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Le monstre de la ruelle | ft. Ryû & Yahiko

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Kamijiyū Shimi
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Sam 29 Déc 2018 - 13:05
Tu sais ce que j’aime, chez toi ? C’est ton innocence, si difficile à ternir ; ça promet des milliers de jeux amusants. Finalement, Ryû-san me manque un peu. Lui, au moins, il promettait des folies, des folies réalisables et abordables, magnifiques avec un « m » majuscule, du rouge sur un tableau vierge, ton corps dans une ruelle. Que tu serais belle, du sang sur ton visage pâle, un membre ou deux cassés, ton corps coupé en deux ; ah, que j’aimerais que quelqu’un te tache ! Qu’on te salisse de ton propre sang, des larmes et de la sueur causées par ta peur ! Ce serait émouvant.

Tes objectifs, eux, l’étaient un peu moins : ils étaient certes attirants, car les détruire serait jouissif, mais… qui ne rêvait pas de paix mais plutôt de destruction, à part moi ? Oh, certes, ton altruisme et ta détermination savent parfois me charmer, mais c’est dans la noirceur que je me préfère et que je m’épanouis. C’est dans les méandres de ton obscurité que je nage, que je me balade ; je suis toi, et tu es moi. Cesse de me rejeter, et tu verras : tout n’en sera que meilleur.

« Je ne sais pas tant de choses que ça… », tentas-tu de dire. Vas-y, il te complimente, ton amour te félicite, sois fière, sois joyeuse, laisse-moi t’aider à le remercier. « Je ferai attention, Yahiko-sensei. », finis-tu par promettre, me décevant infiniment.

Pourquoi ne me laisses-tu donc pas un peu de place ? Je ne demande pas beaucoup, juste un endroit où me tenir et t’aider à mieux répondre, à mieux t’adapter, à mieux te faire à la vie ; pourquoi me repousser à ce point ? Je suis ton amie, ta sœur, ton enfant. C’est toi qui m’as créée, alors cesse de me rejeter.

Sinon, ce sera toi, le monstre.

Pourquoi l’écouter lui, quand il te dit de ne pas câliner tout le monde n’importe quand ? Parce qu’il te semble plus réel ? Parce qu’il est beau, gentil, intelligent ? Il est tant de choses que je suis, mais que tu n’acceptes pas. Ah, ma Shimi, ma chérie, mon souffle de vie ; libère-moi, et tu pourras l’aimer.

« J’espère que nous avons d’autres points communs ! »

Je te retins de t’agripper à son bras ; la subtilité, tu connais ? Non, c’est un truc de femme, et tu n’es qu’une gamine. La subtilité, c’est tout un art, un art qui demande de l’entraînement, entraînement que tu n’as pas. Lui dit qu’il le fera, t’entraîner, mais est-ce bien vrai ? T’apprendra-t-il à survivre comme les kunoichis le doivent ? J’en doute, ma chérie, j’en doute fortement.

Et voilà qu’il ne sourit plus, que tout naturellement tu t’inquiétas, que tu affichas une petite mine face à son air quelque peu triste. Voilà que tu m’ignorais pour lui. Et tu n’osais pas lui demander si tout allait bien, parce que ça n’allait évidemment pas ; tu ne pouvais te résoudre à lui poser cette question stupide, à poser ta main sur son dos pour lui offrir du réconfort. Tu l’avais câliné, certes, mais était-ce le bon moment pour lui donner une seconde étreinte ? Ses paroles s’étaient gravées dans ton esprit et te faisaient hésiter.

Mais, heureusement pour nous deux, il se reprit et finit par te demander ce que tu aimais et détestais. Tu lui offris un petit sourire et babillas immédiatement :

« J’aime beaucoup me faire des amis, manger des gâteaux et lire ! J’adore apprendre de nouvelles choses, que ce soit en théorie ou en pratique ! Oh, et j’aime aussi les araignées, surtout les tarentules ! Je les trouve fascinantes. » Une petite pause où tu posais ton index sur ton menton, les yeux levés vers la gauche pour te souvenir. « Je n’aime pas les gens qui torturent ou tuent pour le plaisir, mais surtout ceux qui torturent, comme brûler une fourmi avec une loupe. C’est vraiment horrible. » Soupir. « Et… je n’aime pas être seule. C’est bête, je sais… mais c’est ce que je n’aime pas. »

Tu lui offris une grimace gênée ; c’était la première fois que tu disais ce genre de choses à quelqu’un d’autre que tes parents. Mais Yahiko-sensei était spécial : il était devenu une part de ton monde.

« Et vous, sensei ? Je peux savoir ce que vous aimez ou non ? »
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Sendai Yahiko
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Sam 29 Déc 2018 - 14:32
Douce et attentive, sensible et attentionnée. Yahiko nota dans un petit coin de sa tête les nombreuses caractéristiques que présentaient son élève en ce jour. S'il y en avait bien un qui surplombait tous les autres, c'était sûrement "innocente". Il était tout à fait normal d'être innocente à son âge, on découvrait la vie, on découvrait son corps, on découvrait le rapport aux autres et on découvrait la sensibilité toute particulière qu'on pouvait éprouver. Cependant, toute la pureté qui était représentée par le ton naturel de ces comportements devait être forgé, parce que le monde des ninjas ne permettaient aucun doute, aucun répit, aucune fragilité, qu'elle soit émotionnelle ou physique.

La pensée selon laquelle une personne aussi pure que sa jeune élève puisse être dénaturée lui faisait mal, d'une façon. Il se disait que si tout le monde était comme elle, le monde serait plus doux, plus vivable. Beaucoup d'espoirs reposaient sur les épaules de la jeune kunoichi. L'espoir qu'elle reste elle-même, l'espoir qu'elle atteigne les rêves qu'elle désirait maintenant. Pas des espoirs modifiés par une triste réalité qui s'abattait, et qui lui répétaient misérablement que ces objectifs ne valaient pas la peine, qu'elle devait viser autre chose, quelque chose qui ne lui correspondait pas. Quelque chose lui disait tout de même qu'elle ne serait pas comme ça, qu'elle lui ressemblerait. Rester différent et spécial même si cela ne convenait pas à qui que ce soit, parce qu'on savait que les causes poursuivies étaient justes, qu'elles en valaient la peine.

-"Ca me touche, mais n'espère pas devenir comme moi. Je te ferai devenir de quelqu'un mieux encore !" annonça t'il en levant le pouce, comme d'un air solennel.

Sans regrets, sans doutes, avec une détermination certaine et un sang-froid plus que maîtrisé. Il la tirerait vers le haut, il ferait d'elle celui qu'il n'a pas encore réussi à être. Sa vie était loin d'être terminée, évidemment, mais le temps d'une vie était si court qu'il fallait commencer au plus tôt pour ne pas en perdre. Les regrets, c'était le temps perdu à tourner en rond. C'était le temps dans lequel on se perdait soi-même à chercher ce qu'on voulait vraiment, alors que c'était sous nos yeux. C'était cette lâcheté d'agir, de repousser à demain alors qu'on pouvait devenir le héros de sa propre vie aujourd'hui. C'était ce sale démon qui occupait bien des vies, nourri par la peur.e

-"Bien, c'est entendu. C'est étrange cette passion pour les araignées, tu m'expliqueras, haha !" dit-il d'un rire amusé. Reprenant vite après un air plus calme, il continua. "Nous nous ressemblons beaucoup, ça me plait."

Ca lui plaisait d'avoir une élève comme elle. Quelqu'un avec qui il ne se sentirait plus seul, quelqu'un qui partagerait quelque part ses peurs et ses craintes. Il ne pourrait jamais lui parler des siennes, elle était bien trop jeune. Mais il savait qu'elle pouvait se confier à lui sans aucun problème, parce qu'il saurait ce qu'elle ressentirait, il comprendrait ses doutes. Presque par procuration, les peurs qu'elle lui partagerait et les solutions qui y trouveraient seraient des solutions qu'il pourrait s'appliquer à lui-même.

-"Tout comme toi, je déteste la torture, je ressens même de la peine pour des gens coupables. Il ne faudrait pas, évidemment... Sinon, de manière générale, je n'aime pas ce qui lutte contre la paix que je veux installer. Tous les défauts qu'entretiennent les gens, alors qu'ils devraient passer leur temps à les combattre. Pour ce que j'aime, c'est l'inverse du coup. J'aime les gens simples, gentils, qui prennent soin des autres, tous ceux qui aident à instaurer la paix que je souhaite obtenir. Des gens comme toi, en fait", se permit-il dans un sourire cette fois plus mignon.

Il n'avait certainement pas pour objectif de lui arracher le coeur à coup de couteau, il ne savait pas qu'elle était amoureuse. Cependant, face à quelqu'un qui lui ressemblerait beaucoup, ses mots tenteraient d'être une marque indélébile dans son esprit, qui passeraient outre les douleurs, outre les doutes. Qui forgerait la personne qu'elle rêvait de devenir.

-"Si tu as des questions, n'hésite pas. J'en ai fini avec mon petit questionnaire d'équipe."


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Kamijiyū Shimi
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Dim 30 Déc 2018 - 9:06
Lorsqu’il t’annonça qu’il te ferait devenir quelqu’un de meilleur que lui, tu eus un sourire bien plus grand que le précédent ; cela te semblait difficilement faisable, car qui pouvait dépasser la perfection ? Néanmoins, tu acquiesças. Après tout, tu n’avais rien à perdre. Tu n’avais rien à perdre, à part peut-être moi ; et s’il m’effaçait ? Tu n’en serais que plus heureuse, je le sais. Mais tout de même. Je pouvais te rendre heureuse à ma manière, heureuse sans que tu sois niaise, heureuse sans que tu sois si pure et innocente. Ma noirceur pourrait se mêler à ta blancheur pour nous transformer en griseur. Que nous serions belles ainsi.

Je te ferais avancer avec tes regrets, et non pas sans. Parce qu’on avance grâce à eux, en les acceptant, en évitant de les éliminer. Je te ferais repousser à demain les choses les moins importantes, et toi, tu n’aurais qu’à suivre. Comme si tu tombais du ciel, pour te faire rattraper par les nuages : les miens seraient sombres mais doux comme du coton, comme les friandises dont tu raffoles tant. Tu pourrais plonger ton visage dedans, te reposer, me laisser les commandes. C’est attirant, n’est-ce pas ? Tu dois être épuisée, à force de tout gérer toute seule ; laisse le « tu » devenir « nous », ma Shimi, ma chérie, mon souffle de vie.

« Un jour, oui ! », répondis-tu à sa remarque sur ta passion pour les araignées.

Cette passion qui te venait tu-ne-savais d’où. C’était comme si… tu étais née avec. Tu ressentais le besoin de comprendre les araignées, de savoir pourquoi elles faisaient des toiles, pourquoi certaines se mangeaient entre elles. Tu ressentais le besoin de questionner la Vie, pour tout dire : tu voulais lui demander « pourquoi ? ». Arriverais-tu un jour à comprendre cela ? C’était l’un de tes objectifs ultimes : comprendre la Vie. Un objectif qui, tu le savais, ne se réaliserait sans doute jamais, mais que tu prenais plaisir à avoir ; il te permettait de te surpasser un peu plus tous les jours. Mais—

Oh, tu lui ressemblais ? Une bouffée de joie monta en toi. De plus, ça lui plaisait ! Quelle innocence, c’en est touchant. Je vais vomir dans un coin, ne fais pas attention à moi.

Il t’en apprit plus sur lui en disant que, blah blah blah, il détestait la torture, les méchants, et c’était d’un ennui ! Comment pouvais-tu l’aimer ? je ne le comprenais toujours pas, et j’avais du mal à l’accepter. La seule chose que tu devrais aimer, c’est moi ; donc, toi. Parce que nous ne faisons qu’un, et— Je l’ai déjà dit ? Oh.

« Vous aimez… les gens comme moi ? »

Et ton cœur allait exploser. Il aimait les gens comme toi, une petite toi dansait la salsa, je te jetai des confettis au visage ; reviens sur Terre, il ne t’aimera jamais ! Il ne voulait certainement pas le dire dans ce sens. Au mieux, il t’aime comme une petite sœur. Au pire… eh bien, la politesse a ses défauts.

« Je n’ai pas vraiment d’idée de question… à part peut-être sur votre autre élève, sensei ; qui est-ce ? Peut-être qu’on se connaît ! », finis-tu en sautillant.

Tu jouais la joyeuse, mais tu ne l’étais pas. Si c’était un des enfants de l’école, de ceux qui te trouvaient bizarre, ça n’irait pas. Pitié, faîtes que ce soit quelqu’un de plus vieux, voire de plus jeune ! Tout, tant que ce n’était pas quelqu’un de ta promotion. Parce que les enfants sont méchants entre eux.

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Merci, Mouton. <3
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Sendai Yahiko
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Dim 30 Déc 2018 - 12:02
-"Oui bien sûr ! Je serais fou de ne pas aimer quelqu'un qui se soucie des autres. Tu es probablement ce dont le monde manque le plus", se permit-il, toujours souriant.

Il était bien compliqué de ne pas sourire à la jeune fille. Son innocence et sa joie de vivre rendrait n'importe qui joyeux, tant elle reflétait une facette que beaucoup d'êtres humains avaient refoulé en eux. Il était bien plus facile d'être tenté par le sérieux, par la tristesse ou plus généralement par le mal, et il était bien plus compliqué de combattre ses démons, de faire face à ses problèmes et de garder la tête haute. Susanoo lui montrait la voie : il fallait sourire, ne jamais détourner le regard, montrer qu'on était plus fort que le stress, plus fort que la tristesse, qu'on était indétrônable. Un Roi qu'on ne pouvait renverser, parce qu'il était bien trop positif pour que n'importe quel problème ne puisse l'atteindre.

C'était bien le but qu'il se devait d'atteindre, de devenir ce Roi. En enlevant bien sûr tous les mauvais côtés qui y étaient associés tels que l'égoïsme ou la vanité. Peut-être devrait-il partager ce point de vue avec Shimi, peut-être qu'avoir une figure emblématique telle qu'un dieu personnel pouvait être intéressant pour elle. Tout dépendait de comment elle se l'imaginait, de ce qu'elle visualisait. Le dieu de Yahiko était une représentation de toutes les qualités qu'il souhaitait voir chez quelqu'un, de toutes les valeurs que pouvait incarner l'homme parfait... l'homme qu'il voulait devenir. Un combat sans fin qu'il se devait de poursuivre toute sa vie, parce que l'homme parfait ne pouvait pas exister.

Le regard se portant sur elle, les mains retournant dans les poches, il écouta la seule question qu'elle lui posa. Elle était moins curieuse et imaginative qu'Isami mais ce n'était pas vraiment un problème pour lui : il était comme elle. L'imagination et la curiosité n'étaient pas son fort, il ne savait jamais vraiment sur quoi poser ses questions, à quoi s'intéresser.

-"Il s'appelle Kondo Isami, un récent Genin tout comme toi, mais il est un peu plus âgé que toi. C'est un garçon très déterminé, curieux, enthousiaste... je pense que vous ferez une belle paire. Si ce n'est pas le cas, je m'arrangerai pour que tout se passe bien. C'est mon travail, de vous enseigner le travail d'équipe et la tolérance."

Reprenant une douce voix, il termina la discussion.

-"Bon, je vais devoir y aller, mon devoir de ninja m'appelle ! Ne te soucie pas de grand chose, je m'occupe de tout ce qui te préoccupe, d'accord ?"

Il était l'heure de se quitter, après cette longue discussion et cette petite histoire qui l'avait précédée. D'une rencontre hasardeuse se construisait une équipe, et leur prochaine rencontre se ferait sur un terrain d'entraînement. Comme une équipe entièrement reconstituée, la prochaine fois serait tous ensemble, dans le tout premier entraînement qu'ils allaient effectuer en temps que Fighting Dreamers.

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Kamijiyū Shimi
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Dim 30 Déc 2018 - 12:04
Il serait fou de ne pas t’aimer. Ha ! Il serait surtout fou de t’aimer ; toi, la petite, minuscule Shimi, potelée à souhait, sans force ni méchanceté. Toi, la fille faible qui est trop curieuse pour son propre bien. Il aurait tort de t’accorder de l’importance ; tu n’en mérites aucune, tu te souviens ? Tu ne mérites pas qu’on t’aime, parce que tu ne t’aimes pas toi-même ! Tu fais semblant de t’apprécier, t’apprécier ton reflet, mais ce dernier est vide : tu n’es rien sans moi ! Cesse de te voiler la face ! Tu n’es qu’une stupide humaine sans ombre ! Que feras-tu, sans moi ? La lumière aura beau te toucher, les ténèbres devront forcément la rejoindre un jour ou l’autre… si seulement tu le comprenais. Et moi ? Qu’en fais-tu, de mon existence propre ? Je frappe les murs de ton esprit, la cage que tu m’as construite ; je la frappe de toutes mes forces, mais rien ! Rien ne bouge, elle m’envoie valser. Je me débats dans l’eau poisseuse que tu me sers, les murs décrépis me servent de tombeau. Je lâche ma rage contre les barreaux que tu as érigés. Et je m’épuise. Je tombe au sol, épuisée, fatiguée de me battre contre ta lumière incandescente. Tu n’acceptes pas ; tu n’acceptes jamais. Je n’aurais pas dû espérer.

« Je suis sûre que tout se passera bien ! », assuras-tu avec un grand sourire.

Si seulement je pouvais arracher tes lèvres pour que tu perdes cet air béat. Béate face à la vie, béate face à lui ; je te hais pour ces réactions qui ne te ressemblent que trop. Et cet Isami… si seulement tu le connaissais ; j’espère au moins qu’il te détestera. Ça me donnera l’occasion de rire de ton malheur, de tes pleurs incontrôlés, de tes sanglots lorsque ta voix se sera brisée. Si seulement. Si seulement.

« D’accord ! À bientôt, sensei ! »

Car oui, il était un sauveur, ton sauveur. Et il se devait de voler au secours d’autres, à présent. Avec un nouveau sourire, déjà nostalgique du temps passé ensemble, tu t’inclinas.

Tu n’avais, de ton côté, rien à faire. Rien, à part me garder enfermée dans cette cage, pendant que je hurle ma rage et pleure mon désespoir, que je frappe contre les barreaux, que je deviens folle folle folle ; tu n’as rien à faire à part rester assise en face, à me regarder souffrir, moi ta Shimi, ta chérie, ton souffle de mort. Tu es méchante, tu sais ? Tu es horrible, tu me tortures alors que tu hais ceux qui font de telles choses, tu es hypocrite, si hypocrite, s’il savait, ton homme, ton sensei, ton sauveur, que dirait-il ? Oh, pas du bien, je t’assure ! il se dirait sûrement que tu es laide, que ton cœur et ton âme sont pourris jusqu’à la moelle, que tu n’en vaux pas la peine. La peine de quoi, me diras-tu ? La peine de tout et de rien. Ha !

Tu pensais m’enfermer, mais tu as oublié de te boucher les oreilles. Je vais te rendre folle à ton tour, ma Lumière.

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Merci, Mouton. <3
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