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L'amour des crânes — [KARASUMA SHIN]

Yaoguaï Sae
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Ven 21 Déc 2018 - 0:43
L'amour des crânesft. Karasuma Shin


Quarante-huit heures s'étaient écoulées depuis mon arrivée dans la cité du pays de la Terre, ma phase d'observation ne faisait que de commencer. On m'avait donné quelques instructions, ou plutôt devrais-je dire des ordres. L'autorité et moi nous ne faisions pas deux, non pas que je ne saches pas les ordres de mes chefs quand je vivais encore à Yaogakure, mon village natal du pays du Bois, mais les ordres ici privaient de toute liberté de mouvement. Maintenant, je n'étais plus libre de quitter l'enceinte du village sans autorisation, car j'étais une Genin. Jamais dans ma vie de sauvageonne on m'avait imposé une telle mesure, pour moi elle était déraisonnable et insensée, mais les règles ici ne correspondaient pas aux mesures de ma vie d'antan.

Installée sur un siège des gradins de la salle d’entraînement, j’observais les deux jeunes shinobis qui allaient s’affronter incessamment sous peu. Cette pratique était à la fois familière et étrangère, dans mon village natal les spectateurs n’étaient pas aussi loin, bien au contraire par moment on pouvait même toucher les combattants quand ils étaient repoussés dans notre direction – les spectateurs formaient un cercle autour des guerriers.
Ce combat allait être aseptisé, sans saveur particulière, mais il était un mal nécessaire, car cela allait me permettre de comprendre l'un des fondements d'Iwagakure no kuni, les entraînements au combat. La première chose qui me sautait aux yeux, était la présence d'un arbitre, je poussais un bruit d'étonnement quand il se présentait comme le juge de l'affrontement et qu'il pouvait à tout moment mettre un terme à ce dernier s'il le jugeait nécessaire. À quoi bon un arbitre ? Les combats n'étaient jamais loyaux. Une hérésie supplémentaire à mon sens.
« Hajime ! » Disait l’arbitre d’une voix forte et claire.
Les gradins quelques peu remplis s'enthousiasmaient à cette annonce qui annonçait le départ de ce duel. Je regardais attentivement la scène qui se déroulait sous mes yeux, il s'agissait de deux gamins, ils ne devaient pas avoir plus de quinze ans au maximum. Pour le moment ils combattaient au corps à corps ce qui me plaisait, mais très vite la tournure du combat commençait à changer et le Ninjutsu faisait son apparition. Katon contre Suiton. Je poussais un profond soupir.
« Pourquoi ne pas se battre à mains nues ? Vous seriez de vrais hommes malgré votre jeune âge ! » Je rageais au fond de moi devant ce spectacle qui avait pourtant si bien commencé.
J'étais prête à me lever et à me jeter dans l'arène à corps perdu pour montrer à ces adolescents comment de vrais mâles usaient de leurs talents de guerrier, mais je ne pouvais pas le faire, encore une règle supplémentaire. Il était formellement interdit d'entrer sur le terrain lorsqu'un combat se déroulait, pourquoi cela ? Pour la sécurité. Quand la stupidité était présente, cette dernière ne l'était pas qu'à moitié.
Tout en prenant mon mal en patience, je voyais que plusieurs individus me regardaient, certains me dévisageaient, je pouvais même entendre des chuchotements me concernant. L'attraction n'était pas dans les gradins, mais sur le terrain. Peut-être qu'eux aussi trouvaient ce duel de Ninjutsu moins attrayant que ma grandiloquente personne ? Après tout, j'étais la descendante d'une déesse guerrière ainsi que la fille du chef du clan Yaoguaï. Pendant que je me félicitais de mon ascendance, je ne remarquais pas que quelqu'un s'approchait de moi.
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Fukuhara N. Mitsuo
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Ven 21 Déc 2018 - 9:23





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Le nécromancien entra dans l’académie, pour la première fois depuis un moment d’ailleurs en y repensant. Il soupira un peu et s’assis non loin d’une femme portant un crâne sur la tête. Pourquoi ? Et bien par pure curiosité en fait. Il n’avait encore jamais vu personne de ce style dans les environs, donc pas étonnant qu’il soit intrigué pas vrai ? Les gens près de lui s’éloignèrent aussitôt quand un corbeau vint se poser sur son épaule droite, les yeux assez étranges. En effet, ceux-ci était entièrement noir avec un iris rouge brillant. Il fixa l’oiseau calmement qui croassa un coup, laissant un petit papier sur son épaule droite avant de s’envoler. Il soupira légèrement en ouvrant le papier, un léger sourire aux lèvres.

- Parfait… Expérience réussi. Maintenant… Divertissons nous.

Il s’approcha du bord de l’arène et sauta sur le terrain à l’appel de son nom, faisant légèrement craquer sa nuque, il croisa les bras, laissant un autre Genin entrer sur le terrain, manifestement un Hyuga. Effectuant une série de signe, une armure en os se forma autour de lui, munie de plusieurs bras et d’une queue. Des murmures se firent entendre dans la foule, tandis que le jeune Genin sembla se figer un peu sur le coup, avant de commencer à foncer sur le jeune nécromancien qui fit jaillir du sol devant lui trois cadavre qui intercepter le Hyuga. Pas de problème pour lui cependant qui les vainquit sans soucis avec son junken, mais ce n’était pas vraiment une bonne idée. Les cadavres explosèrent, laissant un nuage de gaz à leurs places qui se dissipa rapidement, laissant le Hyuga tousser, avant de commencer à tituber et poser un genoux à terre, respirant difficilement et se tenant la poitrine. L’arbitre s’approcha, et constatant l’état du Hyuga, il décida de mettre fin au combat et appeler un médecin. Shin lui soupira et s’alluma une cigarette, se dirigeant de nouveau vers les tribunes tandis que son armure osseuse s’effritait lentement, tel des plaques d’argiles.

Il retourna s’assoir par la suite, fumant tranquillement sa cigarette en semblant ennuyer. A quoi bon venir faire évaluer ses capacités régulièrement contre des Genin de l’académie hein ? Bon d’accord il était aussi un Genin, mais tout de même ! Le Karasuma fixa alors le nuage de poison visiblement totalement dissipé maintenant, puis réfléchit un peu. Il avait besoin de plus de capacité de combat au corps à corps.. Et pour cela, il devrait apprendre à mieux utiliser sa faux. C’était très certainement un de ses gros points faibles, donc il devrait pouvoir s’en sortir sans soucis en combat singulier s’il arrivait à combler cette lacune. Après tout, il avait tendance à être assez polyvalent, mais ce n’était pas suffisant. Peut-être bien qu’il devrait voir un expert en Bukijutsu pour cela ? Il n’en savait trop rien.. Cela dit, il n’avait aucune garantie que cela serait suffisant. Non, il devrait prendre son mal en patience et tout simplement devenir encore plus puissant… Il n’en avait jamais assez. Peut-être ses instincts de mercenaire encore présent ? Il n’en savait trop rien.





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Yaoguaï Sae
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Mar 25 Déc 2018 - 17:52
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Quelle étrange technique ! Qui était ce jeune homme qui avait utilisé ce qui semblait être des cadavres ? Jamais, je n'avais vu un tel jutsu, était-ce du ninjutsu ou bien un autre domaine que je ne connaissais pas ? Plusieurs questions m'assenaient l'esprit, voir un homme faire appel à la mort était quelque chose d'assez hors norme.
Certaines personnes dans les tribunes disaient que cela pouvait être du Genjutsu, ils auraient pu avoir raison si les corps sans âme n'avaient pas explosé en dégageant un épais nuage rouge-noir qui avait empoissonné l'adversaire du manipulateur des damnés.

Une chose était sûre, le combat à distance était la meilleure chose à faire face à cet iwajin. Moi qui demandais de voir du corps à corps, si cela avait été moi dans cette arène je me serais faite avoir très rapidement. Ce très court affrontement puisque l'arbitre avait interrompu le combat – le nuage était toxique et avait empoissonné de façon fulgurante l'adversaire du nécromancien ; me montrait que je manquais encore de stratégie, mais surtout d'un manque de réaction dans mes analyses. Vouloir se jeter dans la mêlée sans connaître les talents de son ennemi était d'une bêtise sans nom.
Pendant que l'arène était vidée pour laisser place à un nouveau combat, j'essayais de me remémorer l'affrontement et de m'imaginer dedans afin d'établir la meilleure stratégie avec mes atouts et mes faiblesses.

Mon Fûton me permettrait de me mettre à distance des cadavres et de leur nuage empoissonné lorsqu'ils exploseraient. Néanmoins, mes attaques de corps à corps et mon utilisation de mon sabre seraient inefficaces dans la mesure où m'approcher du nécromancien serait trop dangereux. L'utilisation de mes techniques basées sur le vent serait la meilleure solution, mais la puissance de ces dernières seraient inefficaces puisque ma force provenait de ma capacité à user du Taijutsu et du Kenjutsu.
Je remarquais que le jeune homme, une cigarette à la bouche s'installait non loin de ma position. Je regardais l'individu, il était intriguant, mais son pouvoir était terriblement dangereux. Le poison de ses cadavres était-il néfaste pour lui aussi ou bien était-il immunisé ?
« Yaoguaï Sae ! » Mon nom était énoncé par l’arbitre du terrain.
« Heu … ! » Je ne savais pas trop quoi répondre, car je n’avais pas prévu de combattre aujourd’hui, ni demain d’ailleurs pour être tout à fait honnête.
Je descendais les tribunes pour rejoindre la zone de combat ainsi que mon ou ma future adversaire. J'étais munie de mon sabre qui était attaché derrière mon dos, il était rangé dans son fourreau et retenu par une corde.
L'individu que je devais affronter était de sexe féminin, un combat de jeune femme, qui sera la meilleure ? Je n'avais pas tellement envie de combattre, surtout je n'avais pas envie de montrer l'usage des Portes Célestes aux yeux de tous, ils n'avaient pas besoin de connaître mes atouts.
« Hajime ! » Disait une nouvelle fois l’arbitre de la rencontre de façon claire et audible.
Je dégainais mon sabre et je me jetais dans la bataille tel une sauvage, l’envie d’en finir avec mon adversaire était visible dans mon regard acéré. Néanmoins, je fus rapidement immobilisée par l’arbitre qui avait paré ma lame, mon épée se trouvait à quelques centimètres de la gorge de mon adversaire.
« Les combats d’entraînement ne sont pas des combats réels, vous n’êtes pas ici pour blesser votre adversaire ! » La voix du juge était sévère.
Je remettais mon arme dans son fourreau et j'étais priée de regagner ma place dans les tribunes. Apparemment ici, les combats n'avaient pas la même signification que dans mon village natal, je prenais note de cette particularité.
Au moins, je pouvais retourner sur mon siège de spectatrice sans avoir montré mes talents et mes bottes secrètes, la seule information qui avait été divulguée par ce combat, mes coups d'épée étaient offensives et me servaient à blesser mes ennemis. Je me réinstallais à ma place pour y reprendre mon rôle d'observatrice.
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Fukuhara N. Mitsuo
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Mer 26 Déc 2018 - 11:13





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Shin était très vraisemblablement lassé par ces combats. Aussi, il se leva et dépoussiéras un peu sa veste avant de se dirigé vers la sortie en soupirant. Il faut dire qu’il avait depuis bien longtemps dépassé le niveau de l’académie, et que par conséquent, une telle série de combat l’ennuyait. En fait, il avait déjà vu l’élément le plus intéressant se battre. A savoir la femme aux crânes. Il pensait avoir à faire à une camarade mais manifestement non, ce n’était qu’une beauté sauvage. Il poussa la porte et soupira, fixant droit devant lui en marchant dans les couloirs pour sortir de ce bâtiment. Il avait bien songé à laisser tomber la nécromancie pour apprendre l’art du sabre, mais bon… Etait-ce vraiment une bonne chose ? D’un autre côté, il avait envie de laisser tomber ce lien qui le lie à son passé, tourner la page et recommencer à zéro, faire le deuil sur sa famille et passer à autre chose. Après tout, il était devenu nécromancien en grande partie pour cela, par pur refus du deuil.

Il se disait que cela irait mieux s’il pouvait les faire revenir, mais plus le temps passait, plus il se disait que c’était impossible, et que tout cela n’était qu’un fantasme irréalisable… Alors quoi de mieux que l’art du sabre pour changer ? Un art radicalement opposé à celui qu’il utilisait en ce moment même. Utiliser l’acier sans vie, plutôt que des cadavres. Ironique pas vrai ? Mais bon, un changement radical s’imposait, et il en était de plus en plus persuadé. Le soucis étant.. Comment ? Il ne pouvait pas juste s’auto-proclamé samouraï ! Il devait en apprendre les rudiments et maîtriser cet art par quelqu’un qui en était maître. Mais qui ? Il avait beau retourner la question sous toutes les directions possible et imaginable, il n’avait pas la réponse.

Il s’adossa au mur externe du bâtiment, regardant le ciel dépourvu de nuage avec un air pensif sur le visage. Etait-il vraiment prêt à laisser son seul lien avec son passé derrière lui ? Peut-être même qu’il devrait changer de nom ? Non, son nom il le garderait. Il était fier de ce nom, ses parents étaient des personnes respectables et au grand cœur, il n’avait aucun doute que si ils avaient pût, ils se seraient dévoué pour partir à sa place. Voir même au pire tout plaquer pour venir avec lui. Mais il était heureux qu’il n’en fût rien. Il n’aurait pas voulu qu’ils voient le monstre qu’il était devenu au fil des années, tuant pour gagner son pain quotidien, commençant même à y prendre goût… Son âme avait était brisée et reforgée, son humanité était profondément enterrée sous des années de rage… Il n’était pas mieux qu’un démon sous forme humaine. Un démon qui menaçait de perdre le contrôle à tout moment, de tout détruire sur son passage, mais un démon qui commençait à être dompter, avec notamment l’aide de son équipe. Il était conscient qu’il avait beaucoup de chance à ce niveau, ce n’était pas donner à tout le monde d’avoir ce genre d’opportunité.






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Ven 28 Déc 2018 - 12:23
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Un nouvel affrontement allait avoir lieu, deux personnes supplémentaires étaient invitées à rejoindre l'arène pour y combattre. Apparemment, l'arbitre choisissait des individus parmi le public pour ensuite les convier à le rejoindre.
Plusieurs combats s'enchaînaient de cette manière, quatre pour être précise. À la fin du quatrième duel, je décidais de m'en aller à mon tour, cinq combats en tant que spectatrice m'avaient suffi, de plus la faim m'avait gagné. Je quittais donc les tribunes ainsi que l'immense salle qui contenait ce gigantesque terrain d'entraînement qui faisait la fierté de l'Académie Hashira.

Je croisais peu de monde dans les couloirs du bâtiment, à croire que cet horaire n'était pas une heure propice à la rencontre et à l'échange avec autrui. Mon ventre commençait à gargouiller, je posais une main sur ce dernier pour tenter de le calmer, je lui parlais en prime pour lui montrer qu'il avait toute mon attention et que la première chose que je ferai en dehors de ces murs étaient de lui offrir de la nourriture. Grâce à Senkū – mon cousin germain ; je connaissais le quartier où certains Yaoguaï avaient immigré pour y faire commerce avec les autres peuples de notre beau et horrible continent. J'allais surtout pouvoir y déguster un plat typique de mon clan et non une des innombrables spécialités à base de pierre qui pullulaient à Iwagakure no kuni.

J'arrivais enfin devant les majestueuses portes de l'Académie, je n'avais plus qu'à pousser ces dernières, et je serais aussitôt dehors. Cette action effectuée, j'admirais le ciel sans nuage qui s'offrait à moi. Il s'agissait bien là du seul avantage de la cité du pays de la Terre, le ciel, le reste n'était qu'horreur.
En longeant sur ma droite, je remarquais qu'un jeune homme était adossé sur le mur, l'air pensif. En m'avançant pas à pas je reconnaissais l'individu, évidemment je ne l'avais vu qu'une seule fois, et c'était tout à l'heure sur le terrain. Il s'agissait du damné qui n'hésitait pas à se servir des morts comme d'une arme. Je dévisageais l'inconnu, car son ninjutsu si cela en était, était un abominable art shinobi. Bien, que je venais d'une contrée lointaine, que mon peuple était qualifié de « sauvage », nous avions tout de même certaine valeur, et le respect des morts en était une.
« Âme impure ! » Lui lançais-je à sa hauteur tout en tenant fermement la garde de mon sabre au cas où cette qualification ne lui aurait pas convenu.
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Ven 28 Déc 2018 - 14:41





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Âme impure ? Il avait bien entendu ? C’était assez… Commun, de se faire appeler par quelque chose comme ça ou assez similaire. Néanmoins cela faisait quelques temps que l’on ne lui avait pas rappelé à quel point il pouvait être un monstre. Il observa le sabre, calmement. Une samouraï ? Il haussa un peu les épaules et se tourna pour lui faire face, calmement. Il n’avait pas remarquer tien.. Des cheveux verts ? Voilà qui était peu commun.

- Hm.. Je suis Âme Impure, enchanté Gurin-chan.

Il croisa les bras, ne souhaitant pas réagir plus que cela à son « insulte », si on pouvait appeler ça comme ça. Pour lui c’était plutôt un descriptif en fait. Il roula un peu des yeux et s’apprêtait à partir, quand il entendit un grognement bien connu par celui-ci, celui d’un estomac affamé. Il se figea et lâcha un profond soupire.

- Tu auras du mal à me découper en rondelle si tu meurs de faim… Je n’habite pas loin… Je t’invite à manger.

Il commença alors à marcher, retenant un petit rire en l’imaginant la lame tendue vers lui, le ventre gargouillant tel un monstre de conte de fée. Une vision qu’il hésitait à décrire comme adorable ou bien vraiment hilarante. D’ailleurs en y pensant, il ne l’avait jamais vu au village avant aujourd’hui.. Ceci dit, vu son côté ermite, ce n’était pas vraiment surprenant, il ne devait pas connaître le dixième des shinobis de ce village mine de rien. Mais c’était sans grande importance.

Il plongea ses mains dans ses poches et commença à prendre la direction de son manoir, sans vraiment faire attention au fait qu’elle le suive ou pas. Il n’était pas une menace pour elle, après tout ils étaient tous deux du même village, il n’avait donc aucune raison de l’attaquer, surtout pour quelque chose d’aussi triviale qu’une pseudo insulte. Mine de rien, son côté sauvageonne lui rappelait un peu Genku, le médecin qu’il avait eût avec lui dans une mission… Y avait-il un lien entre les deux ? Absolument aucune idée, mais ce n’était pas vraiment important. Sa marche se fit calme, après tout il ne fallait pas qu’il perde dans les rues de la Roche sa camarade dont il avait gentiment fait la proposition d’un bon repas chaud. Enfin, ce ne serait pas vraiment surprenant si elle décidait de ne pas le suivre, après tout ils ne se connaissaient pas, et il ne devait pas valoir mieux qu’un démon à occire à ses yeux. Enfin, là n’était pas la question de toute manière, c’était l’un ou l’autre, pas de troisième option. Et puis, il fallait bien avouer qu’il était curieux quant à l’origine de ce crâne sur sa tête… Purement décoratif ou une sorte de pièce d’armure à l’allure lugubre ?






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Yaoguaï Sae
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Lun 31 Déc 2018 - 0:24
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Mes oreilles me sifflaient-elles ? Comment cet avorton – l'homme devait être plus âgé que moi ; osait-il se montrer autant familier avec ma noble et sauvage personne ? Gurin-chan, était-il tout simplement en train de se payer ma tête avec la couleur de ma majestueuse chevelure ? Je ne m'attendais pas à une réplique de ce genre, je desserrais lentement mes doigts de la poignée verte de mon sabre, mon regard était foudroyant.
Jamais personne en vingt années d'existence ne m'avaient appelé ainsi, la plupart du temps on utilisait mon titre de « princesse » quand on souhaitait m'adresser la parole, et là au bout de quarante-huit heures à Iwakagure no kuni j'étais rabaissée à une simple coloration de cheveux. Je me rapprochais d'un petit pas vers l'inconnu que j'avais catalogué d'âme impure. Néanmoins, ma tentative d'intimidation tombait à l'eau puisqu'un grognement rugissait dans le creux de mon estomac. Je me retenais de pousser un profond soupir, le jeune homme en profitait pour m'inviter à déjeuner avec lui.

Les habitants de cette cité étaient étranges. Pourquoi voulait-il m'offrir un repas, alors que je venais de lui porter une qualification préjudiciable et que j'avais montré en plus des signes d'hostilités en tenant la garde de mon katana avec ma main de sabreuse ? Une nouvelle question, sans réponse comme les précédentes.
« Pourquoi pas. » Lançais-je sans grande conviction.
Un repas offert était toujours meilleur qu'un repas que j'aurai été obligé de payer. J'avais dû mal avec cette idée d'échanger de l'argent contre de la nourriture. Dans mon pays natal – Hayashi no kuni pour être plus précise ; je n'avais pas besoin de transaction financière pour subvenir à ce besoin vital, je n'avais qu'à aller dans la forêt pour y chasser un animal, l'attraper, le tuer, le dépecer, puis cuir sa tendre chair avec un joli feu pour ensuite déguster le tout. Le fait de pouvoir se nourrir en allant dans un commerce, s'asseoir sur une chaise et d'attendre que l'on amène un plat semblait une hérésie pour moi, où était le plaisir de manger si on n'allait pas chercher soi-même sa nourriture ? Les dieux nous avaient offert l'intelligence de pouvoir chasser toutes les espèces animales malgré le potentiel génétique supérieur aux nôtres puisque nous n'étions pas dotés de griffes, de crocs, de défenses etc.
Je suivais le jeune homme, n'ayant pas encore son identité je nommerai ce dernier « âme impure », peut-être même qu'il garderait cette appellation si l'envie m'en disait.
« Nous sommes encore loin ? Sinon, je vais voir les marchands originaires de mon pays. » La marche c’était bien, mais cela aggravait considérablement ma faim.
Si j’avais envie de faire quelques économies de ryôs, il me suffisait d’aller voir la ruelle que m’avait montré mon cousin germain à mon arrivée où plusieurs de mes concitoyens de Yaogakure avaient élu domicile où ces derniers se montreraient fort généreux en m’offrant le gîte et le couvert, plutôt le couvert puisque le gîte je l’avais déjà.
Je remarquais que l’individu de sexe masculin portait une étrange arme, je n’avais jamais rien vu de tel, cela semblait sophistiquer, mais surtout comment combattre avec ceci ? Une énième question supplémentaire.
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Lun 31 Déc 2018 - 11:18





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Après quelques minutes de marches, la voilà qui lui demandais déjà si c’était loin. Il secoua alors la tête, calmement, poussant la grille de ce qu’il semblait être un manoir en baillant, un petit renard blanc lui grimpa alors sur l’épaule droite, tandis qu’il sourit un peu, caressant le menton du petit animal. Il sourit et se retourna vers la femme aux cheveux verts, afin d’être sûr qu’elle n’était pas morte de faim en chemin, puis, tranquillement, il la guida vers la salle de repas. Il la laissa donc sur place, avec le renard qui s’assit sur la table la fixant droit dans les yeux en penchant légèrement la tête sur le côté droit, l’air intrigué par cette présence chez lui. C’est quelques minutes après que le nécromancien revint avec plusieurs plats fumants, qu’il déposa devant la sauvage.

- Voilà, mange à ta faim.

Il s’assit alors en tailleurs devant elle, se servant une cuisse de poulet qu’il tendit au renard. L’animal secoua un peu ses oreilles et croqua un morceau de viande, avant de s’approcher finalement et commencer à dévorer la pièce. Shin lui, reporta son intention sur son invitée, reprenant la parole calmement. Retirant calmement sa veste, il se retrouva en débardeur, dévoilant déjà ses bras couverts de cicatrices diverses, allant de la simple coupure, à la brulure profond, en passant par des perforations. Il la déposa alors à côté de lui et se servit lui aussi un peu à manger.

- Au passage, je m’appelle Shin, Karasuma Shin. Tu ne serais pas une Yaoguaï par le plus pur des hasards ? Tu me fais un peu penser à Genku, le même air sauvage.

Il croisa alors les bras en la regardant calmement, penchant légèrement la tête sur le côté droit en regardant celle-ci, sans trop comprendre si elle était véritablement de sa famille, ou bien si son esprit lui jouait simplement des tours. Il haussa alors les épaules, se disant qu’elle répondrait, ou au pire qu’il n’en saurait jamais rien. De toute manière, c’était sans grande importance. Il se disait qu’il ne pouvait pas la forcée à se présenter à lui, quand bien même elle lui était « redevable » à cause de ce repas chaud et gratuit. Enfin, il s’en fichait dans le fond, mais bon.

- Après si tu veux que je continu à t’appeler Gurin-chan…

Il se doutait bien qu’elle ne voulait pas être appeler de la sorte, donc il aurait ainsi plus de chance d’obtenir son vrai nom. Et puis, ce n’est pas comme si elle avait vraiment besoin de le lui cacher, donc bon.







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Yaoguaï Sae
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Jeu 3 Jan 2019 - 0:31
L'amour des crânesft. Karasuma Shin


Une habitation surfaite abandonnée et en rénovation, aucun charme comme son propriétaire. Rien de tel qu'une maison sans âme pour une âme impure, quoi qu'il en soit je suivais toujours l'individu puisque ce dernier m'avait promis un repas. Le petit renard blanc qui était monté sur son épaule avait l'air succulent, en brochette avec quelques herbes du pays du Bois et l'animal aurait fait un mets de premier choix.
Finalement pas de canidé du genre Vulpe en broche pour moi, mais plusieurs plats fumants que le jeune homme m'avait apporté dans sa salle de repas. Qu'avais-je donc sous les yeux ? De la viande avec en accompagnement du riz. Je grimaçais en voyant l'aspect visuel des assiettes que l'on me proposait.
« Vous les iwajins, vous n’avez vraiment pas le sens de l’hospitalier. Tu aurais été dans ma maison, je t’aurais fait un festin digne des grands rituels. » J’étais dépitée en voyant cela, mais les odeurs qui s’y dégageaient convenait à mon estomac.
J'attrapais donc tout ce que je pouvais attraper et je m'empiffrais comme une ogresse qui n'aurait pas mangé depuis une semaine. L'hôte se mettait à l'aise, retirant sa veste pour ensuite la posée à côté. Il se présentait ensuite, son identité m'importait peu, mais je la gardais dans un coin de mon esprit. Néanmoins, la suite de sa phrase se révélait plus intéressante puisqu'il faisait référence à mon cousin Genkū et qu'il avait vu juste, j'étais bien une Yaoguaï.
Je ne disais rien, refusant de répondre à sa question, après j'étais en train de dévorer son repas je ne pouvais pas utiliser ma bouche pour mastiquer et pour répondre à la fois. Malheureusement pour moi, j'avais dû interrompre ce mécanisme de broyer les aliments dans ma cavité buccale pour mettre un terme à ce surnom stupide et immature. Oui, l'homme m'avait notifié qu'il continuerait de me surnommer Gurin-chan. Je reposais la pièce de viande encore fumante dans mon assiette avec dédain.
« Si tu penses que je suis une Yaoguaï, ne serait-il pas préférable pour toi d’éviter ce genre de surnom sur ma personne ? » Je regardais l’homme aux bras affreusement horribles.
Les marques qu’ils portaient sur ses membres supérieurs n’avaient rien de naturel, enfin cela n’était pas que le résultat de combat, mais également de la torture. Mon hôte en plus d’être une âme impure devait être quelqu’un de très malchanceux pour avoir autant de cicatrices du fruit de la torture.
« Dis-moi, pourquoi tu te sers de cadavres pour combattre, tu es trop lâche pour faire cette besogne toi-même ? » Lançais-je à l’individu en face de moi avec un rictus narquois.
Sur ces douces et gentilles paroles, je reprenais la pièce de viande que j’avais lâchée. En croquant la chair à pleine dents, je me permettais de poser le regard sur la petite créature au pelage immaculé comme pour lui montrer que j’avais envie qu’elle soit le morceau que je dégustais à l’instant. Cela faisait un moment que je n’avais pas mangé de renard, en plus celui ne devait pas être mauvais puisqu’il avait un appétit des plus voraces.
« Dernière chose, pourquoi as-tu observé ma coiffe quand nous étions dans les tribunes, je t’ai vu y jeter un œil, même s’il a été furtif. » Mes prunelles émeraude se posaient sur la silhouette du ninja.
Je n'aimais pas être épiée. Un jour — il y a six ans pour être plus précise — un homme du clan m'avait observé longuement, cette information était revenue aux oreilles de mon père. Le voyeur ne recommença plus jamais puisque le chef des Yaoguaï lui avait retiré les yeux de ses orbites. Depuis ce jour, plus aucun homme ne m'avait épié même furtivement, je n'étais donc plus habituée à cette pratique honteuse.
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Fukuhara N. Mitsuo
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Jeu 3 Jan 2019 - 0:56





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Le nécromancien écouta la femme s’adresser à lui comme s’il était de la basse société ou quelque chose du genre. Il lâcha un profond soupire en haussant simplement les épaules. Elle posait beaucoup de question pour quelqu’un qui se servait dans ses plats sans gêne et refusait de répondre à ses questions pourtant justifiées. Il regarda son renard se mettre sur ses genoux, tandis qu’il fixa la femme droit dans les yeux.

- C’est temporaire, le temps que je maîtrise l’art du Bushido.. quant à la raison d’origine, je ne pense pas que ça te regarde. Tu peux bien penser ce que tu veux de mon style de combat, pour être honnête, ça ne m’intéresse pas plus que le nombre de feuille morte dans les rues en automne.


Il haussa simplement les épaules, la fixant droit dans les yeux, l’air de ne pas avoir de considération pour son rang ou peu importe la raison qui la poussait à être aussi hautaine avec lui. Il croisa par la suite les bras, la fixant toujours sans détourner le regard. Il plissa néanmoins légèrement les yeux, posant de nouveau son regard sur la coiffe quand elle la mentionna.

- Ce n’est pas tous les jours qu’on voit quelqu’un se balader avec un crâne sur le haut de la tête. N’importe qui serait intrigué.

Il secoua légèrement la tête, comme ennuyer par la situation. Il ferma un peu les yeux par la suite avant de les rouvrir calmement, la fixant de nouveau, cette fois-ci, ce n’était plus un regard curieux ou lasser, mais celui d’un homme qui regardait dans les yeux un être qui se prenait un peu trop pour le centre du monde. Il décroisa alors les bras et s’empara d’un verre, où il se servit du sake.

- J’ignore qui tu es et d’où tu viens, mais note ceci. Pour moi, tu n’es personne. Tu n’es ni mon supérieur hiérarchique, ni ma femme, ni même une simple connaissance. Tu peux bien parler comme tu veux aux autres personnes, essayer de les intimidés si ça te chante, mais moi, ça ne prend pas. Si tu refuses de me donner ton nom afin que je t’appel comme il se doit, soit, ce seras Gurin-chan pour toi. Que tu sois une Yaoiguaï, une Chokoku ou dieu sait quoi, je n’en ai absolument rien à faire. Je ne fais pas parti de ton clan jusque preuve du contraire, donc je n’ai aucune raison de te traiter différemment du reste de la plèbe. Donc si tu refuses de te présenter, et bien tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même de recevoir un surnom de la sorte de la sorte.

En effet, actuellement elle n’était rien. Une femme inconnu, une ressource à utiliser, au mieux, une collègue Iwajin, mais rien de plus. Il n’allait pas perdre son temps à tenter d’avoir son nom, ou même essayer de savoir ce qu’elle pouvait bien vouloir de lui, mais c’était sans importance. Les faits étaient là, elle était pour lui actuellement Gurin-chan, une autre Genin de la roche pour le moins désagréable, bien qu’une femme à fort caractère et vraiment intéressante de par son côté sauvage. Mais lui n’était pas un petit gibier, non, il était un prédateur au repos, et un prédateur au repos déteste se faire marcher sur la queue.







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Yaoguaï Sae
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Dim 6 Jan 2019 - 3:06
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« Je n’ai pas vu un arbre dans cette région, ça doit être dur de voir des feuilles tombées en automne, non ? » Lançais-je au jeune homme pour lui montrer que je me fichais éperdument de ses propos.
L'hôte ne voulait pas me dire pourquoi il usait de cadavre pour se battre, il se justifiait d'utiliser ces derniers sous prétexte que sa maîtrise dans l'art des samouraïs était encore à son balbutiement – cela je le supposais.
Je poussais un petit soupir avant de me resservir une cuisse. Pendant que je dégustais ce membre inférieur bien cuit, l'individu me parlait de mon crâne. Il n'en parlait pas vraiment pour être tout à fait honnête, sa réponse était de me dire que cela était peu fréquent de voir une splendide demoiselle – j'en rajoutais – portant une coiffe faite à partir d'un crâne animal. J'aurais aimé qu'il me donne une autre justification, mais ce qu'il disait, tenait tout à faire la route. L'homme était un iwajin, il n'avait pas besoin de connaître la signification clanique de cette coiffe mortuaire.

L'hôte devait être passablement irrité par rapport aux paroles qu'ils prononçaient à mon égard. S'il avait été un Yaoguaï, je me remettrais en question, mais là ce qu'il disait était comment dire, amusant. Je reposais dans mon assiette la cuisse à moitié dévorée et j'affichais sur mon visage un grand sourire, quelques mots de son intervention m'avaient plu.
« Dommage que tu ne sois pas de mon sang, tu te serais très bien entendu avec mon père. Il y a juste le côté lâche à se servir des morts, mais si tu te sers de cette étrange arme que j’ai vu il se pourrait que je t’ai jugé un peu trop hâtivement. » Serait-ce un début de mea-culpa ?
J'étais un peu étonnée d'avoir prononcé ses mots, mais après tout je ne m'étais montrée que hautaine et non agressive. Senkū avait raison, je devais me montrer le moins possible, de faire en sorte que mon côté Yaoguaï ressorte le moins possible si je ne voulais pas avoir trop d'ennuis. Je n'étais pas ici pour créer des conflits ou me battre loin de là, j'étais ici pour apprendre, les coups gratuits, les duels en pleine nuit avec le ciel étoilé comme toit je les avais à Yaogakure, il était donc inutile de les faire ici dans la cité du pays de la Terre.

Mon ventre était plein, il était content que je me sois occupée de sa modeste personne. Je passais délicatement ma main graisseuse dans ma chevelure raide et émeraude. Maintenant, que pouvais-je bien faire ? Apprendre à connaître mon hôte ne m'intéressait pas plus que cela, certes l'histoire des nombreuses marques qu'ils avaient sur le corps devait être palpitante à écouter, mais à mes yeux elles n'avaient pas plus de signification qu'un furoncle mal placé.
Je faisais quelques moues avec le bas de mon visage et ma bouche pour réfléchir, car rien ne me venait à l'esprit. Cela faisait cinq jours que j'avais quitté ma terre natale, cinq jours que je n'avais pas rendu d'hommage à mes ancêtres qui avaient foulé ce monde bien avant moi. En pensant à cela, je savais quoi faire maintenant.
« Tu ne sais rien de moi comme tu me l’as expliqué il y a un instant. Dans ce cas, je vais te faire découvrir quelque chose de chez moi, et puis je dois le faire puisque c’est important. » Je marquais un petit temps d’arrêt. « Nous allons sortir, nous allons aller dans le marché, nous allons acheter un sacrifice animal, et je vais te montrer l’un des rituels ancestraux de mon clan. Ne t’inquiète pas, ce n’est pas le genre de rituel où l’on maudit quelqu’un, je veux juste honorer mes aïeux. »
Je n'avais pas réellement besoin de mon hôte pour faire ceci, mais cela ne me dérangeait pas d'avoir un peu de compagnie, évidemment j'aurais préféré un Yaoguaï à mes côtés, mais je devais m'habituer à trouver autour de moi des étrangers. Je décidais de me lever et de mettre en exécution ce que je venais de dire, au jeune homme de choisir ce qu'il avait envie de faire maintenant, se reposer dans cet endroit abandonné ou bien observer un spectacle que l'on ne voit que dans des régions reculées où des peuples archaïques vivaient en parfaite harmonie avec la nature ?
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Dim 6 Jan 2019 - 10:38





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Tout cela était bien joli, mais ça ne lui disait toujours pas le nom de la femme à la chevelure d’émeraude… Bah, tant pis. Elle le lui dirait, très probablement, en temps et en heure. Il la regarda alors calmement, une vraie sauvage encore une fois, peu importe comment on la regardait, c’était difficile de nier cela, pour ne pas dire totalement impossible. Mais quelque chose avait changé depuis le début de la conversation, elle ne lui lassait plus de piques. Peut-être en avait-il assez ? Ou bien encore s’était-elle enfin mise dans la tête qu’il n’était pas une menace ? Il n’en savait rien et à vrai dire ce n’était pas vraiment important. Il soupira intérieurement et l’écouta parler d’une histoire de sacrifice animal pour honorer ses ancêtres.

- Bah, tu sais j’ai bien vu des peuples primitifs faire des sacrifices humains pour honorés leurs dieux et leurs morts, alors un sacrifice animal, ce n’est pas ça qui va me choquer. M’enfin, j’imagine que c’est un peu plus complexe qu’un simple sacrifice animal.


Il se leva et remis sa veste sombre, s’étirant un peu en faisant craquer sa nuque d’un mouvement de tête sur la droite. Il posa ensuite sur regard sur celle qui était pour le moment « Gurin-chan », repensant à ses quelques mots glisser un peu plus tôt à son sujet. Il aurait pût bien s’entendre avec son père hein ? Si c’était le cas, il devrait être une personne plutôt atypique c’était bien évident. Il commença alors à marcher aux côtés de la Yaoguaï.

- Tu veux dire la faux ? Ce sera bientôt remplacer par un katana. Enfin, comme je te l’ai dit, pour le moment je n’en suis qu’à l’apprentissage de l’art du samouraï, c’est un peu plus complexe que juste secouer son arme dans tous les sens.

C’était surtout les principes et vertus de la voie du sabre le problème. Il y en avait certains qu’il pouvait appréhender, mais d’autre, il n’avait absolument aucune idée de ce que cela pouvait bien vouloir dire. Il croisa les bras alors en marchant, regardant droit devant lui.

- Enfin, je suis content pour toi que tu es une famille, pour ma part je me souviens à peine du visage de mes parents. LA vie d’enfant soldat n’est pas facile tous les jours.

Il éviterait de mentionner certains détails de sa vie de toute façon. Les pillages, les morts, les viols sur sa personne, l’empoisonnement de ses « gardien » pour fuir vers Iwa, son séjour en prison… Rien que d’y penser, son corps frissonna. D’un autre côté, l’année qu’il avait passé en prison était un véritable paradis comparé à ses années de mercenariat. Il n’empêche que plus il y pensait, plus il se disait qu’il n’avait était qu’une simple arme toute sa vie durant. Enfin, en tout cas, il avait appris à ne pas se voir autrement. Il lâcha un profond soupire et plongea ses mains dans ses poches en souriant, fixant le ciel en se demandant ce qui avait pût changer depuis ce temps.








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Yaoguaï Sae
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Mer 9 Jan 2019 - 16:32
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L'arme que portait le jeune homme s'appelait une « faux », je n'avais jamais vu pareil équipement offensif dans ma vie, j'avais envie de la prendre dans mes mains et de faire quelques mouvements avec cette dernière pour juger de sa maniabilité. Peut-être une prochaine fois d'autant plus que mon hôte utilisait cette faux en attendant de la remplacer par une arme bien plus conventionnelle et qui me parlait davantage, un katana. Bonne idée me disais-je, user de ce dernier sera bien plus glorieux que la manipulation des morts.
Mon hôte qui n'allait plus le rester dès lors que nous mettrions le pied dehors acceptait de m'accompagner dans ma quête des éléments nécessaires pour mon rituel. D'après ses dires, ils auraient déjà assisté à des sacrifices humains dans une vie précédente, étrange. Je n'avais jamais entendu personne parler de peuples ayant recours à cette pratique des plus barbares et qui se révélait plus du fanatisme qu'autre chose. Sans doute, des civilisations archaïques de contrées très lointaines. Enfin, la principale information était que cela n'allait pas lui faire peur que d'assister à ce spectacle, être sauvage ne signifiait pas pour autant être barbare.

Une fois dehors, j’accélérais la cadence puisqu’il était inutile de marcher lentement tout en discutant, l’objectif était simple se rendre dans le quartier commerçant, le poumon économique de la cité militaire du pays de la Terre.
« On ne traîne pas ! » Disais-je au jeune homme.
Étant donné que l'âme impure m'accompagnait, j'allais pouvoir me servir de ce dernier. Évidemment pas dans ce sens, il l'avait dit plus tôt, je n'étais pas sa supérieure, ni sa femme et donc d'une certaine manière je n'avais pas d'ordres à lui donner et il n'avait pas à exécuter ces derniers. Non, j'allais me servir de lui pour qu'il m'aide, en étant deux nous allions pouvoir séparer les tâches en deux, lui allait s'occuper de l'achat de certains produits requis au rituel pendant que moi je serais sur les autres. Nous allions faire notre premier travail ensemble, si la vie n'était pas magnifique ! Les odeurs diverses et variées parfumaient l'atmosphère ambiante, nous étions dans le cœur commerçant, je me tournais vers le shinobi.
« On va se séparer. Il faut que tu ailles voir les marchands Yaoguaï, ils se trouvent au Nord-Ouest du marché, tu leur demandes tous les ingrédients nécessaires pour le rituel honorifique aux morts hormis la bête à sacrifier. Faut que tu dises que tu viennes de ma part, comme ça tu n’auras rien à débourser. » Sur ces paroles, je m’apprêtais à aller aux étales acheter ma bête à sacrifier. « Sae. » Il ne connaissait pas mon prénom et il en aurait besoin pour y faire les emplettes.
Le jeune homme allait en avoir pour une bonne demi-heure s’il s’en sortait bien avec mes homologues sauvages. De toute façon, je ne me faisais pas trop inquiétude concernant la réussite de sa tâche, avec mon seul prénom il fera le plus gros du travail, en tant que princesse sauvageonne du clan, les marchands de mon village natal cherchaient toujours à me faire plaisir.
Les instructions étant données, je pouvais me hâter, il fallait que je me dépêche si je ne voulais pas que les meilleures bêtes soient déjà vendues. Il me fallait soit un bovin ou un bouc si le plus gros des mammifères était indisponible.
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Mer 9 Jan 2019 - 17:17





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Il suivit la Yaoguaï avec une certaine curiosité quand à ce qu’elle allait lui faire découvrir de sa culture. Il n’était jamais contre l’apprentissage de nouvelles choses, donc c’était une aubaine pour lui. D’autant plus que mine de rien, elle était plutôt agréable quand elle ne prenait pas les gens de haut de la sorte. Enfin, là n’était pas la question, il retint un soupire quand elle lui pseudo ordonna de se dépêcher, enfin, ça ressemblait plus à une requête insistante qu’à un véritable ordre, donc il ne ferait aucune remarque concernant cela. Il accéléra donc un peu le pas, suivant le rythme imposé par la femme aux cheveux d’émeraudes, tout en observant un peu plus en détail la femme. Il n’y avait pas à dire, elle était sauvage jusqu’au bout. Les tatouages sous les yeux, les cheveux non coiffés, la tenue digne d’un pagne version féminin… Enfin, mine de rien il fût un temps où ses habits étaient au moins d’aussi piètre qualité que les siens, donc il ne savait que trop bien à quel point il ne pouvait se permettre de faire un jugement à ce sujet.

Elle s’arrêta ensuite et se retourna face à lui, penchant un peu la tête en l’écoutant parler. Il hocha la tête, calmement. Chercher les ingrédients pour le rituel ? C’était bien joli tout ça, mais quels ingrédients ? Bon, suite à cela, il avait au moins obtenu son nom, ce qui était un début. Il avait aussi cru comprendre qu’elle était quelqu’un de très importante au sein de ce clan étrange qu’était les Yaoguaï, un nom qui sonnait comme un ours mutant cela dit en passant. Enfin c’était sans importance. Il sourit alors et répondit calmement à la demoiselle.

- Bien Sae-hime, nous nous retrouvons donc ici dans une demi-heure.


Il s’éclipsa ensuite rapidement, se dirigeant vers le quartier Nord-Ouest de la zone marchande. Bon, trouver ses compatriotes ne devrait pas poser problème, après tout, des personnes à l’aspect sauvage il ne devait pas en avoir cent cinquante dans le village de la Roche, encore plus dans un endroit aussi restreint que la zone vers laquelle il se dirigeait présentement ! Arrivant finalement devant le stand en question, il sourit et s’approcha.

- Salut à toi vendeur, je viens au nom de Sae, qui m’envoie chercher du nécessaire pour un rituel honorifique aux morts. Je ne dois pas prendre la bête, mais tout le reste seulement.

L’homme sembla surpris par l’entente du nom de la femme, puis s’en alla sans un mot réunir le matériel, avant de rejoindre Shin pour lui confier plusieurs sachets contenant chacun diverses choses. Bougies, couteau etc… Il ne comptait pas vraiment s’embêter à vérifier que tout y était, de toute façon il ne saurait même pas quoi vérifier donc bon. Il reprit donc la direction de son point de départ pour rejoindre la demoiselle, atterrissant souplement devant elle, étant passé par les toits afin de gagner du temps.

- J’espère qu’il y auras tout, sans indication exact de ce que je devais prendre, dur de vérifier qu’il m’as bien tout donner…

Il tendit les sachets vers la jeune Sae, afin qu’elle puisse elle-même procéder à la vérification du paquet, vu que lui n’avait absolument aucune idée de quoi chercher précisément. Suite à cela, il marcha aux côtés de la verte, fixant un peu le ciel, riant un peu avant de la regarder du coin de l’œil.

- Tu vas rire, mais ça me rappel un peu mon enfance, quand je faisais les courses avec mes parents.









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Yaoguaï Sae
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Mer 16 Jan 2019 - 15:24
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Il n’y avait qu’un seul endroit où je pouvais trouver l’animal dont j’avais besoin pour mon petit rituel. Je traversais les dédales du quartier commerçant pour me rendre à l’échoppe où je pourrais trouver mon bonheur.
Il ne m’avait fallu qu'une petite dizaine de minutes pour me rendre à ma destination tenue par deux frères éleveurs du pays de la Terre. Je les saluais comme il se devait, les frangins me zyeutaient des pieds jusqu’au haut du crâne, apparemment cela devait être la première fois qu’il voyait une femme avec des vêtements déchirés. Une fois cette observation des plus lourdes terminée, l’un prenait la parole et me demandait en quoi il pouvait se rendre utile.
« Il me faudrait une chèvre, pas plus de trois ans, beau pelage et douce de caractère. » Je savais de quoi j’avais besoin, je me montrais donc précise. « Vivante, évidemment. » Un léger rictus au coin des lèvres.
L’autre me demandait pourquoi, je lui répondais que j’en avais besoin sans pour autant me montrer très précise. Je n’allais tout de même pas dire que j’allais égorger la pauvre créature, boire son sang et l’étaler sur mon visage tout en y représentant une rune. J’étais peut-être une sauvage jusqu’aux bout des ongles, je n’étais pas pour autant une idiote, une telle pratique ici pouvait être mal vue par des individus aux mœurs trop aseptisées.

L’un des deux hommes, le plus grand qui était aussi le plus bourru ne semblait pas très jouasse de faire affaire avec ma personne, je voyais dans son regard sombre qu’il y avait de la réticence. Voyait-il le funeste destin qui attendait le pauvre mammifère ? Avec un fort accent, il refusait de faire la transaction. Avec de grands yeux, je le regardais à moitié abasourdi devant son refus. Était-il vraiment sérieux ? De plus, il rajoutait qu’il ne me connaissait pas et qu’il ne m’avait jamais vu auparavant. Sur ce point l’individu avait raison, je n’avais jamais acheté une bête chez lui depuis mon arrivée, je m’étais juste contenter de zieuter au loin ses marchandises vivantes.
Je poussais un long et très profond soupir, je n’avais plus le choix, j’allais me servir de mon joker, une carte où j’étais sûre et certaine de gagner.
« Je suis la cousine de Yaoguaï Senkû, je suis sûre que vous voyez de qui il s’agit. » Nouveau rictus. « J’aimerai pouvoir me débrouiller sans lui, si vous voyez ce que je veux dire. » Lançais-je pour finir.
Le frère le plus raisonnable était devenu livide, aussi pâle qu’un linge propre. Il était d’accord pour faire affaire et m’énonçait son prix. Je le faisais baisser un petit peu.
La chèvre en ma possession je gagnais le point de rendez-vous fixé avec mon hôte. Il arrivait avec un sac qu’il me montrait afin que je puisse vérifier si tout était présent. A priori cela était bon, il y avait tout. L’homme semblait heureux puisque cela lui rappelait un souvenir d’enfance. Tant mieux pour lui.
« Bon en route, j’ai de la préparation à faire, donc pas le temps de bavarder sans marcher. » Sur ces paroles, direction l’habitation de l’homme qui m’accompagnait.
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Jeu 17 Jan 2019 - 10:00





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Il suivit donc la Yaoguaï avec une certaine curiosité, ayant hâte de voir ce fameux rituel. Après tout, il était du genre curieux par nature, donc ce n’était pas vraiment surprenant qu’il soit intéressé par cela, aussi barbare que ce soit. Il marcha, tranquillement, suivant les pas de la demoiselle.

- Hmm.. Dis, la chèvre t’en a totalement besoin ou on peut la bouffée après ?


Il ne cessa pas sa marche cependant, il pouvait parfaitement marcher et parler en même temps tout de même. Il s’étira un peu durant la marche, réveillant un peu ses muscles endormis en ne faisant rien. Durant le chemin, il observa un peu autour de lui, les gens semblaient se demander pourquoi ils se baladaient avec une chèvre vivante, enfin très certainement vu la tête qu’ils faisaient. C’était assez amusant de les voir perturber par une chose aussi triviale.. Bon après c’était clair que ce n’était pas non plus le genre de chose que l’on pouvait voir tous les jours mais tout de même, ce n’était qu’une chèvre vivante bordel, ça aurait était la même, mais morte-vivante, il ne disait pas, il y aurait de quoi être sous le choc, mais là…

Enfin, c’était sans grande importance, il était payé pour protéger ces personnes, pas pour les comprendre. Enfin, même s’il essayait, il aurait très certainement beaucoup, beaucoup de mal. C’était quasi mission impossible pour lui de comprendre la pensée de civils lambda. Il faut dire d’un autre côté qu’il n’avait jamais essayé pour autant donc en un sens, c’était compréhensible. Une fois sur place, il poussa le portail en fer et entra par la suite dans la cour de son manoir, ouvrant les portes de celui-ci, il se figea, se retournant vers elle.

- Tu le fait plutôt en extérieur ou en intérieur ton rituel ?

C’était une question qui avait le mérite de se posée après tout, il fallait qu’il sache s’il devrait tout nettoyer derrière ou si le sol s’ne occuperait si c’était dehors. Enfin dans tous les cas, ce serait sanglant, après tout, on n’as pas besoin d’une chèvre vivante juste pour la déco, non ? Il n’avait rien contre le sang, si ce n’est le fait que c’était chiant, très chiant à enlever une fois sec. Encore chaud, ça allait, un coup de serpillière et on en parle plus, mais sec.. Un enfer, surtout sur les tapis. C’était probablement le pire avant le plancher.








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Dim 20 Jan 2019 - 22:10
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Et après on disait que c’était moi la sauvage ! Non, mais quelle idée que de vouloir manger une chèvre ayant servie pour un sacrifice, il fallait être fou pour effectuer un tel acte, car la colère divine était sans aucun conteste la pire de toute. Je poussais un très long et profond soupir avant de répondre à son interrogation, normalement je devrais me taire, mais là je ne pouvais pas sinon le rituel serait un échec.
« Tu n’as pas inventé la poudre toi ! Tu ne la manges pas ! » Disais-je à moitié indignée.
Heureusement pour moi, il cessait ses stupidités en matière de questions. Parfois le silence était un bien meilleur ami.
Nous arrivions enfin devant les grilles de son manoir, une fois ces dernières ouvertes, le jeune homme me posait un nouveau problème, où allait avoir lieu le rituel clanique que je m'apprêtais à faire ? Cette fois-ci, il avait utilisé sa tête puisque sa question n'était pas sotte à l'instar de la dernière qu'il avait énoncée dans les ruelles de la cité du pays de la Terre. Il y avait deux options, la première était de le faire à l'intérieur, mais les anciens ne pourraient pas nous observer à cause des murs et du toit de sa demeure. La seconde à l'extérieur, ne posait pas ce problème, néanmoins des civils pouvaient nous voir. Quelle option allais-je choisir ? Celle où mes ancêtres ne verraient rien ou bien celle ou les iwajins verraient tous ?
« Extérieure. Mais, parce qu'il y a un mais tu pourras nettoyer que dans trois jours et trois nuits, sinon les esprits seront fâchés. » Je regardais le maître des lieux droit dans les yeux.
Les choses étant dites, je regardais quel endroit serait le plus propice pour installer le rituel. Il n’y avait pas beaucoup de choix pour être honnête, c’était même tout le contraire. Néanmoins, j’en trouvais un. D’un pas léger tout un tirant sur la corde où la chèvre était au bout, je me dirigeais vers cette petite zone. Il était vrai que l’Ancienne du village me dirait que je m’y prenais mal, que toutes les conditions n’étaient pas remplies, mais je faisais avec les moyens du bord.

Je bloquais la corde avec une large pierre, une fois cela fait je commençais à déballer les différents outils et accessoires qui étaient dans le sac. Je plaçais les bougies pour y former une forme bien précise qui pouvait être comparable à celle d'un fer à cheval. À l'intérieur, je mettais les quelques branches végétales provenant du pays du Bois pour former une paire d'ailes. Cela fait, je commençais à préparer une mixture étrange dans un bol en terre cuite tout en récitant un chant cérémonial dans le dialecte ancestral des Yaoguai.

ทำไมคุณถึงใช้เครื่องมือแปลเพื่อทำความเข้าใจฉัน และที่นี่ฉันยังคงพูดไม่ชัดเพราะมันเป็นเพลงประกอบ

Une fois la mixture préparée je la posais sur les branches, les mains n'étant plus occupées, j'allumais les différentes bougies. Il étant l'heure de passer à la seconde étape.
J'extirpais du sac plusieurs sachets de pigments. En prenant le rouge, je marquais sur mon visage, mais également sur mes bras et mes cuisses différentes inscriptions et marques. Avec le noir, je changeais de façon très sommaire la couleur émeraude de mes cheveux. Je me tournais légèrement vers mon hôte.
« Je souhaite que tu approches et que tu enlèves ton haut pour que je puisse te marquer. » Disais-je de façon autoritaire.
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Lun 21 Jan 2019 - 13:11





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Il pencha un peu la tête en l’écoutant, avant de hausser les épaules, retirant calmement son haut en s’asseyant à genoux face à elle, cherchant à tenter de comprendre le rapport entre cela et le fait d’honoré un mort. C’était juste pour le principe ? Parce qu’il n’avait rien à voir avec ce mort, si ? Il posa ses mains sur ses cuisses, dirigées vers l’intérieur en plissant légèrement les coudes, réfléchissant un peu.. Allait-il devoir lui faire ses marques à elle aussi ? Comment aurait-elle fait s’il n’était pas là ? Que de questions qui se bousculaient dans sa tête. Il ferma un moment les yeux, les rouvrant calmement en regardant la sauvage lui faire d’étrange symbole sur le torse et le dos.

- Hm.. Tu aurais fait comment si tu étais seule ?

Il avait bien vu qu’elle s’était déjà un peu marquée. Peut-être serait-il de complément pour ne faire qu’un durant la cérémonie aux yeux du défunt, ou quelque chose du genre ? Il mentirait en prétendant comprendre l’objectif de ces marques et du pourquoi lui aussi devait en avoir, mais bon, il n’était pas là pour critiquer les coutumes de sa compatriote. Il essayait simplement de comprendre le fonctionnement de celle-ci. Peut-être que cela lui serait utile un jour après tout non ? Et puis, il aimait bien apprendre, il ne disait jamais non à de nouvelles découvertes, enfin, jamais, dans la mesure du raisonnable, il n’irait pas vendre son village en échange d’une leçon. Ce n’était pas son genre. Et puis il avait juré loyauté au village de la roche de toute manière, donc en aucun cas il ne trahirait cette promesse.

Il frémit un peu au contact de la peinture artisanale sur sa peau, elle était froide, une fraicheur contrastant avec les doigts chauds de la femme le marquant. Peut-être devrait-il d’ailleurs songer à quelque chose en retour pour remercier celle-ci de l’expérience qu’il vivait actuellement ? Cela dit, pour être fairplay, il lui avait offert un repas plus tôt. Donc cela voulait-il dire qu’ils étaient quittes ? Excellente question, il n’avait pas vraiment l’habitude de tout cela, donc il ne saurait le dire d’un simple regard comme certaines personnes en seraient capables. Enfin, ce n’est pas comme s’il était le genre de personne à toujours vouloir renvoyer l’ascenseur aux autres, mais bon. Même s’il n’y mettait pas un point d’honneur c’était tout de même quelque chose qu’il aimait faire quand il en avait la possibilité.








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Yaoguaï Sae
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Jeu 31 Jan 2019 - 22:31

L'AMOUR DES CRÂNES


Une nouvelle fois, l'interrogation du jeune homme possédait la réponse dans son énoncé. Néanmoins, il me semblait nécessaire de lui répondre, donc avant de prendre la parole je poussais encore un énième soupir. Décidément les hommes d'Iwa avaient la fâcheuse habitude de me faire faire cette action avec mon souffle.

« Étant donné que tu es spectateur, je dois t’intégrer au rituel, si tu n’avais pas été là bah je n’aurai pas eu besoin de te faire participer, cela coule de source, non ? » Lui disais-je d’un ton calme.

À croire que ceux qui lui avaient fait ces nombreuses cicatrices lui avaient également brûlé quelques parties du cerveau. Les choses étant expliquées, je pouvais poursuivre le déroulement du rituel, l'individu avait enlevé son haut afin que je lui peigne sur le torse, les bras, mais aussi le visage de symbole divers et variés. La fraîcheur des pigments de peinture lui faisaient légèrement hérisser les poils, petite nature me disais-je avec un petit rictus au coin des lèvres. Mon hôte était prêt, il était temps pour moi de passer à la seconde étape, la plus intéressante.

J'attrapais la corde qui servait de laisse à la chèvre, je la tirais vers moi pour que l'animal s'approche. Ni une ni deux, je poussais la bête vers le petit autel que j'avais érigé afin de rendre hommage à mes ancêtres. Le mammifère bêlait en regardant je ne sais quoi. Ma bouche s'approchait de l'oreille de l'animal, je prononçais plusieurs phrases dans un dialecte inconnu pour le jeune homme qui observait la scène se produire.
La lame sacrée dans une main, une fois les paroles sacrificielles prononcées, je tranchais d'un coup la gorge de la bête. Se vidant de son sang, la chèvre essayait de se débattre, mais je la retenais, la vie lui échappant elle s'écroulait sur le sol qui était maintenant recouvert d'une petite marre de sang chaud. Je posais la lame à côté de l'offrande. Je plongeais mes mains dans cette flaque d'hémoglobine afin qu'elles soient totalement recouvertes du liquide qui faisait battre le cœur de tout être vivant. Mes mains se baladaient ensuite dans mes cheveux afin que ces derniers deviennent complètement rouge, j'aplatissais également la paume gauche sur mon visage pour y laisser une marque visible.

« Je vous salue mes aïeux, que cette offrande vous honore, que votre bénédiction soit sur moi. Que les Yaoguaï perdurent tant que l’arbre monde les nourris. » Dernières paroles pour mettre un terme au rituel. « Voilà, c’est terminé. Je te demanderai de laisser comme tel, dans quatre jours je viendrai nettoyer cela. » Annonçais-je à l’âme impure.
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Fukuhara N. Mitsuo
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Ven 1 Fév 2019 - 10:07





Skull's love



Il se laissa faire en silence, observant la scène se présentant à lui avec intérêt, tandis que la chèvre se vidait de son sang. Cela ne lui faisait pas grand-chose à vrai dire, il avait l’habitude de ce genre de scènes, à la différence près qu’un humain remplaçait la chèvre. Il l’observa, se levant ensuite après le rituel, souriant un peu en la regardant du coin de l’œil.

- Le rouge te va bien, ça fait ressortir ta beauté sauvage.

Il rit un peu et fit craquer sa nuque d’un mouvement de tête vers la droite, enfilant un simple débardeur blanc plutôt que remettre son haut de kimono. Il la regarda ensuite de nouveau, silencieux et pensif. Elle savait qu’il comptait abandonner la nécromancie pour apprendre l’art du bushido, mais elle dans tout ça ? Quel était sa capacité ? Une médecin, comme Genku ? Bizarrement, il ne la voyait pas trop médecin en fait… Plus… Il ne savait pas, spécialiste du corps à corps ou quelque chose dans ce style.

- Dis-moi, tu sais ce que je fais, mais toi, tu es quoi au juste ? Une ninja médecin comme Genku, ou un truc en rapport avec le sabre que tu portes, genre.. Je ne sais pas, portes célestes, peut-être ?

Bon d’accord, c’était surtout quelque chose pour les adeptes du taijutsu, mais il se disait que ce type de jutsu pouvait être très pratique avec le bukijutsu aussi. Il l’observa, calmement. Bien sûr, elle n’était pas obligée de répondre, mais bon, c’était toujours un plus que de connaitre un peu ses futurs potentielles partenaires de missions, et ce pour plusieurs raisons, la première étant qu’il pouvait envisager des stratégies efficaces en prenant en compte les capacités de ses collègues, et pas simplement leurs présences pure. C’était toujours un peu plus agréable en situation de combat de savoir exactement ce dont était capable ses alliés, afin de pouvoir se dire ce qu’ils seraient capables de faire ou au contraire, de ne pas faire. Dans tous les cas, rien ne disait qu’il finirait à un moment ou un autre en mission avec elle, mais bon.








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Yaoguaï Sae
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Mar 5 Fév 2019 - 21:27

L'AMOUR DES CRÂNES


Le rituel était achevé. Mon hôte me complimentait sur le changement de couleur de mes cheveux. Je le regardais bizarrement suite à cette remarque, je trouvais cette dernière étrange étant donné le contexte, là où je venais on ne faisait pas très attention à l'aspect visuel de ceux participants à un rituel clanique. Cela ne partait pas d'un mauvais sentiment et peut-être que c'était l'usage à Iwagakure no sato d'agir de la sorte ?

Un petit rictus se formait sur mon visage peinturluré quand le jeune homme me demandait si j'étais comme Genku à savoir une utilisatrice des arts médicaux. Néanmoins, il avait raison je savais manier mon sabre, mais j'avais également un petit quelque chose en plus que je me gardais pour moi. Il était inutile d'en parler pour le moment, un peu de mystère ne faisait jamais de mal.

« Les arts de la médecine ne m’ont jamais intéressée. » Lui disais-je, de toute façon mon paternel ne m’aurait jamais autorisé à pratiquer cette arcane.

La force était la seule chose qu'il comprenait, certes il avait conscience du bienfait des soins sur un corps blessé, mais un corps qui était incapable de triompher ne méritait pas d'être sauvé, voilà dans quelle mentalité j'aie été élevée. Le décès de ma mère avait profondément changé la vision de la vie pour celui qui fut porté sur le piédestal de la force la plus puissante de tout le pays, avant il n'était pas comme tel, plus doux, plus simple, maintenant c'était tout l'inverse. Les drames changeaient les gens, moi-même j'avais été touchée par cette tragédie, l'ayant vu sous mes propres yeux, mais cette histoire n'était pas à raconter aujourd'hui.

« Je sais aussi très bien me servir de Gamuza. » Je montrais d’un signe de tête l’arme qui était posée un peu plus loin.

Ce katana était très important à mes yeux, car il m'avait été offert par mon paternel, un sabre en cadeau et un sabre en héritage, mes deux biens les plus précieux et qui me suffisait pour être heureuse. L'autre arme de combat était chez moi, soigneusement posée sur le lit du petit appartement que j'occupais. Depuis que j'étais arrivée à la cité militaire du pays de la Terre, je n'avais pas encore eu l'occasion de faire teinter le métal brillant sous les éclats des rayons du soleil, mais il ne serait trop tardé de m'atteler à cette tâche.


Dernière édition par Yaoguaï Sae le Mer 6 Fév 2019 - 14:49, édité 2 fois (Raison : énorme fail, j'ai mis mon nouveau poste sur un edit :P)
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Fukuhara N. Mitsuo
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Mer 6 Fév 2019 - 12:56





Skull's love



Il se leva en s’étirant un peu, regardant le ciel calmement, soupirant. Il fit craquer sa nuque d’un mouvement de tête vers la droite, puis regarda son invitée, calmement. C’était étrange tout cela. Il n’y a pas encore si longtemps que ça, il n’aurait même pas imaginé pouvoir participer à un rituel de ce genre, et maintenant le voilà, avec une Yaoguaï qui lui montre un rituel de son clan.

- Ça fait bizarre tout ça… Le calme, un toit, de la nourriture à volonté… J’aurais aimé que mes parents soient encore là pour en profiter. Mais bon, on ne peut pas tout avoir, pas vrai ?

Il lâcha un profond soupire en se disant que de toute manière, il n’y avait rien qu’il ne pouvait faire à ce sujet. Ils étaient mort, et ça, ça ne changerait pas, peu importe à quel point il le désire. Il se dirigea par la suite vers l’intérieur de la bâtisse, laissant sa compatriote de la roche faire ce qu’elle avait à faire, préparant un thé en attendant. Il s’assit donc à genoux à un côté de la table, attendant patiemment, tout en regardant droit devant lui. Chacun avait ses propres coutumes, c’était un fait établi, et elle venait de le lui prouver. Mais, savoir cela ne signifiait pas forcément comprendre et accepter ces coutumes. C’était encore une des choses qui différenciait les hommes et pouvait même parfois engendrer des guerres.

Il y avait plusieurs motifs pour la guerre de ce qu’il avait vu durant sa vie.. L’argent, les terres, les religions, les coutumes, le pouvoir… Mais toutes ses raisons avaient un facteur commun, une chose qui était présente dans toutes les guerres, et qui ne changeait pas, peu importe le motif. Les humains. Peu importe pourquoi, l’humain était toujours à l’origine de la guerre. La seule chose qui différenciait les guerres, c’était le motif que l’humain évoquait. Parfois noble, parfois discutable. Il observa par la suite la Yaoguaï le rejoindre, lui offrant sa tasse de thé, il rouvrit les yeux calmement, plongeant son regard d’or dans celui de celle qui lui faisait face.

- La prochaine fois que nous nous verrons, je ne serais plus le même homme que celui que tu à face à toi aujourd’hui. La seule chose qui ne changeras pas est mon passé et ce que nous avons partagé aujourd’hui, et pour cela, je t’en suis reconnaissant.








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Yaoguaï Sae
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Mer 6 Fév 2019 - 14:48

L'AMOUR DES CRÂNES


Mon hôte se relevait et quittait ensuite le lieu qui m'avait servi pour y effectuer mon rituel. Pendant qu'il n'était plus là, je me nettoyais comme je pouvais, enlevant les peintures et le sang chaud de mon visage. Je n'étais pas complètement stupide au point de me balader dans les rues et ruelles de la cité avec une tête pareille, je serais immédiatement arrêtée par la police du village et cette dernière serait des plus suspicieuses à mon encontre. Seule ma chevelure restait rougeâtre, ne pouvant pas enlever l'hémoglobine qui avait séché et teinté ma crinière.

Une fois prête, je retournais en direction de la demeure de celui qui m'avait accompagné pendant une bonne partie de la journée. D'ailleurs, je ne pensais pas rester aussi longtemps avec celui que j'avais qualifié d'âme impure comme quoi rien n'était prévisible et tout était immuable. L'homme m'attendait avec une tasse de thé, j'acceptais son présent. Je buvais lentement le breuvage chaud qui réchauffait mon corps ainsi que mes entrailles. Mon interlocuteur m'expliquait que la prochaine fois que nos chemins se croiseront ce dernier serait différent, selon ses dires. Pourquoi pensait-il cela ? Avait-il peur que je le catalogue pour le restant de ses jours comme d'une personne impure ?

Néanmoins, je ne disais rien. J'étais quand même surprise de le voir me remercier, pourtant je n'avais rien fait pour qu'il me soit redevable. Étrange bonhomme. Les iwajines étaient vraiment des êtres bizarres, j'avais du mal à les cerner, mais aussi à les comprendre pour le moment. Mes actes aujourd'hui n'avaient rien d'exceptionnel, c'était même plutôt le contraire.
Le thé était bu, la tasse étant vide je la redonnais à mon hôte avant de prendre la parole et de lui dire au revoir, car il était temps pour moi que de me retrouver seule, ma journée n'était pas terminée puisque j'avais une tâche qui m'attendait.

« Nous nous reverrons, petite âme impure. » Lui disais-je avant de tourner les talons.

D'un pas lent, je me dirigeais vers la grille du portail sans un regard en arrière, je ne savais pas ce que faisait Shin derrière mon dos. Il était temps pour moi que de gagner les plateaux rocheux et de me lancer dans une méditation assez spéciale puisque je venais de rendre hommage à mes aïeux, je devais accomplir une dernière étape, mais celle-ci je devais la faire seule et surtout pas avec un étranger.

FIN DU RP
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