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ACT 0 侵入๑ Intrusion silencieuse [Libre]


Jeu 27 Déc 2018 - 13:37




❞ Honma n’a de cesse que d’orchestrer – quoique planifier fut-il le mot le plus approprié… Se questionner encore quant à la décision irréfléchie de son jeune frère Senku mais soit, celui lui passera pense-t-il. Le temps défile, suivant son cours ; les douces lueurs jour remplaçant peu à peu les belles étoiles du soir. Les songes, amis du silence se changent rapidement en bruissements et autres manifestations de la vie. Pourtant, malgré tout cela il est là devant ces flammes qui crépitent, devant ce brasier ardent qui danse et virevolte au gré du vent.

Concours de circonstances pour le moins opportun, quand on sait que sa sœur et lui s'apprêtent enfin à passer à l’action. Leurs machinations n’ont de cesse que de se faire un peu plus réelles et concrètes, chaque jour qui passent. Alors pour une fois, lui qui a l’habitude de ne plus l’a quitté des yeux, l’a délaisse – l’a laissant aux bons soin de Morphée dont il ne peut craindre la trahison. Il éteint silencieusement le feu qui l’a berce et fais mine de rien tandis que tapi de plein de mystères, il s’avance dans la pénombre.

Enfin, les prémices du gargantuesque village de la Roche lui apparaisse perceptibles au loin. Quand bien même, une distance semblait le scinder nonobstant lui qui, pourtant, ne devait retrouver que les membres de cette famille ; il se targue d’avoir banni à jamais cette colère qui jadis dépeignait ses appréhensions pour cet endroit.

Pour l’heure, il poursuit son périple, s’avance, s’enfonce dans un sentier aigu et intime, creusé à même la roche pour permettre à celui-ci de se camoufler convenablement. Le tunnel exigu était sec et plongé dans les ténèbres, le forçant à maintenir droit cette carrure pour ne pas que ses pieds s'emmêlent. Honma sent encore les douces brûlures, plongée sur lui, sur son torse… Il ressent encore le liquide rubicond battre dans ses tempes et étouffer son esprit d'un sourd bourdonnement. L'adrénaline nappant l'entièreté de son âme et de son enveloppe charnelle, refermant son hakama sur ses poumons qui semblaient manquer peu à peu d'air respirable.

Ainsi après quelques minutes, mêlant marche et camouflage. Le voilà finalement fin prêt à pénétrer dans l’enceinte du village. Il arbore tout de même quelques inquiétudes quant à cette idée pour le moins stupide que Senku a eu (sans pour autant les afficher) mais espère secrètement que le seigneur lui vienne en aide.

D’ailleurs il n’a pas besoin d’attendre bien longtemps avant quelqu'un ne vienne lui faire face.
« Je viens quérir une audiance auprès de mon cadet, Senku. » Dit-il, en tendant la lettre de ce dernier


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Jeu 27 Déc 2018 - 20:53

Intrusion silencieuse


Honma & Chôkoku Tomoe & anyone ?



La brise était fraîche depuis quelques heures maintenant. La nuit trop calme de la veille que Tomoe avait passé sous l'effet d'une insomnie sévère -ce qui lui était rare-, mais pas suffisamment pour la maintenir éveillée une heure de plus. La jeune femme roupillait adossée contre le mur d'une bâtisse, elle se mêlait aux diverses personnes -souvent des ivrognes- qui avaient erré durant cette nuitée. Il ne manquait plus que la bave ne lui sorte de la commissures des lèvres pour que la totale y soit. Mais heureusement, après une bonne heure et demie de sommeil profond, elle fut réveillée par un bruissement des plus agaçants : La charrette grinçante, mal huilée, d'un paysan qui se dirigeait vers les commerces. Bon réveil, Tomoe.

La jeune femme grincheuse s'étira sans pudeur contre l'édifice qui lui avait servi d'appui avant de bayer aux corneilles, l'esprit encore dans les songes qui avaient animé sa courte nuit. Un coup d’œil à droite, un autre à gauche, et la kunoichi ne fit même pas attention aux regards indiscrets qui la dévisageaient. A présent dégourdie, elle se mit à avancer à l'aveugle sans aucun but précis, juste pour se balader.

Cette occupation ne dura pas plus d'une dizaine de minute et la voilà qu'elle se torturait le crâne. Que faire ? Que faire ? Que faire ? C'était certainement la plus difficile des questions que la brune pouvait se poser car très vite les réponses devenaient soit trop redondantes, soit complètement dépourvues d'intérêt. Alors, lorsqu'elle vit cet homme qui sortait un temps soit peu du commun des iwajins, elle l'observa avec davantage de persistance. Quand bien même Tomoe ne connaissait que trop peu de ses compatriotes de la roche, elle savait au moins se référer à un quelconque signe d'appartenance. Et visiblement cet inconnu n'en avait pas. Après tout elle avait bien rencontré un camarade sans qu'il ne porte les nom de Iwa gravé quelque part sur sa tenue. Elle faillit faire demi tour.

La curiosité -et le manque d'occupation- l'emporta tout de même, poussant Tomoe à aller de l'avant. Cependant, sans même qu'elle ne puisse espérer dire quoique ce soit qui rendrait cette improvisation intéressante, elle se fit devancer. Oh non, quelle erreur venait-elle de faire ? Son ennui à elle ne signifiait pas non plus qu'elle souhaitait faire le guide touristique. Quand bien même elle lut la lettre au préalable, plus par envie de savoir que par politesse et se frotta le menton de ses deux doigts. « Mh. Oui bien sûr. Senkû ! » Tomoe n'avait pas la moindre idée de qui cela pouvait être, ou alors elle avait oublié jusqu'à l'existence. En marge de cette société Iwajin -bien que régulée par celle-ci-, elle n'avait que bien trop peu d'information sur les têtes de ce village. Sa vieille tante avait bien pris soin de ne rien lui dire par... Précaution ? Juste au cas où.

C'était que la naïveté faisait de son mensonge presque une réalité. « Le bavard qu'il est a prévenu tout le monde de votre arrivée. Hum... Euh... » Elle relut le bout de papier. « Hon'San ! » Pour Tomoe c'était donc le prénom de l'individu en face d'elle. Si elle jouait le jeu avec un large sourire qui égaya son visage le temps d'un instant, elle reprit cependant d'un ton plus sombre, se démasquant toute seule pour sa supercherie. « Nan en fait ça ne me dit rien. » La brunette haussa les épaules avant de reposer son regard sur l'invité, intriguée. « Vous venez d'où comme ça, puisque vous n'êtes pas du village ? »
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Ven 28 Déc 2018 - 4:02
Une journée qui s'annonçait à priori paisible voyait se lever sur Iwa un vent de calme. Comme à mon accoutumée depuis quelques temps, je faisais de temps en temps des tours de garde, parcourant les limites du villages pour surveiller les alentours et d'éventuels intrus. Je volais dans le ciel bleu, paisiblement, invisible à l'oeil nu de quiconque n'utiliserais pas de Comme d'habitude les alentours étaient relativement calmes, et il n'y avait presque rien à signaler. Hormis qu'à l'horizon se profilait une silhouette qui avançait d'un pas tranquille vers le village. Je le vois donc rentrer dans le tunnel créé par les montagnes qui bordent le village et s'enfoncer dans l'obscurité, se dirigeant irrémédiablement vers les Portes. J'atterris promptement et brisai mon invisibilité caché à la vue de toutes personnes, préférant garder certaines capacités aussi secrètes que possible. Puis une fois de nouveau visible, j'avançai à mon tour d'un pas tranquille vers les portes.

La démarche de ce qui semblait être un homme, vu du ciel, ne trahissait aucune animosité. Mais cela ne voulait rien dire pour autant, et me posai tout de même des questions sur les intentions de l'homme au vu des récents évènements, je me saisis de ma faux et continuai à poser un pied devant l'autre. Cependant, il sembla que je me fis devancer de quelques secondes par une jeune femme que je ne connaissais que de nom lointain car elle appartenait tout de même à l'une des familles emblématiques d'Iwa. Une héritière Chokoku. Arrivant à notre niveau, il ne se présenta nullement, cependant il tendit une lettre et prétexta qu'il était venu pour une audience avec Senku de la Faune, un de mes jonins les plus expérimentés. Lorsque j'arrivai à leur niveau, je saluai poliment la Chokoku, et m'enquis de sa lettre tout en le regardant dans les yeux, faisant attention au moindre geste qu'il faisait, puis reculant d'un pas, je déliai la lettre pour pouvoir lire ce qu'il y avait écrit dessus. Comme il semblait l'avoir sous-entendu en appelant Senku "son cadet", il semblait qu'un lien de parenté liait ces deux individus. Je regardai le jeune homme, puis la lettre en me rappelant le visage de Senku, et l'absence de ressemblance non seulement dans le physique mais aussi dans le style était assez frappant. Je fronçai les sourcils à l'attention de celui était surnommé "Hon-san".

-Et vous vous appelez ?

Par cela, j'entendais bien évidemment qu'il décline son prénom entier ainsi que son nom de famille. Par ailleurs, quelque chose d'autre m'interpella. Il semblait que ce jeune homme, qui devait avoir dans la vingtaine bien avancée, était censée venir avec sa soeur. Or, je ne voyais personne d'autre que lui. Pour m'en assurer, je tournai le regard vers les alentours, à la recherche d'une présence que je n'aurais initialement pas repéré, mais je ne voyais toujours personne. Je levai un sourcil inquisiteur vers l'étranger tout en lui posant la question.

-N'étiez-vous pas censé venir accompagné ?

Dans le même geste, je lui remis la lettre tout en m'écartant légèrement de son chemin. S'il avait été convoqué par Senku, je ne voyais aucune raison de m'opposer à sa présence. Je reconnaissais la signature de mon supérieur, et à défaut de faire entièrement confiance à l'homme devant moi, je ne comptais pas me mettre en travers de son chemin. Pour l'instant. Pour une raison qui m'échappait, je sentais qu'il n'était pas dépourvu de capacités. Devais-je appeler des renforts ? Ou autre ? Non, c'était un invité, et il était sous la responsabilité du jonin Yaoguaï. Cependant il y avait une chose que je pouvais faire, et qui me permettrais de gagner assez de temps pour pouvoir taper un peu la discution.

-Je vais vous mener jusqu'à Senku-sempai, si vous me le permettez.

Ces derniers mots n'étaient que politesses, car après tout je ne comptais pas laisser l'étranger se balader ainsi seul dans le village. Naturellement. Surement l'héritière du clan de l'argile nous suivrait-elle, et cela ne serait que mieux.

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Ven 4 Jan 2019 - 3:31
ACT 0 ๑ Intrusion silencieuse岩の訪問 Iwa no hōmon visite de la roche
Libre ▬ Tsuchi no kuni pays de la terre




Décidément, c’est impossible de mettre d’accord ces deux têtes de mules. Deux jours avant ça, ils trouvent le moyen de se quereller après tout ce temps sans même se voir et maintenant, Senkû demande à Honma de venir le rejoindre au village. Même si, sur cette “invitation”, Fujimi elle aussi est invité à venir, elle n’en avait pas du tout envie.

Juste le fait de rentrer à l’intérieur de ce village la répugne au plus haut point. Il est vrai, qu’elle les détestait, ces gens, qui se croient supérieur et tout permis, car soit disant, ils exercent une certaine autorité dans leurs villages cachés. Tout ceci pour masquer des crimes et des affaires plus sombre les unes que les autres.

Mais avait-elle un autre choix, que de suivre son frère, alors qu’elle se trouve dans un pays qui au final, semble bien être inconnu à ses yeux. Et puis si Senku demande aux deux jumeaux de venir, ce n’est pas pour rien, il doit sûrement vouloir parler de quelque chose d’important.

En sortant de la chambre qui lui a servi de toit pour la nuit, elle ne trouva pas son frère, qui lui semblait déjà être loin. En même temps, elle venait de dormir presque toute la matinée et ce n’est pas dans l’habitude de son frère d’être un lève-tard. Mais par contre, elle tomba sur Wagyu dans la pièce commune, qui lui, montrait bien qu’il dormait avec des ronflements proche de celui d’un sanglier.

Attrapant une carafe d’eau, elle la met au-dessus de son visage et commence à verser le contenant dessus. « Bouge toiiiiiiiiii, Honma est déjà là-bas ! Tu vas devoir courir si tu veux arriver à temps et ne pas l'énerver ! » Tournant des talons, elle se dirigea vers sa chambre. « Je vais prendre mes affaires, je vous rejoindrai devant. Toi par contre lève toi ! » dit-elle en lui envoyant la carafe dessus d’un coup sec.

Prenant le peu d’affaire qu’elle avait utilisé, elle posa son haori blasonné du sceau des Washi sur ses épaules et attrapa son sac énorme, pour prendre la route. Heureusement qu’ils n’étaient pas loin de là, sinon elle aurait pu trouver le moyen de se perdre encore une fois. Au loin, elle pouvait apercevoir les portes du village, qu’elle avait vu un peu avant du dessus quand elle était avec Senkû. Un peu plus en amont de la route, elle venait de voir Wagyu, qui courait difficilement tout en se tenant le ventre.

C’est finalement en posant le pied juste devant cette grande porte qu’elle trouva Honma, mais qui n’était pas seul. Le plus étonnant était sûrement de voir Tomoe ici, avec son frère, alors qu’elle ne lui a presque jamais parlé de cette dernière. « Yoooooooooooo. J’avais besoin de sommeil, gomen Hon’. » Elle tourna alors son regard vers Tomoe et s’approcha d’elle. « Ça me fait plaisiiiiiiiiiir de te voir. » en l’attrapant et serrant sa tête dans sa poitrine.

Puis, l’air intriguée, elle regarda cet homme, qu’elle ne connaissait pas, mais qui semblait lui être un habitant de ce village. « Et lui, c’est qui ? Y’a un problème mon frère ? » en questionnant Honma.
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Ven 4 Jan 2019 - 10:02




❞ Honma n’eut jamais été du genre à se laisser emmerder et cela par qui ce soit. Les statuts sociaux n'ayant jamais eux bien grande incidence sur sa personne. Alors quand la demoiselle tout d'abord lui fait perdre son temps, il faut dire qu'il n'est pas loin de sortir de ces gonds. Mais tout cela serait contraire à ceux qu'il avait promis à Senku. Après tout, quand bien même Honma n’eut que très peu côtoyer ses illuminés de samouraïs, Yoshitsune et Chogen - il sent bien que jaser en ces lieux attristerait son jeune ami. Alors il se contient, affichant toujours et encore ce même sourire hypocrite, ce même rictus suffisant pour ne pas dire fielleux. Il sent peu à peu ces vaisseaux se contracter les uns sur les autres, tandis qu’au sommet de son front trônent désormais de belles veines - marque d'un agacement certain. Toutefois Honma n'était là pas au bout de ses surprises, puisque que de l'ombre surgit un autre de ces cloportes : un homme à la chevelure bleuté.
Une fois encore, en tant Honzaemon il s'efforce de n’apporter aucun jugement de valeur quant à la situation qui se joue ; quant à cette disparité qui sépare sa mère-patrie de cet enfer. Mais en tant qu'Hakuryu no Honma, il n'a de cesse que de se questionner quant à ce qui pousse les Hommes à n'appréhender que la différence - propre de l'humanité. ”Senku j'espère que tu me revaudras cela” pense-t-il tout bas.
« Oi' Gamin, je suis d’avis que décliner son identité à quelqu’un qui l’a demande sans se présenter en premier lieu est contre toute éthique. » Dit-il, légèrement perplexe

Ainsi, tandis que l’homme semble fin prêt à tergiverser, ce n’est absolument pas le cas de l’éphèbe qui au contraire trouve risible sa présence. Il n’y a donc là que très peu de mots qui viennent côtoyer sa psyché. Il faut dire qu’il reçoit tellement de demandes de la part des deux frères Yaoguaï que ce genre sollicitations, il avait désormais l’habitude que de les entendre. Qui n’eût jamais rêvé que de devenir une légende ? Qui n’eût jamais désiré faire partie de l’élite ? Personne. Même lui, ô grand gardien de l’Arbre-monde l’envie que de côtoyer les étoiles, il ne put s’y soustraire. C’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi Honma est encore là devant ce genin aujourd’hui.
Peu à peu l’impression de liberté lui manque, qu’il aimerait pouvoir se poser près d’un point d’eau, prendre du temps pour lui loin des responsabilités, sans pour autant les oublier. Lire dans le silence en admirant les roseaux se tordre sans jamais plier. Et dans ses paroles qu’il déverse le gardien d’Yggdrasil sens ses vieilles années s’en aller — ou pas.
Mais en la présence de Fujimi jamais il ne put se permettre d’agir à l’encontre d’une demande du jeune Senku. Alors quand bien même cela semble lui déplaire, il prend des pincettes avec son interlocutrice.
« Maintenant que mes paires sont arrivés, serait-il possible pour nous d’aller voir mon cadet, Mademoiselle ? » Demande t-il


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Sam 5 Jan 2019 - 15:34
La kunoichi était certes arrivée avant moi, mais elle ne semblait pas très certaine d'elle, hésitante. Pour ma part, je regardais minutieusement le nouveau venu qui n'était très clairement pas un membre de ce village. D'ailleurs, sa présence ici ne semblait pas plus le ravir que moi. Il était visiblement ici sous la demande de Senku-sempai, comme le précisait cette lettre, mais il ne fallait pas être un génie pour se douter qu'il aurait préféré être ailleurs. Et c'est avec cette mauvaise humeur que l'homme au cache-oeil esquiva ma question, semblant croire qu'il était chez lui, ou qu'il n'avait aucune information à fournir. Me présenter d'abord ? Je souris légèrement, aussi amusé qu'agacé par ce comportement clairement déplacé. Je ne bougeai cependant pas de ma position.

-Vous êtes ici dans un village shinobi, dont vous ne faites pas parti, contrairement à moi. Aucune règle d'étique ne vient s'appliquer ici, avec ou sans cette lettre. Je vous prie de bien vouloir décliner votre identité, s'il-vous-plaît.

J'étais bien évidemment resté poli, mais je ne comptais pas laisser passer ces gens sans en savoir un minimum sur leur identité et d'où ils venaient. Par ailleurs, qu'elle soit "visiblement" signé par Senku ne changeait rien au fait que c'était mon village, et que je me devais de veiller sur lui. Peu de temps après, il semblait que deux autres personnes étaient sur le point d'arriver devant les portes, et celles-ci n'étaient pas des plus discrètes. Je tournai un regard vers elles. La jeune femme ressemblait énormément à l'homme grincheux qui se tenait en face de moi, et je supposai facilement que c'était la soeur de celui-ci qui était mentionné dans la lettre. Cependant, il y avait un troisième individu qui était là, courant tant bien que mal tandis que la soeur étreignait son frère contre sa poitrine. Il semblait bien plus jeune que les deux autres, et je fronçai les sourcils à leur arrivée.

-Cette lettre ne parle que de vous deux. Vous pourrez passer, tous les deux, une fois que vous aurez décliné votre identité et d'où vous venez. Cependant, avant que Senku n'arrive, je ne pourrai laisser passer le jeune homme que vous avez amené. Si c'est bien lui qui vous a convoqué...

Je laissai cette phrase en suspens quelques secondes, fronçant les sourcils de plus en plus méfiant vis à vis du groupe. Je n'avais pas aimé la répartie du premier, et je n'aimais pas non plus le fait qu'ils soient plus que prévu. Cette dernière phrase indiquait clairement mes doutes quant au motif et à la raison de leur présence. Mais je supposais que tout allait bientôt s'éclaircir. La question sur leur provenance était d'autant plus justifié que j'avais remarqué un symbole sur le blason trônant sur l'épaule de la soeur. Un symbole qui m'était inconnu. Cela pouvait n'être rien du tout, mais je préférais demander tout de même. C'était jusqu'à présent le seul symbole qui pouvait indiquer quoi que ce soit à leur sujet.

-Un messager ira chercher Senku-sempai, et il viendra vous récupérer ici. Vous comprenez, je ne peux décemment pas vous laisser vous balader dans le village sans aucune surveillance. Après tout, nous sommes des shinobis, rien de ne me dit que vous n'avez pas falsifié cette lettre d'une manière ou d'une autre.

Copie, genjutsu, et j'en passais. Il y avait nombre de moyens de tromper la vigilance de ceux qui n'étaient pas attentifs. J'avais juste à attendre la venue de Senku pour les laisser passer. Même si je n'avais pas aimé la répartie du premier arrivé. Mais j'espérais que le jonin arriverait vite. Le frère et la soeur avaient l'air plutôt balèze, et s'ils devaient rester au village, j'aurai peut-être l'occasion de les affronter. Il était toujours bon de s'ouvrir à de nouveaux horizons.

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Dim 6 Jan 2019 - 17:00

Intrusion silencieuse


Free, enjoy party !



La méfiance semblait être maître mot dans les rues d'Iwa. Quelque chose à laquelle la téméraire Tomoe était tout de même moins sensible que ce petit homme qui s'invita à la joyeuse discussion. Hon'san lui avait amplement suffi comme identité, après tout elle s'en fichait pas mal de savoir le qui, quoi, comment. Il aurait fallu être sacrément barge pour vouloir entrer dans un village ninja par plaisir. Du moins, la brune aurait tout fait pour en sortir, elle. A présent spectatrice, Tomoe observa, passive, le parfait shinobi à l'oeuvre. Question sur question. Un doigt qui gratta son petit nez légèrement retroussé. Ce garçon aux drôles de cheveux avait assurément mieux rempli son rôle. Qu'à cela ne tienne ! Qu'en avait-elle vraiment à faire de la sécurité du village, des autres ? Une attaque de plus ou de moins, il y aurait eu de l'action.

Le regard perdu sur le sol avec lequel elle jouait de quelques coups de pied -visiblement impatiente-, agacée d'avoir été tout de même décrédibilisée aux yeux d'un parfait inconnu. Elle en avait même laissé échapper son sourire béat pour un faciès davantage assombri par la fierté. Mais ce qui finit par la détendre, et surtout la surprendre au beau milieu de cette barbante tirade, ce fut cette voix familière qui attira son attention.
Fujimi.

Tomoe réalisa soudainement. Dans les mots de cette lettre se trouvait ce prénom. C'était bien elle, la seule et l'unique. Cette jeune femme qui fut bien longtemps pilier pour la kunoichi et qu'elle avait tout récemment revu dans les parages du pays de la Terre. Le rapprochement étant pour la Chôkoku trop lointain, jamais elle n'aurait imaginé son ancienne "sensei" d'infortune mettre un doigt de pied dans ce village. Il ne fallait jamais dire jamais. Une règle d'or que la jeune femme n'avait pourtant eu de cesse de se répéter. « Fujimi-chan, mais... » A présent enfouie entre les bras élégants de l'étrangère, Tomoe avait la joue écrasée contre la peau de son aînée. Elle peina à se faire comprendre ensuite de son presque mâché. « Tu es cette Fujimi alors ? Et Hon'san du coup... » La kunoichi démêlait naïvement les petits nœuds sur le fil de la parfaite coïncidence -quoiqu'elle ne se doutait pas être proche d'autres surprises à ce propos.

Se détachant de sa sangsue, c'était qu'elle sentait bon mais tout de même, la brunette reprit cet air si subitement froid, stricte. Elle se tourna vers son compatriote iwajin et ne cligna pas d'un seul œil. « Et faire patienter des invités dehors sans aucune civilité ? Il faudrait peut-être expirer un bon coup. Ils sont trois dans un village shinobi. Es-tu si peu confiant en tes capacités et en ta propre réflexion pour t'en référer encore à tes supérieurs ? Il faut se mouiller un peu parfois. » S'en remettre à l'aide d'autrui soulevait un agacement prononcé chez la Chôkoku. Sans parler du fait qu'elle avait de plus en plus de mal à supporter tout ça. « S'il le faut, en tant que chûnin de ce village, je prends sous ma responsabilité l'escorte de ces voyageurs invités. » Peut-être que seule Fujimi pourrait se douter ô combien ce début de phrase lui avait coûté. Chûnin de ce village. C'était certainement la première fois qu'elle s'en servait de ce titre.

Regardant ensuite pour un court instant le premier arrivé du trio, la kunoichi hocha la tête pour répondre à sa précédente question. Ses pupilles sombres et glaciales posée sur cet homme sans un mot de plus. Puis en retrouvant un visage plus détendu, elle vint passer son bras sous celui de Fujimi et lui chuchota dans la plus grande discrétion pour tenter de ne pas se discréditer -ce qui n'était pas chose facile pour Tomoe- « Vous venez voir qui déjà..? »
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Mer 9 Jan 2019 - 11:49
A ma grande surprise, la kunoichi qui était avec moi semblait connaître l'une des protagonistes -et si je ne me trompais pas, c'était la soeur du grincheux. Et elle ne semblait pas se connaître qu'un peu lorsque je remarquai que ces deux femmes s'enlacèrent vigoureusement. Je ne fis aucun commentaire sur le sujet, mais malgré le fait que ces deux personnes se connaissaient, cela ne retirait en rien le travail que j'avais à effectuer. Mais au fur et à mesure que les évènements avançaient, il me semblait que le visage de l'Iwajin qui m'accompagnait ne m'était pas totalement inconnu. Je faisais de mon mieux pour connaître les gradés d'Iwa, même de manière impersonnelle, pour ne pas me faire surprendre par la suite. Et une fois que l'accolade fut finit, elle se détacha de sa connaissance et prit un air strict et froid. Je haussai d'un sourcil, ne comprenant pas très bien ce que cela signifiait, avant de me rendre compte que cet air autoritaire m'était en grande partie adressé.

Comme je m'en étais rendu un peu tard, la kunoichi qui se tenait devant moi était une chunin, et qui plus est maintenant que je m'en rendais compte, c'était une membre du clan Chokoku. Pas que cette dernière information fut réellement décisive dans la suite des évènements, aucunement d'ailleurs, mais je me rappelais petit à petit de son identité. Elle se tourna alors vers moi, plantant son regard dans mes yeux, et m'intima de d'expirer un bon coup, prétextant qu'il n'était pas avisé de laisser des invités patienter aux abords du village. Elle rajouta même que ces derniers n'étaient que trois, et qu'il n'y avait pas de soucis à s'en faire, remettant en cause mes capacités shinobis. J'étais conscient de mes capacités certes, mais je n'avais à l'opposé aucune information sur les leurs. S'ils étaient bien plus forts que moi -que nous-, ils auraient le temps de nous tuer, de faire nombre de décès parmi les civils avant qu'ils ne soient arrêtés. Et tout l'intérêt était justement d'éviter ce genre de scénario en restant sur nos gardes. Elle utilisa ensuite son titre de chunin pour prendre la responsabilité de nos invités, malgré l'imprudence de la situation.

Mais je ne fis aucun autre commentaire. Après tout, elle était ma supérieure hiérarchique. Et bien que je n'appréciais pas qu'elle utilise ainsi son autorité, sans aucune autre raison valable que son orgueil, au détriment de la sécurité du village, je n'avais pas mon mot à dire. Je serrai les dents, et acquiesçai sans faire la moindre remarque sur à quel point je trouvais sa réaction juvénile et imprudente.

-Ai. Je vous laisse donc prendre la suite.

Je m'inclinai rapidement, puis m'éclipsai. Cependant je ne comptais pas rentrer tranquillement chez moi. Cette affaire relevait normalement de la sécurité intérieure du village, ce qui voulait dire : la police. Et il s'avérait que ma senseï était aussi la Capitaine des forces de l'ordre d'Iwa. Je me dirigeai donc vers son bureau et lui fis donc un rapport complet sur la situation.


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