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Urgence (ft. H. Keiji & H. Shizume)


Mer 12 Juil 2017 - 18:03
Impossible de réagir. La réalité d'être un shinobi venait de saluer Kahei. Lui qui désirait par-dessus tout devenir une personne qui représenterait le village recevait aujourd'hui une gifle en pleine figure. Un rôle qui selon le grade impliquait de nombreuses responsabilités, d'autant plus importantes quand on grimpait les échelons. Mais le plus important restait de donner sa vie pour sa patrie. De son jeune âge, il n'était pas encore prêt à accepter cette conséquence. D'un côté, l’égoïste qu'il était. Kahei souhaitait accomplir des choses dans ce vaste monde, alors il lui fallait vivre un maximum pour arriver à ses fins. D'un autre, difficile de vouloir donner corps et âmes pour une nation encore en développement. Un dirigeant absent et une politique précise encore inexistante. Actuellement, la mort d'un Kumojin servirait à quoi ? Juste à signaler qu'il y avait un tueur dans les parages ? Un grand honneur à en tirer. Le garçon considérait ça plus comme une insulte plus qu'autre chose. Si le garçon avait agi contre le vieil homme, ce n'était certainement pas pour les nuages. À ce moment-là, il n'avait pas les idées claires et était persuadé qu'il était l'auteur de ce qui touchait son aîné. S'il avait agit aussi inconsciemment, ce n'était que pour Shuuhei. Mais ce n'était pas lui et sa bêtise lui coûta sa main droite. D'ici quelques années, lorsqu'il aura pris encore plus de maturité, il aura une véritable position vis-à-vis de sa patrie. Autrement dit, être définitivement prêt à mourir pour Kumo, s'il ne ferait plus preuve d'égoïsme.

Complètement figé, il aurait pu regarder sa main tranchée pendant longtemps. Fort heureusement, Daisuke vint à son secours en lui faisant un garrot. C'était la seule chose à faire pour le moment, tous deux devaient désormais patienter l'arrivée des autres pour demander une assistance médicale. Puis rapidement, c'est le grand blond qui s'amena en hurlant en constatant dans quel état se retrouvait son cadet. La tristesse, la rage, l'impuissance. Les deux colosses devaient se sentir très mal. Tout comme Kahei qui était en partie la cause de la souffrance de ses proches. Mais tant de choses à digérer d'un coup, c'était trop pour le garçon. Surtout dans la situation dans laquelle il se trouvait. Les secondes passaient et il se sentait de plus en plus mal, en commençant par avoir des difficultés à voir ce qui se dressait autour de lui. Puis lentement ses yeux se fermaient, sans pouvoir rien faire. C'est les larmes et les hurlements de Shuuhei qui étaient ses dernières images avant d'être plongé dans l'inconscience.

Ainsi sous les ordres du mastodonte, plusieurs membres du clan se déployaient en ville. Il fallait faire vite. Que ce soit trouver de l'aide pour le manipulateur de métal et prévenir l'administration du village de la situation.


Dernière édition par Metaru Kahei le Lun 17 Juil 2017 - 1:04, édité 1 fois
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Dim 16 Juil 2017 - 5:08
Keiji venait juste d'aller voter. Il était partagé. Un vent malsain, mais excitant se levait. Il ne s'était jamais imaginé glisser un bulletin. Il se dit qu'au final, la venue des shinobis à Shitaderu n'avait pas apporté que du mauvais. Le nain n'avait pas vraiment une identité politique bien précise. C'était juste un quidam lambda, qui se contentait de regarder de loin, et d 'en parler grossièrement lorsque l'occasion s'en présentait. Le moteur de Keiji était la passion, et la passion pour la politique n'était pas dans ses priorités. Cela ne l'a pas empêché de faire la queue pendant plusieurs heures. Plus, il avait quasiment exulté de joie à la vue de ces genins débordés faire ce pénible travail, à tenir tout le monde en place, à essayer d’amener l'ordre. Il était un des rares non convoqués. Il se demanda si c'était le hasard ou la bonne étoile. Sûrement les deux. Ou n'est ce pas la même chose, au final ?

Il n'avait pas trop hésité, enveloppe en main. Comme beaucoup, il se décida pour le favori, sans réelle conviction, si ce n'est d'avoir déjà fait sa rencontre. Seijiro devait inconsciemment lui avoir donné l'image d'un homme « bien ». Mais il devait se tromper. Oui. Keiji avait aussi ce grossier préjugé que toute personne impliquée dans les hautes affaires et la politique se devait d'être « pourrie. ». Il y en avait juste des moins pourris que d'autres.

Le jeunot à l’œillade pourpre sortit de la salle bondée. L'air froid lui caressa le visage. Il bailla. Une fois n'est pas coutume, il avait dû se lever tôt. Ses yeux se dirigèrent brièvement vers le ciel, alors qu'il avançait à travers les ruelles festives de Kumo. Le calme avant la tempête. L'euphorie qui va se retourner contre le pays de l'orage. Qu'une question de temps, pensa-t-il...

Ses pensées et ses pieds l'avaient perdu. Il s'était enfoncé vers une ruelle étroite. Peut être devrait il considérer les entrainements, à être plus responsable pour son village. Son corps était peut être plus faible que celui de certains civils. Il n'avait aucune notion d'attaque, tout ce qu'il savait c'était tenir un kunai. Tout seul, il ne servait à rien...

Mais peut être n'était il pas destiner à servir tout seul...

Des ninjas, partout sur les toits, dans les rues, à crier. Un ninja avait besoin d'aide, non loin de la raffinerie. Pas si loin de sa position, pensa t il...

Les images commençaient. Keiji commençait à s y habituer. Ces bribes que sa mémoire jettait à tord et à travers, l'image de ces cadavres, partout dans cette salle noire, ne lui faisaient plus peur. C'était comme un excitoire, une décharge électrique, qui le parcourait. Il se dit qu'ils allaient le suivre toute sa vie. Le sentiment d'impuissance avait frappé Keiji tellement fort, à un si jeune âge, que pour lui, toutes les situations d'urgence se valaient... De la petite entaille à la côte tranchée. Seul les relents visuels le dérangeaient.

Encore une fois, il avait fait le trajet sans s'en apercevoir. Ses pas l'avaient porté si vite... Il n'était peut être pas un si médiocre ninja, en fin de compte.

Main tranchée.

Il aurait pu croire que les images cessaient de venir. Il s'approcha en toute hâte, cherchant des choses, dans sa cape. On aurait pu croire une sorte de gosse en costume de superhéros, avec sa petite taille et sa cape rouge. Pas de vraiment inspirer confiance, certainement. Mais Keiji savait ce qu'il faisait. Il dédiait sa vie à ses travaux. Et puis.

Il suffisait de regarder son visage. Il était transcendé. Dans ses yeux, un terrifiant condensé de sérieux et de détermination, qu'on pourrait même confondre avec de la colère. Si il avait pu, il n'aurait pas parler. Mais il savait qu'il fallait rassurer la victime.


- Tu restes avec moi. Crois moi, on va la récuperer, ta main. Inspire lentement, laisse ça en toi, expire. Répète. Ne t'angoisse pas. Ça sera plus facile pour moi.

Si la personne devant lui l'avait connu auparavant, et bien... Ça aurait tout bonnement été la même chose. Keiji n'était pas la même personne. Son air mélancolique et blasé... Supprimé. Il redressa Kahei avant de commencer son travail, et lui donna une pilule.

- Inhib-douleur. Avale.

Il n'avait même plus le temps, ni la patience, de prononcer une phrase complète. Il faisait juste en sorte que ça soit un minimum compréhensible. Il était déjà occupé à analyser la « blessure » . Il ne voulait même pas savoir comment il s'était fait ça. Si son côté savant fou était un poil plus développé et si il était dément sur les bords, il se serait mué en un admirateur.

- Je vais te faire mal, avant de te faire mal, je te pincerai. Tu pourras penser à autre chose. Comme ta copine. Si t'en a. Tu vas devoir t'en trouver une maintenant de toutes les façons...

Il ne savait pas si la personne en face appréciait ce genre d'humour. Probablement pas. Et il s'en foutait à vrai dire. Il détendait l’atmosphère pour lui même. Un chakra vert parcouru sa main, se dirigeant vers le poignet sectionné. Il faisait attention de parcourir les parties plus centrées, les os et les nerfs, car il avait encore besoin des bords « saignés » pour les points de suture. Il ne fallait pas non plus trop soigner cette partie car le sang ne devait pas coaguler. A peine une trentaine de seconde fut passée lorsque Keiji se décida à joindre les deux bouts. Lui qui avait jusque là pincé modérément, eut soin de bien malaxer la peau du chuunin. Signal : Prépare ton cul ça va faire mal sa mère.

Il fallait faire attention à où joindre les nerfs. C'était le point critique. Généralement, un genin ne s'occupait pas de cette partie, car elle faisait appel à un astucieux mélange de connaissances en médecine classique et en médecine shinobi. Keiji clos ses yeux, se rappelant des schémas qu'il avait pourtant révisé tant de fois. Tout ce temps passé chez lui, au lieu d'être sur le terrain... Si il ne pouvait le faire fructifier, il était définitivement une sale merde.
Il avait fait semblant d'avoir le contrôle de la situation afin de rassurer le Metaru, mais intérieurement il savait que la tâche était ardue. En bon apprenti médecin, Keiji aurait cédé sa place à quelqu'un de plus expérimenté si il s'était trouvé sur les lieux. Mais ce genre d'opération ne pouvait pas attendre. Chaque minute comptait.

Keiji ne savait pas à qui sa prière s'adressa, mais il l'adressa. Intérieurement. Il avait apposé la main du mieux qu'il savait. Au contact, il comprit qu'il avait plus ou moins réussi son boulot. Mais ce n'était pas terminé. Il fallait maintenant solidifier tout ça, en attendant l'arrivée de personnes plus compétentes. Son chakra s'activa de nouveau. Il le sentait s'épuiser, lentement, comme si il était en combat. Il fallait lier l'os, et souder la chair. Son chakra ne suffirait pas pour la deuxième, il fallait trouver autre chose. Mais l'os tenait, c'était déjà ça. Il avait presque terminé sa mission.
Il fallait donc procéder à l'ancienne. Sa cape était une vraie toolbox. Désinfecter, facile. Cautériser, moins facile, mais faisable. Il avait des allumettes quelque part. Fait.
Il ne restait plus que les points de suture. La main de Kahei était toujours en piteux état, et il ne pouvait probablement pas la bouger pour l'instant, elle était surement déchirée et blessée de toute part internement. Mais au moins, elle pourrait être sauvée, si ceux qui s'en occupaient après lui faisaient un boulot décent. C'était ce qui faisait la différence entre eux et lui. Il n'était que l'infirmier qui prépare les premiers soins, qui stérilise la seringue. Les maestros, c'est eux.

Il entamait tout juste les points de suture...
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Lun 17 Juil 2017 - 1:03
Le garçon était encore inconscient, il ne pouvait savoir ce qui allait se passer pour lui. Tout comme ce qui arrivait réellement au village durant ce même moment. D'un côté, il y avait les élections qui venaient de s'achever. Les villageois finissaient tout juste de rendre leur dernière voie et le résultat annonçait clairement Nara Seijiro comme le grand gagnant. Une information qui amusera tout particulièrement le garçon lorsqu'il l'apprendra. La dernière fois qu'il l'avait rencontré, le candidat au poste de dirigeant ne désirait pas partager ses projets avec l'adolescent. Mais dans son discours, il y voyait tout de même un chef. Du moins, une personne pouvant prétendre sérieusement à ce rôle. Mais il sera content pour lui. Car malgré le court moment passé avec, il retenait l'image d'une personne sérieuse avec de bonnes idées. Surtout qu'il avait sa petite anecdote : l'accident qui avait suivi à la rencontre des deux personnages. Tandis qu'ailleurs, son ancien mentor, Suzuri Shinobi, livrait un affrontement pour défendre la Grande Bibliothèque. Puis pour finir, deux personnes venaient d'apprendre une information capitale concernant la contrée des nuages. Ce village si stable à première vue, ayant tout pour plaire venait de faire face à de grandes révélations et de mystérieux individus. Que ce soit l'adversaire du manipulateur d'encre, ou celui qui humilia le manipulateur de métal. Mais pourtant, le tout ne semblait pas être vendu comme une attaque directe. D'ailleurs, seules les personnes impliquées dans ses événements étaient au courant de la situation. Comme pour Kahei et Daisuke, qui eux seuls en savaient un peu sur l'homme qui lui avait tranché la main. Il fallait désormais voir et observer comment la situation allait évoluer. Les malheureux événements seraient communiqués publiquement ? Les affaires seraient étouffées avec la mise en place de la politique du Shodaime ? Le temps nous le dira.

Le jeune ninja médecin s'occupait des premiers soins à appliquer au garçon. Au moment où il le prenait en charge, il était seul. Le reste de l'équipe médecine devait sans doute être en route. Alors sans plus attendre, il mit à profit son art. Les connaissances qu'il possédaient servait désormais en plus de montrer beaucoup d'implication durant la procédure. On pouvait même croire qu'il serait prêt à donner sa vie pour remettre en étât Kahei. Néanmoins, le problème de la main tranchée persistait toujours. Il n'était pas étonnant de savoir que Keiji ne pouvait pas replacer celle-ci lui-même. En conséquence, il devait attendre ses supérieurs. Mais ce qu'il avait accompli était déjà tout à son honneur, le travail suffisait jusqu'à l'arrivée du reste des médecins. Seul un expérimenté était en mesure de savoir si la main restait utilisable. Car oui ce détail restait important. On ne pouvait pas lui recoudre comme ça, quelques facteurs devaient être pris en compte. Quelques minutes après l'intervention du Genin, deux autres membres du corps médicales vinrent sur place. Le premier ordre consistait à amener le garçon en lieu sûr, soit l'hôpital. Finalement dans un environnement plus propice à appliquer les soins, un chirurgien jugeait la main inapte. Selon lui, elle était inutilisable et la connexion serait difficile. Le coup qu'avait porté le quarantenaire lui avait fait apparemment perdre son usage. La chose qu'il conseillait aux parents des adolescents était de lui faire une prothèse. Et pour ça, il savait parfaitement qui demander : les marionnettistes. S'ils savaient confectionner des membres pour leurs créations, ils étaient tout à fait apte à le faire à l’échelle humaine. D'ailleurs, certains utilisaient justement des prothèses avec leurs touches personnelles : des tonnes de pièges. Le but était donc de coupler l'Iroujutsu au Kugutsu. La demande fut faite, tandis que les supérieurs faisaient le nécessaire avec Keiji pour refermer la plaie.
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Mar 18 Juil 2017 - 0:17
Shizume renforce sa poigne sur le linteau. Il relève son regard inexpressif sur son interlocuteur.
« Mes services ? Pour un gamin ? Il hausse les épaules puis fait volte-face. Un léger signe de la paume du Hyakujū annonce au messager qu'il peut partir. Après quelques broutilles le shinobi passe le seuil de sa porte. Il la referme. Je n'aime pas la tournure prise par cette demande d'aide. Shizume claque son portillon. Pourquoi moi... Il connaît déjà la réponse : c'est le seul marionnettiste potable pour la mission – il n'est pas disparu ou trop jeune contrairement à ses confrères. Un sentiment d'interrogation assaille le Kugutsutsukai durant sa marche lente en direction de la polyclinique. Si les médecins voient que je m'y connais trop dans le sujet... Il commence à s'imaginer des scénarios improbables. Je dois faire le bleu, je dois être le bleu. Continue-t-il de se murmurer à lui-même. Ils ne découvriront rien. Il s'affirme pendant qu'il arpente une ruelle. Ils ne me piégeront pas. Annonce Shizume en esquissant un sourire lorsqu'il termine son ascension d'une avenue principale. Et puis... Ce sujet sera... Parfait. Un petit rictus se dessine sur ses lèvres lorsqu'il fait face à la porte de l'hôpital. Le jeune homme si demandé effleure la poignée avec sa paume gauche ; il fait son entrée. Immédiatement abordé par une flopée de médecins spécialisés une lourde tâche pèse sur les épaules du jeune aspirant ninja. Après avoir sillonné les couloirs de la clinique les Iryō-nin le présentent à une porte entrouverte. Dès lors le regard du jeune genin se pose sur un gamin. Il subit une opération : il a perdu sa main droite.


[...]

Un silence de mort règne dans l'atelier de Shizume. Il est actuellement présent face à une piteuse table en bois légèrement éclairée. Le gamin aux capacités versées dispose d'atouts précieux à portée de main pour exécuter l'unique consigne qu'il a reçu : créer une prothèse. Pour cela il dispose de différents schémas qui traitent de mesures ainsi qu'un nombre gargantuesque d'outils. En plus il a eu la chance d'avoir accès à du métal qui provient du clan Metaru lui-même. Comment ne pas cacher sa joie ?
La base. Les doigts du maestro jonglent entre les outils. Ce n'est qu'une tâche comme une autre. Il tente de se réconforter : cette future prothèse rythmera sa notoriété. Le support. Shizume annonce oralement les étapes. Premièrement il agrippe un membre en bois qu'il devait – initialement – utiliser pour un nouveau pantin. Il l'observe puis la dépose sur le plan de travail face à lui. Il souffle un dernier coup : il commence. Ajustements. Cintrer le bois nécessite un touché minutieux ainsi qu'une précision inouïe. Pour ce faire le marionnettiste imbibe les fibres de bois d'eau : il les humidifie afin qu'elles deviennent souples. Dans la volée l'artisan donne une forme à la matière. Il ajuste tout simplement les angles et autres mesures de la prothèse afin d'assurer un fonctionnement mécanique infaillible. Un premier piège se dresse sur la route de l'aspirant. Même s'il se situe au grade le plus bas il atteint les sommets dans son art. Lorsque le bois se détend il perd dix à quinze pourcent de son angle. C'est pour cela que Shizume entre en compte ce facteur dans ses estimations. Désormais les ajustements terminés le Hyakujū réchauffe lentement la prothèse afin qu'elle garde sa forme. Les articulations. À présent le jeune homme peut passer à la seconde étape. Assurer un bon fonctionnement des articulations de la prothèse lui permet une agilité similaire à la main. Le but du marionnettiste est de reproduire à la perfection les segments les osseux articulés de la main. Copier les degrés de mobilités offertes par les phalanges est un défi relativement facile. Les membres d'une marionnette utilisent le même principe : aucune retouche n'est nécessaire. Les finitions. À quoi sert d'avoir du métal qui provient directement du clan Metaru si on ne l'utilise pas ? Shizume va se faire un malin plaisir à travailler ce matériau pour la première fois. Similaire à sa respiration calme et régulière le shinobi taille consciencieusement des paternes dans ce bloc métallique. Le Hyakujū n'a aucunement besoin de réfléchir. Il doit uniquement relever son regard à intervalles réguliers afin de suivre les instructions de ses schémas. En guise de moyen d'assemblage permanent le marionnettiste s'apprête à souder. Cette méthode offre une résistance de la prothèse plutôt élevée. Mais avant les doigts de fée du shinobi déposent délicatement plusieurs bandes métalliques sur la future main du petit. Chaque endroit a été étudié pour offrir une rentabilité optimale : phalanges et paume. Il essuie son front avec son poignet droit. Cette même main effleure un outil, Shizume l'agrippe. Je finalise. Il souffle un coup. Le moment totalement délicat. Le marionnettiste glisse la pointe de son aiguille sur les bords du métal. Il presse la gâchette : de vives étincelles éclairent la pièce.

[...]

Plusieurs jours se sont écoulés. D'après les rumeurs l'état de la jeune victime ‒ Metaru Kahei ‒ se serait stabilisé. Après avoir jugé la main inapte les médecins se sont tournés vers les marionnettistes. Énormément de personnes ont reposé plusieurs responsabilités sur les épaules du jeune Kugutsutsukai. D'ailleurs la mission de Shizume s'apprêtait à être terminée. En effet vu que le patient n'était plus en danger vital le Hyakujū disposait de plusieurs jours pour terminer la prothèse. C'était aujourd'hui qu'il devait la remettre à un messager.

Trois coups sourds à la porte se manifestent. Shizume octroie un vif coup d'oeil à l'horloge : midi pile. Aucun doute. Il agrippe d'une poigne relativement ferme la boite située sur une commode. Il se dirige vers la porte d'un pas déterminé. Il est là. La paume libre du shinobi se dépose sur la poignée de l'entrée, son coeur palpite. Il entrouvre, ses bras tremblent. Comme attendu dans les clauses du contrat le messager patientait ; il avait déjà perdu de précieuses secondes. Shizume tend immédiatement les fruits de son travail, son souffle se coupe. Le livreur s'empare de la relique puis s'essouffle du champ de vision du Hyakujū : il emploie une technique de déplacement rapide pour remplir sa course dans des temps records. De son côté le Kugutsutsukai revit : le sang commence à circuler, le souffle reprend. Et puis, son coeur rebat.
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Mar 18 Juil 2017 - 14:15
L’état de Kahei avait grandement évolué depuis la tragique soirée. Grace à l'aide de l'équipe médicale du village, notamment du jeune Keiji Haino sous les ordres de ses supérieurs, les soins lui avaient été administrés fermant en conséquence sa précédente blessure. Désormais, il ne pouvait que contempler son avant-bras avec l'absence de sa main droite. Une triste nouvelle pour l'adolescent qui souhaitait devenir un Kumojin de renommé. Cet incident pouvait tout à fait remettre en cause ses aptitudes au combat. De ce qu'il savait, personne n'était capable d'utiliser une technique en utilisant qu'une seule main pour les signes incantatoires. Alors soit il allait devoir développer un tout autre domaine de combat comme celui au corps-à-corps où il pourrait briller dans un style consistant à utiliser ses pieds pour porter ses coups, soit il allait devoir changer totalement de plan d'avenir. Comme essayer d'intégrer la vie politique du village, par exemple. Quand Kahei y pensait, il avait clairement du mal à le digérer. Toutes ses précédentes années à se confronter avec son paternel pour se concentrer uniquement dans cette optique de devenir shinobi, quitte à délaisser les coutumes de son clan, pour au final se faire écraser de la sorte .. ? Un coup dur. Dont il ne se remettrait peut-être jamais. Dorénavant tout son train de vie allait considérablement changer. Et tant qu'il ne verra pas de nouveau l'homme à la cause de cette souffrance, il n'acceptera jamais sa situation. En désirant le revoir, il pensait surtout à avoir sa vengeance. Le manipulateur de métal s'était toujours vu comme un prodige. D'ailleurs, certains membres le vendaient comme ça aux yeux de tous. Mais en quelques secondes, ce futur probable grand Metaru venait de voir tous ses rêves se briser. Impossible d'avaler tout ça sans condamner le quarantenaire.

En revanche, en pensant que tout était terminé pour lui, il se mettait un doigt dans le nez. Tout d'abord, le ninja médecin qui supervisait l'opération fit la demande d'une prothèse à un marionnettiste. Qui de plus, eu l'honneur de pouvoir travailler sur le métal du clan fondateur des nuages. Sachant que la matière livrée ne provenait pas d'un simple membre du clan. Non. Elle était signée par le père de Kahei en personne. Ce vieil homme qui n'avait jamais remis la main à la forge depuis longtemps, se concentrant pour les affaires de sa lignée et la politique du village. Metaru Ashihei venait d'inaugurer son grand retour. Dans le but de permettre au créateur d'avoir le meilleur métal possible pour travailler le membre. Il lui fallut quelques jours pour que son travail s'achève et soit livré à l'équipe médicale. Plus qu'une opération. Une seule qui devait être réussie. Le reste reposait sur l'espoir. La mission allait-elle être un succès ? L'espoir. Même si en réalité, dans la procédure, on ne pouvait que compter sur le travail des personnes en charge de l'opération.

Direction dans la salle destinée à l'opération. L'accès fut privatisé. À l'intérieur, seulement les médecins et Kahei furent présents. La première étape fut d'appliquer une couche verte sur son avant-bras, grâce à une technique médicale. La deuxième étape consistait à utiliser des fils, sans doute concentré en chakra afin de connecter l'instrument avec le reste du bras. Le tout devait rejoindre respectivement les nerfs moteurs et sensitifs afin d'effectuer les mouvements propres à la main. Les gestes des spécialistes furent effectués avec une extrême finesse. Une seule erreur et l'opération s'achevait sans succès. Un long moment à procéder à cette manœuvre délicate, dans le but d'être le plus précis possible tout en menant à bien celle-ci. Finalement, la mise en place fut un succès. Les fils semblaient bel et bien reliés aux moteurs. Encore fallait-il être certain du fonctionnement..
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