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Juste pour essayer [Sentetsu Chiaki]


Mer 12 Déc 2018 - 21:17



Le départ pour Hayashi approchait peu à peu, les quelques retards rencontrés par les ingénieurs et scientifiques de « l’Atelier » -le département technologique de l’institut- l’avaient repoussé, mais rien de grave dans l’absolu. C’était un aléa de ce genre de projet au long terme qu’on ne pouvait pas prévoir avant d’y « être » et pour lequel je ne tenais rigueur à personne.

De plus, ce retard me permettait de passer un peu plus de temps avec Reiki, évidemment, mais aussi au complexe avec mon équipe scientifique et notamment la Sentetsu. Sans me faire une très grosse impression au début, et me semblait maintenant très utile et finalement… n’occupait la place de personne.

Ce qui m’intéressait chez elle, outre qu’elle fut une chirurgienne sans de talent en devenir ; était aussi sa capacité à manipuler le chakra vital ; enfin, je l’appelais ainsi mais il était plus connu sous le nom de « chakra vert ». D’ailleurs je me demandais si nous parvenions tous, les « Irou », à ce résultat de la guérison chakratique en passant par le même chemin.

En employant la même méthode ? Oui, cela m’intriguait, mais c’était une autre question pour une autre histoire qui n’était selon toute vraisemblance pas pour aujourd’hui. Non, aujourd’hui, c’était autre chose que je voulais tester, comme la fois précédente avec le Sdv…

-Chiaki ? Lorsque tu auras terminé ici, pourras-tu me rejoindre dans le laboratoire numéro quatre ? Merci. Dis-je avec un léger sourire en quittant le laboratoire dédié au corps médical de l’institut pour me rendre dans le « numéro quatre ». Ce dernier n’était pas bien différent des autres si ce n’était l’absence du matériel spécialisé.

Et de toute façon, ce n’était pas pour mener une expérience que je voulais m’y rendre, enfin, pas tout à fait. Sans être vraiment impatiente, j’attendais quand même sa venue, espérant ne pas lui avoir mis un coup de pression. Enfin, à force, le personnel travaillant ici savait quel genre de personnes j’étais…



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Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois


Dernière édition par Ikeda Sazuka le Jeu 13 Déc 2018 - 15:59, édité 1 fois
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Jeu 13 Déc 2018 - 5:59

Juste pour essayer.

La convalescence progresse lentement, mais sûrement. Cela fait quelques jours que Chiaki a pu réintégrer ses tâches à l’institut, après des semaines d’absence. Temps qui lui a fait énormément de peine, à vrai dire. Travailler ici est sa troisième grande passion, après la bouffe et la chirurgie. Forcément, revenir après un tel vide, quel bonheur ! Elle s’est directement remise dans son bureau, qui est désormais fort bien décoré, avec des images de corps humain partout, des livres dans tous les sens et des papiers éparpillés sur le bureau, au milieu de la pièce. Chiaki aime bien les bureaux, comme ça, placés bien au centre. Ça fait sérieux, voire puissant. Alors qu’en réalité, ça n’a pas plus de sens qu’un bureau placé dans un coin. Quoi qu’il en soit, la brune est toute guillerette, presque comme à chaque fois que ses journées ici commencent ou se poursuivent.

Faire des expériences sur les différentes drogues, trouver des médicaments ou des effets en combinant les substances … Si on lui avait dit qu’un jour elle se retrouverait ici pour manipuler tous ces composants, Chiaki aurait ri aux éclats. Puis elle aurait réalisé que, non, ce n’est pas un mensonge, c’est bien la vérité, telle quelle. Et si, en plus, on lui avait dit que Sazuka la mettrait directement sous ses ordres et lui apprendrait tant de choses, la réaction aurait été la même.

Pourtant, le paradis est là, les bras grands ouverts, juste pour elle. Le bonheur est absolu.

Les autres scientifiques du laboratoire la ramènent sur terre, sans trop le faire exprès d’ailleurs. L’un d’entre eux tape doucement dans son tabouret en passant. La Sentetsu tique un instant et réalise. La convalescence n’est pas totalement finie, on dirait. Sazuka surgit dans l’espace, puis lui demande de venir lorsqu’elle aurait fini. Eh bien, pourquoi pas après tout ? La dernière fois que la brune l’a interpellée comme ça, elle a dû examiner le contenu d’une fiole, que lui réserve-t-elle cette fois ?
« Oui, bien sûr ! », répond la chirurgienne en hochant la tête, tout sourire.
Même pas peur, la Chiaki. Dans le meilleur des cas, c’est une expérience intéressante. Dans le pire, une expérience compliquée, mais intéressante quand même. Dans tous les cas, en fait, ça va. Ça se passera bien. En théorie.

La brune finit son travail puis se dirige, comme convenu, jusqu’au laboratoire quatre, où l’attend Sazuka. Elle tape doucement à la porte, pour signaler sa présence, puis entre tranquillement.
« Que puis-je faire pour vous ? »
Surprise, surprise. Le laboratoire est dépourvu de matériel spécialisé. Alors, expérience, pas expérience ? Que lui réserve Sazuka ?
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Sam 15 Déc 2018 - 17:45



J’avais cette faculté à ne pas m’ennuyer, à me distraire de tout ce qui m’entourait ; ce qui me permit de ne pas voir le temps passer entre le moment où j’avais demandé à la Sentetsu de me rejoindre et celui où elle poussa la porte.

J’abandonnai donc dès cet instant ce que j’étais en train de faire ; rien de très passionnant, la lecture d’un bouquin qui trainait là et que je connaissais déjà par cœur, comme beaucoup de chose : modestie. Je l’accueillis donc avec un léger sourire.

Cette fille n’était pas la première à qui je voulais enseigner ; par certains aspects elle me rappelait Kyioko qui avait su initier dans mon esprit cette volonté de transmission qui m’avait toujours été étrangère.

-Ah, Chiaki. Dis-je alors que la chirurgienne s’approchait. Ce qu’elle pouvait faire pour moi… Hum, disons que je vais plutôt faire quelque chose pour toi. Lui répondis-je avec un mélange de sérieux et d’enthousiasme. La jeune scientifique ne savait probablement pas à quel point trouver une personne digne que je lui enseigne m’était cher. En tant que médecins, nous sommes capables, en théorie, de percevoir si une personne est vivante, inconsciente ou… morte en prenant son pouls. Dis-je comme si c’était une évidence, et j’estimais que c’en était une pour les femmes et hommes de santé qui se respectaient.

En parlant j’avais « mimé » le geste, enserrant mon poignet gauche de ma main droite, le pouce positionné sur la veine, et l’index au niveau de l’articulation.

-Mais avec un peu d’entrainement… Il est possible de déterminer plus qu’un état physique. Selon, le rythme cardiaque d’un patient, tu peux aussi savoir s’il est stressé… s’il ment, ou dit la vérité. Continuais-je d’expliquer en lâchant mon poignet. Je me demandais si tu serais capable d’y arriver. Pensive. C’est quelque chose que je peux t’apprendre, si tu veux. Ajoutais-je avec un petit haussement d’épaules. Sans lui demander l’autorisation, je lui pris le poignet et lui adressais une question : Apprécies-tu ton chef de chirurgie ? Oui, non ? Il fallait absolument que la réponse soit négative ou positive, sans quoi cela fonctionnait… moins bien. Et évidemment, dire qu’on n’aime pas ses supérieurs à la personne qui dirige l’ensemble… Pouvait-être délicat. Passible au minimum de remontrances.


Spoiler:
 

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Lun 17 Déc 2018 - 19:42

Juste pour essayer.

Un renversement de la situation. Chiaki n’est pas là pour faire quelque chose pour Sazuka, mais l’inverse. Assez étrange, mais pourquoi pas. La brune se prête au jeu, comme toujours. Elle écoute attentivement ce que lui dit sa supérieure, impatiente de savoir ce qui la motive aujourd’hui. Les explications sont d’abord précédées par une introduction. Introduction plutôt simple, voire trop simple, d’ailleurs. La chirurgienne hoche doucement la tête, sans trop savoir vers où cette discussion se dirige. Pourquoi statuer sur l’évidence ? Chiaki arque un sourcil mais n’interrompt pas Sazuka, curieuse de savoir où cela les mène.

Quand elle progresse et quitte le domaine du simple, la Sentetsu est directement plus intéressée. Le stress, le mensonge, la vérité, toutes ces choses à la portée du pouce et de l’index. Après tout, pourquoi pas, n’est-ce pas ? Un très large sourire étire les lèvres de Chiaki quand la conversation dérive sur elle. Si elle en est capable ? En l’état, peut-être pas. Mais ses connaissances du pouls et du fonctionnement du corps humain devraient rendre ça plus simple. Surtout que Sazuka propose de lui enseigner, ce qui éveille d’autant plus l’intérêt de la chirurgienne. Elle hoche la tête doucement, positive.

Puis ça bascule. Le médecin se saisit de son poignet, sans prévenir et lui pose la question. La question que personne n’a osé lui poser, pas même Shuuhei lorsqu’ils se sont rencontrés à l’hôpital. Une question préjudiciable, surtout quand on sait que c’est Sazuka qui la lui pose. Si elle apprécie son chef de chirurgie, hein ? Chiaki hésite un instant, puis bloque. Non. Oui. Mais en fait non. La chirurgienne ne supporte pas son chef. Elle ne l’a jamais aimé. C’est un génie, certes, mais c’est un enfoiré de première. Elle ne rêve que de prendre sa place. Mais comment le dire à Sazuka ? Comment dire à sa supérieure qu’elle ne supporte pas celui qui supervise son apprentissage ? N’est-ce pas préjudiciable, au fond ? Chiaki inspire profondément. Mentir. Cacher le mieux possible. Ses prunelles remontent jusqu’à celles de Sazuka et elle sourit, en cherchant de l’honnêteté au plus profond de son âme.
« Oui. »
Il paraît véridique, mais c’est le plus gros mensonge qu’elle ait proféré. Pour le bien de son apprentissage, pour pouvoir devenir une vraie chirurgienne, peut-être vaut-il mieux que sa supérieure ne soit pas au courant de son dégoût pour son chef. Elle a donné son maximum pour que cette petite histoire passe sans causer trop de soucis …

Est-ce que ça va marcher, cela dit ?
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Mer 26 Déc 2018 - 13:32



Une question simple qui appelait une réponse aussi simple. Une question à laquelle répondre honnêtement pouvait engendrer des conséquences regrettables, ou pas. Que la Sentetsu mente ou dise la vérité, dans le fond, je m’en foutais pas mal ; qu’elle apprécie ou pas son supérieur me laissait indifférente. Mais sa réponse fut positive. Elle affirmait donc apprécier le chef de son service. J’esquissai un léger sourire en constatant l’irrégularité de ses battements cardiaques. Effectivement, même de manière imperceptible, son pouls avait changé, s’était accéléré avant même que le mot ne sorte de sa bouche. Je la lâchais donc…

-Ah oui ? Pourtant ton rythme cardiaque dit le contraire. Rigolais-je. Tu vois, lorsqu’une personne ment sans que ce soit préparé à l’avance, lorsque la réponse est « spontanée » ; les pulsations cardiaques… varient, même si on ne le sent pas nous même, en parlant. C'est cette variation qu'il faut percevoir. Finis-je d’expliquer. Hum… Cela dit, que tu n’apprécies pas ton supérieur… Soupirais-je… Ce n’est pas mon problème. On ne te demande pas de l’aimer mais de faire ce qu’il te demande. C’était aussi simple que ça finalement. C’était un peu comme certains Kumojin avec Reiko. Ils ne l’appréciaient pas, mais dans le fond, ce n’était pas non plus leur travail ; ces ninjas de Kumo devaient seulement… Obéir.

Mais au moins, je savais qu’elle ne l’aimait pas maintenant ! Donc si cet homme venait à disparaître dans des circonstances étranges, je saurais vers qui me tourner, haha. Enfin connaître le pourquoi du comment de ce ressentiment à l’égard du chef de la chirurgie ne m’intéressait pas vraiment. Tout ce qui comptait, c’était le travail effectué ici, avec chaque personne sans prêter plus d’attention que ça à leur caractère ou leurs humeurs. Dès lors que la personne était compétente… je me fichais bien du reste !

-Maintenant, c’est à toi d’essayer. Lui dis-je en tendant le bras. En principe tu sais déjà prendre un pouls ? ça ne devrait pas être trop difficile… Vas-y, pose-moi une question ! M’exclamais-je. Trouver une question à laquelle je pouvais mentir allait être difficile, il n’y avait que peu de chose que je cachais, et pas celles qui traversaient l’esprit au premier abord. Ou alors, je pourrais simplement… mentir, consciemment, juste pour l’exercice, même à a une question basique…



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Mer 26 Déc 2018 - 22:25

Juste pour essayer.

Grillée. Le mensonge n’est pas passé, malgré tous les efforts que Chiaki a donnés pour que Sazuka ne s’en rende pas compte. La médecine, à ce niveau, semble infaillible. La voilà face à sa supérieure hiérarchique qui vient simplement d’apprendre que la chirurgienne, encore en apprentissage, n’aime pas son chef. L’explication de la brune met tout en place, permet à la jeune Genin de comprendre les ficelles de la technique. Utiliser les connaissances en rythme cardiaque pour déceler ses variations et savoir où sont les anomalies. Les trouver et s’en servir pour savoir s’il y a mensonge ou vérité. Chiaki hoche la tête. Jusque-là, rien de bien trop surprenant. Mais … Et … Et le chef chirurgien ? Heureusement que Sazuka a lâché sa main, sinon elle aurait perçu l’accélération de ses pulsations. Ceci dit, elle aurait aussi perçu leur ralentissement. Qu’elle l’apprécie ou non, peu importe ; tant que son travail est rempli, Sazuka ne s’en soucie pas. Chiaki est transportée par une folle sensation de soulagement, le retrait d’un poids plus lourd qu’elle sur ses épaules. Un sourire gêné étire ses lèvres.
« D’accord. »
Pas plus, pas moins. Pas besoin d’épiloguer à ce sujet. Cette simple intervention suffit à répondre à toute celle de Sazuka. Une étrange doctoresse, à vrai dire. Étrange mais follement intéressante. La brune lui tend le bras en lui proposant d’essayer. Prendre le pouls, se concentrer sur les variations. Bien. Déjà, prendre le pouls. Chiaki se saisit du poignet de sa supérieure, y dépose son index et son majeur et s’imprègne de son pouls. Le rythme commence à lui venir. Elle hoche doucement la tête. Poser une question. Quel type de question peut-elle poser pour créer une variation ? Pas moyen de demander si elle aime bien son chef de chirurgie, n’est-il pas ? Alors … Sazuka est un médecin au même titre que Chiaki. Que font les médecins qui est répréhensible ? Qu’est-ce qui peut brutalement nuire à la réputation d’un médecin ?

Un sourire étire les lèvres de la petite brune. Facile.
« Avez-vous déjà volontairement tué un patient à cause d’une mauvaise prescription ? »
Chiaki ne connaît pas précisément le domaine de Sazuka. Cette interrogation permet donc de toucher un large rayon de ses capacités, tout en mettant le doigt sur une question où le mensonge est souvent attendu. À moins que sa cheffe ne lui dise directement la vérité ? Après tout … Chiaki ne la jugera pas, quoi qu’elle lui dise. Ce n’est pas son rôle. Son rôle, actuellement, est de savoir si elle est capable de sentir une modification à ce niveau. Tout simplement.
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Dim 30 Déc 2018 - 15:53



Le but pour Chiaki était donc de « deviner » si je mentais ou disais la vérité. Un exercice assez délicat mais qui avait un peu d’entrainement pouvait être rapidement maîtrisé. Après, tout ce n’était qu’une question d’attention, et la preuve de la précision dont avait besoin un chirurgien. On aurait pu se demander comme était-il possible de distinguer les pulsations entre elle par le simple toucher ? L’entraînement… Certains médecins étaient bien capables d’entendre un « souffle au cœur » qui passait totalement inaperçu pour n’importe qui d’autre…

Ce fut donc avec une certaine forme d’impatience que je ne me connaissais pas vraiment que j’attendis la question de la jeune. Laquelle finit par venir. Si j’avais causé la mort involontairement donc, en prescrivant quoi que ce soit, à quiconque ? Une question assez simple à laquelle donc je devais mentir.

Cet exercice était bien plus difficile pour moi en fait, que Chiaki. Sans dire que la jeune femme était coutumière du mensonge, moi, j’avais beaucoup de mal à mentir consciemment. Dire la vérité, rien que la vérité. Les deux seules façons pour moi de mentir, étaient de ne pas en avoir conscience, ou alors d’avoir préparé longuement le mensonge à l’avance. Très pratique.

-Hum… Fis-je d’abord. Est-ce que mentir à cette question, alors que je savais que « non je n’avais jamais fait d’erreur médicale, non aucun de mes patients n'était mort suite à une mauvaise prescription » était pareil que vouloir dissimuler une faute, une honte, quelque chose d’inavouable ou moralement... immoral ? Est-ce les pulsations de mon cœur seraient les mêmes ? C’était une grande question, car ma sérénité quant à ma véritable réponse déteindrait inévitablement sur un mensonge… Si je répondais oui, serait-ce suffisant pour que la Sentetsu le perçoive comme un mensonge. C’était… amusant. A vrai dire, la question qu’elle me posait était peut-être… trop spécialisée. Aucun de mes patients n’était mort à cause d’une prescription… Oui ! Répondis-je. Avec tous les sérieux dont j’étais capable.

Après quelques secondes, je repris, le résultat ne serait, pour sûr, concluant.

-Il faut que tu trouves une question plus… générale. Comme je n’ai jamais commis d’erreur médicale, si réponds oui… comment dire… C’est « faux-positif », tu comprends ?



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Lun 31 Déc 2018 - 1:31

Juste pour essayer.

Il n’y a rien. On pourra dire ce qu’on veut, réessayer, faire encore un effort, mais … Mais il n’y a rien. Sazuka prend le temps de réfléchir à la question, ça se voit. Chiaki n’est pas idiote. Mais il n’y a vraiment rien. Aucune réaction. Les pulsations ne semblent pas bouger. Ou alors … Si ? La chirurgienne se concentre, se remémore le rythme cardiaque perçu au départ … Il n’est pas si différent, si ? Ou alors il est totalement différent et elle n’est absolument pas réceptive, quelle plaie. Chiaki se concentre. Sazuka a dit oui. Mais … Mais elle vient de réfléchir et a confirmé que c’est un « faux-positif », hum. Alors cette erreur n’est pas tant une erreur ? La brune penche la tête et réfléchit un instant. Il y a une faiblesse, là. La question est trop complexe. Alors, forcément, ça complique la chose.

Chiaki hoche doucement la tête. Elle a compris. Une fois qu’une faiblesse est connue, on ne peut que l’améliorer, non ? Après tout, on ne peut pas faire pire qu’un échec. La chirurgienne réfléchit. Une question. Une question qui ne soit pas trop compliquée, qui nécessite une réponse par oui ou par non. Rien de trop compliqué. Il n’y a plus qu’à partir au plus simple. Quelle est la plus grande honte des médecins ? La raison pour laquelle certains finissent par cesser d’exercer ? Qu’est-ce qui compte le plus, pour la plupart d’entre eux ?

Le taux de mortalité.

Beaucoup comptent sur cette donnée pour se rassurer quant à leurs compétences. Un chirurgien qui a un très haut taux de mortalité sera la risée de tous ses confrères, car leur but n’est pas de tuer mais, au contraire, de sauver. Alors, forcément, si un chirurgien perd beaucoup de ses patients sur la table, non seulement il perd une vie, mais, en plus, il perd la confiance des autres. Alors, certes, c’est une possibilité, c’est même inesquivable, mais … Il faut que ce soit exceptionnel, toujours. Mais quand ce n’est plus exceptionnel, mais voulu, que se passe-t-il ? Chiaki a donc trouvé sa question. Un sourire étire ses lèvres.
« Eh bien, si celle-ci était trop compliquée … »
Elle se concentre sur les pulsations de Sazuka, puis mêle ses prunelles émeraudes aux siennes. Le moment de vérité.
« Avez-vous déjà volontairement tué un patient ? »
La volonté de nuire, en médecine, est la plus grande honte de toutes, après tout.
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Mer 2 Jan 2019 - 1:38



Je voulais vraiment lui mentir pour lui permettre de discerner dans mes mots le vrai du faux, mais je n’avais clairement rien à lui cacher, à priori ; à elle à personne d’autre d’ailleurs. Si on m’avait demandé si j’appréciais le Raikage Shuuhei à l’époque, j’aurais répondu non, simplement.

Savoir si j’avais tué volontairement un patient n’était pas un secret que je voulais protéger… Et je ne voyais pas quelle question elle pouvait bien me poser pour obtenir cette tension liée au mensonge et obtenir que je mente naturellement… Ce n’était pas… ou plus très spontanée.

-Alors… Attends, je me mets en condition. Dis-je en prenant une profonde respiration. Je devais effectivement me conditionner à rendre ce mensonge… aussi crédible que si je voulais dissimuler les faits. Hum… Non je n’ai jamais tué aucuns de mes patients volontairement, bien sûr que non... Répondis-je donc en prenant un air plus sérieux encore, sans détacher mon regard du sien...

Toutes mes expériences avant d’arriver à Kumo avaient eu besoin de « sujets », des patients autrement dit. Et il était assez rare qu’ils survivent, donc concrètement… Enfin, je ne savais si Chiaki allait pouvoir percevoir les irrégularités de mes battements cardiaques, puisque ce n’était pas une information que je voulais cacher…

Si jamais ça ne fonctionnait pas, de toute, j’avais toujours dans ma manche une autre solution, peut-être que poser une question et tester cette « technique » sur une autre personne serait plus profitable, après tout.

Et, elle demandait un peu d’entraînement aussi… Pour porter ses fruits. Distinguer les battements de cœur les uns des autres, les irrégularités juste par le toucher…




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Mer 9 Jan 2019 - 1:22

Juste pour essayer.

Mentir. C’est difficile, parfois, de mentir. Il faut surveiller ses gestes, ses mots, son regard. Il faut faire attention à tout. Certaines personnes peuvent aisément déceler les mensonges, il faut être prudent. Chiaki se donne au maximum sur cette nouvelle activité. Un apprentissage un peu particulier, de Sazuka à elle, d’elle à Sazuka. La jeune femme qui en apprend un peu plus sur sa supérieure hiérarchique en … tentant de la sonder. La question est simple : a-t-elle déjà volontairement tué un de ses patients ? La volonté est le point le plus important de cette situation. C’est ce qui détermine si Sazuka est un bon ou mauvais médecin. Enfin, en théorie, selon ce que disent les enseignements et les livres. Car, après tout, si le patient que le praticien doit soigner est un dictateur, est-il un bon médecin s’il le garde en vie ? L’éthique, l’éthique, toujours l’éthique. Réfléchir à la fois au moment présent mais aussi aux possibles conséquences de ses actes, c’est ça être un médecin. Alors, Sazuka, sur le papier, est-elle un bon ou un mauvais médecin ?

La réponse est, en toute logique, « un bon médecin ». Pourtant, quelque chose chiffonne Chiaki. Il y a quelque chose qui la chiffonne. Ça a bougé. Ça a bougé mais ce n’est presque pas perceptible. C’est là. C’est sûr. La chirurgienne fixe longuement Sazuka et réfléchit. Il y a définitivement quelque chose. Elle a menti. Mais la petite brune ne se sent pas encore sereine à ce sujet. C’est étrange. Il y a du mouvement, mais faut-il vraiment l’attribuer au mensonge ? Faut-il directement dire qu’il s’agit de cela ? Peut-être est-ce autre chose ? Chiaki soupire doucement.
« Sans réfléchir, je dirais que c’est un mensonge, mais … »
La chirurgienne lâche la main de Sazuka.
« Je ne suis pas sûre d’être capable de le percevoir suffisamment pour dire clairement s’il s’agit d’un mensonge ou d’une vérité. »
Le but d’un apprentissage n’est-il pas d’apprendre, justement ? Alors … Alors autant continuer. Chiaki ne se débine pas, elle sait que ce n’est que le début et qu’on ne devient pas maître d’une technique en une seule tentative. Il faut essayer, essayer, essayer. Rater, aussi. Systématiquement. Échouer pour mieux rebondir. Alors elle se lance.
« Vous pensez qu’on pourrait réessayer ? »
Une demande logique venant de la jeune demoiselle, qui ne choquerait probablement pas Sazuka. Après tout, Chiaki pense que cette femme est plus que digne de sa confiance, son estime pour elle est très grande. Rien ne lui fait peur, à vrai dire. Chiaki pourrait lui avouer n’importe quoi sans problème ; alors une demande aussi simple ? Boarf.
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Jeu 10 Jan 2019 - 6:29




Chiaki venait elle de comprendre comment se servir de cette particularité dont devrait être capable à mon sens tous les médecins ? J’eus cet espoir durant quelques secondes, jusqu’à ce que la jeune avoue ne pas tout à fait être sûre de ce que je venais de dire. Discerner le vrai du faux grâce à ce geste d’apparence basique pouvait sembler d’une banalité et d’une facilité affligeante malgré qu’il demande une expertise assez pointue. À côté de la concentration qu’il demandait, il y avait la nature humaine.

L’autre, en face, pouvait être doué pour le mensonge ou estimer qu’il avait si peu à cacher que le faux et le vrai ne pouvait faire qu’un… La force de ce contrôle rythmique était aussi, fatalement, sa faille. Et je n’étais à priori pas le meilleur sujet pour s’exercer, ou alors pour atteindre un tout autre niveau, peut-être.

-Je ne sais pas mentir… Soupirais-je. Je ne subis donc aucune pression, aucun stress que pourrait créer le mensonge… C’est ça qui te fait douter. C’est la limite de ce… geste. Il n’est pas infaillible. Seuls ceux qui ont véritablement quelque chose à dissimuler sont… Expliquais-en sur un ton plutôt monocorde, cherchant le mot adéquat pour conclure cette phrase… En danger ? Ce n’était peut-être pas le bon mot… quoique ; de découvrir qu’il ment, un homme pouvait se sentir en danger et subir un stress, même minime. Oui, on pourra réessayer. Lui répondis-je.

L’observant un instant, je me dis que le plus simple pour elle serait sans doute de tester « ça » sur des personnes un peu plus… normales que je ne l’étais…

-Mais nous allons nous arrêter ici pour ce soir, on reprendra demain, à la même heure. Essayes de percer les secrets d’autres personnes, si tu en as l’occasion… Cela te permettra de t’exercer, et peut-être que… qu’avec la bonne question… qui sait ? Ris-je légèrement. Même si je ne savais pas mentir, même si je n’avais soit disant rien à cacher… Je n’étais exempt, comme tout le monde, d’au moins un secret que je voulais protéger. Mais lequel était-ce ?

Comme je l’avais dit au Meikyû lors de notre première rencontre, il suffit de poser les bonnes questions ; le plus compliqué étant de déterminer lesquelles…




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Mar 15 Jan 2019 - 3:23
Juste pour essayer.

Sazuka ne sait pas mentir. Cette phrase peut paraître stupide aux oreilles de nombreuses personnes, mais pour Chiaki, cela révèle une forme de candeur. Ou une profonde indifférence à toutes ces choses. L’acceptation pure et simple de la vérité, sans se soucier de ce qu’elle peut impliquer, parce que la vérité est la vérité. On ne peut pas passer à travers, on ne peut pas l’esquiver. La vérité revient toujours, quoi qu’il arrive, quoi qu’on en dise, qu’on le veuille ou non. Alors, indifférence ou candeur ? Qu’est-ce que ça peut bien être ? Chiaki ne sait pas trop. Peut-être est-ce une qualité, au fond. Pour un médecin, dire la vérité est quelque chose de primordial. Dans leur cas, cependant … C’est un problème. Néanmoins, la brune hoche doucement la tête.
« Je vois … C’est intéressant. Compliqué, pour nous, mais très intéressant. »
Alors il faudrait simplement la mettre dans une situation où elle est contrainte au mensonge. Une situation qui la mettrait « en danger ». Comment faire, quand une personne ne semble pas avoir de faiblesse ? Comment percer une coquille dont on ne sait rien ? Où aucune brèche ne se présente ? Non … Il n’y a rien à faire. Heureusement, Sazuka lui propose de remettre l’exercice au lendemain. Une bonne manière de proposer à Chiaki de s’entraîner chez elle, ou même ailleurs. La chirurgienne hoche doucement la tête.
« D’accord ! Nous recommencerons demain alors, je vais voir qui je peux interroger d’ici-là. »
Qui donc ? Ses parents, peut-être ? Mais pour leur demander quoi ? Peut-être des questions du même type, non ? Leur demander s’ils ont déjà commis une erreur médicale grave, qui a pu coûter la mort de quelqu’un, ou quelque chose du même acabit ? Chiaki ne sait pas, Chiaki hésite. Peut-être est-ce une bonne idée, peut-être pas. Elle va les étudier, ceci dit. Regarder un peu. Se demander ce qu’elle pourrait demander à Sazuka, à travers l’étude de ses parents …

Chiaki entre et croise sa mère. Toute enjouée, la petite brune s’élance à sa rencontre et lui demande de venir avec elle, pour lui poser quelques questions. La chirurgienne commence par des interrogations simples, pour se faire à son rythme cardiaque lors des réponses positives. Êtes-vous une femme ? Êtes-vous mère ? Êtes-vous obstétricienne ? Le rythme ne change pas, jamais. Réponses positives, pas de mensonges. Tout va bien jusque-là. D’accord, il faut désormais poser une question épineuse. Chiaki ferme les yeux. Aimez-vous votre mari ? Pas de mensonge. Aimez-vous votre supérieur ? Un oui. Qui veut dire non. Un mouvement dans son rythme cardiaque. Une légère accélération. Toute petite. Sa mère est comme elle. Sourires. Deux personnes qui se comprennent. Chiaki continue la soirée au rythme de la vie et une excellente question lui vient pour Sazuka. La journée du lendemain sera intéressante.

Chiaki déboule toute joyeuse, même endroit, pas la même heure mais c’est un détail. La question est prête, tout est prêt, il n’y a plus qu’à la poser. Et, si ça ne fonctionne toujours pas, alors il faudra essayer sur quelqu’un d’autre. C’est dommage, mais ça a peut-être une chance de tenir. Peut-être ! Il suffit d’essayer. Sourire jusqu’aux oreilles, Chiaki salue sa supérieure hiérarchique.
« Bonjour, Sazuka ! Comment allez-vous ? »
Elle hoche doucement la tête, au comble de sa joie.
« J’ai peut-être trouvé une question ! Je ne sais pas si ce sera la bonne, mais j’y crois, quand même ! »
Toujours y croire, c’est le premier pas vers la réussite !

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Juste pour essayer [Sentetsu Chiaki]

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