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Quand faut y aller... ; Ft. Sazuka & Itagami


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Ven 7 Déc 2018 - 19:59
Quand faut y aller...


J’ai jamais aimé les hostos…

Jamais. C’était carrément ironique quand on savait que j’avais érigé le complexe scientifique actuel de Kumo, mais j’aimais clairement pas les hôpitaux. Y’avait rien à faire. On pourrait croire que ma position était due à une expérience assez traumatisante ou même le fait que mon cadet y soit constamment enfermé, mais il s’agissait juste d’une aversion profonde. J’avais même un rapport assez distant avec la science que je ne m’expliquais pas du tout. J’étais certes favorable au progrès et je venais rendre visite aux malades sans problèmes, mais pour ce qui était de mon propre cas, j’évitais au maximum. Même les infirmières bien foutues n’étaient pas un motif suffisant pour m’enfermer dans une chambre d’hospitalisation. D’ailleurs, je préférais largement la médecine traditionnelle. A l’ancienne quoi. C’est vous dire…

Pourtant, à l’heure actuelle, j’étais bel et bien dans une chambre d’hôpital stérilisée, donc enfermé tout seul…

Ma tête d’ahuri ferait comprendre à n’importe qui que je réalisais toujours pas comment j’avais pu finir dans cette merde. Mais il était trop tard pour faire machine arrière et je savais que je ne devais pas faire le difficile devant cette étape cruciale qui me permettrait de retrouver ce qui faisait de moi un Metaru, un vrai. Tout était parti d’une discussion avec Kenshin sur mon état actuel. Ce dernier, éminent scientifique de notre clan -et sans doute le seul à vrai dire- m’éclaira sur quelques questions scientifiques sur les kekkai genkai, avant de me suggérer la transplantation d’ADN via une moelle d’un parent très proche. L’idée était donc de stimuler mes gênes endormis de sorte à nourrir et éveiller mon chakra kinton qui était plus ou moins latent. Plus ou moins parce qu’il était encore inutilisable en l’état.

Une idée qui m’avait laissé peu de temps songeur avant de me conquérir très rapidement…

Sauf que là, j’avais comme un gout amer dans la bouche…

La raison était toute simple : L’idée de laisser des scientifiques faire joujou avec mon corps me rendait nerveux, perplexe. J’avais à chaque fois des frissons désagréables. C'était d’autant plus désagréable que je savais qui allait effectuer cette opération ; et l’idée n’était pas vraiment pour me ravir. Ceci étant, une partie de moi était satisfaite. C’était certainement l’un des meilleurs recrutements que j’avais fait durant mon mandat. Mais de savoir qu’elle se tapait ma sœur me faisait grincer des dents, sans pour autant me dégouter complètement. Les choses du cul étaient complexes et de par mon passé de coureur de jupons, j’étais très mal placé pour juger ma frangine. Étonnement, mes parents étaient moins fermés à l’idée que leur fille soit de l’autre bord. Certainement parce qu’ils ne voulaient pas gâcher leur relation toute fraiche.

Enfin bref… Le plus important là, c’était que j’étais enfermé depuis plusieurs jours, sous traitement.

Est-ce que je savais comment la doctoresse allait procéder ? Pas du tout ! Je l'avais même pas encore vu, cette enflure !

Mais ne chose était néanmoins certaine : Les toubibs qui me suivaient m'avaient affirmé que ma donneuse était Itagami.

Honnêtement, rien ne pouvait me faire plus plaisir pour le coup !
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Dim 9 Déc 2018 - 1:42



Quand je vis ce nom, ou plutôt prénom apparaitre sur ma todolist des choses peu importantes à faire dans les jours à venir ce fut d’abord un soupire exaspéré que je relâchai. Cet homme… je ne l’aimais pas, mais vraiment pas, encore moins que les autres que je ne faisais que tolérer. Et voilà qu’il s’immisçait maintenant dans mon travail, en plus de ma vie. Quel emmerdeur… Je m’étais rapidement renseignée, j’avais été informée par Kenshin de cette discussion à propos de la transplantation de moelle et, évidemment, je n’étais pas d’accord. Comme avec les recommandations et projections de mes « collègues » qui étaient davantage des… hum…

Oui, puisque c’était moi qui était désignée pour cette « opération » sans qu’on me demande mon avis ; je n’allais pas abonder dans leur sens aussi facilement. Ainsi, j’avais quitté mon bureau pour rejoindre la chambre de l’ex Raïkage, les mains dans les poches, sans aucun dossier. Pour quoi faire ? Ça se trouvait, je n’allais même pas l’opérer au final. Enfin, j’allais bien voir comme réagirait l’irritant à mes remarques et explications. Je poussai alors la porte et le vis alité. Pauvre de lui… Pensais-je en levant les yeux au ciel.

-Bonjour Shuuhei. Alors… Finies les balades dans le Yuukan ? Vous avez fini par vous rendre à l’évidence ? C’est bien… on ne peut pas rester idiot toute sa vie… Souris-je brièvement. Je suppose que votre cousine, Itagami, va bientôt arriver. On devrait peut être l’attendre avant que je vous ne vous expliquer quoi que ce soit ? Demandais-je d’abord avant d’ajouter : elle pourra traduire ce que je vais dire, car je doute que vous me compreniez tout seul. Avec sourire tout ce qu’il y avait de plus amical.

Et, peu de temps après, l'autre blonde arriva; toujours aussi enceinte...

-Bien, donc... Je suis contre la transplantation de moelle, pour plusieurs raisons. De un, le taux de réussite est trop faible. De deux, votre cousine est enceinte; ce serait sans doute plus dangereux pour elle, à terme, que pour vous. Ratio Risque/Réussite trop important. On pourrait envisager autre chose; qui a plus de chance de réussir... Mais les risques à l'encontre du donneur sont encore plus importants. Bon, faites moi prévenir quand vous vous serez décidé, Shuuhei. Dis-je en me dirigeant vers la porte.

Voilà, une bonne chose de faite.


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Lun 17 Déc 2018 - 12:08
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C’était véritablement beau à voir, je ne saurais trop comment remercier Hisao d’avoir rendu ceci possible. Kuu chan contemplant sa petite sœur derrière la coupe de verre sous laquelle elle reposait à l’abri de germes extérieurs contre lesquels son organisme aurait eu du mal à Se défendre, son état de prématurée en faisait une cible fragile pour ce genre de soucis, ceci dit, les traitements et autres allant bon train, ça ne devrait plus tarder avant qu’elle puisse vivre aisément hors de cette chose ; il me tardait de l’avoir à la maison ; comme il tardait à sa grand-mère de la tenir dans ses bras jusqu’à plus soif, sans plus être limitée par les heures de visites. Je posai la main sur la tête de Kuu, caressant un peu ses cheveux restés aujourd’hui argentés avant de lui adresser un sourire. Sourire qu’elle me rendit sans quitter sa place.

- Bien… je vais voir ton père… tu gardes un œil sur elle pour moi ? Fis-je avec un clin d’œil.

Hum, la visite d’aujourd’hui n’était pas entièrement dédiée à Seina, elle était dans un premier temps pour aider Shuu à redevenir le Metaru qu’il n’était plus. Je m’étais présentée assez tôt à l’hôpital, aussi bien pour voir la dernière venue que pour me tenir prête dans le cas où ils auraient enfin besoin de moi pour l’opération demandée.
J’en avais bien entendu fait part à l’Akahoshi, bien qu’il trouvait l’opération risquée, c’était avec son aval que je me trouvais en ces murs ; comme il le disait, on se devait bien d’essayer au moins ça pour le Nidaime et ce qu’il avait fait pour le village durant son « manda ». Sans compter que c’était un proche et membre de la famille, des éléments avec lesquels il n’était toujours pas spécifiquement alaise… le sujet des « familles » lui était toujours aussi… distant, contenu de ce qu’il avait vécu par le passé.

C’est en arrivant devant la chambre de ce dernier que me parvint la rumeur de sa conversation avec la médecin en chef et directrice de l’institue de recherche, Sazuka san. La scientifique lui faisait part de ses réticences quant au fait de m’utilise comme échantillon pour cette opération, d’autan qu’il y avait visiblement une information sur laquelle celle-ci ne semblait pas à jour, respectueusement, je fis silence et attendis dans l’encadrement de la porte qu’elle finisse son intervention avant d’y mêler mon grain de sel.

- Bonjour à vous deux… Fis-je après avoir frappé trois coups à la porte, et m’être légèrement inclinée pour accompagner ma salutation. Me retournant vers Sazuka, avec encore en mémoire qu’elle était le médecin qui m’avait ausculté le jour où j’avais ces craintes concernant cette croissance…. Assez disproportionné de mon buste, j’eus un sourire reconnaissant à son égard ; plus que des salutations c’était aussi de la reconnaissance pour avoir su canaliser et supprimer mes inquiétudes quant à ce problème, de plus, fort était de constater que jusqu’à ce que Seina ne se manifeste vraiment, mon « problème » avait freiné… mais mettre au monde un enfant et tous et toutes… tant d’élément qui n’avaient fait que rebooter la machine…

- J’ai déjà accouché Sazuka sensei fis-je dans un sourire pour rendre hommage à ses grades, caressant mon ventre par la même occasion pour bel et bien faire comprendre qu’il était actuellement dépossédé de sa précédente occupante. Seina chan est venue au monde un pue prématurément, mais elle est bel et bien là… je dois avoué que j’avais espéré que vous soyez le médecin qui allait faire l’accouchement, mais bon… l’on ne peut pas tout avoir. Fis-je dans un rire coupable.

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J’accordai un regard à Shuu que je saluais également d’un signe de tête manquant de pouffer de rire quant à sa tête vis-à-vis de sa totale désapprobation des hopitaux.puis reprit mon calme avant de me retourner vers la toubib. Donc Sazuka san, je pense que la transplantation est de nouveau plausible… mais j’aimerais quand même entendre votre aux propositions et votre pronostique quant aux chances de réussite des deux….



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Lun 17 Déc 2018 - 13:16
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Même si j’étais dans les vapes, plusieurs questions fusèrent dans mon esprit : Comment avait-elle pu ne pas se rendre compte qu’Itagami avait accouché vu l’état actuel de son ventre ? D’où est-ce qu’elle s’inquiétait du fait que je crève si la transplantation foirait complètement ? Et enfin… Comment pouvait-elle remettre en cause mes voyages dans le yuukan quand elle-même fut une errante à un moment donné de sa vie ? C’était bien l’hôpital qui se foutait de la charité là… Carrément. Et pourtant, ses dires et son comportement plus qu’hautain m’arrachèrent un sourire goguenard. Le mieux était de s'en amuser.

- « L’idée de laisser un toubib me tripoter m’excite pas non plus tu sais, gamine. Pourtant, je suis arrivé à un point où je me dis que soit ça passe, soit ça casse. »

Et puis, ma gueule habituelle refit surface. Celle du type nonchalant, presque insouciant mais qui arrivait malgré tout à surfer sur la vague et à retirer son épingle du jeu. Ouais, j’kiffais pas les hostos. Définitivement pas. Cependant, là, j’pouvais pas mettre de côté ce petit espoir qui me motivait à aller de l’avant. Le simple fait d’être alité depuis quelques jours était la preuve ultime de ma motivation. Mon cas était particulier, épineux et seuls mes efforts ne suffiraient pas puisque je n’avais pas perdu mes pouvoirs de façon naturelle. Tout comme l’homme au chapeau, il me fallait donc tricher.

- « C’est pas parce que je risque de crever que tu perdras tes faveurs auprès de Reiko tu sais. Y’a des Metaru et quelques dignitaires qui t’en voudront peut-être, mais ça va pas t’empêcher de continuer à vivre en tant que Kumojin, non ? »


Si la gamine devait avoir une crainte, c’était certainement celle-ci : Perdre Reiko pour toujours. Mais ma p’tite sœur faisait la part des choses depuis qu’elle était devenue kage. Elle serait certainement triste de perdre son grand-frère sans pour autant rejeter la faute sur les autres puisqu’il s’agissait de mon choix tout simplement. Pour le reste, la toubib était une vraie je-m’en-foutiste qui ne devait pas s’inquiéter des autres conséquences qui pourrait découler de mon éventuelle mort. Là-dessus je finis par tourner mes yeux vers Itagami en lui décochant un doux sourire qui témoignait ma gratitude.

- « Et puis de toute façon, c’est tout bénef pour toi, Sazuka : Si je clamse, tu te débarrasses d’un type que t’aimes pas. Si tu réussis l’opération, tu auras la reconnaissance de tout le monde et tu contribueras à l’avancée de la science, quelque chose comme ça… Et ne me dis pas que tu es désintéressée par un tel essai juste parce que c’est moi et que tu as mieux à faire… »

Mais alors que je m’étais amusé à la titiller, je pris finalement une intonation on ne peut plus sérieuse :

- « Si tu ne t’en charges pas, je demanderais tout simplement à un autre médecin. A toi de voir. »

J’étais déterminé à passer sous le billard. Avec ou sans elle.

La balle était maintenant dans son camp.

En attendant l’ultime réponse de la goudou, je me retournai vers Itagami avec une tête de demeuré :

- « T’as pas un truc à bouffer pour moi ? J’mange que des légumes et trucs dégueu depuis quelques jours, j’en ai marre ! Et c’est moi où tes boobz ont encore pris du volume ?! »

Manière de décompresser, on va dire.
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Jeu 20 Déc 2018 - 19:28



Comme je l’avais dit, je n’étais pas spécialement attirée par les enfants, qu’ils fussent nés ou à naître ; alors je ne pouvais que dire « tant mieux » lorsque la Metaru m’apprit avoir retrouvé un état « normal ».

Du coup effectivement la situation était différente ; mais cela suffisait-il à me faire adhérer à leur idée ? Ce n’était pas sûr. J’observais la blonde et son cousin, jaugeant un peu les deux individus. Les mots du Raikage résonnaient étrangement à mes oreilles…

-En quoi ce que votre sœur peut penser vous concerne ? Répondis-je dans une question assez simple, un sourcil arqué. Et vivre en tant que… Aaah… Soupirais-je longuement... Vous ne savez vraiment pas qui je suis, Shuuhei, n’est-ce pas ? Avais-je repris avec un petit rire.

Comme si j’avais attendu après cet homme pour expérimenter et mettre en pratique mes connaissances. Bien sûr, je n’avais jamais essayé de « transplanter » un kekkei… mais pensait-il vraiment être en position de force, ou me faire une faveur en me « proposant ça ».

Je savais comment transplanter de la moelle, c’était assez simple quoi que très douloureux pour le donneur et le receveur. Mais dans l’ensemble c’était, oui, simple et rapide.

Cela permettrait-il de réveiller, réactiver ou je ne savais quoi ; le kekkei du Metaru, ça, c’était une autre histoire et bien plus compliqué que ça. Mais en y repensant…

-Transplanter de la moelle, c’est simple. Que votre Kekkei « réapparaisse » après ça ; je n’en suis pas sûre. Implanter ou « réparer » un gène est plus complexe que cela. Cela nécessite du temps, et du travail. Et du sang, beaucoup de sang. Enfin, on peut prendre votre moelle, Itagami, et la lui transplanter, mais les chances de réussite… sont aléatoires. Et ne vous attendez pas, Shuuhei, à retrouver vos… habilités génétiques, dès que ce sera « fait ». La génétique est… complexe. Dois-je entrer dans les détails ? Demandais-je quand même, par courtoisie. Et si vous trouvez quelqu'un d'autre, ayant étudié la génétique à mon niveau, je vous invite à le contacter. Souris-je en haussant les épaules.



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Jeu 27 Déc 2018 - 21:07
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Je poussai un soupir silencieux en entendant la suite du « plaidoyer » qu’il n’admettrait jamais comme en étant un du Nidaime Raikage… * Shuu… définitivement toi et le tact ça fait trois… * Ne pus-je m’empêcher de penser. Au vu de l’intervention de l’Ikeda, il était presque écrit que cela se retournerait contre lui. M’enfin, la parlotte n’avait jamais été son point fort voir, ce pouvait même être son plus flagrant point faible fonction des situations ; comme ici par exemple.

Silencieuse quant à la réponse de la toubib, un sourire amusé se dessinait sur mes lèvres alors que suivait quelques instants plus tard ses explications. Pour le coup je m’étais un peu renseignée sur cette question de transplantation de moelle, dans un premier temps, explorant l'idée comme quoi Kuu était sa fille, elle avait des chances de réussite bien plus élevées que ma personne… ce jusqu’à ce que j’entende le fonctionnement de ladite opération.
Prélever directement dans la partie tendre de l’eau le liquide qui y résidait pour l’implanter « de force » dans le corps du receveur par un procédé similaire, à savoir percer un trou dans l’os pour attendre cet endroit sensible pour pouvoir interagir avec. Nul besoin de préciser que la simple perspective de penser infliger ça à Kuu chan me paraissait … totalement irréaliste. Si pareille absurdité avait traversé les lèvres de Shuu, foie d’Itagami il serait actuellement en soins intensifs. Toute fois… je devais avouer que l’appréhension de cette « intervention » avait d’une manière ou d’une autre réussi à me gagner je connaissais la douleur… certes, mais celle- de sentir dans son os une aiguille forer jusqu’à attendre le centre de celui-ci… rien qu’en y pensant je pouvais presque sentir l’aiguille bouger en mon être…

* Espérons que je ne vais pas tout faire foirer en me recouvrant de métal au moment fatidique. * S’en était presque devenu instinctif au fil du temps et des batailles.

Après, même si pour mon plus grand plaisir ladite transplantation ne plaisait pas beaucoup à Sazuka, la seconde option n’était pas franchement mieux… du sang… beaucoup de sang pour étude, extraction, recherche implantation et autre et le pire dans cette histoire… ? L’on n’était même pas sure des « chances » de réussite de pareils efforts quant à cette entreprise.
En résumé nous étions peut-être en train de nous préparer à subir des jours et des jours de tortures pour un résultat flou. Fronçant le regard à l’écoute de ces explications je croisai les bras sur le pas de la porte. Non je n’allais pas me défiler maintenant, depuis la base je savais qu’il pouvait s’agir d’un élément périlleux... ceci dit.

- Sazuka san…. commençai-je d’un air concerné, posant un regard assez sérieux sur elle. Je savais par le biais d’Akina que cette femme était on ne peu plus sérieuse pour ce qui concernait ses recherches et ses sujets scientifiques, auquel cas… je savais pouvoir me fier à ses révélations ; aussi désillusoires pouvaient-elle être.

- Désolée de demander à consumer de votre temps de la sorte, mais … Aussi complexe puisse paraitre le sujet, j’aimerais savoir… J’aimerais savoir sur quelle voie… nous nous apprêtons à nous engager ; … s’il vous plait. Finis-je avec un certain sérieux.

L’on parlait ici de nos vies, de notre avenir à long, comme à court terme, parce que oui, j’étais sure et certaine d’un chose ; aller retirer le jus de mes Os pour les transférer ailleurs ne serait certainement pas complètement dénué d’éventuel risque… l’atroce douleur de la fameuse opération mise à part… … … quelque part… nous remettions véritablement nos vies entre ses mains, au sens presque littéral du terme.

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Dim 30 Déc 2018 - 4:02
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- « Tant que t’es disponible et prête à le faire, je profiterais de personne d’autre. J’ai assez attendu. »

L’idée d’avoir une autre personne pour m’opérer ne me gênait pas, mais tant que j’avais la meilleure personne, j’allais pas m’en priver. Quitte à ce qu’elle soit dégueulasse. Son passé, honnêtement, j’en avais rien à faire. J’avais bien sûr enquêté sur elle, sur sa vie antérieure du temps de mon règne via les services secrets qui étaient sous mon commandement, mais peu importait maintenant. Ce n’était plus moi le kage et ce qu’elle était ne me concernait plus. Si elle avait adopté la nationalité kaminarijin, c’était tout bénef pour Kumo ; mais dans tout le cas, le reste était gérée par Reiko. En parlant d’elle, j’avais l’impression d’avoir touché un point sensible et je voulais l’asticoter un peu dans ce sens, mais il n’était pas dit que c’était une bonne idée sachant qu’elle pouvait réellement me charcuter à souhait. Et puis, vu comment Itagami pouvait me gronder salement ce dont j’avais pas forcément besoin. Si j’avais bel et bien peur d’une personne, c’était de ma cousine. Elle était terrifiante quand elle le voulait et sa joliesse n’arrangeait rien à l’affaire. Dans le temps, il m’était arrivé de la fuir. Elle avait des élans sadiques qui me dépassaient parfois et que je ne voulais pas voir émerger de sitôt. Surtout pas ici en fait…

- « Et pour le reste, ne t’en fais pas, j’suis pas naïf. Il faudra un travail derrière, mais ça, j’en fais mon affaire. »

J’étais pas con. Mon expérience, ma lecture du recueil sur toutes les kekkei genkai du monde et ma discussion avec Kenshin m’avaient fait comprendre que j’allais devoir bucher fort pour retrouver ce qui faisait de moi un véritable shinobi et un raikage plus que craint dans le temps. D’ailleurs, je m’étonnai de constater que ma prime sur le marché noir avait encore augmenté. Était-ce parce que j’étais devenu faible ? Ce serait un putain de paradoxe mais logique à mes yeux. Si ma tête était si recherchée que ça, augmenter le prix reviendrait à booster la confiance des chasseurs de tête qui voudraient s’essayer à la traque. Certains l’avaient fait durant mon séjour dans kaminari. Mais ils étaient maintenant six pieds sous terre. Me réduire à mon kinton quand bien même ce pouvoir faisait ma grandeur était d’une bêtise sans nom, vraiment. Mais là n’était pas le plus important. Ce qui urgeait maintenant, c’était la détermination. Parce que oui, si j’étais motivé à l’idée de me faire transplanter, la motivation de mon ex-amante semblait quelque peu ternie. Avec la question qu’elle avait, j’imaginais un peu de quoi elle avait peur. C’était plutôt risible pour un Metaru pur jus d’ailleurs. Mais j’étais pas disposé à faire le malin.

Un commentaire malvenu et elle se barrait…

- « Te sens pas obligée surtout, Itagami. On peut toujours préléver le sang de Kahei en dernier recours… »

Ouais, Kahei, c’était le plan B, la solution de secours, le dernier recours quoi. Personnellement, j’étais pas trop chaud à l’idée de l’exploiter, mais il y avait des moments où les remords n’avaient pas lieu d’être. Si je jugeais le sang d’Itagami plus optimal même si j’y connaissais rien en la matière, c’était à cause de sa force actuelle. Je nourrissais donc la fausse idée que plus le donneur n’était puissant, plus la transplantation allait être un franc succès et me booster pour retrouver ce que j’ai jadis perdu. M’enfin… La faute était due au fait que j’avais plus tellement écouté Kenshin quand il m’en parlait. Mais ça, je ne m’en rendais pas du tout compte. Tout ce qui comptait, c’était Itagami et elle seule. D’ailleurs, la discussion n’était plus à mon niveau : J’étais plus que jamais prêt pour l’opération et il ne restait plus qu’à ma cousine et à Sazuka de régler les derniers détails. En attendant qu’elles se bougent et décident définitivement, je me mis à mater ma cousine sous toutes ses coutures. C’était d’ailleurs la première fois que je faisais attention à ses formes et surtout à ses seins qui avaient encore pris du volume. Une véritable vache laitière. Là-dessus, elle surpassait même Nora. Et que dire de ses hanches et de son putain de gros cul…

La bonasse ultime…

Qu’était limite en train de me faire bander.

Chassez le naturel…
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Lun 31 Déc 2018 - 3:25




Blablabla, comme souvent, je n’écoutais que la moitié de ce que pouvait dire cet homme mais sa dernière phrase m’interpella. Kahei ? Qui était-il ? Tu n’avais le souvenir d’avoir déjà croisé cette personne auparavant… Y avait-il dans ce village une personne si… altruiste qu’elle accepterait de faire un tel don à une telle personne ? Cela m’étonnait beaucoup mais après tout il y’avait des fous partout, quel que soit leur degré de folie, d’ailleurs. Tu reportas ton attention sur Itagami, elle voulait en savoir plus. Soit. Tu allais leur expliquais la manœuvre que tu pensais effectuer.

-Je vais donc vous expliquer ça. Haussais-je les épaules. Par le passé j’ai eu l’occasion d’étudier le sang et les cellules d’une personne dans « votre » situation, Shuuhei. Un Yasei de ce que j’avais compris, qui avait attisé ma curiosité… Et, il semblerait que les Kekkai soient liés aux cellules, aux gênes. Ça en principe, j’estimais que « tout le monde » le savait, en principe. Enfin, il était tout de même difficile d’imaginer que ce n’était que de la magie et que les prédispositions de chacun sortaient de nulle part. Il doit donc être possible d’isoler ces gênes. Avec les outils du complexe… de l’institut… Je devrais pouvoir réimplanter et réactiver vos cellules.

Cela ne restait que de la théorie, bien sûr. Si j’avais eu les moyens d’étudier ces phénomènes, je n’avais pas eu ceux d’aller plus loin dans l’expérimentation. Avec les moyens du bord, il était assez difficile de faire ce genre de travail de précision. Bien sûr, dit comme ça, cela semblait assez facile à faire, mais évidemment il y avait un… problème. Enfin, pas pour moi, pour moi ce n’était qu’une question de temps et « ressource première ».

-Seulement, cette… manipulation peut demander une quantité de matériel génétique assez conséquente… Je me retournai et fermai la porte pour éviter les oreilles indiscrètes. Comprenez que la personne qui donnera son sang aura de fortes de chances de mourir, mais aussi une infime chance de survivre. Ce qui rend cet éventuel « traitement »… illégal, au regard des closes éthiques de l’Institut, et du village. Mais les chances de réussites sont bien plus importantes qu’une greffe de moelle. Laquelle était en plus d’être risquée, pas forcément la plus fiable, pas dans ce cadre-ci. C’est à vous de voir ce que vous êtes capables d’accepter. Moi, je m’en fiche. Dis-je simplement.

Les expériences de ce type ne m’effrayaient pas, j’en avais fait d’autres, différentes, variées mais sur le même pied de « moralité ». La morale… Ce n’était pas parce que j’étais la directrice de l’institut que je comprenais pour autant ce que cela voulait dire. Néanmoins j’avais bien compris qu’il était théoriquement interdit de mettre en jeu la vie humaine pour des expériences scientifiques.

-Mais sachez que si vous empruntez cette voie, si le village découvre « ça », vous serez dans la même position que moi. ajoutais-je en observant les deux Metaru.




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Jeu 3 Jan 2019 - 19:28
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Suivant avec une attention particulière les dire de la toubib, je pris un certain temps pour compiler toutes ces informations peser le pour et le contre de ses mots. J’avais accordé à Shuuhei un regard sérieux, hochant de la tête pour lui faire comprendre que je n’allais pas me désister maintenant, le but de ma question précédente n’était pas de me rassurer, mais bien d’étudier tous les terrains, ainsi que leur avenant avant de prendre une décision qui… je l’espérais serait la bonne.
Bras croisés, adossée contre la porte qu’avait fermée Sazuka, mes pensées courraient dans tous les sens. Si cette idée de ponction de moelle osseuse me déplaisait quelque peu, celle de la prise de sang me semblait plus accessible, bien qu’il lui faille visiblement des quantités importantes d’hémoglobine. Ceci dit, il était en effet plus logique qu’une étude approfondie du sang et des cellules le constituant soit plus à même de raviver, sinon de transmettre à un tiers un Kekkei Genkei ou encore une technique héréditaire…

- Après tout c’est dans le nom n’est-ce pas… une capacité limitée à notre héritage sanguin… Répondis-je dans un soupir avant de poser le regard sur la toubib. Quelque part… il ne serait pas mauvais d’apprendre à extraire les capacités de nos éventuels prisonniers de guerre… Murmurai-je pensive, consciente que Shuu et la médecine chercheuse l’entendraient, mais étant à la fis sure que ceci ne passerait point la porte de notre chambre.

Mais pour toute nouveauté de ce style, il fallait des sujets tests et pour le coup, nous qui tentions de donner un coup de fouet aux capacités endormies de Shuuhei étions les candidats idéaux. Maintenant JE devais réétudier le problème principal de la manœuvre me concernant du moins… la mort. Fronçant un peu le regard quant à cette idée de faire partit des précurseurs de cette éventualité, il m’était tout simplement impossible de laisser planer pareil doute su mon existence ; et ce sans compter celles que je laisserais derrière moi. Plongée dans mes pensées, fouillant de plus en plus loin, cherchant à la fois le courage d’accepter et refuser ces éventualités, je finis par lever les mains à hauteur de poitrine, jaugeant ma propre force, ma propre résistance au traitement qu’elle préconisait m’infliger dans le but de permettre à Shuu de redevenir le Metaru qu’il était. Ceci dit… je ne m’en arrêtais plus à ce simple résultat ; l’application que j’en avais mentionnée pour le village n’en était que plus vraie et intéressante encore.
Posant le regard sur la doctoresse, je restai silencieuse quelque temps, tentant de me convaincre qu’elle avait fait mention de cette éventualité par acquit de conscience ; tentant de me convaincre… que les chances pour que ceci arrive réellement n’étaient qu’extrêmement faibles. Et surtout… croyant en son Ex, qui malgré le fait qu’elles aient cassées ne pouvaient que reconnaitre les capacités de celle-ci.

- Si les chances sont plus élevées alors… Je pense qu’il serait mieux d’employer cette méthode… Fis-je enfin, avant de poser le regard sur le Nidaime. Et non Shuuhei… laissons Kahei en dehors de tout ça… il avait vécu bien assez d’évènements traumatisant comme ça… il DEVAIT profiter de ce repos forcé.

- Je me suis déjà faite à… la possibilité que tu as évoquée donc la question qui va suivre est presque rhétorique : Ne serait-il pas possible de faire les prises nécessaires en deux fois ? selon moi, cela augmentait les chances de survie du sujet en question.

Je ne peux trop m’avancer sur le sujet dans le sens où je ne suis pas biologiste… mais ne serait-ce pas plus productif de pouvoir maintenir celui-ci en vie ? Surtout dans le cas d’un individu unique en son genre, je pense ici à un prisonnier de guerre ou autre… nous n’aurions dans ce cas de figure qu’une et une seule chance de synthétiser sa capacité… Finis-je tentant de me convaincre que Shuu ne posait point sur moi un regard lourd de suspicions.

Mettre ma vie sur une table d’opération pour espérer bâtir une nation plus puissante pour la survie de mes enfants ? Que pouvais-je véritablement demander de plus ? Ceci dit… pour ce qui était de la légalité, comme l’avait dit une fois un grand Sage, il était impossible de mettre un pays en prison… une fois que pareilles normes seraient possibles, les plausibilités et le fait de n’utiliser ces pratiques que sur de véritables ennemis de l’état ne semblaient à mes yeux profiler que positivité sur positivité, si bien sûr l’on faisait fit du regard des autres nations sur ce point précis.

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Lun 7 Jan 2019 - 14:16
Quand faut y aller...


- « Itagami, arrête de blablater. La doctoresse fera le nécessaire pour que ça marche. Mais si tu continues de flipper et de trop poser de questions, tu peux oublier de m'aider… »

Cette fois-ci, ma voix avait été on ne peut plus sérieuse. Ce domaine n’était clairement pas le nôtre et suggérer des choses à Sazuka revenait pratiquement à l’insulter. J’en avais fichtrement rien à foutre de son honneur de toubib soyons clairs, mais plus on parlait et plus on perdait de temps. Et puis trop discourir sur ce fait revenait à trahir une certaine peur. Les risques que prenait ma cousine étaient énormes, je le concevais. Mais pour autant, j’estimais qu’on avait fait le tour et que le reste n’était plus de notre ressort du moment que la décision était prise et qu’on avait signé pour. Et puis en vérité, rester cloitrer dans un hosto sans rien faire, ça me faisait chier de un et je manquais à des entrainements de deux. Bref, je voulais qu’elles se bougent le cul ! Pour ça au moins, je pouvais compter sur l’amante de Reiko.

Dernière à qui je finis par m'adresser d'ailleurs.

- « Peine de mort pour les déserteurs, génocide au pays du feu… Je pourrais passer ma journée à te citer les atrocités que j’ai déjà perpétrées. Mon dossier est long comme un bras… Et puis… Rappelle moi qui t’a recruté dans un champ de ruines… Tu pensais quand même pas que je ne me renseignerais pas un minimum pas sur toi hein… ? Et pourtant, je n’ai jamais cherché à te foutre à la porte après notre contrat… »

Mon regard transcrivait celui d’un patriote qui était prêt à tout pour sa patrie. Celui d’un dirigeant retors qui n’avait jamais hésité à se salir les mains pour Kumo. Garder une fugitive dans ses rangs aurait pu être une hérésie du temps du Shodaïme, surtout que l’assemblée était plutôt difficile et très regardante sur les affaires d’état et pourtant, je n’en avais eu cure. Faire ce qu’il fallait faire était le propre de tout bon dirigeant. Là-dessus, je n’avais absolument rien à me reprocher. Rien du tout « Si tu sens qu’Itagami hésite encore pour sa propre vie, je t’autorise à utiliser Metaru Kahei. Chambre 76. S’il crève, j’en prends l’entière responsabilité. » Qui m’en voudrait de toute façon ? Mon petit frère était voué à être un légume toute sa vie. Et si ses gênes pouvaient m’aider à retrouver ma superbe, personne ne broncherait.

- « Maintenant trêve de bavardage… »

Je n’étais pas en position de force et pourtant, oui, je les congédiais de ma salle d’hospitalisation parce qu’il n’y avait plus lieu de discourir. Et puis, face aux risques qu’on prenait, je ne pouvais ni me jouer au zouave comme d’habitude, ni à faire mon hésitant. Du reste, ce devait être à peu de choses près qu’Itagami devait voir cet aspect de moi et qui m’avait accompagné tout le long de mon règne. Hésiter revenait à embrasser le désespoir, voire même la mort. Je l’avais appris à mes dépends. D’un côté, je comprenais tout d’même ma cousine. Sa vie n’était pas à négliger sans compter qu’elle avait des responsabilités vis-à-vis de ses enfants. De l’autre, je savais que je n’avais plus le loisir d’attendre une seule seconde de plus ou de buter sur une quelconque éthique ou procédure. Il était plus que temps d’y passer.

- « …Et faites ce qu’il y à faire. Je suis fin prêt. »

Pour les options concernant les prisonniers et autres pratiques peu glorieuses, elles verraient ça entre elles plus tard… De toute façon, je n’étais pas du conseil et plus du tout concerné…

Le plus urgent, c’était bibi et personne d'autre.
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Mer 16 Jan 2019 - 20:11




-On peut faire ça Itagami, mais cela ne se limitera pas à une ou deux ponctions de moelle. Enfin, c’est vous deux qui voyez, à vous de vous mettre d’accord. Il y a deux procédés différents dont un plus incertain que l’autre. Si sacrifier un être qui n’a plus d’humain que le corps vous semble si inenvisageable. Haussais-je les épaules. Je savais que dans un cas comme dans l’autre, cela pouvait fonctionner, ce n’était qu’une question de temps et de matériel génétique. Et en plus ou moins grande quantité selon l’une ou l’autre solution. A mon sens, le plus pratique était la solution du sang. Mais je n’étais pas, dans ce cadre-ci, disposée à contraindre les deux Metaru en quoi que ce soit.

Si l’un était pour la solution de facilité –ce qui ne m’étonnait pas vraiment-, l’autre y semblait moins enclin et même… enfin, j’en avais l’impression, paraissait préférer souffrir, aussi étrange que cela pouvait sembler. Je n’allais pas choisir pour eux. Et je les avais prévenus. Entre la légalité, et l’interdit. La simplicité et la difficulté. La réussite et l’échec. Je ne pouvais pas faire plus pour l’instant. Fut une autre époque, une autre vie ; où je n’aurais pas hésité à décider. Mais depuis notre voyage à Iwa et cette rencontre avec cette Borukan Eisei-nin, et mon périple à Hayashi et le pacte passé avec les Limaces de Shikkotsu… les choses avaient… changé.

-Vous voulez que je sorte le temps que vous vous décidiez ? Ou qu’on reporte ça à… demain ? De toute façon, Shuuhei, je ne pourrais pas intervenir avant que vous vous soyez décidés. Et même lorsque ce sera le cas, ça ne se fera pas en une journée. J’aurais du travail avant, pour isoler les… Hum… Enfin… Je n’allais pas entrer dans des explications trop techniques qui en fait n’intéressaient que moi-même. J’avais bien compris que le Metaru voulait retrouver ses pouvoirs, peu lui importait le moyen. Mais le fait d’avoir mêlé la cheffe de la raffinerie à cette volonté… Compliquait inévitablement les choses.

Ainsi j’étais sortie de la chambre, laissant les deux cousins discuter entre eux des deux solutions. Après presque une demie heure, peu avant que je ne décide de partir, la porte se rouvrit et les deux Metaru sortirent, d’abord Itagami, sans un mot, et ensuite son cousin. Sans être vraiment douée pour lire entre les lignes d’ordinaire, je pouvais cette fois-ci affirmer que la décision qui ressortait de leur discussion n’était pas celle qu’avait voulu la jeune femme. Et le Metaru confirma ce que j’avais déduis. Le choix était donc arrêté.

-Dans ce cas, j’irai chercher « Kahei », et le mènerai dans une chambre de l’institut. Dis-je simplement. Ça vous laisse un peu de temps pour changer d’avis, si vous en avez besoin. Etait-ce une forme de compassion ? Non, pas vraiment. Mais tant que la première aiguille ne serait pas plantée, il serait toujours possible de faire marche arrière. Cette histoire ne me concernait pas vraiment même si elle représentait une… opportunité. Finalement, un Metaru –exception faite de Kenshin qui devait être autre qu’un membre de ce clan- allait enfin pouvoir contribuer à la science, d’une façon… très utile. Bien, je vous recontacterai lorsque tout sera prêt. Sauf si vous voulez l’accompagner dans les sous-sols.



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Dim 27 Jan 2019 - 23:11
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Les bras croisés, je m’étais adossée contre la porte après que la doctoresse s’en soit allée. Si dans un premier temps j’étais contre l’idée qu’il utilise son petit frère comme une simple banque d’organes, c’était surtout pour lui éviter d’alourdir encore un peu plus sa conscience… mais à bien y réfléchir :

- C’est certainement le bon choix après tout… Finis-je par lui lancé après un moment de silence, évaluant et réévaluant toutes les chances qu’avait cette opération de réussir… en mettant un terme a la vie du donneur.
S’il se réveille un jour… ce sera paraplégique… forcé d’observer le monde depuis un fauteuil ou une fenêtre, forcer d’abandonner toute forme de dignité pour ses besoins les plus élémentaires… Continuai-je de murmurer dans mon coin, même si c’était clairement audible pour nous deux. C’est une vie humaine certes… c’est ton frère certes… mais… ce n'est pas une vie… Finis-je sachant pertinemment bien que j’enfonçais le clou.

Ceci dit, le cas Kahei était un poids de plus qui hantait le Nidaime dans sa longue de choses dont il ne saurait se pardonner… tel que je voyais de nouveau ce monde, tel que je voyais de nouveau cette vie, qu’est ce qu’une personne dans son état pouvait véritablement espérer ? Si ce n’était une fin définitive à ce long supplice que lui promettait la survie ? En temps normal j’aurais dit à Shuu d’aller se faire foutre, que je décidais de mon existence et que ce ne serait pas ses états d’âme ou son empressement qui m’empêcherais de faire ce que je voulais, mais… utiliser son frère de la sorte… était probablement le meilleur moyen de faire d’une pierre deux coups ; lui accorder le repos éternel et vivre en acceptant que ses pouvoirs lui soient revenus par un dernier acte héroïque de Ka kun…
Fronçnant un peu le regard, resserrant ma poigne contre mes bras, je me remémorai de ces moments qu’on avait passés ensemble a l’époque avant le départ de Shuu pour Shitaderu… ce n’était pas mon frère certes, mais j’étais presque aussi concernée par ce qui allait lui arriver par la suite que son ainé ici présent. À quoi bon servait-ce de faire le fier quand tu venais de proposer d’envoyer ton frère de sang à l’abattoir… ?

Je posai sur lui un regard perdu entre compatissances et… un sentiment flou ou complexe, une sensation sur laquelle j’avais du mal à mettre un nom. Remontant devant mon visage mon poing que j’avais machinalement serré je faisais un travail sur moi-même… sur ma propre conscience… sur mon propre passé ; il fallait le laisser partir ! même si j’avais beau espérer qu’il s’en sorte et revienne lire ses livres dans son coin comme souvent il le faisait, irradiant nos conneries de son calme assez particulier…. Il fallait se rendre à l’évidence, cette Naïveté ne ferait que prolonger le supplice, du concerné, comme de ses proches ; proches dont je faisais justement partie…
Desserrant lentement le poing avant de me mettre de côté, main sur la poignée, je repris la parole : Libère le Shuu… laisse le s’endormir… pendant que c’est encore possible… Fis-je en me figeant un instant, me refusant ai le regardé alors que je venais implicitement d’accepter sa proposition d’utiliser son frère, mais aussi de l’euthanasier. Si pour nous cette vie de légume représentait un cauchemar… comment le vivrait Kahei lui-même ?

- On se reverra sur le terrain d’entrainement Shuuhei… Fis-je en changeant complètement de sujet, mais impliquant aussi que je me refuserais a le voir jusqu’à ce qu’il soit sorti de cet hôpital…
Hormis son regard de chien battu et ce qui allait se passer, c’était d’un peu de temps à lui dont il avait besoin. nous y éveillerons ton Kinton… et tu me prépareras pour que plus jamais un Metaru ne se retrouve dans cette situation… fis-je en lui donnant le dos, faisant face à la porte… Remet toi vite… ta fille aussi a besoin de toi… achevai-je en quittant en fin la chambre. J’accordai un signe de tête à la toubib en sortant, lui laissant ces derniers mots : mettez votre opération au point… Kumo en aura besoin dans les temps à venir…

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Finis-je avant de les laisser, accordant un dernier regarda la chambre du patient et non au patient en lui-même avant de me rediriger vers la pouponnière où m’attendait Seina chan…

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Lun 28 Jan 2019 - 8:16
Quand faut y aller...


Ma fille hein ?

C’était vrai. Elle et moi n’avions pas encore profité comme il le fallait, ce qui m’attristait dans un sens. Mais pour être honnête avec moi-même, si j’étais prêt à passer à la boucherie, c’était pas vraiment à cause d’elle, ni à cause de Kumo d’ailleurs dans un premier temps. Mais bel et bien à cause de l’homme au chapeau. Mon âme réclamait vengeance. Tout mon être réclamait vengeance ! Le tuer. Le tuer. Lui faire payer. C’était ce qui m’avait clairement motivé à faire des efforts de fou pour retrouver mon kinton et par extension ma fierté. Passer par la case hôpital… Passer sous les soins d’une doctoresse que je respectais pour son art mais que je kiffais pas vraiment… Il fallait vraiment le vouloir. Le revirement d’Itagami devant l’évidence et son sérieux m’avait remis l’esprit en place. Kumo et les autres raisons que j’abordais n’étaient que des excuses secondaires pour paraitre noble aux yeux des autres personnes. Mais au final, est-ce que mon entourage était vraiment dupe ? N’importe qui aspirerait à la vengeance dans un tel cas. Et puis, c’était mêler l’utile à l’agréable dans un sens. Tuer ou mettre à mal l’homme au chapeau reviendrait également à protéger les siens. Logique tordue, certes, mais logique quand même…

- « Tu l’as entendue… »

Au-delà du côté sale et grisant de la chose, braver les interdits, plonger dans l’illégalité, c’était dans un sens faire ce qu’il y avait à faire pour remettre les choses à leur place : Retrouver une dignité bafouée, envoyer un message fort à l’ennemi mais aussi aux autres villages cachés, revenir sur le devant de la scène, redevenir un vrai Metaru également… L’idée m’arracha un sourire avant que je ne daigne enfin me lever de mon lit sur lequel j’avais patienté depuis maints jours maintenant. J’avais enfin l’impression d’entrevoir une lueur d’espoir au bout d’un long tunnel sombre dans lequel je m’étais perdu depuis longtemps. Oui… Après plus d’un an à chercher des solutions et à lutter pour que ma capacité revienne à moi, j’avais cette impression d’être à la fin de mes galères. Cette intervention ne serait pas LA délivrance, mais je le sentais au fond de moi, qu’elle était une étape cruciale, très importante qui me permettrait de redevenir le moi d’avant et d’envisager l’avenir avec on ne peut plus de sérénité. Je finis par relever mes yeux vers la doctoresse qui m’attendait. Depuis notre rencontre, c’était certainement la deuxième fois qu’elle portait autant mes espoirs. Si elle échouait, j’étais dans de sales draps. Mais quelque part, j’étais serein…

- « Y’a plus à tergiverser, allons-y. Je te suis. »

Tout était maintenant entre ses mains.
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Jeu 31 Jan 2019 - 2:27




Maintenant que tout était réglé, à peu près, il n’y avait plus qu’à récupérer le colis qui devait attendre sagement dans l’une des nombreuses chambres de l’hôpital au sein du complexe scientifique. Kahei… C’était un nom qui ne me disait pas grand-chose, je ne l’avais donc jamais croisé à Kumo ni n’avait travaillé avec lui à un moment, et son état devait être des moins préoccupants sans quoi j’aurais sans doute eu son dossier entre les mains. Mais il ne me fallut pas beaucoup de temps pour mettre la main sur son dossier, ou plutôt l’y remettre.

Dans une chambre de l’autre côté, tout au bout du l’hôpital. Je m’y rendis donc avec le Metaru et rapidement nous y fûmes et j’y découvris ce que décrivait le dossier. J’approchai un instant et observai le jeune aux cheveux bruns assis sur un fauteuil roulant quelques perfusions accrochées au bras et donc les constantes étaient surveillées par un appareil traçant des courbes sur un long ruban de papier s’écoulant lentement dans un bac. Elles aussi je les observais et, toujours sans un mot me rapprochai encore de lui.

-Metaru… Kahei. Dis-je en posant les mains sur les poignées du fauteuil et l’emmenant avec moi. Nous allons installer votre cousin au sein de l’institut. Adressais au Raikage. Ainsi, nous traversâmes les couloirs sous quelques regards interrogateurs mais sans soulever aucune question. Après tout, un Raikage et une Directrice poussant un malade, qu’y avait-il à redire ? Le plus délicat fut donc de rejoindre les sous-sols. Vous auriez quand même pu prévoir quelque chose… comme un élévateur… Cela aurait été plus pratique que de prendre les escaliers…

Enfin, ce n’était qu’une question pratique et cela ne nous demanda finalement pas de temps que ça pour descendre l’un des escaliers surveillés menant jusqu’aux laboratoires souterrains. Mais, avant de passer la porte sécurisée de l’institut avec le fauteuil ; je passai la tête par l’encadrement et scrutai à gauche et à droite du couloir et m’y engouffrai avec les deux Metaru. J’étais à peu prés sûre, à cette heure-ci, que personne ne serait présent dans les couloirs, tous étaient occupés dans les premiers laboratoire.

Ainsi nous marchâmes quelques secondes dans le long couloir immaculé bordé de baies vitrées, celles des laboratoires spécialisés où travaillaient de nombreux scientifiques. Après avoir passé les trois premiers, médical, biologique et technologique respectivement ; nous arrivâmes à plusieurs portes de là, devant celle que je cherchais. La poussai et y entrai. Ni vu ni connu. Dans cette pièce, une chambre toute blanche, était installé un lit médical et plusieurs appareils de recherche.

-Nous y sommes. Dis-je en lâchant les poignées du fauteuil. Avant de passer à la transplantation, je vais devoir étudier et analyser votre cousin avant de commencer quoi que ce soit. J’en aurais pour… plusieurs jours… sûrement. Dis-je sans détacher le regard du Metaru impassible et visiblement complètement inconscient de ce qu’il se passait. Shuuhei, pouvez-vous me dire ce qui lui est arrivé exactement ? Lui demandais-je sans vraiment attendre de réponse. Enfin, vous savez, avec un peu de... chance... Il ne mourra pas. Haussais-je les épaules. Vous pourrez "rassurer" votre cousine.




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Jeu 31 Jan 2019 - 10:02
Quand faut y aller...


- « Kahei était notre petit frère à Reiko et moi. Encore une fois, tu peux y aller sans craintes. S’il clamse, j’en prends toute la responsabilité. »

J’eus un soupir. J’aurai pu lui faire la morale sur son je-m’en-foutisme total, mais à quoi bon ? Elle niquait ma frangine avec bon cœur, mais elle était même pas foutue de connaitre ou de faire semblant de s’intéresser aux membres de sa famille… Vraiment, cette sorcière me dépassait complètement ! Mais comme Itagami avait voulu me le faire comprendre, j’étais entre ses mains et j’avais pas trop à faire le malin, sans quoi elle pourrait tout faire foirer et aggraver même ma situation assez précaire. Même en présence de témoins qui nous avaient vu progresser dans les dédales du complexe scientifique, elle pourrait s’en sortir… Quoique je doutais quand même du fait qu’elle puisse s’en tirer à si bon compte si elle couillait ma santé et en finissait avec ce pauvre Kahei. Que j’avais échoué à protéger comme il se doit…

- « Il a été enlevé par le soshikidan et il a apparemment subi une torture mentale de Yamanaka Ema qui l’a forcé à se servir excessivement de son kinton pour une armure d’un géant d’une centaine de mètres… »

J’eus une pensée pour l’akimichi au pays du feu et mes poings se serrèrent instinctivement. Cette contrée me révulsait définitivement et si j’avais toujours été à la tête de Kumo, je l’aurai surement rasé ou annexé à la suite de notre fuite causée par l’arrivée de ce satané homme au chapeau. Tout se recoupait quand on y pensait bien. Mais justement, je préférai ne pas trop me remémorer de tout ça. L’impuissance me rendait malade à force. Je préférai jeter un regard à mon pauvre frère qui ne serait plus jamais pareil, avant de nourrir des réflexions presque défaitistes que je n’aurai jamais eu l’indécence de formuler dans mon propre esprit. S’il avait encore toute sa tête, il m’aurait certainement filé un coup d’main de toute évidence. Mais puisque le procédé de la doctoresse était assez douteux, j’étais conscient qu’il pouvait y passer.

- « Plusieurs jours, c’est trop long. Je sais que tu peux faire mieux et vite. »

Je ne savais même pas pourquoi j’étais sur place si son étude de Kahei devait prendre autant de temps, mais je n’avais pas le loisir de me plaindre. Tant qu’elle faisait son travail le plus rapidement possible et de la meilleure des façons, tout irait pour le mieux. Sur cette pensée, j’allai m’accouder à un mur, bras croisés sur le torse. La regarder faire pendant des heures voire même des jours seraient complètement ennuyant et j’espérais qu’elle avait quelque chose à faire avec moi ou pour moi parce que mes nerfs risquaient de lâcher. Complètement. Vraiment. J’aurai pu me mettre à taper causette, mais je n’avais pas grand-chose à lui dire, pas plus qu’elle était du genre réceptive. Tu parles d’une galère… Et dire que cette idée farfelue venait d’une causerie avec Kenshin. S’il savait dans quelle emmerde il m’a fourré celui-là…
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Dim 3 Fév 2019 - 0:30




Un autre frère… Reiko ne m’en avait jamais parlé depuis que nous nous connaissions, même pas un indice ou quoi que ce soit. Ce qui ne signifiait qu’une chose, que nous nous ressemblions plus que ce que nous pensions. Comme elle, je n’étais pas du genre à parler de mon passé, et encore moins à me préoccuper de celui des autres. Connaître leur lien ne m’était pas vraiment utile… parce que dans le fond, quoi qu’il arrive à ce légume… ça ne changerait pas grand-chose à sa situation, autant qu’il serve.

Néanmoins, j’acquiesçais aux mots du Metaru, par spécialement par approbation mais parce que… je m’en foutais, qu’il prenne la responsabilité ou pas ; c’était bien de lui qu’il s’agissait au final. Lui et son Kekkai. Mais apprendre ce lui avait subi, était ce qui m’intéressait le plus pour être sûre de ce que j’allais faire et surtout ne pas commettre d’erreur. A priori ce que lui avait fait le Shoshikidan n’interférerait pas avec l’expérience. Tant que ce n’était que mental… Mais dans le doute…

-Ah oui… Le Shoshikidan… Cette organisation dont nous avions… Dont il, le Metaru, avait réduit le QG en miette. C’était aussi l’organisation que j’avais projeté de rejoindre avant de croiser la route de ce shinobi. C’était un mal pour un bien quelques sortes. Et vous êtes sûr que ce n’est que mental ? Pas de drogue ? Ou quoi que ce soit d’autre qui aurait pu altérer sa chimie ? Lui demandais-je en étant à peu près sûre qu’il n’en savait rien. Qu’il sache ou pas cela n’avait de toute façon qu’assez peu d’importance puisque je le saurais dès les premières analyses de son sang. Enfin… ça ne changera rien de toute façon. Ou alors peut-être avait-il déjà été soigné de ces éventuels maux…

Puis je reportai mon attention sur le « petit frère », l’observant un instant, me demandant l’espace d’une seconde s’il était comme son frère et sa sœur, comme les autres Metaru. Une question à laquelle je n’aurais probablement jamais de réponse, ce qui ne m’empêcherait ni de dormir ni d’abuser du corps de la Raikage, avec son accord bien entendu. Finalement, je trouvais Shuuhei assez marrant, avec un humour toutefois particulier. « Faire plus vite », quelle bonne blague.

-Vous pouvez l’installer dans le lit ? Le temps que je prépare deux ou trois choses… Ensuite, vous pourrez partir, et je vous ferai savoir lorsque ce sera bon. Dis-je en montrant le lit alors que je préparai quelques instruments qui n’avaient rien de très impressionnants. Surtout des aiguilles, des seringues, des flacons. Evidemment, je n’avais rien préparé à l’avance… Il manquait le principal moyen de mener à bien cette « mission ». Un appareil bien particulier semblable à un générateur de dialyse... Cela prendra le temps que cela prendra, Shuuhei.




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Dim 3 Fév 2019 - 7:13
Quand faut y aller...


- « Eh ben… Si y’a bien un truc qu’on peut pas t’arracher, c’est que t’es professionnelle jusqu’aux bout des ongles… »

Conscience pro hein ? Ou bien satisfaction malsaine de mener à bien une opération des plus délicate, inédite et assez immorale ? La question restait posée. Ceci dit, j’avais un sourire presque jaune en la regardant s’occuper de choses et d’autres alors qu’elle ne voulait pas effectuer l’opération à la base. Tu parles d’une vraie girouette cette meuf. Enfin… J’pouvais pas vraiment m’en plaindre et j’avais pas grand-chose à dire. Elle était dans son domaine, j’y connaissais rien, j’étais entre ses mains et j’avais pas intérêt à faire le malin. Tu parles d’une situation agréable. De quoi m’arracher un soupir presque frustré avant que je ne me retourne lentement vers Kahei. Finalement, ma présence ici n’avait été qu’un écran de fumée. De la poudre aux yeux pour que les gens ne se questionnent pas sur le déplacement de Kahei. Cette meuf, j’te jure… J’avais parfois envie de l’étrangler comme jamais. Et à raison !

Finalement, c’est sans dire un mot de plus que je me retournai vers Kahei. Le pauvre avait les yeux dans le vide, la bave aux lèvres et ne ressemblait presque plus à rien. Cette image me faisait beaucoup de peine. A moi et aussi à la famille. J’avais même fini par apprendre que la vieille n’arrivait plus à lui rendre visite malgré tout l’amour qu’elle avait pour lui. Idem pour le vieux, d’ailleurs. Le voir dans cet état était trop pénible et une éventuelle mort sonnait comme une délivrance pour ce pauvre garçon qui n’avait plus rien à espérer, plus rien à faire dans ce monde de brutes. C’était peut-être inavouable, mais si j’avais construit le complexe scientifique, c’était en grande partie à cause de son cas. Mais même après l’agrandissement des lieux et l’amélioration de l’infrastructure sous toutes ses coutures, les toubibs avaient déclaré que c’était trop tard. Qu’il n’y avait plus aucun putain d’espoir pour lui…

Il était condamné à finir ainsi pour le restant de ses jours…

Je soufflai bruyamment, avant de le soulever sans trop d’efforts et d’aller le poser sur le fameux lit. Je passai ensuite une main dans sa chevelure que je caressai lentement, pendant un petit moment, avant de fermer les yeux, triste pour ce qui pouvait potentiellement lui arriver. J’aurai voulu demander à Sazuka d’être doux avec lui, mais à quoi bon ? C’est à peine s’il ressentait de la douleur qu’on me disait. Une situation plus que triste. Alors que j’étais pourtant face à lui, ses yeux de poisson mort ne me fixaient même pas. Il était perdu dans le vide, comme s’il vivait dans une autre dimension. Image définitivement intolérable. Je finis alors par le laisser et par prendre la direction de la sortie puisqu’elle n’avait apparemment plus besoin de moi et que ça allait prendre du temps apparemment. Définitivement, j’étais pas verni. Mais qu’est-ce que je pouvais y faire ? Pas comme si j’avais le choix, hé…

- « Je serai dans ma chambre d’hospitalisation. »

La porte s’ouvrit lentement et se referma ensuite derrière-moi.
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Dim 10 Fév 2019 - 19:28




Je ne comprenais pas pourquoi il persistait à vouloir rester dans sa chambre, à l’hôpital. Il squattait un lit donc quelqu’un d’autre pouvait avoir besoin… Et surtout, il allait perdre beaucoup de temps, attendre, passer des jours entiers à tourner en rond. Puis finalement ne me voyant pas revenir il se dirait qu’il avait mieux à faire, et ce temps perdu à ne rien faire serait… perdu, définitivement. Je m’en fichais ; il pouvait agir comme bon lui semblait, mais dans le fond… Je laissai mes préparatifs de côté et quittai la pièce l’espace de quelques secondes et interpellai le Raïkage avant qu’il ne disparaisse.

-Shuuhei ! Mettez plutôt votre temps à profit, plutôt qu’attendre ! Puis je lui fis signe de la main avant de retourner à mes occupations, qui étaient à vrai dire celles du Metaru aussi. Avant toute chose, je devais me replonger dans mes notes, et mes études précédentes ; celles réalisées à Tetsu. Cela faisait longtemps, très longtemps que je ne m’étais pas repenchée sur ce sujet, que je n’avais pas mené d’expérience. Ici, le contexte et le cadre étaient si différents… Pas de criminels à traquer au sein même du village, personne ne justifiant de devenir un sujet d’expérience.

Aussi, parce que ce jeune homme issu de la fratrie de Reiko n’avait à priori rien à se reprocher, n’était ni un criminel s’en prenant aux faibles ni un probable monstre ; j’estimais qu’il devait survivre. C’était une question de principe, pour moi. Il ne méritait pas la mort, malgré son état végétatif. Et même pour une expérience de ce type, et moins encore pour permettre à quelqu’un de devenir meilleur. Fut une époque où je me serais posée moins de question ; alors au final si j’étais devenue plus « humaine », ce n’était que la faute, indirectement, de Shuuhei. Enfin, cela ne changeait pas grand-chose, si ce n’était le temps que prendrait cette expérimentation.

Je me demandais s’il l’avait compris que cela ne se ferait pas en un claquement de doigts… Certes cela ne prendrait pas des années, et pas des mois non plus ; mais j’aurais besoin de bien plus que trois jours. Entre l’extraction du sang, qui prendrait à elle seule plusieurs jours pour maintenir le « petit frère » en vie, le traitement, l’étude et la séparation des cellules qui prendraient encore plus, puis la phase d’expérimentation sur des sujets vivants pour être sûr du procédé… Et enfin, viendrai la tentative sur le Metaru. Une expérience qui prendrait du temps, des dizaines, voire des centaines d’heures. Et encore, sans compter sur la discrétion qu’allait demander tout ce processus…

J’avais donc fait la liste de ce-dont j’allais avoir besoin, et à la fin de la journée, l’avait transmise au Metaru que j’avais retrouvé… Dans sa chambre. Cela allait l’occuper un moment…

-Vous êtes toujours là ? Dis-je en entrant dans la pièce, mon morceau de papier à la main. Tenez, la liste du matériel dont je vais avoir besoin. Si vous pouviez vous procurer… ça… Lui tendis-je la feuille écrite de main. Il se rendrait compte de la difficulté apparente de certaines de mes demandes. La centrifugeuse a été détruite récemment… Et, je vais avoir besoin de sujets vivants pour l’expérience. Peut-être des prisonniers ? C’était sans doute le plus délicat, faire venir des prisonniers dans les sous-sols du complexe, en toute discrétion. Heureusement, pour ce faire, l’institut disposait de plusieurs points d’accès différents. Non, ce qui serait le plus complexe, serait de n’éveiller les soupçons de personne. Bien, vous avez un peu de temps pour trouver « tout ça »… et la manière dont vous procéderez pour… les prisonniers. Mais lorsque j’aurais terminé les quatre premières phases… Il me faudra des « spécimens », hommes de préférence. Précisais-je finalement. Bonne nuit, Shuuhei. Dis-je en quittant la pièce, finalement.

Voilà, et comme ça, il serait occupé...



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Dim 10 Fév 2019 - 20:34
Quand faut y aller...


Plus les minutes passaient et plus j’me disais qu’elle se foutait de ma gueule…

Faire de moi son putain de coursier ? Sérieux… Elle pouvait pas demander ça à quelqu’un d’autre ?! La question se répéta en boucle dans mon esprit avant que je ne pousse un soupir. Puisqu’elle voulait des trucs, soit, elle allait les avoir ! C’était pas bien compliqué pour un raikage en même temps. Et puis, sortir me ferait du bien vu que j’avais été coincé ici depuis quelques jours maintenant et qu’être à l’étroit me gavait comme jamais. Je m’habillais donc proprement avant de quitter rapidement du complexe scientifique (qui me tapait parfois sur le système) avant de me diriger non pas vers la prison de Kumo ou même la raffinerie, mais bel et bien vers un bar/bordel. Me fallait de l’alcool. Me fallait me défouler aussi et les prostituées de la cité, en plus d’être discrètes, faisaient de bons défouloirs. Ni vu ni connu. Puis, une nuit à se saouler ou à baiser, ça me calmerait très certainement avant que je n’aille faire les courses pour cette doctoresse qui semblait plus me mener en bourrique qu’autre chose. Ah, la vie…

***

Le lendemain matin très tôt, j’étais calme. Calme et serein. Sans gueule de bois qui plus est. Je me sentais bien. Parfaitement bien. Incompréhensible vu les litres de saké que je m’étais enfilé et le temps que j’avais pris à culbuter la jeune femme morte de fatigue qui dormait à mes côtés. Une très jolie femme avec un boule bien comme il faut dont j’avais abusé comme jamais. On n’était jamais aussi lucide et euphorique que lorsqu’on avait les couilles vides. Un peu comme si on planait. Comme si on s’était drogué. Bien entendu, j’eus une pointe de remords vis-à-vis de Nora qui n’était pas encore rentrée à la capitale, mais je préférai l’oublier pour me focaliser sur ce qui me restait à faire : M’occuper du plus facile tout d’abord. La centrifugeuse. Je me rendis donc à la raffinerie, avant de demander l’aide de quelques Metaru assez doués pour me fabriquer l’objet aux dimensions désirées, puis je pris la direction du Kyuubu. L’affaire fut rapidement entendue. En plus d’avoir été le créateur de cette unité, l’actuel chef était mon meilleur ami.

Daisuke au fait des secrets de Kumo n’eut aucune difficulté à accéder à mes demandes.

Il nous avait suffi d’assommer quelques prisonniers qui de toute façon soit être exécutés, soit croupir en prison toutes leurs vies, avant de les foutres dans des caisses épaisses en métal (finement percées de part en part pour pas qu’ils crèvent d’asphyxie –ce serait trop con sinon) avant que je ne fasse des clones qui transportèrent le tout jusqu’au complexe scientifique. Une fois sur place, personne ne me posa vraiment de questions. Déjà parce que j’étais l’ancien kage et ensuite parce les caisses semblaient contenir du matériel aux yeux de pas mal de monde. Les plus perspicaces furent ceux qui nous virent nous vers les sous-sols, mais là encore, personne ne broncha. Il fallait parfois fermer les yeux sur les choses de ce monde, sans compter que personne ne pouvait en vouloir à celui-là même qui a érigé le complexe et qui l’a amélioré pour le bonheur de tous les médecins, chercheurs et autres scientifiques de la ville. Sazuka avait encore tablé sur ma renommée. Inconsciemment ou non. Une franche salope celle-là… Définitivement.

Mais bon, la mission était accomplie pour ma part.

Et une fois que tout fut déballé au le sous-sol, qu’elle avait tout ce qui lui fallait, je lui adressai cet ultimatum :

- « Si dans une semaine, t’as rien, je m’adresserai à une autre personne. J’en ai marre d’attendre. Je laisse deux clones ici. Adresse-toi à eux quand tout sera prêt pour que je me ramène en cas de besoin, parce que je resterai pas une seule seconde de plus ici. »

Et sur ses phrases, je me cassai sans demander mon reste. C’était tout ou rien maintenant.
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Lun 11 Fév 2019 - 0:38




Si je m’étais doutée que le Metaru aurait été si rapide à trouver tout ce que je lui avais demandé, j’aurais sans doute fait mes demandes en plusieurs fois, car là… cela n’avait occupé, au final, qu’une journée. Et en une journée je n’avais pas eu le temps de faire grand-chose, et pourtant, je m’étais mise à l’œuvre très tôt, ayant même réduit mon temps de sommeil si bien cette expérience m’intéressait. Jusqu’à l’arrivée du Metaru, j’avais pu prélever et étudier un peu moins de cinq cent millilitres de sang. C’était la faible capacité des êtres humains à régénérer leur sang qui ralentissait mes recherches. J’aurais pu le vider intégralement, et causer sa mort… mais, ce n’était pas dans mes projets…

Je leur avais donc indiqué « d’entreposer les caisses » dans une salle voisine, je me doutais bien de ce qu’elles contenaient mais ne pouvais cependant pas encore entamer la partie de l’expérience les concernant. Enfin qu’ils fussent ici dans les boîtes métalliques percées ou dans des cellules… Cela ne faisait pas une grande différence. Puis vint la centrifugeuse. Elle ressemblait exactement à l’ancienne, celle que j’avais détruit par « inadvertance ». Une fois installée, le Metaru visiblement pressé semblait me… m’imposer un délai, un genre de condition. Je m’esclaffais. Comme je l’avais pensé, il n’avait pas vraiment compris ce que j’étais en train de faire.

Alors, avant qu’il ne parte ; je l’interpelai, histoire qu’il soit bien au clair dans son esprit quel travail représentait ces recherches.

-Ecoutez bien Shuuhei. Ce sont des années de recherche que je mets en pratique pour vous… aider. Dis-je en retirant mes gants. Je sais ce que j’ai à faire, et davantage encore le temps que cela prendra. Soupirais-je en l’observant et me rapprochant de lui. L’étude des cellules, et la génétique sont complexes et demandent du temps. Continuais-je avec beaucoup de sérieux. Et vous pensez trouver dans le Yuukan, aussi facilement, une personne douée des mêmes connaissances que moi ? Cela vous prendra bien plus de temps que les deux semaines que je vous demande. En espérant que cette personne connaisse déjà les différents procédés. Lui fis-je remarquer. Ce n’était pas de la vantardise, qu’une simple vérité. Ce n’est pas quelque chose que l’on apprend dans les écoles du Yuukan, car cela demande certains sacrifices. Conclus-je pour la partie explications. Et s’il voulait, il pouvait aller voir ailleurs, que ce soit sans, ou avec lui ; je continuerai mes recherches et obtiendrai un résultat fiable. Mais, libre à vous de faire autrement. Finis-je en agitant la main, le fixant avant de renfiler mes gants et de me pencher sur le microscope dans lequel était observable le sang de Kahei.

Je ne forçais jamais la main des personnes que je côtoyais, tous étaient libres de faire leurs propres choix, de changer de direction… Enfin, de faire ce qu’ils voulaient tant qu’ils n’interféraient pas avec ce que j’étais et ce que je faisais. Certes son cas était intéressant et un moyen très pratique de mettre en œuvre toutes mes connaissances, et d’appliquer mes théories, mais il n’était pas le seul shinobi de ce monde à pouvoir éprouver cette expérience. La seule chose qui a mes yeux le démarquait des autres était son volontarisme, et sa compatibilité évidente avec des cellules contenant des gênes « Metaru », ou liés à la maîtrise innée du métal…

Et comme il l’eut dit, sans que j’écoute une de ses éventuelles nouvelles remarques tant absorbée par mes observations, il s’en alla, me laissant ses deux clones. Après environ une heure, ou deux heures passées à étudier, prendre des notes, je me redressai, m’étirant et me soulageant de tout ce temps passé courbé au-dessus du microscope. Et je me rappelai la présence des clones. Deux Shuuhei dans mon labo… à m’épier. Les fixant, je leur lançai :

-Vous ne voulez pas aller surveiller les prisonniers ? On ne sait jamais qu’un d’entre eux tente de s’évader… ou éviter qu'un autre ne meurt prématurément... Je n’aimais pas être observée durant que je travaillais, et encore moins alors qu’il concernait une telle expérience. Puis je m’y remis, continuant d’analyser et tester différents échantillons de sang. Et je répétai le schéma jusqu’à la fin de la journée, et même une bonne partie de la nuit sans prêter attention aux deux clones qui se trouvaient peut-être toujours dans le laboratoire voisin. J’avais des chiffres plein la tête, des formules chimiques, des schémas génétiques… Et, peu avant d’achever cette journée, je plaçai chacun des échantillons, chacun des tubes à essai dans la centrifugeuse, celle-ci permettrait la séparation des différents composants du sang, le plasma des plaquettes, éliminer certains globules et ne garder que ceux qui m’intéressaient.

N’importe quel scientifique spécialisé dans les domaines de la médecine et de la biologie aurait compris que cela prenait du temps… Etudier le sang, procéder à la séparation de ses éléments, l’étudier à nouveau, isoler certaines cellules, les conditionner et les assembler à certains produits « fixateurs » et d’autres réactifs comme des enzymes de réplication… Bref, tout un tas de choses qu’il fallait que j’évite d’expliquer à des néophytes, ou des personnes trop éloignés de ce champ « d’activité ». Le but étant de créer… un genre de vaccin. Un produit qui réactiverait les gènes du Metaru. Mais pour en produire suffisamment, il fallait absolument beaucoup de sang, et je ne pouvais pas « exsanguer » complétement le frère pour d’autres raisons bien plus importantes, finalement, que mes principes. Une histoire de conservation…




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Lun 11 Fév 2019 - 7:49
Quand faut y aller...


Avaler la pilule était difficile, il fallait l’avouer. Déjà parce que j’en avais assez d’attendre et ensuite parce que je sentais que j’étais à deux doigts de toucher le jackpot… De faire un grand bond en avant avec cette opération quand bien même sacrément risquée… De ce fait, son discours eut l’effet d’une douche froide et s’il y avait bien une chose sur laquelle j’étais d’accord, c’est que je ne pouvais pas trouver meilleure doctoresse qu’elle. Ça me faisait chier, mais c’était la stricte vérité et c’était à ce moment-là que je me fis la réflexion que la cité du savoir n’avait pas formé d’éminents toubibs ou savants en la matière. Nous avions des penseurs, des érudits, surtout dans le clan des Suzuri et des Nara, mais était-ce vraiment suffisant pour se targuer de détenir le savoir ? D’ailleurs, c’était quoi, le savoir ? Des questions philosophiques qui commençaient à me tarauder alors que ma patience était plus que jamais mise à rude épreuve. J’étais coincé. Obligé de l’attendre. Obligé de faire avec. Et cette putain d’opération pouvait prendre plus d’un mois… Et qui sait ce qui pouvait arriver pendant ce temps, surtout avec les fanatiques ?

C’est sous ces interrogations que je me barrai du complexe scientifique. Je me promis une chose ceci dit : Que je n’allais plus y remettre les pieds tant qu’elle n’avait pas fini ses recherches. Si jamais courses il y avait, mes clones s’en occuperaient à ma place. L’un des clones quitta d’ailleurs la pièce dans laquelle elle travaillait pour aller surveiller les prisonniers. En plus de les surveiller, il fallait les nourrir, ce dont il allait s’occuper de façon consciencieuse. Des spécimens pareils, je n’en aurais certainement pas d’autres à moins d’aller traquer des bandits à l’extérieur de Kumo, dans les montagnes. L’idée me fit brièvement penser à Itagami et m’amusa presque. Le deuxième clone quant à lui resta sur place, non pas pour le plaisir d’être en présence de la doc’, mais bel et bien pour « veiller » sur Kahei. Ou plutôt pour se donner bonne conscience, quelque chose comme ça. Présence symbolique dira-t-on. De toute façon, il n’y avait plus rien à faire de mon côté. Tout dépendait de son avancée et être entre ses mains, son bon vouloir était plutôt chiant dans le genre. Définitivement, mon égo en prenait un sacré coup et pas qu’un peu…

L’attente promettait d’être longue…
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Jeu 14 Fév 2019 - 4:39




Des journées et des nuits s’étaient écoulées depuis le dernier passage du Metaru dans le labo où je menais cette expérience au dessein si peu éthique. J’avais réussi à réunir une quantité de sang suffisante pour mener à bien la première phase de ce « projet » et pouvais entamer la seconde. C’était, à priori, tout l’usage que je pouvais faire du petit frère de la Raikage ; et grâce aux soins que je lui avais apportés, et au discernement dont je faisais quand même preuve malgré tout ; il était toujours « en vie ». Et ce n’était que pour satisfaire aux attention d’Itagami…

A la fin de cette nouvelle journée, maintenant que le sérum « spécial » que j’avais préparé était prêt, je pus passer à la phase de tests sur des sujets humains. J’avais pour ce faire demandé leur aide aux clones toujours présent depuis tout ce temps. Sortir les prisonniers de leurs sarcophages de fer, les installer sur les tables d’opérations, les y installer. Lorsqu’ils eurent fini, munie de plusieurs sacoches prévues pour contenir chacune une vingtaine de seringues, je m’étais rendue dans la pièce voisine. Trois cobayes étaient allongés sur trois tables, chacun séparés d’un peu plus d’un mètre.

Chaque sujet devait recevoir vingt injections, à différents points précis du corps, afin d’accélérer la correction et la réplication de certains gènes. Bien sûr, je n’étais pas sans avoir les effets que pouvaient avoir ces manipulations, ni même si mon sérum était parfaitement viable. Autrement dit, je savais que la vie de ces hommes était dangereusement menacée, le taux de réussite était… très aléatoire, tout au moins tant que je n’aurais pas analysé les premiers résultats. Je fis signe aux deux clones de me laisser seule, alors que je déroulais les sacoches sur un chariot en métal, me plaçant à côté du premier.

-Merci de vous être porté volontaire pour cette expérience. Il n'y avait que des volontaires, dans mes études. Cette simple phrase me rappelait les premiers participants à mes tests. Cela faisait longtemps, peut-être trop, que je n’avais pas… pratiqué. C’était une sensation qui m’avait un peu manquée… C’était donc maintenant, à cet instant précis, que mon plan prenait forme. La patience payait enfin… Malheureusement, je ne pourrais vous injecter aucun sédatif, donc, vous risquez de souffrir… un peu. Dis-je sans croiser son regard ni même vraiment écouter ses plaintes. Je pris donc la première seringue, assez fine, d’une hauteur de quelques centimètres ; et l’insérait délicatement son aiguille dans son cœur.

Je renouvelai ainsi la procédure plusieurs fois, au niveau de chacun de ses organes vitaux. Deux injections à chaque fois. Et celles restantes, je les injectai directement dans plusieurs de ses artères. « L’opération » était visiblement douloureuse, mais plutôt rapide au final. Mais ce qui les attendait, la mutation génétique… Serait bien plus brutale. Ainsi, je renouvelai la procédure avec les deux autres. Tous avaient des caractéristiques différentes, mais surtout aucun d’entre eux n’était un Metaru, ce qui était sans doute le plus important et le plus intéressant pour moi.

Et ce n’était maintenant plus qu’une question d’heures avant de voir les premiers effets, réussite ou échec, dégénérescence, vie ou mort… Enfin, j’anticipais déjà le résultat… Et j’en aurais le cœur net le lendemain, après une nuit passée auprès de Reiko.

-Montez la garde devant la porte cette nuit, je dois rejoindre Reiko… Nous avons… beaucoup de choses à faire. Leur dis-je en souriant. Je savais que lorsque Shuuhei les ferait disparaître, il saurait ce que j’avais dit, et cela… c’était encore plus jouissif que pouvoir mener à bien ce projet… C’était un peu comme une… compensation.

Je me demandais depuis quelques jours comment réagirait cette dernière en apprenant que j’utilisais son petit frère pour mener à bien une expérience concernant directement son clan… J’en savais si peu sur sa vie et ses relations aux autres membres de sa famille. Bref, après une nuit pas trop débauchée ; je revins à l’institut, comme tous les jours ; prête à juger mon propre travail. Toutes les portes fanchies, j’arrivai devant celle toujours gardée par les deux clones. Visiblement, tout avait été plutôt calme. J’ouvris la porte et observai les sujets, m’approchant d’eux. Je n’avais pas besoin d’une auscultation poussée pour comprendre qu’ils avaient tous succombés.

Deux d’entre eux présentaient des lésions importantes, comme s’ils avaient été transpercés de l’intérieur. Et le troisième lui semblait… normal, bien que mort. Enfin rien d’imprévu. Je n’avais plus qu’à réaliser des prélèvements, les analyser et chercher ce qui devait être corrigé. Les clones reprirent du service, pour débarrasser les tables ; et y installer de nouveaux « patients ». C’était sans doute la partie qui m’intéressait le plus, ou que je trouvais la plus passionnante ; rechercher et détecter les erreurs, observer les mutations… Comprendre ce qui n’avait pas fonctionné et apporter des corrections. Cette phase n’était qu’une question d’affinage, de filtrage et de temps. Mais ce ne serait pas long.

Cela faisait donc une semaine de recherche déjà…

-Vous pouvez avertir Shuuhei que… dans sept ou huit jours, tout sera certainement prêt. Adressais-je à l’un des clones.




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