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La loi du plus fort - [MISSION LIBRE C]


Jeu 6 Déc 2018 - 13:22
Bureau des missions a écrit:


La loi du plus fortOn nous a récemment rapporté qu'un gang de petites frappes s'amuse à terroriser les femmes du village. Ils les agressent, parfois sexuellement, leur volent leurs biens et les humilient sur la place publique. Vulnérables, elles n'ont d'autre choix que se plaindre à la milice locale. Vous avez donc été mandatés pour leur régler leur compte et faire cesser ces agissements. Attention cependant à bien respecter deux règles : toute effusion de sang inutile vous sera sanctionnée et si vous avez besoin de recourir à une très forte dose de violence, assurez-vous de ne pas le faire en public.

Trouver le gang
Mettre fin à leurs agissements
[Important] Ne pas causer d'effusion de sang inutile
[Important] Ne pas faire preuve d'une trop grande violence en public





Tout en marchant dans les rues de Kumo, Saigo relisait silencieusement le parchemin qu’il tenait entre les mains, s’occuper de petites racailles? À croire qu’il était de retour à Yûgure, bien que chez lui, sur son territoire, jamais il n’aurait laissé les choses en arriver là. Il fallait cependant l’avouer, Kumo était beaucoup plus grand que son ancien terrain de jeu et son enrôlement récent dans les troupes du pays ne lui avait pas encore permit de se renseigner sur la manière dont la pègre gérait l’envers de la ville. Peut-être n’y avait-il même aucune organisation illégale, sinon ce genre d’incidents aurait déjà été résolu depuis bien longtemps. Une pensée qui lui mit la puce à l’oreille, des poux sur les cheveux et de la poussière dans l’œil, des miettes entre les dents, tout ça tout ça. Les cases semblaient s’encastrer parfaitement en un petit puzzle fort bien ficelé. Il ne put s’empêcher de faire la comparaison entre son ordre de mission, les villages cachés et son passé dans la pègre. La manière dont ce gouvernement faisait les choses, éliminer les nuisibles, protéger les intérêts d’un tel, semblait beaucoup trop proche de ce dont il avait l’habitude. Etait-ce le cas partout dans le monde? Les sociétés humaines, quelques soient leurs origines et revendications fonctionnaient-elles toutes de la même manière ? Saigo n'avait aucune réponse à cette question et il s'en branlait, du moment que les choses allaient dans son sens. Il se devait de penser à sa propre personne, à son évolution personnelle avant de pouvoir même envisager de réfléchir sur le sujet, il n'était pas un révolutionnaire, du moins pas encore... Puis le jeune homme n'avait probablement ni la matière grise ni la volonté de s'attarder vraiment sur le sujet, sans même parler de l'empathie nécessaire...

Il froissa l'ordre de mission dans son poing, y insuffla un peu de chakra et manquant de peu le crâne d'un passant l'envoya s'écraser contre une benne à ordures, celle-ci fut trouée par l'impact du projectile. Petit sourire aux lèvres il continua sa route faisant fi des regards outrés que certains citoyens au courage fuyant lui lançaient. Ce nouveau pouvoir qu'il possédait était fort utile, mais il ne le contrôlait pas encore, de la même manière Saigo faisait des efforts, non de son plein gré, il s'agissait uniquement d'une des clauses épineuses de son contrat. En tant que Kumojins il se devait de se comporter de manière civilisée, même s'il galéjait encore un peu avec la définition et le sens de ce mot. Pour tout dire, il était même plutôt content que les ordres de cette mission soient aussi explicites, à peine avait-il lu les premières lignes qu'il s'était déjà imaginé fracasser ces couards sur la place publique histoire de faire passager un message. L'ancien Hijin devait vraiment se rentrer dans le crâne que bien que similaires en de nombreux points, les problèmes d'ici étaient pour la plupart réglés avec le moins de violence possible et surtout, dans l'ombre. Perturber la paix et le calme semblait porter atteinte à l'image que le peuple pouvait se faire du gouvernement en place, il fallait faire gaffe à l'équilibre des forces, la réputation et bla bla bla... Il n'avait écouté qu'à moitié lors de son dernier cours de géopolitique.

Saigo arrivait enfin au point de rendez-vous, une fontaine avec la sculpture d’un petit gosse entrain de pisser se trouver au milieu de la place, il s’agissait des quartiers de la classe ouvrière. Les harcèlements avaient lieu dans les alentours d'après les témoignages et le jeune homme devait retrouver ici son partenaire pour la mission. Non pas qu’il avait besoin d'aide, Saigo avait toujours travaillé en solo, peut-être que ces gras du bide de gradés lui avait refourgué un chien de garde histoire de le tenir à l'œil? Pourquoi pas, ce genre de truc lui faisait ni chaud ni froid, seul hic était qu'il n'avait pas le droit de briser les crânes de ses collègues et concitoyens, même si ceux-ci agissaient de manière "nuisible" à ses yeux. A Yûgure il était juge, juré et bourreau, ici il était simplement au boulot, chaque chose en son temps... Il l'avait décidé, il était maître de ce nouveau destin, personne ne l'avait forcé à recommencer une vie tout en bas de l'échelle sociale. Cela ne lui servait à rien de s'attarder sur le passé...

Saigo sortit son paquet de cigarettes, la place était bondée, impossible de trouver le type avec qui il devait faire équipe. En toute sincérité il n'avait pas vraiment cherché non plus, mais à quoi bon vu qu'il n'avait absolument pas retenu le dossier du concerné, simplement qu'il s'agissait d'un adolescent "pas comme les autres"... Hum... Saigo s'alluma une clope et escalada le terre-plein de la fontaine, il sortit son engin et se vida tranquillement la vessie dans un râle de plaisir aux côtés de la petite statue. Beaucoup trop de bières hier soir pensa t-il en remarquant que ses abdos s'étaient doucement voilés. Déçu, il reporta son attention sur la foule, avec la hauteur qu'il venait de prendre peut-être aurait-il un peu plus de chance de trouver ce maudit gamin.

@Satetsu Nobusuke
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Hier à 11:17
Depuis plusieurs nuits, il ne dormait plus très bien. Dans la pénombre de son lugubre appartement, il s'était enfoui dans une forme de solitude mélancolique liée à l'absence d'horizon. Son destin ne semblait pas être tracé de la bonne manière. Harcelé par les entretiens psychologiques, il devait sans cesse affûter ce personnage qu'il n'était pas, mais qui devait exister pour le bien de sa personne. Tel un ascète, il travaillait religieusement dans la réalisation de sa propre existence, avec une rigoureuse volonté de s'inonder dans une sphère de pureté. Mais cette sphère-là, contrairement aux idées courantes, n'avait rien de facile ou de chaleureuse : elle était froide, parfaitement lisse et dénuée de crevasses. C'était une bulle d'eau fragile et sans consistance, capable d'exploser au moindre choc. A l'intérieur de cette bulle, il étouffait. Il lui suffisait pourtant de tambouriner dedans, de la griffer avec ses ongles ou de hurler - comme il voulait le faire - pour qu'elle éclate : mais il était bâillonné par sa propre torture de l'âme.

Ce matin-là, il s'était affairé sans faire de zèle, les yeux cernés et le teint très pâle, comme d'ordinaire. Il sortît de la pièce sombre et plissa les yeux devant la lumière du jour, trop vive pour lui : animal taciturne et ténébreux, il n'aimait pas être inondé de couleur. Cette vérité était visiblement incarnée dans son accoutrement : en marchant, il traînait un squelette habillé d'un uniforme noir. Il ne tarda pas à s'engouffrer dans les quartiers de misère et à se mélanger à la foule. Avec une attitude aussi discrète et monotone que la sienne, difficile de le remarquer.

Après avoir contourné les angles des bâtiments en esquivant toujours les regards et les corps en mouvement, il arriva à la sculpture où, pour une nouvelle fois, il rencontrerait un partenaire de mission avec lequel il effectuerait sans doute les choses dans les règles de l'art. Il était loin de se douter, à présent, quel genre d'associé il allait se faire : probablement plus coloré, ce compagnon n'en demeurait pas moins aussi foncièrement mauvais que lui. C'est ce que le lugubre Nobusuke constata en observant le ripoux outrageux pisser dans la fontaine publique, imitant tudesquement le bonhomme de pierre. Cet énergumène mal embouché, en vertu de son comportement qui, en dehors de son impertinence, montrait qu'il était manifestement à la recherche de quelqu'un, ne pouvait être que cet allié avec lequel, vraisemblablement, il ne s'ennuierait pas. Cet hasard de circonstances le fit sourire. Il était toujours accompagné de quelqu'un qui contrastait parfaitement avec lui : soit le shinobi était rempli de lumière, soit il était extraverti. Tout ce qu'il n'était pas.

Avec toute la sobriété qui le caractérisait, le petit être aux idées noires et macabres se glissa comme un fantôme dans la foule dont il entendait les jurons alambiqués goulument employés par la faune locale, qui ne voyait décidément pas d'un bon oeil une telle agitation. Entre les protestations intimes des bigotes vieillissantes et les plaisanteries malveillantes des beaufs adipeux, il approcha en recueillant avec espièglerie toutes les phrases volatiles. Le sourire aux lèvres, il aborda l'homme dressé sur la fontaine.

--- Bonjour. Saigo, je présume ? Je suis Nobusuke, enchanté de faire votre connaissance. Très belle imitation, au passage.

Fit-il en ne camouflant pas le petit air malin dont il venait de maquiller son visage. Au bout d'un long périple de solitude, il avait le sentiment d'avoir enfin trouvé quelqu'un avec lequel il s'entendrait sur quelque chose : la mort des autres.
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Hier à 17:41
Il le sentit arriver bien avant qu’il ne le vît. Une aura sombre, similaire à la sienne en bien des égards, mais ne tenant courageusement, inutilement à ses yeux, que par un fil sociétal au-dessus de ce gouffre appelé démence. De quoi cet esprit corrompu avait-il peur? Probablement de lui-même et de ses excès... Dans cette foule, parmi ces hommes et femmes lambdas se trouvait un être étrange, une créature peu commune pour une ville devenue aussi civilisée et paisible. Cela ne faisait aucun doute pour l'ex-mafieux, cet énergumène en approche ne pouvait être que son nouveau partenaire.

La curiosité prit le dessus sur son flegme quotidien, il n'avait pas ressenti de présence similaire depuis quelques mois maintenant, à vrai dire depuis qu'il avait quitté les égouts de ce monde, ce pays nommé Hi, sa chère patrie qu'il aimait tant, cette terre putride aux relents nauséabonds d'espoir. Mais savait-il vraiment ce qu'aimer voulait dire? Le jeune homme se persuadait que oui, il s'agissait à ses yeux de ce sentiment impossible à refouler, qui vous attirait toujours plus profondément, une sensation impossible à refouler qui reprenait toujours le dessus, aussi facilement qu'une prostituée expérimentée faucherait un client bien dodu. Cette définition était probablement plus proche de l'obsession que de l'amour, mais expliquer cette triste nuance à Saigo était aussi simple que de trouver une femme de joie à la retraite sans MST.

Saigo n'eut pas à attendre longtemps avec que la bête ne se dévoile devant lui, sous les traits soignés, fatigués, également couturés par endroits, d'un jeune garçon avenant. Le sourire que le gosse fit à Saigo était pur et authentique, il aurait été effrayant pour quiconque et encore plus malsain pour une personne connaissant les penchants du garçon. Ce regard d'une perversité innocente et ce sourire trop amicale en disait long sur sa santé mentale. Son introduction, pourtant banale aux yeux du monde, ne venait que confirmer ce que l'ex-mafieux ressentait depuis quelques minutes. Il se sentit presque flatté de voir ce gamin se montrer sous son vrai jour. Ce genre de rencontre pour les gens de leur espère était semblable à un chien se laissant renifler le cul par son congénère, la tentation d'établir un terrain de confiance et d'en apprendre plus, avant de montrer les crocs...

- C'est compliqué à dissimuler n’est-ce pas?

Il lui rendit un sourire, un mix de bienveillance et de violence avec une goutte de nostalgie. Le jeune homme parlait des pulsions meurtrières, de cette excitation morbide que lui même avait mis des années à comprendre, dompter, plutôt que d'essayer de contrôler. En l'observant Saigo ne pouvait que se remémorer de son propre état mental au même âge, il se savait avoir été chanceux, vivre en pleine anarchie l'avait aidé à grandir à sa manière, son pays avait été son défouloire, son terrain de jeu, son laboratoire et sa prison. Serait-il encore en vie s'il était né dans un pays comme kaminari? probablement pas comprit-il en voyant l'état piteux actuel de Nobusuke.

Saigo, sa besogne terminée, referma sa braguette et sauta d'un geste souple pour revenir sur la terre ferme. Il tira une nouvelle tafe de sa clope fraichement entamée et reporta son attention sur le môme, lui offrant une clope au passage. Il se sentait l'âme charitable devant tant d'inattendu, il rendrait aujourd’hui un grand service au petit Nobu, et à lui-même à l'occasion, de la même manière qu'il aurait aimé avoir quelqu'un pour lui donner quelques conseils à l'époque. Cette journée promettait d'être lourde en rebondissements. En parlant de choses qui rebondissent, le jeune shinobi eut un éclair de génie, il était grand temps de se mettre au travail.

- Tu t'es déjà déguisé en femme Nobu? Fais moi confiance, j'ai une idée!

Il ne put s'empêcher de regarder sa proie d'un air sadique et plein de fougue. Il n'y avait q'un taré pour demander à un autre cinglé de lui faire confiance, et ce dès le deuxième échange de phrases.
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Aujourd'hui à 10:16
L'entrée en matière fut courte et surprenante. Après une petite marque d'ironie, Saigo descendît de son piédestal de défroqué et proposa une clope à son compatriote, ce que ce dernier accepta volontiers, bien que n'ayant pas l'habitude de s'adonner à ce genre de plaisirs éphémères. En avalant sa première bouffée de nicotine, Nobusuke eut un réflexe pulmonaire nonchalant qui l'obligea à tousser tout de go, le faisant passer pour un "bleu". Pourtant, il continua d'écouter religieusement son acolyte, tout en le découvrant de la tête au pied. Un grand gaillard au regard de braise habillé d'un squelette strié de muscles nerveux. Une teigne, songea-t-il. Un lascar un peu plus vieux que lui qui, malgré sa jeunesse, imposait de fait son autorité par son allure rebelle et son assurance dégoulinante. Sans être intimidé - tout du contraire, il était plutôt enjoué à l'idée de pouvoir travailler avec un tel impudent - le petit spectre noir détraqué n'en demeura pas moins docile et fondamentalement enclin à suivre les lubies de son aîné.

Il avala une nouvelle bouffée de cancer avant de délier ses lèvres pour prendre la parole. Ses yeux reptiliens ne souffraient aucune forme d'émotion ou de sensibilité. L'adolescent n'était autre qu'une enveloppe vide pleine de poison et de lames de rasoir. Rien qui, en soi, ne semblait attirer la sympathie. Pourtant, étrange spécimen, il suscitait l'intérêt de tous ceux qu'il avait croisé jusqu'ici, souvent quand il prenait la parole, comme à présent.

--- Homme ou femme, peu m'importe, tant que je baigne dans leur sang.

Il suffisait d'une seule personne pour que les braises reprennent vie et que ressuscitent les flammes voraces. Tous les efforts du psychothérapeute ne valaient rien face à ce genre de situation : Saigo, par son charisme débordant, déliait naturellement tous les verrous de la vertu. Associer Nobusuke à cet énergumène n'avait rien d'une bonne idée : c'était un pari aussi fou que celui de faire cohabiter une poule et un renard dans la même cage, en les laissant mourir de faim. On savait les risques encourus. Peut-être était-ce un test ? Cela n'avait rien d'impossible mais, dès les prémisses de la mission, tout se tournait déjà vers l'expression névrosée d'un spectacle de violence.

Il suffisait d'une seule personne pour que les braises reprennent vie et que ressuscitent les flammes voraces. Les deux Genins passèrent presque une heure à déguiser Nobusuke, qui se prêta généreusement au jeu. Chose troublante, cette transformation lui plaisait. Il n'attachait pas vraiment de sens à ce qu'il faisait, occupé seulement par un rêve glacé dans lequel des geysers de sang inondaient son corps. S'il fallait devenir une femme pour pouvoir réaliser ce sombre dessein, alors, peu ou proue, il désirait en devenir une au plus vite. Saigo ne semblait pas cacher le malin plaisir qu'il avait à maquiller le jeune Nobusuke, mais le bizutage était encore un concept trop large pour le psychopathe-né. Il était le parfait nihiliste détaché de toute forme de promotion de sa personne, inconscient, parfaitement déculturé. Tout ce qui qui aurait pu secouer quelqu'un dans sa déontologie ne s'appliquait pas à ce splendide spectre de l'éthique : ce n'était rien d'autre qu'une marionnette tranchante, un chien fou.

Aussi, le soir venu, une fois bien habillé, Nobusuke fut envoyé en éclaireur dans les rues désertes de ce quartier de la malchance, bastion du désoeuvrement. Déguisé comme il l'était, il était plutôt séduisant, d'autant que ses traits juvéniles avaient quelque chose d'androgyne, si bien qu'il était difficile de pouvoir déceler le garçon qui se cachait derrière son maquillage. Il avança en se remémorant la journée passée avec Saigo : il avait bien ri, chose qui arrivait rarement. Il appréciait ce dur à cuir, mais s'il n'aurait pas dit non à l'idée de l'étriper, désir qu'il exprimait instinctivement envers toute personne qu'il côtoyait, aussi proche soit-elle. Pour autant, ce jour n'était pas encore arrivée : avant que l'étranger de Hi ne finisse exsangue, il y avait d'autres clients. Certains, d'ailleurs, se déclinèrent dans la nuit. Au gré des pas du travesti blafard, des ombres se détachèrent des murs et des ruelles, et commencèrent à le suivre. Le shinobi ne tarda pas à comprendre qu'il était traqué par ses prédateurs, en vertu de quoi il décida de bifurquer, quittant la route principale pour s'enfoncer dans un cul-de-sac. Il fut rigoureusement suivi par une horde de crevards en rut, dont pas un ne semblait soupçonner la supercherie, ni la présence d'un autre vaurien, plus redoutable qu'eux, qui n'allait pas tarder à faire parler ses dix phalanges.
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