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L'ennui de la captivité_[Libre]

Sainan Gi. Tenshi
Sainan Gi. Tenshi

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Ven 7 Déc 2018 - 23:49
C'est en prison que je devais connaître pour la première fois tout le charme de la liberté. Charme bien grand ! Pouvoir légitimement dormir, ne rien faire, rêver… Et cela, à cet âge où notre propre compagnie est si douce, notre cœur si riche en entretiens charmants, notre esprit si peu difficile en jouissances ; où l'air, le ciel, la campagne, les murs, ont tous quelque chose qui parle, qui émeut ; où un acacia est un univers, un hanneton, un trésor ! Enfermé dans cette cellule qui condamnait mon chakra à la sourdine, sans pour autant me voiler la face, je savais que ce n'était pas la prison, mais le crime qui faisait la honte. Hélas ! on s'habitue même à la prison ; on devient un hôte naturel de ces tristes demeures, quand bien même on se pensait pas légitime d'y terminer.

Je m'étais rendu, et voici ce que l'on m'offrait de demeure. Une cellule petite, insalubre et humide avec tout de même deux gardes devant ma porte jour et nuit. Du moins, je le supposais, car sans fenêtre, je ne pouvais dire comment le temps passait. Deux gardes rien que moi, preuve de ma valeur ? Rien de moins sûr, car quiconque verrait cette cellule se demanderait s'il ne s'agissait pas là plutôt de l'anti-chambre de la mort, là où l'on plaçait les condamnés pour amenuiser leurs forces mentales avant la séance de torture ou l’abattoir. On m'y dépouilla de tous mes biens, mon armure et mes armes bien sûr, mais aussi mes papiers, et tout ce qui faisait mon identité. Je n'avais que ma chemise et un pantalon, sur lequel on ne me permit pas même de garder une ceinture et je ne parlerais pas des chaussures qu'on me confisqua avec le reste.

Mes actes seraient sans aucun doute sévèrement punis, peut-être de mort, et je comprenais qu'on ne prenait pas grand soin de moi, mais pour autant, je n'étais pas obligé de faire semblant d'apprécier cette captivité. Au moins on me laissait les mains libres, c'était déjà ça. Certes, je n'avais rien à faire avec, hormis frapper les murs pour me défouler ou marcher dessus pour me dégourdir, mais au moins je ne me retrouvais pas enchaîné comme un animal. Pour le moment...

Je n'avais guère d'autres loisirs que de penser, penser, et penser encore en attendant que cette porte s'ouvre pour que l'on m'entretienne de ce qui m'attend... Ce vers quoi se tournaient mes pensées pour le moment, je le conservais pour moi seul.

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Sainan Gi. Tenshi
Sainan Gi. Tenshi

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Sam 8 Déc 2018 - 20:38

À quoi rêve-t-on, cloîtré dans son boudoir, clapier à entraver la fougue et obligeant à l'introspective. Dans le silence et la noirceur des lumières éteintes, l'esprit vacille et le subconscient y fertilise toutes les pensées que l'on croyait refoulées. L'humeur s'y fait vagabonde, elle se perd dans les souvenirs et l'imaginaire, parce que l'esprit ayant besoin de distraction, préfère broyer le noir que de souffler une paisible quiétude sur les braises de l'ennui. On gratte le sol, on compte les briques, on lave les chiottes, on se tourne et se retourne dans sa paillasse en cherchant à esquiver tout ce qui pourrait nous mettre face à nous-même. Devoir s'affronter, soi-même et ses actes, soi-même et ses choix, jusqu'à infiltrer le regret de la vie en soi. M'être rendu n'aurait-il pas été une erreur ? Devrais-je me suicider maintenant plutôt que de donner le plaisir à ce vieux fou de m'ôter lui-même la vie. Cette vie qu'il ne me donna pas, quel droit avait-il sur elle ?

La souffrance de l'emprisonnement réside dans le fait que l'on ne peut, à aucun moment, s'évader de soi-même. Ici, sous bonne garde, j'étais obligé de me confronter sans cesse à mon passé et au résultat de tous mes choix. Chose insupportable, même pour un homme comme moi. Toute solitude est une prison pour l'âme dont elle n'est pas l'asile. Je craignais les tréfonds de cette âme depuis toujours, songeant à l’infâme s'y dissimulant, par combat enragé avec l'innocence de mon coeur et de mes aspirations qui étouffaient d'autant plus sous le poids des malheurs de l'existence.

Agneau des dieux, à genoux sur le sol froid, le visage plongé dans les mains, pour moi qui ne connus jamais que la liberté, indomptable parmi les indomptables, le supplice était à la hauteur de mes déconsidérations. Tentant de fuir malgré le silence la voix dans ma tête, et les images qui s'y succédaient sans que je ne pus les stopper, je réclamais du ciel qu'on me libéra de moi-même, la mort plutôt que ces images, la mort plutôt que ces souvenirs. Ainsi, il résultait le dilemme de mon existence, qui me conduisait à me déchirer, toujours, oscillant entre l'ange de lumière et le démon infernal. Entre l'aurore et le crépuscule, entre l'ordre et le chaos, entre la vie et la mort. Assez ! Malheurs de shinobi ! Démons ! Et la mémoire en appelait à sa performance. L'enfant prodigue d'Iwa, déchu dans sa cellule, qui n'osait rappeler la réalité dans laquelle il vécut autrefois, aussi misérablement qu'ici, avec voûte céleste plutôt que brique pour toit.


flashback:
 

Sursauts, angoisse, souvenirs obsédants, visions hallucinées, cauchemars, repli sur soi : tels sont les principaux symptômes dont souffrent tous ceux qui ont vécu l'enfer de la guerre. Pour les combattants comme pour les civils, se pose alors toujours la même question : peut-on oublier ? L'innocence de mon enfance n'était cependant pas encore morte, et déjà à ce moment, mes parents adoptifs tentèrent de la préserver, pour que je ne devienne pas un serviteur du chaos. Mais l'horreur était si profondément ancré dans mon cœur, si profondément que dès qu'une chose me blessait, immédiatement la haine remontait, et avec l'envie irrépressible de sang, de saccager ce que les shinobis construisaient pour leur rendre la monnaie de leur pièce. Assez ! Plus de souvenirs, je devais dormir, je devais dormir. Ne pas céder à la folie, ne pas céder à la soif, dormir, dormir, dormir.

Trouve ton rêve, poursuis-le, deviens son martyr, qu'il devienne, ton dieu, m'a-t-il clamé. Et maintenant ? Voici venue la fin. La fin de mon rêve. La fin de mon ambition. Ma fin. Le phœnix choit à terre. Il ne volera plus.


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Sainan Gi. Tenshi
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Dim 9 Déc 2018 - 2:28

Les âmes énergiques, comme les volcans, jettent de grandes lumières et de grandes ténèbres. Plus la lumière est radieuse, plus l'ombre qu'elle projette est épaisse, un homme en vient par habitude à s'y satisfaire, et que plutôt de chercher la flamme dans l'obscurité, s'y abandonne entièrement, pour ne plus être ébloui ou risquer de se brûler. Quand les ténèbres du soir se répandent sur les paysages désolés de ses souvenirs, le cœur de l'homme s'ouvre à la tristesse, et la poésie la plus mélancolique devient l'expression naturelle de ses sentiments intimes. Le deuil de la nature semble appeler du fond de son âme les pensées douloureuses ; il s'établit entre lui et le désert une vague harmonie qui peut inspirer le poète, mais qui décourage l'homme vulgaire. Mais toute ombre, en dernier lieu, est pourtant aussi fille de la lumière et seul celui qui a connu la clarté et les ténèbres, la guerre et la paix, la grandeur et la décadence a vraiment vécu. Comment mesure-t-on ces abstraites notions, sans y trouver le péché d’orgueil, à se croire au carrefour de son existence maculée de malheurs et de déceptions ?

Avais-je péché d’orgueil, en désirant manœuvrer le destin, qu'il fut mien ou celui des hommes ? Culpabilisant le passé, je tanguais entre ordonner et brûler l'avenir. De mes jours d'enfance à maintenant, parcourant les champs de bataille, je ne vis qu'une horreur et l'hypocrisie. Monde shinobi, monde martial, où l'on me jugeait tantôt saint, tantôt fou, sombre face-à-face des égoïstes et des misérables. Chez les égoïstes, les préjugés, les ténèbres de l'éducation riche, l'appétit croissant par l'enivrement, un étourdissement de prospérité qui assourdit, la crainte de souffrir qui, dans quelques-uns, va jusqu'à l'aversion des souffrants, une satisfaction implacable, le moi si enflé qu'il ferme l'âme ; chez les misérables, la convoitise, l'envie, la haine de voir les autres jouir, les profondes secousses de la bête humaine vers les assouvissements, les cœurs pleins de brume, la tristesse, le besoin, la fatalité, l'ignorance impure et simple.

J'en venais à me perdre, même alors qu'isolé dans une cellule, forcer d'accepter l'écho de mes pensées, je tendais à m'obliger un purgatoire. De quoi donc étais-je coupable pour endurer tel échec ? Dans cette vision de cauchemar, comme une ride à la surface de l'eau, les bêtes et les hommes, les loups et les agneaux, le bien et le mal, le rêve et la réalité, la vie et la mort allaient maintenant main dans la main. Je voulais allumer un brasier, éclairer cette obscurité, donner une étendue verdoyante et chaleureuse à l'horizon pour tous ceux qui ne pouvaient s'éloigner de la lumière, qui se refusaient à s'abandonner dans les ténèbres entières. Ces petits agneaux effrayés... Ceux qui avaient peur étaient incapables de s'éloigner de la lumière. Ils ne pouvaient que contempler hébétés, la part sale et cruelle d'eux-mêmes et continuer à se détester. Et afin de sauver l'infime respect d'eux-mêmes qui leur restait, tout en détestant ce feu ils en étaient dépendants.

Non ! Mes mains sur les oreilles, je ne voulais plus entendre ce son que je ne pouvais fuir. Cette voix dans ma tête qui me chuchotait ces idées et me ramenait à mes morbides souvenirs. La haute dignité princière, presque divine que je me donnais n'avait plus la force de barrière que je lui avais donné. J'étais à nouveau le pauvre enfant abasourdi quand il découvrait la cruauté des hommes. Ce temps maudit, où étrangement, je me fus aussi bénis de je ne savais quel maléfice. Si tous les chemins qui conduisent au bonheur ou au malheur partent du même carrefour, il fallait croire que m’emparais un instant du mauvais virage. Mais maintenant, je ne savais quel chemin emprunter, je voulais demander pardon pour qui j'étais, mais me rappelant le passé, je ne pouvais que hurler aussi que ce je devenais était fatalement mérité. À dresser des bêtes de guerre, on obtient que des semeurs de chairs mortes. Quelle que soit l'angélique apparence que la vie m'offrit, mon âme était aussi sombre que mon esprit doué de nobles intentions. Dévorante ambition au service du saint altruisme, le déchirement était là, que le sacrifice de mon innocence était au nom d'une utopie inaccessible, trop belle pour qu'on osât plus que la murmurer.

Je laissais derrière depuis l'âge de la tendresse, depuis même l'instant où je devais téter le sein, un traînée de sang. Naquit dans le sang, nous mourrions aussi souvent dans le sang. Quelle beauté, finalement, trouvais-je à me démener pour un monde qui ne semblait finalement jamais souffrir de sa condition ? Arrogant de croire posséder une vision supérieure au genre du commun, pourtant, en moi bouillonnait cette illustre vérité, que je sentais, sans pouvoir entièrement le concevoir, l'illogisme de notre époque et de ce qui nous gouvernait. Mon dieu par mon malheur, je me rappelais alors que je fus toujours semeur de chaos et de peur. Mon dieu par mon malheur, je me rappelais que j'étais toujours celui qui faisait sillonner à son passage le remouds infernal.

flashback:
 

Non ce n'était pas ma faute, ce n'était pas ma faute. J'étais prince de sang pris dans la tourmente, je ne voulais condamner personne, ce sont les shinobis qui me l'on imposer. Ignominieuse perfidie, où je fus le seul instrument de la contagion. Mes armes ne s'abattirent jamais pour le seul plaisir et l'assouvissement du vice, jamais ! Ce n'était pas moi le monstre, c'étaient eux ! Ma responsabilité n'était pas dans mes actes, elle était de mon souffle, de mon désir légitime de vivre, de mon droit à l'existence ! Ce n'était pas orgueil de quêter la réparation de ce passé, de vouloir que nul n'eut à souffrir de ces atrocités, c'était ma légitimité !

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Sainan Gi. Tenshi
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Lun 10 Déc 2018 - 0:38
Esseulé, les jours passaient sans ne savoir au bout du compte, si j'étais la folie que l'on décrivait. Mon dernier acte nimbait d'incompréhension les shinobis qui me connaissaient. Mon caractère insoumis et la hauteur royale qui me caractérisaient étaient connus, mais que j'en venais à frapper directement le village après quelques semaines de bannissement laissaient semblait-il chacun d'eux dans l'impasse.

Me remémorant un instant les flammes qui étreignaient Haut-Jardin, je ne pouvais que comprendre que cela les dépassait. Il était peut-être une erreur de ma part, de ne pas avoir choisi la soumission, même feinte quand j'en eu l'occasion pour frapper plus vivement derrière, mais j'étais de ceux qui demeuraient dans la lumière. Se cacher, ne pas s'élever quand la bassesse est l'œuvre sous ses yeux, ce n'était pas moi, je ne pouvais pas et ne regrettais pas de ne pas m'être soumis quand on me l'ordonnait. Si ma mort advient, d'aucun racontera que j'étais un shinobi qui sombrait dans la folie, parce que n'assumant pas d'avoir dû respecter la hiérarchie d'un homme que je n'estimais pas à la bonne place. Une affaire d'ego ? Salissant effrontément la mémoire de son prédécesseur et ordonnant la soumission du village devant la nation qui abattit son plus haut représentant ainsi que nombres d'autres de ses enfants, j'aurai dû simplement comprendre et me taire ? Ce n'est pas parce qu'on déguise de la lâcheté en patience que cela cesserait d'être de la lâcheté.

Les shinobis d'Iwa perdirent leur honneur quand Kyoshiro prenait leur tête. Sa politique, celle qu'il annonçait, était celle de la faiblesse et de la honte. Tous, ils le murmuraient, et tous sentaient que son accession à la plus haute marche du village soulevait de grave question de légitimité, de par son ascendance et ses accointances avec un ennemi affiché. Alors quand je me dressais devant cet homme et refusais de lui témoigner le respect dont il ne sut lui-même faire preuve devant un représentant clanique, j'étais dans mon bon droit, hélas, seul à dire, ce que d'autres ne firent que penser. La fulgurante ascension que je personnifiais fut balayé de la main d'un seul homme. Bannis, exproprié de mes terres, de mes tous mes biens, déchu de mes titres, j'aurai dû en plus faire cadeau de ce que j'avais battis de mes seules mains ? C'était mon chakra qui avait fait pousser cette forêt, à force de sueur et de patience, et voici que jouissant de mon labeur, j'obtenais pour récompense l'exil ?! Cet homme n'était qu'une pièce rapporté qui faisait vraisemblablement usage de vils procédé pour conserver son autorité, je regrettais presque de ne pas l'avoir tué quand je l'avais devant moi.

Brûler cette forêt, c'était reprendre ce qui m'appartenait, c'était déclarer la guerre à un système sclérosé qui devrait demander pardon pour un siècle de saccage, de pillage, de rapine, de viol et de meurtre. La légitimité et la vérité revient au vainqueur hélas, l'histoire est écrite par l'imposture, et ce que l'on retiendra de moi, ne sera pas la vérité. Mon heure approchait, lentement, et songeant à ce qui se déclarait mes proches, je plaignais d'avance de savoir qu'ils perdaient déjà le peu de liberté que nous parvenions à conserver dans ce pays, ainsi que la mort des grands projets que nous versions dans nos idéaux.

Puisque la solitude m'était imposée, puisque mon devoir d'honneur était déconsidéré, peut-être valait-il mieux désormais accepter ma mort et l'échec de mon idéal. Qu'importe le chemin que je comptais emprunter pour l'atteindre, il semblait que le monde shinobi n'était pas encore prêt pour. J'avais c'est vrai, cette soif de sang et de violence qui m'avait finalement empêcher de me contenir et de sublimer mes plus nobles qualités, mais je pense que si Yoshitsune fut encore de ce monde j'y serais parvenu, maintenant il était trop tard, maintenant j'étais déjà fini.

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Yaoguaï Genkū
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Lun 10 Déc 2018 - 17:30
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« ISSA ME, THE DOCTOR »








Après les événements forestiers des derniers jours, son esprit avait beaucoup vogués quant à ses possibilités de tirer un quelconque profit malgré son ignorance des tenants et aboutissants. À la hâte il était donc allé voir son aîné pour des autorisations et des questions auxquelles ce dernier avait pour la majeure partie répondu favorablement. C’est ainsi que le Genin fraîchement arrivé se vut octroyer le droit de parloir et plus encore avec le nouvel invité, habitué de la citadelle puisqu’ancien membre.

Les pas de l’adolescent étaient lourds et plein de sens. Sur son front, une petite perle de sueur transparaissait. Cette dernière n’était point fruit de la peur ou du climat mais bel et bien de l’excitation croissante tandis qu’il s’approchait de la cellule, gardée par deux hommes en tenue militaire. Il hocha la tête vers eux en signe de respect puis leur tendit la missive écrite de la main du Koretsu de la Roche. Les mots eurent impact sur leurs personnes puisqu’ils déclarèrent être à sa disposition pour toute demande.

Il ne prit pas la précaution de frapper, l’homme était après tout captif. Seul dans un premier temps, il pénétra dans la pénombre ambiante, les effluves ayant tout à envier au dehors. Sans dire un mot, il pressa son avant-bras et sortit du sceau gravé sur celui-ci une pléthore d’accessoires dont un. Un que Tenshi allait découvrir bien vite.

Konbanwa. On s’est rencontrés dans la forêt. J’ai quelques examens à mener, dans un premier temps. Ensuite, si tu veux bien, on discutera. ” D’un claquement de doigt, les deux hommes rentrèrent à l’intérieur puis fermèrent à double tour. Chacun le saisit d’un côté pour le plaquer sur le ventre. C’est alors que s’il tournait le visage, il la verrait. L’immense seringue à la pointe presque indiscernable dans cette obscurité. Sans se faire prier, il localisa l’angle parfait pour la faire pénétrer dans ses chairs et alla l’enfoncer si loin qu’aucun être humain normalement constitué n’aurait pu le tolérer sans s'évanouir et préleva à la source ce qui faisait de Tenshi un combattant hors du commun ; ce qu’il pensait être le secret de sa manipulation du Bois. Et le Bois était son élément natal, ce qu’il jugeait assez important pour lui octroyer ce droit. Le prélèvement de moelle épinière terminé, il rangea son nouveau bien dans le sceau et resta aux côtés de Tenshi, sur ses gardes mais curieux. Comme s’il ne venait pas de commettre un acte presque barbare.

Senkû me fait te dire que tu seras châtié, dans les prochains jours. Qu’as-tu bien pu faire ou subir qui t’a poussé à agir si vainement. À sacrifier ta liberté ? Je peux peut-être t’aider. Tu viens bien de le faire après tout.



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Sainan Gi. Tenshi
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Lun 10 Déc 2018 - 19:29
Le prisonnier craint le temps dans sa cellule, il meurt avec lui-même, et s'y place comme une âme qui n'a pour domaine que son propre écho, mais dans ma situation, l'autre crainte, c'est d'entendre une clé passer dans la porte qui m'enfermait, d'entendre le grincement de ses chevilles et de voir son ouverture, qui n'annoncerait rien de bon pour moi.

Ce qui entrait par là ne pouvait signifier pour moi qu'un mauvais moment à passer. L'heure de mon exécution, une séance de torture pour l'exemple, qui dissuaderait tous les futurs réfractaires de la politique shinobi de demeurer inlassablement dans l'ombre, sous peine d'avoir à subir des souffrances inimaginables pour le commun des mortels. J'en aurai finalement presque souri, songeant à tout ce que je subis d'autrefois à aujourd'hui, qui ne pouvait égaler en rien, uniquement surpasser, tout ce que les shinobis penseraient m'infliger de douleur et d'offenses.

Je savais qu'il était néanmoins inutile de résister dans ma situation, quoi qu'il passerait par cette porte. Cela ne ferait qu'aggraver mon état, et donner encore plus de plaisir à mes geôliers. Quand la porte s'ouvrait, j'attendais donc dans la pénombre docilement, n'offrant à ce qui pénétrait dans la cellule qu'un jeune homme faisant preuve de dignité malgré les circonstances. Une dignité princière, même royale, d'un homme dont le corps était certes enfermé, mais dont l'esprit et le cœur demeurait entièrement libre et insoumis. Pas même le plaisir du visage de la souffrance sur mes traits que je comptais offrir à ces hommes, qu'ils comprennent qu'il demeure, certains et rares individus capable même au plus noir de la captivité, de montrer que la substance humaine avait encore de la ressource, pour ne pas avoir à divertir quelques esprits pervertis. J'étais prince de sang, de naissance, et puis ensuite, par contrat. Que Kyoshiro abolissait la hiérarchie clanique ainsi que sa noblesse pour ne reconnaître que la pyramide militaire ne changeait rien à l'éducation que je reçus, et à la hauteur noble que l'on m'avait enseigné à affirmer en toute circonstance, même en tant que simple prisonnier.

Je me laissais donc plaquer sur le sol sans ne rien dire ni faire, n'offrant qu'un visage de marbre à l'approche de cet homme armé d'une seringue. La scène, quoi que peu violente finalement, était tout de même une épreuve d'humiliation. On m’immobilisait pour que je serve d'objet de laboratoire dans je ne savais quel but. Cette aiguille qui me pompait l'os, faisait rougir de douleur mes yeux bleus, mais je ne laissais souffler aucun cri, ni passer aucun signe de douleur sur mes traits, pas plus qu'au tréfonds de mes pupilles en tout cas. Je n'avais rien répondu jusque-là, il pouvait être poli, aucun mot n'allait changer quoi que ce soit à ce qui m'attendait.

Quand il terminait, toujours plaqué sur le sol et amoindris par la sédation, il me proposait une conversation. Je n'avais pas tellement de raison lui refuser des réponses à ses questions, et puis, cela me passerait le temps, ce que j'acceptais volontiers.
  • -Châtié, me dis-tu ? Qui a ce droit sur une personne ? Je me suis dressé contre l'absurdité, et j'ai voulu détruire cette forêt parce qu'elle était à moi, offrant un message au monde shinobi du même coup. C'était mon bien, chaque arbre y a poussé grâce à mon chakra, durant des mois à la sueur de mon front, et j'aurai dû accepter qu'Iwa en jouisse à son bon vouloir après m'avoir exilé ? C'est un échec, j'en conviens, mais que les shinobis ne se soient pas prompt à dispenser une légitimité et l'illégitimité, quand ils sont depuis des siècles la plus grande source d'injustice. Si tu souhaites m'aider, il faudra faire tant que tu y perdrais ton âme. Ce que je vise est si haut qu'il n'y que le plus grand des sacrifices qui soit capable d'y faire s'y parvenir. C'est maintenant trop tard. Si c'était mon pouvoir que tu quêtais ici en revanche, tu aurais mieux fait de te rendre au pays du bois, mes gènes ne t'apporteront rien, je le crains. Lui répondais-je tout à fait calmement.

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Lun 10 Déc 2018 - 22:09
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« enquête no jutsu »






Les hommes de main propre à Iwa s'en allèrent donc et ils furent enfin seuls. Ils avaient reçus l'ordre du jeune homme de ne laisser rentrer ou approcher personne sous peine de sanction venu d'en haut. Ce fut efficace, vu la réputation de Senkû.

Il ne se brusqua pas, et n’esquissa même pas l’ombre d’une réaction aux dires de Tenshi, se contentant d’écouter ce qu’il avait à dire. Et il avait à dire. Sa rancoeur, il l’avait côtoyée, cajolée, connue inextricablement. À partir de là, il ne pouvait sans déraisonner se permettre de critiquer les motivations, bien que la manière restait à revoir.

J’en conviens, s’arroger ce genre de permissions est discutable. Reste que Iwagakure et l’hydre qui la gouverne sont décisionnaires, et je ne suis que le messager, simple Genin. Si c’était ton bien, tu te doutes qu’il était trop près de l’enceinte pour que cela reste sans conséquences. Et tu te doutais de ce qui arriverait ensuite. Selon moi, quelque chose en toi désirait que cela finisse comme ça. Pour que tu puisses dans ton dernier souffle te dire que tu as gardé ton honneur ou une connerie du genre. ” Il tapota le sol froid sous son fessier du bout de son index. “ Mais l’honneur ne représente rien quand c’est la vie qu’il te coûte. Tu dis viser quelque chose de haut, trop haut, même. Et te voilà ici à parler avec moi. Admets que c’est le serpent qui se mord la queue. ” Il se leva sans un bruit, laissant le tissu de sa chemise s’érafler contre la pierre. “ Je ne sais rien de ton histoire, je l’avoue. Mais rien n’est trop haut en ce monde, rien. Tes moyens sont juste limités et ta marge de manoeuvre trop bridée par tes oeillères. M’enfin, j’ai du temps à tuer, et tu as une histoire à conter. J’ai cru comprendre par Senkû que tu étais un prince ? Raconte-moi ce qui a mené sa royale personne à croupir avec les traîtres et les simples d’esprits. ” Exhalant son souffle par les narines, maintenant debout en observant les dégâts de son aiguille, sans être le moins du monde désolé, les bras croisés, il termina son presque-monologue.

Je suis originaire d’Hayashi no Kuni. Ta capacité spéciale a un quelconque lien avec cet endroit ? Tu me laisseras en juger pour ce qui est de tes gênes. ” En parlant de son pays natal, son ton s’était durci. Avait-il invité d’autres individus à s’y rendre ? Que savait-il exactement ? Il ne sortirait pas de la cellule avant de l’avoir découvert. Quel que soit le coût.



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Sainan Gi. Tenshi
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Lun 10 Déc 2018 - 23:30

Libéré des deux gardes, je pouvais me redresser, et alors en tailleur sur le sol glacé, bien qu'il obtint ce qu'il souhaitait le shinobi sembla souhaiter une plus longue conversation encore. Il se dressa devant moi, et croisant les bras, me toisa de ses propres considérations sans sembler y annoter une quelconque forme de jugement sommaire. Relevant un regard résigné sur lui, quoi que je ne semblais clairement pas joyeux et pour cause légitime, je ne me renfrognais point non plus, car son verbe avait le mérite, de dessiner une certaine vérité sur mes actes. La couleur de mes sentiments lui était cependant inconnue, et peut-être parce qu'il était plus humble que la masse moyenne, me demandait de lui raconter mon histoire en vue de mieux comprendre mes actes.

Puisqu'il avait ordonné que nous nous trouvâmes seuls et de ne pas être dérangé, et qu'il semblait avoir assez de temps pour écouter cette longue histoire qui fut la mienne, non pour la satisfaction de mon ego, mais pour une obscure satisfaction d'un autre sentiment bien plus profondément enfoui, j'accédais à sa requête. Le timbre las et mélodieux, je débutais donc cette histoire, en essayant d'y omettre aucun détail important et en essayant de ne pas l'endormir dans le récit.

  • -Je suis né à Tsuchi no Kuni. Mais ma mère était une civile issue de je ne sais pas où. Quand je naquis, mon père craignant que je sois enrôlé tout jeune dans les guerres civiles, il fuit avec ma mère vers le sud, à Kaze no Kuni. Nous trouvâmes refuge dans un camp de réfugiés de guerre qu'on appelait "la cité de la joie". Ne me demande pas le nom de mes parents, je l'ai oublié... Selon mon père et l'homme qui m'a adopté, les utilisateurs du mokuton naquirent au pays du bois, il y a très longtemps, mais se dispersèrent pour une obscure raison. La famille Sainan comptait parmi les plus anciennes utilisatrices du pouvoir, et à ce titre se prétendait légitimement au droit de réclamer une souveraineté sur un clan s'il venait à se reformer. Ma foi, tu te doutes qu'étant le dernier représentant vivant de cette famille, cela n'a plus une plus grande importance. Dans ce camp, mon père périt, ainsi que ma mère. Le camp de réfugiés braquait les convois de ravitaillement des troupes shinobi pour se nourrir, cela conduisit une division à s'en prendre à ce camp. C'est là que mon père périt, ma mère, enceinte, fut pendu à un arbre. La fille dont elle accouchait, ma sœur mourut à son tour durant les combats, alors qu'elle venait à peine de naître. Après tout cela, je fus recueilli par un shinobi et une prostituée, et tous les deux m'éduquèrent en mettant l'accent sur ce que devait savoir un noble et l'apprentissage martial. Après quelques années passées à faire le mercenaire, je me fis enrôler à Iwa et devins shinobi de la roche. On me déclara prodige parmi les genin, ainsi Yoshitsune me prit pour élève, et le clan Chôkoku m'adopta, en faisant de moi, par contrat, le prince héritier du clan. Yoshitsune était probablement le seul homme qui me comprenait vraiment et qui partageait ma Vision du Monde, il était celui qui allait me permettre d'atteindre mes buts.


Là, je soupirais, j'avais déjà passé des jours à remémorer toute cette période, et revoir tout cela défiler dans mon esprit était une épreuve. Reprenant, je ne perdis pas de mon assurance, mais la résignation sonnait plus singulièrement au timbre de ma voix.

  • -Le passé.... Le passé... Les shinobis m'ont obligé à regarder, ma mère qui accouchait pendant qu'elle était pendue à une corde. Je n'ai jamais pu oublier cet instant, jamais. Et ma sœur, tout bébé, morte étouffée pendant les combats, sa toute petite, main, dans ma main, tandis que je regardais son souffle, jusqu'à ce qu'il ne souffla plus, cela non plus, je n'ai jamais su l'oublier. Je suis né pour ainsi dire sur un champ de bataille, je suis né pour ne pas oublier, jamais, de quelles horreurs sont responsables les régimes shinobis. Je voulais qu'un jour, les civils puissent s'émanciper d'eux, avoir leur mot à dire, que des enfants n'aient plus à se battre, je voulais une paix si profonde, que l'idée même de violence serait abolie. Yoshitsune avait le même désir, il savait que les shinobis étaient des monstres. C'est le discours de Kyoshiro, vois-tu qui m'a forcé à me dresser contre lui. Les shinobis meurent, c'est une réalité, Yoshitsune est mort, je n'y pouvais rien, mais qu'il salisse son nom en le déclarant hors de la loi, en n'honorant pas sa mort, pas même des funérailles et qu'en plus il déclare qu'il n'y aurait pas d'action contre Tetsu... C'était trop, je ne pouvais pas le supporter. Il m'a banni soi-disant parce que je refusais de le vouvoyer, que je ne respectais pas la hiérarchie militaire, moi, je dis qu'il l'a fait parce que je disais tout haut ce que chacun pensait tout bas, qu'il était le frère de sang de notre ennemi, qu'il trahissait la mémoire de son prédécesseur, et qu'il reniait la noblesse clanique. Que je l'ai menacé de sédition s'il ne changeait pas de politique. Peu importe les titres et l'honneur, si notre rêve ne peut aboutir, je préfère encore mourir en combattant, la tête haute, que de me résigner entièrement à voir des hommes jouer de manigance pour affermir un pouvoir qui n'a de bon rien qui profite à la multitude.

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Yaoguaï Genkū
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Mar 11 Déc 2018 - 2:19
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« une proposition »






Avec plus d’ardeur qu’il ne l’aurait espéré d’un homme rongé par le chagrin mais loin d’éprouver quelconque remord, ce dernier entonna le chant de ses lamentations, son anamnèse douloureuse et perturbée par un régime qui s’apprêtait maintenant à lui donner le coup de grâce. Il aurait menti si dans le futur, on l’interrogeait d’aventure sur ce qu’il avait ressenti en écoutant les pérégrinations du bougre à la chevelure opaline. À l’instar de plus tôt, il ne l’interrompit pas ; laissa chaque mot et chaque tirade conspuant le régime s’extirper d’entre ses blanches dents.

Il sembla affecté de devoir ainsi déballer son vécu mais Genkû ne montra aucun signe d’irrespect pendant l’écoute ; seulement énormément d’intérêt quand ce dernier expliqua d’où venait les Sainan. S’il disait vrai alors des recherches approfondies s’imposaient, pour en apprendre plus pour ces hypothétiques cousins dont il ignorait tout. Les Yaoguaï peuplaient Hayashi no Kuni depuis des centaines d’années ; s’ils avaient passés sous silence ce pan de l’Histoire au jeune homme, il y avait peut-être une raison, une raison digne qu’il enquête.

Après qu’il ait terminé, le Genin laissa une bonne minute se passer et d’une voix toujours aussi monocorde, répondit bien de manière plus succincte, lui simple auditeur.

Je comprends désormais mieux ce qui a animé cette inconscience effervescente. Je te passerais les banalités et les apitoiements, aucun de nous ne se leurre de ces apparats. Si tu dis vrai, alors nos familles ont un jour tissé en commun ce qu’est Hayashi no Kuni. Je te dois donc des hypothétiques remerciements ou la dernière onction selon les faits, c’est la tradition. ” Il émit un simili de rire, ne camouflant pas que c’était bel et bien la réalité. Les ennemis des Yaoguaï se voyaient toujours ardemment punis, parfois sur des générations selon la gravité de leurs actes. “ Mais passons les querelles intestines ; tu me dis donc que le Tsuchikage actuel a craché sur la mémoire d’un honnête homme, t’a banni pour avoir exposé ton point de vue et j’en passe, hein ? ” Il ne savait rien de tout ça, et sa main se mua tant et si bien en poing que les jonctions blanchirent. S’il disait vrai, il venait littéralement de vendre son âme à ses ennemis jurés. Mais il reprit bien vite son calme ; ces choses étaient simples à vérifier. Pourquoi mentirait-il ? Un instant, il se questionna sur les intentions de son aîné.

Ne prend pas mes mots pour évangiles, je préfère te prévenir. Je ne suis personne ici, et je dispose pourtant de la réputation de mon frère pour me faire entendre. Courbe l’échine, délaisse tes principes moraux qui te dictent de t’opposer ainsi publiquement à Kyôshirô. Accepte ton châtiment ; profite-en même. Je ne suis pas ton ami, et c’est pour ça que ma parole a du poids. Tu vas mourir si tu persistes, mais pas en combattant. En martyr, ou quelque chose s’en rapprochant. Un pauvre fou qui se serait opposé seul à un régime entier, sans être pourvu d’arme pouvant le pourfendre. Ce que je te propose, c’est d’attendre et de voir. Après cela si je peux t’aider, je le ferai. Au pire des cas, tu auras ta mort de combattant que tu affectionnes tant.

Il décroisa les bras, comme s’il allait sortir de la pièce et attendit de voir l’impact de sa prose, ainsi que la réponse qu’elle déclencherait. Peut-être Genkû mentait-il dans un but précis, peut-être se jouait-il de la douleur qu’incarnait cet être ? Ou peut-être qu’il avait le remède contre ses maux.



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Hayashi > le reste

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Sainan Gi. Tenshi
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Mar 11 Déc 2018 - 3:32
Point de jugement, mon visiteur m'épargnait les larmes feintes et les faux-semblants quand je terminais mon plaidoyer. Cela me satisfaisait, car il avait bien raison, ce genre de démonstration émotive ne m'atteignaient plus depuis longtemps. Il était vain de tenter de me donner à penser qu'il pouvait réellement ressentir une réelle compassion à mon encontre. Je me rappelais encore ce drapeau blanc taché de sang, flottant par-dessus la cité de la joie, qui ne cessait de rappeler à ses résidents que toute paix, naissait avant tout et toujours dans les gerbes de sang, que d'ignominieux chef de guerre, ou égocentriques personnages, ourdissaient pour assouvir un impérissable appétit du pouvoir.

M'accordant le droit de pouvoir raconter mon histoire, il sembla néanmoins qu'il y trouvât un intérêt quelconque. Je ne sus de quelle teneur il s'agissait encore, mais j'écoutais attentivement ce qu'il avait à répondre à tout cela. Il m'enjoignait alors à lâcher du leste, pour le dire moins trivialement, à fin de saisir plus tard qui sait une opportunité. Courber l'échine et accepter ma sentence, disait-il à fin de garantir mon existence, et ce aux prix des idéaux et de mes convictions profondes.

Par bien des facettes et nombres de mes actes, je ne pouvais être considéré comme le plus saint des hommes, mon innocence s'était souvent perdue dans les affres de la condition guerrière. Mais ma loyauté et mon honneur ne furent jamais mis à bas, que ce fut devant l’appât du gain ou la peur de la mort. Coutumièrement, en présence de la mort, les humains se posent des questions sur la vie, c'était maintenant mon tour de me poser ces questions. Ma vie était bien peu de choses au regard de ce que ma mort m'empêcherait d'accomplir. Et toujours assis à même le sol, j'éprouvais un instant le goût de l'incertitude. Ne ferais-je pas un déshonneur et ne me trahirais-je pas moi-même en pliant le genou devant Kyoshiro ? Qu'importait la sentence, fouet, torture, mutilation, tout cela n'était rien, au regard de la comparaison qui suivait, à savoir la soumission de mon esprit à un être que je méprisais.

  • -Il y a ceux qui aspirent à l’hégémonie du monde. Ceux qui consacrent leur vie à maîtriser l’épée. Ceux qui sacrifient leur vie à la recherche de leur rêve, et ceux dont le rêve réduit à néant celui des autres. Soufflais-je alors avant de reprendre. Le voile de la nuit va à nouveau nous envelopper. Je me soumettrais,... Pour un temps, je me soumettrais. Que la sentence tombe, je m'y soumettrais. Après tout, le sang noble ou ignoble est de la même couleur. Qu'il coule aujourd'hui, ou demain, il coulera. Toutefois, il est sûrement déjà trop tard. La sentence sera sûrement la mort, et la soumission n'aura pas d'écho. Au moins, quand tu quitteras cette pièce, pourrais-tu penser avoir adoucis quelque peu les maux de la sauvagerie, qui empêchait l'angélisme de reprendre vie.

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Mer 12 Déc 2018 - 20:55
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« une proposition »






Après avoir ouï chacun de ses mots, il fit se mouvoir son dos de contre la roche d’une impulsion, comme propulsé par une main invisible d’un homme assis là avec eux. Genkû fit craquer sa nuque laissant le bruit tel le frémissement d’une brindille sous la botte noyer le silence régnant désormais. Sans se retourner, il déambula vers la porte dans l’obscurité, mais tourna sa même nuque pour que Tenshi puisse apercevoir une de ses pupilles luisant d’un or glaçant mais tout aussi royal que l’était l’adoption du blanc chevalier. Pour la première fois depuis son arrivée à Iwagakure, il venait de faire tomber le masque avec un inconnu et semblait altier, pourvu d’une nature qui n’avait rien de celle d’un Genin.

Tu as au moins le luxe de ne pas me faire perdre mon temps comme les gens d’ici. Si le vent n’est pas contraire alors tu découvriras bientôt un autre monde que celui que tu connais déjà. C’était un plaisir, Sainan Tenshi. ” S’en suivit un simple rictus interprétable d’une pléiade de façons, avant que le marbre théâtral de son masque ne revienne barricader son faciès.

La porte grinça et le laissa sortir, enfermant encore une fois seul Tenshi. Voilà qui était une bien piètre punition, pour un état policier. Il ne doutait cependant pas que certains soldats ou gradés ne désiraient que sa mort, mais elle ne servait ni son projet ni ses intérêts, alors il projeta plusieurs plans, à peine les deux gardes passés.

Dans plusieurs des cas, cela le rendrait complice ; mais l’adolescent était malin et bien qu’il ne connaissait pas aussi bien l’endroit que les natifs, il avait de son côté trois atouts dont les hautes-sphères ignoraient tout ou presque, son frère compris. Les cartes étaient battus, bientôt viendrait le temps de jouer les siennes.

C’est loin de tout cela qu’il sortit, uniquement vêtu de son pagne et de sa démarche rurale au travers des quelques patrouilles, l’air déboussolé.




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Sainan Gi. Tenshi
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Jeu 13 Déc 2018 - 0:23
De quel autre monde parlait-il ? Un monde idéal, comme ce que j'en rêvais depuis tant d'années, ou le monde des limbes, par lequel je devrais entrer une fois que j'aurais passé à trépas ? Peut-être que l'un et l'autre n'avaient pas tant de différences, après tout qui pouvait dire avec certitude ce qui nous attendait de l'autre côté, sans la crainte du pur et simple néant.

Je comprenais cette phrase énigmatique qu'il me rétorquait peu de temps avant de prendre le chemin de la sortie. Dressant un genou sur lequel je reposais le creux du coude, je trouvais une certaine désinvolture à répondre à cette personnalité nouvelle qui émanait de mon interlocuteur. De quel vent contraire parlait-il aussi ? Quand le vent ne tournait plus en ma faveur depuis plusieurs mois déjà. La moindre de mes erreurs se justifiait par le sens de la loyauté et autres considérations humaines, celles qui pouvaient me pardonner mes actes vu ce que j'avais déjà eu à endurer, mais mon ardeur fut bien moins récompensé que ce que j'escomptais, et pour cause, lui allait ressortir d'ici libre, moi, j'attendais une terrible sentence. Puis un rictus qu'il lâchait, que je ne savais être une moquerie ou une ironie, sans qu'il n'eut un plus grand impact que cela sur moi.

Les yeux d'or qu'il me jetait, je les laissais se confronter à mes propres yeux, qui avaient aussi à redire de l'émotion qui transparaissait en eux comme autant de nuances que l'on comptait d'étoiles dans la voûte céleste. Ce n'était pas parce que je concédais ma résignation à ma condition que j'y perdis tous les élans de mon âme, bien au contraire. Nulle colère contre lui, il n'y aurait eu aucune raison à cela, mais tout prince que j'étais ne faisait que rarement démonstration d’intérêts au-delà de ce qui semblait nécessaire.

Je me rappelais subitement une chose, qui n'avait peut-être pourtant rien à voir avec l'instant. La représentation du dieu que je pensais à la fois la plus réelle et que je souhaitais incarner. Une hauteur assumée, un dédain pour tout ce qui se croirait capable de le détrôner de chacun de ses biens, matériels et immatériels, responsable à la fois des bonnes et mauvaises choses, laissant les hommes accabler un diable inexistant tandis qu'ils ne sauraient que tout l'amour qu'il avait pour le monde passait aussi par les terribles punitions qu'il soumettait. Cette expression de l'absolu, comme on en trouvât chez personne, car cette personne serait la personnification aux yeux des mortels non pas du divin, mais de la folie, de la bipolarité, c'était pourtant cette personnification qui fit partie intégrante de mon idéal. Il me sembla étrangement, qu'en étant là le paria qu'on avait emprisonné, je m'en étais approché grandement. Le royalisme que je savais figurer par la présence seule, était mis à bas par ce qui craignait à juste titre que l'imposture fût mise au sol et passé au grand jour sous les yeux des gens simples. Toutefois, je n'étais pas aussi insoumis aux liens humains que je l'aurai voulu, mon cœur battait toujours de sentiments pour quelques personnes, quand bien même celles-ci ne me le renverraient point.

  • -Si tu le peux, dis à Yume que je suis désolé, que je comprends qu'elle ne comprenne pas. Mais que moi aussi, mon rang et mon devoir me dictaient des sacrifices, quitte à décevoir ceux que j'aime. Nous nous berçons d'illusion, et idéalisons des choses qui cachent, comme tout, une immense part d'ombre, je sais que ce monde a de lourds secrets qui lui sauteront bientôt au visage. Mais si tu vois Yume fais-lui savoir s'il te plait, que je suis, au moins pour elle, sincèrement désolé.

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Sainan Gi. Tenshi
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Ven 14 Déc 2018 - 1:56

Il n'y a point de folie dont on ne peut guérir un homme qui n'est pas fou, hors la vanité, celle dont précisément, je me sentais de plus en plus convaincu d’immanquablement souffrir, par toutes les preuves de mes perfidies, qui noyèrent la sagesse et l'angélisme de ma personne à coups de désespoir et de réussites mortes-nées, qui favorisèrent ainsi, la rancune, était le poids qui enfantèrent la vanité que je devais là supporter. Là, assis les genoux contre le buste, les bras fermés dessus et le visage coincé entre les cuisses, je me diluais en réflexions dans la noirceur de ma cellule. Alors même que j'étais seul, je pouvais entendre le jugement de tous, qui m'accablait sans honte. Lequel vaut mieux : commencer par la sagesse et finir par la folie, comme Salomon ; ou bien, commencer par la folie et finir par la sagesse, comme le vulgaire ? Moralistes qui n'ont jamais payé de contributions à ce percepteur inexorable qu'on appelle faiblesse humaine, répondez ! Leur criais-je alors.

J'ai quelques instants désiré semer le chaos, pour atteindre finalement le même but, empruntant un autre chemin, plus libre, plus décadent, mais si éloigné de mes anciennes méthodes. Yoshitsune n'aurait peut-être pas apprécié, quand bien même, ce fut à la mémoire de son nom. Prince, ton règne ne naquit pas dans le feu, qu'as-tu donc fait, pour que ta lumière passe de la torche au bûcher ! Vaines pompes, gloires de ce monde, je vous hais ! Je sens mon cœur s'ouvrir à de nouveaux sentiments. Oh ! Combien un misérable est le pauvre homme qui dépend de la faveur des princes ! Il y a entre le sourire auquel il aspire, le doux regard des princes, et sa disgrâce, plus d'angoisse que n'en ont les femmes, plus d'alarmes que n'en a la guerre. Et quand il tombe, il tombe comme Lucifer, à jamais désespéré.

C'est seulement alors, que je saisissais où s'était enfin exprimer gravement ma vanité, que dis-je, mon immaturité. L'homme qui manque de maturité veut mourir noblement pour une cause. L'homme qui a atteint la maturité veut vivre humblement pour une cause. Prendre la place du grand, régner sur le monde et lui montrer une voix en acceptant d'être décrié pour tous ses choix, nier ce chemin n'était pas une preuve de modestie, c'était un dénie de responsabilité, de la lâcheté, car mourir sous le couvert de l'honneur était immensément plus simple. Relevant le visage, je me sentais alors me retrouver, vibrer, je sentais à nouveau la pointe lumineuse dans l'horizon ténébreuse, et malgré ce qui m'attendait de malheur et de douleur, je me sentis à nouveau confiant et moi-même, sans passé pour poids, sans doute pour frein. Je me rappelais qui j'étais, qui je voulais être, et quand je cessais d'être. Qui est vraiment Tenshi ? Comment dire. Il semble touché par la sagesse, et pourtant, il a l'apparence d'un gamin. Un instant, il te jette un regard à te glacer le sang. L'instant d'après, il te sourit comme un bébé né de la dernière pluie. Sans savoir dire s'il est mature ou irresponsable, s'il est foncièrement bon ou la pire des racailles. Il n'est pas comme chacun, il est unique, et l'unique est sa propriété. Voilà, ce qu'il me fallait me rappeler. C'est seulement là, après des jours et des jours à penser avec moi-même, que je me rappelais où j'avais échoué. Soudain, je pris conscience de moi-même et de tout ce qui m'entourait. Toute chose devenait mot, prenait une forme et un sens. Je compris que ces choses violentes que je gardais en moi étaient de la colère, de la souffrance et de la peur. Et le monde que je connaissais se remplit de désespoir, car j'étais sur le point de mourir écrasé, sans savoir qui j'étais. La haine était le refuge où je me cachais pour ne pas avoir à affronter ma douleur, en oubliant que la fuite, ne conduisait jamais au paradis.

Ce n'était dès lors plus un prince que l'on punirait bientôt. Je me rappelais enfin qui j'étais, comment je me voyais, ce que je voulais être. Je n'avais jamais eut besoin de titre ou de terre pour l'être, c'était en moi, dans mon corps et mon âme et ma chair, un roi, sans terre, mais un roi, jusqu'à la substance même de mon être dans tout ce qui le formait, j'étais un roi. Ce ne serait pas alors avec la dignité d'un prince que je me laisserais punir, que je me soumettrais à mon châtiment, mais avec la hauteur et la prestance d'un roi, tel que j'en fus toujours un. Il était cependant temps de sortir de l'adolescence, de ne plus être le roi capricieux, mais bien le roi sage, un être grandit, par ses épreuves passées, et celles encore à venir.

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Dernière édition par Sainan Gi. Tenshi le Ven 14 Déc 2018 - 3:41, édité 1 fois
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Konran Tenzin
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Ven 14 Déc 2018 - 3:00
Cela faisait quelques instants maintenant que nous avions appréhendé Tenshi de la Forêt alors qu'il avait allumé un grand feu près du village. Et depuis lors mes pensées n'avaient été que turbulences, comme le vent du sud qui pouvait s'avérer impétueux comme imprévisible. J'essayais cependant de les discipliner comme je le pouvais, ne savant cependant pas très bien ce que je devais faire pour y parvenir. Devais-je simplement penser à autre chose ? Non, je n'étais pas sûr que cela fonctionnerait. J'étais même certain du contraire. J'étais perdu dans l'incompréhension, et si je voulais retrouver un jour le chemin de la sérénité, je sentais que je devais rendre visite à l'Immaculé. Assis sur les toits d'un immeuble quelconque, j'avais le corps et le buste penché en arrière, mes yeux perdus dans l'immensité bleutée du ciel alors que je laissais le vent caresser mon corps.

J'étais content d'avoir vu le feu à temps et d'y avoir réagi suffisamment tôt, mais je craignais pour la sentence de celui qui fut mon ami. Fut ? Etait ? Je ne savais plus très bien où j'en étais. Les phrases qu'ils m'avaient laissé étaient fort énigmatiques, et j'avais le sensation qu'il ne nous avait pas tout dévoilé de ses intentions sur le coup. De toute manière, avions nous vraiment prêté attention à celles-ci ? Pas vraiment à mon sens. Je ne savais pas exactement quel était son but, mais les quelques liens que nous partagions m'avaient fait m'inquiéter. Sans perdre de temps, je pris l'adresse de la prison, qui était posée quelque part, et je m'y présentai en soufflant de dépit et en me demandant ceux qui étaient au courant et s'ils étaisait là. Je pénétrai la prison avec sérénité cependant, je parlai aux gardes qui me laissèrent seul avec le Sainan, et ils m'ouvrirent ensuite la porte après avoir été clair sur le fait qu'il n'y avait rien dans mes poches. Puis me retournant vers les gardes, il me firent signe que je pouvais entrer.

-Eh bien alors Tenshi, j'ai l'impression que ça fait une éternité que tu es ici...

Je ne cherchais pas à l'incriminer, ou le juger. Je le regardais avec un visage tranquille et posé, pas le moindre effrayé. Je ne tenais pas à ce qu'il oublie, ça va faire mal, mais il ne tiendra pas.

-Tu es fatigué je suppose...Je devrais te laisser reposer et venir te voir lors de meilleures conditions peut-être ? Demain..

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Sainan Gi. Tenshi
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Ven 14 Déc 2018 - 3:56
  • -Fatigué ? Mais qu'ai-je donc à faire d'autre que de paresser ici ? Du repos, j'en ai bien assez mon ami. Répondit Tenshi, non sans tendresse.


Ainsi, la porte s'ouvrait sur sa cellule, un nouveau tour de clé, dont le son lui semblait encore, comme le précédent, annoncer le terrible moment de sa sentence. Le soulagement suivait, en voyant que Tenzin passait par celle-ci, et ne fit pas attendre pour faire savoir qu'il venait seulement rendre visite. Ainsi les geôliers permettaient à ce que l'immaculé reçoive de la visite, sans doute parce que enfermé dans une pièce sans chakra, il n'y avait aucun risque hormis ce que celui qui entrait était prêt à accepter.

Une éternité lui disait Tenzin, et Tenshi n'aurait su que répondre à cela, où dans une pièce dépourvue de fenêtre, plongée à chaque instant dans les ténèbres, le temps ne se mesurait alors plus de la même façon, et pour cause, même, il ne se mesurait plus du tout. Là, découvrant son état, Tenzin proposait de revenir le lendemain. Tenshi, dans un coin de la pièce, recroquevillé sur lui-même, sans même une paillasse désormais pour dormir, aurait presque rit à la proposition. Non pour se moquer, mais par ironie. Sa condition, lui permettait-elle de décider de quoi faire du temps qu'il lui restait ? Il en doutait, et souriant à Tenzin, il lui répondit d'un timbre magnifiant cette ironie, irradiant l'obscurité comme il en avait l'habitude, et cherchant à conserver la dignité et la hauteur qu'il pouvait malgré la situation qui ne l'y aidait certes pas.
  • -Demain, il sera peut-être trop tard. Si j'étais exécuté, ne regretterais-tu pas d'être partis ? Puisque tu es là, profitons-en, même si je ne sais pas ce que tu es venu chercher ici.


En effet, à chaque instant, le poids de la sentence pouvait s'abattre sur Tenshi, et ne sachant ce qui l'attendrait réellement, rien ne pouvait jurer qu'ils auraient la possibilité d'avoir cette conversation le lendemain. Aussi le shinobi aux cheveux blancs sortit le visage de ses genoux, et offrant un tendre et doux regard à Tenzin, il attendit que celui-ci délie désormais sa langue.

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Konran Tenzin
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Ven 14 Déc 2018 - 14:09
Sa réponse ne se fit pas attendre et elle était remplie de sens. Que pouvait-il donc faire à part se reposer en ce lieu isolé et isolant. Sans aucun interlocuteur, sans personne pour venir lui tenir compagnie. Mais paradoxalement, bien que ces cellules restreignaient grandement le choix des activités en leur sein, je savais que les prisons n'étaient pas faites pour reposer le mental. Et bien que son corps -fin comme à son habitude, peut-être plus que d'habitude- ne semblait soufrir d'une grande fatigue, je pouvais deviner les cernes de son esprit qui se cachaient derrière son visage immaculé. Peut-être me trompais-je, peut-être me faisais-je trop de soucis pour lui, mais comment ne pas s'en faire pour quelqu'un que j'avais connu et avec qui j'avais partagé le champ de bataille. Il sembla néanmoins surprit que je me trouvai en ces lieux, visitant celui qu'on fustigeait et que l'on désignait comme dangereux criminel. Je n'en étais pas si convaincu, même si la logique voulant que ses actes l'aient mené ici soit implaccable, que le terrorisme ait été son but premier. Auquel cas, je le savais capable de faire bien plus de dégâts qu'il n'en avait fait.

Je m'avançai donc en ces lieux où le chakra était banni, pas le moins du monde surpris qu'on m'y laisse entrer. Après tout, j'étais un shinobi au même titre que Tenshi, et il n'y avait rien qu'il ne puisse faire dont je n'étais pas capable en ces murs. D'ailleurs, qu'étais-je donc capable de faire en ces murs ? Pouvais-je m'assimiler ? Je n'en étais pas sûr. Après tout, ce processus était si naturel que je ne savais pas si j'utilisais du chakra ou non. Ce qui était sûr cependant, c'est que sans chakra je serais incapable de maintenir une forme humanoïde, me dispersant entre ces murs comme sans espoir de reprendre forme humaine. Pas tant que la restriction chakratique était de mise. C'était peut-être une expérience à tenter, mais dont je n'étais pas pressé de voir les résultats. Pas tout de suite en tout cas. Si les choses se passaient mal, c'aurait été une manière assez stupide de perdre la vie. Quant à celui que j'avais considéré comme ami et compagnon, il était recroquevillé dans un coin de la pièce, pourvu du strict minimum, et lorsqu'il releva la tête vers moi en un sourire qui se voulait digne de lui, une vague de tristesse s'empara de moi. Mes yeux se plissèrent face à mes émotions, et après une hésitation, je m'en allai rejoindre sa position pour me poser à côté de lui.

Ce qu'il me dit concernant ma proposition de revenir le lendemain et le temps qu'il ne lui restait peut-être plus, je baissai les yeux au sol. A vrai dire, je n'avais aucune nouvelle de l'avancée des choses, de ce qui était prévu pour le manieur du Mokuton. Mais je ne répondis pas à l'ironie que je percevais dans sa voix. Malgré sa condition, il restait digne, la tête haute comme le prince qu'il se voulait être. De mon côté, je ne dis rien, laissai quelques secondes se passer dans le silence avant de reprendre la parole. Après tout, je n'étais pas ici pour discuter du temps qu'il restait au prisonnier. Cela ne relevait d'aucun de nos ressorts à tous les deux, et il n'y avait aucun intérêt à palabrer sur cela. Si j'étais venu, c'était pour comprendre. Je ne savais pas exactement ce que cela m'apporterait de plus, peut-être une certaine tranquillité d'esprit, et de valeur. D'avoir pu comprendre les agissements d'un ami malgré qu'il soit trop tard. Mais je savais au fond que cela ne changerait pas grand chose.

-Pourquoi es-tu revenu ?

La question était directe. Peut-être un peu trop. Il penserait certainement que je ne voulais pas le voir. Et dans un sens il n'avait pas tort. Je n'avais pas voulu le voir, pas ainsi, pas dans ces conditions. Mais là ne résidait pas le but mon interrogation.

-Pourquoi as-tu fait cela ? Est-ce par déception d'avoir été banni ? Est-ce pour Yoshitsune ? Ou encore autre chose, dont personne ne semble comprendre l'ampleur ?

Je me rappelais encore de son regard lorsque j'avais traité son acte d'irréfléchie, de folie. Un regard qui m'avait presque l'air compatissant.

-Tu sembles voir des choses qui ne sautent pas aux yeux, ou du moins des solutions qui ne sautent pas aux yeux. Alors j'aimerais comprendre.

Puis je pris une petite pause. Courte, certes, insuffisante pour lui permettre de me répondre. Mais plusieurs choses me revenaient à présent. Plusieurs choses dont j'avais envie de lui parler.

-J'ai entendu que tu étais à Kaze no Kuni... Je suppose que tu as entendu parler du Yoake ?

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Sainan Gi. Tenshi
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Ven 14 Déc 2018 - 15:57

Autant de questions, et là, dans les yeux de Tenzin, Tenshi lisait la tristesse, plus encore, il comprenait que celui-ci n'entendait aucun sens à ses actes. Quelque chose lui échappait, et paraissait lui presser le cœur avec force, sans doute de part le lien qui unissait les deux jeunes gens. Venant se placer à côté de Tenshi, l'assimilateur remarquait l'état de son ancien ami, tant physique que mental. Déjà mince, il était vrai, ce qu'il avait de magnifiquement sculpté avait pourtant fondu autant que son esprit vacillait parfois, à force de ne pouvoir entendre que son propre écho dans les ténèbres et de ne se nourrir qu'à peine pour survivre.

Tenshi le laissait approcher, et dans le même temps étendait ses jambes devant lui, jusqu'à ce que le mur lui servit complètement d'appui, le dos contre celui-ci. Les mains reposées sur les cuisses, sa tête se dressa et son menton, aussi, fixant le plafond en souriant à peine, et songeant aux réponses qu'il allait confier au shinobi. Il y avait de ces idées qui n'étaient pas aisée à exprimer, parce que les mots leurs manquaient, non par défaut de vocabulaire, mais parce qu'aucune langue ne saurait aujourd'hui exprimer toutes les nuances des sentiments humains. L'importance de l'instruction passait aussi par là, que si on ne savait dire ce que l'on sentait, nous étions condamnés à la solitude, et que l'amitié même, ou l'amour, ne saurait détaché de l'enclos de l'ignorance.

  • -J'ai toujours eu tendance à me considérer comme un roi. On en riait beaucoup, je le sais. Commençait Tenshi presque en riant. Mais pour moi, ce titre ne signifiait pas gouverner, assis sur le dos de sujets pour la gloire d'un seul, il signifiait un éternel service au bien commun. Genin prodige disait-on, le prodige n'était pas ma force, mon talent martial, ou mes habilités politiques avec les Chôkoku, c'était ma vision lucide du monde dans lequel nous vivons.


Le regard de Tenshi glissait au coin de son visage sur Tenzin alors, et le sourire qui ornait son visage se mourrait dans le même temps, pour présentait une plus grande gravité. Son timbre y résonna non sans mélancolie, qu'il s'efforçait de contenir en conservant au ton la solennité due à son rang supposé, même si on l'en déchoit.
  • -J'étais cependant un roi immature. Bouffis d’orgueil et de prétention. La vie m'a décerné une beauté surnaturelle, et je m'en gargarisais effrontément. Cela ne m'empêcha jamais cependant de discerner les injustices sociales, et les défauts de notre système. Seulement que la vanité ne me permit pas de passer par le bon chemin pour le faire savoir. Je me suis perdu dans cette vanité, semblable à Lucifer, je fus jeté de la cime du ciel, coupable de simonie devant le très haut. Alors, un soupire pour Tenshi suivait jusqu'à ce que ses yeux se plongèrent à nouveau dans le vague.

    Je suis né à Tsuchi, te l'avais-je dit ? Mais j'ai vécu toute mon enfance à Kaze, durant la guerre civile où je me suis formé. Là, j'ai très vite découvert que non seulement les shinobis, mais aussi les civils souffraient de l’égoïsme des hommes. Le système des villages militaires ne peut conduire qu'à la guerre. À quoi sert donc une armée, si ce n'est à l'affrontement ? Mais ne me leurrant pas, je savais que c'était là aussi la volonté de chacun. Au sein même de l'homme, existe une fascination du morbide, un désir de gloire acquis dans le sang. La violence est au cœur même de nos sociétés. C'est alors que j'ai compris, que si je voulais voir le monde en paix, définitivement, il fallait lui donner son lot de sang et d'horreur, le plonger dans le chaos le plus innommable, pour qu'à terme, exsangue et enfin satisfait, s'établisse une réelle paix, non imposée par des puissances supérieures, mais désirée par la population elle-même. Du chaos jaillit spontanément l'ordre, c'est un paradoxe difficile à entendre, une mise en abîme de la folie humaine, je le sais, mais c'est une réalité. J'ai échoué et manqué de discernement en voulant assumer seul cela, en prenant sur moi seul, de devoir être le fléau des hommes, qui apporterait ce chaos jusqu'à ce qu'assouvis, ils n'auraient plus eut besoin de moi, quitte à porter sur les épaules toutes les haines et les rancunes. Cette forêt était la mienne, bannis, je songeais que la reprendre en la brûlant, serait le premier message de cela à la face des shinobis. Je me suis trompé, c'était trop tôt, et mal amené.


Le visage entier de Tenshi tournait sur Tenzin cette fois, un regard tendre y passait, transcendant toute la douceur dont il était capable, par-delà ce que sa violence et sa folie pouvait autant exprimer de profondeur. Une forme d'absolu y passait, sous la lumière au centre de ses yeux d'azurs, un absolu qu'il aurait été trop long, peut-être même vain de tenter de décrire.

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  • -Daimyo, Kage, shinobi, un jour prochain, nos fautes nous éclateront au visage. J'ai vécu suffisamment longtemps à Kaze en pleine guerre civile pour savoir que ceux qui n'ont pas de pouvoir ne sont pas stupide et peuvent s'élever avec autant de férocité que les shinobis. L'homme qui gouverne ce village est un vendu à ce système, pire que cela encore, croyant faire le bien du peuple dont il a la charge, il ignore que sa présence et sa condition même, autant que ses choix, furent des insultes à son prédécesseur. Je ne serais pas puni bientôt pour avoir refusé de le vouvoyer, ou pour avoir brûlé mon propre domaine, je le serais pour avoir dit haut et fort ce que les hautes instances ne veulent surtout pas entendre. Vous les shinobis, chair à canon amoureuse de leurs canonniers, bétail et bête de somme, vous serez bientôt noyé dans des conflits qui n'auront jamais pour but l'abolissement de la violence, mais uniquement l'assouvissement de l’appétit de quelques fous, que vous n'aurez d'ailleurs sans doute jamais rencontré. Le Yokae n'est pas différent, un seul homme pensait différemment, il s'appelait Yoshitsune, et on ne lui a même pas donné de funérailles décente. Je crains que quand vous songerez à vous élever, et verrez de quelles perfidies sont responsables ceux qui nous gouvernent, il sera déjà trop tard, je ne pourrais vous en blâmer, mais je ne vous en plaindrais pas non plus.Terminait fatalement Tenshi.

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Konran Tenzin
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Ven 14 Déc 2018 - 22:12
Alors que j'approchais de Mr.Immaculé -comme j'avais l'habitude de l'appeler auparavant-, celui-ci étendit les jambes devant lui pour ne trouver comme seul appui que le mur derrière. A toutes les questions que je lui posai, un sourire étira ses lèvres alors que son visage se tournait vers le plafond. Ici, il n'y avait pas de ciel, pas de brise à laquelle m'abandonner, et en l'absence de ses éléments c'était vers le sol que mon regard se tournait. Je n'aimais pas rester enfermé. Je n'aimais pas ne pas avoir de contact avec l'extérieur, même si cela m'était supportable pour les quelques instants que j'avais à accorder à mon ancien ami. L'était-il toujours ? Je ne le savais point. Les choses étaient devenues soudainement si compliquées. Mais au lieu de me perdre dans ces considérations, j'écoutai ce que mon ancien compagnon avait à dire. Et en effet, roi -ou du moins prince-, il en avait toujours revendiqué le titre. Il était donc maintenant un roi ? Un sourire à cette évocation ne manqua pas de dissiper un peu la tristesse sur mon visage. Mais de même que le sien mourut quelques secondes plus tard, mes lèvres suivirent son exemple à la suite de ses mots.

Au fur et à mesure de son histoire, je pus enfin commencer à comprendre quelques unes des motivations qui l'avaient poussé à agir comme il l'avait fait. Je savais en effet qu'il avait passé une partie de sa vie à Kaze no Kuni, mais je n'avais aucune idée qu'il était né en ces terres. Je ne savais à vrai dire pas grand chose de son passé pour être honnête. Il avait connu la guerre de près, les immondices et les horreurs qu'elle apportait pouvait presque se refléter dans ses yeux et le ton de sa voix. Une histoire qu'il racontait pourtant si paisiblement, si calmement qu'il était difficile à prime à bord de comprendre ce qui l'avait amené ici aujourd'hui. Mais la réponse qu'il me donna me laissa pantois. Que devais-je dire à cette explication ? Devenir le fléau dont les hommes avaient besoin, celui qui viendrait purger la peine de l'humanité pour qu'en lui naisse les désirs réels de paix. Après tout, il était difficile de s'imaginer en des temps de paix. Nous, shinobis, étions là pour nous battre, défendre notre pays. Et même moi, à l'heure actuelle, je ne pouvais me targuer de vouloir la paix. Hayate, lui, aurait surement bien mieux compris la Sainan. Pour ma part, les seules choses auxquelles je pensais c'étaient mes parents, et venger Sakuya et Yoshi. Aucun de ces objectifs n'appelaient à la paix, et là tout de suite, je ne me mentirai pas à prétendre que c'était mon but. Ce qu'il disait n'était pas faux, n'était pas non plus totalement vrai. Mais comme il l'avait souligné, aussi louables soient ses intentions, sa méthode et son timing n'étaient pas les bons.

-La vie est une prison. Chacun choisit plus ou moins les termes de sa prison, s'il le peut. Mais nous ne cesseront jamais de vivre emprisonnés. Il y aura toujours des morts, des bandits, des ambitieux. La souffrance sera toujours notre lot à tous. Les organisations, les villages militaires, et tout ce que tu viens de citer, ne sont là que les reflets de l'Humanité. Je ne sais pas si un jour, tu pourras délivrer les Hommes de leur nature. Mais aujourd'hui n'est certainement pas le jour où ça arrivera.

Une fois de plus, je me perdis dans mes pensées. Regardant à mon tour vers le plafond, je me mis à réfléchir à tout ce qui avait été dit. Il voulait se faire l'ange des ténèbres qui abattrait sur le monde son fléau pour que tous tournent le regard vers lui, et que tous oublient la rancoeur qui les départageait. Mais l'ange, lui, était une figure presque divine. L'ange qu'il voulait incarner était la métaphore du chaos et de la désolation, un cataclysme d'une telle ampleur que plus jamais l'humanité ne voudrait connaître tels temps. Mais était-ce seulement possible.

-Et même si jamais tu réussissais ton entreprise, tu n'es pas éternelle Tenshi. Un jour tu mourras. Et qui dit qu'à cet instant, ou quinze ans plus tard, de nouvelles pourritures n'apparaitraient pas ? Ignorant de tous les sacrifices que tu avais fait...Ce n'est pas le travail d'un seul homme, ni même de deux. C'est la vocation d'un groupe, d'endiguer le mal qui se profile à l'horizon. Mais je ne suis pas convaincu que s'incarner comme le malheur des Hommes est la solution. Pourquoi ce point de vue, et pas un autre, dis moi ?

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Hyûga Naoshige
Hyûga Naoshige

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Sam 15 Déc 2018 - 0:28
L'ennui de la captivité_[Libre] Ppt5
反対 ▬ Opposition


Après un long moment de marche, Naoshige arriva finalement à sa destination. Les cellules, il entra et discutable longuement avec les gardes pour enfin avoir l'autorisation de pouvoir approcher le prisonnier une fois qu’ils eurent la certitude qu’il n’était pas armé ou autre. Apparemment, le captif avait déjà été approché par d’autres personnes qu’il ne connaissait pas, peut-être des hauts gradés ou encore des amis ou des personnes de l'entourage proche du prisonnier de la roche. Naoshige faisait profil bas, il ne voulait pas trop s'immiscer dans leur conversation, malgré le fait qu’il devrait intervenir à un moment où à l’autre. Il n'allait pas rester silencieux une éternité.

Il écoutait ce que le prisonnier avait à dire, observant aussi les deux hommes qui étaient présents avec lui… Cet homme avait une philosophie bien à lui… Malgré le fait que son action n’avait pas été héroïque, son but était totalement en contradiction avec l'action qu’il venait de mener. Mais le pupille pâle ne pouvait se permettre de le juger, cet homme qu’il ne connaissait pas. Il ne connaissait pas du tout ce qu’il avait pu vivre pour en arriver ici alors il ne pouvait se permettre de la juger, mais malgré ça il voulait lui parler. Lui dire quelques mots.

Qu'aurais-tu fait si une vie aurait prit fin le soir de ton attaque ? Juste à cause d'un de tes caprices ? Disait-il froidement.


Naoshige voulait juste comprendre Tenshi car finalement, personne n’avait véritablement raison. Il n’y a jamais eu de bien ou de mal en ce monde, juste des nuances de gris. Mais ce sont les actions de maintenant qui auront des répercussions sur le futur. Le pupille pâle s’avança aussi, il entra dignement dans cette cellule, se privant du chakra maintenant, comme chacune des personnes discutant ici. Regardant le captif droit dans les yeux, le Hyûga reprit la parole

Ta vision de ce monde est juste, je peux la comprendre mais... As-tu la force nécessaire pour venir à bout de ton ambition ? La voie que tu tente d'emprunter est beaucoup plus rude que tu ne le crois... Tu finira épuisé avant même que le véritable combat commene. Je sais que tu ne me connais pas, alors fait ce que tu veux des paroles que j'ai prononcés jusqu'à maintenant. Reprenait-il en regardant Tenshi dans les yeux.



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Sainan Gi. Tenshi
Sainan Gi. Tenshi

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Sam 15 Déc 2018 - 2:42

Confronter ses idées permet de les approfondir, d'en explorer les failles, et pourquoi pas, même à terme, de les rendre encore plus palpables. Tenzin ne sembla pas plus choqué que cela par le discours du prisonnier, peut-être, était-ce dû au charisme de celui-ci, ou simplement qu'une part de vérité dans le discours était si profonde qu'on ne pouvait décemment entièrement la contredire. Tenshi restait étrangement calme, il appréciait la répartie de Tenzin à la juste valeur de ce qu'il représentait. Il tendait l'oreille avec attention, pas seulement par respect, mais parce que cela le mettait une nouvelle fois en défaut, il était si difficile de convaincre l'autrui de ses convictions profondes, que chaque débat tournant en sa faveur, même pour ne toucher qu'une seule personne, était déjà une petite victoire.

Tenshi sentit bien qu'il fit mouche sur bien des points, mais que le doute pesait encore sur les impressions de son homologue. C'était de la folie, mais une folie étrangement lucide, et c'était bien sans doute ce qui déstabilisait qui avait à l'entendre. Les paroles des condamnés à mort avaient bien trop d'impact, car il était difficile de les mettre en doute, ainsi que l'on sait que face au dernier des chemins, on parle et agit rarement inconsidérément. Là encore, il semblait que Tenshi continuât son combat, et que même devant l'inéluctable, il n'oubliait pas ce qui l'avait toujours obsédé. La vie humaine est semblable à un chemin dont l'issue est fatale. On nous en avertit dès le premier pas, mais la loi de la nature nous dicte d'avancer toujours. Il en revenait d'autant à l'immaculé, de par devoir se confronter à ceux qu'il aurait peut-être dû combattre, pour qui sait transmettre sa vérité le plus sagement du monde, et ainsi espérer la voir transmise dans d'autres générations à fin qu'elle ne meurt pas avec lui.

Puis avant qu'il n'eut le temps de répondre, un autre shinobi entrait dans la cellule, il avait écouté la conversation et s'y mêlait sans autre forme de politesse. Tenshi relevait le regard sur cet homme, et plongea ses yeux dans les siens tandis qu'il discourait, à tenter dans une large mesure à contredire ce qu'il entendit. Il posait des questions qui paraissaient être accusatrices, et quoi que Tenshi ne comprenait pas la présence de ce shinobi qu'il n'avait simplement jamais vu (du moins n'en rappelait-il pas), il ne sembla pas se sentir renfrogner devant la masse de nouvelles questions qui lui était imposées.
Pourquoi les gardes l'avaient-ils laissé passer ? Comment eut-il vent de cette incarcération et que venait-il trouver au fond de ce cachot ? Tenshi, ayant retrouvé son âme durant ses pérégrinations métaphasiques, retrouvât aussi ses réflexes dont celui de sonder le cœur des inconnus qu'il croisait.
Nulle haine ou rancœur ne traversait le regard de Tenshi, mais il y avait encore cette lueur au centre de ses rétines, ce désir profond qui émanait de lui, éclairant autant qu'il écrasait les volontés d'autrui. Une lueur étrange, qui pour ceux qui l'eurent connu, ressemblait étonnamment à celle que l'on pouvait trouver dans le regard d'un certain Kage qui périssait à Tetsu no Kuni. Non, une lueur plus intense encore, qui dépareillait pourtant avec la douceur dont fit preuve le prisonnier au timbre de sa voix quand il répondait aux deux shinobis à la fois.
  • -À quelle réponse t'attends-tu ? Shinobi qui ne se présente pas à nous. Crois-tu que j'aurai exprimé des remords s'il y avait eu des victimes ? Le certain, c'est la vie, et le certain de la vie, c'est la mort. Puisque la vie a pour but la mort, apprendre à vivre n'est qu'apprendre à mourir. Si des victimes, il y avait, je ne leur aurais donné que ce qui nous attend tous. Et si demain, je devais sortir, je tuerais encore et sans aucun remord. Donneur de leçons que tu sembles être sans oser le dire. Peu importe, comprends-le bien, que l’on soit de sang royal, noble ou modeste… À la guerre, ceux qui échouent meurent. Si je sème le chaos, devrai-je faire des favoritismes ? La mort, en fait-elle ? La mort, c'est ce qui rend notre vie modeste, c'est ce qui nous égalise. Je vais te raconter une histoire. Des shinobis m'ont ordonné de regarder ma mère accoucher tandis qu'ils la pendaient à un arbre, au bout de cette corde elle mourut d'épuisement, et le shinobi qui m'avait obligé à regarder m'a alors ordonné de choisir si ma petite sœur, qui venait de naître, devait vivre ou mourir. Un jeu absurde, mais qui m'a donné une bonne leçon, nous ne décidons pas de notre fin, personne, mais nous choisissons comment y faire face. Si tu n'es pas capable de faire abstraction de tes sentiments et de sacrifier tout ce qui te serait cher, aucun de tes rêves ne te sera accessible, jamais. Ce sont les vivants qui ont besoin de tombes pour les morts, les morts eux s'en fichent, les morts ne te jugent pas, ils meurent et c'est tout, c'est aux vivants qu'il faut songer, et si je devais anéantir la moitié de l'humanité pour que l'autre moitié vive dans une éternelle paix, je le ferais.


Tenshi penchait ensuite la tête sur le côté, conservant malgré son verbe ferme et ses mots forts, une étonnante tendresse et innocence tant au timbre qu'au regard.
  • -La force brute à elle seule ne suffirait jamais à une telle entreprise. La force de conviction et le devoir qui s'y soustraient néanmoins suffiraient. Que les hommes soient inspirés par le plus beau et seul véritable combat, que je deviendrais leur plus grand et dernier bastion. Si je choisis de semer l'horreur plutôt que d'imposer l'ordre, c'est pour graver dans la mémoire et la conscience collective la peur d'un nouveau chaos. Je veux reproduire un mème, le mème, ce comportement qui se réplique d'individus en individus, un mème qui invite à craindre à jamais la violence guerrière, tant elle marqua les esprits. Que je meurs oui, inexorablement, pourvu que je fis tant souffrir que la guerre devienne un crime contre l'humanité, même si pour cela mon nom serait aboli et devienne une insulte, au moins, se rappelant le monstre que je me montrais être, et quelle folie peut amener l’égoïsme guerrier, les hommes se modéreraient eux-mêmes dans l'avenir, exsangue, et sachant qu'une mauvaise paix, vaut toujours mieux qu'une bonne guerre. On chanterait des chansons pour se rappeler, les livres d'histoires scanderaient les malheurs à ne pas réitérer, on commémorerait les batailles, et on s'obligerait à s'aimer plutôt que s’entre-tuer. Ha, je comprends de devoir assumer seul, l'homme réalisant cela serait maudit, jamais glorifié par qui que ce soit, l'ego aurait trop à souffrir pour que l'on suive le fou qui s'élancerait vers ce but. Encore que je n'étais pas seul, j'avais Yoshitsune, et de fait tout un village pour s'y lancer, mais même seul, je continuerais, avec force, si on me coupait les bras, je mordrais encore pour y parvenir. Courant à la cime du septentrion, clamant à la face du monde le mensonge sur moi et mes aspirations, pour devenir l'ange et le fléau de leurs jours. Ainsi respecterais-je mon éternel serment. Haut le chevalier, je m'initie à la quête de ce titre, pas le vœu et le désir d'être assez juste pour que l'on se souvienne de moi, vertu honneur et dignité pour vie, jusqu'à ce que l'arme me soit imprégnée, et la peur dominée, sans jamais craindre le nom de tuer, mais d'y être obligé, aimer le monde et les hommes, riches ou mendiants, religieux ou athées, puis faire de ma vie un don de moi, pour ne jamais offenser, la terre et le ciel, mon temple et ma maison, l'homme pour patrie, un drapeau blanc tâché de sang pour nom. Ce drapeau blanc tâché de sang, ce sera la tâche que tout le monde verrait, dissimulant la finalité inéluctable au bout de l'horreur, à savoir le drapeau blanc de la paix. La réponse, vous satisfait-elle, shinobis ?

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Konran Tenzin
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Sam 15 Déc 2018 - 10:20
Tous deux calmes, comme à notre habitude, cette discussion semblait contenir efficacement la tempête que couvait mes émotions quelques minutes plus tôt. Non pas par acceptation, mais uniquement par compréhension de ce que le shinobi en armure avait à dire. Je n'avais jamais eu l'occasion de discuter avec quelqu'un possédant ce point de vue. Contrairement à Hayate, qui lui voulait devenir assez fort pour être craint et pouvoir imposer la paix d'une manière douce et paisible, se reposant sur sa force plutôt que sur l'horreur, le but final de Tenshi était quant à lui bien plus sombre. Plus sombre, ou peut-être plus durable ? Je dirais sans peine qu'il était un peu des deux. Et je ne tardai pas à en découvrir l'ampleur lorsque, interrompu par un shinobi sans nom, à la chevelure tout aussi immaculée que le Sainan et aux yeux d'un bleu plus intense que les miens, celui-ci vint accuser Tenshi de capricieux et presque de prétentieux. Lorsqu'il entra dans la pièce, je tournai mon regard vers lui. Ce n'était en apparence qu'un adolescent, mais j'avais appris dans ce village à ne pas sous-estimer mes adversaires de part leur âge. Toujours était-il que son discours se voulait tout aussi accusateur que véridicte.

Et qu'elle fut la réponse du Mokuton-user ? Une réponse que je n'étais pas prêt d'accepter. Réduire le monde en cendre, pour que de celles-ci renaissent un peuple craignant le feu tant et si bien qu'il ferait tout pour l'éviter. Que la moindre flammèche soit éteinte avant même qu'elle n'ait le temps d'aspirer à devenir plus. Peu importe le nombre de victimes que cette idéologie enterrerait dans nos cimetières. Il était vrai que les morts n'avaient plus leur mot à dire, que tous ces hommages que nous leur rendions, c'était simplement pour apaiser le coeur des vivants. Ayant vécu la mort de sa mère par pendaison et bien plus encore, je compris aisément qu'il avait vécu avec la mort. Peut-être était-ce la raison pour laquelle celle-ci lui procurait une forme d'indifférence. Mais ce n'était pas mon cas. En moi, je sentais s'agiter de nouveaux les vents de la tempête, les rafales de mes émotions tumultueuses face à ce discours qui se voulait aussi déstabilisant que morbide. Oh, bien évidemment, je comprenais ce qu'il disait, et la "noblesse" de ce qu'il voulait entreprendre. Mais je n'étais pas pour autant prêt à laisser cela passer.

Comme à son habitude, il parlait avec un ton calme qui contrastait presque avec l'intensité que l'on voyait luire dans ses prunelles. Une intensité qui pouvait mettre plus d'un mal à l'aise. Ni mauvaise, ni bonne, c'était un regard qui transperçait. Mais alors, je me levai et fis quelques pas vers la sortie, avant de me retourner vers lui et plonger mon regard dans le sien. Un regard calme, mais néanmoins déterminé, ne laissant apparaître aucune faille, preuve de mon désir d'inacceptation. Et au final, un sourire vint étirer mes lèvres. Un sourire qui ne reflétait que peu de joies, mais dont le but était d'amorcer ce que j'avais à dire.

-Merci, Tenshi-san, pour ses réponses. Tes ambitions sont aussi sombres que l'on pourrait dire désintéressées. Mais je ne laisserai jamais cela se produire. Je suis né d'une famille modeste qui n'a jamais eu aucun attrait pour la royauté ou quelconque titre, alors prince, roi, mendiants, marchands, pour moi je n'en ai cure. Nous sommes tous égaux, et une vie reste une vie, que ce soit celle d'un Kage, ou celle d'une genin qui venait tout juste de s'épanouir, dis-je en pensant à Yoshitsune et Sakuya. Mais ce sont, pour moi, des vies à protéger. Des futurs à sauvegarder. Des rêves à vivre. Et si je peux les protéger d'une annihilation pour que puisse vivre en paix ceux qui y ont échappé, je le ferai. Car il n'y a pas de vrais paix dans la douleur et la souffrance de ceux qu'on a perdu. Et tu devrais le savoir. Je respecte ces mots que tu viens de proférer car je constate que ce qui t'habite n'est ni la folie, ni la vengeance, ou même un caprice. Mais ce n'est pas non plus la Vérité à laquelle je veux croire. J'espère que l'on se reverra, Tenshi-san. Mais si tu tentes quelque chose du genre, je serai là, et je t'arrêterai.

Je ne pouvais accepter de vivre dans une paix où la moitié de l'humanité devrait perdre sa vie pour que l'autre puisse grandir dans une paix qui ferait peser sur leur coeur la terreur et la douleur de temps passées. C'était peut-être enfantin, diraient certain. Mais une paix faite de peur, n'était selon moi, pas une paix durable. Une fois la peur d'un passé lointain oubliée, la paix s'effriterait petit à petit. Si jamais l'humanité perdait cette inhibition à nouveau, devrions nous lâcher un autre fléau pour en anéantir la moitié encore ? Combien de fois ? Je soupirai, tournai les talons après avoir salué le prisonnier, puis le shinobi, et je sortis de la pièce. Je récupérai ma faux -seul arme et arsenal ninja que j'avais à disposition-, et je m'éclipsai.

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Hyûga Naoshige
Hyûga Naoshige

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Sam 15 Déc 2018 - 11:04
L'ennui de la captivité_[Libre] Ppt5
反対 ▬ Opposition


Hyûga Naoshige, prince du clan Hyûga. Voilà le nom que je porte depuis ma naissance. Disait-il en regardant le prisonnier.


Il n’avait pas tort, Naoshige avait du mal à mettre ses sentiments de côté, mais c’est le devoir de tout bon shinobi… Que pouvait-il lui répondre en face de cet homme si déterminé et sûr de lui… Il avait raison certes, mais il ne pouvait courber l’échine en face de cet homme, par principe. Alors il prit une grande bouffée d'air frais, il ferait les yeux et quand il les rouvrit, un tout autre homme venait de faire son apparition au sein de la prison. Il aurait dû venir dans cet état d'esprit dès le début, mais ce n’est pas grave. Tu veux donc instaurer la paix avec la terreur, forcé des peuples à la soumission ? Tuer tout ceux qui ne sont pas d’accord avec tes idéaux ? Reprit le prince. Tu ne vois pas ce qu’il se passe actuellement à Ame, ce qu’il s’est passé à Kaze avec le premier cercle ? Tu veux répondre à la haine par la haine et sache que tu ne réussira jamais car ce ne sera que le début d’une cercle vicieux.

Le jeune prince regarda encore une fois le shinobi au cheveux bleu. Ils avaient l’air d’avoir une vision de la vie assez commune, Naoshige pourrait facilement s'entendre avec lui, mais malheureusement ce n’était pas le temps de parler de ça. Il était borné, il s’accrochait désespérément à son Nindo alors qu’il savait pertinemment qu’il n'atteindra jamais son objectif.

Crois-tu réellement pouvoir atteindre ce but ? Il y aura toujours des personnes qui se dresseront sur ta route, tu finiras par perdre...


Il avait choisi sa voie. Naoshige ne pouvait plus rien faire pour lui, mais au moins cette discussion avait été enrichissante, il espérait juste que ce captif ressorte vivant de la prison de métal… Ne serait-ce que pour voir jusqu'où irait sa détermination… Malgré son dôjutsu, Naoshige était vraiment incapable de le prédire.

Malheureusement je ne suis personne pour t'imposer ma vision... Tu est libre de vivre comme il te plaît. Si tu ressort vivant de cette prison, j'aimerais vraiment te reparler dans d'autres circonstances... Disait-il en soupirant.



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Sainan Gi. Tenshi
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Sam 15 Déc 2018 - 16:33
Satisfait en effet, il semblait que les shinobis obtinrent ce qu'ils souhaitaient puisqu'ils décidèrent après la réponse de s'en retourner hors de la cellule. Leur avait-il servi de divertissement ? La petite attraction du moment qui entrecouperait deux séances d'entraînement histoire de tuer un peu le temps, ou bien leur avait-il donné plus matière à penser, peut-être même à douter finalement ce qu'ils auraient cru gravé dans le marbre. Aucun des deux ne pouvaient concevoir, d'aucune façon, qu'une telle entreprise comme celle de Tenshi puisse aboutir. Ils s'élevèrent contre elle en verbe, et promettaient avec plus ou moins de force de s'y opposer.

Tenshi, paradoxalement semblait plus que satisfait de cela. Qu'ils le rejoignent dans son idéal aurait été aussi bénéfique qu'étonnant, mais qu'ils s'y opposent, le servait tout autant, et qu'ils n'y songèrent pas prouvait bien qu'une immense partie de l'ironie de son souhait leur échappait. Dressant un genou en restant assis sur le sol, et posant son bras dessus, Tenshi leur souriait tendrement dans la pénombre, offrant même sous un œil vorace et malicieux, une certaine compassion pour eux. Il préservait son calme, malgré la tension d'une situation incertaine qui lui pesait sur les épaules et les regards désabusés de ses visiteurs.

Irradiant une nouvelle fois de désir et de confiance absolue, il espérait bien que son dernier commentaire serait encore plus décisif que les précédents. Ainsi les shinobis en sortant, auraient peut-être à décider de revoir quel miroir ils comptaient poser pour reflet des actes de Tenshi.
  • -Qu'est-ce qui nourrit mieux le chaos que le chaos ? Plus on s'y oppose plus on l'alimente. Vous voyez, vous me donner raison, et je vous remercie, vous ne désirez pas la paix, et c'est pourquoi un tel projet est plus lucide qu'aucun autre, il se nourrit de la rancœur même qu'il évoque.

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Hyûga Toph
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Dim 16 Déc 2018 - 23:06
Il était l'heure de lui rendre visite. Il aura besoin d'une oreille attentive lors de ses derniers instants sur le Yuukan.

Du moins, c'était ce qu'avait pensé Toph, avant de voir le listing des visites à Tenshi. Tout était répertorié, évidemment, par les geoliers. Rien n'était laissé au hasard et chaque visite était scrupuleusement notifiée.

Elle arqua ses sourcils. Elle comprenait que Tenzin soit passé - ils étaient tous les trois de la même génération de genins après tout. Que Genku passe était plus étonnant. Le genin n'était au village que depuis peu, et il était peu probable qu'il connaisse Tenshi. Etrange qu'un exilé attire autant de personne extérieurs à son clan et sa véritable famille. Bien trop peu de Chokoku parsemaient cette liste.

Le dernier visiteur en date n'était pas encore rentré. Un Hyûga. Le prénom était familier à Toph, sans plus.

Elle activa son doujutsu. Elle vit que le faux prince était en discussion... avec un cousin à elle. Un type qui se la pétait pas mal. Il lui avait envoyé une missive pour l'affronter dans son dojo, et avait eu le mauvais goût de se faire appeler prince, et d'y croire. Or Prince n'était rien qu'un mot. Les agissements seuls comptaient. Et aux yeux nacrés de Toph, il n'y avait pas de prince sous sa vision. Seulement un prisonnier et un visiteur pervers, tous les deux perdus dans leur adolescence et les hormones qui vont avec.

Elle soupira.

Hum... Il a toujours été trop people à mon goût.

Puis, elle tourna les talons. Elle avait des choses à faire. Beaucoup de choses à faire. Et voir un prisonnier n'était pas sa première priorité. Même s'il risquait d'être condamné à mort, et qu'il avait été un ami proche, et qu'elle ne comprenait que trop peu ses agissements. Tout cela se mélangeait d'une manière bien floue et turbulente dans l'âme de la Princesse aux Pupilles pâles.

...

Elle reviendrait plus tard, quand il serait seul. En attendant, elle partit de la prison, tripotant de sa main droite une belle rapière à sa ceinture.
Spoiler:
 

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