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Le monstre de la ruelle | ft. Ryû & Yahiko

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Kamijiyū Shimi
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Lun 24 Déc 2018 - 12:28
Comment en étais-tu arrivée là ? Comment étais-tu arrivée dans cette ruelle, face à cet inconnu qui semblait vouloir ta mort ? Un kunai dans tes mains tremblantes, tu sentais ta respiration s’accélérer.

« N’approchez pas, ou… »

Ou quoi ? Tu n’étais qu’un genin ; un pauvre petit genin tombé du nid, et qui n’arrivait pas à remonter. Sans ton équipe, tu n’étais rien. Tu n’étais qu’un pauvre genin incapable de se défendre. Ces pensées retentissaient dans ton esprit, se cognaient contre les parois de ton crâne. Tu avais du mal à tenir le couteau ; on t’attaquait à Kumo. On t’attaquait dans le quartier résidentiel. On t’attaquait près de chez toi.

« Je n’hésiterai pas à me servir de ce kunai ! », crias-tu avec désespoir.

Mensonge. Tu ne ferais pas de mal à une mouche. Alors pourquoi t’obstinais-tu ? Parce que tu t’étais faite belle aujourd’hui ? Parce que tu refusais de salir ta tenue rose pastel de ton sang ? Ça se marierait si bien, pourtant. Hein ? Pourquoi t’obstinais-tu à survivre ?

« S'il vous plaît... »

Au fond de toi, ta stupide clémence t'empêchait de lui faire du mal. Tu ne pouvais plus te montrer courage lorsque ta propre vie se trouvait menacée ; ironique, non ?

Tes cheveux blonds tombaient presque devant ton visage, tandis que tes yeux gris fixaient l'inconnu. Tu faisais littéralement pâle figure face au danger ; dis-moi, pourquoi ne criais-tu plus comme tu en avais l'habitude ? Sûrement que la soif de vie avait rendu ta gorge sèche.

Tout avait pourtant si bien commencé. Tu te baladais tranquillement dans les rues, parce que le temps était magnifique, parce qu'il fallait parfois être insouciant, dans cette vie où l'on ne cessait de s'inquiéter. Tu marchais, dodelinais de la tête, laissais ta chevelure fouetter l'air de Kumo. Tout ça, le sourire aux lèvres ; rien ne pouvait t'arriver, pas vrai ?

C'est en arrivant au quartier résidentiel, vide à cette heure-ci, que ton instinct a hurlé « danger ». Tu t'es stoppée dans ta marche. Tu avais l'impression qu'on te suivait. Tu as fermé les yeux, tenté de repérer un autre chakra que le tien, mais ton cœur battait trop fort dans tes tympans pour que tu puisses te concentrer. Tu as repris ta marche. Plus lentement cette fois-ci. Ton souffle s'accélérait doucement mais sûrement. Tu commençais à paniquer. On te suivait ? Non. Impossible. Ce genre de chose arrivait juste aux autres. Et si tu étais « l'autre » ? Avec tes petites jambes, tu ne pourrais pas t'enfuir. Tu serais prise au piège. Comme un rat.

Tu as tourné à la première intersection. Une ruelle. Un pouffement nerveux t'échappa ; pouvait-on faire plus cliché ? Tes mains allèrent agripper tes bras croisés en-dessous de ta poitrine. Tu avais peur. Tu sentais des sueurs froides glisser le long de ton dos. Ton corps tout entier se crispait. Tu t'es lentement retournée pour lui faire face.

Et maintenant, voilà où on en est.
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Nozomi Ryû
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Lun 24 Déc 2018 - 13:26
Trois mois. C'était la date à laquelle Ryû avait médité pour la première fois, moment crucial, s'il en est, parce qu'il avait pour la première fois résisté aux pulsions de Yokka. Depuis, ce-dernier avait réussi à prendre le contrôle, parfois de manière dangereuse, d'autres fois simplement pour parler ou parce que Hatsu avait perdu son calme dans des situations spéciales. Mais cette fois, c'était chez lui, alors qu'il était plongé dans des réflexions trop compliquées, qu'il pensait à sa vie et à ses derniers accomplissements, que le fou furieux décida de prendre les manettes. Et c'était le pire moment, car tout immobile qu'il était, il fût incapable de comprendre avant qu'il ne soit trop tard. A peine se leva-t-il que le bleuté se saisit d'une tenue noire, pantalon noire et sweat à capuche noir. Son masque habituel pour terrifier les passants avant de les torturer et les tuer. Le masque, pourquoi Hatsu le gardait-il, au fond ? Il était assez symbolique, représentant l'essence même de tout ce qu'était Yokka, tout ce que détestait le numéro 1 chez son acolyte forcé. Le garder, oui, c'était aussi un moyen de ne pas oublier le passé, les crimes commis par l'autre ... les autres, mais aussi les siens. Moins nombreux, ils n'étaient que plus symboliques.

"Arrête tes bêtises, je sais ce que tu vas faire, tu fais tout le temps ça... Et si on se faisait prendre, cette fois ? Tu te crois plus intelligent ... tu l'es, mais un jour quelqu'un de plus doué va surgir et on sera finis."

Le dérangé se cogna la tête, comme on cognerait une télé pour la faire fonctionner, souhaitant que le premier se taise. Celui-ci n'avait pas le choix, il tentait de reprendre le dessus mais n'y parvenait pas. A peine sorti, à pas de loup, le jeune homme se mit en quête d'une proie. Il se posa sur un poteau assez haut, et il ne fallut pas longtemps pour que son attention soit captée. Une jeune fille, seule, se baladait insouciamment, inconsciemment, après tout que pouvait-il arriver ici ? Les tentatives de reprendre le dessus étaient de plus en plus grandes. Tuer des animaux, tuer des adultes, c'était une chose, mais pas une enfant, quand même ...


"Ne la touche pas, pas un seul de tes cheveux, ou je te jures que ..."

Sa phrase s'arrêta, le rire narquois de Yokka traduisit bien la situation... Il ne pouvait rien faire au quatrième sans que lui même n'en souffre, et d'ailleurs, celui-ci s'en moquerait bien de mourir, il ne partirait pas seul. La traque commença, alors et plus la petite s'éloignait des endroits peuplés, plus le chasseur s'approchait de sa proie. Elle sembla le ressentir, parce qu'elle se mit à courir, dans une ruelle ... vide, sombre, abandonnée. Sa langue parcourut ses lèvres lentement, et il finit par descendre pour faire face à la blondinette, elle semblait apeurée, tendant un kunai à bout de bras... une kunoichi ? Si jeune, si fragile, il n'aurait aucun mal à la dominer, et il n'y avait personne, il pourrait faire tout ce que son esprit détraqué lui dictait, la torture sous toutes ses formes. Mais ce qu'il préférait avant tout, c'était de voir l'espoir dans les yeux de sa cible avant de lui retirer violemment. Il ôta alors son masque, son œil droit rouge sang, avec le kanji pour "4" dedans. Il abaissa alors sa capuche, et montra un sourire gêné... pervers, psychopathe, Hatsu le détestait, et la petite ne ferait pas long feu.

"Désolé si je t'ai fait peur, tu peux baisser ton arme. Je ne suis pas un ennemi, je m'appelle Ryû et je suis un shinobi de Kumo, comme toi."

Il attacha son masque à sa ceinture, et leva les mains comme pour montrer qu'il était inoffensif pour la fillette. C'était faux, "fuis tant qu'il est temps", aurait voulu lui hurler Hatsu, mais il ne parvenait pas à déloger le squatteur. Lorsque ses pulsions étaient si hautes, si fortes, le premier était impuissant, totalement. Le quatrième savait, personne ne viendrait... enfin, personne ne viendrait vraiment ? Même pas une petite chance sur mille ? Le sadique reprit alors la parole.

"Désolé pour le masque et la tenue, aussi, j'ai un peu un esprit enfantin, j'adore faire peur aux animaux avec la nuit, tu devrais voir leurs têtes !"

Il avait rit, légèrement, comme pour détendre l'atmosphère...

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Couleur des dialogues : Nozomi "Hatsu" Ryû Hayasu "Nibanme" Shimega Sasayo "Hinoe" Tokebi Katsu "Yokka" Bakatsu Pensées
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Kamijiyū Shimi
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Lun 24 Déc 2018 - 20:36
L’inconnu enleva son masque et abaissa sa capuche : il avait les cheveux bleus, mais tu avais du mal à bien discerner la couleur de ses yeux… il fallait dire que cette ruelle était sombre. Avant que tu n’aies pu te poser des questions, il te sourit d’un air gêné, faisant rosir tes joues ; comme si le voir embarrassé te rendait troublée à ton tour.

Lorsqu’il te dit de baisser ton arme, au lieu de faire l’inverse comme tout bon shinobi, tu obéis ; s’il disait être un shinobi de Kumo… eh bien, tu te devais de le croire ! En plus de ça, il levait les mains, ce qui l’empêchait de faire des jutsus… n’est-ce pas ? Oh, que tu es naïve et inexpérimentée. C’est en presque mignon.

« Enchanté, Ryû-san, commenças-tu en rangeant ton kunai ; tu arborais désormais un grand sourire, bien que tes sourcils montrent toujours ta gêne. Je m’appelle Shimi ! »

Tu t’inclinas rapidement, tes sourcils reprenant peu à peu leur place originelle. Néanmoins, tu perdis quelque peu ton sourire lorsque Ryû-san t’expliqua qu’il adorait faire peur aux animaux. Pauvres animaux, pensas-tu. Tu ne pouvais t’empêcher de trouver la réaction du bleuté gênante : tu aimais les animaux et les aidaient dès que tu le pouvais, alors rencontrer quelqu’un qui aimaient leur faire peur… tu pensas aussitôt aux garçons de l’école.

« Je ne trouve pas ça super génial de faire peur aux animaux…, dis-tu avec un air pensif, ton doigt tapotant ton menton. C’est mieux de les câliner ! »

Il fallait changer de sujet. Vite, ou tu risquais de provoquer une dispute (et tu voulais tout, sauf ça).

« Est-ce que je peux demander quel âge vous avez, Ryû-san ? Je ne veux pas vous manquer de respect. », précisas-tu tout en te dirigeant vers la sortie de la ruelle.

Tu t’attendais presque à ce qu’il te suive, pour que vous puissiez continuer votre discussion. Après tout, la ruelle sombre n’était pas le meilleur endroit pour parler avec quelqu'un. Tu amenais rapidement ta main à ta poche pour en sortir un élastique et attacher tes cheveux ; tu te sentais bien mieux comme ça, comme si tu avais le contrôle (ce qui était faux), comme si tu pouvais tout faire (ce qui était également faux). Ah, ma Shimi, ma chérie, mon souffle de vie, que tu es pure.

Vivement que quelqu'un te fasse comprendre la réalité des choses.
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Nozomi Ryû
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Mar 25 Déc 2018 - 9:44
La jeune fille était naïve, très naïve. C'était presque trop simple, Yokka n'aurait pas vraiment de plaisir dans le fait de l'avoir convaincue, mais il pourrait se rattraper dans la torture. En tant que kunoichi, elle devrait avoir une certaine résistance à la douleur, son cœur accélérait, il était sur le point de tuer, chose qu'il n'avait pas fait depuis plus d'un an, pas sur un être humain en tout cas. C'était sa drogue, son plaisir, il s'imaginait déjà tout ce que la petite allait subir, mais elle ne savait pas du tout ce qui l'attendait... Si mignonne, si fragile, bientôt si morte. Elle s'appelait Shimi, un nom aussi mignon que le reste, mais dans la tête du détraqué, il la trouverait plus intéressante avec la peau en moins, quelques bouts de corps récoltés ou encore sans sa langue et ses dents... Hatsu tentait de plus belle, il ne voulait pas laisser ça arriver, le tueur ne s'arrêterait qu'à la mort de la petite, ou à sa propre mort. Elle semblait si innocente, pour une ninja, elle semblait offusquée que le jeune homme fasse peur aux animaux ... Si elle savait qu'il ne faisait pas que leur faire peur en général, elle serait plutôt horrifiée. Son âge ? Eh bien, il n'avait rien à lui cacher, elle était sa proie, elle n'en retiendrait rien...


"Mon âge ? Hum, est-ce réellement intéressant ? J'ai 18 ans, et toi quel âge as-tu ?"

Alors qu'il lui avait répondu, la petite avait déjà pris le chemin de la sortie de la ruelle, le dépassant par la même occasion, s'attendant à ce qu'il l'ai suivie. Maintenant son dos était à portée, un appel au crime, une découverte violente et directe des difficultés de la vie... Elle n'atteindrait jamais le bout de la ruelle. Saisissant un kunai, il s'approcha aussi discrètement qu'il était possible du dos de l'ingénue, et la frappa dans l'un de ses jambes, pour tenter de restreindre ses mouvements... Enfin, il aurait aimé, mais des bruits de pas le stoppèrent net. Il rangea la lame dans un sursaut, et rattrapa la petite, pour se tenir à côté d'elle. Qui était cette personne qui avait interrompu son jeu ? Probablement un civil, mais dans le doute, il valait mieux attendre et s'en assurer. La proie était encore ici, il n'aurait qu'à convaincre cette personne de partir, et il pourrait disposer du corps de l'enfant...


"Tu as perdu ta chance, et je ne te laisserai pas la retrouver."

C'est à cet instant précis que le "4" devint un "1", Hatsu était de retour, il comptait aussi profiter de la crédulité de Shimi, mais pour leur propre bien aux deux, pour faire croire à la personne qui arrivait que tout cela n'était qu'un malentendu, après tout elle l'avait cru, elle, mais il ne savait pas quelle personne allait apparaître. Il passa le coin de la rue, c'était un moment crucial.

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Sendai Yahiko
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Mer 26 Déc 2018 - 2:07
Mains dans les poches, regard perdu dans le grand vide situé au dessus de sa tête, c'était d'un pas presque nonchalant que Yahiko progressait au sein de Kumo. Une simple balade, dans laquelle il avait besoin de réfléchir à tous les récents événements qui lui étaient arrivés : le combat dans lequel il avait frôlé la mort, sa rencontre avec le Nidaime et Chiaki, les étranges sentiments qu'il avait éprouvé et qu'il ne comprenait toujours pas, sa promotion Jûunin. Bien trop de choses qui montraient qu'il prenait de l'importance au sein du village, tout comme il le désirait.

Etait-ce suffisant ? Non, ça ne le serait jamais. Ce serait suffisant lorsqu'il ne serait plus capable de respirer, lorsqu'il ne serait plus capable se battre. Ce qui était terrible dans son combat, c'est qu'il ne se terminerait jamais. La paix et la tranquillité des innocents étaient impossibles à atteindre, et étrangement, il ne pouvait s'empêcher de se tracter vers cet objectif. Comment pouvait-on oser laisser tomber un tel combat ? Le Sendai se disait bien que si tout le monde pensait comme lui, il y aurait une paix bien plus solide chez les shinobis et les humains, mais c'était impossible. A partir du moment où tout le monde était différent, que chacun avait sa propre opinion, que chacun réfléchissait différemment, les conflits étaient obligatoires.

Il en avait rencontré, des gens qui n'apportaient aucune paix. L'espèce de vengeance d'Anzu, l'histoire à Tetsu no Kuni, les gens contre qui il avait lutté au village à proximité de Kumo, tous avaient bien un point commun : une justice personnelle. Celle qui forçait à agir pour un intérêt égoïste, celle qui faisait penser que ce qu'on s'apprêtait de faire était justifié, alors que c'était tout le contraire. La haine entraînait la haine, et inévitablement, un cycle interminable se dessinait entre tous les sujets. Comment leur faire prendre cette conscience ? Comment apprendre à tous la paix qu'ils devaient s'autoriser envers eux-même ?

Les réflexions furent coupés par un cri qui venait d'une ruelle adjacente à celle où il marchait. Un cri féminin, qui avait l'air enfantin mais dont il n'avait pas pu identifier le contenant. Un danger ? Un amusement ? S'il provenait d'une rue principale, il n'aurait aucun mal à croire qu'il n'y avait aucun de danger. Cependant, lorsque cela s'effectuait dans un endroit sombre, privé de toute personne et ainsi de toute sécurité, le doute était permis. Démarrant une petite course, il arriva rapidement à l'entrée et aperçut deux silhouettes. Les deux avaient l'air parfaitement innocentes, et bien qu'il aurait bien voulu commencer un espèce d'interrogatoire pour s'assurer de la tranquillité de la situation, cela ne se faisait pas trop.

Il y avait une autre manière de s'assurer de la sécurité de tous, sans prendre le risque de dénoncer qui que ce soit. Activant une technique de dissimulation pour se faire passer pour un simple civil, cachant complètement son chakra au cas où cela pouvait révéler un quelconque comportement, il interpella ses deux cibles tout en s'approchant d'elles.

-"Hey ! tout va bien ? J'ai entendu crier, je me demandais si mademoiselle n'avait pas un problème."

Un air tout à fait innocent, tout à fait amical, une espèce de petit jeu d'acteur qui cachait l'intervention qui aurait pu provenir d'une autorité de Kumo. Il préféra ne pas se présenter comme étant un Jûunin du village, juste comme une simple personne qui se souciait des autres habitants du village.

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Kamijiyū Shimi
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Mer 26 Déc 2018 - 9:59
Oh, que tu étais naïve : pour toi, personne à Kumo ne pouvait être foncièrement méchant. Tout le monde dans le village se devait de bien se comporter avec les autres, parce que nous étions tous une grande famille, et que la famille, c'était important. C'était important pour toi, oui ; toi, la petite fille qui était seule à l'Académie, qui pensait ne pas mériter d'amis, qui s'est réfugiée dans les livres. Toi, la gamine un peu trop bruyante que les autres enfants semblaient éviter – que ta vie est clichée ; j'ai presque envie de sortir les violons.

Souviens-toi ma Shimi, ma chérie, mon souffle de vie : tu es une kunoichi. Tu es supposée être méfiante envers tous les inconnus, envers tous les autres ninjas, envers tous les êtres vivants. Tu es censée être méfiante envers toi-même. Au lieu de ça, tu es trop gentille, trop mignonne, trop innocente et pure pour ce monde de brutes : tu t'offusques des gens effrayant les animaux, toi qui préfère les caresser, les cajoler, leur apporter tout l'amour que tu as en réserve. Oh, que tu es belle, ma Shimi, ma chérie, mon souffle de vie ; que tu seras magnifique, lorsque la réalité de ce monde te touchera.

Ryû-san t'appris qu'il avait dix-huit ans. En l'entendant, tu hochas vigoureusement la tête, un sourire aux lèvres. Tu devais donc le respecter – après tout, il était ton aîné, et tes parents t'avaient bien élevée.

« D'accord, Ryû-san ! J'ai douze ans ! »

Tu te dirigeais déjà vers la sortie de la ruelle, afin de retrouver le soleil et l'air frais des rues principales. Tu t'attendais tout naturellement à ce que Ryû-san te suive, afin que… à vrai dire, tu ne savais pas ; afin que vous discutiez ? Est-ce que ça se faisait si couramment que ça, de discuter avec des gens qui nous avaient d'abord fait peur ? Oh, tu ne savais pas, et tu t'en fichais !

Et tandis que, naïve, tu te dirigeais vers la sortie, je voyais derrière-toi ce Ryû-san approcher un kunai de ta jambe. Comptait-il te paralyser ? Te rendre incapable de bouger, pour ensuite utiliser cette lame sur ton petit corps potelé ? Je l'espère ! Tu serais si belle ainsi, maquillée de la froideur et de la dureté de ce monde, de ce peut-être sadisme se tapissant en vain chez cet inconnu. S'il te plaît, ma Shimi, ma chérie, mon souffle de vie, arrête-toi, laisse-le te blesser, t'apporter la connaissance que tu recherches toujours aussi désespérément, t'apporter la vérité

Et là, face à ce civil, tous mes espoirs se brisèrent. Je reposais au sol, accablée, tandis que tu haussais les sourcils face à sa question. Si tout allait bien ? Pour moi, non, mais pour toi, l'innocente, la pure, la naïve, la candide, la stupide, oui, tout allait bien, tout irait toujours bien, rien ne pourrait encore ternir ton monde.

Tu tournais instinctivement ta tête vers Ryû-san, comme pour lui demander silencieusement si tout allait bien.

« Eh bien…, commenças-tu avec hésitation. Je crois ! C'est un malentendu, monsieur ! » Les joues légèrement gonflées comme pour afficher la fierté, tu posas tes poings sur tes hanches et bombas le torse. « Ne vous inquiétez pas pour moi, je suis un ninja ! C'est à moi de vous protéger du danger ! »

Le bandeau frontal de Kumo brillait à ton cou.

Tu souris ensuite à l'inconnu, afin de le rassurer, et peut-être d'égayer sa journée.
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Nozomi Ryû
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Mer 26 Déc 2018 - 10:19
Trouble-fête. Scélérat. Ordure. Pourriture. A toi aussi on va t'apprendre ce que c'est que de voir ses espoirs gâchés. Tu ne t'en sortiras pas si bien, la petite et toi, vous ne perdez rien pour attendre.

Yokka était contrarié, ses ondes négatives faisaient froid dans le dos à Hatsu, mais il avait réussi à le contenir, à le réduire à l'état de voix. Il répétait des mots à l'égard de cette personne qui avait ruiné son moment de gloire, sa joie, sa jouissance à venir. Il avait déjà planifié un grand nombre de torture physiques et psychologiques, des choses que le premier ne voulait même pas entendre ni savoir. Personne ne le saurait jamais, mais cet inconnu aux cheveux blancs avait permis de sauver une innocente vie, un membre des forces de combats du village qui plus est. Lui-même n'était pas un ponte, mais il savait que la petite pourrait tôt ou tard devenir importante pour Kumo. Cela lui était égal, elle aurait aussi bien pu être une civile, son occupation lui importait peu, mais sa survie, à l'inverse, passait avant tout. Quelle ironie, que la personne de Ryû dans son ensemble voulait autant tuer la petite que la sauver... Il regarda l'autre personne, et écouta les propos de Shimi, qui tenta de rassurer le troisième larron. Elle avait probablement éloigné tous les soupçons éventuels sur lui, mais il ajouta une phrase pour combler le vide...

"Mon passe-temps a causé des soucis à cette petite... Je devrais éviter de m'y adonner dans les rues proches des habitations, je ne voudrais pas que des enfants soient traumatisés..."

Tout en parlant, il tapota son masque. Sa voix était différente, plus rassurante, plus humaine, bien moins rauque. Peut être que la blondinette ne s'en apercevrait pas, après tout la différence pouvait faire croire qu'il avait simplement la voix enrouée jusqu'ici, et que ça lui était passé. Il prit la direction de la sortie de la ruelle, achevant le parcours, se tenant proche du dernier arrivé.


"Sortons d'ici, ce n'est pas rassurant de se tenir dans un endroit si sombre ... "

Il s'était frotté les épaules avec ses mains, comme pour mimer une sensation de froid ou de peur. Puis il s'adressa à nouveau au jeune homme, pas beaucoup plus vieux que lui...

"Je trouve valeureux pour un simple citoyen d'être venu à la rescousse en entendant un cri ! Je suis un shinobi de Kumo, mon nom est Ryû. Pourrais-je savoir votre nom ? Je ne l'oublierai pas, vous avez l'air d'être quelqu'un de remarquable..."

Apprendre son nom était à la fois bon et mauvais. Pour lui, se souvenir de cette personne était crucial, parce que Yokka tenterait de le tuer, mais aussi pour la raison apportée dans sa question: il le trouvait réellement remarquable, beaucoup seraient passés sans s'arrêter, pour ne pas risquer de se mettre en danger. Le mauvais point était que la quatrième aurait une information sur une nouvelle cible. Oui, il s'agissait d'un triangle entre trois victimes et un criminel, et ce criminel était l'alter ego de l'une des victimes, qui plus est.

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Sendai Yahiko
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Mer 26 Déc 2018 - 12:18
Arrivé bien trop tard, trop tard pour se rendre compte de la réalité qui se cachait derrière cette immense pièce de théâtre dans laquelle chacun des protagonistes mentait à sa façon. Ryû n'était pas si innocent, Shimi tentait de se persuader que tout allait bien et Yahiko se faisait passer pour un civil, chacun avait son propre petit mensonge qu'il gardait pour lui-même et qui n'éclaterait pas au grand jour. Du moins, pas tout de suite. Derrière une tête tout à fait innocente, curieuse, presque héroïque, le Sendai s'était interposé. Il ne comptait pas blâmer qui que ce soit, il ne comptait pas crier au coupable sans preuve, alors il se contenterait de passer un peu de son temps avec les deux connaissances.

C'était en tout cas en supposant qu'il s'agissait de connaissances, ce qu'il tâcherait de vérifier dans leur petite discussion insouciante. La situation dans laquelle il venait de s'intégrer l'obligeait à continuer de mentir sur son identité, ou en tout cas l'obligeait à s'en créer une nouvelle. Plaisante, à ne pas en douter, l'idée selon laquelle il aurait une identité de civil et une de ninja lui permettant d'agir d'une façon bien particulière. Par les mots dans son identité de civil, par la force dans son identité de ninja. Cela lui demanderait de maintenir sa technique de dissimulation tant qu'il était en civil, mais ce n'était pas si gênant : il avait largement eu l'occasion de renforcer sa réserve de chakra, et dieu savait combien de temps il pouvait tenir dans cet état.

-"Oh, très bien alors. Je ne suis pas en danger, mais je suis content de savoir que je peux compter sur vous autres shinobis !", se permit-il en riant très légèrement.

Entendant ensuite les quelques remarques de l'autre garçon aux cheveux bleus, il prit un air tout à faire curieux.

-"Quel est donc votre passe-temps ?"

Dans cette personnalité, il serait bien trop poli. Vouvoyant les autres, restant modeste, courageux mais très simple. Une espèce de garçon parfait, en quelques sortes. Celui qu'on voulait avoir comme ami, celui qu'on voulait avoir comme allié, celui sur qui on pouvait compter. Un caractère très extrémiste de son comportement de ninja, du moins de son comportement normal. Sortant de la rue avec les deux autres ninjas, il se permit de s'intégrer petit à petit à la conversation. Sa mission consistait bien en finir seul avec cette jeune fille, pour s'assurer que les deux s'écartent l'un de l'autre lorsqu'ils auraient à partir chacun de leur côté, et qu'elle soit saine et sauve.

-"Valeureux ? Ca me touche, on ne m'avait jamais complimenté comme ça !" annonça t'il d'un sourire tout à fait fier. "Je m'appelle Funami Yahiko, je travaille dans une petite épicerie à l'ouest du village. Enchanté !"

Bien, il connaissait un des deux prénoms, mais ne connaissait pas encore celui de la petite fille. Pas forcément le plus important, étant donné que c'est principalement sur ce Ryu qu'il devait garder un oeil.
Le nom de famille qu'il s'était choisi n'était pas anodin : c'était le nom de famille qu'il avait avant qu'il ne se rende compte qu'il était un Sendai. Celui de son père adoptif, toujours en vie, qui travaillait réellement dans une épicerie à l'ouest de Kumo. En rentrant, ce soir, il annoncerait la nouvelle à Kabuto, afin qu'il ne trahisse pas son identité de civil. Dans sa petite enquête, il se permit de continuer la discussion.

-"Enfin, dites-moi, vous vous connaissez depuis longtemps ? J'espère ne pas vous avoir dérangé pendant une discussion personnelle !", dit-il en prenant un air gêné, se frottant l'arrière de la tête, un sourire aux lèvres.

Ils continuaient la marche dans une des rues principales de Kumo. Une qui ne permettait aucun crime, une dans laquelle ils passeraient pour une bande de trois amis. La réalité était bien plus gênante : personne ne se connaissait, tout le monde venait de se découvrir, et ils étaient tous forcés à rester les uns avec les autres. Une nécessité pour la sécurité.

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Kamijiyū Shimi
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Mer 26 Déc 2018 - 13:28
Qui t'aurait regrettée, si Ryû-san t'avait bel et bien transpercé la jambe pour te paralyser, traînée le long de cette ruelle sombre, pour finalement te faire comprendre ce qu'était la vie ? Tes parents, peut-être. Tes parents, qui te ressemblaient tellement, ton père qui a tes cheveux et ta mère aux yeux bleus. Je ne crains que personne à part eux ne te regrette, ma petite ; personne ne te regrettera à part tes chers parents, car tu es trop bruyante, trop énervante, trop agaçante, trop d'adjectifs finissant en –ante.

Et tu continues, encore et encore, tu te penses kunoichi alors que pas du tout, tu souris à tout et n'importe quoi tandis que je m'arrache les cheveux devant ta bêtise. Tu parles, fais la fière devant un civil, je me cogne la tête contre les murs. Tu ris joyeusement avec lui, tu te sens comme une super héroïne. Qu'on te fasse taire, tu ne connais rien de la souffrance, la vraie, alors—

Comment ? Toi, une enfant ? Tu n'étais pas une enfant ! Une grosse part de toi (sûrement pas moi) se croyait adulte, ou au moins adolescente, depuis que tu étais ninja !

« Je ne suis pas une enfant ! », t'exclamas-tu en gonflant les joues.

Oh que si, soupirai-je, tu en es une.

« Son passe-temps est de faire peur aux animaux ! », continuas-tu avec offuscation, les mains toujours sur tes hanches. Tes joues étaient toujours gonflées, et elles devenaient de plus en plus roses. « Je suis déçue, Ryû-san. »

Tu finis avec une petite moue et le regardas avec ta grimace la plus mignonne possible. Tu espérais sans véritablement savoir pourquoi qu'il craque, s'excuse, arrête de faire peur aux animaux et que, peut-être, vous deveniez… pas amis, mais des connaissances !

Que tu es énervante.

Tu laissas tomber la grimace lorsque Ryû-san complimenta le civil, Funami Yahiko-san selon ses dires. Il était évidemment plus vieux que toi.

« Ryû-san a raison, Funami-san ! Vous êtes très valeureux ! » Tu te rappelais alors que tu ne t'étais pas présentée. « Je m'appelle Shimi ! J'irai à votre épicerie lorsque je devrai faire mes courses ! », finis-tu avec un éclat de rire – un énième.

Funami-san finit par demander si toi et Ryû-san vous connaissiez depuis longtemps… et s'il ne vous avait pas dérangés. Tu penchas la tête sur le côté en entendant cette dernière phrase, comme un chiot ; tu ne comprenais pas pourquoi il prenait cet air gêné. Tu lançais ensuite un regard à Ryû-san, avant de prendre la parole, plus lentement que d'habitude – tu ne voulais pas dire de bêtise :

« Eh bien… Ryû-san venons de nous rencontrer, à vrai dire. » Tu lâchas un petit rire, plus nerveux qu'autre chose. « Et non, vous n'interrompez rien ! Enfin, j'espère ? »

Tu regardais Ryû-san, attendant son approbation.
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Nozomi Ryû
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Mer 26 Déc 2018 - 14:54
La scène se déroulait devant les yeux de Ryû, il écouta le faiblard déblatérer ses phrases, il ne le détestait pas, en tout cas, si l'on ne considérait que Hatsu. Il ne l'appréciait pas, les fouineurs n'étaient pas son type de personnes préféré, car plus l'on fouinait autour de lui et plus son secret risquait d'être dévoilé, causant des soucis. Il n'y avait qu'une seule personne qui connaissait la vérité... "sa" vérité, au moins partiellement, et c'était bien assez, après tout elle était qui elle était, et elle comptait l'aider pour ça. Mais ce Yahiko, un curieux, certes un courageux, mais il risquait de mettre le jeune homme en danger, et de se mettre lui-même en danger aussi... Le Nozomi avait du mal à déterminer s'il était inquiet pour ce nouveau venu ou pour sa propre personne. L'empathie était omniprésente chez lui, au moins autant qu'elle était absente chez le quatrième.


*Tant que je n'aurai pas maîtrisé mes trois colocataires, ces deux-là seront en danger.*

La jeune Genin sembla s'offusquer du fait que le jeune homme l'ait traitée d'enfant, mais c'était ce qu'elle était au fond.Elle continua en répondant à la place du bleuté, lorsque le Funami demanda son passe-temps. Dit de la sorte, il passerait pour un psychopathe ou un débile, il devait trouver quelque chose, sauver les apparences, même un peu. Se servir du fait que la peur avait déformé les choses comprises par la petite ? Il se décida alors à prendre la parole, ne souhaitant pas que la naine ne soit déçue de lui... Mais pourquoi d'ailleurs ? Pourquoi s'y intéresserait-il ? Pas pour les raisons malsaines de Yokka, en fait, c'était peut être même l'opposé. Il avait développé un certain sens de la contradiction, voulant contrecarrer son passager noir en essayant inconsciemment d'être ami avec ceux qu'il voulait tuer... Ou peut-être que ce petite être qui était un ninja l'intéressait, il la trouvait peut-être curieusement impressionnante... Aussi petite, aussi jeune, aussi naïve, et pourtant une kunoichi, comme lui.


"Désolé si je t'ai offensée, mais notre différence d'âge m'a parue suffisante pour utiliser ce genre de mots. Et en effet, j'aime bien jouer avec les animaux, leur faire "peur", avec ce masque, j'ai toujours adoré les réactions de nos amis les bêtes lorsqu'on les surprend..."

Il avait tapoté à nouveau le masque, et son visage avait rougi en disant cela. Il passerait pour un grand enfant, ce n'était pas la phrase en elle-même qui le gênait, mais la stupidité de son explication. Il se frotta alors la tête, laissant Shimi continuer, jusqu'à en venir à une question plus malaisante... Se connaissaient-ils ? Eh bien non, mais qui pourrait trouver cela étrange qu'un homme de dix-huit ans se retrouve seul, la nuit, dans une ruelle sombre et sans personne autour, avec une enfant de douze ans et que celle-ci pousse un cri ? Oui, bon, tout le monde trouverait cela bizarre. Pourtant, une fois encore, c'est la blondinette qui donna une porte de sortie au jeune homme. De toute évidence, il était temps d'utiliser une arme que lui avait donné Chiaki: l'humour. Il n'était pas encore au point, mais pour cet instant, il se concentra un maximum. Prenant son air le plus sérieux, sa voix la plus calme, il lâcha:


"J'allais la tuer, c'est évident, que voulez-vous que je fasse d'autre ?"

Il attendit quelques secondes, puis éclata de rire, repensant à la Sentetsu. Oui, les blagues de la brune n'avaient pas marché sur lui, mais peut être que sur un tout autre public, il en serait différemment.


"Non, blague à part, j'ai vu Shimi fuir et je voulais juste la rassurer, malheureusement je pense l'avoir plus effrayée qu'autre chose... J'aurais dû enlever le masque avant, sans doute... Ou arrêter mes passes temps d'enfant !"

Il se avait posé un doigt sur son menton en disant cela... Qu'allaient-ils dire, alors que le trio s'approchait de plus en plus de la ruelle la plus animée ?

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Sendai Yahiko
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Mer 26 Déc 2018 - 15:55
-"Faire peur aux animaux, et bien..."

Quoi en penser ? Rien. Il trouvait du plaisir, il ne faisait réellement souffrir personne, il fallait bien accepter que des gens aient des passions étranges. Celle là était assez hors du commun, mais l'important était bien qu'il ne tue personne pour son propre plaisir. Il avait bien connu quelqu'un qui tuait des animaux, son ancien élève, mais c'était bien lié à sa famille et à son activité de chasseuse... et encore. Elle avait développé du Genjutsu pour combler son incapacité à mettre fin à des jours, donc même Tsuki ne tuait réellement personne.

-"Tant qu'il ne les tue pas, je suppose que ça va, hein ?" se permit-il d'un petit sourire qui se voulait rationalisant.

Remettant son kimono en place (celui de la signature) et resserrant sa ceinture qui se défaisait légèrement naturellement, il continuait d'avancer avec ses deux nouveaux camarades qui continuaient de discuter. Les laissant débattre eux-même sur la maturité de la jeune fille, il rougit légèrement lorsque la jeune fille insista sur son courage, et ricana à la blague du shinobi après un petit temps de réaction. Le temps d'écarquiller les yeux, et de se raviser. Cette blague était dangereuse lorsqu'on ne savait pas par quoi chacun était passé, mais ça restait une blague, alors le Sendai se laissa aller. Lorsqu'il cessa, il reprit la discussion normalement.

-"Oh c'est gentil, je ne pensais pas faire de la pub à mon père aujourd'hui haha !"

Alors comme ça ils venaient de se rencontrer ? Ils ne se connaissaient pas, se trouvaient dans une ruelle sombre, il avait entendu la fille crier d'un cri qui ressemblait plus fortement à de la panique... mais il ne disposait toujours pas d'assez de preuves pour oser le rendre coupable. Autant, tout n'était que l'ensemble d'une situation qui lui avait mis en tête une scène de crime. Le métier de ninja qui prenait le dessus, probablement. Pour autant, parce que rien n'était jamais certain, il ne pouvait que faire de la prévention, aujourd'hui.

-"Un passe temps est un passe temps, hein... Mais dis moi, que fuyais-tu Shimi ? Quelqu'un te poursuivais ?"

L'avantage dans ce genre de cas, c'était que personne n'avait aucun moyen de savoir qu'il menait un double jeu. Il passait pour un inconnu probablement trop curieux, peut-être un peu lourd, mais qui ne dérangeait aucunement une quelconque relation amicale, tant les deux ninjas ne se connaissait pas plus que ça. Progressant dans l'allée la plus animée de Kumo, il y avait de quoi se divertir. Passer plus de temps avec eux ferait probablement oublier à la jeune fille la terrible réalité qui se cachait de cette situation, et la triste réalité d'un monde reposant sur la loi du plus fort.

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Kamijiyū Shimi
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Mer 26 Déc 2018 - 18:17
Et Ryû-san acheva de t'offusquer en insinuant que tu étais une enfant. Comment osait-il ? Toi ? Une enfant ? (J'approuvais avec lui, pour être sincère.)

Néanmoins, tout changea lorsqu'il parla d'utiliser « ce genre de mots » à cause de votre différence d'âge. Minute… insinuait-il que tu étais stupide ?!

Oh, toi et moi, faisons une trêve le temps de l'étriper ! Plonge-le dans un genjutsu, fais-lui voir tes horribles tarentules mangeuses de crapaud, donne-lui un coup de boule dans les bourses, ça doit être juste à ta taille— Quoi ? Tu sais comme j'aime remuer le couteau dans la plaie !

« Je ne suis pas stupide, parle-moi comme à quelqu'un de ton âge ! t'exclamas-tu avec les joues rouges de colère. Je suis même très intelligente et cultivée ! La preuve, saviez-vous qu'il y a des araignées tous les trente mètres environ ? »

En espérant que l'une d'elles lui tombe sur le visage.

Tandis que tu soufflais pour te calmer, gonflant et dégonflant tes grosses joues au fur et à mesure des secondes, et tandis que j’étripais rageusement mais silencieusement cette ordure de Ryû (quoi, tu l’aimes bien ? Ma pauvre, tu es bien la seule), ce dernier expliqua plus en détail son « passe-temps » ; avec, en passant, des mots que nous comprenions parfaitement. La réaction de Funami-san ne se fit pas attendre : d’abord sceptique, il se permit ensuite un léger sourire, tout en disant que tant que Ryû-san ne tuait pas les animaux, il n’y avait pas de problème.

Tes yeux s’écarquillèrent. Bien sûr, tu savais qu’on tuait parfois les animaux pour se nourrir, mais les tuer par plaisir ne t’était jamais véritablement venu à l’esprit. Ça faisait partie de l’une de ces choses qui semblait évidente, car pourquoi pas finalement ? et c’était l’une de ces choses qui, une fois découverte, ou plutôt une fois mise en valeur, restait accroché à l’esprit. On avait alors l’impression de découvrir et de se souvenir ; de se remémorer. La réminiscence, cette belle théorie.

« Tuer les animaux…, répétas-tu, quelque peu perdue dans tes pensées. C’est vraiment une chose horrible à faire. », finis-tu par constater avec un semblant de sanglot dans la voix.

Aussitôt, sans même que tu le contrôles, ta lèvre inférieure s’avança légèrement et tes yeux se baissèrent sur le sol de l’allée. Une part de toi ne comprenait toujours pas : ou plutôt, elle comprenait mais ne souhaitait pas l’admettre. Elle refusait d’entendre la vérité, la réalité ; que des gens tuaient des animaux (voire des humains) pour le plaisir.

Tu lâchas un soupir, avant de sourire : un sourire d’abord forcé, puis complètement naturel. Après tout, tu ne voulais pas assombrir la journée des autres avec ta mine morose.

Tu expliquas alors à Funami-san que toi et Ryû-san veniez de vous rencontrer. Puis Ryû fit une remarque, comme quoi il comptait te tuer. Avant de rire (je retire ce que j’ai dit, ce petit me plaît). Toi qui avais de nouveau écarquillé les yeux, tu finis par lâcher un petit « Oh ! » de compréhension, avant de rire à ton tour. Ce n’était pas ton type d’humour, mais tu pouvais au moins rire à sa blague. Tu es trop gentille, ça me donne envie de vomir.

« C’est normal ! répondis-tu à Funami-san lorsque tu parlas de visiter son épicerie. Alors comme ça, vous travaillez avec votre père ? »

Vous arriviez vers l’allée la plus animée de Kumo ; une exclamation de joie t’échappa, alors que tu plaquais tes mains l’une contre l’autre. Tes yeux se plissèrent sous l’allégresse (tu n’es pas mignonne, arrête ça).

Tu te tournas vers Ryû-san en entendant ses paroles :

« Tu ne m’as pas effrayée, Ryû-san ! Tu m’as fait la peur de ma vie, c’est différent. » Tu regardais ensuite Funami-san de ton habituel air innocent, une petite moue et les yeux levés au ciel à sa question pour t’aider à te souvenir. « J’avais l’impression que quelqu’un me suivait. Et… je ne sais pas, j’avais un mauvais pressentiment. J’ai préféré le suivre plutôt que de courir un risque inutile, continuas-tu avec un sourire gêné. Mais tout va bien maintenant ! »

Parce que ça n’allait pas avant ?
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Nozomi Ryû
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Mer 26 Déc 2018 - 20:12
Les questions du civil étaient de plus en plus ennuyeuses. Il donnait l'air de quelqu'un de sceptique, il était compliqué de le tromper... Pour Ryû, il n'était pas difficile de comprendre où il essayait d'en venir,il tentait de prouver quelque chose, et bien sûr le Nozomi savait exactement ce qu'il voulait prouver. Mais il avait l'ascendant ici, il connaissait l'histoire, et savait ce que pouvait raconter la naine, il n'était pas en danger, il n'avait qu'à adapter sa version des faits pour compléter les propos de la petite blonde, et il ne craindrait rien. Il se rendit d'ailleurs compte qu'il était passé à côté de l'histoire de l'épicerie, mais cela ne l'intéressait pas, de prime abord, quoi qu'il pourrait avoir une utilité à cela au fond, pour garder un œil sur cet individu, s'assurer qu'il ne craigne pas Yokka par exemple... Puis la créature miniature s'offusqua à nouveau des propos tenus par le Genin, lui reprochant de la trouver stupide... Il n'avait pas vraiment dit ça, et pour le coup il avait appris une chose sur les araignées... Mais cela ne changeait pas le fait qu'elle était de taille réduite, ce qui n'était pas irréversible. S'amusant quelque peu de la situation, Hatsu en rajouta une couche, se disant aussi que l'énerver un peu plus entrainerait Yahiko sur un autre sujet de conversation.

"A ton âge, moi aussi je n'étais pas plus grand qu'un microbe, ne le prends pas mal, tu grandiras aussi un jour !"

Ses lèvres s'étaient étirées après sa phrase, donnant à son visage un air de satisfaction, visant à la faire enrager. Les personnes de petite taille réagissaient assez mal aux termes tels que "microbe", "nain", "nabot"... Et s'il l'a recroisait, il comptait bien employer ce genre de termes pour l'apostropher... Enfin, il était assez drôle de la titiller, mais une part de lui souhaitait lui faire ressentir plus que de la colère, oui, il voulait la faire crier, la faire souffrir et la faire mourir. Le Funami parla du fait de tuer les animaux. Yokka le faisait lorsqu'il ne trouvait pas de proie qui lui plaise parmi les humains, combien de chiens, de chats, de chinchillas et de chevaux avaient péri par sa main ? Eh bien il serait plus rapide de compter les feuilles d'un arbre au printemps. Mais cette phrase du type aux cheveux blancs sembla affecter particulièrement la lilliputienne, qui trouvait cela horrible. Pour le coup, Hatsu n'arrivait pas à comprendre le mal que cela représentait... Tuer des humains, c'était une chose, mais les animaux n'étaient que ... des animaux ? Il préféra ne pas se prononcer de peur de passer pour un monstre sanguinaire sans cœur.

L'ultime question de Yahiko semblait aussi être celle qui conclurait son interrogatoire, son attitude montrait qu'il voulait éloigner le gnome des coins sombres et s'assurer qu'elle ne craignait rien. Acte courageux pour quelqu'un qui n'avait pas de compétences capables de le protéger de Ryû. Ou alors en avait-il ? Si c'était le cas, il était doué, certainement plus que le Nozomi. Mais rien ne pouvait lui permettre de le prouver, aucune source de chakra ne semblait émaner de lui. En bref, il demanda pourquoi le bout de femme était en train de fuir, et si quelqu'un la poursuivait. La demi-portion donna une réponse, à moitié convaincante. Elle mentionna qu'elle se sentait suivie, ce qui était vrai, et le jeune homme en profita pour compléter ses propos.


"C'était probablement moi. De loin, je l'ai confondue avec un chien errant, la taille était similaire et il faisait sombre. Lorsque j'ai réalisé qu'il s'agissait juste d'une personne de petite taille et que je l'avais effrayée, j'ai essayé de la rattraper pour la rassurer... Toute une histoire."

Il arborait un sourire gêné, faux bien entendu. Puis une voix qu'il n'avait pas envie d'entendre lui susurra directement depuis l'intérieur du crâne des mots ... gênants.

"La courte sur patte, je pense que je vais lui couper ses membres. On verra si elle se plaint toujours autant qu'on la traite de naine quand elle fera la moitié de sa taille ! Puis je lui ferai bouffer ses propres membres jusqu'à ce qu'elle en meurt ! AHAH ! Et l'autre blanc bec, je pense que je vais d'abord tuer son père, devant ses yeux, avant de lui retirer la peau. En rouge il sera bien plus beau ! ahahahah"

A l'entente de ces mots, Hatsu ne pu s'empêcher de s'imaginer ces choses et s'éloigna aussitôt du groupe pour aller vomir dans une petite ruelle adjacente à celle dont ils venaient. Cette réaction n'était pas naturelle, le criminel de la pire espèce qui siégeait en roi dans l'antre de son esprit ne facilitait pas son travail de brouillage de pistes ...

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Sendai Yahiko
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Jeu 27 Déc 2018 - 2:38
-"Ne te prends pas la tête. Il n'y a pas quarante façons d'être heureux : il faut oublier ! Regarde plutôt le beau village qui nous entoure, les gens heureux...", se permit-il en souriant, tournant sur lui-même avec les bras écartés, voulant appuyer ses paroles d'un peu de poésie.

Il laissait de côté leur petit différent pas vraiment mature, dans lequel il se lançait des piques sur l'âge. Le Sendai ne voulait pas entrer dans ce jeu, il était bien trop concentré à maintenir son comportement de garçon parfait. Il y avait par contre quelque chose qu'il ne pouvait laisser passer : la peine que ressentait la jeune fille et qui était imprimée sur son visage. Il n'était pas compliqué de voir la tristesse sur un visage joyeux, la déception dans un visage enjouée, la perception de la réalité dans un regard de rêveur. Bien souvent et trop souvent beaucoup plus triste que ce qu'on pouvait s'imaginer. Posant une main qui se voulait rassurante sur son épaule, il comptait bien apaiser un peu son esprit.

L'ancien Funami était de ce genre, lui aussi, bien que cela ne se voyait absolument pas dans son comportement de tous les jours. Un enfant dans un corps d'adulescent, une âme innocente persuadée que tout le monde était gentil, respectueux, tolérant et amusant. Persuadé que tout le monde se voulait du bien, ce qui était une énorme erreur. Il se laissait tout de même l'opportunité de temps en temps de retourner sur son petit nuage, sans réellement comprendre pourquoi il se sentait triste dès qu'il retournait dans son monde imaginaire. C'était bien la raison pour laquelle il s'était crée un Dieu très personnel, qui fonctionnait comme un médiateur entre la réalité et le monde de rêve qu'il s'imaginait dans les temps les plus incertains.

Le Dieu Susanoo représentait tout. Tout l'espoir qu'il mettait en l'avenir, tout le courage et l'intelligence dont il voulait faire preuve, même s'il n'en était pas toujours capable. Avec les récents événements, il en avait bien besoin. Un peu de repos, un peu de méditation, se laisser voyager dans des rêves qui paraissaient si paisibles, si doux. Tout l'inverse de la réalité qui se cachait derrière les mensonges que chacun entretenait aujourd'hui. Leur discussion n'avait pas d'autre buts que de se provoquer, de se tester. Si bien que celle que Yahiko pensait victime se révoltait pour affirmer son caractère bien trempé. Il devait évidemment être forgé par l'expérience, mais c'était une bonne base pour défendre ses opinions et ses actions.

-"Oui, de temps en temps ! Je ne fais pas des horaires aussi remplies que les siennes, mais je lui donne un coup de main de temps en temps. Il faut dire qu'il travaille d'arrache-pied, et tout seul ! Alors je n'hésite jamais pour l'aider."

Pour une fois, ce n'était pas vraiment faux. Il l'aidait à chaque fois qu'il lui demandait, même s'il ne le demandait que très rarement. Il y avait tout de même une autre donnée qu'il voulait préciser et qui pourrait justifier des prochaines actions éventuelles.

-"Pour tout vous avouer, bien que je ne tienne pas à devenir ninja, je m'entraîne tout de même dur à l'épée ! Je ne suis pas encore excellent, mais je compte bien le devenir pour être capable de protéger ceux qui me sont proche."

De la même manière, c'était si vrai, ni faux. La réalité derrière cette phrase était évidemment qu'il avait associé l'art du Kenjutsu à son style de combat pour se donner un peu de polyvalence... mais c'était bien parce qu'il y avait sa maîtrise du chakra et bien d'autres choses qui lui permettaient d'être efficaces en combat. S'il devait un jour tenter de clouer le bec à ce Ryu, dans le cadre où il voulait rendre une justice, il avait maintenant sa raison d'utiliser son épée, qui n'illustrait pas forcément une vie de ninja cachée.

-"Bon, oublions cette histoire, elle est maintenant réglée! ... Ryu, tout va bien ?"

Prenant un air inquiet, il le vit filer dans une ruelle, sans savoir réellement ce qu'il s'y passait.

-"Allons voir !", dit-il à Shimi avant de suivre la direction du Genin.

Une fois qu'il fut arrivé, il fut un rapide état des lieux. Une tête dans le style paniquée arborait son visage, mais surtout, il observa les restants de son repas qui jonchait le sol. S'approchant doucement, restant intérieurement sur ses gardes, il se permit.

-"Hé bien, tu es malade ?", dit-il d'une petite voix.

Il ne pensait évidemment pas à un quelconque dédoublement de la personnalité, non. Plutôt à un repas qui était mal passé, à un petit virus qui l'avait affaibli, rien de trop grave. Rien d'aussi grave que d'avoir le criminel de la pire espèce qui siégeait en roi dans l'antre de son esprit.

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Kamijiyū Shimi
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Jeu 27 Déc 2018 - 18:48
Oh, j’allais l’étriper. J’allais étriper cette myrtille sur-le-champ, et tu n’avais pas intérêt à me retenir ! Personne ne faisait impunément de commentaire sur ta taille, à part moi ! Et puis qu’est-ce qu’il avait, à en rajouter une couche ?! Je te jure, si je revois cette face de myrtille, je—

Tu fus distraite de ma tentative mentale de meurtre par une main douce et rassurante posée sur ton épaule. Tu étais repartie dans tes souvenirs et réalités douloureuses concernant la vie ; lorsque tu levas les yeux, tu vis ceux, entre le gris et le vert, de Funami-san. Tu lui offris un léger sourire, les joues rouges et les pointes de tes sourcils relevées de gêne.

Il était gentil.

La réponse de Funami-san, lorsqu’il te parla de son père et de l’épicerie de ce dernier, te fit sourire souriant. Tu hochais notamment la tête pour montrer que tu écoutais. Tu comprenais parfaitement ce qu’il devait vivre au quotidien : toi aussi il t’était arrivé, après les cours, d’aider tes parents à leur travail. À l’époque, tu faisais tout avec un grand sourire édenté (dire que tu étais encore plus petite que maintenant), et étais remerciée par une part de gâteau et un baiser sur le front. À présent, tu étais ninja, et tu aidais tes parents différemment ; même si tes bras mous étaient plus faibles que ceux des autres ninjas, ils restaient plus forts que ceux de ta mère : tu l’aidais en portant plus de cartons. Tu aidais ton père en chassant le chat du voisin à travers tout le quartier.

Tu avais de nouvelles capacités que tes proches n’avaient pas forcément, et tu étais heureuse de les aider avec.

« C’est très gentil de votre part ! Vous êtes un citoyen modèle, on devrait vous décerner une médaille ! », ris-tu.

Et… sérieusement ? N’importe qui avec un cœur aiderait son pauvre, pauvre père au magasin. Ne serais-tu pas un peu bête ? Ou alors… Non. Non, non, non, no—

« Vous vous entraînez aussi à l’épée ? Wow, que vous êtes fort ! », t’exclamas-tu.

Et le pire, c’est qu’elle était sérieuse, cette gourde.

Le pire, c’est que tu trouvais réellement ça impressionnant, que tu le trouvais réellement fort. Mais réveille-toi, gourdasse ! Ne laisse pas un béguin ridicule t’aveugler ainsi ! En plus, tu le connais depuis, quoi, dix minutes ? QUI TOMBE AMOUREUX AUSSI VITE ?!

D’accord, il a de beaux yeux. D’accord, il est beau tout court. Et d’accord, que tu aies le béguin pour lui est totalement légitime. Mais tout de même… n’est-ce pas un peu soudain ? (C’est le « coup de foudre », tu dis ? Non. Juste : non.)

Tu te tenais face au pauvre Funami-san, tes grands yeux vacillant entre le gris et le bleu remplis d’étoiles et de cœurs, tes joues roses parce que tu étais face à ton nouvel amour, et les poings sous le menton dans une (énième) tentative d’être mignonne.

Du moins, tu fus mignonne jusqu’à ce que Ryû-san te compare à un chien errant.

« Je ne suis pas un chien errant… », te contentas-tu de marmonner, bras croisés et joues gonflées par bouderie.

Mais ta bouderie ne dura pas très longtemps, car Ryû-san s’éloigna de vous pour filer dans une ruelle. Tu haussais un sourcil fin, une légère moue sur le visage, puis lançais un regard interrogateur à Funami-san. Ce dernier te proposa très vite d’aller voir, ce à quoi tu répondis un simple « Hn ! » affirmatif. Tu te demandas un instant si sa main était chaude, ce à quoi je te rappelai que Ryû-san, ton peut-être nouvel ami, n’allait sûrement pas bien.

Lorsque vous arrivèrent dans la ruelle… eh bien, disons que ce n’était pas génial. Tu mis ta main devant ta bouche et ton nez de peur de rendre à ton tour ton repas, avant de te ressaisir : tu étais une kunoichi, bon sang ! Du vomi, ça ne devrait rien te faire ! Avec une détermination sans pareille, tu sortis un mouchoir (non-utilisé, bien sûr) de ta poche et t’approchas de Ryû-san. Tu le lui tendis de tes deux mains avec un sourire rassurant.

« Ça va aller. », dis-tu d’un ton tout aussi apaisant. Tu passas ta main dans son dos sans aucune hésitation, prête à l’aider du mieux que tu pouvais. « Est-ce que je dois aller chercher de l’eau ? »
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Nozomi Ryû
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Ven 28 Déc 2018 - 12:03
La scène était écœurante, dégoûtante, et surtout inquiétante. Bien sûr les deux ne connaissaient pas le jeune homme et sa santé de fer, donc ils se diraient simplement qu'il était malade, mais lui savait qu'il n'était justement jamais tombé malade. Une chance que personne ne le connaissait, au fond. Après avoir fini de régurgiter, les deux autres l'avaient rejoint, lui demandant si ça allait, et lui tendant un mouchoir pour le cas de Shimi. Par politesse, il la remercia tout de même.


"Merci Chibi ... euh Shimi pardon."

Il ne se sentait pas bien, d'où sa mauvaise prononciation, rien de volontaire. Il s'essuya, et se releva, vraiment gêné de cette situation, surtout dans le cadre où cela c'était passé. Heureusement, il avait sûrement éloigné les doutes du civil avant que cela n'arrive, il n'y avait donc aucun lien possible entre les deux choses. Il les regardant, dérangé, avec le visage livide, et tenta de les rassurer du mieux qu'il pouvait.


"Tout va bien, je crois. Je pense que c'est juste une maladie... Je ne voudrais pas vous contaminer, je vais donc vous laisser..."

Oui, il n'était pas malade mais cela lui donnait une porte de sortie, et autant en profiter. Qui plus est, il préférait passer pour un faiblard malade que pour un tueur en série professionnel. C'était pour le mieux. Quittant cette nouvelle ruelle, il les salua de la main et leur adressa une dernière phrase avant de partir.

"C'était un plaisir de vous rencontrer, j'espère qu'on se reverra de nouveau, Shimi, Yahiko !"

Et en disant cela, il disparu dans la rue marchande, en direction de son appartement.

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Couleur des dialogues : Nozomi "Hatsu" Ryû Hayasu "Nibanme" Shimega Sasayo "Hinoe" Tokebi Katsu "Yokka" Bakatsu Pensées
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Sendai Yahiko
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Ven 28 Déc 2018 - 13:53
Inquiet, le regard se portant sur l'homme malade, il voulait être rassuré sur l'état du jeune homme. Il n'était pas courant de voir quelqu'un partir en courant vomir lorsque tout semblait aller si bien, mais il semblait que le garçon faisait exception à la règle. Le mouchoir tendu par Shimi fut accepté volontiers, une aide moindre mais qui partait d'une intention tout à fait louable. Ryû s'expliqua finalement, et préféra partir plutôt que de contaminer ses deux camarades. Il aurait été tout à fait normal de le raccompagner jusque chez lui, mais son énergie semblait suffisante pour qu'il puisse rentrer chez lui sans trop d'encombres.

-"Laisse nous t'accompagner, ça ne me dérange pas de t'aider à rentrer jusque chez toi."

Le Genin ne fit pas vraiment attention à ce que Yahiko venait de dire, comme s'il était suffisamment confiant pour repartir chez lui. Et sur une touche sympathique dans laquelle il espérait des retrouvailles, il partit.

-"Eh bien... au plaisir aussi, Ryû !"

Il lui adressa tout de même un signe de main et un sourire tout à fait sympathique, oubliant presque ce qu'il voulait lui reprocher au départ. Il y avait du changement à venir dans cette rencontre, surtout concernant la jeune adolescente qui l'accompagnait. Lorsqu'elle eu décliné son identité, une petite lumière s'était allumée dans l'esprit du Jûunin. Etait-elle la Shimi qui était récemment inclue dans son équipe ? Il fallait en être sûr. Il était au passage très amusant de se dire que, sur un coup du destin, une partie de l'équipe s'était retrouvée sans même en avoir conscience. Se tournant vers la jeune fille, il embraya une bien nouvelle conversation.

-"Dis moi, c'est bien toi Kamijiyû Shimi ?"

S'il avait raison, elle serait bien surprise de voir qu'il connaissait son nom de famille alors qu'elle ne lui avait jamais donnée. Si non, il passerait juste pour quelqu'un qui cherchait une connaissance à lui. Cependant, quelque chose lui disait au fond de lui qu'il ne se trompait pas. Le destin, probablement.

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Kamijiyū Shimi
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Ven 28 Déc 2018 - 14:29
Ryû-san vous appris qu’il était malade – du moins, c’était ce qu’il pensait. Tu le regardais avec un mélange de pitié et de compassion : tu avais déjà été malade au point de vomir, et ce n’était vraiment pas agréable. Même moi, je t’avais plainte lorsque cela t’était arrivé ; c’est pour dire. Tu n’avais même pas fait de remarque lorsque le bleuté t’avait appelée « Chibi » au lieu de Shimi : qui sait, peut-être qu’il se sentait tellement mal que les prononciations lui échappaient. Et puis, sa bouche devait être pâteuse après avoir vomi ; de l’eau lui ferait du bien, mais malgré la présence de ton magnifique Funami-san, tu n’osais pas aller en chercher. Tu te contentais alors de lui offrir un mouchoir, une aide simple mais qui venait du cœur (de ton cœur enrobé de sucre).

Tu devais te l’avouer, le visage livide de Ryû-san te faisait plus pitié qu’autre chose. C’est pourquoi, à la proposition de le raccompagner chez lui faite par Funami-san, tu acquiesças vivement, un air déterminé décorant tes doux traits d’enfant ; tu étais prête à défier les géants (c’est-à-dire tout le monde, ma petite) pour le ramener chez lui sain et sauf. Et tu étais à moitié sûre d’avoir suffisamment de force pour le porter !

Pourtant, il refusa, et ton air déterminé s’en alla avec lui. Tu lui fis néanmoins un dernier signe d’au revoir, un léger sourire qui montrait tes dents aux lèvres.

« Fais attention sur la route ! »

Tu laissas ton bras retomber le long de ton flanc, gardant ton sourire aux lèvres ; ces dernières étaient plissées par la joie (horrible, vraiment) d’être seule avec Funami-san. Eheh, ne pouvais-tu t’empêcher de ricaner dans le fond de ton esprit, tandis que je t’observais, plaquée contre un mur par peur d’être contaminée par ta folie. Tout s’effondra lorsque l’homme à tes côtés prononça ton nom complet.

D’un seul coup, plus vive qu’un cobra, tu te tournas vers lui, poings sous le menton et petits cœurs dans les yeux ; tu t’étais même rapprochée plus que nécessaire.

« Vous connaissez mon nom ? », demandas-tu avec une petite voix et un sourire béat.

Stop. Arrêt sur image. Pourquoi ce pédo— Ce charmant jeune homme connaissait ton nom ? Le lui avais-tu donné sans t’en rendre compte ? Non, tu es bête mais pas à ce point (enfin…). D’ailleurs, parlons de toi : pourquoi, au lieu de t’inquiéter, tu le regardais avec cet air stupide ?! Réagis normalement, bon sang !

Oh, tu m’épuises.

« Mais… comment connaissez-vous mon nom ? finis-tu (ENFIN) par demander. Vous êtes un ami de mes parents ? »

Tu penchas ta tête sur le côté ; vraiment, tu n’y comprenais rien.
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Sendai Yahiko
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Ven 28 Déc 2018 - 17:09
Face à face avec cette adolescente de bas âge qu'il avait potentiellement sauvé, il était satisfait. Satisfait d'avoir pu, d'une quelconque manière, obtenir ce qu'il voulait : la protection de cette dernière. Il n'en savait rien, si ce Ryu avait réellement voulu lui faire du mal, mais une chose était sûre : elle était actuellement en vie, et c'était tout ce qui comptait. Son devoir de citoyen était accompli. Maintenant, bien au delà de ça, c'était plus qu'une vie qu'il allait sauver, c'était une vie qui allait se transformer. En effet, de la jeune pousse dont il ne connaissait pas le niveau mais qui était forcément récente dans la hiérarchie, il ferait en sorte de faire d'elle une grande kunoichi. Du moins, c'est ce qu'il se dit lorsqu'elle lui annonça que ce fut effectivement son nom de famille.

-"En fait... je t'ai menti. Mon nom n'est pas Funami, je m'appelle Sendai Yahiko, Jûunin du village."

Il fallait probablement un peu de temps pour que la jeune fille digère cette information, mais pour le moment, elle ne voyait peut-être pas le lien entre cet aveu et ce qu'il venait de dire. En effet, savoir qu'il était Jûunin n'aurait pas énormément d'impact, mais la prochaine révélation qu'il allait lui faire, après celle où laquelle il expliquait pourquoi il s'était incrusté dans la ruelle sombre, lui rendrait les idées plus claires.

-"A la base, je vous ai rejoins parce que je pensais que tu étais en danger. Dans l'optique de ne pas être reconnu par un potentiel meurtrier, j'ai menti..."

Il prit un petit temps pour respirer, et toute la suite deviendrait logique aux oreilles de Shimi.

-"Pour au final rencontrer ma nouvelle élève ! Je t'avoue, je ne pensais pas te rencontrer comme ça, mais il semblerait que le destin en a décidé autrement, haha !" dit-il d'un sourire rayonnant.

Lui faisant un petit signe de main, il l'invita à sortir de cette ruelle sombre et malodorante pour avoir une discussion un peu plus posée. Ils n'étaient plus de parfaits inconnus, une relation d'enseignant-élève venait de se créer, même si elle s'était décidée officiellement il y avait de ça quelques jours. C'était quelque part un peu gênant de tout avouer maintenant, se révéler comme étant son sensei après avoir instauré une certaine proximité, mais c'était nécessaire.

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Kamijiyū Shimi
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Ven 28 Déc 2018 - 18:26
Toi, une grande kunoichi ? Et comment veux-tu que ça arrive ? Tu es bien trop naïve, innocente, pure pour ce monde de brutes ; tu ne sais pas comment tuer un véritable ennemi, tu es une novice, une débutante, une bleue. Alors pourquoi une part de toi se disait qu’un jour, tu serais une grande kunoichi, utile au village et à ses habitants, au Raikage, à son équipe, à tout le monde ? Pourquoi ? Parce que tu es le souffle de vie, la liberté divine ? Oh, que tu es mignonne ; adorable, dégoûtante, répugnante, vraiment.

Tu appris que Funami-san ne s’appelait pas Funami-san (HA ! Je savais qu’il était louche !). Le fait qu’il t’ait menti ne te choquait pas plus que ça : tu n’avais tout simplement toujours pas encore compris l’information (tandis que moi, de mon côté, je me jetais des fleurs).

« Sendai Yahiko… », marmonnais-tu sans vraiment saisir.

Il continua en expliquant la raison de sa venue, comme quoi il pensait que tu étais en danger ; une part de toi s’envola en entendant cela. Alors comme ça, il était venu dans l’espoir de te protéger d’un potentiel meurtrier ? Il était devenu ton héros. Avec un sourire encore plus grand que le précédent, tu faisais rouler ton pied contre le sol en hochant vivement la tête. Tu étais accrochée à ses lèvres, cet homme si beau, ton sauveur. Ah, que tu tombais rapidement amoureuse : il fallait dire que tu n’avais jamais eu la chance d’avoir un amoureux à l’école, et tu manquais cruellement d’affection. Cette main posée sur ton épaule avait déclenché le malheur de ce ninja. Il venait de s’attirer un pot de glue.

« C’est très gentil de votre part d’être venue me sauver, même s’il n’y avait pas de véritable danger. », finis-tu par dire, le coupant un instant, les mains croisées et les yeux baissés vers le sol.

Tes joues étaient rouges et ton cœur battait plus vite. Un homme s’inquiétait pour toi ; ce que ça faisait du bien ! Quelqu’un d’autre que tes parents s’inquiétait de ton bien-être. Tes oreilles prirent la couleur de tes joues.

« Merci. », rajoutas-tu en relevant les yeux vers lui.

Il t’apprit ensuite avec un sourire aveuglant (du moins, qui t’aveuglait toi) que tu étais sa nouvelle élève. Ce qui, en toute logique, faisait de lui ton professeur. Ton sensei. Tu rougis de plus belle (tu devais ressembler à un homard).

« Vous êtes… mon sensei ? Je… je dois vous appeler Yahiko-sensei ? »

Aussitôt, tu te retrouvais à le suivre parce qu’il t’avait fait signe de quitter cette ruelle, tout en gesticulant avec nervosité. Ça n’allait pas du tout ! Ton sensei ne pouvait pas être… lui ! Comment allais-tu survivre, si tu le voyais tous les jours, tout le temps ? Si tu faisais des missions avec lui ? Si tu avais besoin de son aide lors des entraînements ? Oh, et s’il voyait ton niveau lamentable en taijutsu et décidait de t’aider en posant ses mains sur— Stooop ! Tu es bien trop jeune pour ce genre de pensée.

« Mais du coup… si vous êtes mon sensei et moi votre élève… ça veut dire que… que… » Tu respiras un grand coup pour te calmer. « … On va souvent être ensemble… ? »

Ça t’inquiétait plus qu’autre chose : ton cœur n’allait pas y survivre.


Dernière édition par Kamijiyū Shimi le Ven 28 Déc 2018 - 22:25, édité 1 fois
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Ven 28 Déc 2018 - 21:04
Il observait son regard, il observait son sourire d'enfant qui s'étirait à vue d'oeil. Innocemment, il ne réalisait pas tous les sentiments qu'elle éprouvait pour lui. Il ne soupçonnait pas la moindre chose, si ce n'était qu'une intention tout à fait normal de surprise, éventuellement de joie par rapport à l'image positive qu'elle s'était crée de lui. Lorsqu'on regardait objectivement, elle avait des raisons de se construire une image positive du Sendai : il avait été gentil avec elle, il était arrivé avec l'intention de la sauver et il avait tenté de la calmer lorsque ses idées étaient noires. L'empathie et la compassion était touchante, et elle était naturelle chez le Sendai.

Non pas qu'il s'agissait d'une valeur dont il pouvait se vanter, au contraire. Naturellement sensible, naturellement orienté sur la psychologie des gens, il avait prit l'habitude d'essayer de lire dans le regard des gens pour découvrir la réalité derrière le masque qu'ils se construisaient. Chez elle, c'était plus particulier, parce que c'était de l'amour. Le garçon aux cheveux blancs n'avait jamais eu la prétention de penser qu'on puisse tomber amoureux de lui. Il n'était déjà pas même habitué à sentir qu'il avait la place dans une communauté, alors dans un coeur...

Il lui aurait été flatteur de réaliser qu'elle l'aimait. Bien qu'il s'agisse d'un amour impossible, les sentiments d'un enfant ou d'un adolescent avaient quelque chose de pur. Pas d'intérêt, pas de profit, ils ne reposaient que sur une innocence aveugle qui était touchante, tant elle reflétait toutes les qualités qui étaient admirées. Dommage pour lui, le Sendai ne s'en rendait absolument compte. Pour lui, il était face à une jeune kunoichi qui avait beaucoup d'admiration pour lui, mais rien de trop important. Si seulement il savait, qu'il serait maître de nombreux de ses états d'esprit. Shimi était bien chanceuse de ne pas être tombé amoureuse d'un faux prince charmant, aux allures certes rassurantes, mais aux tréfonds pourris.

-"Gentil ? Permets moi de te donner ta toute première leçon, ma chère élève.", dit-il dans un sourire théâtral. "Un ninja ne vient pas en aide parce qu'il est gentil. Il aide parce que c'est son devoir."

Peu importe l'état de pensée, peu importe la situation, peu importe la raison, on devenait un véritable héros lorsqu'on se mêlait aux histoires qui ne nous concernaient pas. L'inefficacité provenait d'une réflexion bien trop poussée, étrangement. On n'avait de l'impact que lorsqu'on se jetait dans la gueule du loup sans se laisser le temps d'avoir peur, sans se laisser le temps d'être submergé par des émotions négatives. Réfléchir pour être efficace, ça venait après. Lorsqu'on était sûr qu'il était trop tard pour faire marche arrière. Cela ne fonctionnait pas toujours, évidemment, principalement dans les situations à risque. Lui adressant un sourire bien franc et chaleureux lors de ses remerciements, il reprit.

-"Tu peux m'appeler comme ça, ça me va. Et oui, nous serons ensemble toutes les fois où nous aurons à nous entraîner et à exécuter des missions ensemble. Il m'arrive aussi d'inviter mes élèves au restaurant pour discuter parfois, haha !", se permit-il d'un rire amusé.

Il prit quand même le temps de bien regarder sa jeune élève. Elle était tremblante, hésitante, nerveuse, comme si elle avait peur, comme s'il ne la mettait pas à l'aise. Il calma sa bonne humeur, et pencha sa tête sur le côté, soucieux de la bonne santé de la Genin.

-"Eh bien, tout va bien ? Tu sais, tu n'as pas à t'inquiéter pour notre équipe, tout ira bien, d'accord ? Tant que je serais là, tu ne risques rien." dit-il dans un ton qui se voulait cette fois plus rassurant qu'amusé.

Peut-être s'inquiétait-elle d'entrer plus vite que prévu dans le monde des ninjas, se disait-il. Peut-être ne lui faisait-elle pas confiance au vu de son physique qui n'était pas vraiment aussi imposant qu'elle l'espérait. Peut-être qu'une démonstration serait utile pour lui montrer que derrière cet homme aux allures faibles se cachait une bête d'entraînement, un homme en quête d'héroïsme et de courage. Parce que devenir un homme était un métier, parce qu'être courageux, ça se travaillait.

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Kamijiyū Shimi
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Ven 28 Déc 2018 - 22:22
Il était si gentil avec toi. Plus que personne d’autre, à vrai dire ; il te rassurait, ton nouveau sensei. Et tu l’aimais, ton nouveau sensei. Tu voulais lui offrir des fleurs, lui cuisiner de bonnes choses, lui faire des câlins et sourire jusqu’à en avoir mal aux joues pour qu’il soit heureux. Ton amour pour lui était enfantin et pur, sans arrière-pensée comme celles que je pouvais avoir ; tu voulais simplement être près de lui et le faire sourire. S’il te touchait, tu te retenais de couiner de bonheur : tu le savais déjà, que tu serais comme ça avec lui, que tu te comporterais un peu nerveusement que d’habitude. Mais ça ne te dérangeait pas plus que ça. Ah, ce que l’amour rend stupide.

De toute façon, ce n’était pas comme s’il allait t’aimer en retour ; cesse de te border d’illusions. Personne ne peut t’aimer, c’est ce que tu as convenu il y a de cela un peu moins d’une dizaine d’années. Les autres ne te comprennent pas, ou plutôt tu ne les comprends pas, et le contact passe mal. Personne, même pas ton cher Yahiko-sensei, ne pourra véritablement t’aimer. Alors grandis, bon sang ; pour notre bien à toutes les deux.

C’est alors que Yahiko-sensei t’accorda ta première leçon, comme quoi, un ninja ne venait pas en aide parce qu’il était gentil, mais parce que c’était son devoir. Des étoiles vinrent rejoindre les cœurs dans tes yeux.

« Qu’est-ce que vous êtes cool, Yahiko-sensei ! », dis-tu avec une admiration à peine cachée.

En plus de ça, il t’avait appelé « chère élève » ! Tu lui étais chère ! Dans ta tête, une petite toi sautait partout en dansant la salsa. Mais bien plus important, ses paroles t’inspiraient : elles te donnaient envie de surveiller chaque ruelle, chaque maison, chaque recoin de Kumo pour aider tous ceux qui avaient besoin d’aide. Tu voulais aider les gens, et c’était ton devoir en tant que ninja de le faire ; c’était pour ça que les missions que tu ferais, tu les ferais toujours avec joie et bonne humeur. Pour rendre les gens heureux en plus de leur venir en aide.

« Au restaurant ? répétas-tu avec des joues rouges. Et vous faîtes juste ça pour discuter ? Pour… mieux les connaître ? »

Peut-être qu’il faisait également ça pour les récompenser après une mission réussie ; après tout, les repas gratuits étaient un bon moyen pour attirer les autres. Tu sais que sur toi, ça marcherait à coup sûr.

Lorsqu’il te demanda si tout allait bien, ton cœur loupa un battement.

Il en loupa un nouveau lorsqu’il te promit que, tant qu’il serait là, tu ne risquais rien. Sans réfléchir, malgré ta gêne, ta timidité soudaine et ton cœur qui menaçait d’exploser, tu te jetas sur lui et entouras son buste de tes petits bras. La tête enfouie contre son torse, tes mains dans son dos, tu humas le plus discrètement possible son odeur ; il sentait si bon que ta tête en tournait.

« … merci, sensei. »

Tu resserras ton étreinte sans oser le regarder, de peur qu’il te demande de le lâcher, qu’il te repousse, qu’il brise tes espoirs en milliers de morceaux.
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Sendai Yahiko
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Sam 29 Déc 2018 - 3:42
Il était cool, hein ? Un compliment qui pouvait paraître anodin pour elle, mais qui le toucha assez particulièrement. Non pas qu'il le remplit d'une immense joie, non, plutôt qu'il apaisa son esprit. D'un naturel bien trop soucieux de plaire, de rendre heureux, de faire sourire. Sa mission avec sa jeune élève semblait réussit haut la main, il ne l'avait pas vu une seule fois prendre un air désolé, prendre une moue déçue par rapport à ce qu'il pouvait lui dire ou lui faire. Elle paraissait ouverte à partager des choses avec lui, à faire une petite partie de sa vie en sa compagnie... Et c'était tant mieux. Il n'était plus n'importe qui, elle était sa troisième élève, et il était l'homme qui devrait faire d'elle l'héroïne de sa propre vie. Celui qui devrait faire en sorte qu'elle n'ai aucun regret dans sa vie de shinobi, un soutien moral à tout épreuve, même dans les choix difficile.

Loin de l'idée qui disait que la vie des ninjas était excitante, toujours joyeuse, remplie de féerie et de magie. C'était une façon bien poétique de voir la chose, qui avait fait rêver de nombreuses fois le jeune Sendai, notamment lorsqu'il découvrit la vraie nature de son chakra et les multiples choses qu'il était capable de faire avec. Avec toute l'imagination qui se méritait, il s'était souvent dit au tout début de sa carrière de shinobi qu'une fois qu'il maîtriserait un peu plus de son affinité spéciale, il pourrait voyager, certes physiquement mais surtout moralement. Le besoin de se sentir voyager hors de tout contrôle, hors de toute tristesse. D'embrasser l'irréel, d'épouser un rêve dans lequel il ne ressentirait aucune négativité.

Combien de larmes avait-il essuyé en se rendant compte que c'était inaccessible, que ce n'était que le fruit fantasmatique de son imagination ?

La réalité était bien plus rude, il était de son devoir d'apaiser l'esprit des quelques personnes sur qui il pouvait avoir un minimum d'impact. Isami et Shimi, ses deux élèves, les deux seules personnes qu'il pouvait toucher dans leur sensibilité s'il le souhaitait, mais surtout s'ils en avaient besoin. Le premier n'était pas vraiment concerné : il avait trouvé sa place dans ce monde. La kunoichi semblait par contre plus ouverte, c'était du moins le ressenti qu'il éprouvait. L'admiration qu'elle semblait lui porter provenait peut-être d'un manque qu'elle avait toujours chercher à combler, et qu'elle retrouvait surtout dans ses rêves les plus agréables. Malheureusement, des rêves étaient des rêves, ils ne pouvaient qu'être effleurés dans la réalité.

-"Pour discuter de tout et de rien, de vous et de moi, de tout ce qui peut concerner notre équipe ! Je nous permets un petit temps de pause pour que nous puissions nous découvrir autrement que par des coups ou des missions stressantes. Elles font parti de la vie des ninjas, mais c'est parfois agréable de prendre un peu de recul, tu l'apprendras !"

Un autre sourire, qui marqua tout l'apaisement qu'il ressentait en ce moment. Il fut accompagné d'un câlin de sa jeune élève, qui réagit à ce qu'il lui avait annoncé. Il était surprenant de voir une relation enseignant-élève passer ce cap, mais l'empathie de Yahiko lui criait de respecter cette initiative... elle en avait sûrement besoin, en ce moment. Attendrit, il posa une main calme sur l'arrière de sa tête. Il ne lui caressa pas les cheveux, et ne glissa pas non plus une main dans son dos. C'était juste ce qu'il fallait pour qu'elle ressente tout le soutien moral qu'il voulait lui apporter, mais ils n'étaient pas suffisamment proche pour qu'il la prenne entièrement dans ses bras.

-"Je ne pensais pas que tu aurais autant besoin de réconfort que ça !", dit-il calmement dans un fin sourire.

Après un court moment d'affection, il reprit ses distances, et marcha simplement dans le centre-ville, comme une balade. C'était presque comme s'il avait une petite soeur, mais sa réalité de sensei le rattrapa tout aussi vite.

-"Bon, parlons un peu de ta vie de ninja ! Qu'est-ce qui t'a poussé à le devenir ? Tu as un objectif particulier ?"

Revenir à tes problématiques actuelles, plus terre à terre, mais qui étaient incontournables pour fonder une véritable équipe souder. D'abord, se renseigner individuellement sur chacun de ses élèves pour en savoir le plus possible. Ensuite, les faire se rencontrer pour commencer à aborder le travail d'équipe. Ce n'était qu'une question de temps avant que les Fighting Dreamers passent réellement à l'action.

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Sam 29 Déc 2018 - 9:48
Oui, tu le trouvais cool. Tu sentais qu’il était fort, qu’il pouvait t’apprendre des choses, qu’il s’agisse de techniques ou de « leçons » orales, comme celle-ci. Tu sentais qu’il allait te faire grandir, dans le bon sens du terme ; que tu allais devenir quelqu’un d’autre, quelqu’un que tu souhaitais inconsciemment être avec lui. Et ça te faisait plaisir, à la fois pour lui et pour toi : après tout, qui ne souhaitait pas d’un sensei cool et qui pouvait nous aider à être la meilleure version de nous-mêmes ? (Et qui ne souhaitait pas avoir une gamine les adulant face à eux ?)

Peut-être qu’il réussirait à t’apprendre que la vie des ninjas n’était pas remplie de joie, et que c’était plutôt le contraire ; qu’il fallait faire de nombreux sacrifices pour le groupe et soi-même, qu’il fallait survivre voire mourir. S’il pouvait t’inculquer ce genre de choses, je ne lui en serais que plus que reconnaissante.

« J’ai hâte d’apprendre à vos côtés, sensei ! », répondis-tu avec une joie adorablement ennuyeuse.

Face à son sourire, ton nez prit la même couleur que tes joues, c’est-à-dire rouge piment ; après tout, il était si beau, si mignon, si parfait. Il te montrait des signes d’affection, te souriait, et tant d’autres choses qui rendaient tes mains moites. Tu étais amoureuse rapidement, oui ; mais, au moins, tes sentiments étaient sincères. Ils ne faisaient de mal à personne, à part peut-être toi. Et ça, ça me plaisait autant que ça me répugnait.

C’est pour cela que tu t’étais jetée sur lui. Que tu avais tenté de l’assommer avec toute ton affection, tout ton amour pour lui. Parce qu’il était tant de choses à tes yeux, à présent ; il était le deuxième homme de ta vie (le premier étant ton père, rassure-moi). Tu ne savais pas exactement si tu le considérais également comme un grand frère ou non, mais tu savais que ton aîné te protégerait ; et savoir cela, c’était amplement suffisant.

Et il posa une main sur l’arrière de ta tête. Un délicieux frisson te parcourut pour s’évanouir à la pointe de tes orteils. C’était peu, si peu et pourtant bien trop.

« En fait…, commenças-tu à sa remarque, j’ai lu que les câlins permettaient de relâcher de l’ocytocine, qui est une hormone qui aide à se sentir bien et à se sentir connecté aux autres. Il y a plein d’autres raisons pour laquelle les câlins sont bien, mais… c’est ma préférée. Si je peux aider les autres à se sentir bien comme ça, alors je suis prête à serrer tout le monde dans mes bras. »

Cette phrase était si altruiste, et pourtant je l’aimais tout de même. C’est dans de rares moments comme ceux-ci que j’arrive à pleinement t’apprécier, ma Shimi.

Pourquoi tu étais devenue ninja ? oh, il y avait tellement de raisons ! Tout d’abord…

« Je veux aider les autres, qu’il s’agisse de mes proches ou d’inconnus. Comme l’a dit sensei, le devoir d’un ninja est d’aider les autres, même lorsqu’il n’y a pas de danger. » Tes rougissements s’estompaient enfin ; tu avais de nouveau cet air de hamster déterminé sur le visage. « Et je veux être forte. Je veux être la meilleure version de moi-même, pour être utile à tout le monde. Je n’ai pas de grandes capacités et je ne fais pas partie d’un clan comme d’autres ninjas… mais je n’abandonne pas dès le premier échec. Je sais que je suis trop naïve, et j’essaie de m’améliorer sur ce point, mais… je reste persuadée que la paix peut exister. » Une pause. « Voilà mon objectif : apporter la paix sur le monde ! »

Tes poings se fermèrent de détermination ; oui. Tu allais le faire.

Tu allais rendre ce monde meilleur.
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Sendai Yahiko
Sendai Yahiko

Le monstre de la ruelle | ft. Ryû & Yahiko Empty
Sam 29 Déc 2018 - 12:17
L'ambiance si tendue, étrangement meurtrière s'était calmée depuis que Ryu s'était écarté du groupe de trois. Etrangement, Yahiko n'avait jamais pu le déculpabiliser entièrement, même s'il n'avait aucune preuve de ce qu'il avait fait. Son intuition lui dit de s'en méfier, mais il fallait tout autant se méfier de cette dernière, tant elle ne permettait absolument pas au Sendai de prouver quoi que ce soit. La vie de cette petite Shimi était sauve, mais le danger n'était pas écarté pour autant : une cible en moins ici, c'était une autre cible ailleurs. La vie des ninjas était aussi marquée par nombre de frustrations, dont celle de se sentir incapable de sauver tout le monde. Il fallait se faire à cette idée : la douleur était partout, qu'elle soit morale ou physique, et il était impossible pour tout héros d'étendre la paix dans de nombreux endroits en même temps.

Les objectifs de la kunoichi étaient tout à fait admirables : il les aimait. Surtout qu'il avait exactement les mêmes, à quelques nuances près. Il appréciait tout particulièrement les caractères de ses deux élèves. Isami avait sa détermination, son courage, de l'intelligence et de la curiosité à revendre, ce qui était très apprécié du Sendai. Shimi reflétait presque son côté féminin, dans les objectifs, dans le rapport aux autres, dans la sensibilité qu'il pouvait éprouver, dans les rêves qu'il pouvait avoir. Chacun avait deux facettes complètement distinctes de sa personnalité, mais c'est ce qu'il appréciait : cette complémentarité. Il n'y avait sans doute pas meilleure recette pour concocter de l'efficacité.

-"Eh bien, tu en sais des choses ! Pour être franc avec toi, je ne connaissais pas tout ça. C'est mignon, sinon, tâche juste de bien distinguer lorsqu'il est juste de faire un câlin, car toute occasion n'est pas propice à ça", se permit-il calmement.

Il était presque triste de se dire que les câlins n'avaient pas vraiment leur place dans le monde des shinobis. On n'en faisait pas à des méchants pour tenter de les rendre gentil, on n'en faisait pas à ses coéquipiers à tout bout de champ, comme il était compliqué d'en faire à des victimes, dépendamment de la situation. En fait, c'était même plutôt réservé au cadre privé, entre amis, lorsqu'il y avait besoin de réconfort. Le Sendai espérait au fond de lui qu'elle ne comptait pas régler tous les conflits avec ce genre de contact : ce serait une erreur de la part de la blonde.

-"Tu as des objectifs très intéressants. En fait, ils me plaisent beaucoup... parce que j'ai les mêmes. Je vais pouvoir t'apprendre les moments de joies et les frustrations auxquelles tu seras confrontée en les poursuivant. Tu t'en doutes, même avec des objectifs aussi louables que les tiens, il est impossible de rendre tout le monde heureux. Enfin, c'est pour ça que nous continuons de nous battre, hein !"

Il ne souriait pas, pour une fois. C'était une réalité qui le rendait toute aussi triste, mais il s'était fait il y a un moment à l'idée de ne pas se laisser aller par ses sentiments négatifs. Ils n'étaient souvent pas bien constructifs, et au contraire, ils tiraient souvent vers le bas, vers la non-action. C'était une des leçons qu'il devrait apprendre à Shimi, c'en était certain, parce que toutes les personnes qui soutenaient ces idées utopiques étaient forcément destinées à rencontrer cette même déception.

-"Enfin, dis moi, quelles sont les choses que tu aimes et celles que tu détestes. Ca peut être des objets, des animaux, des comportements... ce que tu veux ! Tu n'es pas obligée d'entrer dans les détails, bien sûr, dis-moi ce que tu te sens capable de me dire."

De nombreux éléments qui avaient leur importance en situation réelle, lorsqu'il y avait une situation de captivité ou lorsqu'il y avait besoin de calmer les esprits. Etre dans une équipe, c'était un peu comme entrer dans une grande bande d'amis qui avaient pour objectif commun de se tirer vers le haut tout en aidant son prochain. Son prochain, c'était ses coéquipiers et ceux qui avaient besoin d'aide, et nul doute que l'équipe 2 serait performante dans ce domaine.

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