils ont perdu la vie, là-bas. Beaucoup de ninjas, aussi. Nous sommes chanceux de nous en être sortis. »
Ses émeraudes glissent sur Yahiko. Une façon discrète de chercher son réconfort, mais aussi de lui envoyer le sien, de loin, dans le silence. Elle reporte son attention sur le Nidaime.
« Au bout d’un certain temps, une silhouette encapuchonnée est sortie, avec un masque sur le visage. Reiko a décidé qu’elle se chargerait de lui, pendant que nous irions nous occuper des civils. Quand nous nous sommes mis en tête de le faire, une blonde nous a accueillis. Le premier, dont je ne suis pas sûre de me souvenir le nom … Netsu … Nets … Netsuku ? » Elle regarde son partenaire, interrogative, puis revient. « Je ne suis pas sûre, mais lui et Nala, ça j’en suis sûre, sont ceux qui nous ont attaqués. Le premier maîtrise les insectes et les cadavres, pendant que la deuxième nous a fait nombre d’attaques de feu comme de foudre. Je me souviens … Je me souviens de grands éclairs, des éclairs fulgurants, qui nous ont assaillis. Je sais que Yahiko en a encaissé deux, puis nous avons pris le dernier de plein fouet. À ce moment-là, je me souviens que la blonde était à terre avec une jambe en moins. Nous avons concentré nos assauts et … Le noir complet. Je me suis réveillée ici. »
Chiaki s’enfonce dans son lit d’hôpital. Inconsciemment, elle se mord la lèvre inférieure. Le stress grimpe en elle, accompagné d’une forte frustration. Elle soupire.
« Il paraît qu’elle est morte, quant à l’autre … Je n’en sais rien. Je ne sais pas si on peut parler de victoire ou de défaite, simplement d’un grand carnage inutile. »
Son âme de médecin ploie sous les souvenirs et elle se mure dans un profond mutisme. Les souvenirs ravivés tombent sur ses épaules, prennent son cœur en main et l’écrasent. Que sont les survivants de ces situations ? Des héros ? Des chanceux ? Que penser de l’avenir ? Toutes ces questions qui ne trouvent pas de réponse, pour le moment … Chiaki se saisit d’un bonbon et l’ouvre assez brutalement, pour le manger et faire descendre sa colère. Bon. Ça ne marche pas vraiment, mais, au moins, c’est bon. Alors elle fait avec ce qu’elle a.
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Ven 21 Déc 2018 - 14:04
Il n'apportait que du positif, tout ce dont le Sendai avait besoin. Un peu de lumière sur laquelle s'accrocher, un peu de calme sur lequel il pouvait se reposer. Comme un torturé qui retrouvait enfin sa liberté, il s'émerveillait, même s'il tâchait de garder ça discret. L'intervention de quelqu'un de la carrure du Nidaime était ce qu'il fallait pour aller mieux. Même s'il n'y avait aucun contact physique, il était comme une épaule sur laquelle il pourrait se lamenter. Il n'existait personne qui pouvait rester fort et droit, il était inutile de résister. Yahiko avait accepté depuis bien longtemps l'idée de ne pas hésiter à se relâcher lorsqu'il en avait besoin. Être l'homme qu'il voulait être, c'était presque un métier.

Continuant de manger petit à petit les quelques douceurs qu'il avait gentiment ramené, il l'écouta attentivement, son regard se perdant parfois sur sa voisine de chambre. La seule qui avait survécu avec lui, et quelque part, la seule qui pouvait le comprendre. Dans le désespoir qui l'entourait en ce moment, son image se transformait. L'ex-inconnue le rassurait d'un regard tendre, aucunement mauvais. Peut-être pensait-elle comme lui, peut-être trouverait-elle son réconfort en la seule personne qui avait survécu avec elle. Ce sentiment qui s'installait dans son coeur devait être ignoré pour le moment. Il y avait des histoires plus importantes qui devaient être traitées.

-"Tant mieux, j'ai hâte de me remettre sur pied."

Il semblait si confiant dans ce qu'il leur disait que Yahiko était tenté de le croire, les yeux fermés. Il serait vite rétabli, c'était exactement ce qu'il voulait. Comme en guise de remerciement, face à sa requête, il lui ferait le plaisir de l'appeler comme il le désirait : Shuuhei-san. La jeunesse était dans la tête, et c'était une bonne façon d'entretenir cette façon de penser.

Suite à ça, à un clin d'oeil et à un air étrange qui se dessinait sur la tête de leur supérieur, il entama un sujet qui pouvait être fâcheux, mais qui n'embêtait pas le Sendai plus que ça. En réalité, il n'aurait jamais pensé que ses actes auraient pu avoir de telles répercussions, tant elles représentaient pour lui une justice qu'il s'était rendu face à une tentative de domination de la part de l'autre Sendai. Sa sorte de cousine, avec qui il s'entendait bien au départ, mais qui avait pour lui choisi une voie obscure de vengeance par rapport à ce qui s'était passé à Tetsu no Kuni. Ses actes étaient pour lui parfaitement justifiés, suffisamment pour qu'il n'ai pas même fait attention aux répercussions sur le corps de la kunoichi. Il n'en savait rien, et il s'en moquait.

Mais ça ne semblait pas être le principal sujet de discussion. Plutôt que de parler de ça, il était question de ce qu'ils venaient de vivre. Shuuhei voulait tout savoir, tous les détails, et d'un regard de sa voisine qui le cherchait, Yahiko comprit qu'elle allait se lancer. Il écouta tout attentivement, tous ces détails qui le peinaient à les entendre, tant les mots étaient accompagnés d'image qui se dessinaient dans sa tête. Douloureux, mais nécessaire. On ne soignait pas le mal en le gardant pour soi. Elle disait ce qu'elle pouvait, et le Sendai s'apprêtait à en rajouter un peu.

-"Netsuku, c'est ça. Contrairement à Nala, il n'est pas mort. En vérité, ce n'est pas Nala qui nous a attaqué, c'est nous qui l'avons repéré grâce à mon renard. Nous nous apprêtions à rentrer dans une maison qui était étonnamment intact, comme si elle n'avait pas été touchée par toutes les flammes. Elle cachait forcément quelque chose, mais nous ne savons absolument pas quoi. Des otages ? Des preuves ? Des documents qu'ils voulaient récupérer ?..."

Un bref regard se tourna vers Chiaki. Comme s'il cherchait son soutien, mais il trouvait autre chose. Quelque chose qui l'apaisait anormalement. Il reprit aussitôt.

-"Si vous aviez à repérer le seul survivant des deux, il n'avait qu'un seul mot en bouche : "Tuer". C'est celui qui était contre Reiko. Entièrement vêtu de noir, avec un masque blanc et deux traits verticaux de couleur rouge descendant de son front. Enfin...", il chercha dans sa tête de quoi répondre de manière complète à toutes les interrogations de l'ancien Kage. "Nous ne savons pas grand chose sur leur motivation. Mais pour être franc avec vous, Shuuhei-san, bien que j'ai été on ne peut plus fier de représenter Kumo... je me demande quelles sont les choses qui peuvent pousser des gens à nuire aux villages de Kaminari no Kuni. Notre village a t'il des choses à se reprocher ?"

Une question risquée, qui pouvait mener la discussion vers de sombres ambitions. Reiko et ses prédécesseurs avaient-ils tous été blanc comme neige ? N'avaient-ils jamais été l'auteur de crimes sur des innocents ? S'ils étaient coupable, les objectifs de Yahiko seraient drastiquement changés.

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Jeu 27 Déc 2018 - 16:49
L'heure du bilan


- « Le village n’a rien à se reprocher. Notre politique a fait verser du sang, c’est indéniable. Du point de vue de ce qu’on pourrait appeler la communauté internationale, je suis même un génocidaire vu le carnage que j’ai perpétré à Hi no Kuni. Ceci étant dit, mes décisions et actes ont toujours été motivés par une seule chose : La grandeur de notre village. C’est aussi cette perspective que suit ma petite sœur. Les kumojins d’abord ! Pas une hérésie vu que les autres villages et pays se positionnement pareillement. Les shinobis sont nombrilistes et ne pensent qu’à eux. Parfois au prix de la justice. Si tant est qu’il y en est une. »

C’était presque solennellement que j’avais prononcé ces paroles. Bien sûr, l’idée n’était pas de fourvoyer ces jeunes sur la politique antérieure de Kumo, mais plutôt de leur faire comprendre l’importance de notre village et que sa stabilité primait avant tout. Tout miser sur une pseudo-justice reviendrait à être les moutons du Yuukan. C’était une vision pessimiste voire même extrême de la chose ; mais les autres ne nous feraient pas du tout de cadeau à la moindre occasion. C’était donc ce qui poussait les pontes de ce village à poser des actes parfois répréhensibles, quitte à passer pour des criminels. J’en étais un, de criminel vu comment j’avais buté pas mal de dignitaires hijins. Ceci étant dit, mon acte avait été motivé par la sécurité et la protection de mes pairs. Par celle des gosses devant moi. Et si pour ça, nous devions passer pour les méchants de service, soit. C’était avec grand plaisir que j’allais revêtir cette casquette. Ma prime sur le marché noir avait même augmenté depuis ce jour et ce malgré la perte de mon kinton. Pour beaucoup, j’étais une cible à abattre. Un enfoiré à trucider. Mais peu importait finalement parce que je n’en avais rien à foutre sans compter que je ne regrettais aucunement mes actes.

Kumo d’abord. Toujours !

- « Est-ce que tu penses vraiment qu’une personne qui n’a en bouche que le mot "tuer" pourrait avoir quelque chose à reprocher à notre village ? Convoitises, jalousie… Tout est bon pour foutre la merde chez le voisin, surtout s’il fait bon vivre chez lui et s’il se développe rapidement. Notre village n’est pas le héros ou l’innocent de l’histoire. Ce serait trop dire. Mais je le répète : Nous n’avons rien à nous reprocher. Rien du tout. Toutefois, je suis content que tu remettes en question ton camp, Yahiko. Ça montre que tu es quelqu’un de droit en plus d’avoir un esprit critique et c’est de bon augure pour l’avenir de notre camp. »

Mon sourire refit alors surface. L’idée n’était pas d’instaurer une ambiance pesante. Je venais d’être tellement sérieux que ça avait dû être désarmant pour les gosses. Mais ça avait été plus fort que moi. C’était sans doute le patriote et l’ex kage en moi qui avaient parlé. Après tout, que n’avais-je pas fait pour la grandeur de mon village et de mon peuple ? J’avais même les mains pleines de sang pour ce village. Un mal nécessaire que je m’étais toujours dit. Un passage charnière, mais obligatoire. Je finis par soupirer, avant de me détendre un minimum tout en m’avachissant sur mon siège. La situation actuelle du Yuukan en général était complexe et pas qu’un peu. D’ailleurs et même si je n’avais pas encore d’échos sur les nouvelles internationales, j’étais prêt à parier que ces fouteurs de merde avaient dû également attaquer Iwa et Kiri. Quoique l’on fasse, il y aura toujours des cons et autres semeurs de troubles… Et ce n’était pas notre ère qui allait y couper. Plus que jamais absorbé par mes pensées profondes, je sortis de mon beau kimono une boite de clopes. Elles me détendaient toujours. Malheureusement, je me souvins qu’on était dans une salle d’hospitalisation, ce qui me força à ranger le tout sous un énième soupir.

- « Merci pour vos informations sinon. J’ai mémorisé tout ce que vous m’avez dit. Je suppose que Reiko dressera certainement leurs profils et émettra des primes sur la tête de ces gens. Ils doivent payer après tout… Et encore une fois, beau boulot à vous ! Je ne suis pas peu fier de votre prouesse et je suis sûr que tout Kumo partage cet avis ! Et redresse la tête Chiaki. Tu n’as pas à rougir de ta prestation. C’est comme ça qu’on apprend. Petit à petit. Sois fière de ce que tu as réalisé et continue d’avancer sans trop te soucier des détails. »

J’eus même un sourire d’imbécile heureux pour ne pas dire de papa gâteau en la regardant. Après ce qu’elle avait raconté, j’étais certain qu’elle se sentait un peu larguée ou inutile, ce qui n’était bien évidemment pas le cas. Si elle n’avait pas été là, les chances de Yahiko de s’en sortir auraient certainement été minces, vice-versa. Pour le gosse, il n’y avait pas de raison de le flatter davantage. Il n’en avait pas besoin comme sa coéquipière. Après, j’étais plutôt content de voir qu’elle nourrissait un peu de frustration. C’était ce sentiment-là même qui l’amènerait à se dépasser. Se morfondre n’apportait rien de bon et j’étais persuadé qu’elle était consciente de ce fait en tant que shinobi, mais aussi en tant que future médecin. D’ailleurs, dans mon esprit de gros pervers, je l’imaginais bien avec une blouse blanche moulant agréablement ses formes et surtout son popotin. De ce que j’avais déjà vu, il était prometteur. Une callipyge comme je les aimais ! Ah ces jeunettes ! Elles allaient finir par me ruiner/tuer un jour ! Probablement ! Je finis par racler ma gorge, avant de prendre un air plus ou moins sérieux. J’avais déjà annoncé le sujet que je m’apprêtais à aborder, mais il n’en demeurait pas moins épineux : Celui de la discorde entre les Sendai.

- « Alors Yahiko ? Qu’est-ce qui s’est passé entre toi et Anzu ? Elle m’a expliqué sa version des faits, mais j’aimerais entendre la tienne pour qu’on règle cette histoire comme il se doit et une fois pour toute. Comme vous l’avez appris à vos dépends, l’heure est assez grave pour qu’on laisse des mésententes affluer vers des guerres intestines. L’ennemi pourrait en profiter et c’est tout Kumo qui pourrait en pâtir. Oui, j’exagère le trait, mais c’est pour que vous compreniez à quel point il est important qu’on soit tous soudés. Surtout devant l’adversité. »
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Dim 30 Déc 2018 - 0:47

L'heure du bilan.

Kumo, quelque chose à se reprocher ? Victime de ses propres erreurs ? Chiaki est sceptique. Qu’est-ce que le village pourrait avoir fait pour que le monde lui tombe dessus ? Pour qu’une telle haine apparaisse ? Ça n’a pas de sens. La chirurgienne a beau tourner et retourner la situation dans sa tête, mais rien n’éclot. Rien ne fait sens. Pas de réalisation, pas de déclic, rien. Ça n’a pas de sens, c’est tout. La brune hausse les épaules et mange un nouveau bonbon, silencieuse. Shuuhei enchaîne vite, bien, son patriotisme ressort comme jamais. Personne n’aurait pu dire que ce type a été Raikage un jour, vraiment personne. Un sourire étire les lèvres de Chiaki quand elle réfléchit dans ce sens. Néanmoins, la petite brune persiste dans son silence. Cette situation, ces récits, toutes ces choses reviennent toutes à un seul et même point : dans ces querelles, des vies sont fauchées. Et ça … Non, ce n’est pas possible. Pas admissible. Même si tout le monde le fait. Une vie est une vie, personne n’est en droit de la prendre sous prétexte que le voisin fait pareil. Chiaki s’enfonce davantage dans son lit d’hôpital, avec un profond désir de disparaître.

Il s’adresse à eux, une nouvelle fois, puis à elle. Il exprime de nouveau la fierté qu’il ressent à leur égard. Un sourire mitigé naît sur le visage de la chirurgienne. Fier, hein ? Fier qu’ils aient réussi à faire fuir un prisonnier, ou fier qu’ils aient vu mourir un nombre bien trop grand de personnes pour ce faire ? Ah, c’est bien, ils ont tué une femme qui mettait le village à feu et à sang. En attendant, ils ont laissé un prisonnier filer et il est presque certain qu’il reviendra. Être fière, alors ? Fière de quoi ? Chiaki hausse les épaules. Elle ne peut pas être fière. Elle ne peut pas avancer sans se soucier des morts, de leur victoire à demi-mots, qui s’accompagne d’un échec cuisant. Cette opération aurait été une victoire si le nécromancien avait trouvé la mort, mais non. Non. Ils ont perdu des membres du village, ils en perdront d’autres. Pourquoi ? Parce que le plus violent des deux – en théorie, vu que Nala l’a décrit comme son chef – est parti avec des informations à leur sujet. Quel super travail. Chiaki baisse les yeux.
« Si vous le dîtes, Shuuhei-san. Merci. »
C’est sorti, par politesse, sûrement. Mais au moins, elle a dit quelque chose. C’est mieux que rien, il paraît. Chiaki n’a pas envie d’épiloguer, elle n’a pas envie de rentrer dans un débat stérile. Ses pensées à ce sujet ne serviraient à rien, alors autant … Autant les garder pour elle. Ce n’est pas un échec cuisant, c’est une petite victoire, si on le voit avec optimisme. Mais Chiaki ne parvient pas à être fière d’elle. Elle est heureuse, oui. Heureuse d’avoir survécu. Mais c’est tout. Les autres n’ont pas eu cette chance, les autres n’ont pas leur mémoire honorée par la mort des deux êtres qui les ont assassinés. Les autres n’auront qu’une moitié de victoire, eux aussi. Chiaki attrape un gâteau et le mordille distraitement. Elle plonge les prunelles dans celles de Shuuhei, puis navigue jusqu’à Yahiko. Il est peut-être son seul réconfort ici … La seule chose qui lui permette de ne pas cracher brutalement sur cette faiblesse qu’est la leur. Les émeraudes tombent, puis remontent lorsque le sujet Anzu est abordé. Eh bien. C’est déjà mieux que rien. Ça permet à Chiaki de se murer dans son silence pour une raison. Ou … Peut-être Yahiko aura-t-il besoin de détails ? Après tout, la petite brune a vu Anzu. Elle a vu les blessures et les a traitées. Elle hausse doucement les épaules.
« Si besoin, j’ai eu Anzu en consultation la dernière fois. J’ai vu ses blessures. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas. »
Froide, mais pas trop. Plutôt … professionnelle. Chiaki a doucement effacé la jeune femme en elle, pour ne laisser apparaître que la chirurgienne. Une chirurgienne droite dans ses baskets, presque repoussante, qui parle à des proches d’un patient, rien de plus. Une façon pour elle de s’extirper de ses pensées douloureuses, en somme.
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Dim 30 Déc 2018 - 3:48
Le regard perdu dans le vide, il fixait le néant, ou plus exactement le fond de ses pensées. Les explications de Shuuhei lui parlaient, elles avaient du sens, elles étaient logique, mais Yahiko se sentait complètement dépassé par les événements. Il y avait bien trop de raisons, bien trop de choses qu'il fallait prendre en compte et qui pouvaient expliquer les choix d'une politique. Il y avait sans doute une seule chose qu'il fallait retenir dans tout le long discours qu'il venait calmement de lui expliquer : la fidélité au village. Techniquement, c'était une cause qu'il pouvait cautionner à première vue, mais cela dépendait toujours de ce à qui permettait de servir Kumo. Violences gratuites, tortures, attaques sur des innocents, voilà des exemples qui pouvaient justifier une défense du village mais qui ne pouvait pas être cautionnée par le shinobi. Quelque part, Shuuhei réussissait tout de même à le rassurer et à lui donner envie de lui faire confiance. Son ton de voix, sûrement...

Il sourit, lorsqu'il lui dit que sa remise en question était une preuve d'intelligence. Il se sentait moins différent, moins spécial, moins... criminel, quelque part.

-"Je ne sais pas... je ne crois pas grand chose à ce moment, pour vous être honnête. Je dois vous remercier tout de même, vos explications m'ont aidé. Vous ne me verrez pas enthousiaste tout de suite, mais sachez que ce que vous me dites me touche sincèrement."

Du bon boulot, hein ? Oui, on pouvait voir ça comme ça. Perdre certaines vies de manière inévitable pour permettre d'éviter d'en perdre encore plus, voilà quel était l'état d'esprit à adopter. Il était évident qu'ils avaient toutes les raisons du monde de s'en vouloir, de se sentir presque coupable de rester en vie tandis que les autres avaient perdu leur famille, leurs espoirs, leurs rêves... On pouvait toujours se rassurer en se disant qu'un mort n'avait pas de regret. Ceux qui souffraient réellement étaient ceux qui vivaient, quelque part. L'important était de ne pas souffrir, l'important était de ne pas subir la vie qu'on menait, et quelque part, le tonnerre qui s'était abattu sur eux dans une puissance presque divine avait l'honneur de ne pas leur avoir fait attendre leur dernière heure. Ils étaient partis d'un coup, comme une feuille qui s'envolait, comme de la fumée qui s'estompait. Si brièvement, mais si calmement.

-"Ne t'en veux pas, Chiaki. Nous avons fait ce qui était en notre pouvoir, nous avons protégé ce que nous avons pu. Grâce à moi, tu es en vie, et grâce à toi, je suis en vie. Je m'en veux d'être vivant à leur place, pour être très franc..."

Il renifla discrètement. La tristesse l'habitait toujours, et elle ne s'apprêtait pas à le laisser tomber tout de suite. Pour rendre honneur à toutes ces vies perdues, il fallait continuer d'être triste pour le moment. Car toutes ces vies s'étaient achevées sans atteindre l'objectif qu'elles poursuivaient, sauf si leur seul désir était de mourir pour Kumo. Evidemment que mourir pour Kumo était un honneur, mais de là à en faire un objectif de vie... Le Sendai n'y croyait pas vraiment. Ils avaient forcément d'autres rêves auxquels ils aspiraient.

-"Mais je vivrai pour toi, pour l'honneur que tu m'a fait de me maintenir en vie, et je vivrai aussi pour eux, parce qu'ils auraient sûrement tous voulu avoir la chance de survivre, comme nous." acheva t'il dans un sourire timide adressé à sa camarade de chambre.

Il accompagnait volontairement les paroles du Nidaime, parce qu'il partait du principe qu'il avait perçu chez elle une sensibilité particulière que Yahiko n'avait pas perçu. S'il s'était intéressé tout particulièrement à la kunoichi, c'était sûrement parce qu'il avait vu en elle une peine plus profonde, plus grande. Le Chûunin ne savait absolument pas s'il avait tort ou raison, il suivait machinalement les rotations de l'engrenage, partant du principe qu'elle aurait forcément besoin de soutien moral.

Le sujet de conversation changea du tout au tout. Cela ne faisait pas disparaître les images qui étaient ancrées dans sa tête du ninja, mais il lui fit oublier l'ombre d'un instant la situation dans laquelle il était plongé. L'autre souvenir n'était pas forcément plus agréable, il concernait une personne qu'il n'appréciait plus, par déception, presque par trahison. Parce que leur échange était pour lui bien plus qu'une humiliation, c'était aussi un règlement de compte. Se décidant à affronter son destin, mais surtout le charisme et les éventuelles représailles de l'autre homme présent dans cette pièce, il regarda Shuuhei dans les yeux. Non pas avec un air agressif, loin de là, plutôt l'air de quelqu'un qui assumerait toutes les conséquences de ses actes.

-"Tout commença lorsque j'étais parti à Tetsu no Kuni, accompagné de mon ancienne élève et d'Anzu. J'avais été désigné à ce moment comme chef d'équipe, et je devais ainsi prendre mes responsabilités pour faire respecter mes ordres aux deux filles. Lorsque nous sommes arrivés là bas, une scène horrible nous attendait. Plus que terrifiante, en réalité, elle appelait à la vengeance. De nombreux ninja d'Iwa cédèrent à leur pulsion et sautèrent sur l'homme qui avait commit à deux reprises l'irréparable. Anzu voulait faire parti de ceux qui voulaient venger les défunts, et s'apprêtait à sauter dans le tas... mais je suis intervenu. Je l'ai prise par l'épaule, lui disant que nous n'interviendrons pas dans ce combat. Je pensais que dans cette situation, bien que tout incitait à la violence, il valait mieux tenter de comprendre et d'analyser. Nous ne savions rien, nous venions tout juste de pénétrer dans un territoire ennemi inconnu..."

Les souvenirs étaient douloureux. Il revoyait le corps du Tsuchikage coupé en deux, ou celui de l'enfant qui venait de mourir égorgée sous les yeux de tous. Comment avait-il pu se retenir ? La peur ?

-"Anzu n'était pas de mon avis, mais elle se ravisa tout de même et décida de m'écouter. Peu de temps après, avec l'aide d'une Chûunin d'Iwa, tout le monde parti sans que nous ayons à essuyer la perte d'un de nos ninjas. En rentrant à Kumo, nous ne nous sommes plus revus pendant trois mois, jusqu'à ce prochain entraînement. Je pensais qu'elle ne désirait que s'entraîner, qu'elle voulait voir ce que je valais, que tout partait d'une bonne intention. Les deux premières attaques qu'elle m'envoya étaient deux techniques bien trop puissantes pour que je puisse les éviter. Ces deux techniques étaient semblables, ce qui voulait dire qu'en voyant au premier coup que je n'avais pas de quoi l'éviter, elle avait pris la décision de me blesser d'avantage en l'effectuant une deuxième fois. Pire que ça, elle la combina avec une autre technique, afin de la rendre encore plus efficace..."

Comment avait-il pu, à ce moment, partir après avoir encaissé ces deux techniques. Comment avait-elle eu besoin d'aller directement à l'hôpital, alors que leurs deux techniques différentes étaient de puissances assez similaires ? La haine était la seule explication, elle l'avait tiré vers le haut, pour une fois.

-"A ce moment là, je me suis senti humilié et trahi. Alors que je pensais que ce n'était qu'un simple entraînement, tout venait à me faire penser à un règlement de compte. Je suis persuadé qu'elle m'en voulait, au fond d'elle, de l'avoir retenue de faire quelque chose qui lui tenait à coeur à Tetsu no Kuni. Bien que je tente habituellement de comprendre avant d'agir, j'ai préféré agir avant de savoir jusqu'où elle continuerait. Elle avait brisé ma confiance, en elle, et en moi."

Plaquant ses deux mains l'une contre l'autre, il ferma les yeux et baissa la tête devant son supérieur hiérarchique, devant l'homme qu'il respectait et d'autant plus depuis qu'il le considérait comme un héros.

-"Je tiens à m'excuser devant vous, Shuuhei-san. Il était totalement irréfléchi d'instaurer un climat de haine dans cette période incertaine. J'espère que vous comprenez tout de même ma réaction."

Il garda sa tête baissée, ses yeux fermés, ses mains en position. Il ne tremblait pas, non, il espérait que l'ancien Nidaime aurait le recul, l'empathie et la compassion nécessaire de l'excuser, de l'accepter, car bien que ses actes soient impardonnables, ils étaient justifiés à ce moment donné. Yahiko ne pouvait se promettre de ne pas recommencer, mais il se promettait au moins de tolérer Anzu, afin que leur conflit ne soit pas l'équivalent d'un bâton dans les roues de Kumo.

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Dim 30 Déc 2018 - 16:34
L'heure du bilan


C’est avec une mine sérieuse et réfléchie que je l’avais écouté. Toute mon attention s’était focalisée sur sa personne au point d’en oublier la belle et douce Chiaki qui représentait pourtant l’aspect charme de cette pièce. Le récit prit un certain temps puisque Yahiko ne fut pas avare en détails, mais le caractère très spontané de son histoire me faisait comprendre qu’il était loin de me mentir. A force de pratiquer des interrogatoires à un moment donné de ma carrière (Normal pour l’ex premier chef de la police de Kumo), j’avais une expérience non négligeable dans cet art. Néanmoins, lorsqu’il eut fini de parler, j’avais une expression à la limite de la sévérité. Pratiquement mauvaise. D’ailleurs, je ne pris pas la parole tout de suite. Ce choix laissa s’installer une certaine tension qui était palpable, plus que gênante et pesante même. Puis, je me levai lentement de mon siège toujours avec cet air strict qui jurait de mes sourires précédents, avant de faire le tour du lit du jeune gars pour mieux m’approcher de lui. Une fois à ses côtés, je levai ma main au-dessus de sa tête avant de l’abattre dessus. Pas bien fort, parce qu’il était convalescent. Mais assez pour qu’il ressente une petite douleur et surtout la symbolique derrière ce geste désapprobateur. Comme un parent qui grondait son gosse qui avait fait une bêtise et rien autre chose. Parce que c’était ça…

- « Idiots ! Idiots ! Idiots ! Vous n’êtes qu’une bande d’idiots ! »

Alors que je répétais ce mot, je n’arrêtais pas de lui taper le sommet du crâne mais avec plus de douceur cette fois-ci. Mon ton n’avait pas été froid, bien au contraire : Il était tout simplement celui d’un grand-frère ou d’un plus âgé soucieux de la bonne entente de ses cadets, de ceux qui le suivaient, de ceux-là même qui allaient un jour reprendre le flambeau et faire briller Kumo de mille feux. J’eus finalement un long soupir avant d’arrêter de le taper à tout bout de champ. Mieux même : Je l’avais pris doucement dans mes bras pour le réconforter. Après tout, même s’il avait foutu la merde (au même titre qu’anzu d’ailleurs !), il semblait avoir des regrets et c’était ce qui comptait quelque part. Savoir se remettre en questions. Apprendre de ses erreurs pour mieux avancer. Voilà bien un futur grand ninja que j’avais sous les bras : « C’est pas à moi qu’il faut s’excuser, abruti. Mais je suis content que tu regrettes. » J’eus finalement un sourire en passant ma main dans sa chevelure. L’image me rappelait encore une fois mon petit frère qui me manquait vraiment beaucoup. J’aurai encore voulu partager énormément de choses avec lui et c’était la raison pour laquelle voir des membres d’un même clan ne pas s’entendre m’affligeait énormément. J’avais également souffert de cette mésentente entre moi et Reiko et j’étais sûr que quelque part, eux aussi en souffraient…

- « Personne n’a tort, mais personne n’a raison en même temps. Mais je suis soulagé. C’est finalement rien de très grave qu’il n’y parait. »

J’étais content d’avoir pris le parti d’écouter la version des faits du jeune garçon. En la recoupant avec celle d’Anzu, j’y voyais plus clair. Tout n’avait été que mésentente. Méprise. Rien de plus grave. J’en venais même à regretter son départ pour Hayashi, mais c’était partie remise. Dès qu’elle ferait son retour, j’allais peut-être organiser des retrouvailles. C’était à la fois important pour moi mais aussi pour eux. Et puis, un village avec des discordes ne faisait généralement pas long feu. Il n’y avait qu’à voir l’histoire du pays du feu gangréné par la guerre pour le comprendre ; et quand on savait qu’une guerre pouvait se nourrir de quelques petites braises insignifiantes, on faisait attention au moral des troupes et à l’entente qui régnait dans les rangs. Mes pensées étaient un peu exagérées sans compter qu’on ne pouvait pas tous s’aimer, mais se tolérer était l’élément clé ou l’un des facteurs qui garantissait la cohésion du groupe et le bien du plus grand nombre. « Je vais te raconter la version des faits d’Anzu. » Sur ses mots, je consentis enfin à le lâcher et à retourner poser mes fesses sur mon siège avant de commencer à leur raconter ce qu’elle m’avait avoué : Qu’elle avait pensé qu’il pouvait bien encaisser son attaque ce pourquoi elle avait réduit la puissance des suivantes, qu’elle s’était hâtée à ses côtés lorsqu’il était à terre de sorte à lui porter assistance, inquiète…

Sauf qu’il eut l’attaque de Yahiko et s’en est suivit ce qu’on savait tous désormais…

- « Anzu a mal dosé ses attaques et a pensé que tu étais à même de les encaisser. C’était tout simplement une erreur de débutante de sa part. Mais alors qu’elle voulait t’aider et te soigner, tu as pensé qu’elle cherchait à se venger d’un fait imaginaire et tes ressentis ont pris le dessus puisque tu l’as grièvement blessée si bien qu’elle pense maintenant à tort que tu as voulu l’assassiner. A vrai dire, si des gens n’étaient pas passés par là, tu l’aurais tué par inadvertance de ce qu’elle m’a raconté. D’ailleurs, quel était son état lorsqu’on l’a transféré ici, Chiaki ? Était-ce si grave que ça ? Ses jours étaient vraiment en danger ? Ou est-ce qu’elle s’est faite des idées sous le choc de l’initiative de Yahiko ? »

J’avais cette fois-ci tourné mon visage vers la jolie petite brune à nos côtés. Je pouvais encore ressentir cette frustration qui l’habitait, mais je n’avais malheureusement pas les mots pour la réconforter davantage. Qui plus est, je n’étais pas spécialement un proche qui la connaissait par cœur et trop vouloir l’aider aurait peut-être l’effet inverse, ce que je ne souhaitais pas évidemment. Le temps ferait certainement ses œuvres. Ses plus proches parents, amis et supérieurs s’arrangeraient sans doute à la mettre sur les bons rails. C’était une mauvaise période à passer. Tout être humain avait des périodes de mou, de bas. J’étais un exemple vivant avec la perte de ma capacité spéciale. Mais je préférai ne pas trop y penser pour me concentrer sur l’instant présent et souligner l’évidence de cette triste histoire qui pourrait tout de même connaitre un dénouement heureux : « Tu sais Yahiko, elle pensait tellement que tu voulais la tuer qu’elle était obligée de sortir du village pour s’entrainer. Parce qu’elle se sentait en sécurité là bas. Mais comme tu peux le constater, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un gros malentendu. » Raison pour laquelle je l’avais traité ou plutôt les avaient traité d’idiots au tout début. Maintenant, il pouvait mieux comprendre mon approche. Ce n’était pas mon genre de gronder pour gronder de toute façon. Surtout pas après son combat quasi irréprochable.

« Tu sais Yahiko, de vous deux, tu es le plus âgé, le plus expérimenté, le plus haut gradé, mais surtout… Tu es l’homme du duo. Je ne sais pas si tu comprendras le sens de mes mots tout de suite, mais ce genre de responsabilités nous revient. S’il doit y avoir explication puis réconciliation, l’initiative doit venir de toi, d’autant plus que maintenant tu sais toute l’histoire. Bien sûr, je ne te force pas à le faire. Je ne suis plus raikage après tout et les histoires de clan ne me concernent pas du tout. Néanmoins, si j’ai un conseil à te donner d’homme à homme, ce serait celui-ci : Va la voir à ton retour. Avec de bonnes intentions. Et aussi la patience qu’il faut et règle cette histoire. Je ne te demande pas de l’aimer, mais de dissiper ce malentendu une bonne fois pour toute. Je suis sûr que tu seras toi aussi soulagé. Et s’il le faut, je te promets mêle de t’accompagner ce jour-là. Histoire d’être le témoin de ta bonne foi et de prévenir tout débordement. Après tout, tu sais comment est ta petite Anzu, non ? »

Sur ces phrases, j’eus mon sourire le plus paisible, tout en espérant sincèrement qu’il ait compris un minimum.
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Dim 6 Jan 2019 - 23:33

L'heure du bilan.

Yahiko est probablement le plus grand réconfort présent dans la pièce. Ses mots touchent le cœur de la chirurgienne. À chaque fois. Il n’y a jamais un mot mal dosé, mal placé. Toutes les phrases qu’il lui adresse voguent directement jusque dans son être et la rassurent. Ils vivent. Ils peuvent s’en vouloir, oui, mais maintenant ils doivent vivre pour honorer la vie l’un de l’autre. La crinière d’argent est le vrai réconfort de cette journée … Qui l’aurait cru ?

Chiaki s’enfonce doucement dans son lit pendant que la conversation dérive. Anzu, Anzu, Anzu. Cette jeune demoiselle fait beaucoup parler d’elle, on dirait. Pourtant, la chirurgienne ne lui trouve rien d’exceptionnel. C’est une kunoichi qui veut faire la bagarre et qui a souffert de ses blessures … Comment se fait-il que tant de monde se penche sur son cas ? Néanmoins, les explications de Yahiko lui permettent d’y voir plus clair. Elle ne s’était pas trompée en partant du principe que ce jeune homme est une bonne personne, à l’opposé du monstre sanguinaire que la violette décrit. Pas de malaise ici, simplement une mauvaise compréhension, des deux côtés. Faut-il pour autant les forcer à se rabibocher ? Après tout, s’ils ne s’aiment pas, tant qu’ils restent professionnels, il n’y a pas de problème, si ?

Shuuhei interpelle Chiaki. Son état lorsqu’elle est arrivée ? La chirurgienne ferme les yeux. Le fait qu’il embraye et continue de parler par la suite lui permet de se remémorer ce qui était écrit sur le dossier. Elle mouline, trie, ne se souvient pas particulièrement des détails, mais le gros est là. La brune attend patiemment qu’il ait fini de s’exprimer pour pouvoir prendre la parole à son tour.
« Je ne me prononcerai pas sur les conseils que vous donnez à Yahiko, néanmoins je pense que le frapper ainsi alors qu’il est convalescent n’est pas une bonne idée. Quoi qu’il en soit … » Elle hausse les épaules. « Anzu est arrivée à l’hôpital, inconsciente, présentant de multiples fractures. Je ne dirais pas qu’elle est passée aux portes de la mort, cela dit, si personne ne l’avait trouvée, elle ne serait probablement plus parmi nous à ce jour. »
Chiaki se redresse difficilement, pour faire face à tout le monde. Son sérieux et son professionnalisme reviennent au galop. La chirurgienne est chirurgienne, après tout.
« Quand elle est venue me voir, il y a quelques temps, ses blessures allaient mieux. Les ecchymoses ont commencé à disparaître et les diverses plaies sur son ventre se sont bien résorbées. Sa santé n’est plus du tout en danger. Je pense qu’elle s’en serait moins bien tirée si Yahiko avait vraiment voulu la tuer. »
Toujours professionnelle, la brune retient la dernière phrase qui suit sa pensée. Après tout … Yahiko et elle sont venus à bout d’un être probablement bien plus puissant qu’elle, non ? Il n’aurait probablement eu aucun mal à la mettre au tapis pour de bon. Mais c’est une mauvaise phrase, ce n’est pas professionnel. Ça ne se dit pas. Alors Chiaki se contente des faits, rien que des faits. Son « travail » terminé, la brune se remet au fond de son lit.
« Pour le reste, je ne suis pas concernée, je laisse donc la parole à mon partenaire. »
Un sourire étire ses lèvres. Sourire cordial. Celui de la chirurgienne, non de Chiaki. Mais peu importe, sourire quand même. Et puis, hop, bonbon.
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Dim 13 Jan 2019 - 22:06
Il ne voyait rien. La tête baissée, il n'avait aucunement prêté attention à ce que pouvait bien ressembler le faciès de son supérieur hiérarchique. Anciennement supérieur hiérarchique, mais aux yeux de Yahiko, même s'il devenait un jour Ombre du village, il continuerait de le vouvoyer, de lui adresser un respect semblable à s'il s'adressait à quelqu'un de plus valeureux que lui. A quoi est-ce que cela avait bien pu ressembler ? L'entendant se redresser de sa chaise, il ne broncha pas. Son regard restait fixe sur la couverture qui le recouvrait, s'attendant à tout redressement. Il attendait, comme un enfant qui attendait la punition de ses parents, et le premier contact avec sa tête accompagné par ses paroles lui donna la couleur.

Chaque petite tape qu'il recevait sur la tête n'était pas douloureuse physiquement mais elle était porteuse de sens, psychologiquement parlant. Il savait qu'il devait payer, car bien qu'il n'ai nullement eu l'intention de tuer la Sendai, ne pas se soucier de sa santé physique et partir sans s'en soucier pouvait être considéré comme un acte criminel, et à ses yeux, un court séjour en prison aurait été totalement justifié. Un amusant coup du karma, car si elle avait considéré les défenses de Yahiko suffisamment fortes pour contrer les techniques qui l'avait fortement amoché, il n'avait aussi jamais songé que sa technique avait pu être suffisamment puissante pour lui faire frôler la mort. Sourire à ce moment ? Non, ce n'était absolument pas adapté, bien que l'envie ne manquait pas à cette idée.

Son corps relâcha toute tension lorsque le Kage le prit dans ses bras : il ne se serait jamais attendu à recevoir une telle intention, c'était à ses yeux comme d'apprendre qu'on se souciait sincèrement de lui. Ses bras se laissaient tomber le long de son corps, sa tête se releva légèrement et un léger sourire se dessina sur son visage. Y avait-il quelque chose à dire dans ce genre de moment où chacun des deux ninjas démontrait de bonnes intentions ? Probablement pas, il s'était fait à l'idée d'accepter ce qu'il lui arrivait, peu importe comment ce serait amené. Le Raikage aurait pu lui mettre une claque qu'il n'aurait pas bronché.

Continuant de l'observer calmement, il acquiesça d'un signe de tête alors qu'il lui annonçait qu'il allait lui raconter la version de sa lointaine cousine. Gardant son air sérieux et curieux, il bu ses paroles avec pleine confiance. Il n'avait aucun intérêt à mentir, il n'avait aucun intérêt à déformer la réalité alors qu'il se battait actuellement pour réconcilier les deux shinobis de Kumo.

-"Une erreur...", dit-il en fermant son poing, le regard qui semblait montrer qu'il replongeait dans la haine.

Il s'en voulait. Non pas qu'elle l'ai frappé, non pas qu'elle lui ai envoyé ses techniques les plus puissantes, il s'en voulait de n'avoir pas été capable de réagir à ce moment là. Il avait été faible, il avait descendu dans l'estime de la Sendai en montrant qu'il ne valait pas ses techniques. Luttant contre lui-même et contre ce fichu complexe d'infériorité, il se rassura en repensant à son combat contre Nala. Pour une fois, il ne voyait pas le négatif de la situation, il repensait à la mort de cette infâme kunoichi et de la gloire qu'il avait eu en l'annihilant, ce qui calma son égo. Expirant calmement et doucement un bon coup pour évacuer ces anciennes pensées négatives, il attendit la fin de sa petite intervention pour réagir par un acquiescement de la tête, comprenant la situation et tous les impacts qu'il avait engendré par sa seule technique.

-"Je ne le comprends sûrement pas aussi bien que vous, mais je le comprends. Laissez-moi vous promettre de faire l'effort d'aller m'excuser directement à Anzu. Je ne vous jure pas de me réconcilier avec elle, mais je vous jure de lui faire comprendre que je n'ai aucune mauvaise intention et que je compte rester professionnel avec elle."

Les paroles de Chiaki pouvaient être flatteuses, mais elle n'avait pas totalement tort. S'il avait voulu la tuer à ce moment là il aurait eu les capacités de le faire malgré ce qu'il avait encaissé, et il ne l'avait pas fait. Il avait été maladroit mais il n'avait pas voulu non plus causer un quelconque meurtre.

-"Je ne souhaite pas que vous m'accompagniez, il ne faudrait pas qu'elle pense que vous m'y avez forcé. Laissez-moi simplement vous jurer que je le ferai, je tiendrai parole."

Il redressa sa tête et vit le faciès bien plus tranquille de son Raikage, plus souriant, comme s'il avait été décontracté par cette conversation. S'il y avait bien une personne qu'il voulait rendre fier, c'était bien ceux du village dont il était compliqué d'obtenir la fierté. Shuuhei faisait évidemment parti de l'un d'eux.

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Mer 16 Jan 2019 - 10:13
L'heure du bilan


- « C’est le but premier que je visais, en vérité. Tant qu’il y a le respect entre vous et qu’elle ne vit pas dans la hantise de te voir débarquer de nulle part pour la tuer, c’est l’essentiel. Personne ne vous jugera si vous avez une relation strictement professionnelle. »

Le moi paternaliste voulais évidemment les voir réconciliés et soudés comme avant, mais il y avait des relations qui pouvaient ne plus coller, ce que je comprenais parfaitement. On pouvait en dire autant du shodaime et moi. Même si ce dernier venait à être gracié par notre seigneur (chose qui ne m’étonnerait pas, tant le daimyo était un type à part), je n’aurai certainement plus la force de le considérer comme un ami sur qui compter, un vrai. Le ressort s’était définitivement cassé suite à sa lâcheté et récupérer son boulot pour faire de Kumo une cité prospère ne fut pas une tâche aisée. En y réfléchissant, c’était mes responsabilités face à mes concitoyens qui m’avaient poussé à attaquer l’homme au chapeau pour faciliter leur fuite. Qu’est-ce qui se serait passé si je n’avais pas été l’ombre de la foudre à cette période précise ? Voilà une bonne question que je me posais bien souvent, non sans soupirer lourdement comme à mon habitude. Je me grattai le crâne tout en m’efforçant de ne plus trop y penser et tout en reportant mon regard sur les jeunes. Le reste ne dépendait plus de moi et j’en vins à espérer sincèrement que l’issue de toute cette histoire soit heureuse. Enfin… Là-dessus, y’avait moyen de parier sur Anzu pour qu’elle fasse de son mieux pour recoller les morceaux. Les femmes de son genre étaient plutôt ouvertes aux réconciliations.

- « Enfin… Merci à vous deux de m’avoir écouté et d’avoir répondu à mes interrogations. Je sais que les vieux de mon genre peuvent être barbants quand ils s’y mettent… »

J’eus un sourire. Au final, le tout s’était bien déroulé. J’avais un temps craint le fait de devoir rudoyer ou avertir sèchement le gamin devant moi, mais tout est bien qui finit bien. J’avais néanmoins une impression un poil plus mitigée vis-à-vis de la chirurgienne qui m’avait paru subitement plus froide et distante, mais j’en vins à déduire vite que je me faisais peut-être des idées pour rien. Ne la connaissant pas particulièrement, je ne pouvais rien conclure, mais l’avenir m’éclairerait certainement sur sa personnalité en général. Et vu qu’elle ne refusait pas mes cadeaux, on pouvait dire que j’m’étais pas mal tiré avec elle pour une première entrevue sérieuse. Et dire qu’elle n’était encore qu’une simple genin quand je quittais temporairement le village… Le temps passait vite. Trop vite même ! « Je vous offre un restau dès que vous vous rétablissez entièrement. Je pense que vous le méritez amplement ! On ira où vous voulez et ce sera buffet à volontiers ! Si ça vous intéresse, bien entendu ! » Le cadre d’un restaurant était plus convivial et la bouffe avait l’art d’adoucir les mœurs. Dans leur état, ils ne pouvaient clairement pas se lâcher sur ce que je leur avais acheté, mais dans un restaurant, la donne était différente. Et puis, on pourrait parler de choses moins sérieuses, plus amusantes. Une perspective qui m’amusa mais pas pour longtemps vu qu’une infirmière débarqua.

Un check-up, certainement…

- « C’est l’heure pour moi de partir on dirait. »

L’infirmière qui était censée s’occuper d’eux eut un sourire désolé, mais je lui fis signe que ce n’était pas grand-chose. Il était normal qu’elle assure son job, sans compter que j’avais fait le tour avec les gamins. Ils avaient également besoin de repos, ce que je concevais, bien évidemment. Là-dessus donc, je me levai définitivement avant de leur faire un clin d’œil : « On se reverra plus tard, certainement. Portez-vous bien ! » Je pris ensuite le chemin de la sortie non sans leur avoir faire un signe de main en guise d’au revoir et une fois dans l’un des nombreux couloirs du complexe scientifique, je fouillai instinctivement mes poches avant d’en sortir mon paquet de clopes. Quelques secondes plus tard, je soufflai ma première bouffée avec un air satisfait. Seulement quelques mois et revoilà que je redevenais accro à la nicotine. Définitivement, être loin de Nora me faisait plus de mal que de bien et j’étais prompt à retomber dans mes vices. Tu parles d’une vie… L’une des plus vieilles infirmières du coin voulut rouspéter, mais je fis vite de décamper plutôt que de faire le dur. Il me restait plus qu’à aller voir Reiko maintenant et ensuite aller au poste de police pour dresser le profil des enfoirés qui nous avaient attaqués. C’était non seulement primordial, mais ça m’aiderait éventuellement à réfléchir à une éventuelle traque… Y’avait moyen.

Et si je réussissais à en buter un, l’initiative enverrait un signal fort à l’ennemi.

Non, Kumo n’était pas une cité à sous-estimer. Et elle était prête à se les faire. Tous.


Spoiler:
 
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Mer 16 Jan 2019 - 23:02
L'heure du bilan.

Un compromis. Les deux camps semblent accepter de faire des efforts, être prêts à parler pour que tout s’améliore. Chiaki fait confiance à Yahiko pour faire cet effort, mais elle ne sait pas ce que ça va donner du côté d’Anzu. Peut-être que ça ira, ou alors peut-être que ce sera totalement l’opposé, elle va se braquer en voyant Yahiko et s’imaginer qu’il vient pour l’achever. C’est d’une tristesse … Enfin, peu importe, ce n’est pas vraiment son problème. À partir d’ici, l’histoire entre ces deux personnes redevient leur histoire, pas la sienne. Elle se contente de dévorer un autre bonbon.

Leur aîné reprend la parole et les remercie pour leur collaboration. Chiaki lui sourit avec l’espoir d’être la plus naturelle possible. Son esprit militaire lui indique que c’est totalement normal d’avoir réagi ainsi et qu’il n’a aucune réelle raison de les remercier pour cela. Néanmoins, sa venue les a tout de même sortis de leur petit cocon et il leur a apporté de la nourriture … Au fond … Au fond, ce type est un type bien. Il y a peut-être des choses qui ne plaisent pas à la chirurgienne chez lui, mais ça reste une personne qui semble digne de confiance. En terme de hiérarchie et d’efficacité. Pour le reste, elle n’en a aucune idée.
« Merci à vous, Shuuhei-san. »
Son sourire devient véritablement naturel, poussé sur ses lèvres par la gratitude qu’elle porte au Nidaime. Il enchaîne rapidement avec une proposition de restaurant. Comment gagner le cœur de la brunette en quelques mots. Elle hoche la tête vivement. C’était pas la meilleure rencontre qui soit, mais pas la pire et Shuuhei se rattrape totalement. Si, en plus, ça peut leur servir par la suite pour écraser des personnes comme ce Netsuku, Chiaki accepte volontiers de raconter son histoire.

L’infirmière qui apparaît dans la chambre signale la fin de cette entrevue. La visite médicale … Des questions, des ajustements de traitements, des petites conversations ici ou là histoire de dire … La routine, en somme. Quelque chose que Chiaki fait un peu trop souvent pour en être perturbée. Shuuhei profite de ce moment pour s’éclipser, laissant les deux jeunes shinobis aux mains de la gentille infirmière. La chirurgienne la connaît plus ou moins, de vue seulement. Nouvelle, peut-être. Ou alors elle ne sort pas assez de sa tanière pour pouvoir la voir.

La soignante pénètre dans la chambre et commence alors sa besogne. Chiaki se laisse faire, silencieuse. Faciliter le travail des professionnels de la santé est une de ses tâches, en tant que comparse. Au fond, peut-être que cette rencontre aura permis d’améliorer la vie à Kumo, dans tous les domaines, qui sait ? Il n’y a plus qu’à l’espérer et attendre que le temps fasse son œuvre.

Chiaki tourne la tête et sourit à Yahiko. Son partenaire dans cette situation incroyable, probablement la meilleure personne avec qui elle ait pu être placée en équipe pour cette mission. Un héros pour les autres, mais surtout un héros pour elle. Comment une telle personne aurait pu vouloir en tuer une autre, en appartenant au même village ? Impossible, vraiment impossible.

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Jeu 17 Jan 2019 - 10:39
Acquiesçant de quelques signes de tête, il répondit à l'affirmative à ce que disait son supérieur. Il était quelque part satisfait de ne devoir faire ami-ami avec tout le monde, car bien qu'il prônait pour une paix dans le monde, il prônait tout autant la liberté de chacun de défendre les idées que chacun voulait, en prenant évidemment le risque que ça ne fasse pas l'unanimité. Que penser d'Anzu, au fond ? Sauf cette histoire qui illustrait un vaste malentendu, elle n'avait jamais été véritablement désagréable, elle avait toujours été réservée et ses pleurnichades montraient bien un côté sensible qui devait normalement être plutôt admirable. Objectivement, en plus des raisons qu'avaient donné l'ancien Raikage, il avait tout intérêt à aller s'excuser, même si une lâcheté profondément enfouie ne lui donnait pas vraiment envie de le faire.

Il était probablement plus facile dans la vie de rester dans son petit confort et ainsi dans sa lâcheté que de faire des efforts et de se faire un peu de mal, bien que ça en vaille souvent la peine. Il ne savait pas vraiment si Anzu était le genre de personne qu'il voulait avoir dans son entourage, tant il y avait de nombreuses choses qui les séparaient et notamment un manque de volonté de la part de Yahiko de faire toute une éducation à la sociabilisation. Comme il disait à son supérieur : maintenir au minimum une relation professionnelle était sûrement la base de toute relation entre ninja, il n'y avait que rarement le besoin d'aller plus loin.

Écoutant Shuuhei, il se permit un petit rire. Amusé, mais sûrement aussi amusé que peiné. Comment pouvait-on laisser s'abattre la vieillesse sur son mental ? Ce n'était pas digne d'un Raikage, surtout lorsqu'on comparait son âge à celui de Kenshin, qui ne devait pas forcément être plus éloigné. Il ne voulait pas être irrespectueux, non, et plutôt que de rester sur un non-dit, il préféra donner une phrase emplie d'espoir à son supérieur.

-"Détrompez-vous, Shuuhei-san, vous avez sûrement été bien plus utile que vous ne le pensez", dit-il ainsi dans un sourire plutôt rassurant.

Pour qui se prenait-il à tenter de rassurer quelqu'un qui n'était pas de sa pointure ? Dans sa tête, un acteur de la paix qu'il voulait instaurer, et lorsqu'il voulait participer à cet objectif, ni le passé ni le grade ni l'âge ni le métier ne devaient être des barrières : ils étaient tous humains.

La petite conversation fut coupée par l'arrivée de l'infirmière. Le temps qu'ils avaient passé ensemble avait été bien rapide, si l'on partait du principe que chaque infirmière venait dans cette chambre sur un intervalle de temps très court. Observant la scène dans laquelle le Nidaime se rendait compte qu'il n'avait plus vraiment sa place ici, Yahiko se permit de piocher une nouvelle fois dans le petit panier de friandises.

-"Merci pour le restaurant, et merci pour cette discussion ! A bientôt", dit-il dans un salut tout à fait respectueux.

Observant cette fois l'infirmière entrer dans la chambre, poser ses questions et agir comme elle le devait, il se laissa faire. Le corps des deux shinobis avaient bien encaissé et pour Yahiko, ce furent notamment les bras qui furent frappés à deux fois : une fois lorsqu'il s'était protégé par chance contre le premier éclair de masse et qu'ils encaissèrent tout son poids contre son mur, et la deuxième fois lorsque l'éclair les avait frappé de plein fouet. Bien plus naïf que Shuuhei ou Chiaki, il se demandait sérieusement combien de temps il serait enfermé dans cet hôpital. Non pas que les présence de Chiaki ou des infirmières soient déplaisantes, mais il y avait des entraînements à mener et Kumo était sûrement loin d'être hors de danger.

Alors que l'infirmière venait de partir, le Sendai fut le regard de sa camarade se poser sur lui, accompagné d'un sourire. Le lui rendant tout aussi gentiment, il engagea une discussion avec elle : ils avaient pu parler avec le Metaru, mais il n'avait jamais eu l'occasion de discuter entre eux de ce qu'ils avaient vécu. Eux, les deux seuls survivants de cette terrible mission...

-"Je devrais te remercier et te féliciter pour ce que tu as fais, bien que nous ayons beaucoup à nous reprocher, nous avons quelque part réussi notre mission et c'est aussi grâce à toi."

Son regard se baissa sur sa couette à nouveau, dans un sourire un peu moins joyeux, il était songeur. Une jeune fille qui avait un peu moins d'expérience que lui et qui malgré ça avait l'air de maintenir son sang froid bien mieux que lui. Il éclaterait sûrement en sanglot une fois seul, une bonne fois pour évacuer tout ce qu'il devait évacuer et pour commencer un nouveau départ : celui de la contre-attaque de Kumo.

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Jeu 17 Jan 2019 - 22:28
L'heure du bilan.

L’infirmière leur donne des médicaments pour apaiser la douleur, leur fait un dernier salut et quitte la pièce. Les voilà désormais seuls tous les deux, encore une fois. Deux âmes blessées, détruites physiquement comme mentalement, par le poids des attaques, le poids des responsabilités. Certains diraient faibles, d’autres diraient courageux. Chiaki considère simplement qu’ils ont été chanceux de ne pas faire partie des victimes et qu’ils ont fait de leur mieux, ce qui aura suffi à mettre hors d’état de nuire au moins une personne sur les deux. Il faut pouvoir s’en réjouir, bien qu’un nombre conséquents de vies ont été prises ce jour-là. Le poids de la réussite est aussi lourd que celui de l’échec. Ça fait autant de bien que de mal … Ou peut-être surtout du mal.

Yahiko brise enfin le silence. Un silence bien trop long et douloureux. Des remerciements ? Des félicitations ? Oui, ils ont réussi, oui, ils ont également mis une femme hors d’état de nuire. Mais ils ont échoué, aussi. Néanmoins, contrairement à Shuuhei qui a quasiment occulté ces informations, la crinière blanche est bien plus terre-à-terre. La vérité est plus large qu’une simple victoire. La vérité touche aussi l’échec. Il le sait et il le dit. Mais il lui tend une main bienveillante à travers les ténèbres, pour tenter de la sortir de cette coquille malsaine. Chiaki s’en saisit timidement.
« Aussi triste soit cette victoire … » Elle soupire doucement. « Aussi triste soit cette victoire, c’est quand même une victoire. Nous avons bien des choses à parfaire, mais … Je suis heureuse d’avoir vécu ça avec toi. »
La chirurgienne baisse les yeux. Elle réfléchit, puis se rend compte que sa dernière phrase peut être très mal interprétée, vraiment mal. Des rougeurs naissent aux coins de ses joues et ses mains remontent, remuant brusquement.
« Je veux dire ! Nous avons … Nous avons formé une belle équipe, au final. Nous avons survécu et mis cette femme hors d’état de nuire, c’est mieux que rien. »
Mieux que rien, voilà ce qu’il faudra retenir de cette terrible expérience. C’est une phrase toute faite, même pas suffisant pour être une excuse, mais … Mais comment la contredire ? Elle paraît si réelle, au fond. Il faut trouver du positif dans le négatif, c’est leur seule solution pour ne pas plonger.
« J’espère néanmoins qu’on parviendra à se revoir dans de meilleures circonstances, haha. »
Un peu d’humour dans cette situation difficile … ça ne fait pas de mal, en théorie. Un sourire étire doucement ses lèvres, se frayant un passage à travers toutes les crispations et autres marques de tristesse qui parcouraient son visage. Il y parvient, progressivement, jusqu’à prendre la forme d’un véritable sourire. Il n’y a pas autant de cœur et de joie que dans ses habituelles mimiques, mais il y a quand même l’intention.
« Merci, Yahiko. Pour ton courage, tes directives … Et ta gentillesse depuis que nous sommes ici. »
Une profonde gratitude, sincère. Ce jeune homme est parvenu à la protéger d’une très grande menace et voilà qu’il la sort progressivement des abysses. Yahiko est une personne exceptionnelle, c’est certain.

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Lun 21 Jan 2019 - 18:19
Heureuse d'avoir vécu ça avec lui, hein ? Un léger sourire s'afficha sur son visage, se dessinant doucement. Ca pouvait être pris comme une espèce de déclaration, mais le Sendai savait bien qu'il n'en était rien. La légende de la princesse qui tombait amoureuse du premier prince charmant qui lui sauvait la vie restait une légende, la réalité était bien différente. Le Chûunin n'avait fait que ce qu'il était en son pouvoir pour maintenir autant de personnes que possible en vie, et Chiaki était quelque part la seule inconnue qu'il avait réussi à sauver. Automatiquement, elle devenait en quelques sortes sa source de fierté, celle qu'il avait réussi à faire survivre, celle qui pouvait reconnaître tous les efforts qu'il avait fait pour tenter de mener sa mission à bien.

Son sourire s'effaça tout aussi doucement, son regard se posant sur elle tandis qu'elle rattrapait sa petite maladresse. Il y avait sûrement de quoi être amusé à ce moment, mais le Sendai ne sourit pas une deuxième fois : on ne redevenait pas un bon vivant aussi vite. Voulant la rassurer au sujet du malentendu, il décida de laisser couler, le comportement qu'il aurait avec elle serait sa propre réponse et l'action vaudrait toujours mieux que dix milles paroles. Gardant son regard de marbre, il fut tout de même satisfait du positif qu'elle releva de la situation. Il pouvait s'en contenter, en effet, derrière ce sombre rideau se cachait tout de même de beaux paysages : ils avaient réussi à travailler ensemble, ils avaient réussi à tuer cet adversaire, ils avaient réussi à survivre. Ca pouvait sembler insuffisant lorsqu'on pensait à la dizaine d'autres ninjas décédés, mais les deux ninjas de Kumo apprenaient actuellement qu'il était impossible de régler tous les conflits, peu importe la volonté qu'on y mettait.

Pourtant, dans ses rêves les plus fous, Susanoo y arrivait. Son charisme servait à en effrayer la plupart, ses pouvoirs servaient à terrasser le reste. Peut-être que les rêves étaient eux aussi fait pour rester des rêves, Yahiko était si loin d'obtenir le même résultat. D'une inspiration profonde, il écouta la petite touche d'humour de la Sentetsu. Bien qu'elle ne l'ai pas fait rire, elle réussit tout de même à apaiser à sa façon ce moment, tout en rappelant que la vie continuait malgré toutes les horreurs qu'ils avaient pu vivre. A côté de toutes ces horreurs, il existait tout de même de belles choses qui, parallèlement aux histoires les plus sombres, donnaient elles aussi l'envie de se battre. Les sucreries de Shuuhei et ses paroles, les invitations au restaurant, les belles amitiés qu'il avait pu tisser, son lien avec ses élèves...

-"Ce sera avec plaisir oui", acquiesça t'il d'un signe de tête de haut en bas.

Puis il sourit une deuxième fois. S'il avait pu rougir cette fois, il l'aurait fait. De la même manière que Shuuhei, elle avait été suffisamment agréable pour souligner son comportement pendant cette sanglante mission. Du courage ? Y en avait-il véritablement, lorsqu'on était face au fait accompli et que la seule autre option était la mort ? La gentillesse ? ... Oui, il y en avait. On ne se battait pas correctement avec des gens avec qui on ne pouvait pas s'entendre, on ne pouvait être efficace avec des gens qui avaient le moral dans les chaussettes, on ne pouvait être heureux lorsqu'on ne recevait jamais de positif. Il avait été lui-même, il avait tenté du mieux qu'il pouvait de remotiver les troupes, si l'on pouvait dire ça comme ça.

-"Ce n'est rien, ça me paraît normal. je suis quand même content d'avoir pu t'aider, au moins toi."

Il ne pouvait la percevoir que comme une inconnue qu'il avait sauvé parmi tant d'autres, mais la réalité était toute autre. Elle n'était pas une inconnue, elle était Sentetsu Chiaki, avec son passé, son présent et son futur.

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Mer 23 Jan 2019 - 20:02
L'heure du bilan.

Survivre, quand d’autres trouvent la mort. C’est peut-être la plus difficile des réalités auxquelles sont confrontés les ninjas. Ils sont les héros de certains, les bourreaux des autres. Chiaki le sait, on ne peut pas sauver tout le monde, même avec la meilleure volonté. Les médecins sont plus lucides à ce sujet, ils savent que toutes les vies sont fragiles et que, même lorsqu’ils donnent leur âme, ils ne sont pas forcément aptes à garder une personne sur cette terre. Constat déchirant d’une réalité cruelle, mais indiscutable. Le monde est ainsi fait : il a ses bonheurs, ses joies, ses peines, ses tristesses, ses dangers, ses déchirements. Les ninjas sont là pour aider les civils, aider les autres ninjas plus jeunes, mais ils ont aussi leurs limites. Cette conversation avec Yahiko lui rappelle que c’est inéluctable, mais qu’il vaut mieux en avoir sauvé au moins une poignée plutôt que pas du tout.

Ces situations difficiles, où les cœurs s’écrasent et les âmes réalisent que le monde est ignoble, sont les situations dans lesquelles deux êtres, parfois complètement opposés, se rendent compte qu’ils ne sont pas seuls. Ils voient que d’autres peuvent traverser ces épreuves avec eux, qu’ils peuvent trouver des mains tendues même dans les ténèbres les plus épaisses. Yahiko est cette main, pour Chiaki. Celui qui a traversé les abysses pour la tirer vers le haut. Alors, même si leur mission est une forme d’échec, elle reste néanmoins une réussite, dans leur relation comme pour leurs propres vies. Une façon de leur montrer qu’il faut être toujours plus fort, mais, surtout, compter sur ses partenaires. Ne pas partir à l’aveugle. Yahiko aura été le meilleur partenaire pour cette situation.

Lorsqu’il accepte la proposition de Chiaki de le revoir dans de meilleures circonstances, un large sourire étire ses lèvres. Il ouvre ainsi la porte à une rencontre « normale », où le danger ne rôde pas et ne menace pas d’enlever une de leurs deux vies. Une possibilité à l’opposé de leur rencontre initiale, qui sortirait de leur étrange ordinaire.

Elle le regarde avec une infinie douceur quand il termine. Il l’a sauvée. Il l’a aidée. Ils se sont aidés. Ils ont fonctionné en cohésion face à l’ennemi et, même s’il y a eu de la casse, ils l’ont vaincue. Il faut se focaliser sur le positif et avancer, en se promettant de faire mieux. Oui. Il n’y a plus qu’à suivre cette voie, de toute façon. Chiaki hoche doucement la tête.
« Tu es un excellent ninja, Yahiko. Beaucoup pourraient te dire que ton innocence finira par te coûter cher, mais … Je pense qu’il faut des personnes comme toi dans notre monde. Des personnes qui tentent de voir le bien dans notre univers. Qui tentent de l’améliorer. »
Ses yeux se perdent dans le vide, puis sur sa couverture. Les idéalistes. Faibles, fragiles, mais tellement utiles à cette société viciée.
« Je sais que parfois, c’est très difficile de relever la tête. Mais je pense que tu es une des meilleures personnes pour ces situations. Notre village a besoin de toi. »
Elle réfléchit un instant, puis reprend.
« Attention néanmoins à ce que cela ne te mette pas dans une situation périlleuse, un jour. »
Ses prunelles reviennent sur lui, pleines d’un véritable sérieux.
« On ne sait jamais de quel mal nos ennemis peuvent être faits. Souviens-toi que, parfois, il n’y a aucun bon à tirer en eux. »
La limite entre la naïveté et l’idéalisme est souvent très mince … Yahiko sera-t-il capable de la déterminer ? Chiaki l’espère, du plus profond de son cœur.

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Jeu 31 Jan 2019 - 12:13
Être innocent était-il un choix ou sa nature ? Y avait-il un moment dans sa vie où il s'était dit "tiens, et si je restais innocent jusqu'à la fin de mes jours" ? Probablement pas. Il était né comme ça, il grandissait comme ça, il vivait comme ça, comme dans un syndrome de Peter Pan où il ne se voyait grandir qu'étrangement. Accepter un corps qui grandissait, accepter de devenir plus sage et plus mature, mais refuser de changer et d'évoluer comme un adulte, en quelques sortes. Compréhensible, lorsqu'on voyait ce qui était engendré : des choix difficiles, des moments difficiles, des périodes de crise comme celles que Chiaki et Yahiko vivaient en ce moment. Alors non, ce n'était pas un choix, il était destiné à travailler sur soi et lutter contre son pire ennemi pour devenir celui qu'il voulait : lui-même.

Chiaki apaisait un peu la plaie que la situation avait ouverte. Entendre qu'être innocent était positif était agréable, elle le confortait dans ce moment où il avait besoin d'un peu de douceur. Il en fallait dans notre univers ? Comment serait-il s'il n'y avait que des gens innocents ? Probablement rempli de gens qui feraient des erreurs sans que le monde ne leur tombe dessus, probablement rempli de gens qui ne feraient pas la guerre parce qu'ils ne seraient ni avide de pouvoir, ni avide de conquête. Mais ce serait un monde un peu plus pauvre, quelque part, presque ennuyeux. Une idée bien triste mais qui faisait réaliser que tout au monde était une richesse, même le mal qui tranchait l'ennui du bien.

La tête du garçon restait stoïque, elle réfléchissait. La voix de la jeune fille lui caressait les oreilles, elle n'était que bonté et gentillesse. Ce n'était hélas pas comme ça qu'on éduquait les gens, ils s'éduquaient le plus souvent par l'expérience et la douleur, mais il fallait au moins reconnaître que ça servait de pause. Une pause entre les moments de souffrance, un répit entre les instants douloureux et une occasion parfaite de réaliser la chance qu'on avait d'être en vie : pour entendre des compliments comme ceux-là. Il ne pouvait que les accueillir à bras ouverts, même si elle était bien trop gentille avec lui.

Elle tâcha en tout cas de nuancer ses propos, rappelant que bien que son innocence soit très positive, elle pouvait aussi apporter sa dose de négatif. Être innocent, c'était pouvoir être trompé facilement, c'était ne pas soupçonner les comportements les plus malsains, les plans les plus vicieux. Yahiko aurait aimer se jurer qu'il ne tomberait plus jamais dans le panneau, mais c'était bien trop difficile, c'était lutter contre soi-même, douter du moindre de ses comportements. Il soupira doucement un coup, fruit de toutes ses réflexions. C'était épuisant de se remettre en question à ce point. Acquiesçant tout de même ce que lui disait Chiaki, il lui adressa un regard mitigé : heureux des compliments qu'elle lui avait fait, soucieux de tout le mal que ça pouvait engendrer. Qui sait, peut-être serait-elle victime un jour de son innocence...

-"Tu es trop gentille avec moi, mais ça me fait quand même plaisir... merci. Je vais faire de mon mieux."

Signant sa phrase d'un sourire tout aussi tendre, il s'allongea de nouveau sur son lit d'hôpital. Il y avait de nombreuses choses sur lesquelles réfléchir, mais il était parfois bon de faire un peu de vide, et ce n'était pas comme si les deux ninjas n'avaient pas besoin de repos.

-"Je vais me reposer encore un peu, si ça ne te dérange pas."

Fermant les yeux, se tournant dos à sa camarade de chambre, il se laissa emporter dans le monde des songes. La discussion avec Shuuhei et Chiaki avait été intéressante mais épuisante, lorsqu'on était encore en convalescence. Il fallait retourner se reposer pour mieux se soigner.

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