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Le cours du temps | Yoshi


Jeu 13 Juil 2017 - 1:51
Le temps vacillait aujourd'hui, entre brume et éclaircie, les cieux n'arrivaient pas à se mettre d'accord entre eux. Un peu comme elle, la fille qui d'ordinaire si peu farouche au froid, c'était totalement enroulée dans sa cape abimée par le temps. Cela n'avait aucune importance et tandis que la pluie s'invitait en s'écoulant doucement, elle serrait entre ses bras son chapeau fleuri, celui offert par sa petite soeur Moira. Il était ridicule, mais précieux pour elle. Le bandeau de son oeil crevé sondait sa chevelure en deux, sous l'assaut liquide, cette dernière s'applatissait sur son crâne, recouvrant l'accessoire servant à cacher ses stries. Un regard vide comme toujours, elle marchait sans but réel, elle n'avait fermé son manteau que pour protéger le couvre-chef, elle faisait ca souvent. On la reconnaissait plus difficilement, car après tout, la Hyuga était tristement célèbre pour être l'enfant du clan à s'être fait voler un oeil aux alentours même du futur Iwa. Quelle ironie que d'être coincé ici désormais.

D'ordinaire, elle ignorait les passant, tout ce qui se tramait autour, sa sensorialité aiguisé depuis l'incident lui servait à se guider plus ou moins correctement. Mais au détour d'une ruelle, cette dernière se sentait happée par quelque chose de familier. Sana' était à Testu no kuni, parce que ses parents y avaient fuis, elle avait cotoyé toutes sortes de gens, pour là plupart insignifiants et quelques uns plus marquants. Une décénie en arrière, même si c'était diffciile à croire, elle était une enfant joviale et sociable, un peu trop même, avec un sens du contact humain un peu inné. Mais la vie l'avait un peu changé, beaucoup en fait, son visage fermé et innexpressif tournait cependant vers un individu à l'aura attractive. C'était comme une vieille odeur de déssert de souvenirs d'enfance, sa mémoire pourtant ne le localisait nul part, c'était comme une sensation de déjà vu quand dans son innatention, elle trébuchait. L'action lui faisait glisser le chapeau des doigts et ce dernier, avec légereté se déposait sur le petit court d'eau du trottoir crée par la pluie. Il suvait le courrant, lentement et plus sûrement par moment, combien même la Hyuga s'était accroupie tout de suite, il lui passait devant à une seconde prêt de là où elle venait de tâter pour le récupérer.

Son oeil restant était endommagé, elle ne voyait plus à proprement parlé, encore moins les choses immatérielles au milieu d'une pluie brouillant son radar de sensorialité. Sa concentration était maximal sur les mouvements, mais les éclats des gouttes au sol la perturbaient. Quelques lacunes encore tenaces, on lui avait bien dit d'abandonner sa condition de kunoichi, mais elle refusait. C'était une affaire de temps pour qu'ils viennent à regretter, mais l'heure, les regrets furent pour elle ayant perdu son précieux pour pas grand chose au final. Du moins, elle le pensait. La présence persistait dans son espace de localisation, la main de la fille avait touché le fond de l'eau qui s'évacuait sur les bordures, elle n'avait pas mis longtemps à comprendre qu'elle ne rattraperait pas le couvre-chef à ses pieds. Un bruit plus sourd en arrière ressemblait à une chutte, la fosse qui acceuillait le trop plein aquatique, elle soupirait longuement après s'être déplacé devant et constater que son précieux avait bien pu y finir sa course avec aisance. Devrait-elle aller le chercher dans les égouts ? Ou simplement renoncer à ce qui ne devrait être qu'un chapeau... Elle irait, sans nul doute, mais avant...

-Encore là ?...

Dénoncait-elle presque envers la silhouette qui l'avait troublé. Il était après tout un peu coupable et elle assez pitoyable pour attirer l'attention. Elle s'en foutait, de ca, comme de tout, mais son aura, propre à chacun l'happait de nouveau, sa mémoire restait défaillante.

-Tsss

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Mer 26 Juil 2017 - 21:51


I know you, who are you now ? Look into my eyes if you can't remember. Do you remember, oh ? I can see, I can still find. You're the only voice my heart can recognize. But I can't hear you now, yeah. I'll never be the same. I'm caught inside the memories, the promises are yesterdays and I belong to you.— Red

Tandis que le temps qui passe ne le côtoie plus, il trace sa route et le met en déroute ; l’obligeant à crever à petit feu comme n’importe qui d’autre. Il se tient debout depuis sa dépouille, stigmate d’un passé ancien ; main dans les poches de son hakama. Aujourd'hui ne ressemble plus à rien, aujourd'hui ne fait que lui rappeler un peu plus hier, qui ressemblera fortement au lendemain ; c'est ce qu'on appelle le quotidien. Les bruissements de ses getas boisées foulant l’asphalte le crispe, le rende un peu plus bougon que d'habitude ; car Yoshi entend bien le rythme changeant de ses pas. Et on pourrait lui cogner dessus en espérant le faire avancer plus rapidement que d’habitude, il pourrait lui même afficher un peu plus d’entrain, mais ce serait perpétré un crime contre lui-même, un crime qu'on lui a déjà infligé... « Tu dois vivre avec Yoshi, que tu le veuilles ou non, le passé est mort et enterré, et tu ne peux tout bonnement pas le changer. »

Le jeune éphèbe s’avance dans la capitale somnolent comme à sa triste habitude ; moue bien vite remplacée par un sourire qui, semblait-il, était forgé à toute épreuve ; tandis qu'il arpentait de les méandres de la ville qui serait le berceau d’évènements tragiques dans quelques jours. Son cœur bat encore dans cette poitrine qui est sienne alors que le soleil s’affaisse dans le ciel ; privant le monde d’une lumière coloré, présageant de l'obscurité ; ce qu'il était. Ombre parmi les ombres, il demeure ; et c'est quand il voit sa cible que son masque tombe sur ses épaules alors que ses bras l'attrapent avec rapidité. Arrestation spectaculaire, c'est ce qu'il doit montrer, être craint pour respecter les lois ; c'est ainsi que ça marche, c'est comme ça que le monde tourne ; qu'il doit tourner. Il entend les voix qui chuchotent, il discerne les murmures les plus inaudibles ; mais c'est sans mot dire que Yoshi poursuit son chemin, le vague à l'âme en foulant le pavé du macadam.

Plus il avance, plus son sang s’agite, plus son cœur se rapproche de ses lèvres ; les crocs de l’amertume s'enfonçant avec voracité comme pour faire taire de futures supplications. Tout le monde le connaît ici, car c'est là qu'il a passé la majeure partie de son enfance, de sa vie ; et pourtant il se souvient encore de sa vie passée à Tetsu no Kuni. De ces montagnes enneigées. La douleur en son sein se fait plus intense dès lors que le jeune homme arpente cette rue, la sueur dégoulinant le long de ses tempes, les mains tremblantes et frigorifiées resserrant leur étreinte dans son haori. Passé outre, oublié le passé, ne pas le laisser prendre le dessus sur son avenir. C'est en se raclant la gorge bruyamment qu'il entend alors des pas derrière lui, qu'il sent ensuite quelque chose effleurer le pan de sa veste, le faisant se retourner instinctivement ; marmonnement brisant ce silence pesant.

« Hum... » marmonna Yoshi. A peine ouvrait-il les yeux qu'il se recula d'un cran. Stupeur ?! Une femme, si je puis dire là tout juste devant lui. Il fallait dire qu'il n'en croyait pas ses mirettes, il ne savait d’ou mais semblait-il que celle-ci ne lui était pas étrangère. D'un geste simple, il lui tendit ce qu’elle semblait chercher tout en l’a scrutant simplement.

C'est amusant, car Yoshi trembles comme une feuille, comme si la personnification du diable ou le maître des enfers se trouvait en face de toi. Et tu sais très bien pourquoi tu réagis comme ça Yoshitsune ; parce que la familiarité transpire par tous les pores de sa peau, que c'est ancré dans ses pupilles, dans ses gestes, jusque dans sa démarche... Devant tant d’intérêt, ses muscles contractés se décontractent, soupirant brièvement devant ce faciès presque résolu.

« Tu devrais faire attention plus à tes affaires.»
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Sam 29 Juil 2017 - 21:02
Un air de déjà vu cette scène-là, enfin facon de parler.

La pluie battait encore, bien qu'elle semblait soudainement s'adoucir, un vilain nuage qui faisait son chemin, établi ici juste le temps de semer le trouble, puis il s'éloignait indifférent des concéquences. Détrempée, la Huyga dégageait les grosses mèches de sa face qui menacaient de l'étouffer si proche de sa bouche comme ca. L'éclaircie dans le ciel comme sur son fascié se faisait, ou presque. Il pleuvait encore et elle était toujours à la merci d'un bandeau aussi sombre que le nuage pour cacher son côté défriguré. Non pas parce qu'il était laid, mais parce que c'était humiliant une défaite aussi ardente à porter. Elle cru percevoir un mouvement de l'individu pas si inconnu que ca, il lui tendait la main et la Huyga n'avait pas de réaction pour le cas où il s'agirait de salutation, mais la chance avait finalement décidé d'emboitter enfin ses pas aujourd'hui. Quelques mots avaient glissé de ses lèvres et l'aveugle se satisfaisait d'avoir fait l'effort de les écouter. Un geste vif et précis, surtout pour quelqu'un qui ne voit pas, et ses doigts avaient capturé d'une prise ferme le précieux chapeau. Elle n'avait mis qu'une seconde à comprendre que c'était lui et cela seulement parce qu'elle l'espérait tellement. Sa déception aurait pu être bien grande.

-Penses-tu ? Tu le trouves si maltraité que ca pour une vieillerie d'une dizaine d'années ? Tss.

Déjà tant de temps et rien qui avancait, la réalité la rattrapait, mais Sana' n'était pas décidé à gacher son moment, elle se laisserait moins facilement distraire la prochaine fois, c'était une lecon comme une autre et d'ailleurs, à cette pensé-là, la suite de la converstion était toute trouvée.

-C'est ta faute après tout si je l'ai laissé tomber.

C'était le genre de créature qui disait souvent les choses telles qu'elles étaient, parfois ca tombait bien, mais plus souvent c'était déplacé de dire à voix haute ce qu'elle pensait. La Huyga manquait de tact et comme les relations humaines n'étaient pas dans ses priorités, aucune chance d'amélioration, elle poursuivait aussitôt d'ailleurs, bien décidait à satisfaire sa curiosité.

-J'ai reconnu l'essence de ton chakra, ca m'a perturbé pendant que je l'identifiais, j'ai manqué la présence du trou. Ca faisait longtemps que l'on ne s'était plus croisés.

Le monde était petit, Testu no kuni encore plus, et non elle ne mentait pas, certes, elle ne se souvenait pas d'un nom ou même était capable de le situer dans la courbe de son histoire pour l'heure. Mais il était certain qu'ils se connaissaient, de près ou de loin, elle n'aurait pas mémorisé sa signature pour rien. Cette garce omettait juste de préciser ses détails-là et elle percevait même l'occasion de jouer un peu avec ses nerfs, jettant un cailloux dans la mare pour troubler la surface.

-Tu te souviens de qui je suis ?

Taquinait-elle en avancant son bras pour le pousser dans un geste d'une familiarité amicale, alors qu'elle ne faisait jamais ca, enfin plus plutot et cela depuis longtemps. L'action spontannée la surprenait en toute franchise un peu elle-même, mais elle ne s'attardait pas dessus. Quel drame de ne pas pouvoir voir le tremblement subtile de son corps tendu, elle aurait adoré ca, enfin voir de ses yeux hein, car d'un autre point de vue, celui détectant les mouvements, elle n'en avait pas raté une miette. Ca semblait nerveux, c'était suspicieux et sa mémoire refusait toujours d'ouvrir ses portes, pourtant, Sana' avait l'impression que c'était important. Il fallait gagner du temps. Puisqu'il était déjà trempe, elle remettait son chapeau un peu moins ridicule maintenant qu'il était affalé sur sa tête.

-As-tu du temps devant toi, on pourrait aller boire quelque chose de chaud et essayer de sécher un peu. Ca sera ma récompense pour le chapeau.

Dame Destin était une bien vilaine farceuse...


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Ven 11 Aoû 2017 - 2:20



C'est sans aucun doute ce que Yoshitsune recherchait, sans doute parce que, lui en demandes trop, et qu'il n'est pas prêt à donner quoique ce soit. D'habitude, il est plutôt du genre à arracher aux autres ce qu’il désire. Il ne prend jamais le tems de leur demander leur avis, quand bien même le sien compte, en revanche. Et pourtant l'idée même qu'une personne tierce au clan Nagamasa puisse lui offrir un peu de son temps, un peu de lui, l'affole tellement lentement que celui-ci se prend à espérer. Qu'il est doux de rêver. Et si le moment était venu pour lui, d’enfin s’ouvrir à quelqu’un ? Et si cette personne ressentait cette même attraction incontrôlable, ce besoin de retourner vers quelqu'un de si différent qu'il y trouvera finalement l'apaisement ? Est-ce si grave d'y croire tandis qu’il l'a contemple et l’a voit s'arrêter alors qu'il s'apprêtait lui-même à partir, alors que son souffle semble aussi aléatoire que le sien - à eux deux, ils pourraient composer une mélodie faite d'air et de non-dits. Ainsi, Intrigué... Yoshitsune se fait violence tant l’envie de lui dire de ne pas partir se fait forte; tant cette envie de l’a rencontrer une seconde fois s'impose majestueusement en ton fort intérieur - et de sa part, fallait se l'avouer c'est comme une déclaration d’attachement, tant sa fierté le pousse à ne jamais reconnaître qu'il puisse possiblement souffrir de la solitude, oh non, certainement pas de cela. Il n'ose même pas tenter de répondre à sa question.


Avec le nombre de personne qu'il avait rencontré dans sa vie, la probabilité qu'il ne vienne à souvenir de celle-ci était très maigre… Mais du moins il le voulait.

Cet espoir renaît quand elle sort une de ces bizarreries inhabituelles à tes yeux - ni oui, ni non ne sortent de sa bouche, ça lui ressemble bien. Sauf que cette fois, il accepte - revenant vers elle, vers la borgne. L'espace d'une journée, il décide de vivre, d'en oublier de respirer. Il reste. Comme pour récompenser cette dernière d'avoir osé lui faire face sans crier gare - comme pour l'encourager à prendre plus de risques, avec lui.

Yoshitsune tu l'as déjà compris, ça allait à l'encontre de tout ce que lui avait enseigné Hideyoshi; avec elle en ta compagnie, rien ne sera de tout repos. Le sortant de sa zone de confort habituelle, cette interaction le plongera dans un autre monde dont il ne maîtrise pas les codes ; et, pour ne pas se noyer, Yoshitsune devra s’accrocher aux mots que prononce cette jeune donzelle, lui accorder l’espace d’un instant sa confiance. Pour se rassurer, il pense qu’en vue de son handicap la réciproque est sans doute vraie.

— Un gentleman bien élevé, et un dilettante à l'âme mauvaise ; un frère aimant, et un assassin ignoble —

Bien sûr, il ne s'en rend pas compte, n’ayant pas la moindre idée de l'attraction qu’il pouvait lui-même exercé, sachant d’ores et déjà que l'on peut pas être fasciné par son vrai lui - au détriment de son personnage de lumière. D’ailleurs plus Yoshitsune y songes, plus il trouve cela intéressant - toi qui est si faux. Alors qu’elle... jamais il n'avait rencontré quelqu'un d'aussi semblable à sa personne, d'aussi déconcertant. Comme si c’est qu’il désirait, au final, il se décide à accepter et l’a suivre.

Après quelques minutes de marche silencieuse. Yoshitsune se racle la gorge, essayant de mettre de l'ordre dans ses pensées.

« … Semblerait-il que je ne parvienne pas à me souvenir de votre personne. Où nous sommes nous rencontrer ? » S'écriait-il munit d'un léger rictus.
Et alors sa voix s’apaise et se camoufle derrière un bâillement.. Depuis quand s'intéressait-il à quelqu’un d’extérieur au clan ? Il ne le savait pas. Quelqu’un d’aussi plébéien ? Il ne le savait pas plus. Ne me dis pas que tu commences déjà à être contaminé, Yoshitsune. Lui qui fit toujours attention ne jamais se mêler à autrui, il était là et en compagnie d’un tiers pas si inconnu qu’il n’eut peut-etre croisé qu'un jour, il y a quelques années.
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Mar 29 Aoû 2017 - 23:01
Et voilà, il y avait une chance sur deux, puis en vérité, elle était presque sûre, même elle espérait que ca se passerait comme ca. Qu'il serait moins plat et habituel que la normal. Après tout, n'avait-il pas traversé le temps ou presque dans sa mémoire, dans un coin de cette dernière du moins, attendant son heure. La fille ne stoppait pas sa marche, même dans le trouble dans lequel il venait de la pousser, avec un naturel déconcertant, elle lui avouait aussitôt la vérité tordue. Celle qui faisait qu'elle n'avait pas de réponse assez satisfaisante pour lui. Ses bras se croisaient et une de ses mains tenait son menton, peut-être une révélation de dernière seconde, mais non. Elle prendrait le risque de le froisser. C'était le jeu.

-Moi non plus.

Informait-elle simplement, se doutant bien qu'il faudrait une suite à cela, sans quoi on lui crirait au scandale, au farfelu de son esprit. La douce folie était une vérité quelque part, c'était elle qui faisait tout le travail dans cette histoire. Le suspence durait encore un peu, elle avait fait le choix de tirer sur la corde, tant pis si cette dernière craquait, c'était qu'il le fallait, sa silhouette se tassait sur un tabouret, devant le bar d'un vendeur de son petit stand favori.

-Un sencha et du saké pour moi.

Voilà bien longtemps que le marchand ne se surprenait plus de ses demandes alcolisées trop tôt dans la journée et curieusement associé. Ce n'était pas le meilleur saké du monde, mais l'homme était arrangeant et savait s'effacer. Le coin tranquille sous la tonnelle en plastique laissant passer les courants d'air humide. Sana' ne prennait pas la peine de tourner sa tête vers lui, elle ne voyait pas et ca il le savait déjà, très probable aussi, que son profil l'inspire plus que sa face. La nature prétencieuse des Hyuga de la première branche leur faisait souvent adopter cette position envers les autres. Hautains, fiers et surtout d'une stupidité sans faille. Ca lui rappelait qu'elle n'était plus vraiment ca, et elle faisait pivoter le tabouret dans sa direction.

-Alors tu ne t'installes pas ? Tu es donc si peu curieux. Ca me paraît étrange que je puisse me souvenir de 'toi' sans raison. Donnes moi du temps pour resituer ca et répondre à ta question. Une gorgée du thé s'engouffrait au fond de sa gorge. Tu me dois bien ca pour m'avoir complétement oublié après tout non ?

Dans son culot et sa sans gêne caractéristique, la Hyuga l'invitait à nouveau à la rejoindre en tapottant sur le tabouret. Avec ca un sourire de toutes ses dents ou presque, parce qu'en définitive, ca la faisait rire pas mal. Il y avait de quoi non, mais elle l'avait senti hésitant, se raccrochant au fil le plus fin imaginable, le plus facilement cassable pour s'enfuir, mais il était toujours là.

-Allez, toi aussi je sais que tu en as envie. Viens ici, allez ! Insistait-elle.

Le vendeur s'était accoudé sur son comptoir pour admirer le manège, il l'avait beau la cotoyer régulièrement, l'aveugle ne cessait pas de le divertir, à sa manière. D'ordinaire, elle chassait plus les gens, qu'elle les invitait, tout le temps en fait, puis elle compensait avec un gros pourboir. L'homme tolérait par que c'était sa meilleure cliente au final. Cette dernière d'ailleurs savait bien que son petit show ne suffirait pas sans l'appât.

-Je sais juste que c'est ancien, plus que ca.
Elle avait posé sa main sur le bandage cachant son oeil crevé. Du temps où je me promenais dans un kimono bon chic, bon genre du clan Hyuga. Une jupe trop serrée pour marcher et un chignon ridicule remplacé par un chapeau du même effet.

Elle lui lâchait un sourire, c'était presque de l'humour, en tout cas, ca avait fait rire le vieux marchand.

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Mer 30 Aoû 2017 - 0:23



Si seulement il prêtait attention un peu plus attentivement, comme il le faisait d'habitude...
Yoshitsune verrait un monde dont il n'eut jamais soupçonné l'existence. Faisant face à des émotions factices qu’il n'aurait jamais cru possible d'éveiller chez quelqu'un, des attentes créées sans qu’il ne le veuille, de doux rêves qui n'ont jamais été aussi réels. Être seul avait toujours été leur doctrine, la force qui virevoltait en lui de toute part jusqu’à l’emplir - du moins jusqu'à ce qu’il fasse la rencontre de cette môme. Nul ne sait ni même d’où elle sortait ou qui elle était. Pourtant il y a comme cette forte intuition qu’elle eût été sa première interaction en dehors du clan, sa première réelle amie.

Pourtant depuis l’élection du Triumvirat et spécialement celle de Chôgen, ça fait deux semaines que notre ami commence à ressentir ce vide, seul dans ses quartiers. Ce n'est pas une angoisse, comme une pression sur la poitrine ou une sensation de manque ; c'est quelque chose qu’il ne parvient pas même à comprendre, comme si il avait conscience d'une réalité parallèle où il aurait pu vivre autrement, comme si ce mode de vie qu’était sien n'était finalement pas la norme - ô pensée révolutionnaire - et qu’il aurait pu faire d'autres choix, de meilleurs choix. Peut-être est-il simplement en train de comprendre que l'unité de compte de ce qu’on nomme “existence” ne doit pas être une approbation, mais son bonheur. Peut-être comprend-t-il qu’il ne parviendra pas à l'obtenir seul. Pendant deux semaines, perclus de questionnements...

Alors, pour aujourd’hui seulement ; Yoshitsune s'était autorisé cet escale au bar le plus proche — même qu’à pied, c'était presque la porte à côté —, pour pouvoir fuir rapidement dès que l'atmosphère lui serait trop oppressante; et ce sans avoir à faire trop de route pour retrouver le calme de son chez-lui. Un calme qu'il fuyait, pour l'heure... Car ni rien ni personne ne seraient là pour l'accueillir.

— « Du Soju, Vieil homme. » reprit l’homme à la chevelure hirsute. « J’ai bien du mal à vous imaginer de la sorte... » dit Yoshitsune, se saisissant du tabouret près de la Kunoichi.

Après quelques verres […]

Toujours assis au comptoir, les yeux rivés sur son vingtième verre ; qu’il n'avait étrangement même plus le cœur à boire. Non pas qu'il ait des goûts de luxe, loin de là ; mais ce que l'on servait ici était loin de casser trois pattes à un canard... Et quitte à se changer les idées à coup de boisson alcoolisée, autant se faire plaisir dans le procédé non ? Histoire d'avaler quelque chose qui ait un autre goût que celui de la flotte.

Ah ils papotaient tranquillement, sans précipitation, avec nonchalance, sans réelle motivation.Un peu comme deux bons vieux amis, se racontant leurs journées riche ou monotone. Et fallait dire que sur ce point-là, les deux-là n’étaient pas très semblables, quoiqu’un sourire moqueur et une regard clos, presque indifférent face au reste du monde c’est presque pareil ; mais bon ce serait mentir que de dire qu'il se fiche des gens et du reste. A vrai dire Yoshi, c'est complètement ce genre de gars qui peut se sentir concerné par beaucoup de choses qui vous laissent justement indifférent… Enfin soit ils parlent, sirotent leur verre bien qu’un peu trop léger côte à côte, mais le regard du bushido se promène dans le vague paysage qui s'offre à lui. Il ne sait pas trop quoi dire, c'était une situation quelque peu étrange d'ailleurs ; lui qui d'habitude était connu pour cet atmosphère froid derrière lui, débitait des conneries à la seconde, se retrouvait pour une fois de sa vie désemparée. Se sentait-il à l'aise ? Sans doute que oui. Savoir qu'on est plus en position de force après avoir mis les pieds dans un univers totalement nouveau, il y avait de quoi être honteux ou gêné ; mais normalement, ce sont des mots qui auraient dû lui rester étranger. Il n'avait jamais été le type de gars à se soucier du regard d'autrui, ni même à se sentir peiné d'être jugé, au contraire. Alors pourquoi ? Il n'en sait rien, mais comme d'habitude, il trouverait sûrement un moyen de répondre à cette question, plus tard.

En attendant, il continuait de parler agitant son sabre.

« C'est étrange, ton visage me dit vaguement quelque chose... Pourtant tu es bien là, la première qui tient autant l'alcool depuis mes deux frères. Je devrais pourtant m'en souvenir. » scanda t-il au travers la salle, le hoquet se saisissant de lui petit à petit.
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Jeu 31 Aoû 2017 - 3:57
Le 'vous' sonnait bizarrement dans le creux de ses oreilles, voilà bien des années que le familier en toute circonstance avait remplacé le vieux traditionalisme Hyuga. Le temps où elle était presque, une petite fille parfaite en accord avec leurs traditions. La pensée la faisait se rire doucement, rien que parce que le courant d'air frais lui chatouillait son ventre dépourvu de tissu, aussi incorrect que son chapeau posait sur le comptoir, mais pour des raisons différentes. Seul un : Et pourtant. Filait entre ses lèvres, les mêmes caressées rapidement par la chaleur d'un mauvais alcool. Le silence se plantait entre eux après ca, parfois interrompu par quelques usages sans intérêt, il n'était ni pesant, ni gênant, étrangement 'normal' et adéquat. Ils avaient pour l'heure, juste besoin de boire, c'était pour cela qu'ils étaient là non ?

Pas seulement, même mauvais, la boisson de feu n'avait pas son pareil pour animer ce genre de créatures et très vite, défiant la logique, dans une atmosphère bien détendue, quelques rires perçaient entres quelques phrases ridicules. Le tableau était imparfait, pas vraiment croyable en vrai, pour que les acteurs puissent être crédibles au reste du monde, il aurait fallu les déguiser. Mais, est-ce que c'était là une performance de scène ? Pas vraiment. Un bout de paroles plus croustillantes que d'autres retenait l'attention de la fille, qui répondait avec plus ou moins de sérieux. Ah ca, pour tenir l'alcool, elle le tenait bien, trop bien vu son jeune âge, mais c'était qu'elle s'était bien entraînée depuis moults années où sa surveillance avait été relâchée... Son rire résonnait un peu et elle finissait le seconde tour des dizaine de verres, son bras se relevait avant tout, question de priorités, pour commander leurs petits frères.

-Ah ah, vraiment ? Alors tu n'es certainement pas un compagnon de beuverie. Même si ils m'oublient tous.

C'était pour le mieux, en général, elle les dépouillait ou les abandonner en position humiliante, juste comme ca... Sana' avait de bien curieuse façon de passer le temps, une morale qui jugeait que tout ce qu'on lui donnait l'occasion de faire était correct. En vrai, dans ce genre d'endroit, réputation déjà faite, on l'esquivait plutôt. La troisième tournée tombait et elle se saisissait du verre pour reprendre. Ses joues avaient roussies, si le hoquet ne la titillait pas, la chaleur elle l'avait enivré, elle lui glissait un verre entres les doigts, malgré sa condition aveugle, à croire que ses instincts étaient bien ancrés désormais.

- Qu'importe le goût une fois enivré pas vrai. Il y a boire pour le plaisir et la mémoire avec un arôme délicat, aussi savoureux que le moment. Et boire la saloperie pour noyer les moments de sa vie. Le plus amusant, c'est essayé de deviner qui noie quoi ici.

Un tchin et la Hyuga levait son verre en l'honneur de pas grand chose, juste par qu'elle aimait bien le faire, même seule. Son récipient fini d'une seule traite se voyait déposer sur son support avec délicatesse, le ton de sa voix était lui aussi plus las.

-Quel genre de buveur préfères-tu être ?

Un sérieux un peu lourd au milieu de la légèreté instaurée. Et elle ? Elle n'aurait pas souvent l'occasion de boire s'il fallait savourer, mais tellement d'invitation pour aller s'y noyer, il n'était pas le seul qui aurait du mal à l'imaginer comme elle avait pu être, comme elle aurait dû probablement rester. Sur ce point-là, elle se sentait chanceuse et vu que son moral était plutôt bon, enjoué elle creusait un peu pour son enquête. C'était le but de l'invitation après tout et ils ne s'étaient même pas encore donné leurs noms. A croire que ce n'était pas une nécessité, néanmoins, elle informait de son sobriquet, seulement pour obtenir le sien.

-Je t'ai peut-être croisé sur la route, mon père était mercenaire avant Iwa, enfin 'garde du corps' comme il préférait le dire. Je me souviens plus des mâchoires à briser que des gens à protéger. Ca la faisait rire évidemment. Il m'a enrôlé jeune, j'avais l'air d'un petit gars quand je le suivais pour l'assister.

De la nostalgie ? Étrange sentiment vu sa rancœur pour ce père et ce clan, pourtant, aussi fort avait-elle voulu l'enterrer c'était toujours là, comme une endoctrine impossible à défaire. Elle l'ignorais juste des fois plus facilement que d'autres et il lui avait fallu un certain temps pour s'étonner elle-même d'avoir dévoilé ce genre de chose. Juste même choisi ce sujet là.




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Jeu 31 Aoû 2017 - 6:44
La solitude, le sentiment d’abandon, le mal-être constant de n’être qu’une chose insignifiante […] Il était triste, malheureux, furieux, agacé de n’être que ce que son clan voulait bien qu’il soit. Il voulait comprendre, enfin subsister. Comprendre, savoir, connaître … Et puis, il n’y avait rien de mal à boire pour se réchauffer et oublier, n’est-ce pas ?

Alors sans pour autant le montrer, Yoshitsune en fit de même et rempli son verre avant de le lever son vers son compagnon de beuverie, le remerciant de cette façon d’enfin goûter au liquide ambré amer qui lui brula tout d’abord la gorge mais qu’il adorerait ensuite.


Sans le savoir, un petit sourire en coin se profila le long de son visage tandis qu’il profitait de son verre, faisant rouler le liquide dans le verre. « Je préfère boire sans jamais me poser de questions. Boire et oublier ce que j’ai pu faire la veille. Boire et ne pas m’interroger sur ce que je ferai demain. » Ses mots avaient une pointe d’amertume qui s’évanouit dans un soupir avant d’avaler une nouvelle lampée. « Certaines femmes veulent pouvoir rêver comme les hommes. Rêver d’être libre.. » Des rêves simplistes, mais des rêves d’indépendances, de découvertes … « Et vous, vous retrouvez-vous dans tout ça ? » Pour sa part, Yoshitsune retrouvait dans son comportement sa jeune cadette ; avide de rêves et de promiscuités fortuites, à la fois spleen et idéal. A la recherche de plus de liberté, plus de proximité avec ses rêves, moins de chaînes à ses pieds. Il se l’a dépeignait comme une femme voulant dévorer le monde, toujours en savoir plus, pouvoir agir comme bon elle le souhaitait quand elle le souhaitait.

Le verre se termina donc dans le tumulte d’une discussion à l’instar des autres avant qu’il tende à nouveau la main vers la bouteille, vide soit dit en passant.. Bouteille qui se trouvait entre eux deux, au niveau du vieil homme.

« Une autre, vieil homme.. » prononça celui-ci.


A l’entendre, et à cause de ce qui l’entoure - Le jeune éphèbe se perd à penser. Les doigts apposés sur le cristal tandis que les sons enveloppent l'espace. Paroles et tintements, rires feutrés au-dessus des verres. Jambes croisées, regard songeur. Les gouttes de l'élixir de vie au bord des lèvres, et les cils courbés qui papillonnent. Yoshitsune se remémore de ces soirs-là où sa main remonte doucement, sur sa nouvelle propriété. La jambe frémit, se rétracte un court instant. Le regard envoûtant de l'homme rencontre le diamant des prunelles de la femme et elle se laisse faire. Elle plie, puis compose un sourire sur ses lèvres roses pour gommer le sentiment qui l'a éprise une seconde auparavant. Il se saisit délicatement de sa nuque, puis de sa bouche, l'a collant contre la sienne dans un mouvement possessif, mais plein de tendresse. Elle se laisse faire, docile, ses lèvres se mouvant de concert avec les siennes sans maladresse. Sa propriété. C'est cela, qu'elle est cette femme. Pourtant Yoshitsune ne trouvait pas cela agréable, d'avoir sa petite chose. Ce petit chaton, dans sa robe moulante avec son regard brillant et ses jolies lèvres que n’importe quel homme adorerait regarder se mouvoir... Elle ne parle pas beaucoup, sa petite chose. Et ça l'arrange, elle ne l'embarrasse pas. Il pourrait l'emmener partout. Si elle n'était pas si jolie, il oublierait presque qu'elle est là. Comme un joli volatile coloré que l'on aime exhiber, mais qui n'a pas vraiment grand intérêt. Pourtant, il n’en profite pas. Il peut montrer le pouvoir qu'il a sur elle, le pouvoir qu'il a sur les autres. Sa petite chose, sa petite... Chose.

Enfin, Yoshitsune lève les yeux vers le luminaire au mur une fois débarrassée de l'emprise étouffante de cette femme. Croisant le regard dédaigneux de l’homme assis non loin de lui. Il est entouré de femmes dont la tranche d'âge va de la vingtaine à la trentaine. Le regard acéré porté sur lui. Au même niveau que les autres. Noah délaisse délibérément ces orbes bruns qui le ainsi jugent sans vergogne. Toujours sur son visage ce même air moqueur et narquois. Il tourne à présent le dos à cette femme qui l'accompagnait depuis peu tant elle est plongé dans une discussion dont il ne manque pas une miette. A vrai dire, rien de vraiment intéressant n'en ressort, mais il se voit écouter comme elle parle. Le général révolutionnaire regarde ses faux semblants, prête attention à ses allusions, écoute ses ironies et surtout le sous texte de ses mots. Se rendant rapidement compte que toute la conversation n'est que le théâtre de deux coqs cherchant à se dominer. Sous les sourires et les paroles anodines, chaque syllabe claque et cherche la supériorité. La fumée de l’opium distrait un instant ses yeux, la lassitude peut se lire sur son visage pourtant d'ordinaire si doux et candide. Le même homme toujours, accoudé plus loin, le dévisage alors que la faiblesse est visible sur ses traits.


« Et tu oses te prétendre mon fils ? » toujours en le dévisageant.

[...]


Retour à la réalité tandis que la voix de son amie du jour le sort de ses songes.


« Il m'a tout l’air d’être un sacré morceau, votre père… » s'éfforca t-il de parler avec tact avant de sourire faiblement « Pour ma part, je me toujours interroger sur quel aurait été ma vie en dehors du clan Nagamasa.. » L’a regardait-il comme pour savoir ce qu’elle en pensait
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Jeu 31 Aoû 2017 - 22:25
-N'est-ce pas déjà bien assez ? Interrogeait le vieil homme responsable du bar tandis que le duo réclamait encore que leurs verres se remplissent.
-Jamais assez. Répliquait la fille, vrai ? Vrai, du moins jusqu'à ce qu'on s'écroule ou commence à somnoler. Hors de sa demeure, c'était sa limite, mais la Hyuga y était encore loin. Ah oui tu crois ca toi ? Répondait-elle enfin à son camarade inhibé. Un gros morceau de faux-semblant, tout dans le bec. Un homme théâtrale entouré d'idiots ou énergumène dans son genre. Un connard de Soke dans tous les clichés possibles, pire encore surement depuis Iwa. De sacré il n'y a que sa personne et de grand, il ne s'en donne que les airs, je suppose que ca ne peut-être évident que pour ceux qui ont connu le manège. Concluait-elle d'un ton amer.

Est-ce que le nom de la branche principale lui parlerait ? Aucune idée, mais Sana' était trop floutée par l'alcool pour réfléchir à ses détails-là. Encore que, son esprit était bien plus actif qu'à l'habitude où son regard vide se perdait dans l'horizon dénoué de fonction. Enfin, le nom, du moins le clan tombait et ce dernier lui faisait remonter un sourcil, le seul visible sur son visage caché de moitié presque.

-Oh je vois. Soufflait-elle un sourire espiègle aux lèvres.

Une famille aussi célèbre que la sienne à Iwa, assoiffée par la même envie de réputation parfaite ou plutôt respectable, la vérité était qu'ils ne se voulaient que tout puissant, avide de pouvoir. Tous les mêmes s'évertuait-elle à penser pour elle-même. Puis un rire joyeux en définitive face à l'ultime question de ce round.

-Ah ah ! Tu veux la réponse ? Je n'ai pas eu à me l'imaginer, ca s'est greffé dans ma vie en l'espace juste de quelques minutes.

Son index de la main droite tapotait son bandeau, avant de le soulever pour dévoiler l'orbite vide, à la sale scarification. La trace des doigts peu délicats coupables était toujours parfaitement visible sur ses paupières massacrées. De l'autre côté sur l’œil restant bien qu'inutile, les mêmes marques bien que moins flagrantes attaquaient jusque son sourcil.

-Adulte ou enfant, ca ne fait aucune différence pour un clan. Tu ne restes à jamais qu'un rouage, aléatoire, modulable par eux ou remplaçable.

L'aveugle attrapait la nouvelle bouteille qui s'en venait et pour convaincre le commerçant d'être plus avenant, il lui versait le premier versement avec pourboire conséquent. 'C'est les Hyuga qui offrent' Informait-elle, et elle ne mentait pas vu qu'on l'a 'payé' pour se faire oublier. Elle versait les nouveaux verres sans aucun débordement, dans le silence provisoire seulement proche autour d'eux, l'écoulement de l'alcool jouait sa partition familière.

-Tu serais libre et probablement que tout comme moi, tu ferais un peu tout et n'importe quoi. Tout ce qu'on t'a interdit jusque là. Tes actes auront perdu leur importance, c'est comme vivre, sans plus exister. Un autre monde parallèle et semi-raccroché à l'initial. Même résultat qu'aujourd'hui dans ton cas. Tu te retrouvais un jour avec une pseudo connaissance à boire un mauvais alcool... Là plupart du temps. C'est pas si mal.

Parce que à force que se foutre de tout, tout finissait par s'échapper de sa mémoire. Sa voix n'avait retenti qu'assez, alors la Hyuga cessait de mouvoir ses lèvres devant le réalisme avec lequel elle avait avoué au final sa condition. Une bride de souvenir dessinait des images dans sa tête et elle se demandait si au final, il n'était pas un fantôme résiduel de sa vie passée qui lui manquait cruellement parfois. Irréel ? Pourtant, un reflet doré la hantait sur un visage sombre aux traits trop anciens pour être distingués. Mais après tout, elle avait oublié son propre fascié alors.

-Puis la lassitude, mais tu sembles déjà connaitre ce sentiment-là.

Quand ils sortiraient de cet endroit, il était fort probable que l'occasion ne se reproduise plus jamais, le sentiment persistait, mais la mémoire était obstruée. Il n'y avait qu'une toute petite étincelle dans le néant de son univers. Un or qui luisait autour d'une orbe noir, à l'intérieur, le reflet d'une flamme orangée qui dansait agitait par l'air engouffré venu de là où le bruit de l'ouverture d'une porte avait retenti. Probablement ce moment où la Hyuga avait tourné son regard happée par la curiosité, car c'était là que s'arrêtait la scène floue. Tant pis, c'était toujours mieux que rien et quand même le besoin de se confirmait que cette dorure était née de quelque part.

-Blond et doré.
Marmonnait-elle et le vieillard les servant une énième fois levait la tête vers son second client un regard perplexe. Il agitait une main devant la face de l'aveugle pour vérifier sa cécité et cette dernière le faisait sursauter en attrapant sa main au vol. Elle la dégageait d'un geste las en soupirant.

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Sam 2 Sep 2017 - 0:25
Les nuages vont et viennent, le soleil se voile et réapparaît comme le doux réveil après un mauvais rêve... Et son regard se pose une nouvelle fois sur cette étendue bleu et vaste, qui lui aspire à la fois ce qu'il est, mais aussi ce qu'il n'a plus. Peut-être qu'il désespère dans le fond, peut-être que le chien se fait vieux et fatigué, peut-être en a-t-il tout simplement assez de cette vie qu'il se contente de regarder défiler ? Haussement d'épaule en réponse à ses réflexion internes, la peine vient le tirer cruellement de ses phantasmes les plus secrets, le faisant tanguer un peu comme un bateau perdu en mer sans capitaine...

Et dans les limbes il revoit des images, celle d'un long-métrage qui se trouve être sa vie d'autrefois, fragments d'un passé oublié qu'il tente de rejeter avec difficulté ; et voilà que le monde des songes vient lui rappeler ses erreurs, ses doutes, ses incompréhensions ; atténuant sa peine, décuplant sa fureur. Sa haine contre le monde se met à tournoyer, intérieurement, il meurt de toute cette haine, il succombe et s'évapore à cette rage incandescente. Son monde en déclin le tire vers sa propre fin, Yoshitsune signe sans regarder, il signe son arrêt de mort, l'apogée. Les paupières se rouvrent, lentement, le soleil beaucoup trop vif pour sa rétine désabusée ; il se tourne un peu, se cache derrière des lampées brèves... Et vient la découverte de secrets muets.

Désarçonné, décontenancé... Son orbe argenté, un peu humide, creusent d’ailleurs un trou béant dans le cœur de notre ami Yoshi, dans son âme. Et pourtant celui-ci jubilait de tout son être ; ainsi donc notre héritier n’est pas le seul à ressentir toutes cette rancune profonde, cette envie pressante de faire bouger le monde, ces choses... – quelles qu’elles soient – au fond de lui-même Yoshitsune se languissait de quelqu’un de ce genre, quelqu’un qui ne saurait quoi faire de cet organe qui bat trop fort, quelqu’un qui ne serait pas apte à remédier à ce souffle qui se bloque dans ses bronches. Pour tout dire, il allait sans dire qu’avec les confessions que venait de lui livrer la fine fleur désormais l'éphèbe se sentait d’autant plus compris. Joie que sans doute n’importe qui sait puérile et passagère, mais à laquelle Yoshitsune se raccroche malgré tout ne souhaitant nullement se noyer dans cette vague d’émotions purement humaine dans lesquelles il ne se reconnaît pas.

Ignorer ce qui le met mal à l’aise, attaquer l’autre avant d’être blessée ; sa spécialité en somme. D’habitudes, ses mots piquent, ses mots mordent, ses mots transpercent ; pourtant il ne se sentait pas le coeur de la voir souffrir. Non, il voulait simplement se protéger d’elle ou plutôt se protéger de tout éventualité de retour en arrière. Il voulait qu’elle cesse d’avoir mal comme il cessait de penser à la douleur - à la perte de sa cadette - embrassant sa destiné.

Sans aucune prétention, il voulait agir comme cette présence réconfortante à ses côtés, une chaleur enivrante et une confiance retrouvée. Soupir bref tant-dis-qu'il se redresse, une main dans sa chevelure qu'il ébouriffe pour l’a rassurer momentanément ; murmurant pour elle... « Ne soyons plus des fantômes, ma chère. Mais maître de nos destins » Ce train de vie fatiguant l'épuisait franchement. La main glisse sur sa nuque qu'il masse légèrement, comme pour calmer une nausée, comme pour recouvrer ses sens, pour éloigner les mauvaises pensées ; pour calmer le sang qui tape dans ses veines comme la rage qui fait pulser son cœur. Son regard se porte sur sur camarade et un sourire en coin apparaît ; heureux de partager de tel instant ; sentiment qu'il n'avait pas ressenti depuis bien, trop, longtemps.

« Yoshitsune… » Son prénom, une sentence, une évolution, le chaînon manquant de la conversation. « Bien qu'il soit plutôt long c'est là mon nom, ahaha » souriant amicalement.

La confiance va de paire avec la méfiance, mais avec elle à ses côtés, il oubli un peu les codes de la bienséance ; il oublie ses erreurs passés, sans aucune honte...
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Mer 6 Sep 2017 - 0:38
Elle s'était mise à rire parce qu'il le faisait, aussi peut-être parce qu'elle en avait un peu envie. Certes, ce n'était pas le prénom le plus court du monde, mais elle en avait connu des bien, bien plus longs et imprononçables. Puis le sien à elle n'était pas particulièrement court non plus, au moins, elle n'avait pas un nom de trois kilomètres en suivant. La dernière bouteille se vidait entre leurs deux verres respectifs, le moment choisi par la Hyuga pour se relever, en profitant pour s'étirer un peu après avoir reposé le contenant vide.

-Sanadare est aussi trop long pour la plupart des gens. Ils s'imaginent pouvoir l'écourter en Sana'. Haussement d'épaules désapprobateur... Je me contente de les ignorer. J'aime mon nom au complet. Toi comme moi, on ne peut pas se faire confondre en quelques banales syllables. C'est sûrement pour cela qu l'on nous les a donné aussi.. Elle frappait dès lors son épaule de façon familière pour l'inviter à la suivre.

Sans dire un mot sur la destination, l'aveugle ouvrait la marche les mains dans les poches, profitant de la fin de l'averse pour déposer à nouveau son ridicule chapeau sur le sommet de sa tête. Au bout de quelques pas, elle se stoppait pour s'assurer qu'il la suivrait, dans le cas contraire, elle était parfaitement capable quant à elle de le suivre à la trace... Mais ce n'était pas la question. Une marche lasse, comme une errance, la leur qu'ils reprenaient en fin de compte.

-Tu tues le temps en attendant quel genre de moment au juste ?

La ruelle était déserte, seuls les bruits de leurs pas résonnaient depuis un petit bout de temps. Bien qu'imbibés, ils marchaient droit et seuls leurs joues rouges auraient peut-être pu les trahir. Des habitués. Bien triste constat en fait que se rendre compte à quel point ils tenaient bien l'alcool brouillant les esprits. Ils n'en avaient que trop abusé depuis trop longtemps visiblement. La kunoichi se stoppait un instant, tournant ses talons pour faire face à son partenaire du jour. De sa main gauche, elle soulevait son chapeau, juste après avoir dégrafé son cache œil. Son orbite vide aux paupières se mouvant pourtant encore, un long travail pour ca, beaucoup d'effort pour peut-être rien, l'effet était toujours aussi glauque, mais ca l'aidait à ne pas oublier. L'idée n'était pas tellement de l'effrayer ou d'inspirer le dégoût, bien qu'elle aimait ces jeux-là d'ordinaire, mais bien pour appuyer ses mots. Une manière équitable de répondre elle-même la première à la question qu'elle venait de poser.

-J'arrêterais le pipi de chat pour le bon nectar quand tout sera revenu à sa place.

La réponse en soi n'était pas quelque chose d'important, le bandeau glissait dans l'une de ses poches, mais elle baissait quand même son chapeau pour faire de l'ombre au regard désastreux. Après plusieurs verres, la Hyuga était plus à même de vivre avec. Ce n 'était pas tant le regard des autres qu'elle redoutait, encore moins vu qu'elle ne voyait plus, mais plus la crainte que son œil restant fonctionne soudainement et lui renvoie son propre reflet. Un encore pathétique peut-être que ce qu'elle avait imaginé. Sana' n'avait jamais vu les dégâts, elle n'était pas pressée de les constater non plus. Ceci dit, la scène familière lui avait réveillé quelques souvenirs. C'était bien l'aura de cette personne là qu'elle avait reconnue avec facilité, car c'était une des premières qu'elle avait appris à connaître justement. Le début du temps de ses yeux en moins, la fin de son ère chez les Hyuga et ses pas qui avaient emboîté sa famille adoptive, guerriers d'un autre temps avant d'être éclipsé par les ninjas. Quelle ironie, ils en avaient quand même formé une apte à se battre...

-Des cheveux surement plus longs et surement des vêtements plus traditionnels, je pensais que quelques années ne m'auraient pas tant changé que ca.

Et puis le fameux bâton à clochettes. Celui avec elle frappait plus qu'elle se guidait en fait dans le temps où elle exprimait mieux sa frustration. Ca y était, elle savait qui il était et pour le coup, sa quête semblait se stopper. C'était l'objectif après tout, avait-elle besoin de plus ? Un petit soupire lui échappait malgré tout et elle levait la main en guise de salut. Il l'avait marqué à l'époque parce qu'il lui était semblable, c'était toujours les cas en fait. Peut-être que cela aurait dû la consoler qu'elle ne soit pas la seule à toujours errer, mais ce ne fut pas le cas. Finalement, elle refusait la réponse il fallait croire, entamant ses pas secouant un bras en l'air après s'être un peu éloigné.

-Il est temps de rentrer tu ne penses pas ? On aura tôt fait de s'endormir maintenant.

Et le temps passerait plus vite jusqu'à la complainte suivante.

-C'était cool !

Concluait-elle au loin, ses mains retournées dans ses poches.


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Le cours du temps | Yoshi

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