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Lun 17 Déc 2018 - 21:25
Il est enfin seul. Bon dieu, qu'est-ce qu'il en a des visites.

La princesse entra dans la prison après s'être assurée que le prince Chokoku était seul, cette fois-ci. L'utilisateur de mokuton était fin adepte de la parlote, et de trop nombreux visiteurs rendaient la tâche compliquée à la Pupille Pâle. Une amie qui voulait lui dire adieu - car la finalité ne semblait lui poser aucun doute. Tenshi était condamné à être exécuté, c'était certain.

Elle arriva devant lui puis s'agenouilla en face des barreaux. Les deux gardes ne faisaient pas attention à elle. Ils avaient, vraisemblablement, l'habitude des visites. Mais Toph réclamait un minimum d'intimité tandis qu'elle commença avec toute la gentillesse qui la caractérisait.

Imbécile.

C'était sorti tout seul, et cela venait droit du coeur. S'il n'y avait eu ces barreaux entre eux, elle lui aurait flanqué une baffe du Hakke. Enfin, sans doute. Elle travaillait son self-control avec ses cours Nagamasa. Elle devenait peu à peu samourai. Elle serra les poings un instant. Puis après quelques secondes de silence, puis elle continua.

Mes compliments pour ton mokuton. Tu t'es encore amélioré à son utilisation. Ces techniques avaient mises à mal un jonin et tu en es sorti avec brio.

C'était un compliment maladroit, mais Toph avait véritablement été épatée par les compétences de son collègue genin, exilé. Il faisait partie de ce que certains à Iwa appelaient la "génération dorée". Hayate, Tenzin, Kami, Toph et Tenshi. A eux cinq, ils cassaient vraiment la baraque. Mais Hayate avait mal vécu la mort de Yoshi. Et Tenshi avait toujours eu une gueule d'ange, certes, mais surtout une grande gueule. Cela l'avait amené ici.

Quel dommage que tu ne sois pas à moitié aussi sensé que tu es doué.

Cela aussi, cela venait du coeur. Mais ce n'était plus un compliment.
Spoiler:
 

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Mar 18 Déc 2018 - 0:26
Un visage encore plus familier que les précédents approchait ma cellule. Après avoir rencontré moult personnages, dont un seul ami finalement, issu de la saine génération de surdoués qu'a connu Iwa, une nouvelle figure célèbre du village vint à ma rencontre, une vieille amie maintenant. Passant les gardes jusqu'aux barreaux, je la vis du fond de la noirceur de ma cellule, assis contre le mur, à régurgiter la somme de mes pensées. Tombant à genou devant les barreaux, elle m'insultait, mais cela ne me fit pas mal, je ne ressentis pas la haine dans cette insulte, seulement de la déception. Je ne réagissais pas sur le moment, et la laissais continuer sans n'avoir à redire sur ce que j'entendais.

Toph n'était pas de mon équipe, nous ne nous étions pas tant fréquentés que cela, pourtant, il y avait à chaque fois une certaine facilité entre nous, le courant passant très aisément. Pas seulement pour une affaire de condition sociale, il y a parfois comme ça, des âmes qui se connectent rapidement, sans que l'on puisse dire pourquoi. La princesse des Hyûga avait contribué à me mettre dans cette cellule, mais clairement, je ne lui en tenais pas rigueur, toute cette affaire ne résultait pas d'inimitié entre elle et moi, ni entre Iwa et moi, mais d'une incompatibilité entre seulement deux hommes, Kyoshiro et moi-même. La princesse aux pupilles pâle transpirait le regret et la tristesse de me voir de ce côté des barreaux, alors que malgré mon aspect maigrelet et la crasse que j'accumulais sur moi, il sembla que je me trouvasse en meilleur état mental qu'on aurait pu le penser.

Le temps de faire le point, et de retrouver à la fois ma confiance et mes convictions, que toutes les saletés et les privations du monde n'auraient pas su amoindrir la dignité royale dont je savais faire preuve, ou encore la luminescence passant à mon regard comme autant étoiles et merveilles dans une nuit sans nuage, je me trouvais maintenant prêt à lui répondre comme je l'aurai fait autrefois. Quand elle finissait de me complimenter et de me raviser enfin en soulignant ce que chacun considérait sans doute comme mon plus grand défaut, je me relevais, et venais m'adosser contre les barreaux, tout près d'elle, jusqu'à glisser le long de ceux-ci pour m'asseoir finalement contre eux, lui offrant ma masse de cheveux blancs, et ma silhouette pour seul interlocuteur.
  • -Tu m'aurais presque vaincu malgré ce talent dont tu fais l'éloge, princesse. Commençais-je en souriant bien qu'elle ne le vit pas. Je tournais ensuite le visage, lui laissant voir un seul œil au coin de celui-ci, que je puisse apprécier ses réactions et sa beauté tandis que je continuais.


  • -Le monde est rempli de personnes aux croyances abracadabrantes, dont on pourrait croire en les rencontrant qu'elles sont sensées. Le discours du Tsuchikage m'a semblé être de cet acabit. Je suis plus libre dans cette cellule que vous tous dans ce village. Si la moitié des Iwajins avaient le courage de leurs opinions, je n'aurai pas eu à brûler Haut-Jardin pour venir semer le doute dans les esprits soumis de la majorité des Iwajins. Comprends-tu Toph ? L'héritier de Yoshitsune est là, enfermé, il est pourtant, par preuves et faits, plus digne, plus vrai, plus loyal et plus honorable que celui qui nous gouverne. Ma tête ne tombera peut-être pas de si tôt finalement, alors je verrais bien, qui dans ce village, reste le mouton, et qui se transforme en lion. Toi mon amie, tu es quoi ? Un mouton ? Ou un lion ?

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Mar 18 Déc 2018 - 20:22
Toph écouta Tenshi déballer sa diatribe, le dos tournée à son interlocutrice. Elle cracha sur le côté.

C'est du sophisme, rien d'autre. Tu aurais pu parcourir le monde, libre de toute contrainte, une VRAIE liberté. Mais tu as décidé de revenir par ennui et par volonté d'attirer l'attention sur toi.

C'était un jugement dur et froid comme la roche.

Crois-tu vraiment que l'héritier de Yoshitsune devrait mettre son village à feu et à sang ? Éloignes cette bêtise de ta tête. Certes, c'était ton maitre, et il est mort, mais tu ne souffres pas plus qu'un autre iwajin. Et cette souffrance n'est pas une justification pour engranger d'autre. C'est le sentiment d'un adolescent en mal de reconnaissance. Le Daiymo à toute la légitimité d'établir celui qu'il souhaite à la tête du village. Nous sommes, après tout, indirectement à son service.

D'autant plus que ce qu'il m'avait murmuré comme raison, c'était l'ennui. Et Toph l'avait cru, car cela paraissait tellement dans la congruence de son personnage. Gueule d'ange, quelqu'un qui n'a sa place que là où il peut dire ce qu'il pense, exilé de son promontoire où il pouvait discourir ? Il n'avait plus de raison de vivre.

C'est réducteur une telle vision manichéenne. Le monde n'est pas en noir et blanc, Tenshi. Il est de multiples facettes, et de couleurs infinies - certaines invisibles aux yeux des hommes. Je suis Toph, ni plus, ni moins. J'ai mes objectifs, ma vision et je considère le Tsuchikage comme légitime. Cela ne fait pas de moi un mouton, car j'aurais ma revanche sur Tetsu. Le sang coulera pour la justice.

Ces sentiments était bouillonnants. Toph était convoquée au conseil de la Roche, en tant que représentante Hyûga. Elle ne savait pas encore les plans concernant Tetsu, mais elle serait très rapidement au courant. Elle savait que le Tsuchikage avait des choses de prévues. Et elle ne pourrait sans doute pas en parler librement une fois qu'elle serait au courant. Et voir Tenshi agir ainsi... cela lui semblait

Malgré tout, je pense encore que tu es un homme bon. Cependant, je crois aussi que tu es un passionné, que tu débordes trop d'énergie et de sentiments, que tu n'arrives pas à canaliser tout cela. Ton âme est trop grande, et ton coeur n'arrive pas à la contenir. Tu te trompes de cible. Tu te trompes d'ennemis.

Les yeux de Toph devinrent enflammés d'une passion et d'une volonté de fer.

L'ennemi, c'est le Shogun. Et il paiera.

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Ven 21 Déc 2018 - 17:11
Ainsi riais-je quand Toph s'emportait malgré elle. Un rire de bonne joie, qui n'évoquait certainement pas la moquerie, mais bien l'insouciance. Toph me laissait de marbre avec ses accusations et ses constatations, malgré tout je l'appréciais toujours autant pour ce qu'elle portait de spontanéité et de naïveté. Son innocence ne s'était définitivement pas éteinte depuis le temps ou nous étions que de jeunes genins. Cette teinte de naïveté était d'ailleurs ce qui embellissait et de loin son innocence, qu'elle cherchait à dissimuler sous son caractère cabochard et ses élans guerriers. Quelle grande princesse elle faisait décidément, si elle avait un peu plus de talent politique et le goût du calcul sec, intrinsèque à tous ceux qui naviguent dans les eaux sales de la politique et de la diplomatie, elle serait une femme de pouvoir, et plus seulement une princesse guerrière.

Je ne pouvais pas tout lui dire maintenant hélas, et peut-être allais-je mourir avant qu'elle n'apprenne finalement tout ce qui motivait mes actes. Il m'était déjà bien difficile de mettre des maux sur mes pensées, alors le faire en une telle occasion aurait été vain. Quand je finissais de rire, je ne me retournais point, mais répondais tout aussi mélodieusement qu'habituellement, démontrant ainsi que je n'étais aucunement terrassé ou déçu de ce qu'elle pensait de moi. Je n'aimais fondamentalement personne au point de ne pouvoir le sacrifier, mais je ne détestais fondamentalement personne non plus au point de vouloir le tuer. Tout étant affaire d'opposition, l'expression divine et le chemin qui s'y traçait directement résultaient de ces antagonismes. J'appréciais donc que l'on s'oppose à moi, même si cela était pour de mauvaises raisons, ou pire encore, simplement en demeurant dans l'erreur.
  • -L'ennemi, c'est nous-même Toph. Tu parles de manichéisme ? Le bien et le mal existent bien, mais ne saurions les définir réellement aujourd'hui. Tu as raison, l'ennui et le besoin de lumière m'a reconduit ici, je suis fait pour être dans la lumière, je suis la lumière, mais si ce n'était que cela, penses-tu que je me serais contenté de brûler une forêt qui m'appartenait ? N'avais-je pas plus éclatant à faire ? Tu aimerais que cela soit si simple, mais cela ne l'est pas. Le pouvoir est une ombre projetée sur un mur, sa légitimité repose sur une idée, et une idée change, vit, meurt, avec ceux qui la porte.


Souriant alors, je ne comptais pas m'épuiser à redire ce que j'avais encore si souvent dit. La solitude je m'y étais fait, être seul et savoir que ma vision du monde était inaccessible, parce que je ne savais clairement l'exprimer pour convaincre je m'y étais fait aussi. Le prix de l'unicité était la solitude, l'unique était la propriété du monde, j'étais unique, et l'Unique était ma propriété.
  • -Si le sang devait couler pour la seule justice, nous serions déjà mort exsangue tous les deux. Je t'apprécie beaucoup Toph, mais c'est toi qui te trompes d'ennemis. L'ennemi ce n'est pas le Shogun, c'est le régime shinobi. L'ennemi n'est pas un homme, c'est l'Homme. Combat donc le désir de violence des shinobis, cet idéal sanglant, qui fait entendre que l’héroïsme et la gloire réside dans les exploits guerriers et l'exploitation des faibles, tu verras que mon combat est bien plus compliqué que de quêter une guerre dont la finalité ne sera que la gorge d'un Shogun tranchée.


Une idée que j'avais exprimée de tellement de façon que je ne savais plus comment le dire. J'avais choisi un chemin pour y parvenir et seul le moment de ma réussite ou de ma mort me dirait si ce fut le bon chemin. Mais là résidait ma triste vérité, que ma guerre à moi, était contre une idée.

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Sam 22 Déc 2018 - 23:55
La Justice est mon but, et trancher la gorge du Shogun est la sentence pour avoir tué Yoshitsune. Celui dont tu revendique être le disciple, mais dont tu rejettes certains enseignement apparemment.

Elle eut un petit ricanement devant cette contradiction. En, ce n'en était pas tout à fait une, mais dans la tête de Toph, le lien était clair et net. Elle n'avait pas compris que Tenshi parlait de sa propre motivation d'auto-destruction. Mais ne lui en voulez pas, c'est une jeune fille et elle peut se tromper aussi.

Et foutre le feu à une forêt était quelle étape de ton plan parfait pour changer un macrosystème globale ? Je te pose la question.

Elle attendit quelques secondes, puis repris sa diatribe.

Tu as le droit de mener ta propre rébellion contre le système, de rêver à une utopie. Ce que Toph pensait très clairement de son idée de pacifisme aigüe. Tu as même le droit d'essayer de l'atteindre. Mais par pitié, utilise ton intelligence pour le faire de manière efficace. Si tu t'attaques à une idée, commence par développer une rhétorique qui tient la route, essaie de la distribuer dans tout le Yuukan avec un Kunai Emoussé ou quelque chose du genre, ou alors essaie de monter les échelons pour devenir un Kage ou un Daimo et devenir un acteur à part entière capable d'instaurer un tel système et d'en faire une preuve de concept.

Cela semblait évident à Toph que c'était le genre de démarche à faire pour atteindre son objectif. Après tout, Toph aussi se battait contre des idées. L'idée de la femme au foyer docile, l'idée des traditions avant tout et que l'innovation n'apportait rien de bien. Pour la première, il lui suffisait de continuer à remporter des succès dans sa vie de guerrière ou de maitresse du Juken - au grand dam de son père. Pour la seconde, elle avait son dojo Jishin qui emmenait le nintaijutsu doton à un niveau jamais atteint précédemment.

Tenshi avait un autre objectif en tête, mais semblait assez déstructuré pour l'atteindre.

Au lieu de cela, demain tu serais peut-être sur l'échafaud ou la tête sur un bloc de bois. Mais si tu dois être exécuté, je demanderai à m'en charger moi-même et ma main ne tremblera pas. Je le ferais rapidement et avec le moins de douleur possible.

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Dim 23 Déc 2018 - 2:10
Je pouvais aisément concevoir que mes actes et ma philosophie soient obscures aux yeux tant de mes proches que de la plupart des shinobis. Si mon but était relativement simple, c'était à dire instaurer une paix durable, je devais admettre que le chemin que j'empruntais pour y parvenir semait la confusion et élevait à juste titre la contestation. Exercer par tous les moyens la mise en place d'une guerre si violente qu'elle se gravera dans les mémoires au point d'assouvir toutes soifs de sang, et d'imposer la paix de peur qu'elle ne se reproduise. C'était miser sur la mémoire des hommes, et leurs peurs de la souffrance qui primait par tout, sur leur désir de gloire et de reconnaissance.

Un puissant altruisme pervertit par une dévorante ambition me caractérisait depuis que j'appris le métier des armes et me décidais à suivre la maxime de mon père adoptif. "Trouve ton rêve, poursuis-le, deviens son martyr, qu'il devienne ton dieu", jamais je n'aurais dévié de cette route et je sacrifiais tout ce que j'avais de précieux pour continuer de ne point en dévier. Toph, cependant, ne saisissait pas l'intérêt d'une forêt brûlée, de cette attaque, en quoi, cela pouvait m'aider, quoi qu'elle comprenait, je pense dans sa globalité le plan que j'exerçais. Rien de son ricanement ou de ses diatribes ne m’offensait, pas même lorsqu'elle me promettait d'être celle qui exécuterait l'impitoyable sentence que l'on me préconisait. Ne trouvait-elle pourtant pas étonnant que je ne fus toujours pas exécuté après deux semaines passées dans un cachot ? Pourquoi cette sentence si "normale" tardait donc ? Il aurait dû lui paraître évident que d'autres forces étaient à l'œuvre et que ma mort ne serait peut-être pas ce qui servirait le mieux Kyoshiro, ou tout du moins, Iwa.

J'éprouvais une certaine peine de ne pas pouvoir lui dire tout ce qui se tramait de complot en dehors de ces murs tandis que je croupissais dans une cellule. Le moment venu, elle serait comme tous les iwajins, contrainte de choisir un camp, mais il ne m'appartenait pas de lui imposer ce choix. D'ici peu de temps en effet, Iwa devrait faire face à un nouveau bouleversement duquel il ne pouvait finalement ressortir qu'un seul vainqueur. Tetsu était un si ridicule enjeux, un pays qui ne pouvait, comme chacun le savait, être vainqueur devant la puissance militaire iwajin.
  • -Cette forêt était ma terre, oublies-tu ? Et me voici dans une cellule, croupissant sous le nez de mon clan, et de bien d'autres amis. Dernier véritable représentant de la mémoire et de la volonté de Yoshitsune. L'esprit de contestation germe surtout par l'exemple que l'on donne, et celui qui se dresse sans jamais s'être abaissé à changer de doctrine, parait bien plus sûr que la politique des opportunistes. Une bien étrange partie est engagée, et tous ses protagonistes ne seront pas gagnants à la fin du jeu. Ne m'enterre donc pas trop vite, Blanche Neige l'Immaculé n'est pas encore sur le billot. Pardonne-moi à l'avance si je dois t'ôter le plaisir de me trancher la tête. Finissais-je sur le ton de la plaisanterie.


Un discours qui ne lui apprenait peut-être rien, mais qui j'espérais lui laissait entendre que je sois dans cette cellule n'était peut-être pas si mauvais pour moi. Bien entendu que certains à Iwa réclamait bien fort ma mort, c'était inévitable, mais y en eussent-ils qui accepteraient que je sois exécuté pour la crémation d'une terre qui m'appartenait et qui ne fit aucune victime ? Mieux encore, quoi que le contestataire en pleine lumière que j'étais, étais-je pourtant le seul à désirer la révocation de Kyoshiro ? Hô bien sûr, il se pouvait bien que je vois ma fin, je jouais très gros sur ce coup de dés, mais il ne l'était pas non plus certain. Dans cette période trouble, avec le conflit de Tetsu, Kiri, et les attaques qui sévissaient de partout dans le monde, il y avait peut-être là encore des forces et des influences dissimulées qui jouaient de concert.
  • -As-tu remarqué mon amie ? Reprenais-je d'un timbre toujours si angélique. Les Kages sont choisis sur plusieurs critères, le premier étant sa force de combat, jamais sa capacité à gouverner efficacement. Le chemin qui conduit vers la plus haute marche d'un village caché shinobi, le chemin que tu préconises, me semble bien, comment dire, tribal ? Archaïque ? Non, plutôt correctement orchestré. Un homme puissant impose le respect et la crainte, mais un homme qui pense, qui pense autrement qui plus est, voilà quelque chose que les shinobis ne connaissent pas vraiment. C'est une période de calamités tu en conviendras. Les calamités arrivées à leur comble enfantent souvent d'étonnantes révolutions. Et une nation en révolution est plus près de conquérir ses voisins que d'en être conquise. Terminais-je cette fois pour de bon sans ne pouvoir retenir un tendre un énigmatique sourire.

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Lun 24 Déc 2018 - 9:32
Le ton de Toph se fit sévère, bien qu'il n'y avait pas de malice. Non, elle déconstruisait simplement l'argumentaire de Tenshi. Un argument à la fois.

Les terres appartiennent toutes à Iwa. Tu avais la permission d'en faire une forêt. Et certainement pas la permission d'en faire un feu de joie qui risquait l'intégrité du village. Ton clan ? Tu as été adopté il y a moins de neuf mois à peine, je ne dirais pas que ca soit ta vraie famille ni que les liens qui vous unissent soient vraiment profond. Et je te conteste une troisième fois. Non, n'as rien d'un digne représentant de Yoshitsune. Il n'aurait jamais voulu cela. Et tu ne suis ni l'honneur ni le Bushido, et encore moins les septs vertus. A ce titre, et parce que j'ai assisté à sa fin, j'ai plus de légitimité à son héritage que tu n'en auras jamais. Même si, pour être honnête, son héritage dans l'histoire ne seras grand. Il y a royalement mené quelques interviews avant de partir en mission quelque part pour échapper à sa gestion administrative. Tu le sais autant que moi, Tenshi. Yoshitsune était un guerrier, mais pas un administrateur.

C'était une analyse sérieuse de la situation. Akimoto ou Chogen avaient plus fait pour le village. Mais tous avaient manqués de continuité, car Iwa avait toutes les possibilités pour devenir un empire incandescent, et ils n'avaient établis aucune base solide à part une seule - l'Académie. Et encore, c'était surtout l'oeuvre de Muramasa.

Son ton se radoucit.

Je ne t'enterre pas, gueule d'Ange. Je mets à plat la possibilité la plus rationnelle. Un exilé qui revient, en dépit de sa sentence, pour commettre un acte pyromane de grande ampleur à côté d'une ville stratégique et hautement peuplée ? La Justice me parait assez aisée à dessiner. Mais le bushido m'enseigne de suivre la justice, et jugement tu auras. Je m'y plierais. Et si je dois t'enterrer... je le ferais avec le coeur qui saigne. Sache-le.

Car Tenshi était un de ses amis. Tout ami que Toph pouvait avoir avec son tempérament de feu, son addiction aux entrainements et à l'adrénaline. Elle n'était pas Kunoichi facile. Les débuts avec Hayate avaient été très houleux. Ina ne voulait littéralement plus la voir depuis sa défaite au tournoi.

Par contre, là Tenshi gagna un point. Les kage étaient des chefs de tribus, puissants, respectés, voir craint - bien qu'il était un peu difficile de craindre un manchot borgne. Mais aucun d'entre eux, pour le moment, n'avaient été administrateur. Elle fronça les sourcils.

... Certes. Un Kage est un symbole de force, et non un symbole d'efficacité bureautique. Mais c'est également un symbole de loyauté et de dévouement. Il n'y a pas que la crainte derrière. Quant à une nation en révolution... je crois que tu sous-estime ton importance sur l'échiquier pour l'instant. A moins que tu n'aies conclu beaucoup d'alliances dans l'ombre avant ton retour. Aux dernières nouvelles, seuls les Chokoku sont défavorables au régime actuel. Les Hyuga et les Bokuran y sont favorables, ainsi que les Nagamasa - bien qu'ils ne sont guère plus beaucoup en nos terres.

Toph ne saisissait qu'un fragment de ce que le Prince Exilé voulait dire. Son discours était confus aux oreilles de la princesse Hyûga. Mais en même temps, elle n'avait que quatorze ans.

Si au moins tu avais participé au tournoi des genins, tu aurais pu avoir un peu plus d'exposition. Tu as quelques missions à ton actif, et ta forêt Haut-Jardin qui était superbe. Mais cela manque de punch. Il te faut plus de piliers que cela pour tes objectifs, un public plus large ou trouver des arguments plus percutants pour ta rhétorique.

Toute révolution avait son héros, sa figure de proue n'est-ce pas ? Et Tenshi... était décidément trop anonyme. Bien qu'il avait quelques amis tout de même. Son clan. Les genins de sa génération.

Et techniquement...

Sans être cheffe de clan, Toph était sa représentante et disposait d'une influence non-négligeable. Gagnante du tournoi genin, demi-finaliste du tournoi de Kaze, fondatrice de l'école Jishin, elle avait plusieurs accomplissement sous sa ceinture et un bon nombre de mission. A part les anciens, elle était certainement la Hyûga qui était la plus capable de faire bouger les choses. Encore fallait-il qu'elle en ait l'envie ou le besoin.

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Lun 24 Déc 2018 - 12:51
Je me retournais, offrant un bon trois quarts de mon visage à mon interlocutrice qui ne manquait pas de verve passionnée. Je m'attendais à ce qu'elle ne comprenne pas toute la teneur de mon discours, ainsi qu'à une désapprobation de sa part. Cependant, puisqu'elle y mettait le ton, il me revenait à mon tour de faire preuve de passion et de force.

Le timbre vibrant, j'escomptais avoir la rhétorique qu'elle réclamait maintenant par deux fois, comme si un homme fut capable un jour de convaincre le monde seulement par des mots. Un exercice bien difficile, qui passait plus par la force de conviction que l'on dégageait que par les axiomes choisit. Surtout, cette fois, mon regard s'ouvrait sur elle, sans colère, sans haine, sans amour, mais par transfigurant la force de ce qu'animait tous les hommes ; le désir. Le désir sage est celui qui tend à l'acquisition de biens permis, à la satisfaction modérée des besoins de notre double nature ; mais l'homme ayant le sentiment de l'infini, la conscience de l'éternité, et ne pouvant jamais atteindre que des objets bornés et périssables, n'est jamais satisfait ; il cherche toujours plus et mieux que le bien trouvé. Ainsi par mes yeux luisant intensément, au point d'entrevoir la porte d'une certaine folie consciente, se lisait l'infinité du désir si ardent qu'il me consumait, et consumerait avec lui tous les rêves qui oseraient s'y opposer, lui faire obstacle.
  • -Ce n'est pas Iwa qui m'a offert cette terre. C'est Diao, et le clan Chôkoku. J'ai fait d'un terrain vague un Eden. L'arbre à souhait d'Iwa est tout imprégné de mon chakra, et nul besoin de célébrité pour gravir les marches de l’ascension, preuve en est ; qui connaissait Kyoshiro avant qu'il n’acquît le titre de Tsuchikage ?


Un sourire léger passait sur mon visage, esquissant une confiance inébranlable, quelque chose de transparent, me faisant passer pour inaccessible et inatteignable.
  • -La seule justice divine qui vaille, est celle du destin. Tu te penses plus légitime parce que tu as vu la mort d'un homme, serais-je alors plus légitime parce que j'ai vu, sans modération, et pour réalité, la mort d'un millier ? Ton code t'ordonne de faire la sentence, cette rectitude n'est pourtant en rien une sagesse, elle plie au moindre paradoxe moral. Ma rhétorique est celle de la vérité et de la pratique, je connais l'âme humaine, pas seulement parce que j'en possède une, parce que je vois à travers l'Homme, je fonds dans sa chaire, et y trouve tous les défauts de ses péchés originels qui l'empêche de retrouver cette idylle de l'aube qu'il aspire de tous ses vœux. Si jeune que tu es, tu peux comprendre au moins cela, que rien n'est vrai, hormis que rien n'est vrai. Je vais te confier un secret Toph. Parce que tu es mon amie, parce que je t'aime et te respecte. Que je meurs demain ne changera pas que Kyoshiro mourra aussi. Sa tête, est au moins autant menacée que la mienne à ce moment même, et la menace se trouve parmi ses plus proches. Il vaut bien mieux pour lui que ce soit de ma main plutôt que celle de l'autre, moi quand je tue, je ne prends pas de plaisir, et je m'emploie à ce que ce soit indolore. Regarde-moi bien Toph, je ne quête pas le pouvoir pour le pouvoir, la célébrité pour la célébrité, je ne suis pas bon ou mauvais, je ne suis pas grand ou petit. Je suis tout et rien. Je suis unique, et l'Unique est ma propriété.

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Mer 26 Déc 2018 - 12:53
Ces terres appartiennent également à Iwa, et au-delà de cela, au seigneur Byakuren. Et soyons honnêtes, les Chokoku ne sont pas le sommet de cette pyramide alimentaire là.

Mais Toph s'arrêta là. Si Tenshi n'avait pas étudié les lois de souverainetés des pays, ce n'était pas à elle de lui expliquer davantage. D'autant plus qu'un anoblissement en deux mois était quelque chose d'impensable. Ce n'est pas chez les Hyûga qu'un Héritier aurait été désigné aussi vite. Ni aussi facilement. La jeune fille balaya ses pensées qui n'avaient rien à faire ici, d'autant plus qu'elle ne portait, finalement, que peu d'importance à ces titres de noblesses. Non, Tenshi se plaignait maintenant du choix du kage. Elle n'avait pas bien saisit le lien de causalité qui avait mené le fil de la conversation là. Mais elle devait remettre l'église au centre du village. Enfin, si on peut utiliser cette expression au japon féodale.

Et bien, pas mal de personnes ont entendu parler de lui. Il était le capitaine de la garde du Daiymo, c'est un poste important du pays, et il n'y est pas arrivé par hasard. Ce n'est pas parce que tu ne le connaissais pas que c'est le cas de tout le monde.

Même si Toph elle-même ne le connaissait pas. Toutefois, prendre une gamine de quatorze ans comme référence n'était pas le mieux à faire. Et puis, qui d'autres aurait pu prendre les reines du village ? Le nom de Takumi avait été sur des lèvres à un moment. Quand on voyait ce qu'il devenait en ce moment, il n'était pas difficile de voir en quoi cela aurait été une mauvaise idée. Il ne sortait plus de chez lui.

Tu tronques la discussion à mon premier argument. Je suis l'héritier de Yoshitsune car je porte en moi le Bushido des Nagamasa, depuis sa mort. Très littéralement, sa mort et celle de Musashi m'ont ouvert à la Voie. Qu'est-ce donc, si ce n'est un héritage ? Une de ses cousines me l'a enseigné. Hisa. Et son oncle Koda également. J'ai travaillé dur. La vision de Yoshitsune fait partie de ma vie de tous les jours. Cela ne t'as jamais intéressé, de suivre une code d'honneur ? Peut-être aurais-tu mieux compris ton maitre.

Toph écouta la suite de la diatribe de son ami. Puis elle mordit ses lèvres, et détourna un peu le regard. Avait-elle été aveugle ? Avait-il toujours été ainsi ? Elle reporta son regard sur lui. Il y avait au moins un point intéressant. Oh non, pas sa philosophie qui était très clairement utopiste et décalée. Mais, dans ses mots, il parlait d'un danger pour son suzerain. Et cela, elle devait enquêter.

T'es complètement marteau, oui. Mais... le Tsuchikage est en danger dis-tu ? As-tu connaissance d'un complot ? Ou... En as-tu lancé un ?

Ses yeux de braises blanches promettaient fureur et colère si c'était le cas. Ses doigts tapotèrent nerveusement la garde de ses deux sabres.

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Mer 26 Déc 2018 - 13:51
Pour cette fois, je laissais échapper au moins en pensée mes manigances au lecteur de ce récit. Je me permets avec humour, de briser le quatrième mur, pour affirmer que le HRP revêt une importance particulière dans le rp, il a une importance au moins égale, et lorsqu'il s'agit de politique tout particulièrement, le secret y est aussi important que le rp lui-même dans les jeux d'influences, de manipulations et de complots. Avoir suggéré à Toph que la vie du Kage était menacée par un complot n'était pas qu'un petit délire pour alimenter un rp, le rendre plus intense ou intéressant. Je laisse présumer le lecteur de la véracité ou non de ce propos, mais le premier intérêt que l'on pouvait imaginer, était que Tenshi escomptait bien que la jeune femme s'empresse de prévenir son Kage dès qu'elle quitterait cette cellule, et ce, rp. Intéressant de facto le Kage à mon sort, aux informations que je pouvais détenir et ne pas me retenir d'en jouer pour mon compte s'il venait m'en parler. Ceci dit, je peux rétablir le quatrième mur après l'avoir brisé.

Nam et ipsa scientia potestas est. Je laisserais le soin à qui le souhaite de traduire lui-même cette citation qui résume à elle seule, et sous toutes ses facettes le jeu de duperie et d'influence qui était à l'œuvre à cet instant même. Une simple visite d'une vieille amie dans un cachot pouvait être mon salut, et discrètement, je venais d'avancer une nouvelle pièce sur l'échiquier politique de Tsuchi no Kuni. Quand il s'agit du pouvoir, ni pacte ni serment, rien n'est sacré. Tout peut se renverser pour peu que les bonnes et riches idées inspirent de nouveaux imaginaires. L'aspect de la propriété par exemple. Toph arguait que mes terres étaient celles d'Iwa, et par extension du Daimyo, pas des Chôkoku, suggérant bassement que ma noblesse récemment acquise n'avait finalement pas une grande valeur. Bien étrange argument, car le pouvoir du Daimyo repose essentiellement sur la fidélité des shinobis qui détiennent le pouvoir militaire réel sur le pays, face auxquels il ne pourrait strictement rien s'ils se rebellaient contre lui. Ces terres sont donc sauvegardées par la force shinobi, qui en garantit la propriété, MA propriété entre autre. J'étais déjà issu de l'une des plus ancienne famille d'Hayashi, comme je l'appris et cela faisait de moi un prince présomptif, sauf que déchu de tous ces titres, cette noblesse s'était éteinte. Les terres étaient partagées entre les clans et ce depuis toujours. Si les Hyûgas perdaient tous leurs domaines, confisqués par le Daimyo, tiendrait-elle le même discours ? J'en doutais fortement. Ils n'étaient pas dans leur pays d'origine pour rappel.

Mais lui souriant et conservant mon calme, je remarquais que l'honneur et la propriété l'intéressait beaucoup moins que la vie du Tsuchikage. Avant d'en venir à ce qui l'intéressait le plus, je songeais à ce qu'elle disait de l'honneur, notion abstraite s'il en est, un chevalier et un samouraï ont tous les deux de l'honneur, mais deux honneurs radicalement différents. J'avais été élevé par un mercenaire, qui avait une conception personnelle de l'honneur, et qui n'avait d'ailleurs jamais cessé de me dire "l'honneur tue bien plus de monde qu'il n'en sauve". L'honneur, peut-il donc être honorable sachant cela ? Le respect des sept vertus du bushido était impossible, pourtant, cela, elle ne considérait pas comme utopiste. Je considérais ce manque de sagesse chez elle pour résultat de sa jeunesse et de son inexpérience. Sachant cela, il ne servait à rien de tenter de lui ouvrir les yeux sur toutes les absurdités qu'elle venait de me déblatérer comme des vérités absolues. Elle n'écouterait ni n’endenterait, et je ne pouvais donc lui répondre que par un silence pesant, dont le regard accompagnait de toute sa mansuétude la désolation que son discours m'inspirait...

Concernant la vie du Tsuchikage. Elle cherchait à en apprendre plus, mais elle mettait beaucoup trop d'entrain, trop de peu de subtilités, et je savais que si je lui confiais toutes les informations que je détenais, il ne me resterait plus qu'une seule carte à jouer (une carte de dernier recours que je ne tenais pas franchement à tenter). Aussi, bien, calmement, je lui répondis pour calmer ses ardeurs et aussi, pour continuer mon petit jeu.
  • -J'ai dit ce que j'avais à dire, si mon sort est scellé, je ne m'inquiète pas, son sort l'est tout autant, je n'ai rien d'autre à ajouter à ce propos. Ne cherche pas à le sauver cependant, tu serais un dommage collatéral, tu es très forte, mais pas à ce point-là. Je suppose que tu n'auras plus rien à me dire maintenant ? Finissais-je en lui souriant tendrement.

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Mer 26 Déc 2018 - 15:05
Je vois.

Ainsi, Tenshi ne désirait pas en dire plus. Etait-ce pour garder une carte dans sa main ? Un bluff ? Ou pour éviter à Toph de trop remuer de la vase au risque de s'y embourber ? Connaissant Tenshi, cela aurait pu tout être. Ils étaient véritablement ami, et vouloir épargner Toph n'était pas quelque chose d'insensé. Pour autant, il n'y avait que peu de personne capable de tenir tête à Toph dans ce village - même certains Jonins étaient à sa portée. De plus, elle était la représentante du clan Hyûga. S'attaquer à elle était risquer de s'attaquer au clan tout entier. Donc il s'agissait d'une organisation de plusieurs individus, mené par quelqu'un de très puissant et proche du Kage.

Mais la liste était trop longue pour Toph. Car si elle pouvait tenir tête à des jonins de bas étage, elle ne pourrait affronter des jonins expérimentés. Et il y en avait un certain nombre dans ce village. Cela prendrait du temps. Et fouiller de cette manière là n'était pas la façon la plus subtile de se peindre une cible sur le corps, en rouge. Et encore fallait-il que Tenshi ait dit la vérité.

Non, Toph n'avait pas mille manière d'agir en ce moment.

Nous nous sommes donc tout dis, Tenshi. Si tu as une dernière volonté, et si tu dois être exécuté, je ferais de mon possible pour la remplir. Tu pourras transmettre un parchemin à tes gardes, je le récupérerais. J'ignore si cela serait un aurevoir ou un adieu. J'aurais aimé t'affronter une dernière fois, et peut-être que le destin te le permettra.

Toph se leva et salua son ami, avant de partir de la cellule. Elle était dans une situation délicate. Elle n'avait pas pris la peine d'activer sa technique de détection de mensonge lorsque Tenshi avait parlé des dangers autours du Kage - parce qu'elle avait été prise de cours. A sa question sur le sujet à Tenshi, là par contre elle était prête, mais il n'avait pas donné plus d'entrain, pas plus d'information. Le doute habitait la jeune shinobi.

Etait-elle surveillé en ce moment-même ?

Elle était seule dans ce couloir, mais décida de faire un kage Bunshin, de le faire un Henge, et de sortir de la prison par voie de terre, suffisamment profondément pour que même le Byakugan en perde sa trace. Cela serait une précaution certainement paranoïaque, mais il fallait faire parvenir une lettre au Tsuchikage de manière discrète, et c'était bien ce que Toph comptait faire.

La véritable Toph sortie de la prison l'air troublé. Son clone, par contre, du nager encore un bon moment avant d'atteindre la surface.
Spoiler:
 

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Mer 26 Déc 2018 - 16:21
Le germe de la machination venait de donner une première pousse. Cette fois reculer n'était plus possible, et j'éprouvais tout de même une certaine culpabilité à utiliser de la sorte la princesse Hyûga. Elle était mon amie, et m'était précieuse, la duper et la conduire à faire ce que je souhaitais par des manigances était bien peu respectueux de sa personne. Toutefois, mon rêve et mon idéal l'exigeaient, ma vie en dépendait, cette justification passait aussi par le fait qu'un pouvoir sage, exerçait son pouvoir pour la résolution de son projet, et si ce projet était au service de la multitude, de son bien-être, tous les actes étaient justifiables.

Mon sang était royal, quoi qu'on en pensait, et j'étais élevé dans l'unique but d'atteindre le plus saint des objectifs, la paix la plus durable possible, l'équité entre Shinobi et Civils, la fin de la guerre. Je devais passer par tous les sacrifices pour obtenir cela, et accepter que l'on me jugeât comme le plus arrogant ou fou des hommes. Ma solitude était le plus grand de mes sacrifices. Je ne serais jamais loué par un homme, jamais déclaré saint, jamais on ne dira sûrement de moi que je fus un grand homme et peu m'importait, du moment que mon désir lui, portait tous ses fruits.

Je me levais quand elle répondit, sachant qu'elle allait partir. Lui faisant alors totalement face, je lui renvoyais ce visage figé de l'innocence et de la sainteté, irradiant de lumière comme je savais bien le transcrire dans un regard d'azur lumineux. Désormais chétif, maigrelet, il était certain que ma prestance en avait pris un coup, mais je restais par force d'habitude la démonstration d'une dignité princière comme on en vit rarement, dépourvue de toute haine ou rancœur. Maintenant que je savais que Kyoshiro serait mit au courant du complot fomenté autour de lui, il ne me restait qu'à espérer que la contrepartie que je comptais lui proposer puisse faire mouche, et éviter un bain de sang dans le village caché de la roche. Accorder tous les partis, pour la préservation de la paix. Telle était ma tâche. Cependant, il y avait bien une dernière volonté que je voulais demander à Toph. Si j'échouais et que je mourrais, il y avait une personne par delà toute autre dont le souvenir suffisait à adoucir mes maux et raviver mon coeur.
  • -J'ai une dernière volonté Toph... Commençais-je en la regardant droit dans les yeux. La princesse Yume. Offre-lui une rose bleue de ma part s'il te plait.

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Jeu 27 Déc 2018 - 21:31
Recueil de poèmes écrit durant la captivité


  • Langoureux automne.
    Frontispice de l'hiver.
    J'y entends Persephone.
    Sa neige perce le mystère.
    Montant au pas du loup.
    Dissimulé dans les arbres montagnards.
    Un endroit où je m'appellerai vous.
    Passant sous ciel tour de garde.
    La bâtisse abandonnée.
    Un creuset de l'éternité.
    Un royaume où rien ne tarde.
    Un royaume où la paix se hasarde.


  • Ce temps-là
    Des forêts et des prés
    Non loin des longs rivages oubliés
    De l’aube voilée, s'en est allée
    En quête de l’Homme
    Lumière enchantée
    Les cimes frémissaient.
    Larme d’éther
    Les pousses s’élevaient en brisant l’hiver.
    Donne le feu.
    Aime nos alleux.
    Qu'il flamboie les armes
    Vaincu la misère.


  • Il était un homme de foi. Qui dans le délire de la foule tua un homme d’une autre foi. Mais la conscience du meurtrier le terrassa. Alors face à un sage, il se présenta. « Grand sage, j’ai tué un homme d’autre foi, dis-moi comment ne plus me sentir coupable ». « Prends un enfant sans parent, élève le dans la foi que tu as combattue sans renier la tienne. Puis quand il sera grand, demande-lui de te pardonner l’acte que tu lui auras avoué. S’il accepte, tu auras vaincu ta culpabilité. » Ainsi répondit le sage. L’homme qui éleva avec amour et dans une foi fut pardonné. Ainsi, il se repentit.


  • Sur le sang versant dans les prairies
    D'une passivité écoulée au temps qui fuit
    Les corps jonchent en long comme un tapis.
    Puis le ciel chagrin en nous lavant par sa pluie
    J’ironise mépris pour passer l'aparté.
    Sinon les âmes aussi pourraient être emportées.
    Pour cette absurde paix qui ne durera qu'un temps
    J'y vois là devant moi, l'enfer et le téméraire.
    La source de la vie qui se rend à la terre
    Le froid single, les plaies et les entailles
    Les sons après les humeurs de la bataille
    J'y vois là devant moi, le noir et l'impossible.
    Les remords et la honte qui nous criblent
    Viens à nous le sens de l'humanité.
    Cachant futilement une triste férocité
    Décimant la jeunesse victorieuse
    Pour faire parler les veuves pleureuses
    Le goût des morts trouvant sa limite
    Comme les jeux de jeunesse qu'on imite
    Où ici excès ne rimant pas sous la partie
    Car sa limite n'est autre qu'infini
    Hooo oui...
    Que la guerre annihile la lumière comme la nuit
    Pour nos pauvres et ignorants esprits.


  • Il souffle, il souffle. Le Conflit est parti. Il marche sur l'emblème. Le Conflit s'est enfui. Tous les hommes ont senti, l'étreinte endormie.
    Il pleure, il crie. Le Conflit est fini. Même le sang, il nourrit, lorsqu'il se sacrifie. Tous les hommes l'ont encore dit, il sera banni.
    Suis-le, écris-le. Le Conflit nous l'interdit. Sa patrie et ses martyrs, il crut voir faillir. La vraie liberté des hommes prend vie.
    Il souffle, il souffle, Le Conflit est parti. Il marche sur l'emblème, Le Conflit s'est enfui. Tous les hommes ont senti, le corps de sa folie.
    Il peine, il peine. Le pauvre petit Conflit. Il craint, il plaint. Tous les hommes ont décidé, d'être de magie. Viens me donner son fruit, que nous y croquions tous le cœur, et son prix. Il a cru nous avoir vaincus, il a ri. Notre âme, c'est ce qui le remplit.
    Il souffle, il souffle. Le Conflit est parti. Il marche sur l'emblème. Le Conflit s'est enfui. Tous les hommes le savent et ils rient aussi, ils savent tous, ils savent tous, oui aussi, qui leur a menti.
    Il souffle, il souffle. Le Conflit est parti. Il marche sur l'emblème, Le Conflit s'est enfui. Rien ne passera devant l'élan la colère. Rien ne suivra derrière sa guerre.
    Il saigne, il meurt. Le Conflit est trahi, il fuit mon emblème. Le Conflit s'est définitivement enfui.



  • "Il marcha dans la plaine le shinobi. Quêtant de ci et là quelqu'un à aimer. Ne cessant jamais d'espérer être enlacé. Doutant de tout sans jamais abandonner. Il marcha dans la plaine le shinobi. Découvrant le doux et le dur. Il se plaça au vestibule du temps, priant les anges de lui donner la force de briller. Il marcha dans la plaine le shinobi. Courbé au poids des fautes, percé de ses déceptions, fixant en l'être et l’œil de ce qu'il prisa, la force du sentiment. Il marcha dans la plaine le shinobi. Abattu de contempler, l'ardeur de ses promesses retournées. Son anonymat qu'il voulait force le fit sombrer.
    Il marcha dans la plaine le shinobi. Mâle vestale. Son feu brûla sans le consumer. Le Kalki Purana l'avait ébloui, mais il craignait trop le Dies Irae. Il marcha dans la plaine le shinobi. Se perdit dans l'or, le vœu de posséder, ce qui pouvait en son coeur vide le combler. Il marcha dans la plaine le shinobi. Il renia l'objet, le plaisir et l'oisiveté. Il ne put aussi se résoudre de l'espérer. Marie, Ninhursag, Gaïa et l'elle, la violacée dans l'iris percé. Il marcha dans la plaine le shinobi. Au vent se sacrifie le bonheur. Il perdit l'humeur. L'espoir d'un retour unique. La bulle des amants, il en fit son testament.
    Il marcha dans la plaine le shinobi. Son honneur précipita son émoi. Il repoussa le très grand. Il dérogea à l'absolu. Pour la vertu et le rêve, il se refusa, d'être le bien d'une seule espérance. Il lui dit aux creux de sa folie ; mort un jour, je serai pour le très grand, et tu me refuses le lien éternel. Avant toi, je connus tout, le sel, le miel et le sang. Tu seras ma dernière faiblesse, devant qui j'oserai m'agenouiller pour le très grand. Ton étreinte forcée me résolve. J'y trouverai l'encouragement dès que je serai bas. Puis alors tu partiras. Seul, le shinobi marchera encore, sans étreinte, sans le partage, il s'achèvera. Trône de l'éternel, il l'abolira, pour que le souvenir de lui traverse les océans. Rends fier, échos de lui-même, et sa belle, qui fut son intime du très grand.
    Il marcha dans la plaine le shinobi. Rompant son corps à l'exercice de la mort et de la pensée. Il criait solitaire, blâmant le ciel de triompher de lui. Il embrassait le sol, réclamant l'épée de Nuada, qui pousserait dans la terre. Mais le sol ne répondit pas. Alors, il brandit son fer au ciel, seul face au très haut. Il provoqua le duel, jeté en bas des cieux. Le très haut rit sous les nuages. Maudis le shinobi. Marche ! Lui a-t-il dit. Tu seras vaincu de ta propre témérité. Il marcha dans la plaine le shinobi. Seul et oublié. Convaincu le malheureux de guerroyer au très haut. Que ceux d'en bas s'élèvent vers lui. Sans le corps et le bras, rien qu'à la hauteur de l'esprit. Mais le très haut riait encore. Le très grand ne suffisait pas. Le malheureux resta malheureux. Et oublia le shinobi. Alors, il marcha dans la plaine le shinobi. Il fit le grand serment. Il épousa la plaine. Il leva une armée. Combattit le très haut. Il périssait en peine, de n'avoir plus d'une belle le partage du très grand. Alors, il marcha dans la plaine le shinobi.
    Vieillissant et malmené. Il n'écoutait plus le chant de la beauté. Il marchait dans la plaine le shinobi. Sans avoir jamais abandonné. Il dit au très haut ; je me courbe, j'abandonne la femme et la félicité. J'abandonne le très grand. Je m'incline à Sa Majesté. Le très haut ouvrit les nuages. Il sourit au shinobi ; c'est maintenant que tu abandonnes. Ramasse ton épée. Va chanter la louange du malheureux. Le très grand te sera rendu. Quand du deuil, tu seras dévolu. Alors, il marcha le shinobi. Il marchait jusqu'à s'épuiser. Quand le serment fut annoncé, que le deuil du très grand fut terminé. Le très haut le lui avait ordonné. Que ta peine, soit le promontoire de l'indigné. Que ton sacrifice, soit le déversoir de la dignité.
    Alors, il marcha dans la plaine le shinobi. Dans les méandres du très grand, il découvrit les versets de l'Initié. La pointe lumineuse à l'horizon. Il le comprit. C'est ce qu'il désirait depuis toujours retrouver. Pauvre shinobi, il délirait, il voyait l'apocalypse et la craignait. Alors, il se dressait. Avalant une lumière. Il s'opposa aux sept têtes. Les brûla dans le soleil. Et la foudre frappa le clocher. Sonnant le quatrième âge. Le sang devait couler. Pour le juste, il jura de donner le sien. Quatre cavaliers, tête de lion, d'aigle, d'homme au monstre, vingt-quatre sages agenouillés, la marche de la lune, vers le sud et le centre. La mort du taureau, les innocents oubliés versèrent leur sang. Le Ciel s'ouvrit, l'or fondu. Alors, il marcha le shinobi, il marcha et éploré, témoin de son propre échec, punition de sa vanité, il marcha dans la plaine, jusqu'à s'y noyer."



  • « Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l'aurore ! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations ! Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J'élèverai mon trône au-dessus des étoiles des Dieux ; Je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, A l'extrémité du septentrion ; Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très Haut. Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, dans les profondeurs de la fosse. »


  • Ouvrière sans yeux, Pénélope imbécile,
    Berceuse du chaos où le néant oscille,
    Guerre, ô guerre occupée au choc des escadrons,
    Toute pleine du bruit furieux des clairons,
    Ô buveuse de sang, qui, farouche, flétrie,
    Hideuse, entraîne l’homme en cette ivrognerie,
    Nuée où le destin se déforme, où Dieu fuit,
    Où flotte une clarté plus noire que la nuit,
    Folle immense, de vent et de foudres armée,
    A quoi sers-tu, géante, à quoi sers-tu, fumée,
    Si tes écroulements reconstruisent le mal,
    Si pour le bestial tu chasses l’animal,
    Si tu ne sais, dans l’ombre où ton hasard se vautre,
    Défaire un empereur que pour en faire un autre ?


  • Et cela pour des altesses
    Qui, vous à peine enterrés,
    Se feront des politesses
    Pendant que vous pourrirez,
    Et que, dans le champ funeste,
    Les chacals et les oiseaux,
    Hideux, iront voir s'il reste
    De la chair après vos os...

etc...etc parce que tout ça ne sert qu'à gagner de l'xp !

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